Une histoire illustrée de nexon
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En continuant le tour de la place, en longeant la rue pasteur nous arrivons au numéro 7. S’y trouve un immeuble dont j’ai déjà parlé car c’était celui de mes grands-parents. Ma mère n’a pas vécu dans celui que nous voyons aujourd’hui puisqu’il a été construit au début des années 1950 et qu’à cette époque elle était mariée. Mais elle a passé sa jeunesse dans la vieille maison qui existait alors. C’était une petite maison à un étage avec la boutique au rez de chaussée et le logement à l’étage.

La maison en 1943

Ma mère à la fenêtre en 1943

La maison a été achetée par mon grand-père, Henri MALARDEAU, au début des années 1930. Il était arrivé à Nexon en 1931 après que sa filature, au pied du village d’Aurin sur la commune de Bussière Galand ait été détruite par un incendie causé par un orage. Il ne reste aucune trace de cette filature mais je ne désespère pas d’en trouver un jour !

Le Populaire du centre 15 mars 1929

Le stock de laine et la voiture qui étaient dans un bâtiment annexe n’ont pas été touché. Ceci permis la continuation de l’activité en attendant que tout soit réglé avec l’assurance ce qui a pris plus d’un an. Finalement la filature ne sera pas reconstruite. Aussi en 1931 Henri MALARDEAU décide de déménager et d’aller s’installer à Nexon. Il choisit ce bourg car il est connu pour son dynamisme économique et la qualité de ses foires, élément essentiel du commerce de la laine.

Il loue une maison rue Pasteur, juste après la boulangerie et poursuit son commerce de laine. Mais cela ne lui suffit pas. Mon grand-père est un manuel, très adroit de ses mains, il va donc créer une teinturerie. Pour cela il lui faut un grand local pour y installer des cuves. En 1935 la maison du maréchal-ferrant qui possède un grand garage à l’arrière est en vente. Il l’achète. Cette maison appartenait à Mr SANCIAUD. Elle n’a pas changé entre 1900 et 1930, seul l’environnement a évolué. Sur les cartes postales suivantes on constate l’arrivée de l’électricité avec le poteau au beau milieu de la carte postale, avec aussi le trottoir de rue Pasteur et enfin, sur la troisième carte le trottoir vautours de la place. On remarque également que la maison mitoyenne a été totalement refaite avec 2 étages. 

Lorsque mon grand-père achète la maison, le sol de l’atelier est en terre battue. Il le fait cimenter et transforme le rez de chaussée en boutique de teinturier, nettoyage et vente de laine. Dans le garage, situé à l’arrière du magasin, il fait monter, sur des foyers en brique, trois cuves en cuivre utilisées chacune pour une couleur différente. La teinture impliquait une série d’opérations que devaient subir les écheveaux de laine : bain colorant, rinçage, essorage et séchage. Le nettoyage s’effectue à la benzine dans un gros tambour qui tourne comme une machine à laver.

Avec l’énorme tas de fagots pour la boulangerie

Devant la maison on voit toujours l’énorme tas de fagots qui alimente le four du boulanger, de l’autre côté de la rue. Mais le feu frappe une nouvelle fois mon grand-père. Un incendie éclate, le 22 octobre 1941, dans l’atelier de la teinturerie et se repend rapidement à la toiture et gagne la maison voisine.

Le Populaire 30 octobre 1941

Dès la guerre terminée mon grand-père fait entièrement reconstruire sa maison. Elle a maintenant deux étages et la boutique occupe la totalité du rez de chaussée. Mais surtout il fait poser en grandes lettres rouges, le mot « Laines » au fronton.

Pendant les années 1950-1960 l’activité est variée. Dans l’atelier qu’il a acheté à la sortie du bourg, route du moulin Trouly, il a monté une filature pour retrouver le métier de sa jeunesse. Il est secondé par deux de ses gendres, René PEYRICHOUX et Marcel JEUDY. En même temps il sillonne les foires des environs pour acheter de la laine brut et vendre des pelotes tout en continuant a nettoyer et teindre les vêtements. A l’époque il est indispensable de respecter les codes et après un décès le deuil doit être porté par les proches pendant plusieurs mois. Aussi après un décès il fallait en quelques heures, l’engagement était de 8 heures, teindre en noir toute la garde-robe des parents du défunt. L’en tête de la facture résume cette activité variée.

Lorsqu’Henri MALARDEAU a pris sa retraite son gendre René PEYRICHOUX et son épouse Marie-Thérèse ont repris le commerce en le faisant évoluer. Le développement du prêt à porter a réduit les ventes de laine, le nettoyage était devenu la spécialité des « pressings » aussi c’est vers les vêtements de confection qu’ils se sont orientés.

En octobre 1989 le fond est repris par Mme Catherine DEBORD COUQUET. Elle baptisé son commerce « Cathy Boutique ».

L’immeuble du numéro 8 a lui aussi beaucoup changé au cours du siècle précédent. En 1900 c’est une petite maison d’un étage avec un grenier mansardé. Au rez de chaussée il y a deux commerces dont l’un, à droite, était une épicerie qui si je déchiffre bien l’enseigne était l’épicerie BREIX, l’autre l’atelier d’un peintre-vitrier.

Quelques années plus tard la vieille maison est remplacée par un immeuble de 2 étages avec au fronton, en grosses lettres « Horlogerie Bijouterie ».

 Cette construction a été faite par M. Henri DESPLANCHES qui y a transféré la boutique qu’il avait, rue Pasteur, à côté de la pharmacie. Sa première boutique était située rue Victor Hugo.

Henri DESPLANCHES était né à Nexon le 12 juillet 1873. De son mariage avec Louise GRANGER le 24 juin 1900 à Nexon il a eu deux enfants, Alice née en 1906 et René, né en 1909.

Henri et Louise le jour de leur mariage

Avec l’année 1900 le monde occidental et la France en particulier, ont connu jusqu’en 1914 des années heureuses que l’on a appelé « La belle époque ». Le 14 avril 1900, jour de l’inauguration de l’Exposition Universelle Paris est le centre du monde. Les nouveaux bâtiments comme le Grand et le Petit Palais, la gare d’Orsay ou le pont Alexandre III font briller Paris. La première ligne de métro est ouverte le 19 juillet 1900, l’électricité commence à éclairer les rues de celle qui est alors appelée la « Ville lumière ». A Nexon aussi règne une certaine joie de vivre. On déjeune sur l’herbe le dimanche et on va à la pêche en famille.

Les jours de fête, pour aller à la frairie les femmes revêtent leurs plus beaux habits.

Après la difficile période de la guerre ce sont de nouvelles années d’effervescence, « Les années folles ». Les bijoutiers sont un passage obligé pour chaque fête et à chaque évènement. Pour la naissance et le baptême des enfants on offre des médailles et des chaines en or ou en argent, des gobelets, des ronds de serviettes… Pour la communion solennelle les garçons reçoivent leur première montre, en or pour les familles aisées, et les filles une croix avec sa chaine. Il y a les boucles d’oreilles pour les filles, et les chevalières pour les garçons, puis vient le mariage avec les bagues et les alliances et l’incontournable ménagère en argent…

Comme horloger M. DESPLANCHES vendait pendules et horloges qu’il réparait.

En 1944 Henri DESPLANCHES transmet son commerce à son fils René-Jean DESPLANCHES.

Le Populaire 7 décembre 1944

L’horlogerie-bijouterie va petit à petit connaitre la concurrence des bijoux fantaisie et des montres bon marché. Dès 1955 le géant américain Timex s’associe à un fabricant de montre de Besançon pour produire des montres a bas cout sous le nom de TIMEX. La marque innove dans le choix de son réseau de distribution en ciblant les bureaux de tabac, les papeteries, les stations-service, les drugstores et les grands magasins. KELTON devient une marque emblématique avec son slogan « Vous vous changez, changez de KELTON ». Elle vend plus de 4 000 000 de montres au début des années 70. Au début des années 80, une nouvelle technologie arrive du Japon avec les montres à Quartz…

Françoise, la fille de M. et Mme DESPLANCHE n’a pas choisi de suivre la voie de ses parents et s’est orientée vers la coiffure. Elle a ouvert son salon dans la maison d’à coté et quand ses parents ont pris leur retraite la bijouterie a fermé.

C’est Michel CROZET-ROBIN qui a ouvert un salon de coiffure le 1er janvier 1979. Jeune et dynamique il choisit d’appeler son salon « Attitude coiffure ».

Le salon de coiffure au numéro 8

Il est le premier salon du groupe que M. CROZET-ROBIN va ensuite constituer. Il donnera à ce groupe le nom de sa fille Laurie. De ce fait, derrière le salon, un immense espace de travail réuni ceux qui gèrent la quinzaine de salons du groupe « Holding Laurie ».  Attitude Coiffure et Studio M sont les deux enseignes de ce groupe dont les salons sont implantés à Nexon, Limoges, Boisseuil, Montluçon – Domérat, Saint-Étienne – Villars, Moulins.

L’immeuble situé au numéro 9 était le plus imposant au début des années 1900. Deux commerces sont abrités sous le même toit, la bijouterie PAROT et une épicerie-poterie-buvette.

L’immeuble en 1900

La bijouterie est tenue par Eugène PAROT. Marié avec Emilie NOUHAUD, ils auront 2 garçons, François né le 22 août 1905 et René, né le 9 mai 1907 qui travailleront comme horlogers avec leur père.

Lorsque la famille PAROT a cessé ses activités, Melle Renée MOUNIER qui habitait à Valette installa son atelier de modiste à la place de la boutique. Puis Mme CLERMONTEIL dite « Nénette » lui a succédé en ouvrant une épicerie-primeurs.

Chaque matin elle se rendait aux halles, à Limoges, pour s’approvisionner en fruits et légumes. Elle partait avant le jour afin d’être de retour à Nexon pour servir ses clients à partir de 8 heures. Très courageuse, très avenante pour ses clients, elle était très appréciée de ses clients. Son mari, Martial CLERMONTEIL avait été fait prisonnier et sans nouvel de lui après l’armistice son épouse a publié, comme plusieurs autres femmes, un avis de recherche dans la presse :

Le Populaire 28 juillet 1945

Martial CLERMONTEIL était également pompier volontaire. Il a terminé son engagement avec le grade de sergent.

Au 1er étage se trouvait, pendant quelques années, le cabinet dentaire de M. et Mme DURENGUE. Ils avaient, depuis 1933 un cabinet place de l’église et ils travaillaient également dans des cabinets secondaires à Châteauneuf la Foret et à La Meyze. Ils ont ensuite transféré leur cabinet avenue de la gare. Au 2ème étage habitait M. Henri FOUILLAUD et sa famille. Lui était peintre mais il n’était pas associé à son frère Louis. A la Libération, du fait d’un engagement dans la milice et d’une collaboration active toute la famille a disparu et n’a plus jamais donné de nouvelles.

Quand l’épicerie a fermé, Françoise CONORT, a ouvert un salon de coiffure qui a très vite acquis une excellente réputation. Fille de M. et Mme DESPLANCHES, les bijoutiers de l’immeuble contiguë, elle est avait épousé Jean Pierre CONORT, fils du vétérinaire de Nexon. Leur fille Sophie est devenue coiffeuse. Elle a travaillé avec sa mère puis elle lui a succédé.

Aujourd’hui c’est Stéphanie TABESSE qui tient ce salon à l’enseigne « Art Coiff’»

Au numéro 10, au début des années 1900 il y avait une épicerie-buvette -poterie. C’était la maison de Mme Marie Christine HAUTIN. Ses parents étaient commerçants à Limoges mais sa mère, comme cela se faisait fréquemment à l’époque, est venue accoucher, le 18 juin 1883, chez son frère Jean VILLOUTREIX, épicier à Nexon. Puis le commerce a disparu et le rez de chaussée a été transformé en appartement. C’est ce que l’on constate sur cette photo de 1943.

La maison a été achetée au début des années 1950 par M. et Mme BOSBATY. En 1947 ils avaient acheté le fonds de commerce de boucherie-charcuterie de François LELONG. Ils l’ont d’abord installé 2 rue Michelet puis quand l’immeuble HAUTIN a été libre à l’achat ils y ont installé leur boucherie-charcuterie.

Le Populaire 27 novembre 1947

La boucherie-charcuterie a rapidement acquis une bonne clientèle, à la fois grâce à la qualité des produits et à la qualité de l’accueil.

Monsieur Emile BOSBATY faisait également preuve d’un fort engagement citoyen. Caporal du Corps des pompiers de Nexon en 1961 il en est promu chef de corps le 15 juin 1970 avec le grade de sous-lieutenant. Il quitte son commandement le 11 juin 1978 après 27 ans de services.

En 2005, quand ils ont pris leur retraite les BOSBATY ont été remplacés par la société GUINARD-RATIER dont le siège était à Saint Paul et le gérant M. Alain RATIER. La boucherie a fermé en 2007 et M. RATIER a alors créé Le Noctambule, place Fratellini.

Aujourdh’hui le rez de chaussée n’est pas occupé.

La dernière maison de la place, au numéro 11, abritait autrefois un restaurant. L’immeuble appartient à M. et Mme Henri DESBORDES. C’est Mélanie DESBORDES qui tenait le restaurant tandis que son époux était camionneur. Il avait un attelage à cheval et c’est lui qui faisait office de corbillard.

L’attelage conduit par René LASPOUGEAS

Madame le docteur FORGERON se souvient que lorsqu’elle était petite fille Mme Desbordes élevait des oies en toute liberté. Elles étaient agressives et menaçaient ses mollets quand elle apportait une lettre à la Poste.

Après la retraite de Mme DESBORDES le restaurant est devenu bistrot, tenu par Mme Ginette BANCAUD puis ce fut une annexe de la boulangerie DIVRY. Au début des années 2000 une brasserie au nom ironique « Aux vers de vin » s’est installée. Elle vendait également du vin. LA brasserie a fermé en 2006 et « Aux vers de vin » a déménagé pour s’établir 1 bis rue saint Ferréol.

Il y eu ensuite une boutique d’informatique puis pendant quelques mois David MAURY y a installé son entreprise de plomberie avant de la transférer rue Gambetta.

Le 1 mars 2017, Mme ISABELLE AUMAITRE a créé un salon original, un bar à ongle, qu’elle a appelé  « Mad Nails ».  

Aujourd’hui la place de la république recouvre 4 espaces différents qui, autrefois, ne portaient pas tous le même nom. Le numéro 1 se trouve au coin de la place FRATELLINI et de l’ancien champ de foire, sur la rue qui s’appelait autrefois la rue de la Poste. La numérotation s’effectue en se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Numéro 1. Les cartes postales du début du siècle montrent que la grande maison faisant l’angle était l’Hôtel de la Poste, tenu par M. DEFAYE. C’était l’un des 8 hôtels qui existaient à Nexon en 1905. On peut être surpris par ce nombre sachant qu’il n’y a plus d’hôtel aujourd’hui à Nexon !

L’hôtel de la poste en 1900
L’hôtel de la Poste et la maison mitoyenne, futur n° 1 et n° 2 de la place de la République

En 1900, date de la photographie de cette carte postale on remarque qu’un mur prolonge l’hôtel de la poste, la poste actuelle n’est pas encore construite. On voit également l’ancienne mairie, un bâtiment vétuste qui a été démoli après une décision du conseil municipal du 20 avril 1919.

Certains, dont des nexonnais, pensent que le bâtiment qu’ils voient sur la droite de cette carte postale est l’ancienne mairie devenue le Centre Agora. Il n’en est rien. Un regard attentif permet de constater qu’il n’y a pas de marches pour accéder au rez de chaussée et que le bâtiment est très proche de la route. Il s’agit de la vieille mairie qui a été démolie en 1919.

Sur la carte postale suivante on voit à gauche la vieille mairie à droite le bâtiment dans lequel a été installé la mairie en 1920. Elle remplira cette fonction jusqu’en 1986.

Vers 1910, à gauche la mairie et à droite la future mairie

Progressivement l’hôtel a laissé la place à l’épicerie PRADEAU. Avec le temps elle s’est développée et a proposé des articles de poterie et de vannerie.

Après M. PRADEAU, la grande épicerie a été tenu par M. BOUNY. Il a édité plusieurs cartes postales dont une est illustrée par son commerce. On remarque la pompe à essence mécanique.

Lorsque l’épicerie a fermé l’immeuble est devenu un cabinet vétérinaire dans lequel Yves FARRANDO a exercé seul puis associé à Joel BESSERON.

En 1977 l’immeuble a été rénové et le 1er janvier 1978 et le cabinet vétérinaire est devenu « Clinique vétérinaire St Ferréol » jusqu’à sa fermeture le 31 octobre 2013.

L’entrée du numéro 1, nouvel appartement

La clinique vétérinaire a été remplacée par une fromagerie-crèmerie. Le local au numéro 1 de la place de la République est depuis 2017 la permanence parlementaire du député Jean-Baptiste DJEBBARI et de son suppléant, Pierre VENTEAU.

Jean-Baptiste DJEBBARI devant sa permanence le 13 octobre 2017

Au numéro 2, lorsque l’épicerie n’a plus occupé l’ensemble de l’immeuble, un magasin vendant de la vaisselle a ouvert. Puis c’est la Caisse d’Epargne qui s’y est installée. La façade change avec l’évolution du logo et de la signalétique de la Caisse d’Epargne.

Au numéro 3, on trouvait l’un des nombreux café de Nexon, particulièrement fréquenté les jours de foire. Il était tenu par M. Pierre JOUHETTE qui était en même temps tailleur. Les deux activités se déroulaient dans la même salle.

le bar de la Poste en 1984

Avec la retraite de M. JOUHETTE le bar a fermé.

Le bar de la poste en 2019

Au numéro 4 se trouve le bureau de poste construit en 1930-1931.

Au début du XIXe siècle la poste fonctionnait mal en Limousin, en grande partie du fait du mauvais état de la voirie, restée sans entretien jusqu’à la restauration. Sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848) de nouvelles routes sont créées. La route Limoges Poitiers, achevée en 1843, avec les relais de Conore, Bellac, Bussière-Poitevine et Lussac-les-Eglises. Celle d’Angoulême à Nevers, traverse le nord du département avec des relais à Confolens, Champeaux, Bellac, Saint-Sornin-Leulac et la Souterraine. La liaison Limoges -Périgueux se faisait par Aixe, Chalus et Thiviers. Il n’était pas nécessaire d’en établir une autre par Saint-Yrieix. Mais un personnage important, le maréchal BUGEAUD, né à Limoges, s’était retiré dans sa propriété de La Durantie à Lanouaille. Il obtint la création d’une ligne de poste avec les relais de la Plaine (la liaison avec Nexon se faisait par un facteur à pied), Saint-Yrieix et Lanouaille à deux kilomètres de son domaine.

Le 2 mai 1830 le conseil municipal de Nexon proteste contre la lenteur du courrier. En effet une lettre postée à Limoges n’arrive à Nexon que 4 ou 5 jours après car le service est fait par un piéton qui va de Limoges à St-Yrieix tous les 2 jours. Il demande la création d’un bureau de poste à La Plaine ou au Plantadis où la commune ferait prendre son courrier à ses frais. Ce n’est que le 4 mai 1846 que Jacques PENICAULT, Maitre de Poste est installé au relais de Poste de La Plaine, par arrêté du Roi, avec engagement d’avoir de nombreux postillons, chevaux et équipages nécessaires et prescrits par le service.

 Le 10 mars 1929 décision est prise de construire l’actuel Hôtel des Postes. M. SAUTERAUD est désigné comme architecte. Il réalise les plans suivants :

Le 25 janvier 1931 le chauffage central est posé. Au milieu de l’automne le bâtiment est terminé et il est réceptionné le 7 novembre 1931.

Le Procès verbal de réception de la Poste

Lorsque le bureau de poste ouvre ses portes le receveur est M. LACOUR. Son fils, André LACOUR dit « Dédé » sera médecin à Nexon ; Un vieux garçon au verbe haut et au langage truculent toujours disponible. Je me souviens de l’avoir vu arriver chez mes parents à 10 heures du soir au moment des grippes. Il n’avait pas mangé et il avait encore des patients à voir.

A cette époque le monument aux morts se trouve en face de la Poste. Il sera déplacé en 1950 pour permettre d’agrandir le champ de foire sur lequel seront alors installées des barres pour attacher le bétail.

On remarque la Peugeot 402, sans doute celle du Dr Jumeaux-Lafond

Les Postes, télégraphes et téléphones, les fameux  PTT, changent de nom et deviennent Postes et télécommunications à partir de 1959. Au fur et à mesure des réformes de l’État la poste et les télécommunications sont séparés en deux sociétés de service public, France Télécom en 1988 et La Poste en 1991.

Au numéro 5, s’élève une belle villa dans le style Art-Déco qui appartenait au docteur JUMEAUX-LAFOND.

Après le décès de Monique JUMEAUX-LAFOND en mars 2018, la maison a été mise en vente.

A côté se trouve la maison la plus récente de la place. Elle a été construite en 1954 sur un terrain qui appartenait à M. PAPEL, terrain sur lequel sera également construite la salle des fêtes.

Sur la carte postale suivante reproduisant une cérémonie de mars 1941 un grand mur longe la place . Mme le docteur FORGERON se rappelle que lorsqu’elle était encore la petite Rose VIGNERON, les carrioles des gitans stationnaient devant le mur, et,comme tous les enfants elle en avait peur. C’est aussi devant ce mur que certains jours de frairies, les montgolfières gonflées à l’air chaud s’envolaient devant une foule admirative.

Ayant acheté le terrain M. LONGEQUEUE demande au Conseil municipal l’autorisation d’ouvrir un portail dans le mur qui sépare son terrain de la place. Cette ouverture entraînant l’enlèvement d’une barre les conseillers ont délibéré à huis clos et malgré la diminution de la taille du champ de foire qui allait en résulter, « considérant que M. LONGEQUEUE allait construire un immeuble important qui allait embellir la place, ont donné leur accord.

En 1984
En 2019

En continuant vers la droite on arrive au numéro 6 où il y avait autrefois un atelier de cordonnier, d’abord M. CLERMONTEIL puis M. ROUSSE. On voit la boutique avec le pare soleil baissé sur cette vue des années 1950.

Aujourd’hui il n’y a plus de cordonnier.

           I- La création des corps de sapeurs-pompiers en France

Pendant des siècles nos ancêtres ont cherché à maîtriser le feu et le créer à volonté. Mais parfois ce feu échappe à la volonté des hommes et il devient incendie. Il faut alors lutter contre sa propagation et l’éteindre. Pour cela, dès l’Antiquité des rondes de nuit sont organisées dans les cités Grecques et en Egypte. Mais c’est à Rome, entre 22 avant J.C. et 6 après J.C., que l’Empereur Auguste crée des cohortes de vigiles ayant pour mission de lutter contre les incendies et d’assurer la sécurité la nuit.

En France le guet nocturne va prendre la suite des vigiles romains. Une ordonnance Clotaire II de l’an 595 en règle l’exercice. En 1254 Louis XI crée le Guet Bourgeois, tenu par les bourgeois et les habitants du bourg. A Paris, du fait de la taille de la ville ce système était insuffisant et a été complété par le guet royal. Ce système disparaîtra en 1750.

Mais les pompiers, agents intégralement affectés à la lutte contre les incendies ne naîtront qu’avec le développement des pompes à incendie, au 17e siècle.  François DUMOURIER du PERRIER qui était comédien, sociétaire de la Comédie Française découvre les pompes à incendie lors d’un voyage aux pays Bas. Il en rapporte une en France et la présente à Louis XIV.

En 1699, le roi lui accorde le privilège de la fabrication et de la commercialisation de ces pompes et en 1716, Louis XV le nomme directeur général des pompes de la ville de Paris. En 1722, le roi crée la Compagnie des Gardes-pompes du Roy dont DUMOURIER sera directeur jusqu’à son décès l’année suivante. Son fils lui succédera.

Plaque commémorative sur la façade de l’ancien Hôtel des Pompes, 30,rue Mazarine, à Paris

Dès lors, la plupart des grandes villes et des communes importantes se mettent à acheter des pompes à incendie et créent un corps de gardes-pompe : Rouen en 1729, Limoges en 1730, Bourges en 1732, Lille en 1733…

A ces époques les incendies dans les villes font des dégâts considérables. Les maisons sont en bois et en torchis et sont presque toutes mitoyennes. Ainsi à Limoges, le 6 septembre 1790, lorsque le feu prend dans un local inoccupé de la rue Manigne, actuelle rue Charles-Michels, il va durer 36 heures et détruire tout un quartier : 210 maisons, deux couvents, une salle de spectacles, des écuries, des hangars et laisser près de 1.500 personnes à la rue. Il fait partie des grands incendies qui ont marqué l’histoire de Limoges puisqu’il va entraîner la transformation totale du quartier et donner naissance, trois ans après, au corps municipal des pompiers de Limoges.

Le dimanche 1er juillet 1810, à l’occasion d’un bal organisé à l’ambassade d’Autriche en l’honneur du mariage de l’Empereur Napoléon et de Marie Louise le renversement d’une bougie sur une draperie provoque un départ de feu qui embrase rapidement l’ensemble du bâtiment entraîna la mort d’une dizaine de personnes dont la princesse de Schwartzenberg.

Tirant les conséquences de ce drame dès le 10 juillet 1811 Napoléon dissous le corps des gardes-pompes et le remplace par un corps militaire de sapeurs du génie de la Garde impériale. C’est le premier corps militaire de sapeurs-pompiers de l’Histoire. Le 18 septembre suivant, Napoléon réforme complètement ce corps en créant le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, corps militaire sous les ordres du préfet de police. C’est depuis ce décret que le terme sapeur-pompier est utilisé officiellement. Elle rencontre alors une forte hostilité de la part des officiers supérieurs du génie qui considèrent que ces pompiers ne sont pas des sapeurs car ils « ne savent rien de l’art de la sape des sièges ».

A Limoges un autre grand incendie a marqué les esprits. Dans la nuit du 15 au 16 août 1864, un incendie se déclare dans le quartier des Arènes et détruit 109 maisons. Il n’y a pas de victime mais près de 2000 habitants sont sans abri. Les 80 pompiers de Limoges ne sont pas assez nombreux et le matériel n’est pas performants. Ils reçoivent l’aide de leurs collègues de Périgueux, Argenton, Saint-Marcel et Châteauroux, arrivés par trains spéciaux. Au 15 août les fontaines ne donnent pas beaucoup d’eau aussi le maire, Othon Péconnet réquisitionne les transporteurs pour aller puiser de l’eau dans la Vienne.

Après cet incendie, un grand élan de solidarité s’est manifesté, des dons arrivent de l’Empereur, de l’archevêque de Paris, du roi d’Espagne…des souscriptions furent organisées dans toute la France pour aider les victimes.

Dessin de Jacques-Joseph Maquart, extrait d’un album unique de 12 dessins et trois plans qu’il offrit au Conseil municipal de Limoges.

L’historien Romain Valadour revient sur cet événement et décrit le quotidien dans ce quartier avant le drame, les circonstances du sinistre et les conséquences sur l’urbanisme et l’aménagement puisque de nombreuses rues ont dû être reconstruites.

Romain VALADOUR, L’incendie de Limoges – 1864, le brasier des Arènes, Les Ardents Éditeurs Limoges 2015

En 1867, sous Napoléon III, le bataillon devint le Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, nom qu’il conservera jusqu’au 1er mars 1967 où il devint la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Le premier camion à vapeur hippomobile pour lutter contre les incendies, inventé en 1829 ne fut guère employé avant les années 1860. Les pompes à incendie à moteur à combustion interne arrivèrent en 1907. Construites aux États-Unis, elles menèrent au déclin et à la disparition des moteurs à vapeur vers 1925.

2-L’histoire des sapeurs-pompiers volontaires

A Paris les premiers pompiers étaient les moines des ordres mendiants, Capucins, Cordeliers, Jacobins, Augustins et Carmes assistés par les prostituées qu’on appelait des « Ribaudes » comme le spécifiait un arrêté royal du 8 décembre 1472 : « toutes les femmes de joie doivent porter des seaux vers les feu ». Moines et prostituées étaient facile à joindre et étaient suffisamment nombreux pour faire la chaîne et porter les seaux d’eau nécessaires.

L’important est d’aller vite car comme le disait le préfet de Police de Paris Louis Lépine, l’inventeur du « Concours Lépine », « On peut éteindre n’importe quel feu dans sa première minute avec un verre d’eau, dans la deuxième il faut un seau, dans la troisième un tonneau et ensuite il faut des torrents… ou encore prendre la fuite ».

Par la suite à Paris et en province les volontaires pour lutter contre les incendies étaient principalement les artisans et ouvriers du bâtiment, maçons, menuisiers, charpentiers, plombiers car ils savaient manier la hache, percer un mur et découvrir un toit…

Une circulaire du 6 février 1815 du Ministre de l’Intérieur invite les préfets à créer dans chaque commune un service de secours contre l’incendie exclusivement civil. Puis la loi du 21 mars 1831 autorise chaque commune à transformer former une partie de la Garde Nationale en Corps de Sapeurs-Pompiers. Lorsque qu’en 1852 la Garde Nationale a été en partie supprimée avant de l’être définitivement par la loi du 25 août 1871 les Corps de Sapeurs-Pompiers sont maintenus.

Un décret du 29 décembre 1875 défini l’organisation communale des corps de Sapeurs-Pompiers dont les missions sont précisées. Ils sont rattachés au Ministère de l’Intérieur. Ils sont dotés d’un uniforme mais il n’est obligatoire que dans les communes de plus de 3000 habitants.

A partir de cette date de nombreuses communes vont créer leur corps de sapeurs-pompiers, acheter des pompes et de tuyaux pour la lutte contre l’incendie… Lorsqu’elles ne disposent pas d’un corps de sapeurs-pompiers ce matériel est mis en œuvre par les employés municipaux et la population.

En 1884, la publication du Code des communes rappelle aux maires leurs responsabilités en matière de prévention et de lutte contre l’incendie.

Le 10 novembre 1903, un nouveau décret complète celui de 1875 et rappelle que la mission principale des sapeurs-pompiers est la lutte contre l’incendie. Le texte prévoit également les conditions de recrutement des officiers et des hommes du rang. Ces derniers sont français, âgés d’au moins 18 ans et issus des métiers du bâtiment.

L’armement est facultatif et un habillement minimum est fourni.

La Première Guerre mondiale vide de leurs effectifs un grand nombre de corps. Les équipements en véhicules motorisés qui avaient commencé en 1910 sont stoppés et une partie du matériel est réquisitionné.

Le 13 août 1925, un décret supprime définitivement l’armement des sapeurs-pompiers. Les départements sont invités à créer des postes « d’inspecteur des services d’incendie et de secours » mais comme le financement des pompiers relève toujours des communes, les conseils généraux ne répondent pas massivement à cette invitation pour ne pas engendrer des dépenses pour un domaine qui ne semble pas les concerner.

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les corps de sapeurs-pompiers sont fortement démunis. La plupart des véhicules à moteur ont été réquisitionnés ou détruits.

En 1947, les véhicules des sapeurs-pompiers deviennent prioritaires et leur couleur rouge obligatoire.

Sainte Barbe, patronne des pompiers.

Tous les 4 décembre, les pompiers célèbrent Sainte Barbe, leur patronne. Originaire d’Orient au milieu du 3ème siècle, Barbara, fille de Dioscore, se convertit au christianisme alors que, refusant de se marier, son père l’a enfermée dans une tour. Elle subit les pires supplices : on lui arrache les seins avec des peignes de fer, la brûle avec des lames rougies, la fouette. Mais par la grâce de Dieu, elle ne ressent pas la douleur.

Le « martyre de Sainte Barbe » a incité plusieurs corps de métiers en lien avec la foudre et le feu à se tourner vers la protection de cette sainte patronne : les mineurs, les canonniers, et bien sûr les pompiers.

La fête de la Sainte-Barbe s’est généralisée chez les sapeurs-pompiers sous la Troisième République. Cette fête a traditionnellement une dimension conviviale : c’est un moment privilégié pour réaffirmer la cohésion du groupe et rendre hommage aux disparus.

3 -Les sapeurs-pompiers à Nexon.

Les chefs de Corps et les chefs de Centre

 

LASPERAS René, – mai 1970

BOSBATY Emile, juin 1970 – mai 1978

BOULESTEIX Jean Pierre, juin 1978- décembre 2000

BOUTAUDON Bernard, janvier 2000 – 2010

 BUISSON Eric 2010 – 2011

DEFORGE Grégory, 2011-

En mars 1912, un habitant de Nexon, Mr Henri CHARREIX père de Jean et de Robert CHARREIX, songent à créer un corps de Sapeurs Pompiers à Nexon. Il s’était entretenu à cette époque avec Aubin DESPROGES, entrepreneur à AIXE SUR VIENNE qui lui même voulait créer un corps de sapeurs dans cette localité. D’ailleurs ce corps avait été créé, mais la municipalité d’AIXE refusa de voter les crédits qui à cette époque s’élevaient à 3.000 francs pour l’achat de matériel et d’équipement.

A Nexon, Robert CHARREIX fit la même proposition au Conseil Municipal et déposa un modèle de délibération qui avait été dressé par Monsieur GUYONNAUD, commandant les Sapeurs Pompiers de la Haute-Vienne. Cette demande ne fut pas acceptée et il fallut attendre 1931 pour que Nexon soit doté d’un corps de Sapeurs-Pompiers.

1931 : création du Corps des sapeurs-pompiers de Nexon

Le 29 Octobre 1936 le conseil vote une subvention de 2.000 F. au Corps de Sapeurs-Pompiers qui compte 20 membres tous bénévoles. Ils perçoivent chacun une indemnité annuelle de 100 francs, ce qui correspond en pouvoir d’achat à  73,40 Euros en 2017.

Le 8 août 1937 le conseil municipal décide d’acquérir 250 mètres de tuyaux pour les pompiers et fait installer le téléphone pour les Pompiers chez Mr CHARREIX.

Le 27 Février 1938 : Achat de vestes de cuir pour les pompiers.

Le 20 octobre 1944 : Les indemnités des sapeurs-pompiers sont relevées.

Le 30 septembre 1947, arrêté Préfectoral créant dans la commune de Nexon un corps à effectif de 15 hommes, gradés compris.

Janvier 1946  le conseil décide d’acheter deux enveloppes de deux chambres à air pour équiper une bicyclette devant etre mise au service du Corps des pompiers!

Extrait du registre des délibérations du conseil municipal

Le 1er mars 1946 le conseil décide la construction d’un garage pour les Sapeurs-Pompiers.

22 novembre 1949 : acquisition d’un appareil de désinfection des bottes pour les Sapeurs-Pompiers, un extincteur pour le Service Incendie.

1 juin 1951 signature par le Maire du Règlement de Service, approuvé par le Préfet le 6 juin 1951.

Ce règlement comporte 53 articles précisant les modalités de recrutement (articles 3 à 9),le conseil d’administration (articles 10 à 12), l’organisation (articles 13 à 24), l’habillement et l’entretien du matériel (articles 25 à 30), les attributions des sous-officiers (article 32), les concours (article 33), la discipline (articles 34 à 36), honneurs et récompenses. Avantages, secours (articles 38 à 50), obsèques (articles 51 et 52), dissolution (article 53). par l’article 54 le Chef de corps est chargé de l’exécution du présent arrêté.

Les peines disciplinaires prévues à l’article 34 s’échelonnent en 8 degrés, de la réprimande à la radiation.

« Pour le décès du maire, d’un adjoint ou d’un membre actif du Corps, l’effectif entier assiste aux obsèques, en grande tenue » (article 51)

Le 4 aout 1951, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers JOURDE Jérémie et DESBORDES Henri.

Le 15 janvier 1952, achat de tenues de drap et de tuyaux de refoulement.

Le 27 juillet 1952, achat de 3 médailles pour les sapeurs-pompiers décorés : M.M. SANCIAUD, FOUILLAUD Guillaume et ROUSSIE Théophile.

1er novembre 1952, le maire L.J. Pradeau décore le sergent Sanciaud

Le 24 juillet 1954, achat de 15 tenues de toile pour les sapeurs-pompiers.

Le 28 juillet 1955 vote d’une subvention à l’amicale des Sapeurs-Pompiers qui vient d’être créée.

Le 10 décembre 1955, achat d’habillements pour les sapeurs-pompiers.

Le 4 février 1956, achat de 2 médailles pour les sapeurs-pompiers Lamonerie et Clermonteil, décorés de la médaille d’honneur.

Le 15 décembre 1956, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers LASPERAS et NOUILHAS, décorés de la médaille d’honneur.

1957

1958

1960

1961

Le Centre de Secours de Nexon dessert 13 communes : NEXON, BURGNAC, FLAVIGNAC, JANAILHAC, JOURGNAC, LA MEYZE, LAVIGNAC, MEILHAC, SAINT-HILAIRE LES PLACES, SAINT MARTIN LE VIEUX, SAINT MAURICE LES BROUSSES, SAINT-PRIEST-LIGOURE, RILHAC-LASTOURS.

Téléphone n°1 NEXON

Chef de Corps : Sous-Lieutenant LASPERAS René, Place de l’Eglise

Sergent-chef : SANCIAUD Jean

Sergent : LAMONERIE Pierre

Caporal-chef : CLERMONTEIL Martial

Caporal : BOSBATY Emile

Conducteurs Mécaniciens : DEBORD Jean Pierre et CHIBOIS Robert

Sapeurs : CHARREIX Jean, DESSELAS Paul, PRADEAU René, BARNABET Henri, PARTHONNAUD Pierre, REALLE Claude, LABETOULE Gilbert, FAURE Lucien.

Médecin du Centre de Secours : Médecin Lieutenant LACOUR André rue Victor Hugo à NEXON

Le 5 octobre 1961 le Corps de sapeurs de Pompiers été doté d’une moto-pompe d’épuisement, destinée à vider les caves, les puits…

11 novembre 1961, Jean Sanciaud, Sergent-chef du corps des sapeurs pompiers de Nexon a reçu la médaille d’honneur de vermeil des sapeurs pompiers pour ses bons services et son dévouement. Il fait partie du Corps depuis sa création le 10 janvier 1931.

1er décembre 1961 : Le sergent-chef Jean SANCIAUD est promu au grade d’adjudant et les sapeurs Jean CHARREIX et Paul DESSELAS sont élevés à la première classe.

Bilan de l’année 1961 : 33 sorties ainsi réparties : 15 feux de cheminée dont 9 à Nexon et 3 à La Meyze; 12 incendies dont 5 à Nexon et 3 à saint Hilaire les Places; 2 assistances aux asphyxiés; 3 opérations diverses

A cela il faut ajouter 11 manœuvres, une par mois sauf un mois de vacances.

1962

Le 12 aout 1962 le Maire donne lecture de l’arrêté nommant René LASPERAS au grade de Lieutenant du Corps des Sapeurs Pompiers. Puis ce dernier donna lecture de la décision portant les nominations suivantes :

Le Caporal Chef CLERMONTEIL Martial au grade de Sergent

Le Caporal BOSBATY Emile au grade de Caporal-chef

Le Sapeur de 1ère classe CHARREIX Jean au grade de Caporal

Le Sapeur PARTHONNAUD Pierre élevé à la 1ère classe.

Le Sergent LAMONERIE Pierre, atteint par la limite d’âge, quitte le corps après 27 ans de service, effectués avec le plus grand dévouement et la meilleure camaraderie ; le Chef de Corps lui adresse les remerciements des Sapeurs Pompiers et l’assure de sa gratitude.

Le Maire dans une courte allocution adressa les félicitations de son Conseil et les siennes aux nouveaux promus. Il les assura de son soutien, et se félicita de la bonne tenue du Corps qui est exemplaire. Il rappela que ces nominations sont méritées, elles viennent récompenser des hommes qui se dévouent constamment pour lutter contre le feu et intervenir dans de nombreux cas. Il remercie les nombreux conseillers municipaux présents et adresse au Sergent LAMONERIE et à sa famille ses vœux les meilleurs pour une retraite bien méritée en reconnaissante de son dévouement sans limite pendant 27 ans. Le Maire lui fait connaître qu’en accord avec le Conseil et le Chef de Corps, l’honorariat lui est conféré avec maintien de sa tenue de sortie. Et il leva son verre à la santé de tous les présents. Ce fut une manifestation toute empreinte de camaraderie et c’est dans cette joyeuse ambiance que se termina cette promotion.

René Rebiere, maire , décore le lieutenant Lasperas, chef de corps. 

1963

Avril 1963 : remplacement de la première moto-pompe acquise en 1931 par une pompe moderne de type GP 57-403 équipée au refoulement avec 2 sorties DSP de 65/70. Pompe Guinard GP57-403

Le dimanche 8 décembre 1963, pour fêter la Sainte Barbe, les pompiers se sont retrouvés pour un repas amical servi au restant Denis. Il était présidé par M. Pradeau, maire. Ce fut l’occasion d’accueillir Raymond FONCHY, électricien, comme nouvelle recru du Corps des Sapeurs-Pompiers. L’après-midi et en soirée la salle des fêtes recevait une affluence record au bal animé par l’orchestre Camille LAROTTE.

1964

Septembre 1964, atteint par la limite d’âge fixée à 60 ans par décret du 7 mars 1953, le sergent-chef SANCIAUD quitte le Corps des sapeurs-pompiers.

6 décembre, bal avec l’orchestre de Roland Dubreuil.

1965

La sirène est placée à la brigade de gendarmerie qui donne l’alerte.

Un rappel sur la manière dont l’alerte était donnée aux pompiers

Jusqu’à la fin des années 1940, en cas d’incendie, un pompier parcourait les rues de Nexon à vélo et soufflait dans un clairon pour appeler ses collègues. Chacun cessait ses occupations et rejoignait le centre de secours, à pied ou à vélo. Puis la sirène fut utilisée pour appeler les pompiers qui quittaient alors leur lieu de travail pour rejoindre le garage. La première sirène fut installée sur le toit de la mairie, devenue le centre Agora aujourd’hui. Le garage se trouvait aux Rochilles où il avait été construit sur un ancien court de tennis. Ce garage a été démoli en 1983 pour laisser la place à la construction du gymnase, le nouveau garage avait été pour sa part construit rue Gambetta en 1971.

L’appel des secours passait par la gendarmerie qui recevaient l’appel téléphonique. Le gendarme de service notait les renseignements destinés aux pompiers et actionnait la sirène. Lorsque le corps des pompiers était composé en majorité de volontaires qui demeuraient dans le bourg, la sirène malgré sa faible puissance, malgré les vents contraires qui réduisaient sa portée elle suffisait à alerter toute une équipe.

Le nombre de coups de sirène indiquait la nature du sinistre et chacun savait s’il devait intervenir ou non. Un coup de sirène signalait un feu de cheminée ou une destruction d’insectes ; deux coups, un accident et trois coups, un incendie.

Lorsque la caserne fut transférée rue Gambetta, il y avait deux avantages : facilité d’accès et de départ en centre-bourg, et proximité de la caserne de gendarmerie, nouvelle elle aussi. Mais la sirène plus puissante installée sur le toit de la gendarmerie ne permettait pas toujours d’alerter les pompiers dispersés par leur travail ou habitant loin du bourg. Il fallut réinstaller une sirène sur l’ancienne gendarmerie qui était située près des écoles, rue Champlain et qui a été transformée en appartements.

Aujourd’hui, grâce à l’appel individuel, les sirènes ne sont plus utilisées. Mais elles restent en place et leur fonctionnement est testé une fois par mois, le premier dimanche du mois à midi. Il n’y a plus d’écoliers traumatisés par leur hurlement intempestif.

1966

1967

1968

Bilan de l’année 1968

L’été particulièrement sec et le nombre sans cesse croissant des accidents de la route ont fait croître le nombre d’interventions des sapeurs-pompiers bénévoles. Leur répartition est la suivante : 15 feux de bâtiments et de voitures, 3 feux de forets-importants, 4 feux de forets moyens, 22 feux de cheminées, 16 secours routiers., 1 noyade, 4 opérations diverses et inondations soit un total de 65 interventions. Ajoutons à ce nombre douze manœuvres ou séances d’instruction.

Ces chiffres sont cités dans le Bulletin municipal  » pour bien mettre en évidence la nécessité urgente de porter l’effectif total du Corps de Sapeurs pompiers à un minimum de 19 hommes. Il y a du matériel pour faire face à des sinistres importants mais il est arrivé qu’il y ait en même temps plusieurs interventions à faire et nous voyons difficilement comment les véhicules pourraient se mettre en route sans personnel ». (Bulletin municipal N°47 janvier 1969)

Photo prêtée par Paulette Quantin

1969

En septembre 1969 Nexon a connu un des plus grave incendie de son histoire, celui du dépôt électrique de la gare et des trois appartements qui y étaient accolés. Un vent d’est, sec et chaud, soufflait depuis un peu plus de trois semaines. Le feu s’est déclaré dans les dépendances d’un des logements. L’intervention des pompiers bien que très rapide se révéla très vite impuissante en raison du retard pris au raccordement de la moto-pompe aux réservoirs d’eau de la gare, vestiges de la traction à vapeur ; le chef de gare avait mis beaucoup trop de temps à trouver les raccords nécessaires au branchement des tuyaux sur la réserve d’eau de 2 fois 50 mètres cubes. Les flammes ont atteint la charpente en bois de pin, très sec, et la progression des flammes attisées par le vent d’est fut d’une rapidité étonnante. Les pompiers de Limoges, appelés en renfort, aidèrent les Nexonnais à noyer les décombres. La SNCF avait décidé de démolir les deux châteaux d’eau. Elle accepta de retarder de plusieurs années les travaux de démolition.

1970

Le 15 juin 1970, le lieutenant LASPERAS, atteint par la limite d’âge quitte le commandement du Corps des sapeurs pompiers de Nexon après 37 ans de service. L’adjudant BOSBATY le remplace. Le 1er octobre 1971, il est nommé Sous-lieutenant stagiaire.

Bilan 1970 : 63 interventions dont 27 feux de cheminées, 7 accidents de circulation, 12 incendies (7 feux d’immeuble et 5 feux de forêt ou de broussailles), 13 destructions d’essaims de frelon, 3 accidents divers, 1 noyade…

L’ancien et le nouveau chef côte à côte. (photo prêtée par Paulette Quantin) 

1971

18 avril 1971, banquet annuel à l’hôtel Moderne.

1972

17 juin 1972, inauguration du nouveau garage des pompiers par M. Olivier PHILIP, préfet de région.

1973

Bilan de l’année : 75 interventions. Elles se décomposent en 13 incendies, 23 feux de cheminée, 18 secours routiers et 21 opérations diverses.

1974

3 février 1974, réception du nouveau fourgon normalisé par le lieutenant Bosbaty. Il peut transporter 8 hommes, 2 dévidoirs à tuyaux, une échelle et tracter une pompe. A l’issue de cette réception les pompiers se réunissent au restaurant Lamonerie pour leur banquet annuel.

 

Le lieutenant E. Bosbaty en présence du Commandant Le Clei et de R. Rebiere, maire de Nexon réceptionnent le nouveau fourgon.

Bilan de l’année : 84 interventions. Elles se décomposent en 14 incendies, 17 feux de cheminée, 14 secours routiers et 39 opérations diverses

1975

Bilan de l’année 1975 : 97 interventions. Elles se décomposent en 16 incendies (6 bâtiments et 10 bois), 18 feux de cheminée, 18 secours routiers et 23 opérations diverses.

1976

Bilan de l’année 1976 : 130 interventions. Elles se décomposent en 20 incendies, 14 feux de cheminée, 27 secours routiers et 69 opérations diverses. A ces interventions il faut ajouter 12 exercices.

On constate à partir de cette année, une augmentation régulière des interventions. Elles sont principalement dues aux secours routiers, puis à partir des années 1980 aux interventions de destruction d’essaims de guêpes et de frelons.

 

La Juva 4 est encore en service (Photo prêtée par Paulette Quantin)

(Photos prêtées par Paulette Quantin)

1978

Le conseil municipal décide d’acheter un véhicule 4L Renault pour les interventions de feux de cheminées au prix de 18 477 francs soit 10 577 euros de 2017. Ce véhicule remplacera la Juvaquatre Renault qui, du fait de sa faible valeur marchande ne sera revendue mais sera utilisée par le garde champêtre. Il est également acheté des tuyaux pour 11 279 francs, de l’habillement pour 5 750 francs et des matelas coquille pour 3 779 francs. La dépense engagée par la commune sera intégralement remboursée par le service départemental.

7 mai 1978, décès de René LASPERAS, ancien chef de corps.

Après 27 ans de service, le lieutenant BOSBATY quitte, pour raison de santé, le commandement du corps qu’il dirigeait depuis le 11 juin 1970.

Le 1er juin 1978, Jean Pierre BOULESTEIX est nommé sous-lieutenant stagiaire et chef de corps. Deux nouveaux sapeurs intègrent le corps : Jean Pierre ZEDDE et Raymond PENOT.

En juillet deux nouvelles recrues augmentent l’effectif du corps, Jean Marie PARTHONNAUD et Marcel ROYER. Malgré ce nouveau renfort il manque 7 pompiers au Corps.

Jean Pierre Boulesteix, nouveau chef de corps (Photo prêtée par Paulette Quantin)

1979

Achat d’un camion-citerne pour feux de forêts moyens (CCFFM) équipé par la CAMIVA sur châssis Saviem avec 2000 litres d’eau. Afin de pouvoir le garer le vieux fourgon LAFFLY, réformé depuis plusieurs années, est vendu à M. GIGNERS de Chalus pour 600 francs (343€ de 2017). Il a été également acheté une station mobile radio Thomson CSF pour 8 996 francs.

Paul DESSELAS prend sa retraite et de nouveaux volontaires sont incorporés dans l’effectif MM. BOUTAUDON et LATHIERE et le Docteur COLAS.

Devant le nombre de faux appels le maire en publie la liste dans le bulletin municipal :

Bulletin municipal d’information n°107, 4e trimestre 1979

Bilan de l’année 1979 : 141 interventions dont 17 incendies, 27 feux de cheminée, 55 transports de blessés et 42 sorties diverses.

(Photo prêtée par Paulette Quantin)

1980

Trois nouvelles recrues Christian BETHOULE, Patrick GALINET et Jean Pierre GRATADE portent l’effectif du Corps à 21 pompiers pour un effectif théorique de 22.

Bilan de l’année 1980 : 127 interventions dont 11 incendies, 15 feux de cheminée, 45 transports ambulance, 56 sorties diverses.

1981

Bilan de l’année 1981 : 145 interventions dont 9 incendies, 27 feux de cheminée, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 4 inondations, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1982

Bilan de l’année 1982 : 261 interventions dont 4 incendies, 4 feux de bois, 16 feux de cheminée, 13 inondations, 16 accidents de circulation, 20 transports ambulance, 130 destructions d’essaims, 11 sorties diverses et 4 sorties sans intervention.

Le nombre élevé de sorties pour inondation est dû à la tempête qui a sévi les 6, è et 8 novembre 1982.

Le parc automobile compte 5 véhicules : 1 voiture légère, 1 véhicule de secours aux blessés, 1 fourgon d’incendie normalisé, 1 fourgon pompe tonne, 1 fourgon feu de forêt léger.

1983

Bilan de l’année 1983 : 211 interventions dont 16 incendies, 27 feux de cheminée, 4 inondations, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1984

Bilan de l’année 1984 : 303 interventions dont 24 incendies, 28 feux de cheminée, 40 accidents de circulation, 19 accidents de personnes, 12 transports ambulance, 149 destructions d’essaims, 22 sorties diverses et 9 sorties sans intervention.

1985

Bilan de l’année 1985 : 217 interventions dont 19 incendies, 28 feux de cheminée, 28 accidents de circulation, 36 autres accidents, 12 transports ambulance, 80 destructions d’essaims, 30 sorties diverses.

Le 22 octobre 1985 Nexon accueille la Fête départementale des sapeurs pompiers

 


Une démonstration de feu sur véhicule (Photos fournies par Mme le docteur Forgeron)

1986

Bilan de l’année 1986 : 222 interventions dont 12 incendies, 40 feux de cheminée, 1 feu de véhicule, 26 accidents de circulation, 104 sorties diverses.

1987

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix et les sapeurs pompiers de Nexon

Au cours de l’année 1987, l’activité du corps a été de 234 interventions réparties comme suit : 92 accidents et transports de personnes, 47 incendies et 95 sorties diverses.

1988

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (4ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

Le dimanche 7 février 1988 le lieutenant BOULESTEIX, chef de Corps et le lieutenant BOSBATY, ancien chef de corps, le médecin commandant COLAS avec les pompiers actifs et retraités, accompagnés de leurs épouses se sont retrouvés à la salle des fêtes de Nexon pour fêter la Sainte Barbe. Monsieur R. REBIERE, maire et Conseiller Général ainsi que l’adjudant MAYERAS, commandant la brigade de gendarmerie, honoraient de leur présence cette manifestation.

8 mai 1988 décoration du Sergent BONNET Jean-Claude et du Caporal ROCHE Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers :

Bilan de l’activité 1988

Au 26 décembre les sapeurs pompiers ont effectué 202 interventions qui se répartissent ainsi : 10 incendies de bâtiments, 2 incendies de véhicules, 6 feux de forêts, 32 feux de cheminées, 59 interventions pour destruction de nids d’insectes, 8 interventions diverses, 3 interventions pont inondation, 5 sorties sans action, 35 accidents de la circulation dont 1 mortel, 42 transports de malade.

Au cours du mois de mai 1988, les sergents Bernard BOUTAUDON et Jean Claude VALETTE ont suivi un stage d’adjudant et ils ont obtenus respectivement la 1ère et la 2ème place sur 14 reçus. Mais l’effectif du Corps des sapeurs pompiers de Nexon ne lui a pas permis de posséder deux Adjudants. Le sergent BOUTAUDON a été promu au grade d’Adjudant le 1er juin et le sergent VALETTE a été élevé au grade de Sergent-chef à la même date.

Pour maintenir leur ferme physique, les sapeurs pompiers ont créé une équipe de football qui rencontre des équipes locales le vendredi soir.

Début septembre, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le Département d’un Fourgon Pompe-Tonne.

1989

Le 18 février 1989 le Corps de Sapeurs Pompiers de Nexon était en deuil. Il perdait un de ses membres. C’est avec une très grande tristesse que le 20 février 1989 les hommes du Lieutenant BOULESTEIX et une délégation départementale rendaient un dernier hommage au Lieutenant BOSBATY Emile, ancien Chef de Corps. Le Bulletin municipal n° 144 de mars 1989 lui rendait hommage en ces termes :

« UN DEUIL CHEZ NOS SAPEURS POMPIERS

 Il est des événements qui vous frappent de plein fouet et vous laissent sans réaction. C’est ce qui nous est arrivé le 18 février lorsque nous avons appris le décès d’Emile BOSBATY, ancien Chef de Corps des Sapeurs Pompiers. Nous l’appelions familièrement « Milou ». II était entré au Corps de Sapeurs Pompiers volontaires le 02 janvier 1951. Il avait gravi tous les échelons, Caporal en 1958, Caporal-chef en 1962, Sergent en 1964, Sergent-chef en 1967, Adjudant en 1970, Sous-lieutenant le 1er octobre 1973 et Lieutenant le 1er octobre 1973. Il avait été nommé Chef de Corps le 16 juin 1970 après le décès du regretté René LASPERAS, et avait cessé ses fonctions le 1er juin 1978 après plus de 27 ans de bons et loyaux services. Il était titulaire de la Médaille d’Honneur des Sapeurs Pompiers. La maladie l’a enlevé à l’affection des siens et nous a privés de son amitié alors qu’il pouvait espérer jouir longuement d’une retraite bien méritée. Une foule d’amis et de pompiers l’a accompagné à sa dernière demeure.

Que son épouse, ses enfants et petits-enfants, trouvent ici l’expression de notre émotion et l’assurance de note sympathie. »

 

Début-juillet 1989, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le département, d’un véhicule neuf de secours routier type tout terrain. Il remplace l’ancienne « estafette », qui fut achetée par la Commune pour transporter le matériel de désincarcération.

8 mai 1989 décoration du Sapeur LASCAUX Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

11 novembre 1989 décoration du Lieutenant BOULESTEIX Jean-Pierre pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

1er octobre 1989, le Sapeur BOULESTEIX Sylvain (fils aîné du Chef de Corps) est venu grossir l’effectif. Ce dernier est titulaire du B.N.S.

Bilan de l’activité en 1989.

Beaucoup de travail en 1989 : en moyenne une intervention toutes les 28 heures (pour mémoire en 1988, une intervention toutes les 43 heures). Soit un total de 305 interventions au 31 décembre réparties de la façon suivante : 10 incendies de bâtiments, 3 incendies de véhicules, 2 feux de forêts, 42 feux de cheminées, 133 destructions de nids d’insectes, 6 interventions diverses, 13 sorties sans action, 31 accidents de la circulation, 45 secours aux malades et 2 sorties pour fausse alerte.

1990

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

Les pompiers ont reçu un nouveau fourgon pompe tonne lourd à moteur diesel. Pour faire face à toutes pannes de batteries ou incidents la commune achète un chargeur démarreur d’une puissance de 700 A. Son prix est de 6 985 francs (1 640 euros 2017) dont 2485 francs à la charge de la commune.

Devant l’accroissement régulier de l’activité des pompiers le maire lance un appel pour que des jeunes s’engagent pour compléter le Corps qui ne compte que 17 sapeurs-pompiers alors que le besoin est estimé à 30 par le préfet.

Bulletin Municipal d’informations N° 150 Septembre 90

Le samedi 29 septembre 1990 une cérémonie amicale était organisée au centre de Secours pour fêter le départ à la retraite du caporal Georges ROCHE après 23 années d’activité. Jean Pierre ZEDDE ayant cessé son activité professionnelle à Nexon il a quitté le corps depuis le 1er janvier 1990.

Pour compenser ces 2 départs et pour répondre à l’appel lancé à la population, 4 volontaires ont rejoint le corps : Eric BUISSON, Alain DURAND, Marc MIGOT et Daniel SAINTONGE.

Malgré cela l’effectif est insuffisant et le Maire renouvelle son appel aux volontaires.

1991

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1992

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (2ème rang et 3ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1993

1994

 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1995

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1996 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

C’est l’année de la départementalisation. En effet la loi du 3 mai 1996 a substitué la départementalisation à l’organisation communale. Cette départementalisation comportait le transfert des corps de sapeurs-pompiers municipaux en un corps départemental unique, toutes les réformes d’organisation afférentes, et la substitution progressive du département aux communes et intercommunalités dans le financement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Haute Vienne a été créé en application de cette loi. C’est un établissement public administratif départemental placé sous la double autorité du président de son conseil d’administration, responsable de la gestion administrative et financière du service, et du Préfet, responsable de la mise en œuvre opérationnelle de l’ensemble des moyens de secours en Haute Vienne.

1997

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

1998

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 3e rang à gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1999

écusson du SDIS 87

Dans le cadre de la départementalisation le transfert des personnels a été effectif le 1er janvier 1999. La commune doit mettre à disposition du service départemental, à titre gratuit, les locaux du centre d’incendie et de secours. La commune assure l’entretien courant des locaux ainsi que l’approvisionnement en carburant des véhicules. Les dépenses inhérentes sont remboursées par le SDIS sur la base d’un état trimestriel certifié par le Maire

En application de l’arrêté du 2 août 2001 définissant les nouveaux critères de classement des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), le SDIS de la Haute Vienne est classé en 4ème catégorie sur une échelle de un à cinq, la catégorie 1 classant les SDIS les plus importants.

Organigramme du SDIS 87

2000

Du fait de la tempête de la fin décembre 1999 l’activité des pompiers a connu une intense activité que l’on estime à 350 interventions.

A celles-ci s’ajoutent 316 interventions classiques : 96 accidents de voie publique dont 26 avec désincarcération, 97 prompt secours, 16 feux de broussaille, 16 feux de maison et bâtiments, 26 feux de cheminée,15 autres feux (véhicules) 39 interventions diverses (inondations, destruction d’insectes…) et 1 autres interventions.

Le sapeur de 1ère classe Jean Pierre GRATADE a reçu la médaille d’argent en témoignage de ses 20 ans d’activité. Le sergent Michel BONNET et le lieutenant Jean Pierre BOULESTEIX ont reçu la médaille d’or pour plus de 30 années d’activité passées au service de la population.

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 2e  au 3e rang à droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

2001

3 février 2001, hommage à Jean Pierre BOULESTEIX qui après 32 années passées au centre de Secours de Nexon dont 23 en tant que Chef de centre passe le relais à Bernard BOUTAUDON.

28 février 2001, tous les pompiers sont équipés de « B.I.P. ». La sirène ne sonnera donc plus. Toutefois elle doit rester en état de fonctionnement et un essai mensuel sera effectué, chaque premier dimanche du mois à 12 heures.

Le centre de secours a effectué 321 interventions en 2001, 288 sur son secteur et 33 renforts vers les centres voisins.

Stéphane DESROCHES a quitté le corps pour raison professionnelle et Jean Claude VALETTE pour jouir de sa retraite. Leur départ a été compensé par l’arrivée d’Arnaud CASSO, Florent DEFORGE et Julien PINTEAUX.

2002

Le Major Bernard Boutaudon ( au milieu du 1er rang) et Liliane Jamin, maire de Nexon avec les sapeurs-pompiers de Nexon

 

Les anciens se retrouvent. De G à D : Valette JC,  Debet R, Labethoule G, Roche G, L Jamin maire, Boulesteix JP, Penot R, Manhes A et Barnabet H.

Les 22 sapeurs-pompiers du centre ont effectué 288 interventions qui se décomposent ainsi : 193 secours aux asphyxiés et blessés, 23 secours routiers, 93 sorties du véhicule léger médicalisé, 52 fourgon pompe tonne, 21 camion-citerne feux de forêts, 33 camion d’interventions diverses.

Véronique RIBIERE et Murielle FAURIE ont intégré les rangs du centre de secours tandis que Thomas QUINTANE a suspendu son activité.

2003

2004

2005

Le major Bernard Boutaudon ( 1er à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

2006

Le bilan de l’année est de 457 interventions dont 139 sur la commune de Nexon, qui se décomposent ainsi :

  • Accidents de la voie publique, secours à personne : 289 sorties soit 6+4%
  • Secours routiers : 48 sorties soit 11%
  • Incendies (habitations, bâtiments, feu de véhicule…) 61 sorties soit 14%
  • Incendies (feu de forêt, broussailles…) 38 sorties soit 9%
  • Interventions diverses (épuisement, cave, dégagement voie publique…) 105 sorties soit 23%

Remarque : certaines sorties sont comptées dans plusieurs rubriques.

Le Centre compte un effectif de 25 sapeurs-pompiers et possède un parc de 6 véhicules : 1 ambulance, 1 véhicule de secours routiers, 1 fourgon incendie, 1 camion feux de forêts, 1 véhicule interventions diverses, 1 véhicule de commandement).

Au cours de l’année 3 nouvelles recrues ont intégré les rangs du centre de secours : Romain HOCHART, Didier MEYNIER, Aurélie BERNIER.

2007

Le major Bernard Boutaudon ( 2ème à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

En début d’année Cédric BLANCHARD rejoint le centre de secours.

2008

14 juin 2008, journée nationale des sapeurs pompiers

14 juin 2008, le docteur Colas est fait lieutenant colonel honoraire 

Le bilan de l’année est de 371 interventions : 62 incendies, 49 accidents de la circulation, 217 secours à personnes et 43 opérations diverses.

2009

2010

 L’adjudant Eric Buisson et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

Le bilan de l’année est de 352 sorties

2011

Liliane Jamin, entourée du conseil municipal, a retracé les événements de l’année écoulée en commençant son allocution par un coup de chapeau aux pompiers désormais placés sous la responsabilité de Grégory DEFORGE qui a succédé à Eric BUISSON. Elle a souligné l’activité importante du centre d’incendie et de secours de Nexon et salué l’initiative de l’organisation d’une journée « Portes ouvertes ».

2012

2013

2014

Zone d’intervention du Centre de Nexon

Bilan 2014, du Centre de secours de Nexon sur les 21 communes où il intervient :

138 sorties ont eu lieu sur la Commune de Nexon dont 74 pour des urgences à domicile. Sur l’ensemble de la zone on compte 428 sorties dont 78% sont effectuées pour des secours à victimes et seulement 15% pour des incendies.

2015

Le lieutenant Gregory Deforge (2e rang, 6e à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2016

Le lieutenant Gregory Deforge et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2017

2018  

Le lieutenant Gregory Deforge (en haut à droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

Les sociétés d’agriculture, des précurseurs des comices agricoles

En 1757, est créée la « Société d’agriculture, de commerce et des arts des États de Bretagne ». C’est la première société de ce genre en France. Il existait déjà des sociétés analogues en Europe, en particulier la Société de Dublin pour l’amélioration des Elevage, Agriculture et autres arts utiles (« Society for improvement of husbandry, agriculture and other useful arts ») créée en 1731, sans doute la première en Europe, et d’autres à Londres, Florence…

La Société de Bretagne bénéficia de la notoriété de Jean Claude Vincent de Gournay, un négociant malouin, devenu intendant du commerce en 1751. Fervent partisan de la liberté du commerce il est connu pour être le père de l’expression « laisser-faire et laisser passer », expression qu’il utilise en septembre 1753 dans la conclusion de ses réflexions sur la contrebande : « Ces deux mots, laisser faire et laisser passer, étant deux sources continuelles d’actions, seraient donc pour nous deux sources continuelles de richesses ».

Dès le milieu des années 1750 un nouveau courant de pensée, la Physiocratie, va redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse. Il est né des réflexions d’un brillant médecin, François Quesnay, anobli en 1752 par Louis XV pour avoir guéri le Dauphin de la petite vérole. Cet anoblissement le conduit à acquérir un domaine dans le Nivernais. Pour l’exploiter efficacement il lit tous les traités d’agriculture et procède à une analyse rationnelle de tous les procédés d’exploitation. Il compare le cout et les bénéfices qu’il aurait à utiliser des bœufs ou des chevaux, à mettre un fermier ou un métayer… Il publie les articles « Fermiers » (1756), « Grains » (1757), « Hommes » (1757) dans l’Encyclopédie de Diderot et Le Tableau économique en 1758. Sa notoriété est grande et il est entouré de véritables disciples, régnant en maitre sur ce que l’on appelle « la secte des économistes ». Parmi eux Turgot, maitre de requête au Parlement de Paris. Il a accompagné Gournay dans ses tournées à travers la France et il est séduit par les idées de Quesnay. Il est nommé en 1761 intendant de la généralité de Limoges ou il remplace M. de Pajot de Marcheval. Dès 1759 il avait réuni un groupe de propriétaires pour créer une institution ayant pour but d’améliorer les pratiques agricoles.

Le 22 août 1760, Trudaine, Directeur du Commerce et à ce titre gouverneur de l’ensemble des intendants, et Bertin, Contrôleur général des Finances, avaient invité les intendants à créer des Sociétés royales d’agriculture. Un arrêt du Conseil d’Etat du 12 mai 1761 donne à la Société de Limoges le statut de Société Royale d’Agriculture avec deux bureaux annexes l’un à Brive, l’autre à Angoulême. Elle est remplacée en 1801 par la Société d’agriculture, des sciences et des arts de la Haute-Vienne.

Sous Napoléon l’agriculture n’occupe pas une place de choix mais dans les années 1820 quelques propriétaires vont relancer l’intérêt pour ce secteur en portant leurs regards vers l’agriculture britannique et suggérant que l’on s’en inspire. Le duc Elie Decazes, ministre de l’intérieur de Louis XVIII, fait de ceux que le modèle britannique séduit.

Mais la renaissance des sociétés d’agriculture ne s’opère véritablement que dans les années 1830. Des concours de charrues sont organisés, les premières fermes modèles sont présentées…et les premiers comices agricoles ont lieu.

Les premiers comices agricoles.

Corinne Marache, maitre de conférences à l’université de Bordeaux et spécialiste du développement agricole de la Dordogne montre que dès les années 1820 ce département se dote de comices agricoles avec ceux fondé en 1824 à Lanouaille et en 1827 à Montagrier. L’initiateur de ce mouvement est le futur maréchal Bugeaud (né à Limoges le 15 octobre 1784, mort à paris le 10 juin 1849). Après une première partie de sa vie consacrée à la carrière militaire son soutien indéfectible à Napoléon le fait entrer en disgrâce avec la restauration. Il se consacrer alors à son domaine de la Durantie sur la commune de Lanouaille en Dordogne. Quand il a acquis la certitude d’avoir trouvé les meilleures méthodes pour exploiter les terres de son domaine il en fait profiter les autres agriculteurs au cours de réunions. C’est le premier comice agricole. Il continuera à œuvrer pour le développement d’une agriculture moderne et quand il sera élu député il prononcera à la Chambre, le 28 février 1832, un discours dans lequel il propose d’établir un comice agricole dans chaque canton

Mais, comme dans le reste du pays, le phénomène ne prend toute son ampleur que dans les années 1830. Un comice se crée pour les cantons de Limoges en 1834, suivi par Nieul la même année, puis Aixe en 1835, le Dorat, Saint Léonard… Ils sont 9 en 1870, 12 en 1880 et ce n’est qu’en 1910 qu’il y en a un dans chaque canton, parfois sous le nom de « syndicat d’élevage ».

Pendant tout le XIXème siècle, les comices agricoles se multiplient sur tout le territoire. Ils sont le reflet de la France rurale ouverte au progrès. On y met en avant les découvertes en agronomie, les nouveaux matériels, on récompense les agriculteurs qui innovent avec des prix et des médailles.  Dans le seconde moitié du XIXème siècle, les comices s’ouvrent à l’ensemble de la population et deviennent de véritables fêtes.

Dans son célèbre roman, Madame Bovary, publié en 1857, Flaubert dans la deuxième partie, chapitre 8 décrit l’ambiance des comices agricoles à Yonville. Rodolphe y retrouve Emma. Il écoute les discours, celui de M. Lieuvain, délégué par le Préfet, celui de M. Derozerays qui préside le comice. C’est un sujet classique au lycée de demander aux élèves de commenter ces discours.

La race bovine Limousine

Au début du XIXe siècle les bœufs ne pèsent pas lourd, 300 à 350 kg, et mesurent 1,5 mètre au garrot. Cela vient à la fois de la génétique mais aussi de la médiocrité des terres et donc de leur alimentation. De plus, le faible niveau de vie des paysans ne leur permet pas de nourrir des bêtes qui ne travailleraient pas, aussi tous les bovins participent aux travaux des champs. La race limousine est alors considérée comme une race de travail.

Avec la création du comice de Limoges, en 1834, la question de l’avenir de cette race va donner lieu à de nombreux débats. Que faut-il faire pour la rendre plus prospère ? Faut-il croiser la race limousine avec d’autres comme la charolaise, faut-il pratiquer une sélectionner rigoureuse des meilleurs bovins limousins, faut-il abandonner cette race régionale pour passer à une race plus nationale, voire internationale comme la durham ? Cette dernière option est défendue par ceux qui s’appuient sur l’arrivée du chemin de fer à Limoges en 1856, offrant ainsi les débouchés vers les grands marchés parisiens

L’opposition se fait en fait entre les agriculteurs qui privilégient l’élevage d’un animal pour le travail et ceux qui préfèrent un animal pour la boucherie. Mais pour développer l’élevage d’animaux de boucherie qu’il faut engraisser rapidement il faut développer parallèlement la production fourragère et donc passer aux prairies artificielles, employer beaucoup de chaux… D’un côté un système qui demande des capitaux, pratiqué par des propriétaires qui emploient des domestiques, de l’autre un système plus traditionnel ou les fermes sont exploitées par des métayers, une agriculture de bourgeois opposée à une agriculture de paysans.

L’économiste Frédéric Le Play qui a acheté en 1856 une propriété au Vigen dirigée par son fils Albert, jouera un grand rôle au sein de la société d’agriculture et prendra parti pour une agriculture de paysans. C’est également la position de M. Teisserenc de Bort, député, sénateur, plusieurs fois ministre de l’agriculture, présidant du comice du canton d’Ambazac et auteur en 1889 de la brochure « La vérité sur la race limousine »

Dès 1860 on constate que le choix a été fait de procéder à l’amélioration de la race limousine en sélectionnant les meilleurs taureaux afin de faire gagner du poids à chaque animal. Cela passe par l’amélioration de la qualité des prairies à la fois grâce aux engrais et à l’utilisation du trèfle. De 350 kg les bœufs passent à plus de 500kg. De race de travail la limousine devient une race de boucherie et ses représentant gagnent de plus en plus de prix dans les concours. La consécration arrive avec le prix d’honneur, toutes races confondues, obtenu en 1886 par le taureau d’Achille Caillaud au concours général de Paris et le grand prix d’honneur pour son troupeau, également toutes races confondues, obtenu par Charles de Léobardy en 1889.

Le couronnement de ces efforts sera la création du herd-book limousin en 1886, le second après celui de la nivernaise-charolaise créé en 1864. Après deux ans d’existence, 479 animaux sont inscrits. Ils sont 674 en 1890, 3.142 en 1897 et 6.416 en 1914. Pour faire la promotion de leurs animaux les propriétaires créent en 1893 le syndicat de la race bovine limousine. Les foires et les concours vont connaitre un développement continu jusqu’à la Première guerre mondiale.

Philippe Grandcoing et Raymond Julien, La belle Limousine, Culture et patrimoine en Limousin, coll. « Patrimoine en poche », 2004

Le Comice de Nexon

Camille Larcher a réuni une belle documentation sur le « Comice agricole du canton de Nexon » et a publié en 2006 une brochure « Mémoire du Comice de Nexon ».  Nous ne présenterons qu’un résumé de ce travail.

memoire du comice de nexon

Dans les délibérations du Conseil municipal on note que pour le 23 septembre 1860, jour de Fête et de Comice Agricole, il est voté une somme de 150 francs.  M. de Veyrinas et Frugier sont chargés d’en surveiller l’emploi. Et pourtant le comice de Nexon n’est pas encore créé puisque l’assemblée générale constitutive se réuni à la mairie de Nexon le 7 avril 1877. Plus de 100 personnes ont leur nom transcrit sur la liste des souscripteurs. On compte 52 personnes de Nexon, 23 de Janailhac, 10 de Saint Priest, 9 de la Meyze, 5 de saint Hilaire et 2 de Meilhac. Presque tous sont propriétaires, et parmi eux on trouve Ludovic Eyssartier, percepteur à Nexon, Jean Baptiste Fournier, instituteur à Nexon, Frank Limousin, curé à Janailhac ou Louis Gary, négociant à Lafarge.

Un bureau provisoire est composé de Messieurs Boutaud Lacombe, Léon Frugier et Ernest Morterol, tous de Nexon. Une fois les statuts adoptés il est procédé aux élections du bureau. Ont été élus :

Président : Boutaud Lacombe

Vice-Président : Armand de Nexon

Trésorier : Joseph Faure

Secrétaire : Michel Frugier

Membres : Léon Frugier, Alfred Demaison, Jean Baptiste Bonafy, Ludovic Guillaumaud, Jean de Bony, Antoine de Beaune, Joseph Bessoule, Eugène Cubertafond, Fernand Gizardin, Dazat Crouzaud, Pierre Lauzeille, Cyprien Frugier, David Lalleu, Maurice Duverger, Pierre Suidraud et Jean Baptiste Nicot.

22 septembre 187822 septembre 1878. verso jpg

Médaille d’argent du concours du 22 septembre 1878

1880 « Le Comice agricole de Nexon.

Le temps n’a pas favorisé hier cette fête qui s’annonçait, cependant, sous les meilleurs auspices. La pluie qui a commencé dès la pointe du jour a cessé un instant pendant la journée pour reprendre dans la soirée avec plus de force que jamais. Malgré tout, les exposants avaient tenu bon et le foirail était très amplement garni. Ainsi que dans les précédents concours, les génisses et les vaches se distinguaient par un remarquable ensemble de qualités. La mission au jury a été très longue et très laborieuse; nous avons même entendu former le souhait qu’à l’avenir le jury fonctionnât le matin, de façon à éviter aux animaux les inconvénients résultant d’une aussi longue station et à épargner au public les fatigues d’une attente que la température d hier rendait encore plus sensibles.

A trois heures, M. Baury. député, président, prenait place sur l’estrade dressée devant la mairie. Près de lui on remarquait M. Boutaud-Lacombe, président du comice ; M. Bonnet, maire de Nexon, conseiller général ; les membres du bureau du comice, M. de Beaune de Beaurle, souspréfet de Semur ; M. Fournier, intituteur à Nexon ; M. Roche, instituteur à BaintYrieix, et plusieurs de leurs collègues de l’arrondissement. Une partie de l’estrade était occupée par la Fanfare de Saint Yrieix, qui s’est fait entendre plusieurs fois pendant la distribution des prix. La séance étant ouverte, M. Boutaud-Lacombe a pris la parole en ces termes :

« Messieurs, » La première période triennale de l’existence de notre comice s’est écoulée d’une manière satisfaisante ; il est k désirer qu’il en soit ainsi de la seconde période qui commeuce aujourd’hui, et même que nos progrès agricoles, déjà très sensibles, s’accentuent davantage ; dans ce but, je viens faire un nouvel appel à l’intelligence et au bon vouloir des habitants de tout le canton. » La concurrence redoutable que les produits étrangers portent sur nos marchés, rend nos comices plus nécessaires que jamais ; ils constitue ut une arme dont il faut se servir pour lutter contre cet ennemi ; c’est défendre « Son pays que de s’y associer ». On a dit que notre Société agricole avait une nuance politique ; bien que le public n’ait pas partagé cette erreur, il est de mon devoir de déclarer qu’il n’en est rien ; ici, Messieurs, toutes les opinions s’effacent, tout le monde se tend la main, il n’y a que des Français aimant leur patrie et travaillant de leur mieux au bien de tous. »

Groupons-nous, chaque année, plus nombreux autour de cette heureuse institution ; que chacun, qu’il fasse ou non partie de ses membres, nous dise ses impressions, nous signale les améliorations qui peuvent y être faites, chaque observation sera discutée dans nos assemblées, et tout ce qui paraîtra bon sera adopté. » C’est le cri de l’intérêt public que je vous transmets, et j’ai la pleine confiance qu’il sera entendu et compris. » Que M. le député de l’arrondissement me permette de le remercier, au nom du comice, de ses largesses pour nos coucours, et surtout d’avoir bien voulu venir présider nos assises; merci s nos deux jurys, dont le dévouement tris précieux k notre agriculture ne se dément pas ;

Merci à la Fanfare de Saint-Yrieix pour avoir assisté à la distribution de vos prix; merci, enfin, à tous ceux qui nous entourent pour applaudir aux vainqueurs. » A la suite de ce discours, M. Frugier secrétaire, a donné lecture du rapport de M. Ernest Morterol sur la visite des cultures, puis il a proclamé la liste des prix. Le reste de la journée s’est passé gaiement en dépit de la pluie ; nos rustiques et solides paysans la redoutent moins que les gens de la ville. On s’est égayé de la course aux ânes, au jeu du lapin et devant la diseuse de bonne aventure qui, armée d’un long tube en fer blanc annonçait gravement l’avenir à l’oreille de ses clients ébahis. Le soir un bal a eu lieu dans la salle de la mairie.

Liste des prix.

Prix des cultures. — Prime d’honneur, médaille d’or, à M. Honoré Sazerat. 1er prix, médaille d’argent à M. Limousin, aux Places ; 2e, médaille d’argent, à Mlle. H. Cubertafon ; 3e, médaille d’argent, à M. Martial Faure ; 4e, médaille de bronze, M. Laurent Lelong. 30 fr., à Guillaume Desmaison, colon au Plantadis ; 25 fr., à Terrasse, colon aux Places ; 20 fr., à Portefaix, colon aux Landes; 20 fr., à Chabrier, colon au Mourier ; 20 fr., à Frugier, colon à Sazerat ; 15 fr. à Larcher, colon à Monbessier; 10 fr., à Charbonniéras, colon à Meilhac.

Prix aux propriétaires-cultivateurs. — ler prix, médaille d’argent, à M. Cubertafon, de Las Panicias ; 2e, médaille de bronze et 10 fr., à M. Picquet.

Prix aux ménagères. — 1er prix et 15 fr., à la femme Portefaix, aux Landes ; 2e et 10 fr. à Marie Desbordes, femme Desmaison, aux Plantadis ; 3e et 10 fr. à Marguerite Demignon, veuve Tricard, au Mourier.

Taureaux. — 1er prix, 50 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2°, 40 fr., à M. Cubertafon, à Pœnissias ; 3e, 30 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Vaches suitées. — ler prix, 45 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2e , 35 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 3e , 25 fr., à Léonard Bazaire, colon de M. Faure, à La Plaine; 4e, 20 fr., à Léonard Duverneix, colon de M. Roche, à Plaud.

Vaches pleines. — 1er prix, 45 fr., à M. Pierre Desplanches, propriétaire, à Viallette; 2e, 35 fr., à Christophe Peynichon, colon de M. de Veyrinas, à Veyrinas ; 3e, 25 fr., à Léonard Duverneix, colon de M. de Veyrinas, à Veyrinas; 4e, 20 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys.

Génisses de 16 mois à 2 ans. — 1er prix, 30 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 2e, 25 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 3e, 15 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 4e, 10 fr., à Léonard Bazaire, colon de M. Faure, à La Plaine.

Génisses de 8 à 16 mois. — 1er prix, 30 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 2e, 25 fr., à Jean Nicolas, colon de M. de Beaune de Beaurie à Chapelle ; 3e , 15 fr., à M. Martini Bragard, à La Plaine ; 4e, 10 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Veaux Âgés de moins d’un an. — 1er prix, une médaille d’argent et 35 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2′, 35 fr., à M. Arsène Olivier, au Pay ; 3e, 25 fr., à M. Martial Bragard, à La Plaine ; 4e. 20 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Prix d’ensemble. — Une médaille de vermeil et 35 fr., à Guillaume Desmaisons, colon de M. Sazerat, aux Plantadys; 25 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy ; 15 fr., à François Limousin, pour sa truie; 10 fr., à Guillaume Desmaisons, colon de M. Sazerat, aux Plantadys.

Verrats. — 1er prix, 45 fr., à M. Louis Jouhaud, à Rilhac; 2e, 30 fr., à Léonard Barrière, colon de M. Beaurie, à Teulet.

Truies pleines et suitées. — 1er prix, 30 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2e, 25 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 3e, 15 fr., à Laplaud, colon de M. Tarrade, à La Plaine.

Brebis. — 1er prix, 35 fr., à M. Coste, à Lafarge ; 2e, 25 fr., à Guillaume Frugier, colon de M. Lelong, à Sazerat.

Aux vieux serviteurs. — 1er prix, médaille d’argent et 10 fr. à Léonard Nicolas, domestique chez Mme veuve Halary, à Bellevue ; 2e, médaille d’argent et 10 fr. au ménage Larcher, domestiques chez M. Duverger, a Meilhac ; 3e. 15 fr., à veuve Romanet, domestique chez Mme Veuve Halary, à Bellevue ; 4e, 10 fr., à Pierre Desvalois, domestique chez M. de Nexon; 5e, 5 fr., à François Auxeméry, chez M. Guillaumaud, à Puycheny ; 6e, 5 fr., à Jean Jarry, domestique chez M. Bonnafy, à Betour.

Labourage. — 1er prix, 20 fr,, à Pierre Duverneix, colon de M. de Nexon, à La Seine ; 2e, 15 fr., Pierre Desmaisons, colon de Mme Roche, à Plaud ; 3e, 15 fr., à Martial Truchassou, colon de M. de Nexon, à La Seine ; 4e, 10 fr. à Pierre Villoutreix, colon de M. Bragard, à Baillaut ; 5e, 5 fr., à Martial Duverneix, colon de M. de Nexon, à La Seine; 6e, 5 fr., à Cosma Penot, colon de M. Beaudemoulin, à Lajoussannie.

Instruments agricoles. — Ier prix, médaille d’argent et 10 fr.,à Pierre Peyrat, de Nexon ; 2e, médaille d’argent et 5 fr., à Paul Desmaison, de Nexon. Horticulture. — Rappel de 1er prix hors concours, Elie Frugier, jardinier chez M. de Nexon; 2e prix, une médaille d’argent, Tampetit Desmaison, jardinier chez M. Sazerat ; 3e, une médaille d’argent, à pierre Desvalois, jardinier chez M. de Nexon.

Animaux de basse-cour. — 1er prix, médaille d’argent, à Cadette Desmaison, jardinière chez M. Sazerat, au Plantady ; 2e, médaille d’argent, à François Limousin, chez M. de Nexon . ( Le Courrier du Centre  21 septembre 1880)

Le premier concours dont les archives possèdent des traces a eu lieu en 1884. Trois médailles d’or ont été décernées à Jean Duverneix de Plaud, Guillaume Fruitier de Sazerat et Martial Barry aux Landes.

Un concours a lieu en 1885. Voici le discours prononcé, par M. Boutaud-Lacombe, maire, à cette occasion:

« Messieurs,

Un rapport publié récemment et adressé au ministre par M. Borral, sur l’agriculture dans la Haute-Vienne, dit que notre département est l’un des plus favorisés de France, sous le rapport des prairies.

Cette haute appréciation, qui est aussi celle d’autres personnes très compétentes, semble nous dévoiler un devoir à remplir. Puisque la nature de notre sol et les sources qui s’y trouvent nous favorisent, pourquoi ne profiterions-nous pas de cet avantage et n’en ferions-nous pas profiter nos concitoyens.

Il a été créé, depuis quelques années, bien des prairies dans le canton ; mais il peut s’en faire beaucoup plus, et nous devons y travailler activement jusqu’à complète réalisation; la société est en droit do le réclamer, et chacun de nous lui doit le tribut de ce qu’il peut faire d’utile ; nous y avons-nous même un intérêt personnel que nous ne pouvons pas négliger : en augmentant nos prairies, nous augmenterons les produits de nos excellentes races de bétail et nos engrais, et si nous diminuons l’étendue de nos terres, elles seront mieux fumées et produiront relativement davantage. Les départements moins heureux que le nôtre, qui ne peuvent produire que du grain, nous fourniront celui qui pourra nous manquer et nous leur enverrons le bétail qui leur est nécessaire ; c’est là le véritable libre-échange qui convient à l’agriculture française.

Vous savez que la différence du prix de ces deux choses de première nécessité, comme la différence des frais qu’occasionne leur production, est entièrement à notre profit. Tout propriétaire se doit à ce changement, c’est un moyen d’augmenter sa fortune et le bien-être de tous.

Il arrive souvent que celui qui devrait faire ces améliorations recule devant la dépense qu’elles occasionnent et qu’il n’a pas toujours l’argent qui y serait nécessaire, mais, dût-il l’emprunter, que son intérêt, bien entendu, lui commanderait de le faire.

Sa dette le disposerait à l’économie et s’éteindrait graduellement au moyen des bénéfices qu’il ferait sui les foins de ses « nouvelles prairies, bénéfices élevés, si on les compare aux produits de son terrain cultivé en seigle ou froment, diminués des frais de la main-d’œuvre qui les absorbe presque en entier. Après quelques années d’amortissement, il posséderait, libre de son emprunt, des prairies dont la valeur serait au moins triple de celle qu’avait sa terre.

Les prairies naturelles n’excluront pas les prairies artificielles et il faut reconnaître que le canton de Nexon a compris leur utilité ; on en fait déjà beaucoup et leur nombre ne peut que s’augmenter considérablement dans un avenir très prochain.

Il ne suffit pas d’avoir des prairies, il faut les Soigner, les entretenir, et par suite lies bien fumer ; invitons les cultivateurs qui vendent une grande partie des pailles qu’ils récoltent, à comprendre que toutes ces pailles ont leur place marquée dans leurs étables pour faire des engrais destinés à améliorer le sol et non ailleurs.

Vous serez heureux d’apprendre que désormais il vous sera facile d’acheter à bon compte et d’une qualité assurée toutes les matières premières nécessaires à l’agriculture ; il s’est formé à Limoges, pour tout le département, un syndicat qui a pour but de procurer ces matières et d’éclairer sur le choix de celles qui sont appropriées à chaque nature du terrain. Ceux d’entre vous qui voudront user des précieux avantages qu’offre cette société, pourront prendre connaissance de ses statuts, ils sont déposés au secrétariat du comice et le bureau de ce comice est à votre disposition si vous le croyez utile, pour vous mettre en rapport avec ce syndicat.

Personne ne sera surpris d’apprendre que M. Boury nous continuera le don généreux qu’il nous a toujours fait de notre plus belle médaille, chacun de vous sait qu’il favorisait l’agriculture non seulement de ses conseils, mais encore de son exemple et de sa bourse, qu’il reçoive les plus vifs remerciements du comice.

Merci aussi aux membres du jury qui nous ont fait connaître les plus méritants du concours, leur dévouement à notre cause agricole ne se dément pas.

Merci encore à l’excellente fanfare de St-Yrieix qui nous assiste. » (Le Courrier du Centre 1885/09/23)

En 1889 Ernest Morterol est élu Président, Baptiste Bonnet vice-président, Léonce Gizardin secrétaire et Alfred Demaison trésorier. Les membres du comité passent de 16 à 6.

En 1891 la Fête Patronale et le Comice Agricole se déroulent en même temps.

Voici le compte rendu publié dans le Courrier du Centre: « Hier ont eu lieu la fête patronale de Nexon et le comice agricole du canton. Favorisée par un temps magnifique, la fête était splendide et une affluence considérable de personnes s’y était donné rendez-vous ; aussi les hôtels et cafés ont-ils faits de bonnes recettes.

Les jeux de toutes sortes, cirques, manèges de chevaux de bois, tirs, loteries, etc., n’ont cessé d’être occupés toute la journée et une partie de la nuit. Un magnifique feu d’artifice a été tiré sur la place de la Mairie par M. Delaty, ferblantier à Nexon qui s’est fort bien acquitté de ses fonctions d’artificier. Une illumination bien préparée a été légèrement dérangée par la pluie qui cependant n’a pas empêché l’exécution d’une superbe retraite aux flambeaux par la jeune fanfare de Nexon. Enfin de nombreux bals ont duré jusqu’au jour.

Le champ de foire était abondamment pourvu de beau bétail. L’exposition des fruits, légumes et conserves était aussi remarquable. Nous y avons particulièrement admiré les collections horticoles exposées par Mme veuve de Boys, de MM. Gabriel Thomas et de Bony, ainsi que les conserves et les beaux fruits de M. Pranet.

A trois heures de l’après-midi a eu lieu la distribution des récompenses. Sur l’estrade ont pris place MM. Morterol, président ; de Nexon, maire ; Mandon, juge de paix ; le bureau du comice, MM. les experts et les notabilités. M. Morterol, président, a ouvert la séance et a prononcé un discours qui a été très applaudi. Nous regrettons de ne pouvoir le reproduire.

Voici la liste des lauréats du comice ;

Agriculture

Récompenses accordées aux propriétés en 1891.

Grand prix d’honneur, médaille d’or, M. Henri Bragard, pour sa réserve de Villeneuve, et 40 fr. au sieur Louis Léonard, son maître valet ; 1er prix, médaille-de vermeil, à M. Henri Bragard, pour son petit domaine de Baillant, et 40 fr. à Jean Faye, son métayer.

Rappel de médaille de vermeil et 10 fr. au-sieur Faucher, métayer du domaine de Lavaud ; 2e prix, médaille d’argent, à M. le marquis de Bony, pour son domaine de Caches-Nid, et 20 fr. à Jean Longequeue, son colon ; 3e, médaille d’argent, à H. Dumas, pour son domaine de Charreneuve, et 10 fr. au sieur Rabot, son métayer ; 4e, 10 fr. à Jean Faye, colon de Mme du Boys, à Varnet ; 5e, 10 fr. à Léonard Marquet, colon de la même.

Domaine Hors concours

Médaille d’argent grand module offerte par la société des agriculteurs de France et 10 francs à Jacques Charreix, colon à La Pouce ; 10 fr. à Desroche, métayer du grand domaine de Baillant ; médaille de bronze offerte par la société des agriculteurs de France i M. La porte, pour sa réserve de la Roche l’Abeille, et 10 francs à son maître valet Jean Vanteau.

Prix des ménagères. — 1er prix, médaille d’argent, à la femme de Louis Léonard, de Villeneuve ; 2e, médaille d’argent, à la femme de Pierre Rabot, de Charreneuve.

Concours d’animaux. — Taureaux ayant obtenu la prime cantonale. — 1er prix, 30, à M. Gabriel Thomas, à Ribière ; 2e, 20 fr. ; à M. Frugier, à Saint Priest, colon Laplaud,

Veaux âgés de plus d’un an. – 1er prix, 40 fr., à M, Bonnafy, à Betour, colon Deschamps ; 2e, 30 fr., à M. de Nexon, aux Landes, colon Brunerie ; 3e, 10 fr., à M. de Bonny, au château de Lavergne (réserve).

1ère Section — Vaches pleines ou suitées. — 1er prix, 30 fr., à Mme veuve Sazerat, au Plantadis (réserve) ; 2e, 26 fr., à Mme veuve Sazerat, colon Desmaisons : 3e, 15 fr. à Mallefond, colon aux Primes. 4e, 10 fr., à Mme veuve Du Boys, à Varnet, colon Faye ; 5e, 10 fr., à M. Beaudemoulin, à la Josonnier.

Génisses âgées de trente mois. — 1er prix. 25 fr., à M. Beaudemoulin, colon Château ; 2e, 10 fr., à M. de Bony, domaine des Trois-Hommes, colon Nicot ; 3e, 15 fr, à M. Michelet, colon Narbonne ; 4e, 10 fr., à M. de Nexon, réserve.

Génisses de six à seize mois. — 1er prix, 15 fr., à M. Mallefond, aux Primes; 2e, 10 fr., à M. Morterol, an Courdein, réserve ; 3e, 15 fr., à M. Beaudemoulin, colon Chatard ; 4e, 10 fr., à M. de Bony, colon Malissain.

Veaux de 6 mois à us an. —1er prix, 10 fr. à Mathieu, à Pontinont de Meilhac.

Prix d’ensemble. — 2e sections. — Rappel de 1er prix, n° 16, M. Morterol, au Courdein, colon Desbordes.

Vaches pleines ou suitées. — 1er prix, [30 fr.; à Auguste de Nexon, aux Biez, colon Laurent ; 2e, 10 fr., au même et même colon ; 3e, 20 fr., à M. Gabriel Thomas, domaine de Chez-Nardy, colon Degoutiéras.

Génisses au-dessus de 30 mois. — 1er prix. 15 fr, à M. Bragard, réserve de Villeneuve ; 2e, 10 fr., à M. Bessoule, domaine de Pluvier, colon Calet.

2* Section. — Génisses de 6 à 16 mois. — 1er prix, 25 fr., à M. Henri Bragard, pour sa réserve de Villeneuve.

Veaux âgés de 6 mois à 1 an. — 1er prix, 10 fr., à M. Auguste de Nexon au Biez, colon Laurent ;2e, 15 fr., à M. Bessoule, colon Calet.

Prix d’ensemble 1ere section, – 1er prix, 20 fr. à M. Mallefond aux Prunes ; 2e 18 fr. à M. Desçhamp, colon à Betoure, pour le plus bel animal de la section. Une médaille de bronze à M. Bonnafy à Betours, colon Deschamps.

Prix d’ensemble. — 2e section. — 1er prix 20 fr. à M. Morterol, domaine du Mas Pellisson, colon Desbordes, pour le plus bel animal de la section

Verrats. — 1er prix, 30 fr., à M. Chassagnes à l’Hôpital ; le, 20 fr., à M. Baury aux Pargues,  Colon Barrière.

Truies pleines ou suitées. — 1er prix, 30 fr. à M. Henri Bragard, à Villeneuve ; 2e, 10 fr., à M. Combrouze, au Boucheron ; 3e. 15 fr., à M. Gabriel Thomas, à la Ribière (réserve).

Espèce ovine

Brebis. -1er prix, 10 fr., à Mme veuve Sazerat, colon Demaison; 2e, 15fr., à M. Beaudemoulin, colon Château.

Instruments agricoles. —1er prix, 10 fr., à M. Pierre Peyrat à Nexon ; 2e, médaille d’argent à M. Perrier de Nexon

Horticulture. – 1er prix, 15 fr., à Mme veuve de Boys, jardinier Bonnet ; 2e, 10 fr., à M. de Bony, à Saint-Priest (réserve).

Prix supplémentaire : Médaille d’argent. — MM. Prunet et Frugier, à Nexon.

Animaux de basse-cour : Médaille d’argent à Mme veuve de Boys, de Varnet.

Vieux serviteurs : 5 francs à Anne Mathieu, servante chez M. Boutaud-Lacombe.

Concours de labourage

1er prix, 30 fr., à Latouille, colon de M. Thomas au Brouilhet ; le, 15 fr., à Bonneau, colon à Lapouge ;  3e, 15 fr., à Boyer, colon à Sélive; 4e. 10 fr . à Mallemauvais, colon à Betours.

Prix de défoncement : 10 fr. et une médaille d’argent, à Pécout, aux Trois-Hommes.

Aujourd’hui, 21, ont eu lieu les jeux annoncés au programme et tout s’est terminé dans d’excellentes conditions grâce à l’habile direction de MM. les administrateurs qui ont fait preuve d’un réel dévouement.

Nous devons adresser, en terminant, nos plus chaleureuses et sincères félicitations à la jeune fanfare de Nexon qui, sons l’habile direction de M. Denard, a largement contribué à rehausser l’éclat de cette charmante fête. (Le Courrier du Centre 1891/09/23)

 

En 1892 c’est Jean de Bony qui est élu Président. Au concours d’animaux vient s’ajouter un concours de labourage et un prix pour le meilleur forgeron ayant apporté une amélioration à un instrument ou une machine.

A l’occasion de leur assemblée générale de janvier 1893 les membres, moins nombreux qu’à la création puisqu’ils ne sont plus qu’une petite soixantaine, adressent un vœu au Ministre de l’agriculture pour qu’il défende devant la Chambre le maintien des tarifs douaniers. En effet un vaste mouvement libre échangiste s’est développé à partir du milieu du XIXe siècle. Il est né au Royaume Unis avec l’abolition des « corn laws », les droits de douane sur les importations, en 1846. En 1860 Napoléon III signe le traité de Commerce franco-britannique qui fait entrer la France, contre l’avis des députés, dans le monde du libre-échange. Mais dans le monde agricole les échanges extérieurs sont faibles par rapport à la production. Les choses changent lorsque les Etats-Unis et la Russie exportent des quantités importantes de blé vers l’Europe. A partir de 1879 les prix agricoles s’effondrent. Pour faire face à la crise la France adopte, dès 1881, une politique protectionniste.

A cette époque, comme aujourd’hui l’agriculture est coupée en deux : d’un côté les céréaliers qui souhaitent un prix élevé pour le blé, de l’autre les éleveurs plus soucieux du coût de l’alimentation des animaux. La politique agricole de l’époque a été incarnée par Jules Méline, un des plus célèbres Ministres de l’agriculture.

Le Ministère soutien les concours agricoles par des subventions. En 1895 celle ci est de 450 francs ( soit plus de 1800 € en 2016). Cette somme est indiquée sur le programme ainsi que les médailles, en or et en vermeille qu’il offre et qui sont remises respectivement par M. Lavertujon, député,  et  M. Teisserenc de Bort , sénateur.

programme 1895

Programme du 22 septembre 1895

On constate qu’à coté du concours d’animaux, bovins, porcins et ovins, un concours de labourage est organisé . ( Aujourd’hui on parle plus facile de concours de labour mais les deux expressions sont correctes)

En 1898 le bureau décide de baisser le montant des cotisations pour les petits propriétaires. Fixée à 10 francs depuis la création du Comice, la cotisation est inchangée pour les propriétaires possédant plus de 10 hectares, par contre elle n’est que de 5 francs pour les autres.  Le bureau décide également de la création d’un concours de printemps destiné à la seule présentation d’animaux. La date en est fixée au lundi de pâques le couplant ainsi avec la fête patronale. Une troisième décision marque un changement dans la pratique des concours : la mise en place d’un concours de labourage.  Il est prévu le 11 septembre à saint Priest Ligoure. Le premier prix a été remporté par Martial Pauliat.

Au début de l’année 1900 des ennuis de santé éloignent M. de Bony de l’association dont il démissionne. Le trésorier en encaissé 62 cotisations.

comice agricole 1902 versocomice agricole 1902 recto

 Une médaille du comice de 1902

Pour l’année 1903, le Comité est présidé par M. Morterol. Les archives détiennent les comptes détailles. Les recettes s’élèvent à 2376 francs (équivalent en pouvoir d’achat à 9192 euros de 2015).

Elles proviennent de :

  • Reliquat de 1902 : 326
  • Département : 400
  • Etat : 1050
  • Cotisations : 600

Les dépenses s’élèvent à 1619,80 francs laissant apparaître un bénéfice substantiel de 726,2 francs.

Les dépenses sont ainsi réparties :

  • Courrier et enveloppes :7
  • Tambour de ville et affiches : 2,30
  • Abonnement Race limousine : 20,70
  • Abonnement Syndicat des Agriculteurs : 20,70
  • Déjeuners chez Lauzeille : 84
  • Déjeuners chez boucher à Meilhac : 21
  • Primes : 20
  • Recouvrement des cotisations : 14,10
  • Timbres de vœux : 1
  • 1/5 des cotisations à la Mairie : 120
  • Plaques payées à Delaty : 66,60
  • Médailles payées à Desplanches : 58,20
  • Rousseau entrepreneur : 18

Dans le palmarès de cette année 1903 on note que des prix ont été remis pour les porcs d’espèce limousine et pour les brebis. Le concours de labours dans la catégorie jeunes est remporté par Louis Meau de la senne et dans la catégorie Hommes par Jean Jouhaud du Jalinier.

Des médailles sont remises aux « Vieux serviteurs, Métayers et ménagères ».

L’assemblée du 21 janvier 1910 abandonne le nom de Comice et le remplace par Syndicat d’élevage du canton de Nexon. Cette année les récoltes ont été mauvaises du fait du mauvais temps, en particulier des inondations. Le Syndicat demande que des dégrèvements fiscaux soient accordés aux plus défavorisés.

L’activité de l’association, interrompue pendant la guerre, reprend en 1919 avec un concours organisé en septembre. Cette même année a vu la création d’un syndicat professionnel agricole affilié à l’Union fédérale des agriculteurs limousins (U.F.A.L.).

En 1928 une caisse d’assurance mutuelle agricole est créé pour faire face à la mortalité du bétail.

concours 1929

Le 2ème prix d’ensemble du concours du 14 avril 1929

Les agriculteurs portent une cravate et on revêtu la blouse bleue, lo blaudo.

Le 13 avril 1936 les statuts sont modifiés. Le bureau est ainsi constitué :

Président : P. Bouteau-Lacombe

Vice-Président : M. de Nexon

Secrétaire : J. Laspougeas

Membres : R. Bonnet, S. Rebeyrol, L. Pradeau.

Sur la période 1936- 1958 les archives municipales sont pauvres en documents mais on trouve les comptes rendus dans la presse locale.

Une note de la préfecture du 25 mai 1938 suspend les rassemblements d’animaux en raison d’une épizootie de fièvre aphteuse.

1943 : « Comice agricole. — Palmarès du concours du 19 septembre 1943

— Veaux âgés de moins de 15 mois inscrits au herd­book : 1er prix, 100 fr., M. Frugier, à Bostrichard ; 2e prix, 70 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 3e prix, 50 fr., M. Basset, à Janailhac ; 4e prix, 50 fr., M Ménicot, à Nexon. 5e prix. 50 fr., M. Rabaud, à Galiford ; 6e prix, 50 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 7e prix, 50 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 8e prix, 50 fr., M. Cacoye à Frontonin ; 9e prix, 50 fr., M. Lacorre, au Brouillet ; 10° prix, 50 fr., M. de Nexon, réserve ; 11e prix, sans argent, M. Basset, précité ; 12e prix, 50 fr., M. Clermonteil, colon de M. Lelong Eugène à Nexon ; 13e prix, sans argent, M. Rabaud, précité.

Veaux âgés de moins de 15 mois non-inscrits : 2e prix, 60 francs, M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive.

Génisses de six mois à un an. — 1er prix, 80 francs, M. Lelong Eugène, à Nexon ; 2e prix, 60 fr., M. Rabaud, à Galiford ; 3e prix, sans argent, M. Lelong, précité ; 4e prix, 50 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive.

Génisses au-dessus d’un an et ayant toutes leurs dents de lait : 1er prix, 100 francs, M Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 2e prix, 60 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon.

Fortes, génisses, — 1er prix, 200 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 2e prix, sans argent, M. Massy, précité ; 3e. prix. 150 fr., M Lelong Eugène, à Nexon ; 4e prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 5e prix, 100 fr., M. Gizardin, colon de M. Malary, à Bellevue.

Vaches suitées. — 1er prix, 200 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 2e prix, 150 fr., M, Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 3e prix, 150 fr., M Rabaud, à Galiford ; 4e prix, 100 fr., M Lelong Eugène, à Nexon ; 5e prix, sans argent. M. Penot et de Nexon, précités ; 6e prix, 100 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 7e prix, sans argent, M. Massy et Mme Laspougeas, précités ; 8e prix, sans argent, M. Rabaud, précité.

Vaches pleines — 1er prix, 150 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon à la Grange ; 2e prix, 100 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 3e prix, 80 fr., M Lelong Eugène, à Nexon; 4e prix, 50 fr., M Furelaud, aux Réserves ; 5e prix, 50 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 6e prix, 50 francs, M. Rabaud, à Galiford ; 7e prix, 50 francs, Mme Denis, au Plantadis ; 8e prix, sans argent, M. Rabaud, précité ; 9e prix, sans argent, M. Lelong, précité ; 10e prix, 50 fr., M. Limousin, colon de M. Grassin, à Champagnac ; 11e prix, 10 fr., M. Lacorre, au Brouillet ; 12e prix, sans argent, ­M. Penot, précité ; 13e prix, sans argent, M. Massy, précité.

Taureaux. — 1er prix, 250 fr., M. Beyrand, colon de M. Tarrade, au Mas ; 2e prix, 200 fr., M. Gizardin, colon de M. Massy à Bellevue ; 3e prix, 150 fr., M. Limousin, colon de M. Grassin, à Champagnac ; 4e prix, 100 fr., M. Massy colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 5e prix, 80 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 6e prix, 80 fr., M. Villars, aux Martigues, commune de Rilhac.

Prix d’ensemble. — 1er prix, médaille de vermeil et 150 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 2e prix, médaille de bronze et 100 fr., M. Penot colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 3e prix, 80 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 4e prix, 80 fr., M. Rabaud, à Galiford.

Prix d’honneur. — Mâle : M. Beyrand colon de M. Tarrade, au Mas.

Femelle : M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange

Brebis. — 1er prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange.

Béliers. — 1er prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 2e prix, 80 fr., M. Mourier, colon.de M. de Nexon, à Chantelauve. » (Le Populaire du Centre 22 septembre 1943)

 

Après la guerre l’association reprend ses activités sous la présidence de Georges de Nexon et de Jean Nouhaud comme secrétaire. Les concours sont organisés chaque année dans une commune différente : Nexon en 1956, La Meyze en 1957, Nexon en 1958.

Le concours de l’année 1958 se déroule les 20 et 21 septembre. Il réunit un grand nombre de participants, tant du côté des agriculteurs que du côté des marchands de machines agricoles. En effet la motorisation du travail est en marche, chaque agriculteur va chercher à acheter un tracteur.

En 1959 le concours a lieu à La Meyze et à Nexon en 1960.

En 1961 le concours a lieu à Janailhac, couplé avec le concours départemental puis à Saint Priest Ligoure en 1962. Le concours se déroule ensuite à Nexon jusqu’en 1968.

Le 2 février 1963 l’assemblée générale élit un nouveau bureau :

Président : Jean Marie Garraud notaire à Nexon

Vice-Présidents : Pierre Rabaud, La Meyze ; Pierre Penot

Secrétaire : Jean Nouhaud

Membres : A. Mariaud, G. Debrégeas, J. Pacherie, J. Mousnier, M. Duverneix, A. de Reilhac, J. Dugoua, J. Massy.

1963 mairie et foirail1963 foirail vers poste

Le foirail en avril 1963, côté marie et côté poste

1963 foirail

Les taureaux en 1963 ne ressemblent plus à ceux des années 1860!

1963 jeunes

Les jeunes qui ont concouru pour le prix du meilleur jeune juge

Le 17 janvier 1967, lors de son assemblée générale les membres, devant la diminution du nombre des éleveurs du canton aux concours souhaitent un regroupement avec un autre comice. Celui d’Aixe sur Vienne a la préférence de la majorité. Le président Garraud et le président Souppat d’Aixe s’étant mis d’accord une réunion extraordinaire des deux bureaux à Nexon le 25 juin 1967. Il est convenu :

  • Le maintien de chaque comice avec son organisation propre.
  • Une entente entre les deux comices pour l’organisation du concours inter cantonal.
  • Un tirage au sort pour l’organisation du premier concours.

Le tirage au sort désigne Nexon et c’est ainsi que le dimanche 24 mars 1968 a lieu le premier concours inter cantonal Aixe – Nexon, une première dans le département.

Concours 1968

Le foirail le jour du concours de 1968

L’habillement a changé, fini la cravate et la blouse…

Le centenaire du Comice.

concours 1978

Le programme du centenaire

Il est fêté le 1er avril 1978 à Nexon. Un grand nombre d’agriculteurs ont revêtu la blouse traditionnelle, le groupe de l’Ecolo dau Barbichet fait résonner le son des chabrettes et des accordéons.

1er avril 1978 le barbichet

L’Ecolo dau Barbichet en pleine représentation

Les stands regorgent des spécialités limousines, une exposition de matériel fait côtoyer la charrue de 1750 avec la batteuse…

Plus de 200 animaux sont présents,

1er avril 1978 le champ de foire et le bétail

1er avril 1978 la foule

La foule se presse, nombreuse, pour voir les plus beaux spécimen

Un concours de jugement est organisé pour les jeunes..

1er avril 1978 le maire et le president

Les jeunes « juges » entourés par le président J.M. Garraud et le maire, R. Rebiere.

1970 le president

Le préfet Olivier Philippe entouré de J.M. Garraud, président du Comice, du président de Herd Book, et de Maurice Deschamps, maire de saint Maurice les Brousses. Au second plan, Pierre Rabaud, Maire de La Meyze et René Rebiere, maire de Nexon.

Le  préfet Olivier Philip honorait de sa présence cette manifestation et remettait la médaille du mérite agricole à Messieurs Aimé Célerier, Robert Lacore, André Mariaud et Pierre Villeneuve.

Le Comité en 1980 :

Président : Jean Marie Garraud notaire à Nexon

Vice-Présidents : Pierre Rabaud, La Meyze ; Camille Larcher, Nexon

Secrétaires : MM. Lacorre, Nexon et Pacherie, Janailhac.

Membres délégués :

Nexon : Mariaud, Delomenie, Dupuydenus

La Meyze : Blancher

Janailhac : Buxeraud

Meilhac : Jean Mousnier, Desbordes

Saint Hilaire les Places : Dugoua, Arragon, J.P. Defaye

Saint Priest Ligoure : de Reilhac, Villeneuve

La Roche l’Abeille : Duverneilh

Saint Maurice les Brousses : Faucher

Rilhac Lastour : Massaloux, Boniface.

Les concours des deux comices d’Aixe et de Nexon ont continué leurs activités. Nexon a reçu le comice le samedi 22 mars 1980, le samedi 20 mars 1982, le samedi 17 mars 1984…jusqu’au samedi 14 mars 1992.

D’un commun accord chacun reprend son autonomie. Les concours ont eu lieu jusqu’en 1998 puis ils ont disparu pour laisser la place à des présentations ponctuelles d’animaux.

En près de 120 ans d’existence le comice a connu une très grande stabilité dans sa gouvernance puisque seulement 5 présidents ont exercé ce mandat , Messieurs Boutaud-Lacombe,  de Bony, Tarrade, de Nexon et Garraud.

Le monde rural a changé. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. Le coût en temps et en argent des différentes manifestations est élevé. Il reste le salon de l’agriculture à Paris pour que la race bovine limousine puisse présenter à un nombre de plus en plus grand de spectateurs ses plus beaux spécimens.

salon agriculture 2016

Les champions du concours 2016 de la race limousine au Salon de l’agriculture 2016

A gauche Hippy chez Emmanuel Zerger a Dinsac, à droite garniture du GAEC Camus à Arnac la Poste

 I- L’Union Sportive Nexonnaise et le rugby.

Le premier sport collectif pratiqué à Nexon a été le rugby, tout de suite après la fin de la première guerre mondiale. On parlait à l’époque de Football-rugby et de Football-Association, c’est à dire notre football actuel.

On trouve dans le Populaire, au mois d’avril 1919, le compte rendu de matchs de rugby disputés par les Hirondelles de Nexon.

Match contre l’Education Physique de Limoges . Le Populaire 4 avril 1919

Match contre l’Amicale Sportive . Le Populaire 19 avril 1919

L’association l’Hirondelle Sportive Nexonnaise a été fondée le 12 septembre 1920 (paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Les matchs se disputaient sur un terrain qui n’était en fait qu’un près, aux Garennes. Ce près était la propriété de la famille de Nexon. Puis le terrain a été déplacé sur la route des Vanneaux, à la Seyne. Les déplacements s’effectuaient en train ou en cars, parfois en camionnettes les joueurs étant assis sur des bancs. Quand ils prenaient le train les joueurs de Nexon descendaient à la gare à pied et inversement les visiteurs montaient au terrain à pied, ce qui constituait un bon échauffement.

La lecture du Populaire m’a permis de retrouver un certain nombre de matchs disputé par le club de rugby, quelques noms de joueurs sont cités, rarement. Quant aux dirigeants je n’ai rien trouvé avant les années 1930. Albert Adam a été président pendant les années 1930.  Le joueur le plus souvent cité est F. Laplaud. Il était capitaine ainsi que Gibeau.

M. Colmar m’a transmis cette photo des Hirondelles mais elle ne comporte pas de date. Si quelqu’un peut me renseigner ce sera un grand plaisir.

106 - SPO - Hirondelle Sportive - football (photo Blanchon) - Photothèque Paul Colmar

Saison 1920-1921

Le Populaire du 7 octobre annonce un match de la Société Athlétique de Limoges (S.A.L) contre l’Hirondelle de Nexon.

Le même jour on lit dans Le Populaire, le compte rendu d’un match contre Saint Junien : « Union sportive Saint-Junien (2) bat Nexon (1) par 6 points (2 essais) Vevaud à 5 points (l’essai transformé). Partie jouée avec ardeur, par nos Jeunes « espoirs », qui eurent, la victoire grâce à leur supériorité en vitesse sur Nexon. L’aile rouge Lachaud-Vevaud, bien lancée par le demi d’ouverture Chabaneau, fit une belle partie et surclassa ses adversaires directs. L’arrière rouge fut mauvais. Le « sprinter » Vevaud fut l’as de la journée. Bravo ! Robert. En avants : Bonneau, Dumont, Nougier et le poids mouche Texaud furent les meneurs. Les demis furent bons : celui de la mêlée un peu souvent « off side ». L’ouverture lança bien ses trois-quarts et ses coups de pied de déplacements furent dangereux pour la défense adverse. A Nexon, Laplaud fut le meilleur avec le meilleur avec le trois-quart aile droite. Les lourds Nexonnais se firent bloquer supérieurement par les « bébés rouges ». Ces derniers garderont ils longtemps leur virginité ? Espérons-le. »

Football rugby. — Hirondelle Sportive Nexonnaise et Union Sportive Saint-Junien font match nul. 3 points un essai de chaque  côté. Le Populaire 19 octobre 1920.

Football Rugby. — Sous la pluie, dans la boue… ils jouent… et gardent leur virilité… les bébés rouges de l’U. S. S. J. Il pleuvait ! II pleuvait toujours ! Dimanche dernier nos « jeunes as » se déplaçaient à Nexon pour rencontrer les sympathiques joueurs de l’H. S. N. Disputée sous les ondées, la partie fut jouée par deux quinze animés par deux raisons différentes. Les hirondelles désirant reprendre leurs plumes laissées au ground du Châlet ; les « Bébés rouges » désirant garder leur virginité et si possible ajouter une nouvelle victoire à leur palmarès. Mais hélas pour les « rouges » le ballon glissant ne leur permit pas de faire leur jeu habituel. A Nexon, Laplaud fut le meilleur joueur. A remarquer Gandeix, Lévèque, Rebeyrolle, Villoutreix. A Saint-Junien, on ne plaque pas aux jambes et beaucoup de progrès sont à faire. L’essai de Saint-Junien fut marqué dans les 10 premières minutes du jeu sur déplacement du demi-d’ouverture bien suivi par l’ailier gauche. Nexon égalisa sur mêlée à 5.

Il pleuvait toujours. Après le match, Phœhus souriait doucement, mais ce n’était pas le soleil d’Austerlitz.

Le Populaire 22 octobre 1920

En novembre à Brive contre l’équipe 3 du CAB : « Rugby. — Aujourd’hui dimanche au terrain de Lascamps à Brive, l’Hirondelle sportive nexonnaise (1) rencontrera le C. C. A. B. (3), à 13 heures 45. » Le Populaire, 28 novembre 1920

Parc des Sports (avenue de Louyat). — C’est ce soir, à 13 heures, que sera sifflé le coup d’envoi qui mettra aux prises, en championnat
3e série, Nexon (1) contre Bourganeuf (1). Ces deux équipes doivent nous faire assister a du beau jeu.

Le Populaire 5 décembre 1920.

9 janvier 1921,  à 13 heures : Hirondelle de Nexon (2) contre S. A. U. L. (4).

Au Parc des Sports. — Le Stade Olympique de Limoges (2) et l’Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) font match nul 0 à 0.
Après une partie des plus confuses ou aucune équipe ne parvint à marquer, malgré la supériorité des noir et blanc, qui firent là une mauvaise exhibition, beaucoup d’hommes ne tenant pas leur place, trop de gris, aucun sens l’attaque, voilà ce que l’on ne devrait plus voir dans cette équipe qui contient d’excellents éléments.
De Nexon, à signaler l’arrivée handicap, très espacée de l’équipe ! ! ! Quand donc arriverons-nous à obtenir l’exactitude ? Quand à l’heure fixée, le club qui reçoit, le public qui paie, ont droit de l’exiger. Espérons que la leçon servira. Le Populaire 10 janvier 1921.

S. A. U. L. (4) bat Hirondelle de Nexon (2) par 12 points. 2 essais, 1 but, 1 drop goal à 0. Le Populaire 12 janvier 1921.

Parc des Sports (avenue de Louyat). — Hirondelle Sportive Nexonnaise (mixte), bat Stade Olympique de Limoges (3) par 6 à 0. Partie jouée sur un terrain détrempé où aucune équipe ne put faire de jeu, ceci se borna à un duel d’avants, où Nexon plus lourd que ses adversaires imposa son jeu. Le Populaire 24 janvier 1921.

29 janvier 1921, Union Sportive de Saint Léonard reçoit l’Hirondelle Nexonnaise.

6 février 1921, l‘Hirondelle Nexonnaise joue en lever de rideau d’un saut en parachute !

L’expérience de parachute
L’ENGIN NE FONCTIONNE PAS
Blanquier, fort heureusement, n’est que légèrement contusionné

La promesse faite par Blanquier de se lancer dans le vide en parachute Robert d’une hauteur de 500 mètres avait attiré au Vélodrome du Grand-Treuil des milliers de spectateurs.
En attendant ce périlleux exercice le public assista à deux intéressants matches de football ( rugby) qui mirent aux prises
diverses équipes de notre ville et l’Hirondelle Nexonnaise. La foule applaudit chaleureusement les joueurs, mais, malgré
tout l’intérêt que présentait la partie, l’esprit n’était pas complètement fixé sur les matches.
Ce qu’il fallait au public c’était la descente en parachute et, ma foi il faut constater qu’elle se faisait attendre. On comprend aisément d’ailleurs que le parachutiste ne soit pas aussi pressé que le public. Il sait qu’il joue sa vie dans l’expérience qui, vue par la foule, constitue
pour elle une attraction, un divertissement, un amusement.
Annoncée pour deux heures trente environ l’assistance s’impatientait ; tout comme au théâtre elle frappait des pieds sur les gradins des tribunes pour marquer son mécontentement d’attendre ; des farceurs donnaient de faux espoirs en criant : « Le voilà ! Le voilà !…  » On voyait
sur le ciel gris filer un pigeon ou un corbeau et l’on riait. D’autres disaient que Blanquier faisait son testament.

Pourtant vers quatre heures et demie, les têtes des spectateurs se levèrent vers un point du ciel ; cette fois c’était vrai. Deux avions arrivaient et bientôt évoluaient au-dessus de la piste du vélodrome sur laquelle un large disque en toile blanche avait été étendu pour indiquer le
terrain et marquer approximativement le point de chute.
Les avions évoluaient toujours et tous les yeux étaient braqués sur eux. Tout à coup l’on vit quelque chose d’informe se détacher d’un avion puis, immédiatement une silhouette humaine, un peu minuscule et grotesque, qui pendait au bout d’un câble qui, lui-même, était relié au parachute.
On avait l’illusion de voir un pantin dont les ficelles ne marchaient pas. On vit fort bien et tout de suite que l’engin ne fonctionnait qu’imparfaitement. Gonflé à demi par le vent il ne se déployait pas connue il était prévu. La chute fut donc trop rapide et l’on eût l’intuition
d’un malheur. Impressions rapides qui passent successivement dans l’esprit et qui sont beaucoup plus longues à lire ou à écrire qu’à ressentir.
L’homme s’abattit sur le sol d’un champ voisin. On n’avait pas le sentiment qu’il fut mort mais on le croyait certainement
blessé. La foule se rua vers le champ. Mais que de difficultés pour y parvenir. Les portes de sortie trop étroites où l’on s’écrasait ; les haies aux ronces piquantes qui déchiraient les vêtements, les fils de fer, les palissades, la boue et l’eau d’un petit chemin fangeux, tout cela fut franchi
en une sorte de cross-country inconscient et affolé.
Lorsqu’on arriva près du parachutiste on le trouva fort mal en point ; on le souleva. Deux personnes lui prêtèrent assistance et clopin-clopant, soutenu sous les bras, on le dirigea sur le vélodrome où lui furent prodigués les premiers secours. En chemin, il n’eut d’autre souci que de savoir si l’on prenait soin de son parachute. En somme Blanquier peut s’estimer chanceux d’en avoir été quitte pour un choc violent, Limoges a bien failli voir la mort d’un parachutiste.

Dans la soirée d’hier nous avons téléphoné à l’Hôtel Vialle où le parachutiste Blanquier était descendu. Nous avons appris par M. Besnard, patron de l’Hôtel, qui a bien voulu fort aimablement nous renseigner, que Blanquier n’avait reçu dans son atterrissage trop brusque, que des contusions sans gravité. Nous nous en félicitons pour cet homme courageux. Le Populaire, 7 février 1921.

12 avril 1921, Hirondelle Nexonnaise contre Union Sportive de Saint-Léonard;

Saison 1921-1922

L’Hirondelle Sportive nexonnaise sera dimanche 23 octobre, à Juillac contre le Sport Club Juillacais. Rendez-vous des joueurs à 7 heures directement, salle des pas-perdus, gare de Nexon. Le Populaire 23 octobre 1921

25 décembre 1921 – Stade Olympique de Limoges. — Deux très bonnes équipes mixtes du S. O. L. se rendront en déplacement de vulgarisation du rugby, dimanche 25 courant, l’une à Aubusson contre l’équipe (1) de la J. S. Aubussonnaise ; la deuxième à Nexon contre l’équipe (1) de l’Hirondelle Nexonnaise. Les équipes des blancs et noirs ont surtout l’intention de bien jouer, faire du beau jeu, tout en défendant hautement le fanion de Limoges.
Souhaitons donc le succès aux sympathiques stadistes. Rendez-vous pour l’équipe se rendant à Aubusson, gare des Bénédictins à 1 h. 45. Pour l’équipe se rendant à Nexon en auto-car, à midi 30, place de l’Hôtel de Ville. Le Populaire 24 décembre 1921.

Dimanche 15 janvier  1922 à Nexon. — C. A. E. P. de Limoges (1) contre Hirondelle Sportive Nexonnaise (1).
Le terrain des Garennes sera le théâtre d’une belle partie qui mettra aux prises deux équipes ayant une connaissance parfaite du rugby.
Le quinze nexonnais, dirigé avec compétence par Laplaud, passe pour une des meilleures équipes du Limousin, dans sa catégorie. Quant, au C. A. E. P., toujours en progrès, il doit disposer de ses adversaires si l’on se souvient qu’il a battu et tenu honorablement en échec des clubs de 1ère  série.
C’est à un vrai régal sportif que sont conviés les amateurs de beau jeu qui se presseront nombreux sur la pelouse. Le Populaire, 14 janvier 1922.

Saison 1922- 1923

Employé Club de Limoges. — L’équipe 1 se rendra dimanche 10 décembre à Nexon rencontrer en un match amical l’équipe 1 de l’Hirondelle Sportive Nexonnaise. Rendez-vous des joueurs à 2 heures, gare des Bénédictins.

Dimanche prochain 10 décembre, à 8 heures du soir, une belle soirée sera donnée par l’Hirondelle sportive nexonnaise.

Des artistes comiques, genre Polin et excentrique ; Emile Tombelaine et Georgy’s dans leur répertoire ; Leprêtre, violoniste virtuose, et un orchestre de choix se feront entendre dans les vastes salles du Café de la Promenade. La fête se terminera par un grand bal. Se presser pour retenir des places numérotées. Le Populaire 9 décembre 1922

Football Rugby. — Championnat du Limousin (2° série). — Nous rappelons aux fervents du ballon ovale que c’est dimanche à 2 h. 30 que M. Maury, arbitre officiel du Limousin, sifflera le coup d’envoi de la partie Nexon– Saint-Léonard.

Les deux équipes sont de même valeur, si l’on en juge par les résultats acquis cette année. Dans les éliminatoires, Nexon triompha de Saint-Léonard à Nexon par 3 à 0 et gagna sur Beaulieu par 6 à 3. Saint-Léonard a battu Beaulieu de 9 à 3, il y a donc égalité au point de vue points marqués. Saint-Léonard jouant sur son terrain et devant son public devrait gagner la partie par un essai au moins. Que la foule vienne nombreuse encourager ces deux belles équipes.

Le match étant organisé par le Comité du Limousin, toutes les places sont payantes : 1 franc et 0 fr. 50. Le Populaire dimanche 14 janvier 1923.

Dimanche dernier, l’Hirondelle Sportive Nexonnaise recevait sur son terrain des Garennes, le Sporting-Club de Limoges.
L’Hirondelle s’étant présentée à peu près au complet a surclassé son adversaire en marquant 42 points (12 essais et 3 buts) à
3 (1 essai).
Aujourd’hui 8 avril, l’Hirondelle Sportive (1) recevra également sur son terrain des Garennes, l’équipe correspondante du Stade
Olympique de Limoges, pour disputer un match comptant pour la coupe du Limousin. L’Hirondelle, quoique n’étant pas de la classe
de son adversaire, jouera avec son cœur habituel et fournira une bonne partie.
Très belle rencontre qui ne manquera pas d’attirer la foule des grands jours. Le Populaire, 8 avril 1923.

Saison 1923-1924

NEXON – Hirondelle Sportive nexonnaise (1) bat Sporting-Club de Saint-Yrieix (1)  par 4 points (1 drop goal) à 3 points. Partie jouée devant un très nombreux public, record de la recette battu. Equipe très près l’une de l’autre Nexon  marque un drop goal en premier mi-temps. Saint-Yrieix marque un essai en deuxième.  Manque d’entraînement de part et d’autre.  Partie toute amicale, sans brutalité. Bon arbitrage de M. Philippon. Le Populaire du centre – 27 septembre 1923

A l’occasion d’un article consacré à l’équipe réserve du S.A.U.L on apprend que Nexon fait partie de la même poule.  La Section Athlétique et Universitaire de Limoges (S.A.U.L) est l’ancien nom de l’U.S.A.L. Rugby. La S.A.U. de Limoges était le club phare du Limousin et 10 ans de suite, de 1921 à 1930, elle a remporté le titre de Champion du Limousin. Le calendrier de l’équipe réserve, publié dans le Populaire du 28 septembre 1923, nous montre les équipes que les Hirondelles de Nexon ont été amenées à rencontrer.Voici ce que l’on apprend sur la composition de la poule: » Après les deux parties qui se sont jouées au Vélodrome du Grand-Treuil, les supporters de note grand club local ont pu se convaincre que l’équipe première des bleu et rouge avec du travail et de la discipline, était à même de défendre avec succès les couleurs limousines.

Chacun se demande ce que sera l’équipe réserve. L’an dernier les cadets saulistes ont donné bien des déboires nu Comité directeur. Cette année il n’en sera pas de même et l’équipe seconde doit attirer au Grand Treuil tous les amateurs de rugby au même titre que la première. Ceci pour deux raisons. En premier lieu, le calendrier du team second qui est présenté au public aujourd’hui, peut rivaliser avec celui de beaucoup de clubs de première série de la région par la qualité des équipes et la diversité des méthodes de jeu qu’elles pratiquent. Nous relevons parmi les équipes engagées, des équipes premières de première série comme Nexon et le Stade Olympique Périgourdin, des équipes premières de deuxième série comme Marengo de Toulouse, le Réveil Basco-Béarnais de Paris, l’Aviron Cadurcien, l’A. S. de Châteauroux, Ussel, etc. et enfin des équipes réserves de clubs de première série connus. Parmi ces derniers le C. A. P. qui a succombé devant le Sporting-club Tulliste (1) seulement de 8 à 6, le C. O. P. O. de Périgueux qui fut battu par le Stade Olympique de Limoges dimanche dernier par 8 à 5. Les réserves de Poitiers, Moulins, La Rochelle, Angoulême donneront également la réplique aux réserves de la S. A. U. le public limousin est donc assuré d’assister à de belles rencontres lorsque le team premier sera en déplacement. »

Suit le calendrier . Il montre que les équipes vont à Figeac, Périgueux, Angoulême, Chateauroux, Moulin…

SAISON 1923-1924, Equipe seconde de la S. A. U. L. :

30 septembre : Groupe Sportif Figeacois (1), Figeac.

7 octobre : Club Athlétique Périgourdin (2), Périgueux.

14 octobre : Aviron Cadurcien (1), Cahors.

21 octobre : S.O.L. (championnat), Parc des Sports.

28 octobre : Réveil Basco-Béarnais de Paris (1), Vélodrome.

4 novembre : Sporting-Club Montluçonnais (1), Vélodrome.

11 novembre : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1), Nexon.

18 novembre : Foot-Ball Club Moulinois (2), Moulins.

25 novembre : Vainqueur poule B., Poule B

2 décembre : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Vélodrome.

9 décembre : Vainqueur Poule B., Vélodrome.

16 décembre : Union Sportive Terrassonnaise (1), Terrasson.

23 décembre : Stade Rochelais (2), La Rochelle.

30 décembre : Stade Poitevin (2), Poitiers.

1er janvier, Sport Olympien Marengo de Toulouse (1), Vélodrome.

6 janvier : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Capdenac.

13 janvier : Club- Athlétique Périgourdin (2), Vélodrome.

20 janvier : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) Nexon.

27 janvier : Sporting Club d’Angoulême (2), Vélodrome.

3 février : Stade Rochelais (2), Vélodrome.

10 février : Stade Olympique et Coqs Périgourdins (1), vélodrome.

17 février : C. O. P. O. Périgueux (2), Périgueux.

24 février : Association Sportive de Châteauroux (1), Vélodrome.

2 mars : Foot- Ball club Moulinois (1), vélodrome

9 mars : C.O.P.O. Périgueux (2), Vélodrome.

16 mars : Union Sportive Terrassonnaise (1), Vélodrome.

23 mars : Stade Poitevin (2), Vélodrome.

30 mars : Union Sportive Usselloise (1), Vélodrome

6 avril : Sporting club d’Angoulême (2), Angoulême.

13 avril : Association Sportive de Châteauroux (1), Châteauroux. Le Populaire du Centre 28 septembre 1923

28 octobre 1923 : A Limoges. — S. O. Limoges bat H. S. Nexonnaise, par 3 à 0.

Championnat du Limousin. — S. A. U. L. (1) contre Nexon (1). — Demain, 11 novembre, à 14 heures 30, Nexonnais et Saulistes s’aligneront au Grand-Treuil pour le dernier acte de la poule A.

Nexon ayant engagé seulement son équipe première dans la compétition régionale, les équipes 2, 3 et 4 de la S. A. U. L. sont qualifiées d’office pour la finale. L’équipe 2 en profitera pour rendre au Sporting-Club de Montluçon la visite que ce dernier lui a fait dimanche dernier. L’équipe 3 se rendra de son côté à Objat pour rencontrer l’Union Sportive Objatoise (1). Quant à l’équipe 4, elle jouera contre l’équipe 3 au Stade Olympique à Limoges.

Les équipes premières de Nexon et de Limoges se sont préparées activement en vue de la rencontre de demain. Pour les poulains de M. Baulieu c’est le match capital de la saison, celui qui permettra d’avoir une ligne sur la valeur comparée de l’équipe avec celle des grands clubs français.

Nexon a succombé devant Saint-Junien par 6 à 0 seulement. Ce résultat a encouragé les dévoués qui s’occupent si activement du développement du rugby à Nexon. S’ils n’ont pas de prétentions exagérées, si pour eux le résultat du match ne fait pas de doute, Ils veulent néanmoins faire une belle exhibition devant le grand club local.

En évitant toute obstruction, en profitant de toutes les occasions pour éclaircir le jeu, ils rendront service â la cause sportive. Le public demande à voir du Jeu, il se lasserait bien vite si on lui présentait le Jeu de championnat dans toute son horreur.

Le Populaire 10 novembre 1923

On peut lire le compte rendu du match qui opposait la S.A.U.L. à Nexon le 11 novembre 1923 :

« FOOTBALL RUGBY – Championnat du Limousin. — A Limoges, Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) contre S. A. U. L. (1).

A 14 heures 30, M. Dupont, arbitre officiel du Périgord-Agenais sifflera le coup d’envoi de la rencontre Nexon – S. A. U. L.

Nexon se présentera sur le terrain dans la formation suivante Bonnet, Ponstéaud, Truchassou, Chambon, Boucher, Gaudeix (cap.), Nicard, Gibaud, Naquin (m.), Vacquin (o.), Thomas, Chanaud ou Villoutreix, Parthonnaud, Iras, Jouhaud.

Limoges sera formée parmi les joueurs suivants : Moccand, Ribert, Faure, Nanot, Caen, Apcher, Parcelier, Soubé (cap.), Jandou, Migaud (m.), Boyer (o.), Lefort, Michaud, Lescombes, Lalande, Nouhaud, Silles, Cousty. Deux joueurs, Crouzy et Sohm sont encore indisponibles.

Que fera la jeune équipe de Nexon devant cette équipe plus lourde, plus athlétique ? Le résultat ne peut faire aucun doute. Limoges gagnera, mais par quelle marge de points ?

Les avants de Nexon réussiront-ils à contrebalancer l’action des avants saulistes pour empêcher leurs adversaires de prendre le commandement des opérations ? C’est là que réside toute l’inconnue de la partie.

La S. A. U. est à quinze jours d’un match décisif pour le championnat du Limousin. Elle profitera de la rencontre de ce soir pour mettre son quinze définitivement au point. Les avants tenteront de mettre en pratique les combinaisons apprises au manège. Les lignes arrières composées d’individualités brillantes, chercheront à perfectionner leurs moyens d’attaque. La ligne d’avants s’efforcera de prendre un avantage dans tous les compartiments du jeu pour permettre à la ligne de trois-quarts de développer ses qualités offensives.

Si l’équipe bleue et rouge joue avec tout le cœur nécessaire, il faut prévoir une nette défaite de Nexon par un score important.

Souhaitons que les équipiers de Gaudeix laissent jouer et ne cherchent pas l’obstruction.

La meilleure façon de se défendre est d’attaquer. Les blancs et rouges en le faisant, mériteront la reconnaissance du public et ses applaudissements. » Le Populaire du Centre – 11 novembre 1923 .

Le journaliste ne s’était pas trompé dans ses pronostics puisque la Section Athlétique Limoges a battu l’Hirondelle – Nexon, par 50 à 0.

6 janvier 1924, Hirondelle nexonnaise contre Sporting Club de Tulle à Tulle.

Dimanche 13 janvier 1924 – L’Employé Club de Limoges (E. C L.) se rendra légèrement mixte, à Nexon, pour disputer une rencontré amicale avec l’excellente équipe de l’Hirondelle Nexonnaise.
Ayant à cœur de démontrer que la dure défaite subie à Aubusson, ne provient point, comme certains le prétendent, de son manque de cohésion, mais plutôt de la différence énorme de poids qui la séparait de son concurrent valeureux, notre équipe se déplaçant jouera avec ardeur et avec la seule pensée de confectionner du beau rugby.
Le déplacement s’effectuant par auto, tous les équipiers du E. C. L. devront se trouver réunis à 12 h. 15, place Denis-Dussoubs. Les joueurs Lhermitte, Poultaud, Planchat sont convoqués. Le Populaire 12 janvier 1924.

Employés-Club. — A Rugby-Park, demain à 2 heures, aura lieu la rencontre Hirondelle Nexonnaise (1) contre Employés-Club (1). Cette partie sera très ouverte, les deux quinze étant assez près l’un de l’autre ; le public qui fera le déplacement est assuré d’assister à une belle rencontre.
Le Populaire 2 février 1924.

Championnat des équipes premières de première série, 7 clubs en première série :

S.A.U. Limoges, C.A. Briviste, U.S. St Junien, S.O. Limoges, S.C. Tulliste, H.S. Nexon, R.C. Guéret.

Exempt : S.A.U. de Limoges

2 poules de 3 :

poule A — C.A. Briviste, S.C. Tulliste, R.C. Guéret.

poule B. — U.S. St Junien, S.O. Limoges et H.S. Nexon.

12 octobre. — C.A. Briviste contre S.C. Tulliste à Brive ; U.S. de St-Junien contre S.O. de Limoges, à Limoges.

26 octobre. — C.A. Briviste contre R.C. de Guéret, à Guéret ; U.S. de St-Junien contre H.S. de Nexon, à. St-Junien.

9 novembre. — R.C. Guéret contre S.C. Tulliste, à Tulle ; H.S. Nexon contre S.O. Limoges, à Nexon.

23 novembre. — Vainqueur A contre vainqueur B, chez A.

7 décembre. — Finale S.A.U. de Limoges contre vainqueur division d’honneur à Limoges

Le Populaire 23 mai 1924

Saison 1924- 1925

Nexon dispute le championnat du Limousin, 3ème série.

Union Sportive Nexonnaise. — Calendrier de l’équipe pour la saison 1924- 1925

  1. — 14 septembre, S. C. Limoges à Nexon ; 21 septembre, Saint-Yrieix S. C. à Nexon ; 28 septembre, S. A. Bordelais à Bordeaux ; 5 octobre, A. S. Ambazac à Nexon ; 12 octobre, R. C. Guéretois à Guéret ; 19 octobre, U. S. Saillat à Nexon ; 26 octobre, U. S. Saint-Junien à Saint-Junien (champ) ; 1 novembre, U. A. Gujan-Mestras à Gujan ; 2 novembre, en pourparlers ; 9 novembre O. L. à Nexon (champ) ; 16 novembre, C. A. Briviste (R) à Brive ; 23 novembre, R.C. Limoges à Limoges ; 30 novembre, R. C. Guéretois à Nexon ; 7 décembre, A. S. Ambazac à Ambazac ; 14 décembre, Saint-Yrieix à Saint-Yrieix ; 21 décembre, E. C. Limoges à Nexon ; 25 décembre (Noël), S. A. U. L. (R) à Limoges ; 28 décembre, C. A. Périgueux (R.) à Périgueux.
  2. —11 janvier, C. A. Briviste (2) à Nexon ; 4 janvier, A. S. Nontron à Nontron ; janvier R. S. C. A. P. à Nexon ; 18 S -C. Tulliste à Tulle ; 25 janvier, A. S. Nontron à Nexon ; 1er février, E. C. Limoges à Limoges ; 8 février, S. A. U. L. (R.) à Nexon ; 15 février, U. S. Saint-Junien (R.) à Nexon ; 25 février, R. S. C. A. P. à Limoges ; 1er mars, C. A. Périgourdin (R) à Nexon ; 8 mars, U. S. Saint-Junien (R.) à Saint Junien ; 15 mars, S.C. Tulliste, à Nexon ; 22 mars en pourparlers avec Montluçon ; 29 mars Saillat à Saillat. Le Populaire du Centre, 19 août 1924

Sporting Park. — Par suite de déplacements les nombreux admirateurs du Sporting ont été privés des beaux matches joués par l’équipe première. Du fait du forfait de Pierre-Buffière, c’est la brillante équipe de l’U. S. Nexonnaise qui donnera la réplique au team premier du Sporting. Les visiteurs ayant dû s’incliner lors du match aller par le score de 6 à 3, viennent avec l’intention de se réhabiliter. Quelques bonnes rentrées assureront à leur équipe beaucoup d’espoirs mais les bleu de roi, jouant sur leur terrain, espèrent tenir leurs dangereux adversaires en confirmant leur première victoire. Coup d’envoi à 14 h. 30. Le Populaire dimanche 30 novembre 1924.

Employé-Club de Limoges. — Dimanche, le quinze premier des blancs et verts ira donner la réplique au quinze correspondant de
l’Union Sportive Nexonnaise.
Nexon qui possède une excellente équipe s’efforcera de remporter la victoire sur nos jeunes Eclistes, aussi, nul doute que cette
partie soit chaudement disputée.
Tous les équipiers sont priés de se trouver dimanche à midi 30 très précises au Siège. Le Populaire samedi 20 décembre 1924.

Employé Club de Limoges. — Résultats du dimanche : A Nexon, Limoges-Employé-Club (1) bat Hirondelle Sportive Nexonnaise (1)
par 6 points (2 essais à 0) après une superbe partie ou tous donnèrent un furieux coup de collier. Néanmoins il faut signaler le jeune
demi de mêlée du E. C. L., Max, qui fut réellement le roi de la partie.
Partie des plus cordiales ; arbitrage légèrement incompétent, mais impartial. Le Populaire, mardi 23 décembre 1924.

On constate que le club est appelé Union sportive le samedi et Hirondelle sportive le mardi!

Noël sportive au Grand-Treuil. — U. S. Nexon (1) contre S. A. U. L. (2). — Le jour de Noël ne se passera pas sans qu’il y ait une
rencontre de rugby au Grand-Treuil ; les réserves saulistes recevront l’excellent équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise,
classée en première série du Comité du Limousin.
Les saulistes sont obligés de s’attaquer à des équipes de première série puisque les clubs de seconde série, qui devraient être à leur niveau, ont été notamment battus jusqu’alors.
La rencontre entre les poulains de Nacquin et la vaillante équipe nexonnaise doit être pleine d’intérêt. Nexon a produit d’excellents
joueurs qui ont fui ensuite vers d’autres cieux. Avec les moyens dont dispose cette société, à Nexon, on ne peut que féliciter ses
dirigeants d’être arrivés a obtenir des résultats satisfaisants. –

La rencontre de demain doit attirer au Grand Treuil tous ceux qui aiment le sport, et savent reconnaître les efforts fournis ; les
deux équipes ont, à des titres différents, les plus grands mérites. On ne sait ce qu’il faut le plus admirer chez les deux adversaires de
demain : la ténacité des Nexonnais ou le superbe rétablissement opéré par les réserves saulistes au lendemain de leur défaite
imméritée de Brive. C’est pourquoi, malgré les fêtes, il faut prévoir une belle chambrée demain, à 14 heures 30, lorsque sera sifflé le coup d’envoi. Dans un but de propagande sportive, la S. A. U. L. a mis le prix des places à 3 fr. et 2 fr. Le Populaire, 24 décembre 1924.

FOOTBALL RUGBY AU GRAND-TREUIL – U. S. NEXONNAISE (1) CONTRE S.A.U. L. (1)
C’est à 14 heures précises que sera sifflé aujourd’hui le coup d’envoi qui opposera l’équipe première de l’Union sportive Nexonnaise à l’équipe réserve des champions du Limousin.
Nexon équipe de première série vient précédé d’une excellente réputation due à la qualité de son jeu et à la courtoisie de ses équipiers. Ce quinze a disputé ses chances en championnat du Limousin dans la poule du Stade Olympique et de Saint Junien. Bien que battu, il fit bonne figure devant ses deux adversaires ; à St-Junien, Nexon termina la première mi-temps sur le score de 5 à 5 ; sur son terrain le Stade Olympique pris le meilleur de 13 à 5. En rencontres amicales, Nexon fit un déplacement dans la région bordelaise et y laissa une excellente impression.

Il est inutile de présenter l’équipe sauliste, il suffit de noter que les poulains de Nacquin en sont à 243 points marqués pour et 23 contre ; ils comptent 13 rencontres, 12 victoires. C’est un palmarès qui se suffit à lui même, sans autres commentaires.

C’est, pourquoi tous les rescapés du réveillon se donneront rendez-vous autours des barrières du Grand-Treuil pour applaudir indistinctement nexonnais et saulistes.
Prix d’entrée : tribunes, 3 fr. populaires, 2 francs. Le Populaire, Jeudi 25 décembre 1924.

Une assemblée fixe des amendes pour les absences aux réunions et aux matchs! 

A l’Union Sportive Nexonnaise. – Dimanche soir, joueurs et dirigeants., de notre société sportive s’étaient réunis. D’importantes décisions furent prises. Les principales sont les suivantes :

Tout membre du comité absent sans raison sérieuse sera passible d’une amende de cinq francs. Trois absences sans raison entraînent la radiation. Pour les joueurs, la cotisation de fin de saison a été fixée à cinq francs, payables immédiatement. Il a été institué une amende de trois francs pour absence sans raison à un match. Deux absences sans raison entraînent la radiation,

Disons enfin qu’un comité des fêtes a été nommé et s’occupe activement de mettre sur pied un programme qui donnera satisfaction aux plus difficiles.

A l’issue de la soirée récréative, il sera procédé au tirage d’une tombola dont les lots sont exposés chez M. Laplaud

Le Populaire du Centre 8 janvier 1925

Saison 1925-1926

Au Stade Montjovis. — Red Star C. A. (1) contre U. S. Nexonnaise (1). — Dimanche, au Stade Montjovis, aura lieu cette rencontre.
On se souvient du dernier match qui opposa ces deux quinze en Championnat, la saison passée. Le Red Star l’emporta de 8 à 4, après une partie épique et encore fallut-il deux prolongations pour que d’un coté et d’autre on parvienne à marquer. Depuis, de grandes modifications ont été faites dans les deux équipes, aussi attendons nous avec curiosité le résultat de cette rencontre,

Du côté du R. S. C. A. l’équipe devra bien se comporter malgré l’absence de Chauviret, Bertrand, Chabrillat, Dauriat, Richard, Dupuch, indisponibles. Les Rassat, Barrière, Plumeau, Jacquet, etc., joueront pour la deuxième fois avec leur nouveau club.
Quant à Nexon, sa belle victoire de dimanche sur Saint-Yrieix indique sa bonne forme. Aussi pouvons-nous être assurés d’assister
à un joli match. Le Populaire, samedi 26 septembre 1925.

Hirondelle Sportive de Nexon (1) contre Sporting Club (1). Demain dimanche aura lieu à Sporting-Park, l’ouverture de la saison de rugby du Sporting qui l’an dernier fit une excellente saison terminant en finale du championnat de 3e série. Sa performance le font classer cette  saison en 2e série, et tout fait prévoir une saison pleine de succès ; Le Populaire 12 septembre 1925.

A Sporting Park. — Sporting-Club de Limoges (1) bat Hirondelle sportive de Nexon (1) par 9 points (3 essais) à 0. Partie d’entraînement et toute amicale qui permit aux deux quinze une première mise au point en vue de la formation définitive de leur équipe première.
L’équipe du Sporting doit bien faire, mais il lui faut beaucoup d’entraînement. M. Shom, arbitre officiel du Comité du Limousin
fut impartial et apprécié des deux quinze. Le Populaire 15 septembre 1925

Le calendrier publié dans le Populaire montre que le club a changé de nom et qu’il est devenu l’Union Sportive Nexonnaise (U.S.N.)

Calendrier de l’Union Sportive Nexonnaise (1) :

— 27 septembre : Red Star C. A. E. P. (1) à Limoges.

— 4 octobre : Sporting-Club Limoges à Nexon. — 11 octobre : Stade Olympique Limoges (2) à Limoges. — 18 octobre : C. A. Pompadour à Nexon. — 25 octobre : Saint-Yrieix S. G. à Saint-Yrieix.

—1er novembre : S. C. Saillat à Nexon. — 8 novembre : en pourparlers. — 15 novembre : C. A. Pompadour à Pompadour.  — 22 novembre : en pourparlers. — 29 novembre : en pourparlers.

—13 décembre 1 S. A. U- Limoges (3) à Nexon. — 20 décembre : C. A. Briviste (2) à Briviste. — 27 décembre : Employés-Club Limoges à Nexon.

—3 janvier : S. C. Saillat à Saillat. — 10 janvier : Championnat en déplacement. — 17 janvier : S. A. U. Limoges (3) à Limoges. — 24 janvier : Championnat à Nexon. —31 janvier : Championnat.

—7 février : C. A. Briviste (2) à Nexon. — 14 février : Le Bugue A. C. au Bugue. — 21 février : Le Bugue A. C. à Nexon. — 28 février : Employés-Club Limoges à Limoges.

7 mars : A. S. Nontronnaise à Nontron. — 14 mars : en pourparlers. — 21 mars : A. S. Nontronnaise à Nexon. — 28 mars : en pourparlers.

4 avril : Stade Olympique Limoges (2) à Nexon. — 11 avril : A. S. Châteauroux à Châteauroux. — 18 avril : A. S. Châteauroux à Nexon. — 25 avril : Red-Star C. A. E. P. à Nexon. Le Populaire du Centre, 25 octobre 1925

Le R. S. C. A. E. P. à Biarritz – Après avoir ouvert brillamment la saison 1925-26 sur le « ground du Stade Montjovis » en battant l’U. S. Nexonnaise par 42 à 3 après une emballante partie de jeu ouvert l’équipe 1ère du R S.C.A.E.P. se déplacera aujourd’hui à Biarritz. Le Populaire 3 octobre 1925.

Rugby – Sporting-Club Limoges (1) contre Union Sportive Nexonnaise. A 14 heures, au Stade des Garennes aura lieu cette rencontre tant attendue par les supporters de Nexon dont l’équipe aura à cœur d’effacer la mauvaise impression de dimanche dernier. D’autre part, le Sporting qui a été battu sévèrement dimanche s’efforcera de vaincre. Aussi nous pouvons être assurés d’assister à un match sévèrement disputé. Le Populaire 3 octobre 1925.

Championnat du Limousin 2° série. — Poule A
A Rugby-Park (cité Beaublanc). — U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). — Cette partie promet d’être des plus intéressantes. En effet, Nexon nous arrive avec le prestige d’un club de première série, battu l’an dernier en barrage par le C.A.E.P. par un faible écart de points.
S’ils veulent gagner il faudra qu’ils déploient toute leur science car leurs adversaires sont de taille à leur répondre, et voudraient bien eux aussi fournir les vainqueurs. M. Nicard arbitrera, ce qui sera pour les clubs en présence, une garantie de parfaite impartialité. Le Populaire, 6 novembre 1925.

A Sporting-Park. — Demain, si le temps le permet, aura lieu, a Sporting-Park, la rencontre U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). Chacun des adversaires s’efforcera de vaincre, car, de cette partie, doit sortir le finaliste du championnat de 2e série qui sera qualifié pour rencontrer l’A. S.P. O. Briviste pour le titre.
Une note brève sur le Journal de dimanche indiquera si cette partie a lieu. Le Populaire, 19 décembre 1925.

Championnat du Limousin (2e Série) – A Sporting-Park, — Aujourd’hui, à 14 h. 30 sera sifflé le coup d’envoi de la partie comptant pour le Championnat du Limousin, a disputer entre l’U. S. Nexonnaise (1) et le E. C. L. (1).
Le public qui viendra assister à ce match peut être assuré de voir du beau jeu, ces deux quinze, très homogènes, pratiquant un rugby intéressant, exempt de brutalité.
Rendez-vous des équipiers du E. C. L., chez Boulaud à 13 h. 15. Le Populaire, 20 décembre 1925.

Au Vélodrome. En lever de rideau du match Stade Saintais (1) contre S.A.U.L. (1), la S.A.U.L. (3) rencontrera l’excellente équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire 16 janvier 1926.

Saison 1926-1927

La publication du calendrier du Red Star C. A. au seuil de la saison de rugby, permet de noter les dates auxquelles ce club affrontera l’ U. S. Nexonnaise.

Le Red Star C.A. a, cette année, un fort beau calendrier.  Qu’on en juge :

Septembre : 12, entraînement à St-Junien ; 19, Employés-club a Limoges ; 26 Agen à Agen.

Octobre : 3, U. S. Royannaise, à Royan ; 10, S.  Tulliste, à Tulle ; 17, S. C. Decazeville à Decazeville ; 24, A. S. Châteauroux à Limoges ; 31, U. S. du Berry, à Limoges.

Novembre : 1er, Stade Saintais à Limoges ; 7, U. S du Berry, à Bourges ; 14, Championnat à Limoges ; 21, Championnat, à Limoges ; 28, Stade Saintais, à Saintes.

Décembre : 5, réservé ; 12, Championnat ; 19 Bordeaux-Etudiants-Club, à Limoges ; 25, U. A. Cadillaçaise, à Limoges.

Janvier : 8, S. C. Tulliste, à Limoges ; 9, R. C. Guéret à Guéret ; 16, U. S St-Junien, à Limoges ; 23, L. E. C, à Limoges ; 30, Stade Foyen à Sainte-Foy.

Février :  6, R.C. Guéret, à Limoges ; 13, U.S. Nexonnaise, à Nexon ; 20, Stade Poitevin à Portiers ; 27, C. O. P. O. Périgueux, à Péri gueux.

Mars : 6, U S St-Junien à St-Junien ; 13, U. S. Nexonnaise, à Limoges ; 20. U. A. Cadillacaise, à Cadillac ; 27, U. S. de Vichy, à Vichy.

Avril : 3, Stade Foyen, à Limoges ; 10, C.O. P. O. Périgueux, à Limoges ; 17. Stade Ruthenois, à Rodez.

Le début de la saison est marqué par quatre déplacements de suite et cela à cause des transformations du terrain du Stade Montjovis. Comme les voyages forment la jeunesse, le quinze de Paulin ce devra de faire ensuite de belles exhibitions devant son fidèle public. Le Populaire du Centre – 12 septembre 1926

– Union Sportive Nexonnaise (1) contre Club Athlétique P. O. Limoges (1). C’est à 14 h. 30 que sera donné le coup d’envoi qui mettra aux prises l’Union Sportive Nexonnaise et le C. A. P. O, Limoges. « Malgré l’absence de bons joueurs indisponibles au C. A. P. O. et le manque d’entraînement, la partie semble devoir être intéressante à suivre. Les deux équipes ont, en effet l’intention de pratiquer le jeu ouvert, le terrain de la Croix-des-Places, en très bon état s’y prêtant parfaitement.

Nous éperons que les fervents du rugby viendront nombreux applaudir nos Capistes, qui la saison dernière défendirent si vaillamment les couleurs limousines.  Le match sera arbitré par M. Couchet Pierre, arbitre officiel. » (Le Populaire, 12 septembre 1926)

— Par suite du forfait d’Aubusson l’Union Sportive Nexonnaise rencontrera aujourd’hui les réserves du Sporting Olympique de Limoges
Sont convoqués pour jouer à Nexon : Pâquet II, Coste, Faucher, Cheyroux. Paris, Broussaud, Marquet, Baron, Bardet, Duvernet, Vitau, Bazinet, Fargeaudou, Redon, Lamousse, Breuil, Poutout, Poncet II, Roux Manager. Martin).
Rendez-vous à 1 h 30 gare des Bénédictins. Le Populaire, 31 octobre 1926.

Saison 1927-1928

Employé Club, — Rugby, — Tous les joueurs sont priés de se trouver demain, à 20 heures 45, manège Beaublanc (caserne Beaublanc). Entraînement obligatoire sous la direction de M. Leroy. Formation définitive de l’équipe se déplaçant, à Nexon dimanche prochain et de l’équipe (2) rencontrant la Pervenche Normalienne à Rugby-Park. Le Populaire du centre, 13 octobre 1927

A 2 h. 30, M. Sohm, arbitre officiel du Comité, donnera le coup d’envoi de la rencontre U. S. Nexonnaise-Employé Club. Elle est d’un gros intérêt pour les deux équipes car elle compte pour le championnat de 3e série. Elle devrait logiquement donner la victoire aux Employés, qui par deux fois en rencontres amicales, ont battu très nettement leurs adversaires d’aujourd’hui. Le Populaire 12 novembre 1927.

FOOTBALL RUGBY CHAMPIONNAT (3e série) – A Rugby Park. — Employé-Club (1) bat U. S. Nexonnaise, par 27 points (9 essais), à zéro.
Ainsi que l’indique le score, cette partie fut menée, de bout en bout, par le Lec et, sauf quelques rares réactions Nexonnaises, le jeu se cantonna dans le camp adverse. Les avants « verts et blancs », dont les lignes avaient été sérieusement modifiées, jouèrent toute la partie avec beaucoup d’entrain. Quelques beaux dribblings sont à signaler. Le roi de la partie fut, comme toujours, l’excellent demi de mêlée du Lec : Max Couturier. Son compère, Barbat, à l’ouverture, tint également très honorablement son poste ; l’ailier, Chazolas, marqua à lui seul 4 essais.
Nous féliciterons toute l’équipe en bloc de son excellente partie. Lorsque les quelques indisponibles auront repris leur place, elle sera encore de taille à tenir tête à de bonnes équipes régionales. A Nexon, équipe courageuse, mais manquant de métier, seuls deux ou trois joueurs émergèrent. Partie jouée très correctement. Arbitrage excellent de M. Michaud, remplaçant, au pied levé, l’arbitre désigné par le
Comité. Le Populaire 15 novembre 1927.

Rugby. — S. O. L. (2) bat U. S. Nexon (1) par 11 points à 3.
Dimanche dernier, les réserves solistes, ont eu raison du quinze premier de l’Union sportive nexonnaise. Partie assez plaisante et tout amicale, au cours de laquelle les deux équipes dominèrent tour à tour. Les sang et or jouant la première mi-temps avec le soleil dans les yeux, ne purent que marquer un essai qui fut transformé. En deuxième mi-temps, deux nouveaux essais non transformés vinrent grossir le score, tandis que les Nexonnais marquaient également un bel essai très applaudi. Le Populaire 8 décembre 1927.

S. O. L. — Rugby. — Les joueurs désignés pour se rendre à Nexon, afin d’y rencontrer l’Union Sportive Nexonnaise, sont priés de se
réunir aujourd’hui à la gare des Bénédictins, à 14 heures. Réunion sous l’horloge extérieure. Le Populaire, 25 mars 1928

Les jeunes zèbres du S.O.L. sont allés rendre visite à l’Union Sportive de Nexon, qui s’est assurée la victoire par 3 à 0, après une partie très amicale où de nombreux jeunes se sont signalés. Ici encore, nous croyons que le S.O.L récoltera bientôt les-fruits de son labeur opiniâtre ; L’arbitrage de M. Touze, de Nexon, fut impeccable et tout le monde fut satisfait. Le Populaire du centre, 27 mars 1928.

Saison 1929-1930

A Nexon. — Hirondelle Sportive (mixte) bat U. S. Nexonnaise, par 8 (2 essais, 1 but) à 6 (2 essais). En première mi-temps, les locaux s’assurent l’avantage et marquent deux jolis essais par leur trois-quarts. La mi–temps arrive sur le score de 6 à 0 en faveur de Nexon. En deuxième mi-temps, les visiteurs marquent 2 essais dont 1 transformé. Excellent arbitrage. Dimanche, l’H. S. L. se déplace à Brive. Le  Populaire 28 mars 1930

Saison 1930-1931

Calendrier de l’Hirondelle Sportive. — Dimanche prochain, l’H. S. L. effectuera sa première sortie à Nexon. Malgré quelques départs relatifs au régiment, l’équipe, composée de jeunes éléments et encadrée par quelques anciens, espère faire bonne figure. Faisons-lui confiance et espérons que la saison qui va s’ouvrir sera aussi brillante que ses devancières.

Voici le calendrier 1930-31 : Septembre : 21, Nexon (1) ; 28, C. A. P. O. (2). Octobre : 5, S. O. L. (1); 12. St-Junien (2); 19. Rochechouart (1); 26, S. O. L. (1). Novembre : 2, Saint-Yrieix (2); 9, Guéret (2); 16, Réservé championnat 23. Pourparlers Saintes ; 30, réservé championnat…

H. S. L. — Réunion de tous les joueurs ce soir, vendredi, à 20 h. 30, au siège. Cotisation, Match de dimanche à Nexon. Le  Populaire 19 septembre 1930

H. S. L. — Les joueurs suivants sont priés de se trouver à 13 h 45 à la gare des Bénédictins : Asthier, Tricard, Leboutet, Rabe, Armand, Viteau frères, Barget, Hervieu,  Peynichou, Delage, Jeandeau, Raynaud, Frontou, Mounier, Marelaigue, Martin, Chassin, Redat, Savary, Rebeyrolles. Le Populaire 21 septembre 1930.

Hirondelle Sportive bat U. S Nexonnaise par 3. 1 essai à 0.
Dimanche, pour l’ouverture de la saison, à Nexon, l’ H. S. L. a battu, sur le terrain de la Belle, l’équipe locale qui se trouvait, assez forte.
C’est devant un public nombreux que s’est déroulé cette partie. Elle ne tint pas ce qu’elle promettait car nous étions au début de la saison.
Avec de l’entraînement, ces deux équipes peuvent très bien faire.
A Nexon, nous avons remarqué Charret, Pradou, Guyonnaud.
A l’H. S. L. nous avons remarqué Jeandeau, Delage, Raynaud, Chasseing et Hervieu. le nouveau capitaine ex-professeur de la piscine de Limoges. Le Populaire 24 septembre 1930.

Au Parc des Sports. — S. O. L (2) bat U. S. Nexon (1), par 6 à 3 ; Le Populaire 18 novembre 1930

Saison 1931-1932

Hirondelle Sportive. — Continuant son calendrier pour la saison 31-32, l’H. S. L. va se déplacer, dimanche, à Nexon, pour y rencontrer l’équipe locale. Venant après son match d’Angoulême, dimanche dernier, nos jeunes joueurs se rendront à Nexon pour y faire du rugby où le fair play sera à l’honneur. Le Populaire 1 octobre 1931

A Saint-Léonard. — Au terrain de la Belle, U. S. Nexon contre U. S. St Léonard. — Après la victoire des miaulétous sur leurs visiteurs de dimanche dernier, victoire acquise dans un style brillant, tous les amis de notre club local auront à cœur applaudir dimanche leurs valeureux représentants en face des Nexonnais. Le Populaire 10 octobre 1931

Le 18 octobre 1931, Le Populaire annonce la rencontre Football Employés-Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1)

« Stade Montjovis. — Aujourd’hui, à 15 heures, l’équipe réserve du Football-Employés-Club de Limoges sera opposée à l’US Nexonnaise au Stade Montjovis.

Le quinze second des Tout-Noirs limousins, énergiquement pris en mains par son nouveau capitaine Simon, a été entièrement remanié et renforcé par de nouvelles unités, il doit vaincre après une belle partie, s’inspirant en ceci de l’équipe première dont les brillantes performances ont attiré l’attention des sportifs limousins depuis le début de la saison.

Entrée générale : 2 francs.

P.-S. — Les équipiers du Football Employés Club sont invités à être présents sur le terrain à 14 heures. » (le Populaire 18 octobre 1931)

S.O.L. —- Rugby. — Ce soir samedi à 19 heures, réunion des rugbymen au siège Comptoir Lyonnais. Formation de l’équipe se rendant à Nexon. Match de Coupe du Limousin.

L’équipe sera formée avec les éléments présents. Cotisations, remise des cartes 1932. ( Le Populaire du Centre, 23 janvier 1932)

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés se rendront à Clermont, les  » espoirs  » du L. E. C. rencontreront la bonne équipe de l’Union Sportive. Ils présenteront une formation remarquable composée de joueurs excellents dont quelques-uns dignes de figurer en équipe première. Citons Dessus, Dagoury, etc., et aussi Ribette, Saulière et Bonnamy, dont ce sera la rentrée. Avec les conseils éclairés de Bragard, ce sympathique groupement satisfera les plus difficiles. Le Populaire du Centre, 28 février 1932

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés rencontreront les valeureux gantiers, les « espoirs » du L. E. C. se mesureront à la belle équipe locale de Nexon pour laquelle ils ne sont pas des inconnus. C’est encore une belle rencontre en perspective, capable d’attirer tous les sportifs de la région. (Le Populaire du Centre, 13 mars 1932)

Saison 1932-1933

U. S. NEXON (1), libre 16 et 23 octobre . Ecrire : Gibeau, Café Moderne, Nexon. (Le Populaire 12 octobre 1932)

AU VÉLODROME : U.S NEXON (1) CONTRE S. A. U. L. (2)

Les équipes se présenteront à 14 h. 30 dans la formation suivante :

Nexon : Charreix ; Beyrand, Dugoua, Perrier, Cubertafond, Bouby (ouv.), Pradeau (m.), Guyonnaud, Lagorce I, Lagorce II, Barrière, Sanciaud, Dufroid, Faure, Laplaud, Gibeau.

S.A. U. L. : Cathelinaud ; Tamagnaud, Raynaud, Menudier, Picout, Delage (ouv.) (cap.), Vitau (m.), Martin, Buisson, Chatard I, Jaby, Jarraud, Beausoleil, Lagueny, Grany, Plazanet.

Pailler dirigera la rencontre qui s’annonce des plus ouvertes. En lever de rideau, à 13 heures, les équipes troisièmes du Club Athlétique Périgourdin et de la S. A. U. L. s’affronteront en une partie amicale où le jeu ouvert sera à l’honneur

Prix des places : Tribunes, 5 fr. ; tribunes et gradins populaires, 3 fr. (Le Populaire 23 octobre 1932)

Demande de match : U.S. Nexonnaise libre le 20 novembre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse de préférence. Ecrire F. Gibeau, secrétaire, café Moderne, Nexon (Le Populaire 13 novembre 1932)

A NEXON – S.A.U. Limoges (3) bat U.S. Nexonnaise (mixte) par 5 points (1 essai transformé) à 3 (1 essai).

Nexon, où opèrent de nombreux remplaçants, débuta avec 12 joueurs. La S. A. U. L. présenta une équipe jeune, très homogène, qui tenta sa chance en toutes occasions et réussit à enlever la partie, bien que Nexon ait sérieusement dominé. Belle partie de la ligne d’avants nexonnaise. A signaler dans les lignes arrières Jean Bouby et Queyroi.

Excellent arbitrage de M. Maurice Jouhaud –(Le Populaire du centre 16 novembre 1932)

Le 25 novembre 1932 le journal rend compte du match de l’USN contre Pompadour : « Dimanche 20 novembre, les équipiers de l’U.S. Nexonnaise, rencontraient à Pompadour, l’équipe locale. Ils durent s’incliner devant leurs valeureux adversaires qui l’emportèrent par 9 points (3 essais), à zéro.

— Dimanche prochain, 27 novembre, les Arédiens seront les hôtes de Nexon. L’U.S.N. rencontre le S.C. St Yrieix, en championnat. Tous les sportifs nexonnais iront au terrain des Buissons assister à cette belle rencontre. Saint Yrieix possède une équipe très complète, redoutable pour les meilleurs, mais les Nexonnais se laissent difficilement manœuvrer sur leur terrain.

Coup d’envoi : 2 h. 30. » (Le Populaire 25 novembre 1932)

Photo publiée dans Match, le 6 décembre 1932

Le S. O. L. à Nexon. — Le S. O. Limoges, qui vient de faire une belle démonstration de rugby en face d’Ussel et Bourganeuf, se rendra aujourd’hui à Nexon, rencontrer le club local dirigé avec maestria par le sympathique Gibaud. Il est certain que nos représentants doivent faire è Nexon une très bonne impression, et que nos « sang et or » sauront démontrer que le fanion limousin est toujours debout.

Le Populaire 25 décembre 1932

Au Parc des Sports Dimanche, 15 janvier, le Parc des Sports du S. O. L. va reprendre une activité que les divers déplacements des équipes solistes de ces derniers dimanches lui avaient momentanément fait perdre. Après avoir visité Angoulême, Périgueux, Ussel, Nexon, tant en basketball qu’en rugby, la série des matches au Parc va reprendre, par une belle rencontre, S. O. L. contre Union Sportive Nexonnaise.

Au match aller à Nexon, nos « sang et or » ne purent enlever la décision que par un seul essai à rien. C’est dire que le quinze de Gibeaud, qui est bien connu des Limousins pour l’avoir vu opérer à Limoges où sa grande valeur fut justement appréciée, est un club sympathique qui joint à une vitesse générale, une très grande compréhension du vrai rugby. Ce sera, n’en doutons pas, un match qui sera plaisant à suivre et qui sera suivi par tous les amateurs de rugby, amis de nos petites Sociétés. .Pour corser cette réunion de rugby (S.O.L.-Nexon), deux matches de basketball auront également lieu à Beaublanc. A 14 heures, un match comptant pour le Championnat du Limousin, entre le Red Star (4) et l’équipe première de l’Association Sportive Aixoise. Ce patch nous promet de belles émotions sportives et, enfin, pour terminer, match amical entre le R. S. (5) et l’A.S. Couzeix (2). Le Populaire du centre 12 janvier 1933

Après demain dimanche l’équipe première de la section Athlétique Universitaire de Limoges disputera, sur son terrain du Vélodrome du Grand-Treuil, le quatrième match comptant pour le Championnat de France de la division d’excellence.

En lever de rideau, à 13 heures précises, l’équipe troisième de la S. A. U. L. sera opposée à l’équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire du centre – 20 janvier 1933

Au Stade Montjovis: A 13 h. l’U.S. Nexonnaise rencontrera les jeunes « tout noir ». Cette partie sera un intéressant prélude au morceau de résistance de l’après-midi. M. Brouillaud dirigera les ébats des jeûnes. Le Populaire du centre – 12 février 1933

Saison 1933-1934

« Réunie en assemblée générale le 29 juin 1933, l’U. S. Nexonnaise a réélu son bureau pour la saison 1933-1934, dont voici la composition :

Président : M. Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Ratier.

Trésorier : F. Laplaud.

Secrétaire : F. Gibeau.

Membres du bureau : MM. Maisongrande, Maurice Jouhaud, F. Queyroi, F. Penot, M. Clermonteil, J. Bouby, Alex Guyonnaud, René Desbordes.

Nous espérons qu’avec ce nouveau comité et la bonne volonté de tous, l’U.S. N. fera parler d’elle encore cette saison.

Les clubs désirant conclure sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon. » (Le Populaire – 9 juillet 1933)

L’U.S. NEXONNAISE et la Préparation militaire

On nous prie d’insérer : L’Union sportive a depuis quelques années organisé son effort, suivant la mesure de ses moyens qui sont par trop restreints, vers la préparation militaire. Mais cette année elle a vu ses efforts récompensés ; malgré le nombre peu imposant de candidats qui avaient suivis les cours; sur sept, six ont passé avec succès leur examen et ce sont classés dans un bon rang. Malheureusement dans nos campagnes, peu de jeunes connaissent les avantages que peut leur accorder le brevet de préparation militaire ; puissent ces résultats encourager les jeunes de notre ville et des environs à venir nombreux s’inscrire au club.

Il nous est agréable, à l’occasion de ces résultats de l’U. S. N., en tant que préparation militaire, de féliciter ses dirigeants, et surtout son dévoué instructeur, M. Beaubrieul, qui se consacre entièrement à sa tâche et qui trouve dans les magnifiques résultats obtenus par ses élèves, la plus belle des récompenses.

Les jeunes gens qui désirent suivre les cours de préparation militaire sont priés de se faire inscrire chez M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 13 septembre 1933

A Nexon. – F. E. C. Limoges (2) contre U. S. Nexonnaise. Après Saint-Léonard, voilà que les réserves du F. E. C. rendront visite dimanche au quinze premier de l’U. S. N. Ce sera encore un bien beau match; et vraiment les sportifs nexonnais sont gâtés dans leur sport préféré. Le F. E. C. présentera une équipe jeune dont le point fort réside en sa ligne d’avants au jeu sobre et puissant, unis combien efficace. Du coté nexonnais, l’équipe sera à peu de chose près celle qui dimanche dernier triompha de Saint-Léonard. Le Populaire du Centre – 1 octobre 1933

A NEXON, S. A. U. L. (3) CONTRE U. S. NEXONNAISE (1)
Dimanche, les équipiers troisième de notre grand club limousin rendront visite aux Nexonnais, les dirigeants saulistes nous annoncent une bonne équipe, un peu jeune, mais n’est-ce pas dans-les éléments jeunes que la S. A.U. L. a puisé pour son équipe première, depuis de longues années, non par un système de racolage, comme certains  grands clubs le pratiquent, pour ceci nous pouvons rendre hommage
aux dirigeants saulistes.
Du côté nexonnais, la forme arrive et l’équipe sera la même que celle qui fit une si belle démonstration de rugby dimanche dernier à Juillac.
Les dirigeants nexonnais et leur capitaine Laplaud, peuvent avoir confiance en leurs hommes; ils seront fin prêts dans quinze jours pour affronter en championnat Saint-Yrieix sur son terrain.
Pour permettre aux spectateurs et joueurs d’assister au meeting d’aviation, le coup d’envoi aura lieu à 12 heures 30 précises. Le Populaire, samedi 14 octobre 1933.

A Nexon. — U. S. Nexonnaise contre U. S. Juillacoise (1).

C’est à 14 heures 30 que M. Jouhaud appellera les deux équipes sur le terrain. Ce match devrait certainement attirer un nombreux public sur le terrain des Buissons ; car l’équipe de Juillac n’est pas à dédaigner et pratique un jeu vraiment spectaculaire. Nexon, privé des services de son demi d’ouverture Bouby, blessé dimanche dernier, se présentera, vraisemblablement dans cette formation.

Avants : Barrière, Rougerie, Lagorce, Clermonteil, Dudognon, Dugoua, Faure, Laplaud (cap.) ; demis : Malissin (m), Gibeau (o) ; trois-quarts Charliat, Perrier, Beyrand, Cubertafond

Remplaçants : Desbordes, Reynols.

Arrière : Cubertafond

Le Populaire du Centre – 22 octobre 1933

S. Y. S. C (1) BAT U. S. NEXONNAISE (1) PAR 3 POINTS (1 ESSAI) A 0
Cette partie de championnat fut agréable à suivre, surtout en deuxième mi-temps. Il faut en remercier les « blanc et rouge » et les « bleu». C’est assez rare de voir deux équipes essayer de confectionner du beau jeu pour que nous le remarquions et en félicitions ces rugbymen au bon esprit.
Pourtant la tâche était bien difficile ce jour-là, à cause du ballon glissant et du froid assez vif pour engourdir les mains.
Saint-Yrieix gagna son match pour un seul essai acquis en deuxième mi-temps.
De l’avis unanime, la marge était plus grande entre les deux équipes et c’est à une quinzaine de points que les supporters des deux camps
avaient évalué dès le début, la victoire arédienne. Ce score est donc tout à l’honneur des Nexonnais qui se défendirent bien et ne se considérèrent jamais comme battus.
Les deux mi-temps furent identiques. Butant les premières minutes les Arédiens fournissent un gros travail, bousculent les Nexonnais. Mais le jeu se ralentit et se déplace d’un but a l’autre grâce à de longs coups de pied ou interceptions heureuses. Soit malchance, soit énervement, à 3 ou 4 reprises des essais tout faits sont manqués par Saint-Yrieix. Nexon n’est jamais inquiétant.
S. Y. S. C. nous a paru en grands progrès sur le dernier match joué au Pinet. Mais l’on commet encore bien des fautes. La mêlée est mal soudée, en première mi-temps, elle tenait à peine les huit avants adverses beaucoup plus légers. Les trois-quarts ailes ne poussent pas assez leur action offensive et devraient chercher a « recentrer ». Les meilleurs joueurs furent Redon et surtout Eyrolle, arrière très sûr, et joueur complet puisqu’il tint, un temps, les places de trois-quart centre et d’avant troisième ligne. Le jeune Rouchet a de l’étoffe.
Nexon possède une équipe très accrocheuse, où se distinguent le demi d’ouverture et le capitaine Gibeaud. Le Populaire, mercredi 1er novembre 1933.

U. S. NEXON – Nexon contre C. A. Pompadour
Nous rappelons que seuls les joueurs munis de leur laisser-passer et les spectateurs ayant des cartes d’invitation auront l’entrée gratuite sur le terrain.
Il est également rappelé que la fédération fixant elle-même le prix d’entrée. L’entrée générale est de 3 fr. par place.
Dimanche l’Union Sportive recevra sur son terrain le C. A. Pompadour, en un match comptant pour la Coupe du Limousin.
Les visiteurs nous arrivent précédés d’un brillant palmarès, leur magnifique victoire sur Saint-Yrieix en dit long sur les possibilités de cette belle équipe.
De leur côté les Nexonnais mettront tous leurs atouts en main pour faire triompher leurs couleurs.
Nul doute que l’enjeu, la perspective d’un beau match doivent attirer la foule des grands jours sur le magnifique terrain de la Seine.
Arbitre, M. Pallier.

Le Populaire du centre, samedi 9 décembre 1933

Assemblée générale de l’U. S. N.
Tous les membres actifs et honoraires sont priés d’assister à la conférence qui sera faite par M. Maury Pierre, arbitre fédéral, sur le rugby : ses origines, application des nouvelles règles, le jeudi 14, à 20 heures, salle Café Moderne. Le Populaire du centre 14 décembre 1933.

U. S. . Nexonnaise (1) contre U. S. Saint-Léonard
Dimanche prochain, si toutefois le temps le permet, aura lieu cette rencontre annuelle entre les équipes de Nexon et de Saint-Léonard ; Nexon semble cette année avoir retrouvé, sous l’impulsion de Gibaud et Laplaud, sa grande forme des saisons 1925-1926 où, on s’en souvient, les Nexonnais comptaient parmi les bonnes équipes limousines ; de son côté, Saint-Léonard essayera d’aligner son
équipe au grand complet, et à la veille de la reprise de la Coupe du Limousin, il sera intéressant d’assister à ce match, car chacun des deux clubs doit aller loin dans cette compétition.
Nexon vient, du reste, de battre en Coupe du Limousin, le C. A. Pompadour, dimanche dernier, cependant que Saint-Léonard est à la tête de sa poule. Nexon voudra justifier de sa bonne forme en face de Saint-Léonard. Le Populaire du centre samedi 16 décembre 1933.

L’annuaire Dumont pour l’année 1934 donne les informations suivantes sur l’Union Sportive Nexonnaise:

Société fondée le 12 septembre 1920 ( paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Président d’honneur : M. Boutaud-Lacombe, maire

Vice présidents d’honneur : M. Jumeaux-Lafond, M. de Nexon.

Président : M. Toulemont

Vice-Présidents : MM. Deloze et Ratier

Secrétaire : M. Jarry-Lacombe.

Le 7 janvier 1934, le journal annonce :  » Dimanche l’U. S. Nexonnaise recevra sur son terrain de la Seine l’équipe première du S. C. de Saint Yrieix en un match comptant pour la Coupe du Limousin. Saint-Yrieix, possède cette année une belle équipe, dont le point fort consiste en sa ligne d’avants, bien emmenée par les frères Latournerie. Nexon battu par un essai au match aller présentera sa grande équipe, celle qui triompha si brillamment de Pompadour. » Le Populaire 7 janvier 1934

Dimanche 14 janvier match au Grand Treuil à 13 heures contre les juniors Saulistes, en lever de rideau du match des réserves du Sporting Club d’Angoulême et de la Section Athlétique Universitaire de Limoges. Le Populaire 11 janvier 1934.

ASSOCIATION : OZANAM (1), CONTRE E. P. S. SAINT-LEONARD (1). RUGBY : U.S. NEXON (1), CONTRE U. S. SAINT-LEONARD (1).

Le public de Saint-Léonard et des environs est convié à assister ce soir à une belle manifestation sportive. C’est d’abord deux équipes scolaires d’Ozanam et de l’E. P. S. Saint-Léonard, qui disputeront un match d’association. On commit la valeur de ces deux équipes, c’est donc là un lever de rideau de premier ordre.

Ensuite, les équipes premières de l’U. S. Nexonnaise et de l’U. S. St. Léonard prendront possession du terrain pour un match de rugby. Nexon nous arrive précédé d’une excellente réputation et avec une équipe au grand complet ; nul doute que les poulains de Gibaud et Laplaud feront leur possible pour enlever la décision à nos locaux. Saint-Léonard, à la veille de la reprise de la coupe du Limousin, alignera aussi une excellente formation, c’est dire qu’à lui seul ce match vaut le déplacement de la Belle. Le temps étant beau, ces deux marches doivent attirer un grand nombre de spectateurs qui n’auront qu’à se louer des efforts des soccers et des rugbymens, qui veulent démontrer l’attrait de leur jeu respectif. Arbitres. — Association : M. Bosse; Rugby : M. Couloudon ou Dezon. Le Populaire du centre 11 février 1934

On note que dans la presse à cette époque on ne parle pas encode football, mais de rugby association que l’on réduit à « association ». Deux noms ressortent parmi les joueurs : Gibeau et Laplaud.

Saison 1934-1935

RUGBY – A L’ U. S. NEXONNAISE

L’U. S. Nexonnaise réunit en assemblée générale a réélu son bureau pour la saison 1934-35.

Président : Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Rattier

Trésorier : M. F. Laplaud.

Secrétaire : M. F. Gibeau.

Préparation militaire ; M. Beaubreuil.

Membres du bureau : M. A. Guyonnaud, F. Penot, J. Maisongrande, J. Bouby.

Les clubs désirant conclure avec l’U. S. N. sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., Café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 5 août 1934

Coupe du Limousin des séries inférieures- Clubs engagés.
U. S. Objatoise, U. S. St-Léonard, Saint Yrieix S. C., C. C. A. Usselois, C. S. Ussacois, U. S. Nexonnaise, U. S. O. Saint Junien, U. S. Argentacoise, C. A. Larchois, U. S. Meymacoise. Le Populaire 12 septembre 1934

U.S. Nexonnaise. — Rugby. — Libre le 7 octobre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse. Ecrire à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon (H.-V.), Tél. 48. Le Populaire du Centre, 4 octobre 1934

En observant le calendrier du Saint-Yrieix-Sports-Club pour la saison 1934-1935 on constate que l’USN, outre Saint Yrieix, affronte des équipes à Allassac, Angoulême, Larche, Limoges, Périgueux, Saint Leonard, Thiviers… Il y avait donc des déplacements importants à effectuer et il fallait amener une vingtaine de personnes. Comme il n’y avait pas assez de voitures individuelles c’était en camion que l’équipe se déplaçait. On mettait des bancs à l’arrière et serrés les uns contre les autres joueurs et dirigeants se tenaient tant bien que mal dans les virages. Il est vrai que la vitesse était réduite par rapport à aujourd’hui. Mais disputer un match après un tel déplacement donnait un sérieux avantage à l’équipe qui recevait.

CALENDRIER DE L’EQUIPE 1ere du Saint-Yrieix-Sports-Club.

Octobre 14 : B- C. Angoulême, à Angoulême ; 21 : U. S. Thibérienne, à Saint-Yrieix ; 28 : E. N. Limoges, à St Yrieix.

Novembre 1er : Périgueux, à Saint Yrieix ; 8 : C. A. Larchois, à Larche (Championnat) ; 11 : C.S. Allasacois, à Saint-Yrieix (Championnat) ; 13 : U. S. Objatoise, à Objat ; 25 : E. C. Limoges, à Saint-Yrieix.

Décembre : 2, U. S. Nexonnaise à Nexon ; 9 : Hirondelle Sportive Limousine, à Saint-Yrieix, 10 : S. A. U. L., Limoges ; 23 : Réservé (Championnat) ; 30 : U. S. Saint-Léonard, à Saint-Léonard.

Janvier 6 : Réservé Championnat ; 13 U. S. Nexonnaise, à Saint-Yrieix ; 20 : U. S. Thibérienne, à Thiviers ; 27 : C. O. P. O., à Saint-Yrieix.

Février : U. S. Yézerienne, à Condat ; 10 : En pourparlers ; 17 : S.A.U.L., à St Yrieix ; 27 ; U. S. Saint-Léonard, à St Yrieix.

Mars 3 : En pourparlers ; 10, C. A. Pompadour à Pompadour ; 17 : S. C. Angoulême, a Angoulême ; 24, U.S. Objatoise, à St-Yrieix. 31, En pourparlers. (Le Populaire 11 octobre 1934)

Dimanche prochain, 11 novembre, U.S.O. disputera son deuxième match de championnat contre l’Union sportive Nexonnaise. Nexon n’a succombé, devant Saint- Léonard que par le faible écart d’un essai. La ligne d’avants, point fort de l’équipe, est très accrochante, et notre huit devra s’employer à fond pour lui résister victorieusement, Sur le papier, Saint-Junien doit fournir le vainqueur et terminer le premier de sa poule, nous serons fixés dimanche. Nous engageons le public à se rendre nombreux au stade municipal pour encourager nos joueurs. Prix d’entrée habituel. La rencontre débutera à 14 heures 30 précises, sous la direction de M. Lapleau. Le Populaire du centre 9 novembre 1934

Soirée de gala. — C’est le 10 mars que l’U. S. Nexonnaise organisera une soirée de gala qui aura lieu salle Charreix.

Au programme : « Le droit aux étrennes », pièce de Courteline ; « Un client sérieux », pièce de Courteline ; « Napoléon fait dit cinéma », pièce en 1 acte. Ces trois pièces seront interprétées par l’excellente troupe des Amis de la Gaieté, dont l’éloge n’est plus à faire. La U. S. N. convie tous ses membres honoraires à assister, sans exception à cette excellente soirée.

Prix de places : 6 francs et 4 francs. Enfants, demi-tarif. Les joueurs de l’U. S. N. auront l’entrée gratuite sur présentation au contrôle de leur carte de membres actifs.

Un superbe bal terminera cette agréable soirée.

L’après-midi, à 2 heures, au terrain de la Seyne, un match de rugby opposera les jeunes joueurs aux vétérans de l’U. S. N. (Le Populaire du Centre 6 mars 1935)

En mars 1935 on lit l’annonce du match  » A NEXON – EX DE LIMOGES CONTRE H.S- NEXON

Dimanche 31 mars, l’Hirondelle Sportive de Nexon convie son fidèle public à assister au plus grand match de la saison.

En effet, au prix de gros sacrifices, un match vient d’être conclu avec les « Ex » de Limoges. Nous ne pensons pas qu’il soit utile de présenter ce groupement, signalons cependant que les « Ex » n’ont pas encore connu la défaite, et qu’ils ont battu ces derniers temps : l’Hirondelle Sportive de Limoges, par 36 à 0 : le S. L U. C. (réserve), par 21 à 3 ; le S. O. L., par 31 à 6.

Nous reviendrons demain sur la composition de leur équipe qui groupe d’excellentes individualités ». (Le Populaire 29 mars 1935)

Saison 1935-1936

Disputant le Championnat du Limousin pour la saison 1935-1936 on trouve l’annonce de la rencontre  :  »  U. S. NEXON CONTRE C. A. POMPADOUR.

Dimanche, l’U. S. Nexon recevra sur son terrain en un match comptant pour le championnat du Limousin (4e série), le C. A. Pompadour.

Coup d’envoi à 2 h. 30. Arbitre : M. Clapeaud. (Le Populaire, 21 décembre 1935)

Saison 1936-1937

Avec la saison 1936- 1937, le club revient à son ancien nom, l’US Nexonnaise comme le montre l’annonce du match  » U. S. SAINT-LEONARD contre U. S. NEXONNAISE. Pour l’ouverture de la saison, l’Union Sportive reçoit aujourd’hui sur son terrain, le quinze de Saint-Léonard ; on se souvient de la belle saison que fit ce club l’année dernière. Nul doute que ce match attirera au terrain de la Seyne de nombreux spectateurs. » (Le Populaire 27 septembre 1936)

Championnat du Limousin – S. O. L. CONTRE U. S. NEXONNAISE. Dimanche, le Sporting recevra, sur son terrain, l’U. S. Nexonnaise, en championnat du Limousin. La partie sera très disputée, car Nexon viendra pour prendre sa revanche de dimanche dernier et fera son possible pour arracher la victoire.

D’autre part, le S. O. L. jouera au complet, et le public pourra applaudir les exploits d’anciens joueurs qui ont repris, cette saison, du service dans les rangs du Sporting, ainsi que certaines vedettes venant de clubs d’excellence et d’honneur qui tiennent à débuter sous les couleurs « sang et or » et en championnat.

La composition des deux quinze n’est pas encore connue, et nous y reviendrons sous peu ; néanmoins, le public qui fera le déplacement du Parc des Sports, dimanche, est sûr d’assister à une belle partie. (Le Populaire 8 novembre 1936)

Les matchs ne se déroulent plus aux Garennes mais sur un terrain situé route des Vanneaux, à la Seyne. Dans la presse il est orthographié soit La Senne, soit La Seyne.

U.S.N. contre U. S. SAINT-LEONARD – Dimanche prochain, l’U. S. S. L. recevra, sur son terrain l’équipe de rugby de Nexon. Venu, il y a un mois, pour remplacer un forfait, Nexon avait déplacé une jeune équipe sympathique et accrocheuse ; pourtant cette équipe était, ce jour-là, fort mixte. Aussi, dimanche prochain. Nexon déplacera sa meilleure formation et nous fera assister à une partie rondement menée. Coup d’envoi à 14 h. 30. Arbitrage de M. Mazelaigue. Le Populaire du Centre – 1 janvier 1937

L’équipe de rugby à une date non déterminée.

Que devient le club de rugby ensuite ? Si vous avez des réponses elles sont les bien venues…

Mai 1962: 21 donneurs mis à l’honneur

donneurs de sang mai 1962

Le 21 mai 1962, M. Pradeau, maire, et le conseil municipal étaient entourés du Docteur Malinvaud, directeur du Centre de transfusion sanguine, de M. Méré, président de l’Association des Donneurs de sang de la Haute-Vienne et de M. Peyronnet, administrateur de la Fédération des donneurs de sang pour remettre 21 diplômes et insignes aux donneurs de sang bénévoles de la commune.
Dans la Salle du Conseil, décorée avec gout, cette manifestation toute sympathique se déroula dans une cordiale amitié.
Le Maire présenta les excuses du Dr Jacques Boutard, Député Maire de St-Yrieix, retenu par des obligations antérieures et déclara: »S’il existe en France un nombre impressionnant de croix, de médailles, de décorations, de rubans et d’étoiles, dont nul ne met en doute la valeur, je crois que le diplôme de donneur bénévole de sang dépasse, et de loin, toutes les autres récompenses et décorations. »
Il adressa ses remerciements au Docteur Malinvaud, à M.M. Méré et Peyronnet.
Le docteur Malinvaud adressa ses félicitations aux récipiendaires et à la Municipalité pour son bon accueil.

Mr le Maire remit la médaille de la Famille Française à Madame Martaillé, mère de 5 enfants ainsi qu’une gerbe aux femmes décorées.

Un champagne d’honneur termina cette cérémonie où l’on remarquait Mr le Docteur Jumeaux-Lafond, M.M. Maillet, Percepteur, Capeau, Receveur des P.et T., Barbe, Contrôleur Principal des Contributions Indirectes, Lasperas, Chef du Corps des Sapeurs Pompiers et son Adjoint Sanciaud, Richemond, Chef de Brigade, Lathiere et Clermonteil, Présidents des A.C. et des P.G., Mlle Jouhaud, Assistante Sociale, Madame Sanciaud, Sage Femme, M.M. Penot, Président de la C.G.A., Longequeue de la Gare de Nexon, ancien donneur de sang, etc.

Liste des diplômés :
BEYRAND André à Sazerat,
BEYRAND Louis à Sazerat,
BOSBATY Émile, Place de la république
BOSBATY Gabrielle, Place de la république
CLERMONTEIL Renée, Place de la république
COINAUD Armand à la gare,
DEBORD Jean Pierre, place de l’église,
DELAGE Françoise, moulin de Biard,
DENARDOU Armand, rue Gambetta,
DESBORDES Simon, route du Courdein,
GUYOT Pierre, rue Pierre Curie,
JOUHAUD Marie, avenue de la gare,
LAPLAUD François, avenue de la gare,
LASPOUGEAS Henriette, avenue de la gare,
LAVEYSSIERE Pierre à Biard,
MASSY Martial, La Meyze,
MICHAUD Lucien, Nexon,
NYS Andrée, le Courdein,
NYS Lothaire, le Courdein,
QUEYROI Maurice, avenue de la gare,
RICHEMONT Jean, gendarmerie.

1-Histoire de la carte postale en France

Les premières cartes postales ont circulé en France à partir du 15 janvier 1873. L’autorisation avait été accordé par les députés à l’occasion du vote de la loi de finance pour 1873. Ces cartes postales étaient en vente dans les bureaux de poste au prix de 10 centimes pour celles voyageant à l’intérieur d’une même ville et de 15 centimes pour les autres tandis que la lettre était timbrée à 25 centimes.
Elles n’étaient pas illustrées. A partir de 1876 la poste n’a plus le monopole de la vente des cartes postales. Si des commerçants et des industriels les utilisent comme support publicitaire c’est l’Exposition universelle de 1889 qui va déclencher l’engouement du public. La carte qui reproduit un dessin de la tour Eiffel sera vendue à 300 000 exemplaires.
Quelques cartes photographiques circulent au début des années 1890 mais elles sont très rares. La fin du siècle voit apparaître quelques imprimeurs qui proposent des cartes photographiques mais c’est l’Exposition universelle de 1900 qui marque le début de l’âge d’or de la carte postale. Il durera environ jusqu’en 1920.
À cette époque où les journaux ne comportent pas de photographies la carte postale est utilisée pour faire connaître les événements marquants de la vie politique, les scènes typiques de la vie quotidienne…La carte postale est également utilisée comme moyen publicitaire. Les propriétaires se font photographier avec leurs employés devant leur magasin, leur atelier, leur hôtel…
Jusqu’au début de l’année 1904, il était interdit d’écrire au recto de la carte postale. Celui-ci servait à écrire l’adresse du destinataire. Au verso la photographie ne recouvrait pas la totalité de l’espace ce qui laissait la place pour l’écriture de quelques mots.
Un arrêté du 18 novembre 1903 autorise d’écrire l’adresse sur la partie droite du recto et la correspondance à gauche. Dès lors, la photographie peut librement occuper tout le verso.
Entre 1900 à 1920, pendant cet âge d’or de la carte postale des millions de carte vont circuler dans le monde. On compte des centaines d’éditeurs, quelques uns vendent leur production au niveau national d’autres ne diffusent leur carte qu’au niveau d’un village.
A partir des années 1920 les éditeurs fabriquent des cartes de qualité médiocre avec des vues générales. Ceci va durer jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Les cartes de cette période 1920-1940 entrent dans la catégorie des cartes postales anciennes (CPA) imprimées par le procédé de la phototypie. Vont apparaître alors les cartes dites semi-modernes (CPSM), produites par héliotypie et héliogravure. Elles ont une bordure dentelée et sont brillantes. Avec l’imprimerie par offset, autours des années 1970 on entre dans une nouvelle époque, celle des cartes modernes. Depuis 1950 le format a changé. On a abandonné le format 9 X 14 pour passer au format 10,5 X 15 cm qui caractérise les cartes modernes.

2- Les éditeurs des cartes postales de Nexon

Plus de 180 cartes postales anciennes de Nexon ont été éditées. Plus des trois quart ont été éditées par des éditeurs qui couvrent plusieurs régions. Ce sont eux qui ont édité les principales cartes de Limoges et des villages du Limousin.

Les éditeurs de Limoges et les éditeurs nationaux

– Champeaud-Terrasson. Georges Champeaud et Joseph Terrasson, son beau-frère, sont associés dans une entreprise d’objets religieux et funéraires à Limoges d’abord au 2 boulevard Louis-Blanc puis 19 avenue de la gare à Limoges. Ils éditent des cartes postales avec comme marque une hirondelle noire en 1901, une abeille dans un cercle en 1903. L’année suivante l’hirondelle revient avec les initiales CT (Champeaud-Terrasson) CT/L (Champeaud-Terrasson Limoges). A partir de 1912 ils éditent une série de cartes postales sur la Haute -Vienne. Au décès des deux associés en 1936 Jacques Terrasson reprend la société. Des cartes sont également éditées par Goutagny, imprimerie B et G à Lyon.

logo hirondelle 2logo hirondelle 1

 Type 1      Type 2

Plus de 45 clichés ont été réalisés par ces éditeurs soit plus du tiers des cartes postales anciennes de Nexon. De nombreux vues sont rééditées avec une légende différente si bien qu’il n’est pas facile d’établir un classement des cartes de cette maison.

– Charles Collas et Cie (CCCC). Charles Collas (Suresnes, 1866 – Paris, 1947) s’installe à Cognac à la fin du XIXe siècle où il ouvre une librairie-imprimerie dans la rue Neuve Saint-Martin, au centre de Cognac. Il commence à produire des cartes postales dès 1894 ; il s’agit de vues de Royan et de Cognac. Il appose sur ses cartes un logo dont la notoriété est considérable : un trèfle à trois feuilles comportant les initiales CC & CC (Charles Collas & Compagnie, Cognac), la marque au trèfle est née. En 1899 Maurice Tesson qui effectue son service militaire à Limoges (à cette époque il dure 3 ans !) et qui est passionné de photographie le convainc de lui imprimer quelques cartes postales de Limoges. La collaboration entre les deux personnes va se développer et le jeune frère de Maurice, Roger Tesson va devenir photographe de Charles Collas. Les deux frères prennent de nombreux clichés en Haute-Vienne. Maurice Tesson éditera des cartes avec à la fois le trèfle et sa propre marque, MT/L (Maurice Tesson – Limoges) puis MTIL (Maurice Tesson – Imprimeur Limoges). Charles Collas est un éditeur de renommée nationale qui produit des cartes postales pour d’autres éditeurs comme les Nouvelles Galeries. En 1914, son entreprise emploie 150 personnes.

logo CCCC-Collas-Charles

 – Jean Faissat (1860-1926), installe son atelier 19 rue du Clocher en 1893. A la fois photographe et fabricant d’appareils photo il fait partie des pionniers de la carte postale à Limoges. En 1895 la municipalité conduite par Émile Labussière offre à l’État un terrain sur le site de l’ancien quartier du Viraclaud pour y construire la nouvelle préfecture. Ce quartier insalubre et vétuste était parcouru par des rues étroites bordées de maisons en torchis insalubres. C’était une bonne occasion pour la municipalité de satisfaire les partisans du courant hygiéniste de l’époque et pour rassurer les habitants encore traumatisés par le vaste incendie de 1864. Avant la démolition la municipalité commande à Jean Faissat une série de photographies du quartier. Il va réaliser des clichés ou les habitants sont saisis dans un grand réalisme. Par la suite il s’attachera à photographier les monuments des différentes communes. Les cartes qui sont éditées sont rarement animées, contrairement à celles des vieux quartiers de Limoges. Ainsi à Nexon il ferra plusieurs clichés sur le château de la garde (5) et deux sur celui du bourg, un sur l’église ainsi qu’une vue générale du bourg. Théophile Bourreau qui était photographe boulevard de Fleurus lui succédera.

– Maurice Tesson (Cognac 1877 – Limoges 1955). Passionné de photographie Maurice Tesson qui effectue son service militaire au 78e RI ne peut pas signer ses cartes postales. Elles portent la marque de Charles Collas, le trèfle, qui les édites. Libéré de ses obligations militaires il s’installe à Limoges comme commissionnaire en marchandises et effectue de nombreux clichés qui sont imprimés par son ami Collas. En 1902 son frère le rejoint à Limoges et tous à tous les deux ils constituent une collection de clichés de la Haute Vienne, de la Corrèze, du Lot et jusqu’à la Cote d’Azur.
En 1905 Maurice Tesson s’installe comme éditeur de cartes postales et pendant quelques années il va publier près de 500 clichés des principaux sites de la Haute-Vienne. A Nexon il photographie l’église et le château. On reconnaît son style, ou celui de son frère avec les reflets des tours dans l’eau ou le coté mystérieux des allées du parc avec le rocher Saint Ferréol. Les cartes sont marquées « M.T., imp. – Limoges » qui deviendra « MTIL ».

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En 1916 un incendie détruit un important stock de cartes et endommage les machines. En 1919 son frère Roger se marie et part s’installer à Lourdes. En 1930 Maurice cède son entreprise à Maurice François.
– Guilleminot, Boespflug et Cie. Paris, souvent pris à tort pour un éditeur alors que c’est un fabricant de papier photographique. On connait une seule carte qui concerne indirectement Nexon, c’est la carte photo du cheval Weber, appartenant au baron de Nexon, en 1908.
– La cigogne. Cette marque née en Alsace a pris une envergure nationale à la fin des années 1930. L’adresse des cartes de la Haute-Vienne est la même que celle du siège des messageries Hachette, 5 place Jourdan à Limoges dont il est un fournisseur.

Les éditeurs de Nexon

Desprat éditeur
Éditions Prunet : Madame veuve Prunet tenait une épicerie à Nexon  en 1900.
J. Rougier, photo éditeur à Nexon.
Éditions Labidoire: Monsieur Labidoire tient un bureau de tabac, rue du Nord à Nexon
Vigneron: Madame Vigneron possède une quincaillerie rue du Nord dans l’ancien magasin Bitaud dont elle a pris la suite lorsque M. Bitaud a acheté une partie des anciennes écoles libres vendues par le baron.

Cartes semi-modernes et modernes

CIM : Courbier Imprimeur Mâcon. Éditeur national de cartes postales à partir des années 1940. Les cartes de Nexon portent la mention : collection Bouny.

MYL : Édition F. Millet, papeterie en gros rue A. Barbès. Il édite à la fin des années 1930 des cartes sépia ou grises avec un cadre blanc.

Tepec, éditeur à Limoges. Il édite des cartes modernes.

 

LES DIFFÉRENTES VUES DE NEXON

Comme dans de nombreuses villes ou village c’est l’église ou le château qui sont les monuments les plus édités. Nexon n’échappe à cette règle. Ces deux monuments ont été photographiés et édités plusieurs fois, certains de ces clichés ont été repiqués.

L’église.

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Cette carte postée le 27 novembre 1901 est un des plus ancien cliché de Nexon. Elle est éditée par Maurice Tesson et fait partie de la première série de ses cartes postales sur la Haute-Vienne. Elle porte le numéro 99, le château a le numéro 54. Il n’y a pas de suite dans la numérotation des vues pour une même commune.  Il n’y a pas de personnage sur la carte car ce n’est pas encore entré dans les mœurs de photographier les scènes de la vie courante. Les photographies sont rares, la carte postale est un bon moyen de faire connaître à sa famille, ses amis l’endroit ou l’on vit. Les photographes multiplient donc les prises de vues de rues, de places fixant pour la postérité les habitants qui se regroupent pour poser devant l’appareil.

Sur cette carte le texte est écrit sur le devant de la carte. En effet jusqu’à la fin de l’année 1903 il était interdit d’écrire de la correspondance au dos de la carte (recto), celui-ci était exclusivement réservé à l’adresse. La photographie (au verso) ne recouvrait pas la totalité de l’espace ce qui permettait d’écrire à côté de l’image. À partir de 1904, il est permis d’écrire sur le recto de la carte postale. Celui-ci est divisé en deux parties : l’une, à gauche, réservée à la correspondance, et l’autre, à droite, à l’adresse. Dès lors, la photographie peut librement occuper tout le verso.

Ce cliché de Champeaud et Terrasson donne une large vue des places situées devant la mairie. Il n’y a aucun poteau électrique et donc pas de fils.

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Cette vue , diamétralement opposée à la précédente permet de se rendre compte des dimensions des places et de l’espace disponible. C’est une des caractéristique de Nexon que d’avoir autant d’espace. Peu de maisons sont accolées à l’église. Cela vient du fait que le cimetière qui entourait l’église a été déplacé tardivement et qu’à la place on n’a pas construit de bâtiment.

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Sur ce cliché on voit que la maison située à la droite de l’église abrite trois boutiques. De gauche à  droite il y a un sellier-bourrelier, un tailleur et une épicerie. Ils sont plus nets sur le cliché suivant.

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La carte a été envoyée en 1909. On remarque de nombreuses planches appuyées contre l’église. Ce cliché est du à Jean Faissat, photographe à Limoges. En 1896 il avait été chargé de photographier le quartier du Viraclaud avant qu’il soit démoli et qu’à la place soit construite la préfecture et la poste.

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Les cartes deviennent animées. Des scènes de vie, des personnages vont être photographiés. Sur la place de l’église on voit deux attelages. A gauche un cheval tire une charrette chargée de deux barriques et à droite un âne est attelé à une charrette.

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Sur la carte suivante nous sommes en 1913, des enfants posent devant l’objectif du photographe. La maison à droite de l’église est en cours de démolition. En bas, à gauche de la carte, on remarque l’hirondelle, logo des éditions Champeaud-Terrasson.

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Sur cette carte, éditée par Desprats, les fidèles  quittent l’église et se dirigent massivement vers le bourg. Une femme tient la bride de son cheval attelé à une carriole. La maison à droite de l’église a été reconstruite.

Ces deux clichés ont le même nom mais ne comportent pas de nom d’éditeur. Il y a plusieurs soldats en uniforme, on est pendant la guerre de 1914-1918.

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Ce cliché, édité par Prunet permet d’apercevoir une automobile , contre l’église, sans doute celle du baron de Nexon.

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Sur toutes ces cartes ressort le petit local surmonté d’un toit à quatre pans . Il abrite le mécanisme de la bascule. Elle est très utilisée par les agriculteurs pour connaitre le poids de leurs animaux avant de les vendre le jour de la foire. La carte suivante change de couleur. Elle devient sépia. Cette couleur qui varie du brun rouge à la terre de Sienne brûlée est utilisée à la fin des des années 1920 et surtout à partir de 1930. On remarque la camionnette devant la maison à droite de l’église. C’est sans doute celle du marchand de vin et boissons qui est en train de livrer la buvette. Sur cette vue on remarque les poteaux électriques, absents des vues précédentes.

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CP n° 304 -Edition La Cigogne

Le bâtiment, à droite de l’église, a été reconstruit. Il abrite, à droite, le salon de coiffure-café de Georges André, un personnage dans le Nexon des années 1950-1960.

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Edition Vigneron (MyL)

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Edition Cap-Théojac à Panazol (IRIS)

Si l’église n’a pas changé la bascule a disparu.

Une vue peu courante, éditée par B&G. Le jeune garçon qui écrit à son père, sans doute soldat en 14-18, lui dit « sur la carte il y a le grand père et messieu Roche de la Jaye ». Comme la carte est signée René on ne connait pas le nom du grand père.

La place en face de l’église.

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Sur cette carte, éditée par M. Labidoire, on voit deux automobiles devant le garage tenu d’abord par M. Brouillaud et ensuite par René Laspéyras puis par son fils Bernard . De l’autre coté de la rue Saint Ferréol, la boucherie de Baptiste Lelong, aujourd’hui disparue comme nombre d’autres boucheries.

Cette carte de couleur bleue est plus récente. Éditée par Combier éditeur à Mâcon avec sa marque « CIM » on aperçoit une camionnette  débâchée. L’oblitération datée de 1945 recouvre un timbre de 1 franc à l’effigie de Marianne dessinée par Dulac à la demande du général de Gaulle. L’autre timbre appartient à la série des « chaines brisées » , série mise en vente en mai 1945.

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L’intérieur de l’église frappe par le petit nombre de chaises si on compare avec les bancs d’aujourd’hui. Une partie des fidèles, ceux qui ne pouvaient pas se payer une chaise,  assistait debout aux offices. Assister debout à un office religieux est la règle dans le culte orthodoxe. Les chaises appartenant à une familles étaient marquées au nom de la famille. Cette pratique a disparu dans les années cinquante mais dans l’église on trouvait encore des chaises marquées dans les années soixante bien qu’elles ne soient plus utilisées par leurs propriétaires car ils n’étaient plus là.

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Le Château

Comme l’église, le château a fait l’objet de plusieurs vues. Si l’entrée a été photographiée deux ou trois fois sans aucune animation,  on trouve un beau cliché pris un jour de foire. Les clichés les plus nombreux sont ceux pris depuis le parc d’un certains avec les chevaux à l’entrainement.

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Cette carte, éditée par Maurice Tesson fait partie de la première série de ses cartes postales sur la Haute-Vienne. Elle porte le numéro 58, le château a le numéro 54.

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entree chateau 5

Ce cliché avec des poules qui picorent devant l’entrée du château, date de l’année 1904 et a sans doute été pris par Roger Tesson . Il a été  repiqué après 1914 par M. Desprats . On remarque en bas à à gauche le trèfle Collas et à droite  la marque -LOGO-MTIL-TESSON321

entree chateau 6

On remarque sur ce cliché le camion des messageries garé à gauche avec les roues a pneus pleins.

entree chateau 2Édition Goutagny-Lyon

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Ces deux cartes avec le même cliché sont éditées par Champeaud & Terrasson. Celle du haut est plus ancienne avec l’hirondelle descendante de type 1 en bas à  gauche. La seconde est signée de l’hirondelle de type 2, horizontale et plus massive. Ce cliché a été racheté par Mme Prunet et par M. Labidoire. Ce dernier a édité une carte colorisée.

nexon entree chateau couleur

Devant l’entée du château se déroule le marché aux cochons. Une femme tient son parapluie ouvert qu’elle utilise comme ombrelle. A droite une femme porte la coiffe traditionnelle des Limousines. Tous les hommes ont un chapeau et ils portent la biaude, blouse bleue à manches amples. On l’enfilait par dessus ses autres vêtements afin de les protéger. de couleur bleue en Limousin elle pouvait être noire ou blanche dans d’autres provinces.

Une fois poussée la grille on pénètre dans la cour du château.

chateau 1

La vue du château de face est assez rare. C’est plutôt la face arrière qui a été prise .

eglis vue du chateau sepia

Cette vue de l’entrée prise depuis le château n’est pas courante. C’est une édition La Cigogne, sans doute dans les années 1930.

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Cette carte , éditée par Faissat, a été postée le 25 janvier 1903. La carte suivante est prise du même endroit, à la même saison car les arbres ont le même feuillage. Ce n’est pas le même cliché car ce ne sont pas les mêmes volets qui sont ouverts. C’est une carte éditée par Maurice Tesson avec les deux symboles: le trèfle et MTIL.

chateau couleur

La carte postale suivante est également due à Maurice Tesson. Avec le numéro 54 elle fait partie de la série des monuments de la Haute-Vienne qu’il a photographié au début des années 1900.

chateau 1901

chateau 3

Les trois cartes suivantes sont prises depuis le petit cours d’eau qui coule, à droite du château.

chateau 4

chateau 5

chateau vertical

Les dépendances du château

cour avec chiens

Les barons de Nexon étaient de grands chasseurs. Ils possédaient un bel équipage pour la chasse à courre.

cour

 

cour et fontaine

Les chevaux à la promenade à l’arrière du château.

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Les deux cliché ont sans doute été pris le même jour. Les deux cartes appartiennent à la même série des cartes éditées par Maurice Tesson sur la Haute-Vienne. Elles portent les numéros 302 et 304. La carte n° 304, éditée par Maurice Tesson, a sa légende écrite sur 2 lignes. Le même cliché, sans nom d’éditeur, a sa légende écrite sur une ligne.

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Un retirage a été fait par Mme Vigneron .

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Quelques champions du haras…

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Un entrainement en 1909

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En 1910

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Haras etalon couleur Quartalpha

L’étalon Quartalpha – Edition la Cigogne

Le parc du château

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La jeune fille est Marie PENOT, fille des concierges du château. Le jeune garçon est un des jockey de l’écurie du baron Armand de Nexon.

La rue du Centre

Pour aller vers le centre du bourg depuis l’église on emprunte la rue du Centre rebaptisée rue Victor Hugo en 1948.

Nexon rue du centre gros planOn est en 1909, les trottoirs ne sont pas faits et ils n’y pas de voitures dans les rues. Les enfants jouent aux cerceaux.

nexon rue du centre depuis place egliseLes trottoirs ne sont pas encore faits mais il y a un caniveau pavé. A droite, la maison de Maître Boutaud-Lacombe, notaire et maire de Nexon de 1930 à 1941. A gauche les commerces.

Nexon rue du centre depuis eglise fete sur la place

Il n’y toujours pas de voitures mais les trottoirs sont faits. Leur construction a été proposée par le maire,  M. LELONG en 1911. On circule en vélo. On voit la devanture de la quincaillerie CHARREIX puis l’épicerie-tabac IMBEAU et ensuite le salon de coiffure NOUHAUD qui est également chapelier.

Nexon rue du centre champeau Terrasson 1930

En remontant la rue depuis le centre du bourg on remarque mieux l’absence de commerce sur le coté gauche. Il est bordé par le mur du jardin de Maître BOUTAUD-LACOMBE.

Nexon rue du Centre militaires

De nombreux soldats sont présents à Nexon et on en voit souvent sur les cartes postales. En janvier 1915, une compagnie du 243 ème régiment de ligne s’installe à Nexon. Avant 1914, il y avait régulièrement des bivouacs de sections de l’un des régiments de Limoges  dans les environs de Nexon.

Nexon rue du centre

La première maison a droite est l’hôtel de France. Il est tenu par la veuve BOURDEIX qui possède également la pâtisserie.

La rue du Nord.

Quand on arrive de Limoges ou de Chalus, c’est la rue qui traverse le bourg. Elle conduit à la mairie et à l’église, lieu du pouvoir temporel et spirituel.  A gauche on longe le mur du pensionnat tenu par des religieuses. A droite il y a le cimetière.

pensionnatsinstitution sacre coeur

nexon-1914

Pendant la Première mondiale des troupes ont séjourné dans les locaux du pensionnat.

Un peu avant 1940, M. BITAUD achète une partie du pensionnat et y transfère sa quincaillerie à l’enseigne »Sam Suffit ». Il était trop à l’étroit quelques centaines de mètres plus loin sur la droite, là ou Madame VIGNERON s’installera une fois la quincaillerie Bitaud déménagée. Après l’austérité du mur du pensionnat on est ébloui par l’abondance de produits déposés sur le trottoir et dans la cour d’entrée de l’ancien pensionnat.

Quincaillerie Bitaud Quincaillerie Bitaud femmes

Monsieur Paul Colmar m’a aimablement fait parvenir plusieurs photographies anciennes de Nexon. Parmi celles ci qui montre l’ancienne boutique de Paul BITAUD, rue du Nord. La liste des produits que l’on trouve dans cette quincaillerie est impressionnante. Au delà de l’outillage, de la serrurerie et de la visserie, articles classiques d’une quincaillerie, on peut acheter des produits vendus en droguerie, mais également des articles de chasse et de pêche mais également des cycles et motocycles… C’est un super marché sans l’espace de vente correspondant!

106 - COM - quincaillerie Delaty 001-1 - P. Bitaud successeur - Photothèque Paul Colmar

La route n’est pas goudronnée, les poules traversent sans crainte des voitures automobiles car à cette époque il n’y en a pas encore à Nexon. Le cheval vapeur n’a pas encore détrôné l’animal. Avant d’arriver à l’hôtel du Nord (M. Lauzeille) qui fait le coin avec la rue « Casse toupie » on passe devant la poste.

bureau de poste anme avec timbre

Il y a du monde devant le bureau de poste sur cette carte postale éditée par Champeaud et Terrasson. Le cliché date de 1908.

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Sur ce cliché, sans nom d’éditeur, il y a moins de monde. le cliché a du être pris au début de la guerre.

rue du Nord hotel du NordRue du Nord La Poste

Une fois passé l’hôtel et la rue casse toupie qui débouche à droite (tout un symbole!) on entre dans le Nexon commerçant. Il y a du monde sur les trottoirs et sur la route. Il n’y a pas encore de voitures, la carte est datée de 1906.

rue du nord centre

rue du Nord Champeaud 1

rue du Nord voiture

Trois vues prises pratiquement du même endroit. La première carte, signée de l’hirondelle, est la plus ancienne. Sur la deuxième il n’y a pas encore de voiture . Sur la gauche un soldat en uniforme. Sur la troisième on voit nettement le salon de coiffure et à coté, une buvette. Les hommes portent pratiquement tous un chapeau et il y a une voiture dans la rue.

Quelques années plus tard, nous sommes au début des années 1930, les gens sont sur le trottoir qui est bien marqué car maintenant il y a des voitures et des motos.

 rue du nord 1930

A gauche en allant vers l’église, on trouve le marchand de matériaux pour la construction, chaux et ciment, un marchand de grains, une mercerie et l’hôtel du commerce tenu par M. PRUNY.

En venant de l’église , en entrant dans la rue on trouve à gauche un hôtel, celui de la poste. Il y a de nombreux hôtels, cafés, restaurants à Nexon comme dans tous les villages. On se retrouve au café pour de nombreuses occasions, qu’il s’agisse des enterrements ou des fêtes, des foires ou des marchés… A part le vin, le cidre et la gnôle, personne n’a de boisson alcoolisée à la maison.  Le café est le lieu de convivialité par excellence.

rue du nord pharmacierue du nord cafe poste

                rue-du-nord-anne-mme-damarziemadame-damarzy-et-son-ane-centree

La même scène, Madame D’AMARZIT livre le lait frais à ses clients. Elle effectue sa tournée avec sa carriole attelée à son âne.

sporting café

Le « café de la poste » est devenu « Sporting café », la charcuterie qui se trouvait au commencement de la rue Gambetta a cédé sa place à l’agence du Crédit Agricole. Autrefois modeste bureau qui n’affichait pas son nom, le Crédit Agricole était fréquenté par les seuls agriculteurs. L’obligation pour les employeurs de payer mensuellement leurs salariés a conduit à ce qu’on appelle la « bancarisation ». Tous les foyers ont été contraints d’ouvrir un compte. A  Nexon, comme dans toutes les zones rurales, le Crédit Agricole a connu une expansion remarquable. Il fallait être visible d’ou cette installation. Par la suite le Crédit Agricole s’est installé dans l’ancienne scierie Laspougeas ou il se trouve encore. Après son déménagement il a été remplacé par l’entreprise d’électricité générale de M. LACORRE.

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Afin de donner plus de visibilité aux automobilistes, le « Sporting café » a disparu. Il  a été démoli en 1971 et remplacé par un jardin.

rue du Nord hier et aujourdhui

Le champ de foire

Les cartes postales sont intitulées « place du champ de foire » ou « Place de la mairie ».

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Cette carte postale porte le numéro 300 dans la série Haute-Vienne de Maurice Tesson. Elle est intitulée « Place de la mairie ». L’électricité n’est pas encore distribuée dans toutes les maisons. A gauche la pharmacie NOUHAUD qui deviendra la pharmacie LONGEQUEUE en 1936 puis POURET en 1979 et Saint Roch en 2002. Sur le coté gauche de la rue Pasteur, après la maison de M. NOUHAUD on trouve la boucherie GUYOT. En face, sur la place, le maréchal-ferrant, M. SANCIAUD. A l’extrême droite la maison PAROT « horlogerie, lunetterie, bijouterie, orfèvrerie »

maison malardeau 2Un poteau électrique a été planté au coin de la place. La maison mitoyenne de celle du maréchal-ferrant a été surélevée et M. DESPLANCHES y a ouvert une horlogerie-bijouterie.

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Cette carte, sans nom d’éditeur, est intitulée « Place du champ de foire ». A côté de la boucherie GUYOT se trouve le magasin  « Tissus & Nouveautés » de M. GROSPAS.

maison Malardeau annees 30

Maintenant les charrettes croisent les camions. En descendant la rue, à coté de la boucherie GUYOT  se trouve l’entrée d' »Electric Garage », puis le magasin de tissu tenu maintenant par M. PRADEAU, la pharmacie BONNEL, situation assez peu fréquente de trouver deux pharmacies aussi proches l’une de l’autre, puis une boulangerie, les économats du centre et, après le porche, une autre boulangerie.

maison Malardeau noir et blancmaison malardeau couleur

Au début des années 1950 M. MALARDEAU qui avait acheté avant la guerre la maison du maréchal-ferrant a fait construire un immeuble qui abrite son commerce de laines. Sur la rue Pasteur la boucherie GUYOT a fermé, le magasin de tissus a pris comme enseigne ‘Nouveautés » avant de laisser la place aux cycles Peugeot de M. FAUCHER. La pharmacie BONNEL a été reprise par M. LAMOURE, la boulangerie par M. BESSE et les Économats ont laissé la place à une fabrique de pantoufles créée par M. BRUGEAS.

Il existe au moins cinq cartes différentes du champ de foire avec des dizaines de bêtes et les paysans en habit, coiffés d’un chapeau ou d’une casquette. Peu de femmes sont présentent sur le foirail. On les remarques sur la 3 ème carte (Prunet) avec leur ombrelle.

champ de foire 5

champ de foire 3

édition Desprats

champ de foire 1

édition Prunet

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Les deux clichés sont identiques mais la carte de gauche est beaucoup plus nette.

champ de foire 2

édition Labidoire

Place de la Mairie- Place du champ de foire

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place mairie animme

Il s’agit de l’ancienne mairie. Le bâtiment photographié ici a été détruit en 1918 et à la place a été construit le monument aux morts. La mairie a alors été transférée dans le bâtiment que l’on aperçoit à droite, entouré d’un mur. Elle a occupé les locaux laissés vacants par l’école du fait de la construction du groupe scolaire en 1914.

place de eglise 4place mairie

Ces deux clichés, pris a peu près du même endroit, montrent la belle perspective vers la place du petit marché avec à l’angle, l’imposant « Hôtel de la poste » en même temps épicerie tenu par la famille PRADEAU puis BOUNY avant de devenir une clinique vétérinaire créée par M.  Yves FARANDO.

place du champ de foire ouest place de la mairie. 3 jpg

Nexon place de la fontaine petit marché

Outre l’intérêt qu’apporte la manière dont les femmes et les enfants sont habillés cette carte nous apprend que la place s’appelle « Place de la fontaine ». C’est la fontaine de la Mazerole à laquelle beaucoup de gens venaient s’approvisionner en eau.

place du champ de foire poste 28 mai 1909

place champ de foire hier et aujourdhui

La place du champ de foire est devenue la place de la république. La bijouterie PAROT après a cédé la place à l’épicerie de Madame CLERMONTEIL qui a ensuite été remplacée par un salon de coiffure. L’épicerie est devenue la boucherie-charcuterie BOSBATY.

place du champ de foire   place petit marche animee place petit marche soldats

On retrouve des militaires sur la place du petit marché  et on peut constater que les éditeurs ne sont pas très précis dans l’appellation qu’ils donnent aux lieux: pour certains les 3 places sont baptisées « place du marché ».

édition Labidoire

Nexon hotel ,moderne 1948

hotel cafe moderne couleur

La boulangerie PRESSICAUD a été démolie et à la place a été construit l’Hôtel Café Moderne ». A sa droite, une maison neuve, celle de M. Pradeau, huissier de justice et maire de Nexon de 1945 à 1965. Il n’y plus de charrettes mais de voitures automobiles.

champ de foire avec monument morts

Cette vue du champ de foire est intéressante car elle montre le premier emplacement du monument aux morts. Il est au milieu du bourg, sur le champ de foire, en face de la poste. La guerre et ses ravages ont marqué presque toutes les familles. La mémoire de ceux qui sont morts doit être présent pour tous.

La nouvelle Poste et le monument aux morts

Les Monuments aux Morts furent, pour leur immense majorité, érigés entre 1919 et 1925. Ils rappellent à nos mémoires le nom des hommes de la commune morts lors des conflits militaires. Quasiment inexistants avant la première guerre mondiale, ils sont devenus partie intégrante et obligée des monuments et bâtiments communaux, au même titre que l’église, la mairie ou l’école publique. Toutes les communes de France, de la plus grande agglomération aux plus petites communes rurales, ont fait construire un monument à la mémoire de leurs morts militaires. Les noms des morts du second conflit mondial, de la guerre d’Indochine ou d’Algérie ont souvent été rajoutés sur ces monuments.

Le 9 mars 1919 uns souscription publique est ouverte pour l’édification du monument aux morts. Il sera érigé à la place de l’ancienne mairie qui vient d’être démolie.

la poste et le monument aux morts Bouny bleuela poste et le monument aux morts CIM sepia 1949 La carte de couleur bleue a été éditée par M. Bouny

nouvelle mairie

A droite on voit la nouvelle mairie. Elle n’a encore ni campanile, ni horloge. Ils ont été ajouté en 1947.

Le monument surmonté du coq tourné vers l’Est, au soleil levant, annonce l’arrivée de la Lumière. Il est dressé sur ces pattes affirmant  la fierté de la France face à ses ennemis. le poilu armé de son fusil et levant l’étendard rappelle la victoire des soldats. Au départ le monument n’est pas entouré de grilles. Elles viendront par la suite, sans doute pour empêcher que les enfants jouent sur les marches.

monument aux morts vert

monument aux morts vert grille

monument aux morts anime

En 1950 le monument a été déplacé à proximité du cimetière, dans un endroit plus calme et plus propice au recueillement.

Monument aux mort de Nexon

La rue de l’usine électrique (rue Pierre et Marie Curie aujourd’hui)

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Ce cliché permet de se rendre compte que dès 1906 Nexon possédait une usine produisant de l’électricité. Par la suite le bâtiment a été occupé par la perception.

rue-de-lusine-electrique-par-le-bas

La Chapelle des Garennes

Elle est située à l’entrée du cimetière. la chapelle originelle a été construite vers 1698. menaçant de tomber en ruines elle a été reconstruite grâce à une souscription publique.  C’est le 1er juillet 1875 qu’elle a reçu la bénédiction solennelle de Monseigneur DUQUESNAY, évêque de Limoges.

Le monument aux morts qui avait été construit sur la place de la poste a été déplacé juste à l’arrière de la chapelle;

                                                              chapelle garennes chapelle 3 chapelle 2

Sur cette carte sans nom d’éditeur des soldats en uniforme. Le cliché  a du être pris en 1917 ou en 1916, la carte est expédiée le 20 août 1917.

Au fond on aperçoit la scierie LASPOUGEAS. Elle a été vendue au Crédit agricole qui y a installé ses bureaux.

scierie panoramique

scierie petit planUne vue de la scierie dans les années 1930.

chapelle sepia 127 La cigogne

Une édition sépia par La Cigogne

Avenue de la gare

En partant de la Chapelle des Garennes et se dirigeant vers la gare, la route est bordée par la grande maison de l’hôtel DESCUBES. Après la seconde guerre le garage VALETTE s’installera dans les dépendances.

route gare depuis chapelle garennes

En descendant vers la gare on trouvait une forge et un café restaurant. Toujours sur le même coté droit, à la place du cabinet médical actuel, il y avait un café-épicerie et une salle de bal. Les deux maisons bourgeoises qui suivent, sont implantées dans un parc et ont abrité des personnes exerçant des professions libérales: banquier, médecin, dentiste , vétérinaire…

En face, du coté gauche, la maison Laspougeas, puis le café Guyot qui possédait une pompe à essence. En continuant sur ce côté on longeait le mur de la propriété de M. MARCOFF qui était vétérinaire. Sa veuve l’a léguée à la commune.

Un peu plus bas, toujours à gauche on trouvait la gendarmerie.  C’est aujourd’hui le restaurant MASSY.

avenue gare en face gendarmerie

La carte postale est éditée par DESPRATS et le cliché peut être daté de 1911. Les gens marchent sur la route, c’est sans doute un jour de foire car on distingue du monde vers le haut. A droite la gendarmerie.

On continue la descente vers la gare. On passe devant un bistrot, une fabrique de galoche, la maison ADAM et on traverse le ruisseau de la Vanelle. A droite de la route la retenue d’eau, appelée « étang » qui alimentait le moulin Barlet situé de l’autre coté de la route ( à gauche en descendant). On aperçoit la cheminée de la station de pompage qui alimentait en eau la gare de Nexon. En effet les locomotives a vapeur étaient de grosses consommatrices d’eau et elles faisaient le plein en gare ou deux grosses citernes la leur fournissaient.

moulin Barlet

Cette carte porte à la fois le trèfle de Charles Colas et le sigle de Maurice Tesson. Le cliché date de l’année 1905 car on trouve des cartes postales avec un cachet de mars 1906. Comme les arbres ont des feuilles la photo a été prise avant. On notera que le même cliché a fait l’objet d’un retirage, sans indication de l’éditeur et sans le numéro de la carte ( 299 sur la carte de Maurice Tesson). Les cartes sans éditeurs circulent en 1913.

moulin Barlet animée

Sur ce cliché édité par Prunet on distingue le moulin à droite et l’on constate que dans sa partie basse, l’avenue de la gare n’est pas bordée de maison. Il y a une nette séparation entre le bourg et la gare. Les maisons que l’on voit aujourd’hui ont été construites après 1929, grâce aux dispositions de la loi Loucheur.

La gare

On arrive à la gare par une légère montée. A gauche les employés du chemin de fer cultivaient des légumes dans des petits jardins remarquablement bien entretenus. En arrivant à droite un hôtel restaurant. Sur la carte, datant de 1906, on lit « café- restaurant Momot ». C’était l’hôtel LATHIERE dont la renommée dépassait largement les limites du canton. Le bar était très fréquenté par les cheminots qui avaient créé une porte dans la clôture en face de l’hôtel.

gare buffet 

La gare est à gauche , et en face de l’hôtel se trouvent deux énormes réservoirs d’eau comme on peut le voir sur le cliché suivant.

reservoirs et hotel lathièreLa carte postale a été postée le 30 juin 1923. La croix indique sans doute que l’auteur loge dans cet hôtel mais le texte est très court  » Bonjour de Nexon. Tout va pour le mieux » .

gare ext

gare interieur couleur

Entre les deux clichés seuls les volets ont changé…

gare int 4

Le cliché est pris de l’intérieur de la gare, sur les voies en direction de Limoges. La carte postale, postée en 1906 ne porte aucune indication d’éditeur. Ces deux réservoirs ont été détruit au début des années 1970.

hotel gare 2gare et hotels

En face de la gare, à droite sur la carte postale ( au logo de l’hirondelle , reprise ensuite par LABIDOIRE) on voit la grande bâtisse de l’hôtel des deux gares tenu par M. LOMBERTIE, et plus loin l’hôtel BEYRAND. L’hôtel, possédait une salle de bal qui servait de salle de restaurant les jours de foire. Ces jours là ils se buvait deux barriques de vin rouge et une de vin blanc.

106 - COM - hôtel des Deux Gares 001-1 - P. Lombertie propr. (circa 1925) - Photothèque Paul Colmar

Sur cette photo, reproduite avec l’autorisation de Monsieur COLMAR, on voit un véhicule automobile à coté d’une voiture à cheval.

nouvel hotel gros plan

L’hôtel des deux gares est devenu Le Nouvel Hôtel, puis l’activité de la gare ayant décliné au fur et à mesure du développement de l’automobile, les hôtels de la gare ont fermés et ont été transformés en appartements.

106 - COM - hôtel de la Gare 001-1 - Beyrand propriétaire - Photothèque Paul Colmar

(cliché appartenant à la photothèque Paul COLMAR)

gare interieur

Les employés posent devant la gare (marque Hirondelle)

Deux vues à l’intérieur de la gare, l’une prise en direction de Nexon permet d’apercevoir les deux réservoirs d’eau, l’autre en direction de Limoges est prise un jour de foire.

gare int 3gare int 2

Sur le cliché suivant on remarque, à droite la locomotive à vapeur. A l’extrême droite on voit une belle maison. Elle a été construite avant la voie ferrée Limoges-Périgueux. La route qui la dessert se termine en impasse. Il y avait au bout le district voie et bâtiments avec la maison du chef de district, les locaux de stockage, des stocks de traverses… Il y avait également un dépôt de 4 à 6 locomotives et un bâtiment pour l’entretien… La scierie LASPOUGEAS s’y est installée au début des années 1970.

gare interieur dos wagon

Il n’y a plus de locomotives a vapeur, seuls des automoteurs circulent. Ici l’automoteur « BGC » B 81583 en service sur la ligne Limoges-Bordeaux;

gare couleur autorail

En s’éloignant de la gare, vers Biard, on passe devant la gare des marchandises, en face de l’hôtel BEYRAND. L’activité était importante. Il y avait bien sur les expéditions d’animaux les jours de foire avec plusieurs dizaines de wagons de bestiaux mais aussi celles de céréales et de pommes de terre. A la place des silos qui existent aujourd’hui il y avait un magasin de stockage appartenant à M. BONNET.  dans les années 1950-1960, mon grand père expédiait régulièrement des wagons de blé mais aussi de farine et c’était une joie pour nous enfants de sauter sur les sacs qui s’empilaient dans le wagon.

hotels gare 1

A gauche l’hôtel de la gare L. BEYRAND, à droite l’entrepôt BONNET (cliché Desprats)

Le Château de la Garde

                                                                                      chateau la garde vert 1chateau la garde vert 2

                                                            chateau la garde 11chateau la garde 8

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                                                                chateau la garde 5chateau la garde 3

                                                                 chateau la garde 1chateau la garde 2

                                                                  chateau la garde 12chateau la garde 13

Varnet

L’étang de La Lande

Le Courdein

Maison Morterol

Peu de personnes se souviennent qu’avant la minoterie du Courdein, tenue par MM. Ségure, Girardy puis Nys c’était une vinaigrerie qui existait. L’étang, antérieur à 1820, alimentait la roue puis la turbine.

Les pensées

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Les Moulins

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Les fêtes à Nexon

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Nexon noceNexon noce 2

nexon kermesse

Comme dans toutes les communes de France, l’ordre de mobilisation publié au Journal officiel du 2 aout 1914 va conduire des dizaines de jeunes de Nexon à rejoindre leur unité d’affectation. Beaucoup travaillent dans les fermes. C’est la pleine période des moissons mais c’est le cœur gai qu’ils quittent leur travail et leur famille pour partir faire cette guerre, qu’ils croient rapide , car elle permettra de faire revenir l’Alsace et et la Lorraine dans le giron de la mère patrie.

La plupart va rejoindre un des régiments du 12e Corps d’armée (12e CA) dont l’État Major est à Limoges et qui est composé de régiments dont les casernes sont en Limousin, en Dordogne ou en Charente.
Le 12ème Corps d’armée (général Roques), subordonné à la 4e Armée général (Langle de Cary), a son État Major à Limoges. Il est ainsi composé au moment de la mobilisation:
– 23e division d’infanterie à Angoulême( général Masnou))
• 45e brigade à Limoges (général Petit):
o 63e Régiment d’Infanterie basé à Limoges et Saint Yrieix
o 78e Régiment d’Infanterie basé à Guéret et Limoges
• 46e brigade (Angoulême) :
o 107e Régiment d’Infanterie basé à Angoulême
o 138e Régiment d’Infanterie basé à Magnac Laval et Bellac
Éléments organiques divisionnaires
• Cavalerie :
o 21e Régiment de chasseurs à cheval (1 escadron)
• Artillerie :
o 21e Régiment d’artillerie de campagne (3 groupes 75) basé à Angoulême
• Génie:
o 6e Régiment du génie (compagnie 12/1) basé à Angers
– 24e division d’infanterie
• 47e brigade (Bergerac):
o 50e Régiment d’Infanterie basé à Périgueux
o 108e Régiment d’Infanterie basé à Bergerac
• 48e brigade (Tulle):
o 100e Régiment d’Infanterie basé à Tulle
o 126e Régiment d’Infanterie basé à Brive
Éléments organiques divisionnaires
• Cavalerie :
o 21e Régiment de chasseurs à cheval (1 escadron) basé à Limoges
• Artillerie :
o 34e Régiment d’artillerie de campagne (3 groupes 75) basé à Périgueux
• Génie :
o 6e Régiment du génie (compagnie 12/2) basé à Angers
– Éléments non endivisionnés (ENE)
o 300e Régiment d’Infanterie basé à Tulle
o 326e Régiment d’Infanterie basé à Brive
o 4 escadrons du 21e régiment de chasseurs à cheval basé à Limoges
o 52e Régiment d’artillerie de campagne basé à Angoulême
o Compagnie 12/3, 12/4, 12/16, 12/21 du 12e bataillon du génie rattaché au 6e régiment du génie d’Angers
– Éléments organiques de corps d’armée (EOCA)
• État Major du 12e corps d’armée (Limoges)
• 12e section du train des équipages (Limoges)
• 12e section de secrétaires d’état-major et de recrutement (Limoges)
• 12e section de commis et d’ouvriers militaires d’administration (Limoges)
• 12e section d’infirmiers militaires(Limoges)
• 12e légion de gendarmerie (Limoges)

Les jeunes soldats de Nexon font leur service militaire dans des régiments du 12e CA. Ils se retrouvent souvent à plusieurs de la même commune dans un même régiment. Ceci aura des conséquences dramatiques lorsque, lors d’offensives meurtrières, des compagnies entières sont décimées on a plusieurs jeunes du même village qui meurent le même jour.

Le 5 août, le régiment au complet est passé en revue par le colonel Arlabosse puis embarqué en trois trains dans la nuit du 5 au 6 août vers une destination souvent inconnue. Pour beaucoup se sera Sainte Ménéhould.

le 78e RI  à la gare de Limoges le 2 aout 1914

Le 5 aout le 63e RI quitte Limoges sous le commandement du Lieutenant colonel Paulmier pour l’Argonne, dans la région de Valmy.

                                                                                               drapeau 63e RI63e RI Historique
Les deux régiments du Limousin, le 63e RI et le 78e  au sein de la 23è division d’infanterie sont dirigés vers la frontière belge afin d’empêcher la progression ennemie. Le 28 aout les combats deviennent très durs face aux mitrailleuses allemandes auxquels se joignent les tirs violents de l’artillerie. Les pertes sont très sérieuses. Il y a moins de 15 jours la plus part des jeunes soldats étaient dans les champs. Ils sont maintenant face à un ennemi qui les force à reculer.

le 78e RI à la bataille de la Marne en septembre 1914

 

Les premiers soldats tués

Le 18 aout 1914 les deux premiers jeunes de Nexon sont tués. Ils avaient le même âge et appartenaient au même régiment. Pierre FAYE né le 24/12/1893 à Saint Yrieix sous Aixe et domicilié à Nexon et Léon JOUHAUD né à Nexon le 14/11/1893 ont été tués le 18 aout à Russ dans le Bas Rhin.
Leur régiment, le 21° RI, le plus vieux régiment de France, crée en 1619, avait quitté sa garnison de Langres le 1er aout. Le 14 aout le régiment descend la vallée de la Bûche vers l’Est. Le 18 aout de violent combats ont lieu près de Rus dans le Bas Rhin, a environ 40 km à l’ouest de Strasbourg. Il y a de nombreux tués et disparus et parmi eux nos deux jeunes nexonnais.
Ces sacrifices ne sont pas vains, l’effort ennemi est momentanément brisé dans les Vosges

Pour qu’un soldat soit déclaré mort, il fallait que de l’attaque, reviennent deux témoins pour l’attester. L’officier d’état civil du régiment pouvait établir un acte de décès officiel. Faute de quoi le soldat était déclaré disparu. Comme il n’y avait pas d’acte de décès la succession ne pouvait pas être réglée ; Il fallait donc une décision d’un tribunal pour que le disparu soit déclaré officiellement comme étant mort pour la France à la date fixée par le jugement rendu par le tribunal. Ce jugement était ensuite transcrit à l’état-civil pour valoir ce que de droit. Pour Pierre Faye le jugement a été rendu le 22/02/1922 par le tribunal de St-Yrieix et transcrit le 02/03/1922 à Nexon. Pour Léon JOUHAUD le jugement a été rendu le 29/04/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix

La famille devait attendre au minimum 3 ans à partir de la date de l’acte de disparition avant que le décès, à la date indiquée par l’acte de disparition, soit déclaré par un tribunal civil.

Le premier mort français est Jules André PEUGEOT, caporal au 44e RI. Né le 11 juin 1893 à Etupes il a été tué à l’ennemi le 2 août 1914 à Joncherey (Territoire de Belfort).

Le 1er tué de la Haute Vienne a été Jean BRUN, brigadier au 11e Dragons. Il était né le 16 novembre 1891 à Oradour-sur-Glane et il a été tué le 7 août 1914 à Altkirch.

le conseil municipal prend plusieurs décisions pour aider les soldats:

– Le 18 août 1914, le conseil municipal vote diverses allocations aux mobilisés et décide l’établissement d’une ambulance militaire dans l’immeuble de Mr de Nexon.
– Le 11 octobre 1914 le conseil vote 500 francs pour achat de vêtements chauds aux militaires.

 

Le désenchantement sera grand lorsque, les mois passants, le guerre s’enlise dans les tranchées de l’Est de la France et que plusieurs fois par mois le maire doit aller annoncer aux famille que l’un de leur fils a été tué face à l’ennemi. Ils sont 137 enfants nés à Nexon à ne pas être revenus au village. Un drame pour chaque famille mais une catastrophe pour notre pays qui a perdu près d’un tiers de ses jeunes garçons, une catastrophe pour l’économie qui a perdu ses travailleurs potentiels, une catastrophe pour le monde rural qui s’enfoncera progressivement dans la désertification.

Monument aux mort de Nexon

Monument aux mort de Nexon

Le monument aux morts avait été érigé sur la place de l’ancienne mairie et financé en partie par une souscription publique ouverte  le 9 mars 1919. Le monument a été transféré en 1950, par l’entreprise ROUSSIN, au carrefour du Souvenir Français, à proximité immédiate du cimetière et de la chapelle des Garennes.

138 jeunes de Nexon, 54 qui y étaient nés et 84 nés dans une autre commune ont perdu la vie au cours de ces quatre années de guerre. Certains ont été tués au combat et leur corps a été rendu à leur famille mais pour d’autres le corps n’a jamais été retrouvé, enseveli sous les tonnes de terre remuées par les obus. D’autres sont morts à la suite de leurs blessures ou à cause de maladies contractées au front. Lorsque le corps n’était pas retrouvé il fallait une décision du tribunal confirmant le décès. Cela prenait plusieurs années, reculant d’autant la réalisation du deuil.

Le graveur n’a pas respecté scrupuleusement l’ordre alphabétique, plusieurs noms sont rajoutés en fin de liste et il semble bien qu’il ait réalisé des fautes: CLERMOUTEIL doit être CLERMONTEIL, FOUCHY doit être FONCHY…

Le plus jeune mort de Nexon était Marcel GUYONNAUD. Il était né le 30 aout 1898. Il avait 16 ans lors de la déclaration de guerre.

Le plus âgé  était Jean Baptiste LAMONERIE. Il était né le 04 mai 1880.

Les premiers tués tombent le même jour, le 18 aout 1914. Pierre FAYE  et Léon JOUHAUD disparaissent et pour tous les deux il a fallu une décision  du tribunal pour transcrire leur décès.

Le dernier mort est Jean Baptiste ADAM, décédé des suites de maladie le 25 décembre 1918. Un autre jeune est mort après l’armistice, Jean Baptiste GUYOT, décédé en captivité en Allemagne le 23 novembre 1918. Quant au dernier mort au combat, il s’agit de Jean CALINAUD tué à l’ennemi le 19 aout 1918.

 

Liste des tués de la guerre de 1914-1918 inscrits sur le monument aux morts

Liste des garçons nés à Nexon (54) :

ADAM Jean Baptiste, né le 21/10/1894, caporal au 14e R.I., mort des suites de maladie le 25/12/1918 à Limoges.
AUMAITRE Léon, né le 10/09/1893, dragon au 12e R.D., tué à l’ennemi le 24/09/1914 à Bouconville dans la Meuse.
AUZEMERY Pierre, né le 28/04/1897, soldat au 135e R.I, mort des suites de blessures le 11/01/1917 à l’Hôpital complémentaire 43 de Beauvais.
AYMARD Jean, né le 21/09/1885, soldat au 207e R.I, mort des suites de ses blessures le 09/09/1914 à Saint-Ouen-Domprot dans la Marne.
BERGER Henri né le 24/10/1894, soldat au 416e R.I., tué à l’ennemi le 25/12/1916 aux Bois des caurières dans la Meuse.
BONNAFY Louis, né le 30/07/1894, soldat au 68e R.I., mort des suites de ses blessures le 10/01/1917 à Eclusier dans la Somme.
BONNAUD Martial, né le 01/04/1896, soldat au 18e R.I., tué à l’ennemi le 05/05/1917 à Craonne.
BOUBY Martial, né le 01/12/1881, soldat au 106e R.I., mort des suites de ses blessures le 13/04/1915 à Dieue-sur-Meuse.
BOYER Antoine, né le 27/07/1892, caporal au 2e R.G., tué à l’ennemi 21/02/1916 au Bois des corbeaux dans la Meuse.
BRUNERIE Louis, né le 04/03/1893, soldat au 21e R.I., tué à l’ennemi le 19/08/1914 à Hersbach dans le Bas-Rhin. Jugement rendu le 08/01/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix. Transcrit le 18/01/1920 à Nexon.
CALINAUD Jean, né le 25/04/1887, sous-lieutenant au 5e R.T., tué à l’ennemi le 19/08/1918 à Plessis-le-Roye dans l’Oise.
CHARBONNIERAS Noël, né le 25/01/1889, soldat au 78e R.I., tué à l’ennemi le 15/09/1914 à Vitry-le-François dans la Marne.
CHATARD Henri, né le 09/08/1892, soldat au 312e R.I., tué à l’ennemi le 08/09/1916 à Mort-Homme dans la Meuse.
COULON Raymond Paul , né le 12/06/1891, soldat au 63e R.I, mort des suites de ses blessures le 27/09/1915 à Habarcq dans le Pas de Calais.
DEFAYE Jean, né le 31/3/1888, habitant Saint-Hilaire-les-Places, soldat au 63e R.I tué à l’ennemi le 31/12/1914 à Jonchery dans la Marne.
DEVAUD Jean Pierre, né le 03/07/1894, soldat au 152e R.I., tué à l’ennemi le 25/03/1915 à Hartmannswillerkopf dans le Haut Rhin.
DOUDET Jacques, né le 14/10/1893, caporal au 69e R.I., tué à l’ennemi le 06/07/1916 à Maricourt dans la Somme.
DUVERNEIX Henri, né le 06/03/1887, soldat au RICM, tué à l’ennemi le 29/04/1917 à Ailles dans l’Aisne.
DUVERNEIX Henri Pierre, né le 22/01/1893, chasseur au 5e B.C.P., tué à l’ennemi le 09/09/1914 au Col-de-Mandray dans les Vosges.
DUVERNEIX Jean Baptiste, né le 06/09/1895, soldat au 207e R.I., tué à l’ennemi le 20/12/1914 à Hurlus dans la Marne.
FAURE Léon, né le 10/09/1895, Caporal au 418e R.I., tué à l’ennemi le 19/07/1917 au Fort de Vaux.
FOUCHY Jean, né le 03/10/1884, soldat au 13e R.I, mort des suites de ses blessures le 08/04/1918 à Compiègne-Royallieu dans l’Oise.
FRUGIER Edouard, né le 24/09/1886, brigadier au 213e RAC, tué à l’ennemi le 03/06/1918 à La Ferté-Milon dans l’Aisne.
GAYOT Léon, né le 10/08/1892, chasseur au 15e B.C.P., tué à l’ennemi le 14/06/1915 à Winterhazel dans le Haut-Rhin.
GUILHAUMAUD Marc, né le 01/08/1882, soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 30/05/1916 à la Cote du Poivre Louvemont dans la Meuse.
GUYONNAUD Marcel, né le 30/08/1898, soldat au 410e R.I., mort des suites de maladie le 09/10/1918 à Arcis-sur-Aube.
GUYOT Jean, né le 26/06/1888, soldat au 211e R.I., tué à l’ennemi le 24/08/1917 à Étain dans la Meuse.
GUYOT Jean Baptiste, né le 20/09/1893, soldat au 230e R.I., mort en captivité le 23/11/1918 à Trèves en Allemagne (ex Prusse).
JOUHAUD Jean Baptiste, né le 06/11/1889, soldat au 43e R.I., disparu au combat le 05/04/1915 à Hennemont dans la Meuse.
JOUHAUD Léon, né le 14/11/1893, soldat au 21e R.I., disparu le 18/08/1914 à Russ dans le Bas-Rhin. Jugement rendu le 29/04/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix. Nécropole nationale Grendelbruch.
LABORIE Léonard, né le 21/09/1890, soldat au 78e R.I, tué à l’ennemi le 14/05/1915 à Flirey dans la Meurthe et Moselle.
LAMONERIE Jean, né le 04/05/1880, soldat au 330e R.I., tué à l’ennemi le 29/08/1918 dans l’Aisne.
LAMONERIE Louis, né le 31/03/1883, soldat au 151e R.I., tué à l’ennemi le 28/01/1915 à La Harazée dans la Marne.
LANTERNAT Jean Baptiste, né le 21/06/1894, caporal au 31e R.I., mort des suites de ses blessures le 02/03/1915 à Clermont-en-Argonnes dans la Meuse.
LATOUILLE Jean, né le 29/11/1886, caporal au 233e R.I., tué à l’ennemi le 20/10/1917 dans la Forêt-d’Houthulst (Belgique).
LATOUILLE Léon Jean, né le 27/03/1891, caporal au 63e R.I, mort des suites de maladie contractée en service le 19/10/1918 à Montmirail (Marne).
LEYMARIE Martial, né le 05/12/1886, soldat au 211e R.I., tué à l’ennemi le 14/10/1914 au Bois de Vaux-les-Palameix dans la Meuse.
MASSALOUX François, né le 15/12/1888, soldat au 100e R.I., tué à l’ennemi le 13/09/1915 à La Harazée dans la Marne.
MATHIEU François, né le 06/05/1897, soldat au 201e R.I., tué à l’ennemi le 25/03/1918 à Marest-Dampcourt dans l’Oise.
MAZEAU Antoine Lucien, né le 12/12/1890, soldat au 50e R.I., mort des suites de ses blessures le 28/09/1915 à Aubigny-en-Artois dans le Pas de Calais.
MEYNIER Charles, né le 14/02/1895, soldat au 81e R.I., tué à l’ennemi le 08/08/1916 à Thiaumont dans la Meuse.
MOREAU Mathieu Henri, né le 02/03/1894, soldat au 32e R.I., tué à l’ennemi le 30/04/1915 à Pilkem en Belgique.
NOUHAUD Léonard, né le 10/09/1883, soldat au 7e R.I., tué à l’ennemi le 30/05/1915 à Saint-Nicolas dans le Pas de Calais.
PATAUD Jean, né le 21/05/1889, soldat au 1er RMZ, tué à l’ennemi le 20/05/1917 au Mont-Cornillet dans la Marne.
PATAUD Jean, né le 12/09/1882, soldat au 107e R.I., tué à l’ennemi le 23/01/1916 à Ecurie dans le Pas de Calais.
PENOT Léonard, né le 23/03/1881, soldat au 106e R.I. (venu du 107e), tué à l’ennemi le 27/09/1915 à Souain dans la Marne.
PIQUET Antoine, né le 01/10/1893, caporal au 63e R.I., mort des suites de ses blessures le 25/09/1915 à Habarcq dans le Pas-de-Calais.
PIQUET Antoine, né le 13/04/1885, soldat au 151e R.I., tué à l’ennemi le 15/03/1916 à la Côte-du-Poivre Louvemont dans la Meuse.
PIQUET Martial, né le 01/02/1891, soldat au 138e R.I., mort des suites de ses blessures le 05/10/1914 à Albi.
RAYMONDIE Léonard, né le 15/11/1893, soldat au 138e R.I., tué à l’ennemi le 04/09/1914 à la Ferme-Navarin dans la Marne.
REREYROL Léonard Jean Baptiste, né le 15/11/1892, caporal au 32e R.I., tué à l’ennemi le 16/06/1915 à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.
ROCHE Jean, né le 26/04/1892, caporal au 138e R.I., mort pour la France le 31/08/1914 à Terron-sur-Aisne dans les Ardennes, inhumé dans la Nécropole nationale Sedan-Torcy.
ROUX François, né le 16/06/1893, maréchal des logis au 34e RAC, mort des suites de ses blessures le 29/06/1918 à Vicenza en Italie.
THOMAS Albert, sous-lieutenant au 4e RAC, tué à l’ennemi le 01/09/1914 à Anould dans les Vosges.

Nés dans une autre commune (84) :

ANDRILLOUX François, né le 14/03/1897 à Meilhac (87), soldat au 328e R.I., tué à l’ennemi le 30/07/1917 au Bois-d’Avocourt (Meuse).
AUVERT Pierre, né le – 05/02/1891 à Meilhac (87), soldat – 138e R.I., mort des suites de ses blessures 11/09/1914 au Le Meix-Thiercelin (Marne).
AYMARD Jean Baptiste, pas d’information.
BARRIERE Jean, né le 01/03/1898 à La Meyze (87), soldat au 7e RIC, Tué à l’ennemi le 11/08/1918 dans la Marne.
BARRY Pierre, né le 20/09/1880 à Ladignac-le-Long (87), Soldat – 47e R.I. Mort des suites de blessures le 12/10/1916 dans l’Ambulance 1/51 (Somme).
BARUCHE Léonard, pas d’information.
BECHADE Léonard, pas d’information.
BERGER Féréol, pas d’information.
BEYRAND François, né le 24/12/1888 à Flavignac (87), soldat au 307e R.I., mort des suites de ses blessures le 01/11/1918 à Saint-Quentin-le-Petit dans les Ardennes.
BONNET Thomas, né le 18/09/1877 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 338e R.I., Tué à l’ennemi le 30/10/1916 à Ablaincourt dans la Somme.
BOURDEAU Pierre, né le 25/08/1889 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 108e R.I., mort des suites de ses blessures le 17/10/1915 à Dinant en Belgique.
BREUIL Jean, né le 16/11/1881 à Saint-Hilaire-les-Places (87), soldat au 100e R.I., mort des suites de blessures le 28/06/1915 à Montauville (Meurthe-et-Moselle) inhumé dans la Nécropole nationale Le Pétant (Meurthe-et-Moselle).
BUISSON François, né le 25/03/1875 à Flavignac (87), soldat au 89e R.I.T., tué à l’ennemi le 20/08/1917 aux Carrières-d’haudremont (Meuse).
CELERIER Jacques, né le 31/12/1891 Janailhac (87), dragon au 11e R.D., tué à l’ennemi le 28/05/1915 à Thuisy dans la Marne.
CHEPPE Jean, né le 04/02/1889 à Rilhac Lastour (87), soldat au 21e RAC – Mort des suites de maladie le 11/12/1916 à Marcelcave-les-Buttes dans la Somme.
CLERMOUTEIL Léonard, pas d’information.
COMBROUZE Guillaume, né le 27/06/1895 à Janailhac (87), soldat au 13e R.I., tué à l’ennemi le 04/05/1916 aux Monthairons dans la Meuse.
COUVIDOU François, né le 11/08/1891 au Vigen (87), soldat au 8e R.I., disparu à l’ennemi le 09/03/1915 aux Éparges dans la Meuse.
COUVIDOU François, né le 01/09/1876 au Vigen (87), soldat au 21e RAC , Mort des suites de maladie contractée en service le 03/08/1918 à Vérone (Italie).
CROZE Ernest Antoine, pas d’information.
DEFAYE Jean, né le 31/03/1888 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 31/12/1914 à Jonchery dans la Marne.
DENARDOU François, pas d’information.
DESCHAMP Jean, né le 15/10/1890 à Janailhac (87), soldat au 50e R.I., tué à l’ennemi le 12/03/1916 à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.
DESCHAMP Mathieu, né le 03/06/1897 à Janailhac (87), chasseur au 70e B.C.A., tué à l’ennemi le16/08/1918 à Villers-les-Royes dans la Somme.
DESMAISON Pierre, né le 01/10/1891 à Janailhac (87), chasseur au 1er B.C.P., mort des suites de ses blessures 19/11/1914 à Amiens dans la Somme.
DESPLANTIER Jean, pas d’information.
DESROCHES Henri, né le 18/04/1896 à Saint Priest Ligoure (87), soldat au 112e R.I., tué à l’ennemi le 10/06/1918 à Chevincourt dans l’Oise.
DESROCHES Jean, né le 11/12/1893 à Saint Maurice les Brousses (87), soldat au 21e R.I., tué à l’ennemi le 16/03/1915 à Notre-Dame-de-Lorette dans le Pas-de-Calais.
DIANAUD Jean, né le 18/12/1897 à Janailhac (87), soldat au 12e R.I., tué à l’ennemi le 16/03/1917 à Bezonvaux dans la Meuse.
DOUDET François, pas d’information.
DUDOGNON François, pas d’information.
DUPUYDENUS Pierre Joseph, né le 18/03/1879 à Burgnac (87), soldat au 144e R.I., tué à l’ennemi le 26/03/1918 à Lagny dans l’Oise.
DUROUX Léon Pierre, né le 18/08/1897 à Saint Jean Ligoure (87), caporal au 418e R.I., mort des suites de ses blessures le 19/07/1918 à Verberie dans l’Oise.
DUVERNAIH Pierre, né le 03/07/1892 à Couzeix (87), chasseur au 15e B.C.P., tué à l’ennemi le 08/07/1915 à Sondernach dans le Haut-Rhin.
DUVERNEIX Léonard, né le 27/05/1889 à La Meyze (87), soldat au 59e R.I., mort des suites de ses blessures le 06/06/1918 à Apremont dans la Meuse.
FAUCHER Jean, né le 19/01/1874 à La Meyze (87), soldat au- 89e R.I.T., tué à l’ennemi le 26/04/1917 à Sillery dans la Marne.
FAYE Pierre, né le 24/12/1893 à Saint Yrieix sous Aixe, domicilié à Nexon, soldat au 21e R.I.décès le 18/08/1914 à Russ dans le Bas Rhin fixé par jugement rendu le 22/02/1922 par le tribunal de Saint-Yrieix – Transcrit le 02/03/1922 à Nexon.
GAYOT Léonard, né le 30/04/1884 à Saint Germain les Belles (87), soldat au 50e R.I., mort des suites de ses blessures le 17/10/1915 à Abbeville (Somme).
GIBAUD Martial, pas d’information.
GUYOT Jean Baptiste, pas d’information.
GUYOT Laurent, pas d’information.
HUSSE Joseph Auguste, pas d’information.
LACORRE Pierre, pas d’information.
LACOTTE Jean François, pas d’information.
LAGORCE François, né le 21/04/1883 à Janailhac (87), caporal au 2e Génie, tué à l’ennemi le 30/06/1916 à Souville dans la Meuse.
LALANDE Jean Marie, pas d’information.
LARCHER Jean, né le 03/05/1893 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 417e R.I., mort des suites de ses blessures le 05/03/1916 à Berny-Rivière dans l’Aisne.
LARUE Pierre, né le 04/12/1895 à Saint Priest Ligoure (87), soldat au 33e R.I., disparu le 19/04/1917 à Craonnelle (Aisne).
LASCAUX Jean, né le 27/12/1887 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 418e R.I., tué à l’ennemi le 02/03/1916 à Douaumont (Meuse).
LATOUILLE Pierre né le 08/03/1898 au Vigen (87), Soldat au 107e R.I., mort des suites de maladie contractée en service le 09/03/1918 à Hôpital temporaire n°10 à Compiègne (Oise).
LAVEYSSIERE François, pas d’information.
LEVEQUE Pierre, né le 09/03/1873 à Chaillac (87), gendarme à pied à la 12e L.G., mort des suites de blessures le 29/12/1915 à l’hôpital complémentaire de Bussang (Vosges).
MARCHAT Jean Pierre, pas d’information.
MATHIEU Jean, pas d’information.
MAUD Jean, pas d’information.
MAUD Simon, pas d’information.
MERGNAC Germain, né le 04/10/1880 à Lubersac (19), soldat au 250e R.I., tué à l’ennemi le 05/10/1914 à Andéchy dans la Somme.
MICHELET André Léonard , né le 30/11/1882 à Janailhac (87), soldat à la 12e S.I.M., mort des suites de maladie contractée en service le 08/02/1915 à Châlons-sur-Marne.
MOURGUET Clément, pas d’information.
MOUROUVEIX Pierre, né le 13/05/1880 à Aixe sur Vienne (87), soldat au 7e R.I. – Disparu le 27/09/1914 à Wargemoulin dans la Marne.
NOUAILHAS François, né le 01/07/1894 à Meilhac (87), soldat au 42e R.I., tué à l’ennemi
NOUAILHAS Pierre, né le 01/07/1894 à Meilhac (87), soldat au 22e R.I., tué à l’ennemi le 23/10/1917 à Allemant (Aisne).
PATAUD François Henri, pas d’information.
PERRIER Jean, pas d’information.
RAFIER Michel, né le 02/11/1883 à Rilhac-Lastours (87), soldat au 11e R.I., disparu le 15/03/1915 à Sedan, jugement du Tribunal de Saint Yrieix la Perche le 31/08/1921.
RAGOT Félix, pas d’information.
ROBERT Louis, pas d’information.
ROCHE Jean Baptiste, pas d’information.
ROLLET Jean, pas d’information.
ROUX Martial, né le 25/10/1886 à Meilhac (87), soldat au 209e R.I., tué à l’ennemi le 09/04/1916 dans les Bois-d’Avocourt (Meuse).
SAZERAT Jean, né le 05/11/1882 à Meilhac (87), soldat au 14e R.I., tué à l’ennemi le 14/09/1914 à Ippécourt dans la Meuse.
SYLVAIN Jean, né le 16/05/1894 à Saint Hilaire les Places (87), caporal au 63e R.I., tué à l’ennemi à Roclincourt dans le Pas-de-Calais.
TABARAUD Léon Pierre, né le 16/04/1882 à Feytiat (87), sergent au 126e R.I., tué à l’ennemi le 26/04/1915 au Bois-Haut dans la Meuse.
TALLANDIER Léon, pas d’information.
TARRADE Jean, pas d’information.
TARRASSE Léonard, pas d’information.
TEILLOT Martial, pas d’information.
THOURAUD Léon Michel, pas d’information.
TOMBELAINE Gustave, né le 02/11/1872 à Limoges (87), soldat au 64e R.I.T., Disparu le 15/12/1916 au Fort de Douaumont (Meuse), jugement le 08/01/1919 par le tribunal de Saint-Yrieix la Perche.
TRUCHASSOUT Pierre, né le 29/12/1883 à Saint Sand (24), soldat au 11e R.I., disparu au combat le 17/09/1914 à Minaucourt dans la Marne.
VALETTE Rémy, pas d’information.
VAUGELADE Robert, né le 24/03/1897 à Rilhac (87), soldat au 30e R.I., tué à l’ennemi le 30/09/1917 à Allemant (Aisne).
VERGNENEGRE François, né le 31/08/1889 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 21/12/1914 à Jonchery-sur-Suippe dans la Marne.
VILLOUTREIX Jean, pas d’information.

Au cimetière de Nexon on peut encore voire quelques tombes avec de belles plaques de porcelaine au nom de soldats morts lors de la première guerre mondiale. Les nom de François BEYRAND et de Jean LATOUILLE sont inscrits sur le monument aux morts, les autres non. Bien qu’enterrés dans le cimetière de Nexon ils ne résidaient pas dans cette commune au moment de leur incorporation.

François Beyrand , mort le 1er novembre 1918, à 29 ans

François Beyrand , mort le 1er novembre 1918, à 29 ans.

Jean Massaloux, mort à 31 ans d'une maladie contractée au front.

Jean Massaloux, mort à 31 ans d’une maladie contractée au front.

Jean Valery, soldat au 142e RI, mort le 6 aout 1916 à 22 ans

Jean Valéry, soldat au 142e RI, mort le 6 aout 1916 à 22 ans.

Léon Duverneix, décédé à 27 ans des suites de la guerre

Léon Duverneix, décédé à 27 ans des suites de la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’appel aux femmes françaises

Beaucoup d’hommes étant partis à la guerre les femmes vont petit à petit prendre leur place, d’abord dans les puis plus tard dans les entreprises. En pleine période de moisson, René Viviani (1863/1925), président du Conseil depuis le 13 juin 1914 , dans un discours du 6 aout 1914 repris et placardé par voie d’affiche dans toutes les communes il exhorte les femmes à remplacer les hommes dans les champs. Il joue sur le parallèle avec ceux qui sont sur le champ de bataille et sur la fibre patriotique des femmes françaises.

« Aux Femmes françaises

La guerre a été déchaînée par l’Allemagne malgré les efforts de la France, de la Russie et de l’Angleterre pour maintenir la paix. A l’appel de la Patrie, vos frères, vos fils et vos maris se sont levés et demain ils auront relevé le défi. Le départ pour l’armée de tous ceux qui peuvent porter des armes laisse les travaux des champs interrompus. La moisson est inachevée, le temps des vendanges est proche. Au nom du gouvernement de la République, au nom de la Nation tout entière groupée derrière lui je fais appel à vos vaillances, à celles des enfants que leur âge seul et non leur courage dérobe au combat.
Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes, de terminer les récoltes de l’année et de préparer celle de l’année prochaine.
Vous ne pouvez pas rendre à la Patrie un plus grand service. Ce n’est pas pour vous, c’est pour Elle que je m’adresse à votre cœur.
Il faut sauvegarder votre subsistance, l’approvisionnement des populations urbaines et surtout l’approvisionnement de ceux qui défendent à la frontière, avec l’indépendance du pays, la Civilisation et le Droit.
Debout donc femmes françaises, jeunes filles et fils de la Patrie !
Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille.
Préparez-vous à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !
Il n’y a pas dans ces heures graves de labeur infime, tout est grand qui sert le pays. Debout, à l’action, au labeur ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.
Vive la République! Vive la France !
Pour le Gouvernement de la République : le Président du Conseil des Ministres

René VIVIANI »

Viviani-Femmes-Francaises

René Viviani est né en Algérie et devint avocat. Militant socialiste il fut élu député de la Seine de 1893 à 1902 et de 1906 à 1910, de la Creuse de 1910 à 1922 puis sénateur de la Creuse en 1922. Il est cofondateur du journal L’Humanité avec Jean Jaurès. Il a été ministre du Travail (1906-1910), ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts (1913-1914) et ministre de la justice de 1915 à 1917. Un ouvrage lui a été consacré par Jean-Marc Valentin, « René Viviani, 1863-1925. Un orateur, du silence à l’oubli » Rencontre des Historiens du Limousin, Presses universitaires de Limoges, 2013.

Louis Nouhaud, député de la Haute Vienne

Louis Nouhaud est né le 20 février 1855 à Nexon et décédé à l’âge de 67 ans, le 17 octobre 1922 à Nexon.

Louis Nouhaud (

Louis Nouhaud (1855-1922)

Pharmacien à Nexon il devient conseiller général du canton puis le 8 mai 1910, au second tour il est élu député dans la circonscription de Saint-Yrieix. Il remplace alors Boutard qui avait retiré sa candidature après le premier tour.

Défenseur des idées républicaines il préconise l’élection des sénateurs au suffrage universel, la réduction de l’armée et de la marine, la diminution des droits de succession et l’établissement des retraites ouvrières.

Il fut réélu en 1914, également au second tour, face à Marcel Roux. Il se fit le partisan du scrutin d’arrondissement.

Lors de son premier mandat, il déposa plusieurs propositions de loi. L’une portait sur la création d’une distinction « l’Emulation agricole », une autre sur l’ouverture d’un crédit extraordinaire pour venir en aide aux cultivateurs du plateau central dont les troupeaux de moutons avaient été décimés par la cachexie aqueuse, ou pour la régularisation de la situation des membres de l’enseignement supérieur et secondaire publics ayant séjourné dans des établissements d’enseignement à l’étranger. Lors de son deuxième mandat, il déposa de nouvelles propositions pour la rééducation professionnelle agricole des blessés et mutilés de la guerre, pour l’institution d’une allocation spéciale en faveur des mobilisés sans foyer, sans famille et sans ressources le jour de leur libération à la cessation des hostilités, pour apporter plus de méthode dans l’attribution des permissions agricoles de façon à les rendre plus fécondes dans le résultat.

Aux élections du 16 novembre 1919, faites au scrutin de liste, alors qu’il menait la liste d’union républicaine il obtint 45, 3% des voix et fut battu par la liste socialiste.