Archives de catégorie : Connaissance de Nexon

Les fêtes en 1962 et 1963.

Je n’ai pas trouvé de photos pour les fêtes de ces années. Si vous en possédez scannez les ou prêtez les moi pour que je le fasse.

L’année 1962 est une année particulière. Le Comité des fêtes est bien organisé et les finances sont saines. Aussi lorsque le conseil se réunit a quelques semaines de la fête de septembre personne n’imagine la manière dont il va se dérouler.

Le vendredi 24 aout 1962 le conseil se réuni sous la présidence de Robert FOUILLAUD. Sont présents : MM. CHIBOIS, RABBE, LAGNEAU Père, GRAMMAGNAT, BOSBATY, ERNY, COMBACAL, LASPERAS B., LAGNEAU Fils, REBIERE. MM. JARRY-LACOMBE et CROUZILLAC sont excusés.

Le Président donne le compte rendu de la saison 1961-1962. Le livre de caisse accuse un compte créditeur de 1 892,50 francs.

Immédiatement après, pour des raisons personnelles, le président donne sa démission. Elle est acceptée à l’unanimité. Aucun membre ne se présente à la présidence. Tous démissionnent. L’association est de ce fait dissoute et les fonds remis à la mairie. La municipalité prend en charge l’organisation de la fête de septembre dont le programme était déjà prêt.

Les 23 et 24 septembre la fête est un succès et le bulletin municipal en rend compte ainsi:

C’est la belle époque des manèges pour les petits et les grands : auto tamponnantes, avions, chenille, manège pour les petits avec la célèbre queue de Mickey qui donne un tour gratuit a celui qui l’attrape… Les photos qui suivent rappellerons de bons souvenirs aux plus anciens mais elles ne sont pas prises à Nexon.

Le lundi, comme cela se faisait depuis plusieurs années, une course cycliste était organisée par le Cyclo Racing Club du Limousin (CRCL). Ouverte à toutes les catégories elle se disputait sur 105 kilomètres. 21 coureurs étaient engagés parmi lesquels mon cousin Jacques PRADAUD. Pour rien au monde nous aurions raté cette course pour applaudi Jacques qui était presque du pays depuis qu’il avait épousé Marguerite BOUCHER la cousine germaine de ma mère qui habitait Aurin sur la commune de Bussière Galant, le village ou était née ma mère.

Ce jour là PRADAUD termine deuxième derrière Maurice REJASSE, le vétéran et devant le jeune Albert PETER.

C’est une arrivée classique mais ici le trio de tête est dans le désordre.

Avec l’aide de Bernard VERRET, ancien journaliste du sport au Populaire, Jacques PRADAUD a écrit l’histoire de sa vie, un exemple de courage et de volonté.

Lorsque la municipalité fait le bilan de cette fête et publie un compte rendu dans le Bulletin Municipal une phrase va faire bondir 4 nexonnais décidés à intenter une action pour diffamation.

Dans ce compte rendu, le maire, Louis Jean PRADEAU, écrit que 4 commerçants n’ont pas donné d’argent pour la collecte de la fête du printemps 1963.

Bulletin municipal 15 octobre 1962

René REBIERE est furieux de voir cité le nom de son père et les 3 autres commerçants manifestent la même colère. Pour avoir passé des heures avec René pour qu’il me raconte l’histoire de Nexon je peux assurer que 50 ans après sa colère était toujours vive. J’ai déjà écrit dans l’hommage que je lui ai rendu après son décès que j’ai l’intime conviction que cet évènement n’est pas le moins important parmi ceux qui l’on conduit à présenter une liste contre M. PRADEAU lors des élections municipales de 1965.

La fête du printemps 1963 a connu un grand succès. Elle était animée par la clique de Chalus et le lundi une course était organisée, toujours par le CRCL. Elle était moins prestigieuse que celle de l’automne 1962 car elle n’était ouverte qu’aux catégories 3 et 4 et se disputait sur 75 km. Il y avait 26 partants et le vainqueur était Daniel LAVERGNE devant Armand BLONDY. La fête a laissé un bénéfice de 1607 francs, soit l’équivalent de 2 350 euros en 2020. Mais on remarquera que la municipalité a versé une subvention de 1 046 francs.

Bulletin municipal 19 mai 1963

Le maire publie la liste des commerçants qui ont donné à la souscription mais il ne fait pas apparaitre le nom de ceux qui n’ont pas donné.

La fête de septembre est organisée sur le même modèle que les précédentes; Elle est animée par la clique de Chalus, un feu d’artifice est tiré le dimanche soir et c’est de loin la dépense la plus élevée.

Le bénéfice de 1224 francs est à peine supérieur à la subvention municipale. La course du lundi 23 septembre ouverte a toutes les catégories a vue 26 engagés disputant 110 km. Alain DESPLAT a terminé 1er devant Henri RABAUTE et Jacques PRADAUD, toujours fidèle à Nexon.

Le maire publie toujours la liste des souscripteurs…

La fête à Nexon en 1959

Pour cette année 1959 j’ai plusieurs photos mais comme pour les années précédentes il n’y a aucune date. Si vous voyez des erreurs n’hésitez pas à me les signaler. Si vous avez d’autres photos que celles que j’ai publié n’hésitez pas à m’envoyer un scan. Merci d’avance.

Ce char est intéressant car il reprend un mot d’ordre de Félix GAILLARD (1919-1970) qui fut ministre et président du Conseil, et qui pour éviter que les prix de la viande augmentent trop vite donnait ce conseil aux français « mangez du poulet ». Sur le côté du char, dans l’encadré, on lit « Mon Gaillard de poulet ». Ce slogan a été lancé en 1957, le char est peut-être de 1958 car on oublie vite les slogans politique. Félix Gaillard a été président du Conseil, équivalent à 1er ministre pendant 5 mois et 9 jours, du 6 novembre 1957 au 15 avril 1958. C’était la durée moyenne des gouvernement sous la 4ème République.

C’est le char de la place de l’église avec les mêmes « acteurs »…La voiture est fournie par le garage LASPERAS, le père est au volant et son fils Bernard est à gauche et vise avec son fusil le guépard qui est suspendu par les pattes. A coté du chauffeur on retrouve Jean CROUSILLAC.

Fête au début des années 1900

Didier BUISSON m’a envoyé trois photos d’une fête qui se déroulait à Nexon. La date n’est pas indiquée mais compte tenu de habits la fête a lieu avant 1914. Il y a plusieurs chars, très différents de ceux des années 1950 -1960. Ils sont très hauts , tirés par des chevaux. Si quelqu’un a une idée de la date je le remercie d’avance.

A ces photos je peux ajouter celles de la famille DESPLANCHES que j’ai déjà publié sur ce blog. Elles dates de 1900 et m’ont été prêtées par Françoise DESPLANCHES-CONORD.

L’essentiel de la fête est concentré sur la place FRATELLINI actuelle. Hommes et femmes ont la tête couverte, les femmes du barbichet et les hommes d’un canotier ou d’un chapeau noir.

Des cigognes à Nexon ! ce n’étais pas autrefois, encore qu’on ne le sache pas mais le 17 août 2021…

Il n’est pas habituel de voir des cigognes traverser le Limousin en direction du Sud en plein mois d’août et pourtant ceux qui se promenaient place de l’église à Nexon vers 19 heures, le mardi 17 août, ont vu arriver un groupe d’une trentaine de cigognes qui a tourné autours de l’église et du château avant de se poser sur les toits environnants. Les heureux qui avaient leur téléphone se sont empressés de prendre des photos, ceux qui ne l’avaient pas et habitaient tout près se sont dépêchés d’aller le chercher.

  • Il n’est pas anormal de voir des cigognes regagner le sud en août.

Les cigognes qui passent l’été dans le nord-est de l’Europe regagnent le sud avant l’hivers. Comment les grues annoncent elles le temps à venir ? Pour ces dernières c’est habituel d’en voir passer des nuées dans un sens et dans l’autre et leur passage a donné lieu a des dictons. Quand elles partent vers le sud on dit : « Lorsque les grues passent en Limousin, elles ramènent toujours un peu de froid sous leur ailes ».

Ligue de Protection des Oiseaux explique que les cigognes blanches qui partent de l’Alsace et de l’Allemagne suivent deux voies de migration connues, la côte atlantique et la vallée du Rhône. Elles passent les Pyrénées par le Pays Basque ou par le Roussillon, certaines restent en Espagne, les autres traversent la mer Méditerranée au détroit de Gibraltar pour rejoindre le Sénégal, le Mali… Celles qui partent de Hongrie, Pologne …contournent la Méditerranée par la Turquie, le Liban, Israël, l’Egypte et suivent le Nil pour trouver leur lieu d’hivernage.

Ces oiseaux peuvent parcourir jusqu’à 500 kilomètres par jour et pour cela elles ont besoin de courants thermiques ascendants ce qui leur permet de dépenser moins d’énergie. Le soir, comme le soleil s’abaisse sur l’horizon, elles s’arrêtent vers 17-18 heures et le matin elles reprennent leur vol vers 10 heures quand le soleil commence à chauffer l’air ce qui crée les courants ascendants. C’est ce qu’elles ont fait à Nexon où elles se sont posées vers 19h et elles sont reparties le lendemain vers 10 heures.

Quelques jours après Nexon, le samedi 21 août, c’est à Prades dans les Pyrénées Orientales que plusieurs centaines de de ces oiseaux migrateurs ont fait étape. Le dimanche 22 août plusieurs dizaines de cigognes ont fait une halte dimanche dans la commune creusoise de Mérinchal. Le lundi 23 août entre 80 et 100 cigognes ont fait étape dans le Puy-de-Dôme, près de Riom. A chaque fois la presse locale a publié des photos et a fait part de la surprise des habitants devant cet événement rare dans leur commune.

Aujourd’hui, la cigogne a investi toute la façade ouest, de la Normandie, mais pas la Bretagne, jusqu’au Pays Basque. Certaines s’y sont établi et il semblerait que ce soit devenu leur bastion détrônant petit à petit l’Alsace…

  • La cigogne, un oiseau mythique…

Cette grande dame blanche, par sa grande taille, son élégance, sa proximité de l’homme a eu un impact important dans la culture et le folklore. Les mythologies grecque et romaine les dépeignent comme des modèles de piété pour leurs parents qu’elles nourrissent quand ils sont trop vieux et même qu’elles transportent. Esope les fait intervenir dans des fables comme « Du Laboureur et de la Cigogne » et « Du Renard et de la Cigogne ».  Cette dernière a inspiré Jean de La Fontaine pour écrire « Le Renard et la Cigogne ».

Une célèbre légende du nord de l’Europe raconte que la Cigogne apporte les bébés aux jeunes parents. Ce mythe, qui a probablement une origine très ancienne, a été popularisé par ANDERSEN dans le conte « Les Cigognes ».

  • Les cigognes à Nexon en images…

N’étant pas à Nexon c’est sur la page Facebook de Martine FOUGERAS que j’ai découvert ces cigognes sur les hautes toitures de Nexon. Puis Mme PAUZET qui m’a reçu pour évoquer l’histoire de sa maison de Nexon, la plus proche de l’église si bien que la majorité des touriste pensent que c’est le presbytère et sonnent parfois pour avoir des renseignements, a elle aussi réalisé des photos que je mêle à celles de Martine.

Enfin Martine a publié une vidéo transmise par Carine :

https://www.facebook.com/martine.fougeras/videos/527818741647573

Un ami de Martine, Régis AUXEMERY, lui a rappelé qu’une douzaine de cigognes avait fait escale à la gare de Nexon et a joint deux photos:

A Nexon les cigognes se sont posées sur les toits mais à Prades ou à Riom elles étaient dans les près.

Arrêt à Prades. Emile Claverie
Escale à Riom avant de reprendre le vol vers le sud. Pascal Caillet

Les prénoms donnés aux enfants à Nexon en 1892 et en 2020 : de la conformité à l’originalité.

En 2018, Jérôme Fourquet publie « L’Archipel français » , dans lequel il constate ce qu’il appelle une «archipelisation» de la France. Aux clivages binaires qui l’ont structurée pendant des siècles, ruraux/urbains, monarchistes/républicains, droite/gauche… se substituent un émiettement des groupes et une individualisation croissante. Il prend, entre autres, l’exemple des prénoms et montre la disparition progressive des prénoms judéo-chrétiens et leur remplacements par des prénoms anglo-saxons et arabo-musulmans.

J’ai cherché à vérifier son constat sur les prénoms donnés aux enfants nés à Nexon en 1892 et 2020. Si la quasi disparition des prénoms d’origine judéo-chrétienne et leur remplacement par des prénoms anglo-saxons est vérifiée on ne trouve pratiquement pas de prénoms d’origine arabo-musulmane.

Au constat de l’évolution dans le choix des prénoms s’ajoute celui du nombre annuel des naissances. De 1884 à 1914 le nombre annuel des naissances baisse régulièrement. Il passe de 86 en moyenne pour la période 1884 -1900, on tombe à 69 entre 1901 et 1913. Et depuis la fin du baby-boom, à la fin des années 1970, le nombre de naissance annuel est tombé à moins de 30 avec 26 naissances en 2019 et 25 en 2020.

Signalons un autre phénomène, sans effet apparent sur le choix des prénoms, mais qui permet de comprendre la prolifération des prénoms sans lien avec les traditions familiales. Jusqu’au début des années 1950 la presque totalité des naissances s’effectuait au domicile des parents. A la fin de cette décennie plus de la moitié des mamans accouchaient dans une maternité, soit à Limoges soit à Saint Yrieix. Ainsi en 1961 sur 27 naissances, 16 ont eu lieu en maternité et 11 au domicile. Lorsque la déclaration de l’enfant à l’Etat Civil s’effectuait à la mairie du domicile familial on peut penser que les grands parents ont pu parler avec les jeunes parents et suggérer que le prénoms d’un anciens soit donné, souvent celui du parrain pour les garçons et celui de la marraine pour les filles. Ce n’était pas toujours le premier prénom mais le deuxième ou le troisième quand il y en avait plus de deux. A la maternité, l’éloignement des grands parents ne fait plus peser le poids de ces traditions sur les épaules des jeunes parents. Ce poids familial était encore plus lourd lorsque la jeune maman venait passer les derniers jours de sa grossesse au domicile de sa mère, l’officier de l’Etat Civil précisant le domicile réel des parents et ajoutait  » la mère étant chez ses parents ou elle a fait ses couches ».

Les prénoms des enfants nés à Nexon en 1892.

80 enfants sont nés à Nexon en 1892. Quatre d’entre-eux étaient des enfants naturels qui ont été reconnus par leur mère en moyenne huit jours après leur naissance, c’est à dire dès que la mère a pu se rendre à la mairie pour accomplir cet acte.

Sur ces 80 naissance on comptait 47 garçons et 33 filles. Ces chiffres sont conformes aux constats des démographes qui dénombrent plus de naissances de garçons que de filles.

Pour les 47 garçons, 17 prénoms ont été utilisés. Dans ce calcul nous avons compté ensemble tous les « Jean » dans la mesure ou il n’est pas facile de vérifier sur le document d’Etat-Civil s’il y a un trait d’union entre « Jean » et le prénom suivant. Pour mon cas personnel mon prénom habituel est « Jean-François » mais pour mes papiers, l’officier d’Etat-Civil m’a fait remarquer qu’il n’y avait pas de tiret entre Jean et François et de ce fait sur ma carte d’identité je m’appelle Jean, François…

En prenant en compte ce mode de calcul 12 garçons s’appellent Jean , soit un quart (25,5%) de ce groupe. On trouve ensuite 6 Léon, 4 François, Léonard et Pierre … de sorte qu’avec 5 prénoms on été nommés près des deux tiers des garçons, (63,8%) et 83% avec 8 prénoms.

Le constat est encore plus marqué pour les filles. En appliquant pour Marie la même règle que celle utilisée pour Jean nous constatons que sur les 33 filles nées en 1892, 17 se prénomment Marie, soit un peu plus que la moitié d’entre elles. 5 prénoms ont suffit pour nommer les trois quarts des filles.

Les prénoms des enfants nés à Nexon en 2020

Il est sans doute abusif de parler des enfants nés à Nexon puisqu’aujourd’hui la presque totalité des enfants naissent dans une maternité. Ils sont de ce fait déclarés à l’Etat civil du lieu ou se trouve la maternité mais celle-ci transmet l’information à la mairie où sont domiciliés les parents.

Ainsi en 2020, 25 enfants sont nés de parents habitant à Nexon. Il y avait 14 filles (56 %) et 11 garçons (44%). Cette proportion ne correspond pas aux chiffres nationaux pour lesquels on constate qu’il nait en moyenne 104,5 garçons pour 100 filles. On retrouve ce ratio « naturel » dans la plupart des pays du monde.

En 2019, à Nexon l’écart entre le nombre de garçons et celui des filles à la naissance était encore plus grand. En effet il était né 26 enfants dont 16 filles (61,5 %) et 10 garçons (38,5%).

A la différence de ce que l’on constatait dans la France du 18ème et du début du 20ème siècle presque tous les enfants portent un prénom différent. En 2020 seuls deux garçons ont le même prénom, Antoine. En 2019 les 26 enfants ont un prénom différent.

Les prénoms donnés à Nexon sont-ils différents de ceux que les Français ont choisi pour leurs enfants en 2020 ?

Le classement des prénoms les plus donnés en France en 2020 publié par l’INSEE permet de constater que Nexon ne suit pas les tendances nationales. Est-ce du à des caractéristiques socio-économiques, à l’âge des parents ?

Quelles qu’en soient les raisons on constate qu’aucun des 11 jeunes garçons de Nexon porte l’un des 10 prénoms les plus donnés en 2020 et que seules 2 filles ont un prénom qui figure dans cette liste : Lina et Chloé.

Cette individualisation des prénoms rendra la tache plus facile pour les généalogistes dans les années futures. Ils ne trébucherons pas comme c’est le cas aujourd’hui quand on trouve dans une famille que le grand-père, le père et le fils se nomment tous Pierre, Jean ou François. On comprend pourquoi jusqu’au milieu du 20 ème siècle il y avait autant de surnom.

Pour aller plus loin:

« Léonard, Marie, Jean et les autres : les prénoms en Limousin depuis un millénaire » Louis Perouas, Bernadette Barriere, Jean Boutier, Jean-Claude Peyronnet, Jean Tricard et le groupe Rencontre des historiens du Limousin. Paris : Editions du Centre national de la recherche scientifique, 1984. In-8°, 229 pages

Les fêtes à Nexon de 1919 à 1945

La Première Guerre mondiale s’achève par l’Armistice du 11 novembre 1918 puis plus officiellement, le 28 juin 1919 avec la signature du Traité de Versailles. l’Union des Grandes Associations Françaises prend l’initiative d’organiser le dimanche 3 août 1919 également, une journée de reconnaissance nationale envers le soldat français et demande aux instituteurs la participation des écoliers et ainsi le 3 août 1919, toutes les communes de France organisent des fêtes de la Victoire, afin de remercier et honorer dignement les combattants, glorifier les morts et rappeler au pays le rôle de la France dans la guerre.

Nexon n’ignore pas cette date et avec le concours d’un escadron du 24e régiment de dragons organise une fête au cours de laquelle les jeunes se livreront à des jeux sportifs avec les militaires.

Le Populaire 29 juillet 1919

Le dimanche 12 octobre, grand concours et comice agricole. Toute la journée se tiennent des Jeux de toutes sortes, loteries, chevaux de bois. A 2 heures, lancement d’un ballon ; à 8 heures du soir, grand feu d’artifice, retraite aux flambeaux. Bals de jour et de nuit.

Le Populaire 6 octobre 1919

1921 La fanfare de Limoges agrémente la fête du 18 septembre.

Le Populaire 16 septembre 1921
La fanfare de Limoges à la fête de Nexon 18 septembre 1921

1933 Les cosaques à Nexon

Le dimanche 28 mai à l’hippodrome, les cosaques djiguistes, réputés être les meilleurs cavaliers du monde ont donné leur spectacle.

1936 le 19 septembre, toujours la fête avec le comice. A l’occasion de la fête M. BUSSIERE qui vient d’ouvrir son magasin de mode, rue Gambetta, à la place de la fleuriste actuelle, fait pour une des premières fois à Nexon, de la publicité pour son magasin:

Le Populaire 17 septembre 1936

Pour cette fête c’est la fanfare des « Gosses de Limoges » qui viendra animer.

Le Populaire 17 septembre 1936

Le programme de cette fête permet de découvrir deux associations nexonnaises, les Cliqueurs nexonnais et l’association colombophile. Si l’on trouve des traces de la seconde dans les résultats des concours je n’ai jamais rien vu sur la première. On voit également qu’un dirigeable, j’imagine que c’est un ballon, qui est parti et que des parachutistes ont été largués. Ce n’était certainement dans le bourg mais vraisemblablement à La Seyne.

1938, le comité des fêtes a organisé la fête en partenariat avec le Comice agricole. Cette année une course cycliste est organisée le lundi 19 septembre par le Cyclo-Club Limousin.

Le Populaire 16 septembre 1938

En septembre 1939 et pendant les années suivantes l’organisation des fêtes n’était pas une préoccupation importante pour les nexonnais. Pendant toute la période de la guerre les moments récréatifs étaient organisés afin de valoriser les actions du gouvernement. Les fêtes étaient des fêtes des jeunes des chantiers de Jeunesse comme celle du 9 octobre 1942

Le Populaire 10 septembre 1942

Il y avait aussi les tournées de théâtre des JAF, les Jeunes Artistes Français.

Mais comme dans toutes les périodes de guerre pendant lesquelles les bals sont interdits il y des transgressions. Des bals sont organisés clandestinement dans des granges et là aussi il y a des dénonciations. C’est ce qui c’est passé à Nexon en 1943 ou trois personnes ont été incarcérées.

Le Populaire 2 aout 1943

Les fêtes à Nexon avant la Première Guerre Mondiale

Les fêtes de village existent depuis longtemps et dans chaque région elles portaient un nom spécifique.

  • Fête, frairie, ballade ?

A Nexon au début des années 1900 on parlait principalement de ballade, mais peu a peu ce mot a disparu du langage…

L‘Atlas Linguistique de la France, projet initié par le linguiste Suisse J. GILLERON et mis en chantier en 1896, a conduit E. EDMONT à sillonner la France pendant près de quatre ans pour collecter les différents mots des patois que l’on parlait pour désigner 1400 termes qui avaient été retenus. Les résultats ont été publiés entre 1902 et 1910 et comporte près de 2000 cartes. La carte 556, la fête du village, montre que ballade est principalement utilisé en Haute-Vienne et frairie en Charente.

Atlas linguistique de la France – carte 556

Au début des années 2010 une grande enquête a été lancée « Quel français régional parlez-vous? ». Parmi les questions on demandait , “Comment appelez-vous la fête de votre village ou de votre quartier, qui a lieu en général une fois par an ?” La question était suivie d’une quinzaine de propositions, extraites pour la plupart du Dictionnaire des régionalismes de France (DRF), édité par P. Rézeau en 2001.

Dans les réponses données on constate que des mots ont disparus et en 2016, ballade n’est plus employé en Haute-Vienne et que l’on utilise « frairie ». Je me souviens pourtant qu’entre jeunes, dans les années 1950-1950 il nous arrivait de demander  » tu vas à la ballade?  » . C’est sans doute la difficultés des homophonies de survivre. « Balade » avec un seul « l » est « une flânerie, promenade sans but précis » ou bien « une sortie, excursion vers des lieux relativement proches ». Si on écrit « ballade » avec deux « l » c’est une « pièce vocale et instrumentale destinée à la danse » ou bien un « poème formé de strophes égales terminées par un refrain et d’un couplet final plus court appelé envoi ». ( source « Trésor de la langue française »).

Comme on dit chez nous : le grand livre du français de nos régions. Le Robert 2016
  • Les fêtes depuis 1789

Avant la Révolution de 1789 les fêtes étaient principalement adossées à des évènements religieux, le plus important étant tous les 7 ans les Ostensions. Cependant, chaque année, en septembre se tenait une foire-fête importante en l’honneur de St-Ferréol, patron de la paroisse.

Avec la Révolution Nexon a, comme toutes les communes, organiser les fêtes révolutionnaires. Mais en 1792 la plus importante manifestation fut le 3 juin, jour de Fête de la Ste Trinité, la clôture des Ostensions. Ce fut une cérémonie grandiose avec une grande procession derrière toutes les reliques qui avaient été exposées à la vénération publique. cette même année le Conseil organise la fête du 14 juillet sur invitation du ministre de l’Intérieur et vote une somme de 50 francs pour illuminer la nuit et invite les habitants à pavoiser leur maison et à les illuminer.

Par la suite, du fait de l’instauration du calendrier révolutionnaire fixant le début de l’année le 1er vendémiaire an 1, chaque mois étant formé de 3 décadi de 10 jours, il était difficile aux citoyens de s’y retrouver. Les dirigeants imposèrent bien par de nombreuses lois les nouvelles fêtes révolutionnaires mais elles ne furent pas très suivi dans les petites communes, surtout dans celles comme Nexon ou le chatelain, même s’il n’avait pas de pouvoir politique, jouissait d’un respect incontestable.

On note quelques décisions municipales comme le 27 ventôse an 6 ( 17 mars 1798), où le sieur Annet TARRADE est désigné comme Commissaire pour préparer la fête de la souveraineté du peuple fixée au 30 ventôse. Nexon, comme chaque commune, fournit un piquet de 10 hommes de la Garde Nationale auxquels il est remis 3 cartouches. Cette célébration a lieu entre l’arbre de la liberté et l’arbre de la Fraternité.

Mais 10 ans après la Révolution, la commune délibère pour se conformer à la loi du 13 Fructidor an 6 (30 aout 1798) qui imposait la célébration des fêtes décadaires, jusque là peux suivies. La loi imposait que chaque 1er décadi une fête soit célébrée, que les enfants y assistent et pour cela qu’il n’y ait pas classe, que les boutiques soient fermées et que les mariages soient célébrés uniquement ce jour là.

Le 18 brumaire mit fin à toutes ces fêtés et ne subsistèrent que la fête de la Liberté le 89 thermidor (10 aout) et le jour de l’an le 1er vendémiaire ( 22 septembre). le 14 juillet ne sera véritablement instauré comme jour de fête qu’en 1880.

A Nexon on retrouve des fêtes organisées en même temps qu’un Comice agricole. Ce fut le cas le 23 septembre 1860. Le conseil municipal vote une somme de 150 francs et charge MM. de VEYRINAS et FRUGIER d’en surveiller l’emploi.

En 1878 une grande fête est organisée les 22 et 23 septembre en même temps que le Comice.

5 septembre 1878 Le Courrier du Centre

Le Courrier du Centre dans le style ampoulé de cette époque en rend compte et l’on se prend à imaginer des fêtes comparables aujourd’hui avec plusieurs bals, un retraite aux flambeaux avec toutes les maisons illuminées alors qu’il n’y a pas l’électricité, un magnifique feu d’artifice et la fin à 5 heures du matin…

24 septembre 1878 Le Courrier du Centre

Le lendemain, 25 septembre 1878, un autre journaliste dans le même journal, décrit plus particulièrement le concours agricole mais il dépeint le cadre et la fête dans des termes comparables a ceux employés par son collègue la veille.

Le souvenir de la fête de l’année précédente est toujours présent et Le Courrier du Centre annonce celle qui va se dérouler le 21 septembre 1879 dans des termes dithyrambiques. On notera l’invitation a visiter les monuments en particulier l’église et aussi a effectuer une promenade sur la propriété Morterol considérée comme une petite Suisse. cette remarque me va droit au cœur puisque je suis né sur une terre qui avait appartenu à cette famille et qui était toujours propriétaire au Courdein…

Après la fête les commentaires étaient encore plus élogieux .

La loi du 6 juillet 1880 instaure le 14 juillet comme jour de la fête nationale. Dans les faits, on commémore deux 14 juillet : la prise de la Bastille et l’insurrection populaire du 14 juillet 1789 mais aussi la première fête de la Fédération, le 14 juillet 1790. La

Aussi le 11 juillet 1880, le Conseil organise la fête du 14 juillet sur invitation du ministre de l’Intérieur et vote une somme de 50 francs pour illuminer la nuit et invite les habitants à pavoiser leur maison et à les illuminer.

La presse du 15 juillet n’a pas parlé de la fête de Nexon car l’essentiel des pages étaient consacrées à la Fête à Paris et à celle de Limoges. On peut retenir qu’il c’est vendus des quantités astronomiques de drapeaux et que les rues étaient décorées de guirlandes, de banderoles et même d’arcs de triomphe. Nexon a du vivre la même chose.

Mais le 14 juillet n’a pas détrôné la fête de septembre qu’elle soit ou non jumelée avec un comice agricole.

Pour 1886 le jumelage fête-comice avait été reconduit et ce fut un succès.

En 1892, le 14 juillet a été brillement fêté comme le décrit le Courrier du Centre du 18 juillet :

« La fête nationale a été célébrée cette année avec un éclat inaccoutumé. Annoncée par le carillon de nos cloches, elle a commencé par une aubade donnée aux notabilités par la fanfare. Puis, à neuf heures, a eu lieu une abondante distribution de secours aux indigents.

Le maire, n’ayant à sa disposition qu’une modeste somme de 50 francs, avait ouvert une souscription qui a produit 135 francs, avec lesquels il a é possible d’illuminer l’hôtel de ville et d’organiser le soir un bal au café de la Patrie.

Des jeux de toute sorte avaient été organisés dans la journée.

Le soir, un feu d’artifice très réussi a été tiré sur la place de la mairie. Une retraite aux flambeaux, avec la fanfare, a terminé cette fête splendide.

Tous nos remerciements au sympathique maire, M. Gabriel Thomas. »

Le Courrier du Centre 18 juillet 1892.
  • Les fêtes à partir de 1900

Il n’y a pas de changement majeur avec le changement de siècle. Comme pour l’ensemble de la vie sociale la rupture est marqué par la Première guerre mondiale.

En 1900, si l’on compare à ce qui c’est passé pour l’an 2000, il a du y avoir de belles fêtes en France. La fête-comice de septembre en 1900. Les hommes portent tous un chapeau et beaucoup de femmes sont coiffées du barbichet. L’essentiel de la fête se déroule sur l’actuelle place Fratellini. Il y a quelques bovins, à gauche, place de la République.

1906 la première fête avec l’électricité.

En Septembre 1906, quelques jours avant la frairie, le grand jour arriva. M. AYMARD allait connecter sa machine à la première ligne destinée à éclairer le bourg. Comment allait se comporter cette installation ? La machine tournerait-elle ? La dynamo ferait-elle son office ? Le courant atteindrait-il les lampes installées.  L’angoisse de Louis AYMARD a été de courte durée. Pour éviter tout incident il tint à agir seul ! Il éloigna tous les curieux et même son collaborateur. Dès qu’il mit en action ces mécanismes compliqués et si laborieusement élaborés le miracle se produisit. Dans le crépuscule naissant toutes les lampes installées se mirent à scintiller d’une belle lumière, franche et sans faiblesses. La population était fascinée. A partir de ce jour la vie de tous va changer mais la fête se déroula sans que la fée électricité y joua quelque rôle que ce soit.

1910

Le Populaire du 9 septembre donne le programme de la fête du dimanche 18 septembre et de la foire du lundi 19. Plusieurs choses nous surprennent : la distribution des secours aux pauvres le dimanche matin, le comice agricole de midi à 14 heures, le feux d’artifice avant la retraite aux flambeaux et le lundi la multitude des courses et concours qui se suivent toutes les demi-heures.

Le Populaire 9 septembre 1910

Le manège de bicyclette a vu le jour à la fin des années 1900 lorsque des forains astucieux firent tourner le manège en faisant pédaler les clients. En 1910 Nexon n’avait l’électricité que depuis 4 ans.

Un manège de bicyclette vers 1905

Le 9 septembre 1911, le conseil vote une subvention de 50 francs pour la fête patronale. C’est la première subvention pour cet objet.

Pendant la guerre on ne trouve pas de traces de fête à Nexon. Le 28 avril 1917 le préfet de la Haute-Vienne prend un arrêté affiché à la porte de toutes les mairies, qui interdit les bals publics et tous les divertissements bruyants. Cet ordre valait non seulement pour les salles publiques mais aussi pour les salles privées, en général les granges des fermes où s’organisaient les bals de villages ou de hameaux.

Les fêtes à Nexon : l’année 1959

J’ai moins de photos pour cette année 1959.

Commençons par les pierrots et Madame la lune..

Avec le char suivant on reconnait plus facilement les adultes. A gauche, Louis Jean PRADEAU, maire de Nexon et à droite Mesdames CLRMONTEIL et BOSBATY.

Le char passe devant l’épicerie LAGORCE.

Les chasseurs en Afrique, c’est le char de la place de l’église avec M. LASPERAS au volant et M. CROUZILLAC a ses côtés. Avec le fusil, Bernard LASPERAS.

« Autour du monde » je n’identifie pas les jeunes présents sur ce char.

Ils suivent certainement le char « Autours du monde », habillés en jeunes chinois, Jean Pierre et Patrice VALETTE.

Sur le pont de la Vanelle les pécheurs sont à l’ouvrage.

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Les fêtes à Nexon : l’année 1958

Traditionnellement la fête la plus importante est celle du mois de septembre. Cela a été confirmé en 1958 puisque la fête des 20, 21 et 22 septembre s’est déroulée en même temps que le comice agricole. Le samedi était principalement consacré au comice, la fête proprement dite avait lieu dimanche et lundi.

Centre Presse 18 septembre 1958

Le dimanche le bal était assuré par l’orchestre de René LOUIT. Outre qu’il était un enfant du pays puisque né à Saint-Hilaire et que son frère, M. CANARD était secrétaire de mairie à Nexon, son orchestre avait une réputation qui s’étendait bien au-delà des limites de la Haute-Vienne. La salle des fêtes qui vient juste d’être construite est trop excentrée des places sur lesquelles sont les manèges et les marchands pour qu’elle accueille les bals. Elle sera avant tout réservée aux séances de cinéma. C’est donc dans la salle CHARREIX, sur l’actuelle place FRATELLINI, que le bal a eu lieu.

Comme en 1957 les chars sont attirent toujours beaucoup de monde. L’enthousiasme est toujours aussi fort pour les réaliser, quartiers par quartiers, recréant l’ambiance des veillées d’autrefois lorsque les voisins se réunissaient dans le hangar ou la grange ou était abrité le char.

Au départ de la gare on trouve le char des familles de la place de l’église. L’attelage de M. DESBORDES tire la roulotte des romanichels.

Il était légitime de prévenir qu’il s’agissait d’une famille nombreuse. Les plus anciens nexonnais reconnaitront dans les deux femmes tout de noire habillées, Jean CROUZILLAC et Jean DEBORD. Parmi les enfants il y a Marie Françoise QUINQUE et Jeanine DELIAT, Michèle DESMOULIN la plus grande fille étant Jacqueline ANDRE, la fille du coiffeur.

Le char a été très entouré tout le long du parcours comme on peut le constater lorsqu’il arrive rue Gambetta.

Toujours au départ de la gare le char des jeunes matelots sur « L’Intrépide ». A la proue Jean Marie DESSELAS. Il ne rêvait d’être Léonardo di CAPRIO sur le Titanic car ce brillant acteur n’était pas encore né.

Le bateau était un classique car on en a vu un qui lui ressemblait, mais je n’ai pas retrouvé l’année. Si quelqu’un se reconnait n’hésitez pas à me le signaler.

Année non déterminée.

Sur les autres chars qui se reconnait ?

Pour la vie
Le cirque avec clown et voyante
L’œuf et les poussins

Il y avait beaucoup de très jeunes enfants sur les chars. Dans le cygne ma cousine Marie Claude et sans doute, à ses côtés, Jean Claude CLERMONTEIL. Le char passe devant la scierie LASPOUGEAS devenue depuis l’agence nexonnaise du Crédit Agricole.

« Lous veilladous de las garennas », char réalisé par le quartier des Garennes avec Christian LASPOUGEAS, Robert FRUGIER, Christian JOACHIM… La mixité n’étant par encore la règle, il m’est plus difficile de me remémorer le nom des filles plus jeunes que moi.

Ici ce ne sont pas des enfants, il faut de la force pour manier le fléau et actionner le van… mais après il y toujours le réconfort !

Je ne suis pas certain que les photos suivantes concernent l’année 1958. J’espère que quelqu’un aura des indices pour que je puisse redonner à chaque photo sa bonne place.

Et passant devant l’épicerie LAGORCE, 2 chars. le premier sous forme de château fort et le second qui annonce Nexon en chômage…

Pour la dernière photo que je possède j’ai du mal à identifier ce que le char représentait. Il est suivi par moins de monde que la roulotte et sa famille nombreuse.

Plus de 60 ans après les avoir vus défiler ces chars évoquent à la fois une certaine nostalgie mais aussi de très bons souvenirs des fêtes joyeuses, dans une ambiance bon enfant …

Les fêtes à Nexon. Du début des année 1950 à 1957.

Les fêtes à Nexon avec défilés de chars ont commencé au début des années 1950. Mes souvenirs sont plus précis à partir de 1957. Cette année j’avais 10 ans et je me souviens bien des chars qui défilaient pour la fête de septembre. Comme nous habitions en dehors du bourg nous ne participions pas à leur confection. Chaque quartier prenait en charge la réalisation de son chars. Il fallait trouver une grange ou un grand garage pour le stocker pendant plusieurs mois, fabriquer les fleurs qui allaient les décorer, les habits pour celles et ceux qui seraient sur les chars… bref du travail pour plusieurs soirées mais de la convivialité, de la bonne humeur…

N’ayant pas participé à la création des chars j’avais le plaisir de leur découverte mais aussi une certaine frustration de ne pas être sur l’un deux. Je voyais mes camarades de classe défiler et je ne pouvais que les regarder. J’ignorais tout le travail qu’il avait fallu pour obtenir ces chars qui émerveillaient jeunes et moins jeunes. Et comme le soleil a pratiquement toujours été de la partie ce ne sont que de beaux souvenirs.

Je vais afficher les photos avec très peu de commentaires. La majorité concerne la fête de 1957 mais deux chars presque identiques ne peuvent pas avoir défilés la même année. Peut-être que quelqu’un aura un souvenir précis de tel ou tel char alors n’hésitez pas à corriger, préciser, écrire un commentaire, me proposer des photos ….

Si ma mémoire est bonne le défilé était ouvert par une fanfare que suivaient les grosses têtes. Le cortège partait de la gare et remontait vers le bourg et traversait la fête jusqu’aux 4 routes de la bascule puis repartait en sens inverse.

A la gare en attendant le départ

Les grosses têtes ouvraient souvent le défilé.

Les grosses têtes

Les chars se suivent avec, intercalé, une fanfare ou un défilé costumé.

Ce char doit être celui de Blanche Neige et les 7 nains. Il est monté sur l’attelage de M. DESBORDES. Les mamans sont attentives a ce que les enfants soient bien à leur place.

La voiture des pêcheurs était celles du garage LASPERAS.

Ce char ressemble à celui de Blanche neige mais il n’a pas été réalisé la même année. Il s’appelle « Le petit chaperon rouge ». Il s’apprête à quitter la gare.

Celui-ci s’appelle « Maitre Pierre ». On le retrouvera plus loin dans la traversée du bourg.

La République décrite avec humour: le fisc, le service militaire…

Le défilé a commencé et il remonte l’avenue de la gare. Il n’y a pas la foule…

La Raie Publique !

Pose devant la chapelle des Garennes…

« Maitre Pierre » arrive …

Passage devant l’hôtel du Nord et le salon de coiffure ERNY.

Les grosses têtes arrivent dans le bourg. la foule est dense.

Il y a un char dont je ne me souviens pas du nom mais dont je connais presque tous les participants. Il a été réalisé par les habitants du haut de l’avenue de la gare avec les familles LASPOUGEAS, LAPLAUD, VALETTE, LAMONERIE…

Michèle, mon épouse décédée trop tôt et ses frères Jean Paul et Christian, leur cousine Françoise, Jean Paul, Patrice VALETTE, Jean Pierre LAMONERIE…

Le char des Pieds nickelés sur lequel je ne retrouve pas Croquignol, Ribouldingue, et Filochard mais j’y reconnais Jean Marie DESSELAS.