Une histoire illustrée de nexon
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En continuant le tour de la place, en longeant la rue pasteur nous arrivons au numéro 7. S’y trouve un immeuble dont j’ai déjà parlé car c’était celui de mes grands-parents. Ma mère n’a pas vécu dans celui que nous voyons aujourd’hui puisqu’il a été construit au début des années 1950 et qu’à cette époque elle était mariée. Mais elle a passé sa jeunesse dans la vieille maison qui existait alors. C’était une petite maison à un étage avec la boutique au rez de chaussée et le logement à l’étage.

La maison en 1943

Ma mère à la fenêtre en 1943

La maison a été achetée par mon grand-père, Henri MALARDEAU, au début des années 1930. Il était arrivé à Nexon en 1931 après que sa filature, au pied du village d’Aurin sur la commune de Bussière Galand ait été détruite par un incendie causé par un orage. Il ne reste aucune trace de cette filature mais je ne désespère pas d’en trouver un jour !

Le Populaire du centre 15 mars 1929

Le stock de laine et la voiture qui étaient dans un bâtiment annexe n’ont pas été touché. Ceci permis la continuation de l’activité en attendant que tout soit réglé avec l’assurance ce qui a pris plus d’un an. Finalement la filature ne sera pas reconstruite. Aussi en 1931 Henri MALARDEAU décide de déménager et d’aller s’installer à Nexon. Il choisit ce bourg car il est connu pour son dynamisme économique et la qualité de ses foires, élément essentiel du commerce de la laine.

Il loue une maison rue Pasteur, juste après la boulangerie et poursuit son commerce de laine. Mais cela ne lui suffit pas. Mon grand-père est un manuel, très adroit de ses mains, il va donc créer une teinturerie. Pour cela il lui faut un grand local pour y installer des cuves. En 1935 la maison du maréchal-ferrant qui possède un grand garage à l’arrière est en vente. Il l’achète. Cette maison appartenait à Mr SANCIAUD. Elle n’a pas changé entre 1900 et 1930, seul l’environnement a évolué. Sur les cartes postales suivantes on constate l’arrivée de l’électricité avec le poteau au beau milieu de la carte postale, avec aussi le trottoir de rue Pasteur et enfin, sur la troisième carte le trottoir vautours de la place. On remarque également que la maison mitoyenne a été totalement refaite avec 2 étages. 

Lorsque mon grand-père achète la maison, le sol de l’atelier est en terre battue. Il le fait cimenter et transforme le rez de chaussée en boutique de teinturier, nettoyage et vente de laine. Dans le garage, situé à l’arrière du magasin, il fait monter, sur des foyers en brique, trois cuves en cuivre utilisées chacune pour une couleur différente. La teinture impliquait une série d’opérations que devaient subir les écheveaux de laine : bain colorant, rinçage, essorage et séchage. Le nettoyage s’effectue à la benzine dans un gros tambour qui tourne comme une machine à laver.

Avec l’énorme tas de fagots pour la boulangerie

Devant la maison on voit toujours l’énorme tas de fagots qui alimente le four du boulanger, de l’autre côté de la rue. Mais le feu frappe une nouvelle fois mon grand-père. Un incendie éclate, le 22 octobre 1941, dans l’atelier de la teinturerie et se repend rapidement à la toiture et gagne la maison voisine.

Le Populaire 30 octobre 1941

Dès la guerre terminée mon grand-père fait entièrement reconstruire sa maison. Elle a maintenant deux étages et la boutique occupe la totalité du rez de chaussée. Mais surtout il fait poser en grandes lettres rouges, le mot « Laines » au fronton.

Pendant les années 1950-1960 l’activité est variée. Dans l’atelier qu’il a acheté à la sortie du bourg, route du moulin Trouly, il a monté une filature pour retrouver le métier de sa jeunesse. Il est secondé par deux de ses gendres, René PEYRICHOUX et Marcel JEUDY. En même temps il sillonne les foires des environs pour acheter de la laine brut et vendre des pelotes tout en continuant a nettoyer et teindre les vêtements. A l’époque il est indispensable de respecter les codes et après un décès le deuil doit être porté par les proches pendant plusieurs mois. Aussi après un décès il fallait en quelques heures, l’engagement était de 8 heures, teindre en noir toute la garde-robe des parents du défunt. L’en tête de la facture résume cette activité variée.

Lorsqu’Henri MALARDEAU a pris sa retraite son gendre René PEYRICHOUX et son épouse Marie-Thérèse ont repris le commerce en le faisant évoluer. Le développement du prêt à porter a réduit les ventes de laine, le nettoyage était devenu la spécialité des « pressings » aussi c’est vers les vêtements de confection qu’ils se sont orientés.

En octobre 1989 le fond est repris par Mme Catherine DEBORD COUQUET. Elle baptisé son commerce « Cathy Boutique ».

L’immeuble du numéro 8 a lui aussi beaucoup changé au cours du siècle précédent. En 1900 c’est une petite maison d’un étage avec un grenier mansardé. Au rez de chaussée il y a deux commerces dont l’un, à droite, était une épicerie qui si je déchiffre bien l’enseigne était l’épicerie BREIX, l’autre l’atelier d’un peintre-vitrier.

Quelques années plus tard la vieille maison est remplacée par un immeuble de 2 étages avec au fronton, en grosses lettres « Horlogerie Bijouterie ».

 Cette construction a été faite par M. Henri DESPLANCHES qui y a transféré la boutique qu’il avait, rue Pasteur, à côté de la pharmacie. Sa première boutique était située rue Victor Hugo.

Henri DESPLANCHES était né à Nexon le 12 juillet 1873. De son mariage avec Louise GRANGER le 24 juin 1900 à Nexon il a eu deux enfants, Alice née en 1906 et René, né en 1909.

Henri et Louise le jour de leur mariage

Avec l’année 1900 le monde occidental et la France en particulier, ont connu jusqu’en 1914 des années heureuses que l’on a appelé « La belle époque ». Le 14 avril 1900, jour de l’inauguration de l’Exposition Universelle Paris est le centre du monde. Les nouveaux bâtiments comme le Grand et le Petit Palais, la gare d’Orsay ou le pont Alexandre III font briller Paris. La première ligne de métro est ouverte le 19 juillet 1900, l’électricité commence à éclairer les rues de celle qui est alors appelée la « Ville lumière ». A Nexon aussi règne une certaine joie de vivre. On déjeune sur l’herbe le dimanche et on va à la pêche en famille.

Les jours de fête, pour aller à la frairie les femmes revêtent leurs plus beaux habits.

Après la difficile période de la guerre ce sont de nouvelles années d’effervescence, « Les années folles ». Les bijoutiers sont un passage obligé pour chaque fête et à chaque évènement. Pour la naissance et le baptême des enfants on offre des médailles et des chaines en or ou en argent, des gobelets, des ronds de serviettes… Pour la communion solennelle les garçons reçoivent leur première montre, en or pour les familles aisées, et les filles une croix avec sa chaine. Il y a les boucles d’oreilles pour les filles, et les chevalières pour les garçons, puis vient le mariage avec les bagues et les alliances et l’incontournable ménagère en argent…

Comme horloger M. DESPLANCHES vendait pendules et horloges qu’il réparait.

En 1944 Henri DESPLANCHES transmet son commerce à son fils René-Jean DESPLANCHES.

Le Populaire 7 décembre 1944

L’horlogerie-bijouterie va petit à petit connaitre la concurrence des bijoux fantaisie et des montres bon marché. Dès 1955 le géant américain Timex s’associe à un fabricant de montre de Besançon pour produire des montres a bas cout sous le nom de TIMEX. La marque innove dans le choix de son réseau de distribution en ciblant les bureaux de tabac, les papeteries, les stations-service, les drugstores et les grands magasins. KELTON devient une marque emblématique avec son slogan « Vous vous changez, changez de KELTON ». Elle vend plus de 4 000 000 de montres au début des années 70. Au début des années 80, une nouvelle technologie arrive du Japon avec les montres à Quartz…

Françoise, la fille de M. et Mme DESPLANCHE n’a pas choisi de suivre la voie de ses parents et s’est orientée vers la coiffure. Elle a ouvert son salon dans la maison d’à coté et quand ses parents ont pris leur retraite la bijouterie a fermé.

C’est Michel CROZET-ROBIN qui a ouvert un salon de coiffure le 1er janvier 1979. Jeune et dynamique il choisit d’appeler son salon « Attitude coiffure ».

Le salon de coiffure au numéro 8

Il est le premier salon du groupe que M. CROZET-ROBIN va ensuite constituer. Il donnera à ce groupe le nom de sa fille Laurie. De ce fait, derrière le salon, un immense espace de travail réuni ceux qui gèrent la quinzaine de salons du groupe « Holding Laurie ».  Attitude Coiffure et Studio M sont les deux enseignes de ce groupe dont les salons sont implantés à Nexon, Limoges, Boisseuil, Montluçon – Domérat, Saint-Étienne – Villars, Moulins.

L’immeuble situé au numéro 9 était le plus imposant au début des années 1900. Deux commerces sont abrités sous le même toit, la bijouterie PAROT et une épicerie-poterie-buvette.

L’immeuble en 1900

La bijouterie est tenue par Eugène PAROT. Marié avec Emilie NOUHAUD, ils auront 2 garçons, François né le 22 août 1905 et René, né le 9 mai 1907 qui travailleront comme horlogers avec leur père.

Lorsque la famille PAROT a cessé ses activités, Melle Renée MOUNIER qui habitait à Valette installa son atelier de modiste à la place de la boutique. Puis Mme CLERMONTEIL dite « Nénette » lui a succédé en ouvrant une épicerie-primeurs.

Chaque matin elle se rendait aux halles, à Limoges, pour s’approvisionner en fruits et légumes. Elle partait avant le jour afin d’être de retour à Nexon pour servir ses clients à partir de 8 heures. Très courageuse, très avenante pour ses clients, elle était très appréciée de ses clients. Son mari, Martial CLERMONTEIL avait été fait prisonnier et sans nouvel de lui après l’armistice son épouse a publié, comme plusieurs autres femmes, un avis de recherche dans la presse :

Le Populaire 28 juillet 1945

Martial CLERMONTEIL était également pompier volontaire. Il a terminé son engagement avec le grade de sergent.

Au 1er étage se trouvait, pendant quelques années, le cabinet dentaire de M. et Mme DURENGUE. Ils avaient, depuis 1933 un cabinet place de l’église et ils travaillaient également dans des cabinets secondaires à Châteauneuf la Foret et à La Meyze. Ils ont ensuite transféré leur cabinet avenue de la gare. Au 2ème étage habitait M. Henri FOUILLAUD et sa famille. Lui était peintre mais il n’était pas associé à son frère Louis. A la Libération, du fait d’un engagement dans la milice et d’une collaboration active toute la famille a disparu et n’a plus jamais donné de nouvelles.

Quand l’épicerie a fermé, Françoise CONORT, a ouvert un salon de coiffure qui a très vite acquis une excellente réputation. Fille de M. et Mme DESPLANCHES, les bijoutiers de l’immeuble contiguë, elle est avait épousé Jean Pierre CONORT, fils du vétérinaire de Nexon. Leur fille Sophie est devenue coiffeuse. Elle a travaillé avec sa mère puis elle lui a succédé.

Aujourd’hui c’est Stéphanie TABESSE qui tient ce salon à l’enseigne « Art Coiff’»

Au numéro 10, au début des années 1900 il y avait une épicerie-buvette -poterie. C’était la maison de Mme Marie Christine HAUTIN. Ses parents étaient commerçants à Limoges mais sa mère, comme cela se faisait fréquemment à l’époque, est venue accoucher, le 18 juin 1883, chez son frère Jean VILLOUTREIX, épicier à Nexon. Puis le commerce a disparu et le rez de chaussée a été transformé en appartement. C’est ce que l’on constate sur cette photo de 1943.

La maison a été achetée au début des années 1950 par M. et Mme BOSBATY. En 1947 ils avaient acheté le fonds de commerce de boucherie-charcuterie de François LELONG. Ils l’ont d’abord installé 2 rue Michelet puis quand l’immeuble HAUTIN a été libre à l’achat ils y ont installé leur boucherie-charcuterie.

Le Populaire 27 novembre 1947

La boucherie-charcuterie a rapidement acquis une bonne clientèle, à la fois grâce à la qualité des produits et à la qualité de l’accueil.

Monsieur Emile BOSBATY faisait également preuve d’un fort engagement citoyen. Caporal du Corps des pompiers de Nexon en 1961 il en est promu chef de corps le 15 juin 1970 avec le grade de sous-lieutenant. Il quitte son commandement le 11 juin 1978 après 27 ans de services.

En 2005, quand ils ont pris leur retraite les BOSBATY ont été remplacés par la société GUINARD-RATIER dont le siège était à Saint Paul et le gérant M. Alain RATIER. La boucherie a fermé en 2007 et M. RATIER a alors créé Le Noctambule, place Fratellini.

Aujourdh’hui le rez de chaussée n’est pas occupé.

La dernière maison de la place, au numéro 11, abritait autrefois un restaurant. L’immeuble appartient à M. et Mme Henri DESBORDES. C’est Mélanie DESBORDES qui tenait le restaurant tandis que son époux était camionneur. Il avait un attelage à cheval et c’est lui qui faisait office de corbillard.

L’attelage conduit par René LASPOUGEAS

Madame le docteur FORGERON se souvient que lorsqu’elle était petite fille Mme Desbordes élevait des oies en toute liberté. Elles étaient agressives et menaçaient ses mollets quand elle apportait une lettre à la Poste.

Après la retraite de Mme DESBORDES le restaurant est devenu bistrot, tenu par Mme Ginette BANCAUD puis ce fut une annexe de la boulangerie DIVRY. Au début des années 2000 une brasserie au nom ironique « Aux vers de vin » s’est installée. Elle vendait également du vin. LA brasserie a fermé en 2006 et « Aux vers de vin » a déménagé pour s’établir 1 bis rue saint Ferréol.

Il y eu ensuite une boutique d’informatique puis pendant quelques mois David MAURY y a installé son entreprise de plomberie avant de la transférer rue Gambetta.

Le 1 mars 2017, Mme ISABELLE AUMAITRE a créé un salon original, un bar à ongle, qu’elle a appelé  « Mad Nails ».  

Aujourd’hui la place de la république recouvre 4 espaces différents qui, autrefois, ne portaient pas tous le même nom. Le numéro 1 se trouve au coin de la place FRATELLINI et de l’ancien champ de foire, sur la rue qui s’appelait autrefois la rue de la Poste. La numérotation s’effectue en se déplaçant dans le sens des aiguilles d’une montre.

Numéro 1. Les cartes postales du début du siècle montrent que la grande maison faisant l’angle était l’Hôtel de la Poste, tenu par M. DEFAYE. C’était l’un des 8 hôtels qui existaient à Nexon en 1905. On peut être surpris par ce nombre sachant qu’il n’y a plus d’hôtel aujourd’hui à Nexon !

L’hôtel de la poste en 1900
L’hôtel de la Poste et la maison mitoyenne, futur n° 1 et n° 2 de la place de la République

En 1900, date de la photographie de cette carte postale on remarque qu’un mur prolonge l’hôtel de la poste, la poste actuelle n’est pas encore construite. On voit également l’ancienne mairie, un bâtiment vétuste qui a été démoli après une décision du conseil municipal du 20 avril 1919.

Certains, dont des nexonnais, pensent que le bâtiment qu’ils voient sur la droite de cette carte postale est l’ancienne mairie devenue le Centre Agora. Il n’en est rien. Un regard attentif permet de constater qu’il n’y a pas de marches pour accéder au rez de chaussée et que le bâtiment est très proche de la route. Il s’agit de la vieille mairie qui a été démolie en 1919.

Sur la carte postale suivante on voit à gauche la vieille mairie à droite le bâtiment dans lequel a été installé la mairie en 1920. Elle remplira cette fonction jusqu’en 1986.

Vers 1910, à gauche la mairie et à droite la future mairie

Progressivement l’hôtel a laissé la place à l’épicerie PRADEAU. Avec le temps elle s’est développée et a proposé des articles de poterie et de vannerie.

Après M. PRADEAU, la grande épicerie a été tenu par M. BOUNY. Il a édité plusieurs cartes postales dont une est illustrée par son commerce. On remarque la pompe à essence mécanique.

Lorsque l’épicerie a fermé l’immeuble est devenu un cabinet vétérinaire dans lequel Yves FARRANDO a exercé seul puis associé à Joel BESSERON.

En 1977 l’immeuble a été rénové et le 1er janvier 1978 et le cabinet vétérinaire est devenu « Clinique vétérinaire St Ferréol » jusqu’à sa fermeture le 31 octobre 2013.

L’entrée du numéro 1, nouvel appartement

La clinique vétérinaire a été remplacée par une fromagerie-crèmerie. Le local au numéro 1 de la place de la République est depuis 2017 la permanence parlementaire du député Jean-Baptiste DJEBBARI et de son suppléant, Pierre VENTEAU.

Jean-Baptiste DJEBBARI devant sa permanence le 13 octobre 2017

Au numéro 2, lorsque l’épicerie n’a plus occupé l’ensemble de l’immeuble, un magasin vendant de la vaisselle a ouvert. Puis c’est la Caisse d’Epargne qui s’y est installée. La façade change avec l’évolution du logo et de la signalétique de la Caisse d’Epargne.

Au numéro 3, on trouvait l’un des nombreux café de Nexon, particulièrement fréquenté les jours de foire. Il était tenu par M. Pierre JOUHETTE qui était en même temps tailleur. Les deux activités se déroulaient dans la même salle.

le bar de la Poste en 1984

Avec la retraite de M. JOUHETTE le bar a fermé.

Le bar de la poste en 2019

Au numéro 4 se trouve le bureau de poste construit en 1930-1931.

Au début du XIXe siècle la poste fonctionnait mal en Limousin, en grande partie du fait du mauvais état de la voirie, restée sans entretien jusqu’à la restauration. Sous le règne de Louis-Philippe (1830-1848) de nouvelles routes sont créées. La route Limoges Poitiers, achevée en 1843, avec les relais de Conore, Bellac, Bussière-Poitevine et Lussac-les-Eglises. Celle d’Angoulême à Nevers, traverse le nord du département avec des relais à Confolens, Champeaux, Bellac, Saint-Sornin-Leulac et la Souterraine. La liaison Limoges -Périgueux se faisait par Aixe, Chalus et Thiviers. Il n’était pas nécessaire d’en établir une autre par Saint-Yrieix. Mais un personnage important, le maréchal BUGEAUD, né à Limoges, s’était retiré dans sa propriété de La Durantie à Lanouaille. Il obtint la création d’une ligne de poste avec les relais de la Plaine (la liaison avec Nexon se faisait par un facteur à pied), Saint-Yrieix et Lanouaille à deux kilomètres de son domaine.

Le 2 mai 1830 le conseil municipal de Nexon proteste contre la lenteur du courrier. En effet une lettre postée à Limoges n’arrive à Nexon que 4 ou 5 jours après car le service est fait par un piéton qui va de Limoges à St-Yrieix tous les 2 jours. Il demande la création d’un bureau de poste à La Plaine ou au Plantadis où la commune ferait prendre son courrier à ses frais. Ce n’est que le 4 mai 1846 que Jacques PENICAULT, Maitre de Poste est installé au relais de Poste de La Plaine, par arrêté du Roi, avec engagement d’avoir de nombreux postillons, chevaux et équipages nécessaires et prescrits par le service.

 Le 10 mars 1929 décision est prise de construire l’actuel Hôtel des Postes. M. SAUTERAUD est désigné comme architecte. Il réalise les plans suivants :

Le 25 janvier 1931 le chauffage central est posé. Au milieu de l’automne le bâtiment est terminé et il est réceptionné le 7 novembre 1931.

Le Procès verbal de réception de la Poste

Lorsque le bureau de poste ouvre ses portes le receveur est M. LACOUR. Son fils, André LACOUR dit « Dédé » sera médecin à Nexon ; Un vieux garçon au verbe haut et au langage truculent toujours disponible. Je me souviens de l’avoir vu arriver chez mes parents à 10 heures du soir au moment des grippes. Il n’avait pas mangé et il avait encore des patients à voir.

A cette époque le monument aux morts se trouve en face de la Poste. Il sera déplacé en 1950 pour permettre d’agrandir le champ de foire sur lequel seront alors installées des barres pour attacher le bétail.

On remarque la Peugeot 402, sans doute celle du Dr Jumeaux-Lafond

Les Postes, télégraphes et téléphones, les fameux  PTT, changent de nom et deviennent Postes et télécommunications à partir de 1959. Au fur et à mesure des réformes de l’État la poste et les télécommunications sont séparés en deux sociétés de service public, France Télécom en 1988 et La Poste en 1991.

Au numéro 5, s’élève une belle villa dans le style Art-Déco qui appartenait au docteur JUMEAUX-LAFOND.

Après le décès de Monique JUMEAUX-LAFOND en mars 2018, la maison a été mise en vente.

A côté se trouve la maison la plus récente de la place. Elle a été construite en 1954 sur un terrain qui appartenait à M. PAPEL, terrain sur lequel sera également construite la salle des fêtes.

Sur la carte postale suivante reproduisant une cérémonie de mars 1941 un grand mur longe la place . Mme le docteur FORGERON se rappelle que lorsqu’elle était encore la petite Rose VIGNERON, les carrioles des gitans stationnaient devant le mur, et,comme tous les enfants elle en avait peur. C’est aussi devant ce mur que certains jours de frairies, les montgolfières gonflées à l’air chaud s’envolaient devant une foule admirative.

Ayant acheté le terrain M. LONGEQUEUE demande au Conseil municipal l’autorisation d’ouvrir un portail dans le mur qui sépare son terrain de la place. Cette ouverture entraînant l’enlèvement d’une barre les conseillers ont délibéré à huis clos et malgré la diminution de la taille du champ de foire qui allait en résulter, « considérant que M. LONGEQUEUE allait construire un immeuble important qui allait embellir la place, ont donné leur accord.

En 1984
En 2019

En continuant vers la droite on arrive au numéro 6 où il y avait autrefois un atelier de cordonnier, d’abord M. CLERMONTEIL puis M. ROUSSE. On voit la boutique avec le pare soleil baissé sur cette vue des années 1950.

Aujourd’hui il n’y a plus de cordonnier.

La rue Pasteur longe la place de la République jusqu’à l’immeuble « MALARDEAU » au rez de chaussé duquel se trouve le magasin de vêtements « Cathy Boutique » avec son entrée au n° 7 place de la République. Catherine COUQUET y a débuté son activité en octobre 1989.

Le numéro 2 de la rue Pasteur est une petite entré du garage de l’immeuble « MALARDEAU ».

Le numéro 4 fait l’angle avec la rue Michelet.

Angle rue Pasteur et rue Michelet

Dans la rue Michelet il n’y a pas de boutique. Sur la droite on est à l’arrière des commerces de la place de la République. Un immense espace de travail abrite les bureaux de la société « Holding Laurie ». Créée par M. Michel CROZET-ROBIN, la société gère la quinzaine de salons de coiffure qu’elle possède.

Les bureaux de la holding Laurie

Autrefois on trouvait dans cette rue les écuries des maisons situées de part et d’autre. A droite on remarque la terrasse de la maison DESPLANCHES à l’endroit de laquelle se trouvent aujourd’hui les bureaux de la « Holding Laurie ».

La rue Michelet avant 1914.

Au numéro 4 de cette rue, M. Gilles GAUTHIER exerçait une activité d’électricien à l’enseigne « CON-SER-VAT ».

Au numéro 2, une belle maison donnant sur la place, appartenait à Madame LESTRADE. Au rez de chaussée il y avait la pâtisserie-bar JOUANINE, dont la réputation était excellente. Puis M. GRIMPERELLE a été pâtissier et à son décès seul le bar a continué son activité. Pendant quelques temps M. BOSBATY y avait son commerce de boucherie, jusqu’à ce qu’un local se libère place de la République. Aujourd’hui il n’y a plus de commerce.

Il n’y a plus de commerce au 2 rue Michelet

Revenons à la rue Pasteur.

Au numéro 4 il y avait l’épicerie DOC. Lorsqu’elle a déménagé rue Victor Hugo un horloger s’est installé. D’abord M. COMBACAL dans les années 1960 puis M. FORTIER. Aujourd’hui l’immeuble abrite trois appartements.

Au numéro 6, il y eu autrefois, pendant peu de temps, un magasin de cycles appartenant à M. DUGENET.

Au numéro 8 c’était la pâtisserie CROUZILLE. Elle faisait également bar. Les voisins n’étaient pas réveillés par le coq mais par la forte voix du fils, Alfred CROUZILLE qui égrenait les belles chansons d’autrefois dès 5 heures du matin parmi lesquelles revenait inlassablement la chanson d’André DASSARY, « Les blés d’or ».

La pâtisserie ne fut pas reprise et à la place, madame Léonie ADAM y ouvrit un restaurant-bar. Il y avait également quelques chambres.

Les repas étaient copieux et goûteux ce qui donna à la maison une solide réputation, aussi bien pour les repas ouvriers que pour les banquets. Les joueurs du club de foot aimaient y venir « boire un coup » et s’y retrouver lors des banquets d’autant plus que le mari de Léonie, Léon ADAM, était vice-président de l’ASN et que leur second fils, « Jeannot », fit les belles heures du club comme joueur (il signait sa première licence à 13 ans) puis comme éducateur et comme dirigeant.

Après la retraite de Mme ADAM, M. J.M. DEXET lui a succédé. Pendant quelques année la même fibre sportive vibrait dans l’établissement. Mais l’espace trop limité ne permettait pas le développement de l’affaire et M. DEXET la transféra rue du général de Gaulle.

Après le déménagement du restaurant il y eu une sophrologue.

Actuellement, c’est le siège d’une association, LES TÉMOINS DU FUTUR, déclarée le 1 février 2019 à la Préfecture de la Haute-Vienne pour promouvoir les arts et la culture.

L’ancien café-restaurant ADAM puis DEXET

Au numéro 10, la maison était autrefois le siège de la boucherie Eugène LELONG. Cette famille n’est pas apparentée aux LELONG, bouchers de la place de l’Eglise mais aux SANCIAUD. M. et Mme LELONG avaient une fille, Bernadette, employée à la Poste centrale à Limoges. C’était une bonne boucherie qui, du fait de l’évolution du commerce, a sans doute pâti du fait d’être excentrée.

A côté de la boucherie il y avait l’abattoir et derrière la boucherie, un très beau jardin avec un accès rue Michelet. Dans un petit appartement à l’arrière de la maison est venu s’installer la famille PICAT et leur fils Bernard après qu’ils eurent quitté leur logement de la rue Pierre et Marie Curie. Quand M. LELONG a pris sa retraite la boucherie n’a pas été reprise. Mme Emilie TABARAU-ROUFFY s’y est installée en 2012 pour y exercer la profession de praticienne en énergétique traditionnelle chinoise. Elle a présidé l’épicerie associative Vl’a aut’chose, de 2015 à 2017.

Aujourd’hui la façade a été entièrement refaite par les nouveaux propriétaires et on ne distingue plus la vitrine du boucher.

Il n’y a plus de trace de la boucherie LELONG

Au numéro 12 se trouve une belle petite maison avec grange. Elle était la propriété de M. MERLE qui était chef d’atelier à la Manufacture de chaussures ADAM. Décédé sans enfant, la maison a été achetée par M. CROZET-ROBIN. Sur le linteau de la grange on lit la date 1821.

A gauche la grange de 1821

Au numéro 14 c’est la grande maison ou habitaient les « demoiselles BONNET », Louise, l’aînée et Germaine sa cadette, dernières descendantes de la bourgeoisie nexonnaise. Elles vivaient de leurs rentes, possédaient des fermes et des métairies, notamment à Champagnac et à St Maurice les Brousses.

Leur maison était meublée à l’ancienne, avec de belles boiseries et une grande cheminée. A l’arrière de la maison s’étant un magnifique parc qui possède une entrée rue d’Arsonval.

Les demoiselles BONNET se déplaçaient en voiture hippomobile, l’écurie et la grange étaient de l’autre côté de la rue.

Elles n’avaient pas d’héritiers directs, seulement de lointains parents. A leur décès leur maison a été achetée par la famille CROZET-ROBIN.

Nous arrivons ensuite à la maison d’angle de la rue d’Arsonval. Elle appartenait à M. BECHADE, menuisier, ainsi que celle d’en face. Il avait son atelier au numéro 27.

En remontant la rue on longe le mur de soutènement des jardins avant d’arriver au passage Pocheros. On a alors une vue inhabituelle sur l’église qui se dégage sur un premier plan de verdure.

Une vue inhabituelle de l’église se détachant sur un premier plan de verdure.

La Compagnie Pocheros (prononcer peau-chair-os) a été co-fondée en 1993 par Adèll Nodé-Langlois, Gulko,  Titoune Krall, Mads Rosenbeck et a monté son premier spectacle dans la rue. La troupe est composée d’anciens élèves du centre national des arts du cirque. C’est sa venue en 2000 qui est commémorée par le nom de la rue.

Ce passage était utilisé par les chevaux du château pour rejoindre les près sur lesquels le lotissement a été réalisé.

En continuant vers la rue Victor Hugo, la rue Pasteur longe toujours un mur qui abrite de grands jardins et par-dessus lequel on aperçoit le clocher de l’église.

Le clocher semble émerger d’un bloc de bâtiments!

Un porche sépare les immeubles des numéros 13 et 15.

Au numéro 15 il y a eu pendant de très nombreuses années une boulangerie. Elle a été tenu pendant de nombreuses années par les MEYNIER, une famille de boulangers descendant de Jean MEYNIER né à la Meyze en 1831. Ces trois garçons furent tous les trois boulangers, à La Meyze puis à Nexon pour l’un, Pierre -Buffière et Coussac – Bonneval pour les deux autres. Le troisième, Martial MEYNIER a dû arriver à Nexon vers 1890, commune dans laquelle son premier fils Jean Martial est né en 1895. Son troisième fils, Martial Adrien, né en 1900 a pris sa suite comme boulanger. Dans la famille un des fils MEYNIER est transporteur et pendant la seconde guerre mondiale il est l’un des rares à posséder un camion. Aujourd’hui c’est le Docteur Marie-Claude FURELAUD-MEYNIER qui a vissé sa plaque à la place de l’ancienne boulangerie. Dans le même immeuble, Thierry FURELAUD exerce le métier d’architecte. On accède à son cabinet en passant par le porche. L’immeuble appartient toujours à la famille MEYNIER.

La boulangerie avant 1914.

Après la guerre de 1939-1945, la boulangerie a été tenue par MM. ANDRIEUX, puis GROLLAUD pendant les années 1960 et Michel BARNABET.  Il a ensuite transféré sa boulangerie dans la rue Gambetta

Monsieur FURELAU s’y installe comme architecte et son épouse, le docteur FURELAU-MEYNIER comme médecin.

-L’immeuble situé au numéro 17 appartenait à M. et Mme AYMARD. Après avoir créé son usine électrique M. AYMARD et son épouse ont acquis plusieurs maisons à Nexon. L’avantage des propriétés situées sur la droite en descendant la rue Pasteur, qui à l’époque s’appelait rue du nord, c’est qu’elles donnaient sur la rue de l’usine électrique où Monsieur AYMARD avait son usine électrique et son garage. Après son décès accidentel la maison appartint à sa veuve et à sa fille qui avait épousé M. LENOIR, électricien à Nexon jusqu’au début des années 1930. La famille LENOIR et Mme veuve AYMARD sont parti à Excideuil. En 1939 ils ont vendu leur immeuble à M. et Mme CHIROL.

Cet immeuble est ainsi décrit dans l’acte : « Immeuble situé à NEXON (Haute Vienne) rue du Nord et rue de l’Electricité, comprenant : Maison à usage d’habitation, en façade sur la rue du Nord, composée de rez de chaussée, cellier à coté, premier étage, grenier mansardé au-dessus ; derrière la maison cour avec petites dépendances et Jardin faisant suite au tout et dans son prolongement, bâtiment à usage de garage, cour au-devant sur ladite rue de l’Electricité. »

Après le décès accidentel de Louis AYMARD, Louis VALETTE qui était son mécanicien a pris sa suite.

Il loge dans l’immeuble et expose les modèles des nouvelles voitures au rez de chaussée.

 M. Henri DENIS (1889 – 1950) était locataire de la maison et propriétaire du chais qui donne sur la rue Pierre et Marie Curie. Né à Saint Martin le Vieux, il est rappelé sous drapeaux en 1915 et affecté au 20ème dragon. A la fin de la guerre il devient commis voyageur puis, excellent cavalier, il s’engage dans la gendarmerie à cheval. La vie de gendarme ne convient pas à son caractère alors il change de métiers. Il achète le garage VALETTE et y installe un chais. Il crée un commerce de vin en gros et en en détail. Son fils Maxime DENIS (1914 – 1987) le fera prospérer.

Dans le chais il y a toujours les traces de l’ancien garage avec en particulier le logo CITROËN gravé dans le ciment.

Le logo Citroën dans le chais de M. Denis

Lorsque madame CHIROL vend son immeuble Maxime Denis et son épouse l’achètent. Ils y créent des chambres pour l’hôtel et transforment le magasin en studio. Il sera loué, au début des années 1980 il l’est au docteur Marie Claude PEYRICHOUX qui y installera, jusqu’en 1985, son cabinet médical.

L’immeuble, entièrement rénové, est la résidence nexonnaise de M. et Mme LEOBON.

Le numéro 17 en 2020

-Numéro 19.

C’est un immeuble d’habitation qui appartenait à Mlle CHARREIX, employée à la Poste à Limoges.

Il y avait au rez de chaussée un bureau de tabac tenu par M. DESBORDES, mutilé de la guerre de 1914-1918. Il le transfèrera par la suite rue Gambetta.

Monsieur PERRIARD qui était plombier s’y installa puis M. F. ERBAULT qui fabriquait des moules en porcelaine. Il y eu ensuite, à la fin des années 1960, la Maison du Meuble de Mme ADAM.

Ensuite M. Raymond FONCHY achète l’immeuble et passe son activité d’électricien et son commerce d’appareils de radio et de télévision du n° 8 au n° 19 de la rue Pasteur.

Par la suite le magasin a été supprimé et n’est plus qu’un immeuble d’habitation appartenant à la famille FONCHY.

le numéro 19 en 2020.

-Au numéro 21, il y avait un restaurant et une habitation, propriété de de M. et Mme François AUTHIER. François AUTHIER, né à Nexon en 1878, a épousé en 1902, Joséphine AYMARD, la sœur de Louis AYMARD, le futur créateur d’une usine électrique à Nexon. Ils avaient acquis ce bien en 1907 de M. et Mme Pierre BRAGARD.

M. AUTHIER, au moment de son mariage en 1902, était tailleur d’habit et son épouse couturière. Ils sont devenu restaurateurs en 1906, peu de temps avant d’acheter l’immeuble. Ils l’ont vendu en février 1941 à M. et Mme PEYNICHOU.

L’acte notarié décrit ainsi l’immeuble ; « Une maison à usage d’habitation et de restaurant situées Nexon, rue du Nord et rue de l’Electricité, composée au rez de chaussée d’une salle de restaurant d’une cuisine et d’une salle à manger, cave sous le tout, au premier étage, quatre pièces et grenier au-dessus ; attenant à la maison, une cour dans laquelle se trouve un puits avec pompe, waters closets, deux petites étables, hangar et remise en façade dans la cour, le tout d’un seul tenant, figurant au plan cadastral de la commune de Nexon, sous les numéros 47- 48 et 45p de la section A, pour une contenance totale de deux cent vingt mètres carrés environ et confrontant dans son ensemble à la rue du Nord, aux immeubles Dudognon et Estier à la rue de l’Electricité, aux immeubles restant appartenir aux vendeurs et par eux réservés et aux immeubles de Mademoiselle Charreix. »

Après le décès de son père, Marthe PEYNICHOU, épouse de Maxime DENIS, hérite de l’immeuble et de ses dépendances. Elle développe le restaurant. Utilisant son prénom comme enseigne M. DENIS, le dénomme « Chez Maxime ». Mais il n’y avait alors pas besoin d’enseigne. Les jours de foire le restaurant était complet du matin au moment du casse-croûte jusqu’à la fin de l’après-midi. Les repas pour les fêtes de famille, les baptêmes, les communions, les fiançailles, les mariages s’y tenaient régulièrement. Les touristes aimaient y séjourner, des chambres avaient été aménagées au numéro 17.

Madame DENIS, à gauche, avec ses employées et sa fille Rachel au premier rang.

Le restaurant « Chez Maxime » deviendra une table recherchée pour les événements familiaux, baptêmes, communions et mariages mais aussi pour les repas copieux servis les jours de foire.

Pendant les congés, l’hôtel reçoit de nombreux vacanciers, souvent des habitués. Les voyageurs de commerces font partie des clients réguliers.

Des parisiens en vacances à Nexon.

La réputation de la maison résulte non seulement des talents de cuisinière de madame Marthe DENIS mais aussi de la qualité des vins que commercialise Maxime DENIS et que l’on retrouve sur la carte du restaurant. Nous consacrerons un prochain article à un extrait de sa carte.

Après sa retraire Madame DENIS louera son commerce à différents restaurateurs. Le premier d’entre eux fut M. Christian MARSAC au milieu des années 1970.

En 2005 le restaurant devient « Le Petit Chef ». Il est tenu par Bruno ROYER qui le fera prospérer jusqu’en 2010 avant de partir s’installer à Glandon.

Il est remplacé par Cyril TRILLAUD et son épouse. Ils exploitent le restaurant pendant quelques années et en novembre 2015 ils vendent le fond.

Mme Roselyne ROMANO achète le fond et transforme le restaurant en un « bar-crêperie » à l’enseigne « Les deux anges » dont la salle avait été entièrement redécorée.  

Le restaurant fonctionne quelques mois et cesse son activité.

Pour ne plus avoir à subir la succession de plus en plus rapide des gérants, Mme LEOBON rachète le fond et vend l’ensemble de l’immeuble. Il est acheté par un couple d’enseignants qui maintenant y habite.

-Au numéro 23 s’élève une des plus ancienne maison de Nexon. On y accède par un escalier qui descend au rez de chaussé, en contrebas du trottoir. L’immeuble appartenait à M. DESPLANCHES et pendant les années 1945 – 1970, M. et Mme DUDOGNON y sont coiffeurs. Germaine DUDOGNON a son salon installé au 1er étage tandis que se mari, Albert, coupe les cheveux au rez de chaussé. Il tient également, dans l’angle de la maison avec la rue Pierre et Marie Curie, une petite poissonnerie.

L’immeuble en 1984
Le numéro 23 en 2020

Après avoir traversé la rue Pierre et Marie Curie on longe un pré. Il appartenait à Baptiste LELONG dont la boucherie était située en face de l’église.  Il a été amputé de quelques mètres pour faciliter la prise du virage par les camions qui venaient de La Plaine ou de La Meyze. Au belles heures du haras les chevaux du baron étaient conduits régulièrement.  

Au numéro 23 bis se trouve l’entrée dans cet ancien pré devenu un parc au fond duquel un pavillon a été construit.

Au numéro° 25 il y avait autrefois un garagiste, M. GUYONNAUD, le frère du coiffeur de la rue Gambetta. Puis l’épicerie de Mme HELION, dont les crayons de couleur faisaient envie à tous les jeunes écoliers et écolières. Maintenant c’est une habitation.

En remontant vers Cornedie on passe devant les numéro 27 et 27 bis, puis on arrive à la Rue René Cassin qui a été ouverte pour permettre l’accès au lotissement construit sur les prés du baron.

Vue sur le lotissement

Au numéro 29 une belle petite maison avec jardin qui étaient avant-guerre la propriété de Mme Saint-Ange. Elle les a légués à l’Eglise et pendant quelque temps le curé LATZARUS y a habité. Par le suite la propriété a changé de main et appartient à Mme BILLAT.

Sur le côté droit de la maison, juste au-dessus du volet droit quand il est ouvert, une pierre de taille porte gravée l’année 1759.

Au numéro 31 une ancienne grange a été transformée en habitation. Dans les années 1930-1960 y habitait le garde champêtre, M. NARDOT et sa famille. Jusque vers la fin des années 1950 il battait le tambour et lisait, à forte voix, sur les places du bourg et dans les villages, les avis officiels.

Au numéro 33, une belle maison aux volets rouges et dans le coin droit du mur une croix avec gravé : JEAN guyo 1774 -.

Arrivé au bout de la rue, et avant de repartir pour parcourir le côté pair, je remercie une nouvelle fois Madame le docteur FORGERON dont la mémoire parcourt sans fatigue les rues de Nexon, me dressant une trame que je n’ai plus qu’à approfondir. Merci également à Madame LEOBON, redevenue la jeune Rachel DENIS pendant plusieurs heures que nous avons passées à faire revivre le Nexon de notre jeunesse.