Une histoire illustrée de nexon
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Elle s’appelait « Casse-toupie » à cause d’un jeu traditionnel qui s’y déroulait les jours de fêtes. Il consistait à casser avec un bâton, les yeux bandés, une toupie qui contenait un prix.

Particulièrement pentue elle était utilisée par les plus casses-cou d’entre nous pour la descendre en vélo ou en traîneau fabriqué avec une planche et quatre vieux roulements à bille.

En remontant vers la rue Champlain, dans la rue Lavoisier on ne trouve des immeubles que sur le coté droit. A gauche il y a un mur qui longe la propriété BONNAFY.

A droite, faisant l’angle avec la rue Gambetta, se trouve l’immeuble qui abritait autrefois l’hôtel de Nord. C’est aujourd’hui une habitation

L’entrée de la rue Lavoisier

En montant la rue on constate que plusieurs maisons ne sont plus occupées. Au numéro 6 il y a une grande maison dont la porte est occultée par une abondante végétation. C’est une très vieille demeure qui mériterait d’être entretenue. Quand j’étais à l’école primaire j’allais prendre des cours de piano chez Mlle MALISSEN qui habitait dans cette maison. Elle était aveugle et tout était noir dans la pièce. L’odeur de fumée était tenace. C’était une bonne pianiste qui tenait l’harmonium à l’église. Elle suivait les morceaux sur une méthode écrite en braille. Je n’ai pas pris de plaisir dans cet apprentissage du piano !

La porte du numéro 6 est inaccessible

Au numéro 11 se trouve la maison la maison la plus récente de ce cote de la rue, ce qui explique le recul du 1er étage par rapport au rez de chaussée. A l’étage se trouve un appartement et au rez de chaussé une boucherie tenue par Jean Gabriel GUYOT né à Châlus le 27 août 1890, décédé à Nexon le 23 juin 1972. Garçon boucher il avait épousé Eugénie Desplanches le 18 décembre 1919 à Nexon. Leur fils, Albert Charles Guyot et son épouse Yvette GRANET ont pris sa suite.

Acte du mariage de Jean Baptiste Gabriel GUYOT avec Eugénie DESPLANCHES

A leur retraite la boucherie a été reprise successivement par plusieurs bouchers. en décembre 2012 M. Jérôme CHABAUDIE et Mme Virginie VILLEMONTEIX ont vendu leur fonds à la société LES DÉLICES DE LIONEL dont le siège était à Payzac en Dordogne. Elle exploitait la boucherie de Nexon comme établissement secondaire. Dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire la boucherie a été cédée à Gregory MICHAS. Il a commencé l’exploitation en décembre 2013 et a cessé son activité en septembre 2019. Le fonds n’a pas été repris.

Le numéro 13 était la maison d’habitation de la famille de Jean Baptiste Gabriel GUYOT. Le rez de chaussée a été transformé en magasin dans les années 1960. Ce fut d’abord M. LABORIE qui y installa un studio de photographe annexe de celui d’Aixe sur Vienne. En juin 1982 M. Francis Mazars y a créé son bureau d’étude en architecture.

Au numéro 15 il y avait un magasin de chaussure et une cordonnerie. Il sont tenus par la famille MARQUET qui partira ensuite à Limoges. C’est la famille ROUSSEAU qui pris la suite, madame ROUSSEAU au magasin et monsieur ROUSSEAU ressemelait les chaussures. A l’époque les chaussures étaient solides, ne se démodaient pas et on les faisait ressemeler deux ou trois fois.

La famille ROUSSEAU avec leur fille Camille.

Au départ des ROUSSEAU ce sont M. et Mme BUISSON qui ont repris le commerce. M. Emile BUISSON fabriquait des galoches qu’il assemblait avec le concours de M. ROUSSE, préposé à la Poste, qui venait quelques heures par jour l’aider pour le cloutage.

M. BUISSON travaille sous le regard de M. ADAM,

Après la retraite de M. BUISSON, en janvier 1997, M. Jean Michel LADRAT y a installé son magasin et atelier photo et vidéo. Trois vitrines occupent le rez de chaussé de cette maison.

Au numéro 17, il y avait autrefois une pâtisserie. Elle était tenue par M. BESSE dont le frère était boulanger rue Pasteur. Madame le docteur Rose FORGERON garde le souvenir du délicieux pain de mie qu’il vendait pendant la guerre, et sans ticket ! C’était seulement un peu cher et donc réservé aux dimanches. C’est ensuite une auto-école qui s’y est installée. c’est l’une des quatre agences de l’auto école MOREAU.

L’auto école au numéro 17

Au 17 bis, situé dans le même immeuble il y eu un salon de coiffure pour femmes tenu par Mme GUYONNAUD. Un pressing s’y installa ensuite et maintenant c’est le cabinet des infirmières libérales.

Le cabinet des infirmières au 17 bis rue Gambetta

Le 19 était autrefois un salon de coiffure pour hommes à coté duquel il y avait une buvette. Le tout appartenait à M. Albert GUYONNAUD dont le frère Alexandre était garagiste rue Pasteur. Albert était né en mars 1895 son frère Alexandre, né le 29 juin 1904, a trouvé la mort enseveli sous une maison le 15 juin 1940 à Tonnerre dans l’Yonne. Il était brigadier au 308e régiment d’artillerie lourde.

Le salon de coiffure et la buvette de M. GUYONNAUD

Pendant la guerre de 1940-1945 M. et Mme REBEYROL ont pris la suite. Et depuis la fin de l’année 1985 Mme Nathalie BURBAUD y a créé un institut de beauté.

L’institut de beauté Nathalie

Avant d’arriver à la rue Lavoisier que l’on appelait « casse-toupie » il y avait un hangar. Il a abrité pendant la fin des années 1950 et le début des années 1960 l’atelier de réparation de vélos et vélomoteurs de M. FAUCHER. Il l’a ensuite transféré rue Pasteur. Aujourd’hui une partie a été aménagée. Le grand mur contre lequel cette construction s’appuie soutient le parc des BONNAFY dont on aperçoit la cime des magnifiques arbres.

En haut, les arbres du parc BONNAFY.

M. Louis Félix BERTRAND est né le 18 mai 1824 à Saint-Ciers-sur-Bonnieure en Charente de parents cultivateurs.  Marchand de chaussures à Périgueux il épouse 11 janvier 1854 à Mansle (Charente) Marguerite « Elise » PIRET. L’année suivante il ouvre à Limoges un magasin de chaussures à Limoges, place Saint-Martial, à l’angle de la rue Pont-Hérisson, la rue du Clocher n’était pas encore percée. Il le nomme « A la Grâce de Dieu ».

On remarque sur cette carte postale que la rue Jean Jaurès n’est encore réalisée. La photo est prise de la Place saint Martial, future rue Jean Jaurès à la fin de la guerre en 1919.

L’idée d’utiliser des chromos pour faire de la publicité est venue d’Aristide Boucicaut, propriétaire des grands magasins parisiens, « Au Bon Marché ». En 1850, tous les jeudis, il donnait personnellement aux enfants venus avec leur mère, une image. Ainsi ils étaient incités à revenir au magasin le jeudi suivant pour avoir une autre image.

Il va rapidement être imité et dans toutes les grandes villes des commerçants se mirent à distribuer des images au verso desquelles se trouvait leur publicité. M. BERTRAND a utilisé cette méthode pour faire connaitre ses produits et leur prix.

Chromo « Berlin – Le palais Royal » avec au verso quelques tarifs des articles du magasin « A LA GRACE DE DIEU » F. BERTRAND toujours situé Place St Martial à Limoges

Avant d’utiliser la Presse, lue par petit nombre des clients des magasins qui cherchent à avoir une large clientèle, les commerçants vont avoir recours à d’autres supports. En particulier des pièces de monnaies « privées », les jetons de nécessité, crées pendant les périodes de crise et les jetons de transport.

Une trentaine de compagnies de tramways électriques ont émis des jetons de transport : Paris, Lyon, Marseille, Strasbourg … et Limoges. La ville de Limoges a confié la concession des transports par tramway à MM. Grammont et Faye le 13 février 1897. Ils créèrent la Compagnie des Tramways Electriques de Limoges (T.E.L.). L’exploitation débuta avec cinq lignes de 12 km au total, avec une trentaine de motrices Grammont.

La compagnie a émis des jetons de transport d’une valeur de 10 centimes.  L’originalité est que sur l’autre face il y avait de la publicité, à l’époque on disait « réclame ». Pour les pièces en aluminium c’était soit l’Atelier de construction Grammont, soit la pharmacie Brunot et pour la pièce en laiton, les chaussures Bertrand.

De son mariage Louis Félix Bertrand aura cinq enfants trois garçons et deux filles. Les garçons vont tous embrasser des carrières qui les éloigneront du commerce de chaussures.

L’ainé, Pierre BERTRAND (1855 – 1902), sera magistrat et après avoir commencé sa carrière comme substitut à Tulle il la terminera comme Avocat général près la Cour d’Appel de Douai. Ulric « Joseph » Pierre BERTRAND (1870 – 1926), ingénieur des Arts et manufactures, créera une entreprise de papiers peints à Paris. Louis Marie Henri BERTRAND (1878 – 1915), Saint Cyrien est morts pour la France le 15 octobre 1915. Il était capitaine. Les trois fils ont été décorés de la Légion d’Honneur.

Angèle Marie BERTRAND, née à Périgueux le 7 avril 1860 épouse un négociant, Jean Paul ROBIN et ils s’installent à Agen. Marie Berthe BERTRAND (Elisabeth Bertrand), née le 25 septembre 1864 épouse le 31 mars 1883 à Limoges, « Antoine » Félix Frédéric GIZARDIN, né à Nexon.

Les GIZARDIN sont une vieille famille nexonnaise. Mathurin GIZARDIN (1692 – 1762) était notaire comme son fils Nicolas. Ce dernier a eu six enfants, certains sont restés à Nexon comme Gabriel (1789- 1866) cafetier place de l’église ; d’autres comme Léonard, né en 1771, s’installa à Vialotte sur la commune de Saint Hilaire les Places où il fut adjoint au maire.

La maison des GIZARDIN à Saint Hilaire les Places

Antoine est né le 5 septembre 1849 au bourg de Nexon ou son père possède une auberge.

Lorsqu’Antoine épouse Berthe BERTRAND son père est décédé et c’est sa mère qui fait part du mariage de son fils.

Celui-ci a lieu à Limoges où il est célébré par Marcelin BECHADE, adjoint au maire de Limoges.

Les témoins pour le marié sont Albert THOMAS docteur en médecine âgé de 26 ans demeurant à Nexon et Ferdinand GIZARDIN, propriétaire âgé de 40 ans demeurant aussi à Nexon. Pour la mariée son frère Pierre, substitut du procureur à Tours, âgé de 28 ans et Gustave GENEIX, agent d’assurance, âgé de 30 ans et demeurant à Limoges.

L’acte de mariage précise qu’Antoine est « sans profession » ce qui est étonnant pour un garçon de 34 ans. Son épouse à 15 ans de moins que lui et elle aussi est « sans profession ».

Antoine ne va pas rester longtemps sans avoir un métier. Il ouvre un magasin de chaussure place Saint Michel et il cherche à louer l’hôtel que possède ses parents à Nexon.

Le Courrier du Centre des 18 avril et 2 mai 1886

Le magasin qu’il ouvre va prendre comme nom « A Saint Michel ». On voit ici la ressemblance qu’il y a avec le magasin de ses beaux parents : « A la Grâce de Dieu ». Il va faire de la publicité dans la presse, en particulier dans Le Courrier du Centre, adaptant son message à la période de l’année : Noel, Chasse…

Lors de la Foire de la saint Loup, est une foire créée en l’honneur de Loup, évêque de Limoges, qui existe depuis le XIV e siècle. Elle est devenue progressivement la plus importante foire de Limoges et du Limousin. Généralement organisée le 22 mai, elle a lieu maintenant le dernier weekend de mai. L’activité des commerces est fortemnt liée au temps qu’il fait au moment de la foire.

On constate que même lorsque le temps n’est pas clément, le magasin de chaussure d’Antoine GIZARDIN réalise de bonnes affaires. c’est ce qui se passe en 1898. Le journaliste du Courrier du Centre qui fait le reportage constate que malgré le mauvais temps M. GIZARDIN est l’un des rares commerçnts à avoir fait de meilleures affaires qu’en 1897.

Le Courrier du Centre 25 mai 1898

Moins d’un an après le mariage d’Antoine et Berthe, le 10 janvier 1884 naît une petite fille que les parents appellent Agnès. Elle sera le seul enfant du couple GIZARDIN. On peut supposer qu’elle a eu l’éducation classique des jeunes filles de la bourgeoisie limousine. S’il fallait une preuve on la trouverait dans la cérémonie religieuse de son mariage avec Pierre Paul LATHELIZE, fabricant de chaussures. La cérémonie civile a lieu à la mairie de Limoges le 19 juillet 1904.

On peut remarquer la belle signature de Pierre Paul ce qui permet d’imaginer qu’il avait le même sens de l’esthétique pour dessiner ses modèles de chaussures.

La cérémonie religieuse à lieu le lendemain en l’église Saint Michel. Les deux familles faisaient partie de la bourgeoisie commerçante de Limoges et Le Courrier du Centre ainsi que le magazine Limoges illustré en rendent compte signalant les prestations de la chanteuse Louise RUBEN, du violoniste Léon FURELAUD, de l’organiste PERMANN ….

Le Courrier du Centre 21 juillet 1904
Limoges illustré 1er aout 1904

De ce mariage naitront trois enfants : Maurice LATHELIZE (1905-1981), André LATHELIZE (1908 – x) et Joseph LATHELIZE (1913-1987).

Assez rapidement Paul LATHELIZE va prendre les rênes du magasin. Le nom de BERTRAND disparait et celui de LATHELIZE lui est progressivement substitué.

Paul développe l’affaire en recourant à la publicité. Avant 1914 on pouvait lire sur un dépliant « Chaussures pour hommes cousues mains à 14,95 F pour le modèle Derby en veau suiffé ou 22 F pour le modèle Alpin en veau blanc double semelle ou à 15,95 F les bottines en chevreau glacé ». Le magasin se définissait comme « maison de premier ordre, la plus ancienne de la région ».

En 1911 les deux noms, BERTRAND et LATHELIZE figurent sur les documents. Paul LATHELIZE précise qu’il est le petit-fils du fondateur.

Après la guerre seul le nom de LATHELIZE apparaît.

Publicité pour la saison 1934

En 1943 le style des chaussures a changé. le magasin met en avant une création des chaussures HEYRAUD.

Magazine « Notre Province 1943 »

dans les années 1960 les devantures des magasins vont changer de style. La rue du clocher est une des plus commerçante de Limoges et l’enseigne « A la grâce de Dieu » est toujours la même. Elle n’a pas changé depuis plus de 100 ans.

Aujourd’hui le magasin « ELLES » a laissé la place à un fast-food mais en face c’est toujours un commerce de chaussure et si l’enseigne a changé la façade au premier étage conserve le nom d’origine …

La rue du Nord vers 1905

Au numéro 16 il y avait un bureau de tabac. Il a d’abord été tenu par M. PRUNY puis par M. LABIDOIRE. Tous les deux ont édité ou fait retirer des cartes postales. M. Pierre LABIDOIRE était blessé de guerre. Amputé d’une jambe il marchait péniblement avec un pilon et une grande béquille en bois. Les buralistes occupaient des « emplois réservés ».

Outre le tabac avec de nombreuses variétés à chiquer et à priser, ils vendaient les timbres quittances et les timbres pour les vélos. En effet on ne pouvait rouler à bicyclette, y compris les enfants, qu’en payant une vignette annuelle de circulation à fixer sur le cadre du vélo.

L’origine de la plaque de vélo française est la loi du 28 avril 1893. Cette plaque a été émise sans discontinuer de 1893 à 1958. Les modèles changeaient chaque année, a l’exception des années 1900-1907. Les plaques émises annuellement étaient tour à tour en laiton jaune pour les années paires et en métal blanc pour les années impaires.

En 1942, la plaque fut imprimée sur du carton comme fac-similé de la plaque en métal. En 1943, la plaque de vélo a été émise sous la forme d’un timbre.

A partir de 1949, le timbre sera remplacé par un formulaire nominatif qui gardera le nom de « plaque de vélo ». Toujours vendu dans les bureaux de tabac il sera émis en cinq couleurs différentes. Puis ce sera une vignette. Le dernier formulaire a été émis pour l’année 1959, un arrêté ministériel du 30 décembre 1958 ayant supprimé l’impôt français sur les vélocipèdes.

Monsieur LABIDOIRE était assis à son comptoir caisse et, dans l’autre moitié de la boutique, Mme LABIDOIRE tenait un bar. M. LABIDOIRE était secrétaire de la fanfare.

M. LABIDOIRE est décédé dans sa 55 ème année au début du mois de février 1947.


Le Populaire, Mardi 4 Février 1947

Cette carte postale, prise sous le même angle que celle de 1905 a été éditée par M. LABIDOIRE.

On remarque que maintenant, juste avant la guerre de 1939-1945, les trottoirs sont faits, les façades ont changé et on commence à voir des automobiles et des motos.

Après M. LABIDOIRE, pendant plusieurs années M. MORTAILLE y avait son magasin d’appareillage électriques et électroménager puis il l’a transféré au 20 bis quand M. PERRIARD a pris sa retraite.

Une boulangerie l’a remplacé, d’abord tenue par M. BOUCHER pendant quelques mois puis M. Michel BARNABET a transféré dans la rue Gambetta sa boulangerie qui était rue Pasteur, à quelques mètres de la boulangerie BARBE.

Après la retraite de Michel BARNABET la boulangerie est reprise par M. Firmin BOUCHET.


En 2014 Jérôme et Julie LECONTE continuent l’exploitation de la boulangerie dont ils font refaire la vitrine.

Au numéro 18 il y avait un hôtel, l’hôtel du Commerce. Au début des années 1900 M. PRUGNY en est le propriétaire puis c’est Prosper LAPLAUD qui l’exploite en même temps qu’il est sellier-bourrelier.

Puis dans les années 1920 l’hôtel du Commerce est tenu par François GOURINCHAS.

 Il exploite en même temps une épicerie au nom du « Planteur de Caïffa ». A chaque achat on reçoit un « ticket prime » qui par la suite se transforme en cadeaux. M. GOURINCHAS faisait des tournées dans la campagne en fourgonnette. Elle fonctionnait au gazogène pendant la guerre de 1939-1945.

Il y avait trois filles dans la famille GOURINCHAS, Thérèse était couturière et avait son atelier, au fond à droite, les deux autres s’occupaient de l’hôtel et du bar. Elles resteront célibataires.

Le commerce est tenu ensuite par M. VERGONZANE qui, au début des années 1960, vend son affaire à Monsieur Pierre MAPAS qui arrive d’Issoudun. Il tient à la fois une épicerie, une buvette et une mercerie. L’épicerie était à l’enseigne du Disque bleue. C’était une société familiale de grossiste en épicerie intégrant des détaillants, dirigée par Charles et Jean Valentin, fondée à Limoges en 1954. En 1968 le groupe Disque bleu deviendra DB et ouvrira le premier super marché à Limoges, rue Wagner. En 1989, le Groupe Disque Bleu associé à Euromarché se composait de 7 hypermarchés et de 60 supermarchés localisés dans le Centre et le Sud-Ouest.

L’essor fulgurant de la grande distribution que l’on constate alors mets à mal une grande partie du monde des petits commerçants. Déjà au milieu des années 1950, emmené par Pierre POUJADE (1920-2003), l’Union des commerçants et des artisans (UDCA) secouait le pays. A la fin des années 1960, une autre personnalité, Gérard NICOUD fonde le Comité d’information et de défense (CID) et s’associe à l’Union nationale d’action des travailleurs indépendants pour protéger les commerçants et artisans en s’opposant à l’État et aux magasins de grandes surfaces. Le 27 décembre 1973, Jean Royer (1920-2011) maire de Tours et ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, fera voter une loi réglementant l’urbanisme commercial. L’activité des épiciers traditionnel diminue et M. MAPAS le ressent. Il cessera son activité le 31 mars 1991.

Depuis il n’y a plus de commerce au numéro 18 et l’immeuble a été transformé en appartements.

Au numéro 18 il n’y a plus de boutique.

Au numéro 20 il y avait un commerce de grains, semences et produits du sol tenu par la famille de Marcel ALIPHAT.

Après 1945, M. Claude REALLE a développé une activité de matériaux de construction tout en conservant la vente de graines fourragères et potagères et de produits du sol.

Son fils Robert a continué ces activités en y ajoutant le commerce des engrais.

M. REALLE a par la suite développé une entreprise de transport au n° 30 de cette rue.

Pendant quelque temps Martine PRADEAU a dispensé des cours de yoga au numéro 20 puis au 20 bis de ce fait il n’y a plus ni commerce ni activité de service dans l’immeuble du numéro 20.

Au numéro 20 bis il n’y avait au début des années 1900 qu’un bâtiment sans étage qui servait de remise.

Après la guerre, Monsieur PERRIARD a fait construire un immeuble de deux étages. Au rez de chaussée il y avait un magasin ou étaient exposés les chaudières et les équipements pour salles de bain qu’installait M. PERRIARD. Avant cela le magasin se trouvait juste en face, route de la barrière devenue rue gay-Lussac, comme on le voit sur cette photo prise le 8 mai 1945. Henri PERRIARD travaillait avec ses trois fils, Georges, Henri et Pierre.

En 1945, le 8 mai…
Il n’y a plus de commerce au numéro 20, et au 20 bis c’est un salon de coiffure

Juliette PERRIARD a épousé René Pradeau qui a travaillé dans l’entreprise de son beau-père. Elle habite toujours au 20 bis de la rue Gambetta.

La famille PERRIARD ayant pris sa retraite, M. MORTAILLE a occupé le magasin. Il a par la suite été transformé en boutique de vêtements de sport puis en salon de coiffure, aujourd’hui à l’enseigne « Connivence ».

Ci-dessous une vidéo de France 3 Limousin, dans le cadre de la rubrique « Itinéraire bis », diffusée dans le JT 19/20 du 17 janvier 2019 :

https://drive.google.com/file/d/11WL5P1dGEMlwXYIR6mUToMWR3moBtxDC/view?usp=sharing_eil&ts=5c434b1a

           I- La création des corps de sapeurs-pompiers en France

Pendant des siècles nos ancêtres ont cherché à maîtriser le feu et le créer à volonté. Mais parfois ce feu échappe à la volonté des hommes et il devient incendie. Il faut alors lutter contre sa propagation et l’éteindre. Pour cela, dès l’Antiquité des rondes de nuit sont organisées dans les cités Grecques et en Egypte. Mais c’est à Rome, entre 22 avant J.C. et 6 après J.C., que l’Empereur Auguste crée des cohortes de vigiles ayant pour mission de lutter contre les incendies et d’assurer la sécurité la nuit.

En France le guet nocturne va prendre la suite des vigiles romains. Une ordonnance Clotaire II de l’an 595 en règle l’exercice. En 1254 Louis XI crée le Guet Bourgeois, tenu par les bourgeois et les habitants du bourg. A Paris, du fait de la taille de la ville ce système était insuffisant et a été complété par le guet royal. Ce système disparaîtra en 1750.

Mais les pompiers, agents intégralement affectés à la lutte contre les incendies ne naîtront qu’avec le développement des pompes à incendie, au 17e siècle.  François DUMOURIER du PERRIER qui était comédien, sociétaire de la Comédie Française découvre les pompes à incendie lors d’un voyage aux pays Bas. Il en rapporte une en France et la présente à Louis XIV.

En 1699, le roi lui accorde le privilège de la fabrication et de la commercialisation de ces pompes et en 1716, Louis XV le nomme directeur général des pompes de la ville de Paris. En 1722, le roi crée la Compagnie des Gardes-pompes du Roy dont DUMOURIER sera directeur jusqu’à son décès l’année suivante. Son fils lui succédera.

Plaque commémorative sur la façade de l’ancien Hôtel des Pompes, 30,rue Mazarine, à Paris

Dès lors, la plupart des grandes villes et des communes importantes se mettent à acheter des pompes à incendie et créent un corps de gardes-pompe : Rouen en 1729, Limoges en 1730, Bourges en 1732, Lille en 1733…

A ces époques les incendies dans les villes font des dégâts considérables. Les maisons sont en bois et en torchis et sont presque toutes mitoyennes. Ainsi à Limoges, le 6 septembre 1790, lorsque le feu prend dans un local inoccupé de la rue Manigne, actuelle rue Charles-Michels, il va durer 36 heures et détruire tout un quartier : 210 maisons, deux couvents, une salle de spectacles, des écuries, des hangars et laisser près de 1.500 personnes à la rue. Il fait partie des grands incendies qui ont marqué l’histoire de Limoges puisqu’il va entraîner la transformation totale du quartier et donner naissance, trois ans après, au corps municipal des pompiers de Limoges.

Le dimanche 1er juillet 1810, à l’occasion d’un bal organisé à l’ambassade d’Autriche en l’honneur du mariage de l’Empereur Napoléon et de Marie Louise le renversement d’une bougie sur une draperie provoque un départ de feu qui embrase rapidement l’ensemble du bâtiment entraîna la mort d’une dizaine de personnes dont la princesse de Schwartzenberg.

Tirant les conséquences de ce drame dès le 10 juillet 1811 Napoléon dissous le corps des gardes-pompes et le remplace par un corps militaire de sapeurs du génie de la Garde impériale. C’est le premier corps militaire de sapeurs-pompiers de l’Histoire. Le 18 septembre suivant, Napoléon réforme complètement ce corps en créant le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, corps militaire sous les ordres du préfet de police. C’est depuis ce décret que le terme sapeur-pompier est utilisé officiellement. Elle rencontre alors une forte hostilité de la part des officiers supérieurs du génie qui considèrent que ces pompiers ne sont pas des sapeurs car ils « ne savent rien de l’art de la sape des sièges ».

A Limoges un autre grand incendie a marqué les esprits. Dans la nuit du 15 au 16 août 1864, un incendie se déclare dans le quartier des Arènes et détruit 109 maisons. Il n’y a pas de victime mais près de 2000 habitants sont sans abri. Les 80 pompiers de Limoges ne sont pas assez nombreux et le matériel n’est pas performants. Ils reçoivent l’aide de leurs collègues de Périgueux, Argenton, Saint-Marcel et Châteauroux, arrivés par trains spéciaux. Au 15 août les fontaines ne donnent pas beaucoup d’eau aussi le maire, Othon Péconnet réquisitionne les transporteurs pour aller puiser de l’eau dans la Vienne.

Après cet incendie, un grand élan de solidarité s’est manifesté, des dons arrivent de l’Empereur, de l’archevêque de Paris, du roi d’Espagne…des souscriptions furent organisées dans toute la France pour aider les victimes.

Dessin de Jacques-Joseph Maquart, extrait d’un album unique de 12 dessins et trois plans qu’il offrit au Conseil municipal de Limoges.

L’historien Romain Valadour revient sur cet événement et décrit le quotidien dans ce quartier avant le drame, les circonstances du sinistre et les conséquences sur l’urbanisme et l’aménagement puisque de nombreuses rues ont dû être reconstruites.

Romain VALADOUR, L’incendie de Limoges – 1864, le brasier des Arènes, Les Ardents Éditeurs Limoges 2015

En 1867, sous Napoléon III, le bataillon devint le Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, nom qu’il conservera jusqu’au 1er mars 1967 où il devint la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Le premier camion à vapeur hippomobile pour lutter contre les incendies, inventé en 1829 ne fut guère employé avant les années 1860. Les pompes à incendie à moteur à combustion interne arrivèrent en 1907. Construites aux États-Unis, elles menèrent au déclin et à la disparition des moteurs à vapeur vers 1925.

2-L’histoire des sapeurs-pompiers volontaires

A Paris les premiers pompiers étaient les moines des ordres mendiants, Capucins, Cordeliers, Jacobins, Augustins et Carmes assistés par les prostituées qu’on appelait des « Ribaudes » comme le spécifiait un arrêté royal du 8 décembre 1472 : « toutes les femmes de joie doivent porter des seaux vers les feu ». Moines et prostituées étaient facile à joindre et étaient suffisamment nombreux pour faire la chaîne et porter les seaux d’eau nécessaires.

L’important est d’aller vite car comme le disait le préfet de Police de Paris Louis Lépine, l’inventeur du « Concours Lépine », « On peut éteindre n’importe quel feu dans sa première minute avec un verre d’eau, dans la deuxième il faut un seau, dans la troisième un tonneau et ensuite il faut des torrents… ou encore prendre la fuite ».

Par la suite à Paris et en province les volontaires pour lutter contre les incendies étaient principalement les artisans et ouvriers du bâtiment, maçons, menuisiers, charpentiers, plombiers car ils savaient manier la hache, percer un mur et découvrir un toit…

Une circulaire du 6 février 1815 du Ministre de l’Intérieur invite les préfets à créer dans chaque commune un service de secours contre l’incendie exclusivement civil. Puis la loi du 21 mars 1831 autorise chaque commune à transformer former une partie de la Garde Nationale en Corps de Sapeurs-Pompiers. Lorsque qu’en 1852 la Garde Nationale a été en partie supprimée avant de l’être définitivement par la loi du 25 août 1871 les Corps de Sapeurs-Pompiers sont maintenus.

Un décret du 29 décembre 1875 défini l’organisation communale des corps de Sapeurs-Pompiers dont les missions sont précisées. Ils sont rattachés au Ministère de l’Intérieur. Ils sont dotés d’un uniforme mais il n’est obligatoire que dans les communes de plus de 3000 habitants.

A partir de cette date de nombreuses communes vont créer leur corps de sapeurs-pompiers, acheter des pompes et de tuyaux pour la lutte contre l’incendie… Lorsqu’elles ne disposent pas d’un corps de sapeurs-pompiers ce matériel est mis en œuvre par les employés municipaux et la population.

En 1884, la publication du Code des communes rappelle aux maires leurs responsabilités en matière de prévention et de lutte contre l’incendie.

Le 10 novembre 1903, un nouveau décret complète celui de 1875 et rappelle que la mission principale des sapeurs-pompiers est la lutte contre l’incendie. Le texte prévoit également les conditions de recrutement des officiers et des hommes du rang. Ces derniers sont français, âgés d’au moins 18 ans et issus des métiers du bâtiment.

L’armement est facultatif et un habillement minimum est fourni.

La Première Guerre mondiale vide de leurs effectifs un grand nombre de corps. Les équipements en véhicules motorisés qui avaient commencé en 1910 sont stoppés et une partie du matériel est réquisitionné.

Le 13 août 1925, un décret supprime définitivement l’armement des sapeurs-pompiers. Les départements sont invités à créer des postes « d’inspecteur des services d’incendie et de secours » mais comme le financement des pompiers relève toujours des communes, les conseils généraux ne répondent pas massivement à cette invitation pour ne pas engendrer des dépenses pour un domaine qui ne semble pas les concerner.

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les corps de sapeurs-pompiers sont fortement démunis. La plupart des véhicules à moteur ont été réquisitionnés ou détruits.

En 1947, les véhicules des sapeurs-pompiers deviennent prioritaires et leur couleur rouge obligatoire.

Sainte Barbe, patronne des pompiers.

Tous les 4 décembre, les pompiers célèbrent Sainte Barbe, leur patronne. Originaire d’Orient au milieu du 3ème siècle, Barbara, fille de Dioscore, se convertit au christianisme alors que, refusant de se marier, son père l’a enfermée dans une tour. Elle subit les pires supplices : on lui arrache les seins avec des peignes de fer, la brûle avec des lames rougies, la fouette. Mais par la grâce de Dieu, elle ne ressent pas la douleur.

Le « martyre de Sainte Barbe » a incité plusieurs corps de métiers en lien avec la foudre et le feu à se tourner vers la protection de cette sainte patronne : les mineurs, les canonniers, et bien sûr les pompiers.

La fête de la Sainte-Barbe s’est généralisée chez les sapeurs-pompiers sous la Troisième République. Cette fête a traditionnellement une dimension conviviale : c’est un moment privilégié pour réaffirmer la cohésion du groupe et rendre hommage aux disparus.

3 -Les sapeurs-pompiers à Nexon.

Les chefs de Corps et les chefs de Centre

 

LASPERAS René, – mai 1970

BOSBATY Emile, juin 1970 – mai 1978

BOULESTEIX Jean Pierre, juin 1978- décembre 2000

BOUTAUDON Bernard, janvier 2000 – 2010

 BUISSON Eric 2010 – 2011

DEFORGE Grégory, 2011-

En mars 1912, un habitant de Nexon, Mr Henri CHARREIX père de Jean et de Robert CHARREIX, songent à créer un corps de Sapeurs Pompiers à Nexon. Il s’était entretenu à cette époque avec Aubin DESPROGES, entrepreneur à AIXE SUR VIENNE qui lui même voulait créer un corps de sapeurs dans cette localité. D’ailleurs ce corps avait été créé, mais la municipalité d’AIXE refusa de voter les crédits qui à cette époque s’élevaient à 3.000 francs pour l’achat de matériel et d’équipement.

A Nexon, Robert CHARREIX fit la même proposition au Conseil Municipal et déposa un modèle de délibération qui avait été dressé par Monsieur GUYONNAUD, commandant les Sapeurs Pompiers de la Haute-Vienne. Cette demande ne fut pas acceptée et il fallut attendre 1931 pour que Nexon soit doté d’un corps de Sapeurs-Pompiers.

1931 : création du Corps des sapeurs-pompiers de Nexon

Le 29 Octobre 1936 le conseil vote une subvention de 2.000 F. au Corps de Sapeurs-Pompiers qui compte 20 membres tous bénévoles. Ils perçoivent chacun une indemnité annuelle de 100 francs, ce qui correspond en pouvoir d’achat à  73,40 Euros en 2017.

Le 8 août 1937 le conseil municipal décide d’acquérir 250 mètres de tuyaux pour les pompiers et fait installer le téléphone pour les Pompiers chez Mr CHARREIX.

Le 27 Février 1938 : Achat de vestes de cuir pour les pompiers.

Le 20 octobre 1944 : Les indemnités des sapeurs-pompiers sont relevées.

Le 30 septembre 1947, arrêté Préfectoral créant dans la commune de Nexon un corps à effectif de 15 hommes, gradés compris.

Janvier 1946  le conseil décide d’acheter deux enveloppes de deux chambres à air pour équiper une bicyclette devant etre mise au service du Corps des pompiers!

Extrait du registre des délibérations du conseil municipal

Le 1er mars 1946 le conseil décide la construction d’un garage pour les Sapeurs-Pompiers.

22 novembre 1949 : acquisition d’un appareil de désinfection des bottes pour les Sapeurs-Pompiers, un extincteur pour le Service Incendie.

1 juin 1951 signature par le Maire du Règlement de Service, approuvé par le Préfet le 6 juin 1951.

Ce règlement comporte 53 articles précisant les modalités de recrutement (articles 3 à 9),le conseil d’administration (articles 10 à 12), l’organisation (articles 13 à 24), l’habillement et l’entretien du matériel (articles 25 à 30), les attributions des sous-officiers (article 32), les concours (article 33), la discipline (articles 34 à 36), honneurs et récompenses. Avantages, secours (articles 38 à 50), obsèques (articles 51 et 52), dissolution (article 53). par l’article 54 le Chef de corps est chargé de l’exécution du présent arrêté.

Les peines disciplinaires prévues à l’article 34 s’échelonnent en 8 degrés, de la réprimande à la radiation.

« Pour le décès du maire, d’un adjoint ou d’un membre actif du Corps, l’effectif entier assiste aux obsèques, en grande tenue » (article 51)

Le 4 aout 1951, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers JOURDE Jérémie et DESBORDES Henri.

Le 15 janvier 1952, achat de tenues de drap et de tuyaux de refoulement.

Le 27 juillet 1952, achat de 3 médailles pour les sapeurs-pompiers décorés : M.M. SANCIAUD, FOUILLAUD Guillaume et ROUSSIE Théophile.

1er novembre 1952, le maire L.J. Pradeau décore le sergent Sanciaud

Le 24 juillet 1954, achat de 15 tenues de toile pour les sapeurs-pompiers.

Le 28 juillet 1955 vote d’une subvention à l’amicale des Sapeurs-Pompiers qui vient d’être créée.

Le 10 décembre 1955, achat d’habillements pour les sapeurs-pompiers.

Le 4 février 1956, achat de 2 médailles pour les sapeurs-pompiers Lamonerie et Clermonteil, décorés de la médaille d’honneur.

Le 15 décembre 1956, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers LASPERAS et NOUILHAS, décorés de la médaille d’honneur.

1957

1958

1960

1961

Le Centre de Secours de Nexon dessert 13 communes : NEXON, BURGNAC, FLAVIGNAC, JANAILHAC, JOURGNAC, LA MEYZE, LAVIGNAC, MEILHAC, SAINT-HILAIRE LES PLACES, SAINT MARTIN LE VIEUX, SAINT MAURICE LES BROUSSES, SAINT-PRIEST-LIGOURE, RILHAC-LASTOURS.

Téléphone n°1 NEXON

Chef de Corps : Sous-Lieutenant LASPERAS René, Place de l’Eglise

Sergent-chef : SANCIAUD Jean

Sergent : LAMONERIE Pierre

Caporal-chef : CLERMONTEIL Martial

Caporal : BOSBATY Emile

Conducteurs Mécaniciens : DEBORD Jean Pierre et CHIBOIS Robert

Sapeurs : CHARREIX Jean, DESSELAS Paul, PRADEAU René, BARNABET Henri, PARTHONNAUD Pierre, REALLE Claude, LABETOULE Gilbert, FAURE Lucien.

Médecin du Centre de Secours : Médecin Lieutenant LACOUR André rue Victor Hugo à NEXON

Le 5 octobre 1961 le Corps de sapeurs de Pompiers été doté d’une moto-pompe d’épuisement, destinée à vider les caves, les puits…

11 novembre 1961, Jean Sanciaud, Sergent-chef du corps des sapeurs pompiers de Nexon a reçu la médaille d’honneur de vermeil des sapeurs pompiers pour ses bons services et son dévouement. Il fait partie du Corps depuis sa création le 10 janvier 1931.

1er décembre 1961 : Le sergent-chef Jean SANCIAUD est promu au grade d’adjudant et les sapeurs Jean CHARREIX et Paul DESSELAS sont élevés à la première classe.

Bilan de l’année 1961 : 33 sorties ainsi réparties : 15 feux de cheminée dont 9 à Nexon et 3 à La Meyze; 12 incendies dont 5 à Nexon et 3 à saint Hilaire les Places; 2 assistances aux asphyxiés; 3 opérations diverses

A cela il faut ajouter 11 manœuvres, une par mois sauf un mois de vacances.

1962

Le 12 aout 1962 le Maire donne lecture de l’arrêté nommant René LASPERAS au grade de Lieutenant du Corps des Sapeurs Pompiers. Puis ce dernier donna lecture de la décision portant les nominations suivantes :

Le Caporal Chef CLERMONTEIL Martial au grade de Sergent

Le Caporal BOSBATY Emile au grade de Caporal-chef

Le Sapeur de 1ère classe CHARREIX Jean au grade de Caporal

Le Sapeur PARTHONNAUD Pierre élevé à la 1ère classe.

Le Sergent LAMONERIE Pierre, atteint par la limite d’âge, quitte le corps après 27 ans de service, effectués avec le plus grand dévouement et la meilleure camaraderie ; le Chef de Corps lui adresse les remerciements des Sapeurs Pompiers et l’assure de sa gratitude.

Le Maire dans une courte allocution adressa les félicitations de son Conseil et les siennes aux nouveaux promus. Il les assura de son soutien, et se félicita de la bonne tenue du Corps qui est exemplaire. Il rappela que ces nominations sont méritées, elles viennent récompenser des hommes qui se dévouent constamment pour lutter contre le feu et intervenir dans de nombreux cas. Il remercie les nombreux conseillers municipaux présents et adresse au Sergent LAMONERIE et à sa famille ses vœux les meilleurs pour une retraite bien méritée en reconnaissante de son dévouement sans limite pendant 27 ans. Le Maire lui fait connaître qu’en accord avec le Conseil et le Chef de Corps, l’honorariat lui est conféré avec maintien de sa tenue de sortie. Et il leva son verre à la santé de tous les présents. Ce fut une manifestation toute empreinte de camaraderie et c’est dans cette joyeuse ambiance que se termina cette promotion.

René Rebiere, maire , décore le lieutenant Lasperas, chef de corps. 

1963

Avril 1963 : remplacement de la première moto-pompe acquise en 1931 par une pompe moderne de type GP 57-403 équipée au refoulement avec 2 sorties DSP de 65/70. Pompe Guinard GP57-403

Le dimanche 8 décembre 1963, pour fêter la Sainte Barbe, les pompiers se sont retrouvés pour un repas amical servi au restant Denis. Il était présidé par M. Pradeau, maire. Ce fut l’occasion d’accueillir Raymond FONCHY, électricien, comme nouvelle recru du Corps des Sapeurs-Pompiers. L’après-midi et en soirée la salle des fêtes recevait une affluence record au bal animé par l’orchestre Camille LAROTTE.

1964

Septembre 1964, atteint par la limite d’âge fixée à 60 ans par décret du 7 mars 1953, le sergent-chef SANCIAUD quitte le Corps des sapeurs-pompiers.

6 décembre, bal avec l’orchestre de Roland Dubreuil.

1965

La sirène est placée à la brigade de gendarmerie qui donne l’alerte.

Un rappel sur la manière dont l’alerte était donnée aux pompiers

Jusqu’à la fin des années 1940, en cas d’incendie, un pompier parcourait les rues de Nexon à vélo et soufflait dans un clairon pour appeler ses collègues. Chacun cessait ses occupations et rejoignait le centre de secours, à pied ou à vélo. Puis la sirène fut utilisée pour appeler les pompiers qui quittaient alors leur lieu de travail pour rejoindre le garage. La première sirène fut installée sur le toit de la mairie, devenue le centre Agora aujourd’hui. Le garage se trouvait aux Rochilles où il avait été construit sur un ancien court de tennis. Ce garage a été démoli en 1983 pour laisser la place à la construction du gymnase, le nouveau garage avait été pour sa part construit rue Gambetta en 1971.

L’appel des secours passait par la gendarmerie qui recevaient l’appel téléphonique. Le gendarme de service notait les renseignements destinés aux pompiers et actionnait la sirène. Lorsque le corps des pompiers était composé en majorité de volontaires qui demeuraient dans le bourg, la sirène malgré sa faible puissance, malgré les vents contraires qui réduisaient sa portée elle suffisait à alerter toute une équipe.

Le nombre de coups de sirène indiquait la nature du sinistre et chacun savait s’il devait intervenir ou non. Un coup de sirène signalait un feu de cheminée ou une destruction d’insectes ; deux coups, un accident et trois coups, un incendie.

Lorsque la caserne fut transférée rue Gambetta, il y avait deux avantages : facilité d’accès et de départ en centre-bourg, et proximité de la caserne de gendarmerie, nouvelle elle aussi. Mais la sirène plus puissante installée sur le toit de la gendarmerie ne permettait pas toujours d’alerter les pompiers dispersés par leur travail ou habitant loin du bourg. Il fallut réinstaller une sirène sur l’ancienne gendarmerie qui était située près des écoles, rue Champlain et qui a été transformée en appartements.

Aujourd’hui, grâce à l’appel individuel, les sirènes ne sont plus utilisées. Mais elles restent en place et leur fonctionnement est testé une fois par mois, le premier dimanche du mois à midi. Il n’y a plus d’écoliers traumatisés par leur hurlement intempestif.

1966

1967

1968

Bilan de l’année 1968

L’été particulièrement sec et le nombre sans cesse croissant des accidents de la route ont fait croître le nombre d’interventions des sapeurs-pompiers bénévoles. Leur répartition est la suivante : 15 feux de bâtiments et de voitures, 3 feux de forets-importants, 4 feux de forets moyens, 22 feux de cheminées, 16 secours routiers., 1 noyade, 4 opérations diverses et inondations soit un total de 65 interventions. Ajoutons à ce nombre douze manœuvres ou séances d’instruction.

Ces chiffres sont cités dans le Bulletin municipal  » pour bien mettre en évidence la nécessité urgente de porter l’effectif total du Corps de Sapeurs pompiers à un minimum de 19 hommes. Il y a du matériel pour faire face à des sinistres importants mais il est arrivé qu’il y ait en même temps plusieurs interventions à faire et nous voyons difficilement comment les véhicules pourraient se mettre en route sans personnel ». (Bulletin municipal N°47 janvier 1969)

Photo prêtée par Paulette Quantin

1969

En septembre 1969 Nexon a connu un des plus grave incendie de son histoire, celui du dépôt électrique de la gare et des trois appartements qui y étaient accolés. Un vent d’est, sec et chaud, soufflait depuis un peu plus de trois semaines. Le feu s’est déclaré dans les dépendances d’un des logements. L’intervention des pompiers bien que très rapide se révéla très vite impuissante en raison du retard pris au raccordement de la moto-pompe aux réservoirs d’eau de la gare, vestiges de la traction à vapeur ; le chef de gare avait mis beaucoup trop de temps à trouver les raccords nécessaires au branchement des tuyaux sur la réserve d’eau de 2 fois 50 mètres cubes. Les flammes ont atteint la charpente en bois de pin, très sec, et la progression des flammes attisées par le vent d’est fut d’une rapidité étonnante. Les pompiers de Limoges, appelés en renfort, aidèrent les Nexonnais à noyer les décombres. La SNCF avait décidé de démolir les deux châteaux d’eau. Elle accepta de retarder de plusieurs années les travaux de démolition.

1970

Le 15 juin 1970, le lieutenant LASPERAS, atteint par la limite d’âge quitte le commandement du Corps des sapeurs pompiers de Nexon après 37 ans de service. L’adjudant BOSBATY le remplace. Le 1er octobre 1971, il est nommé Sous-lieutenant stagiaire.

Bilan 1970 : 63 interventions dont 27 feux de cheminées, 7 accidents de circulation, 12 incendies (7 feux d’immeuble et 5 feux de forêt ou de broussailles), 13 destructions d’essaims de frelon, 3 accidents divers, 1 noyade…

L’ancien et le nouveau chef côte à côte. (photo prêtée par Paulette Quantin) 

1971

18 avril 1971, banquet annuel à l’hôtel Moderne.

1972

17 juin 1972, inauguration du nouveau garage des pompiers par M. Olivier PHILIP, préfet de région.

1973

Bilan de l’année : 75 interventions. Elles se décomposent en 13 incendies, 23 feux de cheminée, 18 secours routiers et 21 opérations diverses.

1974

3 février 1974, réception du nouveau fourgon normalisé par le lieutenant Bosbaty. Il peut transporter 8 hommes, 2 dévidoirs à tuyaux, une échelle et tracter une pompe. A l’issue de cette réception les pompiers se réunissent au restaurant Lamonerie pour leur banquet annuel.

 

Le lieutenant E. Bosbaty en présence du Commandant Le Clei et de R. Rebiere, maire de Nexon réceptionnent le nouveau fourgon.

Bilan de l’année : 84 interventions. Elles se décomposent en 14 incendies, 17 feux de cheminée, 14 secours routiers et 39 opérations diverses

1975

Bilan de l’année 1975 : 97 interventions. Elles se décomposent en 16 incendies (6 bâtiments et 10 bois), 18 feux de cheminée, 18 secours routiers et 23 opérations diverses.

1976

Bilan de l’année 1976 : 130 interventions. Elles se décomposent en 20 incendies, 14 feux de cheminée, 27 secours routiers et 69 opérations diverses. A ces interventions il faut ajouter 12 exercices.

On constate à partir de cette année, une augmentation régulière des interventions. Elles sont principalement dues aux secours routiers, puis à partir des années 1980 aux interventions de destruction d’essaims de guêpes et de frelons.

 

La Juva 4 est encore en service (Photo prêtée par Paulette Quantin)

(Photos prêtées par Paulette Quantin)

1978

Le conseil municipal décide d’acheter un véhicule 4L Renault pour les interventions de feux de cheminées au prix de 18 477 francs soit 10 577 euros de 2017. Ce véhicule remplacera la Juvaquatre Renault qui, du fait de sa faible valeur marchande ne sera revendue mais sera utilisée par le garde champêtre. Il est également acheté des tuyaux pour 11 279 francs, de l’habillement pour 5 750 francs et des matelas coquille pour 3 779 francs. La dépense engagée par la commune sera intégralement remboursée par le service départemental.

7 mai 1978, décès de René LASPERAS, ancien chef de corps.

Après 27 ans de service, le lieutenant BOSBATY quitte, pour raison de santé, le commandement du corps qu’il dirigeait depuis le 11 juin 1970.

Le 1er juin 1978, Jean Pierre BOULESTEIX est nommé sous-lieutenant stagiaire et chef de corps. Deux nouveaux sapeurs intègrent le corps : Jean Pierre ZEDDE et Raymond PENOT.

En juillet deux nouvelles recrues augmentent l’effectif du corps, Jean Marie PARTHONNAUD et Marcel ROYER. Malgré ce nouveau renfort il manque 7 pompiers au Corps.

Jean Pierre Boulesteix, nouveau chef de corps (Photo prêtée par Paulette Quantin)

1979

Achat d’un camion-citerne pour feux de forêts moyens (CCFFM) équipé par la CAMIVA sur châssis Saviem avec 2000 litres d’eau. Afin de pouvoir le garer le vieux fourgon LAFFLY, réformé depuis plusieurs années, est vendu à M. GIGNERS de Chalus pour 600 francs (343€ de 2017). Il a été également acheté une station mobile radio Thomson CSF pour 8 996 francs.

Paul DESSELAS prend sa retraite et de nouveaux volontaires sont incorporés dans l’effectif MM. BOUTAUDON et LATHIERE et le Docteur COLAS.

Devant le nombre de faux appels le maire en publie la liste dans le bulletin municipal :

Bulletin municipal d’information n°107, 4e trimestre 1979

Bilan de l’année 1979 : 141 interventions dont 17 incendies, 27 feux de cheminée, 55 transports de blessés et 42 sorties diverses.

(Photo prêtée par Paulette Quantin)

1980

Trois nouvelles recrues Christian BETHOULE, Patrick GALINET et Jean Pierre GRATADE portent l’effectif du Corps à 21 pompiers pour un effectif théorique de 22.

Bilan de l’année 1980 : 127 interventions dont 11 incendies, 15 feux de cheminée, 45 transports ambulance, 56 sorties diverses.

1981

Bilan de l’année 1981 : 145 interventions dont 9 incendies, 27 feux de cheminée, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 4 inondations, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1982

Bilan de l’année 1982 : 261 interventions dont 4 incendies, 4 feux de bois, 16 feux de cheminée, 13 inondations, 16 accidents de circulation, 20 transports ambulance, 130 destructions d’essaims, 11 sorties diverses et 4 sorties sans intervention.

Le nombre élevé de sorties pour inondation est dû à la tempête qui a sévi les 6, è et 8 novembre 1982.

Le parc automobile compte 5 véhicules : 1 voiture légère, 1 véhicule de secours aux blessés, 1 fourgon d’incendie normalisé, 1 fourgon pompe tonne, 1 fourgon feu de forêt léger.

1983

Bilan de l’année 1983 : 211 interventions dont 16 incendies, 27 feux de cheminée, 4 inondations, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1984

Bilan de l’année 1984 : 303 interventions dont 24 incendies, 28 feux de cheminée, 40 accidents de circulation, 19 accidents de personnes, 12 transports ambulance, 149 destructions d’essaims, 22 sorties diverses et 9 sorties sans intervention.

1985

Bilan de l’année 1985 : 217 interventions dont 19 incendies, 28 feux de cheminée, 28 accidents de circulation, 36 autres accidents, 12 transports ambulance, 80 destructions d’essaims, 30 sorties diverses.

Le 22 octobre 1985 Nexon accueille la Fête départementale des sapeurs pompiers

 


Une démonstration de feu sur véhicule (Photos fournies par Mme le docteur Forgeron)

1986

Bilan de l’année 1986 : 222 interventions dont 12 incendies, 40 feux de cheminée, 1 feu de véhicule, 26 accidents de circulation, 104 sorties diverses.

1987

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix et les sapeurs pompiers de Nexon

Au cours de l’année 1987, l’activité du corps a été de 234 interventions réparties comme suit : 92 accidents et transports de personnes, 47 incendies et 95 sorties diverses.

1988

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (4ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

Le dimanche 7 février 1988 le lieutenant BOULESTEIX, chef de Corps et le lieutenant BOSBATY, ancien chef de corps, le médecin commandant COLAS avec les pompiers actifs et retraités, accompagnés de leurs épouses se sont retrouvés à la salle des fêtes de Nexon pour fêter la Sainte Barbe. Monsieur R. REBIERE, maire et Conseiller Général ainsi que l’adjudant MAYERAS, commandant la brigade de gendarmerie, honoraient de leur présence cette manifestation.

8 mai 1988 décoration du Sergent BONNET Jean-Claude et du Caporal ROCHE Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers :

Bilan de l’activité 1988

Au 26 décembre les sapeurs pompiers ont effectué 202 interventions qui se répartissent ainsi : 10 incendies de bâtiments, 2 incendies de véhicules, 6 feux de forêts, 32 feux de cheminées, 59 interventions pour destruction de nids d’insectes, 8 interventions diverses, 3 interventions pont inondation, 5 sorties sans action, 35 accidents de la circulation dont 1 mortel, 42 transports de malade.

Au cours du mois de mai 1988, les sergents Bernard BOUTAUDON et Jean Claude VALETTE ont suivi un stage d’adjudant et ils ont obtenus respectivement la 1ère et la 2ème place sur 14 reçus. Mais l’effectif du Corps des sapeurs pompiers de Nexon ne lui a pas permis de posséder deux Adjudants. Le sergent BOUTAUDON a été promu au grade d’Adjudant le 1er juin et le sergent VALETTE a été élevé au grade de Sergent-chef à la même date.

Pour maintenir leur ferme physique, les sapeurs pompiers ont créé une équipe de football qui rencontre des équipes locales le vendredi soir.

Début septembre, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le Département d’un Fourgon Pompe-Tonne.

1989

Le 18 février 1989 le Corps de Sapeurs Pompiers de Nexon était en deuil. Il perdait un de ses membres. C’est avec une très grande tristesse que le 20 février 1989 les hommes du Lieutenant BOULESTEIX et une délégation départementale rendaient un dernier hommage au Lieutenant BOSBATY Emile, ancien Chef de Corps. Le Bulletin municipal n° 144 de mars 1989 lui rendait hommage en ces termes :

« UN DEUIL CHEZ NOS SAPEURS POMPIERS

 Il est des événements qui vous frappent de plein fouet et vous laissent sans réaction. C’est ce qui nous est arrivé le 18 février lorsque nous avons appris le décès d’Emile BOSBATY, ancien Chef de Corps des Sapeurs Pompiers. Nous l’appelions familièrement « Milou ». II était entré au Corps de Sapeurs Pompiers volontaires le 02 janvier 1951. Il avait gravi tous les échelons, Caporal en 1958, Caporal-chef en 1962, Sergent en 1964, Sergent-chef en 1967, Adjudant en 1970, Sous-lieutenant le 1er octobre 1973 et Lieutenant le 1er octobre 1973. Il avait été nommé Chef de Corps le 16 juin 1970 après le décès du regretté René LASPERAS, et avait cessé ses fonctions le 1er juin 1978 après plus de 27 ans de bons et loyaux services. Il était titulaire de la Médaille d’Honneur des Sapeurs Pompiers. La maladie l’a enlevé à l’affection des siens et nous a privés de son amitié alors qu’il pouvait espérer jouir longuement d’une retraite bien méritée. Une foule d’amis et de pompiers l’a accompagné à sa dernière demeure.

Que son épouse, ses enfants et petits-enfants, trouvent ici l’expression de notre émotion et l’assurance de note sympathie. »

 

Début-juillet 1989, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le département, d’un véhicule neuf de secours routier type tout terrain. Il remplace l’ancienne « estafette », qui fut achetée par la Commune pour transporter le matériel de désincarcération.

8 mai 1989 décoration du Sapeur LASCAUX Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

11 novembre 1989 décoration du Lieutenant BOULESTEIX Jean-Pierre pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

1er octobre 1989, le Sapeur BOULESTEIX Sylvain (fils aîné du Chef de Corps) est venu grossir l’effectif. Ce dernier est titulaire du B.N.S.

Bilan de l’activité en 1989.

Beaucoup de travail en 1989 : en moyenne une intervention toutes les 28 heures (pour mémoire en 1988, une intervention toutes les 43 heures). Soit un total de 305 interventions au 31 décembre réparties de la façon suivante : 10 incendies de bâtiments, 3 incendies de véhicules, 2 feux de forêts, 42 feux de cheminées, 133 destructions de nids d’insectes, 6 interventions diverses, 13 sorties sans action, 31 accidents de la circulation, 45 secours aux malades et 2 sorties pour fausse alerte.

1990

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

Les pompiers ont reçu un nouveau fourgon pompe tonne lourd à moteur diesel. Pour faire face à toutes pannes de batteries ou incidents la commune achète un chargeur démarreur d’une puissance de 700 A. Son prix est de 6 985 francs (1 640 euros 2017) dont 2485 francs à la charge de la commune.

Devant l’accroissement régulier de l’activité des pompiers le maire lance un appel pour que des jeunes s’engagent pour compléter le Corps qui ne compte que 17 sapeurs-pompiers alors que le besoin est estimé à 30 par le préfet.

Bulletin Municipal d’informations N° 150 Septembre 90

Le samedi 29 septembre 1990 une cérémonie amicale était organisée au centre de Secours pour fêter le départ à la retraite du caporal Georges ROCHE après 23 années d’activité. Jean Pierre ZEDDE ayant cessé son activité professionnelle à Nexon il a quitté le corps depuis le 1er janvier 1990.

Pour compenser ces 2 départs et pour répondre à l’appel lancé à la population, 4 volontaires ont rejoint le corps : Eric BUISSON, Alain DURAND, Marc MIGOT et Daniel SAINTONGE.

Malgré cela l’effectif est insuffisant et le Maire renouvelle son appel aux volontaires.

1991

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1992

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (2ème rang et 3ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1993

1994

 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1995

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1996 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

C’est l’année de la départementalisation. En effet la loi du 3 mai 1996 a substitué la départementalisation à l’organisation communale. Cette départementalisation comportait le transfert des corps de sapeurs-pompiers municipaux en un corps départemental unique, toutes les réformes d’organisation afférentes, et la substitution progressive du département aux communes et intercommunalités dans le financement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Haute Vienne a été créé en application de cette loi. C’est un établissement public administratif départemental placé sous la double autorité du président de son conseil d’administration, responsable de la gestion administrative et financière du service, et du Préfet, responsable de la mise en œuvre opérationnelle de l’ensemble des moyens de secours en Haute Vienne.

1997

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

1998

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 3e rang à gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1999

écusson du SDIS 87

Dans le cadre de la départementalisation le transfert des personnels a été effectif le 1er janvier 1999. La commune doit mettre à disposition du service départemental, à titre gratuit, les locaux du centre d’incendie et de secours. La commune assure l’entretien courant des locaux ainsi que l’approvisionnement en carburant des véhicules. Les dépenses inhérentes sont remboursées par le SDIS sur la base d’un état trimestriel certifié par le Maire

En application de l’arrêté du 2 août 2001 définissant les nouveaux critères de classement des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), le SDIS de la Haute Vienne est classé en 4ème catégorie sur une échelle de un à cinq, la catégorie 1 classant les SDIS les plus importants.

Organigramme du SDIS 87

2000

Du fait de la tempête de la fin décembre 1999 l’activité des pompiers a connu une intense activité que l’on estime à 350 interventions.

A celles-ci s’ajoutent 316 interventions classiques : 96 accidents de voie publique dont 26 avec désincarcération, 97 prompt secours, 16 feux de broussaille, 16 feux de maison et bâtiments, 26 feux de cheminée,15 autres feux (véhicules) 39 interventions diverses (inondations, destruction d’insectes…) et 1 autres interventions.

Le sapeur de 1ère classe Jean Pierre GRATADE a reçu la médaille d’argent en témoignage de ses 20 ans d’activité. Le sergent Michel BONNET et le lieutenant Jean Pierre BOULESTEIX ont reçu la médaille d’or pour plus de 30 années d’activité passées au service de la population.

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 2e  au 3e rang à droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

2001

3 février 2001, hommage à Jean Pierre BOULESTEIX qui après 32 années passées au centre de Secours de Nexon dont 23 en tant que Chef de centre passe le relais à Bernard BOUTAUDON.

28 février 2001, tous les pompiers sont équipés de « B.I.P. ». La sirène ne sonnera donc plus. Toutefois elle doit rester en état de fonctionnement et un essai mensuel sera effectué, chaque premier dimanche du mois à 12 heures.

Le centre de secours a effectué 321 interventions en 2001, 288 sur son secteur et 33 renforts vers les centres voisins.

Stéphane DESROCHES a quitté le corps pour raison professionnelle et Jean Claude VALETTE pour jouir de sa retraite. Leur départ a été compensé par l’arrivée d’Arnaud CASSO, Florent DEFORGE et Julien PINTEAUX.

2002

Le Major Bernard Boutaudon ( au milieu du 1er rang) et Liliane Jamin, maire de Nexon avec les sapeurs-pompiers de Nexon

 

Les anciens se retrouvent. De G à D : Valette JC,  Debet R, Labethoule G, Roche G, L Jamin maire, Boulesteix JP, Penot R, Manhes A et Barnabet H.

Les 22 sapeurs-pompiers du centre ont effectué 288 interventions qui se décomposent ainsi : 193 secours aux asphyxiés et blessés, 23 secours routiers, 93 sorties du véhicule léger médicalisé, 52 fourgon pompe tonne, 21 camion-citerne feux de forêts, 33 camion d’interventions diverses.

Véronique RIBIERE et Murielle FAURIE ont intégré les rangs du centre de secours tandis que Thomas QUINTANE a suspendu son activité.

2003

2004

2005

Le major Bernard Boutaudon ( 1er à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

2006

Le bilan de l’année est de 457 interventions dont 139 sur la commune de Nexon, qui se décomposent ainsi :

  • Accidents de la voie publique, secours à personne : 289 sorties soit 6+4%
  • Secours routiers : 48 sorties soit 11%
  • Incendies (habitations, bâtiments, feu de véhicule…) 61 sorties soit 14%
  • Incendies (feu de forêt, broussailles…) 38 sorties soit 9%
  • Interventions diverses (épuisement, cave, dégagement voie publique…) 105 sorties soit 23%

Remarque : certaines sorties sont comptées dans plusieurs rubriques.

Le Centre compte un effectif de 25 sapeurs-pompiers et possède un parc de 6 véhicules : 1 ambulance, 1 véhicule de secours routiers, 1 fourgon incendie, 1 camion feux de forêts, 1 véhicule interventions diverses, 1 véhicule de commandement).

Au cours de l’année 3 nouvelles recrues ont intégré les rangs du centre de secours : Romain HOCHART, Didier MEYNIER, Aurélie BERNIER.

2007

Le major Bernard Boutaudon ( 2ème à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

En début d’année Cédric BLANCHARD rejoint le centre de secours.

2008

14 juin 2008, journée nationale des sapeurs pompiers

14 juin 2008, le docteur Colas est fait lieutenant colonel honoraire 

Le bilan de l’année est de 371 interventions : 62 incendies, 49 accidents de la circulation, 217 secours à personnes et 43 opérations diverses.

2009

2010

 L’adjudant Eric Buisson et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

Le bilan de l’année est de 352 sorties

2011

Liliane Jamin, entourée du conseil municipal, a retracé les événements de l’année écoulée en commençant son allocution par un coup de chapeau aux pompiers désormais placés sous la responsabilité de Grégory DEFORGE qui a succédé à Eric BUISSON. Elle a souligné l’activité importante du centre d’incendie et de secours de Nexon et salué l’initiative de l’organisation d’une journée « Portes ouvertes ».

2012

2013

2014

Zone d’intervention du Centre de Nexon

Bilan 2014, du Centre de secours de Nexon sur les 21 communes où il intervient :

138 sorties ont eu lieu sur la Commune de Nexon dont 74 pour des urgences à domicile. Sur l’ensemble de la zone on compte 428 sorties dont 78% sont effectuées pour des secours à victimes et seulement 15% pour des incendies.

2015

Le lieutenant Gregory Deforge (2e rang, 6e à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2016

Le lieutenant Gregory Deforge et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2017

2018  

Le lieutenant Gregory Deforge (en haut à droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

  • Création de la Société pour le développement de l’Instruction Primaire dans la Haute-Vienne

Le 14 décembre 1865, M. Boby de La Chapelle, Préfet de la Haute-Vienne adresse à tous les maires du département « un exemplaire des statuts d’une société qui vient de se constituer à Limoges, sous le patronage de son Exc. Le Ministre de l’instruction publique, pour le développement de l’instruction primaire. »

Il ajoute « Aux termes de ces statuts, vous êtes appelé à faire partie de la commission cantonale ; je vous prie d’accepter ces fonctions…

Je vous prie d’user de toute votre influence pour provoquer de nombreuses adhésions, soit à titre de donateurs, de fondateurs ou de membres associés. Toutes les personnes notables du département doivent tenir à honneur de figurer sur nos listes ».

 

  • La mise en place de la Société dans le canton de Nexon

Les statuts de la Société ont été adoptés le 2 décembre 1865 à la Préfecture de Limoges.

Le 22 décembre le Sous-Préfet de Saint Yrieix écrivait au Maire de Nexon en insistant sur la nécessité de « provoquer les souscriptions des fondateurs ou associés ». Le Sous-Préfet précise qu’il se fera « un devoir de présider le plus souvent possible les réunions trimestrielles des commissions cantonales et joindre mes efforts personnels aux vôtres. »

 

La commission du canton de Nexon est ainsi composée : Monsieur le maire de Nexon ; MM. le baron de Nexon, conseiller général ; de Luret de Feix, conseiller d’arrondissement ; Bessoule notaire, conseiller, maire de la Meyze ; le curé doyen ; le juge de paix, Muret de Bort, propriétaire, délégué cantonal ; l’instituteur public.

  • Bilan de l’année 1865-1866

La Commission départementale se réunit le 2 janvier 1866 sous la présidence de M. le Préfet. On note la présence du baron de Nexon en sa qualité de membre du Conseil général. Le préfet se félicite du nombre d’adultes qui fréquentent l’école le soir. Parfois le nombre d’adultes au cours du soir dépasse le nombre des enfants pendant la journée. On attribue ce résultat à la difficulté pour les agriculteurs de se priver de leurs enfants pendant le jour pour les travaux de la campagne.

le Préfet propose d’établir un concours dans chaque canton entre les meilleurs élèves de chaque école de garçons, au mois de juillet ; les vainqueurs se retrouveraient pour le prix d’arrondissement puis les primés de chaque arrondissement concourraient pour le prix départemental. Pour les cours d’adulte, M. le Préfet propose de décider qu’une somme de 50 fr. sera donnée, à titre d’encouragement, à l’instituteur le plus méritant de chaque canton et ayant le plus grand nombre d’élèves ;

Il est intéressant de noter qu’un membre demande que le nombre des élèves ne soit pas considéré comme le principal titre d’un instituteur aux yeux de la Commission; il fait remarquer qu’il arrive souvent qu’un instituteur, malgré tout son zèle, ne peut réunir qu’un petit nombre d’élèves, soit que les villages de la commune soient plus rapprochés d’une autre école, soit pour toute autre raison indépendante de lui; que le mérite d’un instituteur est, avant tout, de faire de bons élèves , de s`occuper activement des enfants qui fréquentent son école, et de mériter la confiance des parents et l’estime de ceux qui l’entourent. C’est une remarque judicieuse pour nous rappeler que la politique du nombre n’est toujours la meilleure !

La commission arrête la somme de 50 francs par canton pour récompenser l’instituteur qui aura obtenu les meilleurs résultats pour les cours d’adultes et que des médailles d’argent et de bronze seront distribuées aux instituteurs dont les cours d’adulte se seront distingués par des résultats exceptionnels.

Le 9 janvier 1866, le Vicomte Marc de La Guéronnière, secrétaire général de la Société, informe le Président de la commission cantonale de ces décisions et demande que les propositions lui soient adressées dans le courant du mois de mars.

La commission communale adopte les propositions suivantes :

  • La somme de 50 francs à M. Besse, instituteur à Nexon
  • Une médaille d’argent pour M. Roche de saint Priest
  • Une médaille de bronze pour M. Fournier de Meilhac
  • Une médaille de bronze pour M. Colin de La Meyze
  • Une médaille de bronze pour M. Florentin de Nexon
  • Une médaille de bronze pour M. Laporte de Laroche.

Le tableau suivant avait été établi pour obtenir ce classement :

Nexon……………….. : 2445 habitants – M. Besse 58 adultes

– Ecole religieuse 48 adultes

Laroche………………. : 1384 habitants – 17 adultes

La Meyze ……………. : 1262 habitants  – 22 adultes

Saint Priest Ligoure : 1236 habitants – 16 adultes

Saint Hilaire …………. : 919 habitants – 9 adultes

Janailhac……………… : 916 habitants 23 adultes

Meilhac ………………… : 680 habitants – 52 adultes

Rilhac……………………….  Absent

 

 

« Le 30 août 1866, a eu lieu, à Limoges, la séance annuelle de la Société pour le développement de l’instruction primaire dans la Haute-Vienne. On y remarquait M. le vicomte de la Guéronnière, sénateur, président d’honneur ; M. le préfet de la Haute-Vienne, président ; MM. Calley de Saint-Paul et Noualhier, députés du département, vice-présidents ; M. Bonnin, inspecteur d’académie à Limoges ; plusieurs membres du Conseil général, M. Malevergne, président de chambre, etc. etc.

  1. le vicomte de la Guéronnière, après avoir rappelé qu’aux termes des statuts, le secrétaire général et le trésorier doivent présenter, dans cette séance annuelle, un rapport et un compte rendu des opérations de la société, a donné la parole à M. Guille¬ mot, secrétaire adjoint, chargé du rapport.
  2. de la Guéronnière a prononcé ensuite l’allocution suivante :

« Messieurs, je crois être votre interprète à tous en remerciant M. le secrétaire général adjoint du rapport remarquable qu’il vient de présenter, et dans lequel les idées les plus justes, les renseignements les plus intéressants sont rehaussés par toutes les délicatesses du goût littéraire le plus pur. Cette lecture laissera dans vos esprits une impression complète de satisfaction et de confiance pour l’avenir de l’institution fondée par M. le préfet de la Haute-Vienne, avec le précieux concours de M. Eugène Rendu et la haute approbation de l’éminent Ministre de l’instruction publique.

« En effet, Messieurs, une œuvre qui répond à de si vrais intérêts ; qui, dès son début, a obtenu l’adhésion des hommes les plus considérables du pays ; qui compte à sa tête les deux honorables députés du département, les représentants les plus élevés de l’administration, de la magistrature, du clergé, de l’Université, le Conseil général tout entier, une telle œuvre ne pouvait que réussir. Son but seul garantissait son succès.

« M. le rapporteur vient de vous le dire, un auguste patronage qui ne fait jamais défaut à aucun intérêt légitime est venu consacrer nos efforts. L’Empereur a voulu être l’un des fondateurs de notre société pour le développement de l’instruction du peuple, et c’est avec bonheur que j’ai transmis à M. le trésorier l’importante souscription qu’il avait daigné m’adresser.

L’Empereur, Messieurs, est avec tous ceux qui luttent contre la misère et l’ignorance, et qui travaillent au progrès moral et matériel de nos populations. C’est pourquoi il est avec nous.

« Poursuivons notre tâche : elle est noble et sainte. Il y a beaucoup à faire dans ce pays, plus que dans tout autre, et c’est avec une réelle tristesse que je constatais hier, dans une délibération du Conseil général, que le tiers des enfants de notre département ne reçoivent aucune instruction. C’est le capital de l’intelligence et de la moralité qui se trouve diminué d’un tiers !

« L’Administration, les députés, le Conseil général, tous les pouvoirs publics, tous les hommes dévoués rivaliseront pour améliorer cet état de choses. Quant à notre Société, créée pour donner l’élan du bien et pour relier tous ces généreux efforts, elle remplira sa mission, et elle peut compter sur l’appui du Gouvernement comme sur la reconnaissance du pays. »

 

Enfin, M. Petiniaud-Dubost, trésorier, a présenté le compte rendu des opérations et a constaté l’état florissant des finances de la Société.

Ses recettes se sont élevées à 7 744 fr. 40c

Et ses dépenses à …………………5 692 fr. 00c

Restent donc en caisse …………2 0552 F 40C, auxquels il convient d’ajouter 1,200 fr. environ, représentant des souscriptions dont le versement n’est pas encore effectué. »

Lors de la séance départementale du 16 avril 1867 il n’est pas référence à la commission du canton de Nexon. Lors de cette réunion la commission adopte un vœu relatif au rétablissement d’une Ecole normale dans la Haute-Vienne. Il est également décidé que le prix de 50 francs sera réduit à 40 francs en argent, plus une médaille d’environ 10 francs au motif que l’argent est dépensé tandis que la médaille reste. Nous sommes loin de la société de consommation !

  • Bilan 1866 -1867

Le 9 aout 1867 le Préfet adresse aux maires un courrier dans lequel il écrit : « Je désire que ces diverses récompenses soient remises à ceux qui les ont obtenues, le 15 aout courant, jour de la fête de l’Empereur, en présence des élèves des écoles de votre commune…Les discours prononcés devront m’être adressés et pourront être reproduits dans le journal du département… »

  • Bilan 1867-1868

La société a décidé d’organiser un concours entre les élèves des écoles de chaque canton. Chaque instituteur public fera concourir ses meilleurs élèves qu’il désignera lui-même dans la proportion d’un sur dix ;

Les compositions eurent lieu le lundi 3 aout dans la salle de l’école publique de Nexon de neuf heures à midi réunissant les élèves des communes de Nexon, Meilhac, Rilhac Lastours et Saint Hilaire Lastours. Les élèves ont été surveillés par MM. Le Curé et le Juge de Paix de Nexon.

« Madame Markoff était née Céline Léonide Lucienne Lelong le 4 décembre 1909 à Nexon. De ces trois prénoms Lucienne a été utilisé comme prénom d’usage.

Dernière représentante d’une vieille famille limousine, très attachée à sa terre natale Nexon, elle tenait sa fortune de son père, le Docteur Lelong. Médecin expérimenté, compétent, dévoué et qui a sauvé de nombreuses vies, alors même que la médecine disposait de peu de thérapeutiques efficaces. Félix était le prénom d’usage du docteur Lelong. Né le 31 juillet 1870 à Nexon on père, Léonard Lelong, lui donne comme prénoms François Philibert. Il portera comme prénom d’usage celui de Félix, prénom sous lequel il est connu à Nexon. Il était le dernier d’une famille de cinq enfants : Françoise, née en 1855 ; Catherine née en 1857 ; François né en 1861 et maire de Nexon de 1904 à 1919 ; Lucien né en 1866, mort en 1868.

Le docteur Lelong avait soutenu sa thèse de doctorat en médecine à Paris en 1899. Le 20 août 1908, à Limoges, il a épousé Catherine Céline Gabrielle BORDE (1879-1935). Ils auront une fille, Lucienne. Il décède à Nexon le 11 novembre 1955 à l’âge de 85 ans.

Lucienne épouse le 8 juillet 1939, à Limoges, Boris Markoff, vétérinaire à Nexon. Son mari, d’origine Bulgare, est né le 22 avril 1897 à Rebro, une petite ville située à 50 km à l’ouest de Sofia. Le docteur Marcoff exerce son métier de vétérinaire avec compétence, métier qui ne ressemble plus guère à celui pratiqué aujourd’hui. En effet le vétérinaire est rarement à son cabinet, il parcourt la campagne pour soigner le gros bétail, rarement les chats et les chiens. Il aime cette campagne nexonnaise qui lui rappelle sa Bulgarie natale. Il aime accompagner son beau-père dans les fermes que celui-ci possède. On le voit sur la photo suivante, au côté de son épouse et du docteur Lelong, dans une des fermes de ce dernier.

Le docteur Lelong avec sa fille et son gendre a sa ferme de la Joussonie.

Sur la photo suivante le docteur Lelong est plus âgé. Fatigué, il est assis entouré de sa fille et de son gendre, toujours habillé de la même manière. A gauche, madame Borde, tante de Lucienne Lelong.

A la mort de son père, en 1955, Lucienne Lelong-Marcoff hérite de sa fortune.  Quand son mari décède en 1969, Madame Marcoff qui n’a pas eu d’enfant et qui n’a pas d’héritiers proches souhaite que ses biens profitent à sa commune. C’est sans doute tout naturellement que Madame Lucienne Lelong fait de la commune de Nexon son légataire universel avec comme condition d’en faire un usage utile aux habitants. Elle décède le 27 juin 2003 et repose auprès de son époux dans le caveau de la famille Lelong.

Progressivement la commune réalise le souhait de sa donatrice. L’une des dernières étapes a été l’inauguration, vendredi 6 octobre 2017, de l’espace Lelong-Marcoff.    Fabrice Gerville-Reache  et la directrice de cabinet du préfet dévoilent la plaque. 

Le maire, pendant son discours, entouré des personnalités. 

De gauche à droite: M Vincent, représentant le Président de la Région; Mme Pérol-Dumont, sénatrice; La Directrice de cabinet du préfet;

M. Leblois, président du Conseil départemental; Mme Plazzi, Vice présidente du conseil départemental; M. Delautrette, président de la communauté de communes.


Saison 2000 – 2001

L’équipe A accède à la division d’Excellence, l’équipe b est en promotion de première division et l’équipe C en promotion de deuxième division.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Claude OLIVERO
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE et Pierre JENESTE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et J-Marie PARTHONNAUD

Saison 2001 – 2002

L’équipe A se maintien en Excellence tandis, l’équipe B redescend en deuxième division et l’équipe C se maintien en promotion de deuxième division.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Raymond DUGUET
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE et Pierre JENESTE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et J-Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Frédéric BOSSELUT, Jacques BOULESTIN, Dominique BRETON, Joël CATINAUD, Gilles COUADE, Michel DELOMENIE, Bernadette DESCHAMPS, Daniel DITLECADET, Sylvain DUVERDIER, Anibal FERREIRA, David GRASSAUD, Henri GUYOT,  Jean Jacques JAVERLIAT, Robert JENESTE, Yves LABRUNE,  Paul LACORE, Jean Pierre LATOUR, Stéphane LEGROS, André LEYMARIE, Gérald MAROTTA, Marcel MICHAUD, Jean Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Hervé ORLIANGE, Jean Michel PRADEAU, Gérard RIVET, Fabrice ROULAUD, Claude VALARY et Maurice VILLENEUVE.

Saison 2002 – 2003

L’entraîneur du club est Thierry FERNIER. Marcel JAVERLIAT qui assurait la responsabilité de l’équipe B abandonne cette fonction pour des raisons professionnelles. Il est remplacé par Mickaël AMRI qui revient au club.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM

Chargé de mission : Raymond DUGUET
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaire adjoint : Martine ROUGERIE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Corinne FAUCHER et J-Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Frédéric BOSSELUT, Dominique BRETON, Joël CATINAUD, Gilles COUADE, Bernadette DESCHAMPS, Daniel DITLECADET, Sylvain DUVERDIER, Thierry FERNIER, Anibal FERREIRA, David GRASSAUD, patrice JAMIN, Jean Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Paul LACORE, Jean Pierre LATOUR, Stéphane LEGROS, André LEYMARIE, Gérald MAROTTA, Marcel MICHAUD, Jean Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Philippe NURY, Jean Michel PRADEAU, Gérard RIVET, Fabrice ROULAUD, Claude VALARY.

Entraîneur : Jacques BOULESTIN

Saison 2003 – 2004

Saison 2004 – 2005

Saison 2005 – 2006

L’équipe A termine 4ème de première division. L’équipe B termine 6ème en troisième division et l’équipe C, 10ème en cinquième division.

Les jeunes de 15 ans terminent 1er de leur poule en promotion et gagnent le titre de champion de la Haute-Vienne

Saison 2006 -2007

L’équipe A évolue en première division, entraînée par Thierry FERNIER. Elle termine la saison à la 11ème place du championnat de 1ère division (ex Excellence). Un changement de coach a lieu en cours de saison avec l’arrivée de Bernard MADIGOUT. L’équipe B évolue en 3ème division. Elle est dirigée par Jean Luc DESCHAMP. La saison n’a pas été brillante et le nombre des défaites dépasse celui des victoires ; En terminant 10ème de sa poule l’équipe est reléguée en quatrième division. L’équipe C dispose d’un faible effectif et joue en 5ème division. Elle termine difficilement la saison, grâce aux vétérans qui pallient l’absence de certains jeunes licenciés.

2007 2008

L’approche de la Coupe du monde de football suscite des vocations ce qui se traduit par un afflux de jeunes à l’Ecole de football.

Le club s’est vu confier l’organisation le 5 mai 2007, de la finale de la coupe du centre-Ouest couplée avec la journée des bénévoles.

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents délégués : B. MADIGOUT, J.M. PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et J-Luc BONAFY
Secrétaire :  Régis AUXEMERY
Secrétaires adjoints : P. HAEFLIGER et F. ROULEAU
Trésorière : C. FAUCHER

Trésoriers adjoints : Lucien GRATADE et J-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, N. BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Jean Luc DESCHAMPS, S. DUVERDIER, Youssef  EL HAFIANE, Th. FERNIER, P. JAMIN, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Paul LACORE, Guy LATOUR, Serge LEGROS, Muriel MAURY, Stéphane MAUSSET, M. MICHAUD, Cyril NORMAND, Jean Claude NORMAND, P. NURY, B. PARTHONNAUD, B. RIBET, J.M. THOMASSON.

Saison 2007 – 2008

Le club compte 210 licenciés : 32 débutants, 27 poussins, 14 benjamins, 20 « 13 ans », 8 « 15 ans », 18 « 18 ans », 50 seniors, 7 vétérans et 45 dirigeants.

L’équipe A termine 6ème de sa poule en en championnat de deuxième division. C’est une saison au gout amère, avec une première partie de championnat attrayante mais une fin décevante. L’équipe B a créé la surprise en décrochant le titre de champion de la Haute-Vienne en quatrième division , fêtant ainsi son retour en troisième division. L’équipe C termine 10ème de sa poule, payant cette mauvaise place du fait de l’instabilité de son équipe, ses joueurs étant appelés à pallier les manques des équipes A et B.

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents délégués : B. MADIGOUT, J.M. PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et J-Luc BONAFY
Secrétaire :  Régis AUXEMERY
Secrétaires adjoints : F. ROULEAU et M. MAURY
Trésorière : C. FAUCHER

Trésoriers adjoints : Lucien GRATADE et J-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Nicolas BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef  EL HAFIANE, Patrice JAMIN, Robert JENESTE, Hervé LABREGERE,  Guy LATOUR, Jean-Pierre LATOUR,  Stéphane LEGROS, Muriel MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Cyril NORMAND, Jean Claude NORMAND, Paul NURY, Bernard RIBET, Jean-Marie THOMASSON, Jean-Yves THOUMIEUX, Arlette VIROULAUD.

Saison 2008 – 2009

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Coprésident : Marcel JAVERLIAT

Vice-président délégué : Jean Michel PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Lucien GRATADE
Secrétaire :  Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : Régis AUXEMERY et Jean Luc BONAFY.
Trésorière : Corinne FAUCHER

Trésoriers adjoints : Fabrice ROULAUD et Jean-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef EL HAFIANE, Pierre GUINARD, Patrice JAMIN, Robert JENESTE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Guy LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Pascal NAUD, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD, Bernard RIBET, Jean-Marie THOMASSON.

L’entraîneur est remplacé par un trio qui assure l’entrainement et le coaching des trois équipes : Jean Luc DESCHAMPS, Florian BARRAUD et Kamel AMRI.

Saison 2009 – 2010
Présidents : Jean Pierre TIGOULET et Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Lucien GRATADE
Secrétaire : Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : J-Luc BONAFY et Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : J-Marie PARTHONNAUD et Fabrice ROULAUD
Vérificateurs aux comptes : Marcel MICHAUD et Jean Jacques JAVERLIAT
Membres : Xavier ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Pierre GUINARD, Youssef EL HAFIANE, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, André LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Cyril NORMAND, Warhel OBEY WAYSSI, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE et Jean Yves THOUMIEUX.

Saison 2010 – 2011

L’équipe 1 se classe 7ème de sa poule en deuxième division de district. L’équipe 2 obtient le même classement en quatrième division.

Le 10ème tournoi national U15 et U17 s’est déroulé les 11 et 12 juin. Il a réuni 30 équipes
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président Délégué : Jean Pierre TIGOULET
Vice-Présidents : Jean Pierre ADAM – Kamel AMRI – Lucien GRATADE
Secrétaire : Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : Jean Luc BONAFY – Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Jean Marie PARTHONNAUD – Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Lætitia BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Robert JENESTE, Pierre JENESTE, Cathy LABREGÈRE, André LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD, Thierry PONTOIZEAU, Emmanuel RAYMOND, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THÉVENY, Régis AUXEMERY, Cécile VIAUX.

L’assemblée générale a lieu le Vendredi 24 juin 2011. Après la lecture du bilan moral par Muriel MAURY et du bilan financier par Patrice JAMIN qui laisse apparaître une trésorerie saine avec un équilibre des comptes parfait, l’assemblée enregistre le souhait de Jean Pierre TIGOULET, et de Muriel MAURY de prendre un peu de recul dans le fonctionnement du bureau tout en continuant à participer à la vie du club.

Philippe NOUHAUD est félicité pour sa médaille district joueur et l’accomplissement de toute sa carrière de footballeur à l’AS NEXON

Saison 2011-2012

L’équipe 1 termine à la 2ème place de sa poule et accède à la première division. L’équipe 2 finit à la 5ème place.

Le tournoi national U15-U17 a été organisé pendant le weekend de la pentecôte, les 26 et 27 mai. Le nombre d’équipes invitées avait volontairement été réduit à 23. L’équipe U17 de l’école de foot du pays de Nexon a remporté la coupe.

U17 2011 2012L’équipe U17

Présidents d’honneur: Liliane JAMIN, Raymond DUGUET, Daniel FAUCHER, Claude JARRY- LACOMBE, Paul LACORE, René REBIERE et Albert THOUREAU
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Muriel MAURY, Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers Adjoints : Jean–Marie PARTHONNAUD, Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef El HAFFIANE, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Jean-Michel MAZEAUD, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD WAYSSI, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX.
Vérificateurs aux comptes : Marcel MICHAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT.
Entraîneur : Frédéric THEVENY

Saison 2012 – 2013

Avril 2013, décès de Raymond DUGUET qui a joué un rôle important à l’ASN et plus largement pour le football en Haute-Vienne. En effet il a présidé le district de football de la Haute-Vienne pendant plusieurs années.

L’équipe A termine à la 7ème place de la première division de la Haute-Vienne. L’équipe B se classe 8ème. Le club compte 192 licenciés, soit 6 de plus que la saison précédente.

Le 12ème tournoi national U15-U17 a réuni 21 équipes pour le weekend de pentecôte. La pluie qui a perturbé la fête n’a pas empêché l’équipe U17 du Pays de Nexon de remporter pour la 2ème fois consécutive la coupe.

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Muriel MAURY, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers Adjoints : Jean–Marie PARTHONNAUD, Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Pascal DUCOURANT, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Christophe LAFAYE, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Jean-Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX, Michel VILLENEUVE.

Saison 2013 – 2014

Le 6 octobre 2013 l’ASN a reçu un équipement de maillots et shorts pour l’équipe première offerts par Groupama.

2013 2014 Groupama

Le club compte 179 licenciés, en baisse de 13 par rapport à la saison précédente.

L’équipe 1 a réalisé une excellente saison et se classe 1ère de sa poule et championne de la Haute-Vienne de première division. Elle retrouve, trente ans après, le championnat de ligue. Cette réussite est due, outre aux mérites des joueurs, à la qualité du travail réalisé par l’entraîneur, Frédéric THEVENY depuis 5 ans.

2013 2014

L’équipe 2 termine à la 5ème place et assure son maintien en 4ème division.

Le 13ème tournoi national U15-U17 a réuni 18 équipes sur les 20 invitées pendant le weekend de pentecôte les 7 et 8 juin.

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Pierre BOISSIERE, Fabrice ROULAUD
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésorier Adjoint : Jean–Marie PARTHONNAUD

Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Pascal DUCOUVENT, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Thomas LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Alain MAGNAUD, Christian MAURY, Muriel MAURY, Jean Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Julien PICHOU, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX, Michel VILLENEUVE.

Saison 2014-2015

L’équipe 1 évoluait en ligue après 30 ans de diète ; deux objectifs avaient été fixés : pour l’équipe fanion le maintien, et pour l’équipe 2 la montée en 3e division. Ils ont été plus que réussi. L’équipe réserve encadrée par Bernard RIBET, Robert JENESTE, Fabrice ROULAUD et Sébastien BONNET, a terminé 2e de sa poule et accède donc à la 3e division.
Quant à l’équipe 1 encadrée par Frédéric THEVENY, Alain MAGNAUD et Jean-Luc DESCHAMPS, elle a assuré son maintien en finissant 5e de sa poule. Elle a, de plus, effectué un très long parcours en coupe du Centre Ouest où elle ne s’est inclinée qu’en 8e de finale.

L’AS Nexon fournit le plus gros potentiel de l’effectif de l’École de football. Elle était représentée dans toutes les catégories et même par plusieurs équipes dans certains niveaux. Seuls les U19 n’ont pas été engagés par insuffisance d’équipes en Limousin.

fair play 2014 2015

Jeu de maillots offert par le district et le conseil général de la Haute-Vienne pour la 1ère au challenge fair-play

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean-Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Fabrice ROULAUD, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Alain MAGNAUD, Pierre JENESTE.

Membres: Xavier ADAM, Jean François ANDRIEUX, Djimet ADOUM, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Frédéric JAYAT, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Thomas LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Muriel MAURY, Jean Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Jean Marie PARTHONNAUD, Julien PICHOU, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Michel VILLENEUVE.

À l’ouverture de l’assemblée générale de la saison, en juillet 2015, le président Marcel JAVERLIAT demande une minute de silence à la mémoire de    Jean-Pierre ADAM décédé cette saison.

Adam 1957

Membre de l’A.S.Nexon depuis sa création en 1949, il a occupé d’abord le poste de joueur

ASN Adam 1983

puis ceux de dirigeant,secrétaire et vice-président, dernier poste qu’il tenait encore cette saison.

Le nombre de demande de licences validées est resté relativement stable avec 188 pour 179 la saison précédente.

Bilan financier. Le trésorier Patrice JAMIN annonce un déficit d’exercice important. Les 2 principales causes : la baisse des recettes des lotos et l’augmentation des frais liés à l’accession en ligue.

Saison 2015 – 2016

Le bureau reste inchangé.
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean-Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Fabrice ROULAUD, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Alain MAGNAUD, Pierre JENESTE.

Saison 2016-2017

L’assemblée générale de fin de saison se déroule sans le président Marcel JAVERLIAT, absent pour raison de santé. La vice-présidente Muriel MAURY, préside la réunion.

Le bilan sportif est mitigé mais les deux équipes évoluant en 1 ère et 3 e divisions de District ont réussi à se maintenir.

Suite à la démission de certains membres du bureau pour raisons multiples, l’assemblée a élu un nouveau bureau.

Saison 2017-2018

Président : Jean-Luc BONAFY ;

Présidente déléguée : Muriel MAURY ;

Vice-présidents : Marcel JAVERLIAT, Lucien GRATADE ;

Secrétaire : Christian PARTHONNAUD ;

Secrétaire adjoint : Christian CHAPELLE ;

Trésorier : Kamel AMRI ;

Trésoriers adjoints : Cécile LATOUR, Alain MAGNAUD et Pierre JENESTE.

Le 27 septembre 2017, l’église de Nexon était tout juste assez grande pour contenir toutes les personnes venues rendre un dernier hommage à Marcel décédé dans sa 52 ème année. Secrétaire de l’AS Nexon de 1993 à juin 2005, co-président en juin 2009 avec Jean-Pierre Tigoulet, président en 2011 jusqu’en 2017 où la maladie ne lui a pas permis de poursuivre cette mission.

Le Populaire du Centre 26 octobre 2017

La page Face Book de l’ASN:

https://www.facebook.com/ASNexon87/

 L’Assemblée générale du 24 juin 2018.

Une présidente pour l’ASN : Muriel MAURY.

La Deuxième République, naît le 24 février 1848, date de la proclamation provisoire de la République à Paris, jusqu’à la proclamation de LOUIS-NAPOLÉON BONAPARTE comme empereur le 2 décembre 1852.

Le 24 février 1848, les parisiens se révoltent pour deux raisons : la crise économique (le prix du pain augmente) et l’interdiction des banquets républicains. Dès le mois de Juillet 1847 l’opposition au gouvernement conservateur de Guizot va se manifester au travers de nombreux banquets qui vont se dérouler dans toute la France. Un important banquet était prévu à Paris le 22 février 1848. Son interdiction génère des manifestations. des barricades sont érigées dans les rues de Paris. Guizot démissionne malgré cela les barricades demeurent. Des manifestants sont tués. Les manifestants marchent vers le palais des Tuileries. Le 24 février le roi abdique en faveur de son petit-fils, le comte de Paris, âgé de neuf ans. Le roi fuit en Angleterre, signant ainsi la fin de la monarchie de Juillet. La Chambre démissionne dans la foulée. La duchesse d’Orléans est pressentie pour assurer la régence en attendant la majorité du roi. Mais les insurgés ne lui en laisse pas le temps. ils envahissent le Palais Bourbon et les députés proclament la République.

Le 27 février 1848 le Maire de Nexon reçoit un message, daté à Limoges du 26 février lui indiquant :

– que la République est proclamée

– la création à Limoges d’un Comité Administratif Provisoire composé de BAC, CHAMIOT, COURCELLES, DUSSOUBS et VILLEGOUREIX. Ce Comité concentre tous les pouvoirs. Vous ne devez recevoir d’ordre d’aucune autre autorité.

– d’afficher la proclamation, d’assurer l’ordre et la tranquillité et de rendre compte.

En exécution, le Maire a fait afficher et publier à son de caisse la proclamation de la République et le public à la sortie de la Messe a été invité à se réunir à la Mairie. 53 citoyens ont répondu à cet appel et la République a été proclamé à laquelle l’assemblée a donné son adhésion.

Il a été décidé d’organiser la Garde Nationale et de désigner un bureau provisoire par bulletin secret, ce qui fut fait sur le champ. Le sieur BONNET a protesté contre le contenu du procès verbal de cette manifestation.

Le Commissaire du Gouvernement provisoire nomme comme Maire le citoyen Henry LIMOUSIN en remplacement du citoyen CUBERTAFOND, révoqué et le sieur BONNET Cadet, adjoint en remplacement de GAYOT révoqué.

On constate que les choses sont allées vites. Les Républicains n’ont pas voulu renouveler les hésitations de Juillet 1830.

Le 15 Mars, le Maire décide que pour éviter les accidents les jours de foire la répartition du bétail se ferait comme suit : sur les deux places neuves et de la Chapelle les bœufs, moutons, brebis et cochons. Sur la place de l’Eglise les autres bestiaux, les étalagistes et autres marchands.

La chapelle de la place est affectée comme salle d’archives. C’est le citoyen COMBELLAS, menuisier qui est chargé de ce travail.

Le 13 avril la commune est divisée en deux parties pour former deux compagnies de Garde Nationale, l’une est dite compagnie Sud et l’autre compagnie Nord.

Le Maire taxe le pain de 1ère qualité à 35 centimes le kilo, la mêlée de 2 kilos à 57 centimes 50, la tourte de 5 kilos à 75 centimes.

Le budget de la commune s’élève à 11 879 francs.

Les hivers des années 1846 et 1847 ayant été très rigoureux, Léonard LAURENT fermier des droits de place obtient une indemnité de 40 francs.

Il est voté une somme de 18 francs pour payer les frais des obsèques de Pierre BONNET, indigent.

Le 12 juin la première bascule publique est construite. Le prix des pesées est ainsi fixé :

– voitures de foin et paille       0,50

– deux chevaux et au dessus  1,00

– un bœuf, mouton ou porc    0,25

– deux bœufs                             0,40

 

Election du Maire

 Le 8 juillet élections municipales. Sont élus : J.B. LIMOUSIN, Jean GUYOT, Jean Baptiste BONNET, F. Gay de Nexon, GIZARDIN, LELONG Pierre
dit Pimpi, GUYOT Annet, JOUHAUD Antoine, TARADE Léon, SIRIEX Pierre, JOUHAUD Mathurin, DESMAISON Guy, LASPOUGEAS Michel, LAFARET Jean B., FRUGIER Léonard et PAUZET Martial.

Le 16 juillet LIMOUSIN a été élu Maire par 11 voix et BONNET Adjoint par 16 voix.

Le reste de l’année 1848 a été l’objet des alignements et constructions des chemins départementaux.

Le 10 décembre a lieu l’élection présidentielle. Louis Napoléon BONAPARTE est élu avec plus de 5 millions de voix soit 74,2% des .

Le 19 décembre la Commune accepte le drapeau National.

Année 1849

13  et 14 mai 1849, victoire des conservateurs aux élections législatives. La Haute-Vienne ne suit pas le mouvement national et sur les 7 députés elle en élit 6 de gauche.

Le 25 Septembre 1849 Martial LAFAYE ayant demandé la vente du Communal du Brouillet, le Conseil refuse cette aliénation. Le traitement du Vicaire est fixé à 150 francs.

Année 1850

Le 12 Janvier 1850 le Conseil décide l’expropriation de plusieurs terrains destinés au tracé des routes mais les propriétaires se refusent à toute cession.

Année 1851

La commune compte 2 461 habitants au recensement.

Le 6 Février 1851, 19 enfants sont admis gratuitement à l’Ecole de Nexon, les parents étant incapables de payer.

Le traitement de l’Instituteur est fixé ainsi :

  • 1, 50 franc pour ceux qui apprennent à lire seulement
  • 2 francs pour ceux qui lisent et qui commencent à écrire
  • 3 francs pour ceux qui sont plus avancés.

Des réparations sont effectuées au presbytère, à l’école, à la Mairie et à la Justice de Paix.

Le août l’installation des boulangeries et la fabrication du pain sont réglementées par le Maire. Le pain est taxé tous les mois.

Le coup d’état du 2 décembre 1851

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851 soixante mille hommes et plus de cent pièces d’artillerie occupent la capitale. Louis-Napoléon Bonaparte fait occuper toutes les imprimeries et seuls les journaux qui lui sont favorables peuvent paraître. Les cafés, lieux de discussion politique, et les écuries où l’on pourrait louer des chevaux pour fuir Paris sont fermés. Les chefs de l’opposition, républicaine ou monarchiste, sont arrêtés. L’état de siège est déclaré, l’Assemblée nationale est dissoute, le suffrage universel est rétabli et le peuple français est convoqué à des élections et à la préparation d’une nouvelle Constitution.

Après le coup d’État des députés tentent d’organiser la résistance. Martial Gaston DUSSOUBS (1815-1856) élu député le 13 mai 1849 ne peut y participer car il est malade. Son frère Denis DUSSOUBS* prend alors son écharpe et le 4 décembre il est sur la barricade et harangue les soldats comme Victor Hugo le raconte dans « Histoire d’un crime »: « Citoyens de l’armée écoutez-moi (…) savez-vous quel est l’homme qui vous parle en ce moment ? Ce n’est pas seulement un citoyen, c’est un législateur ! C’est un élu du suffrage universel ! Je me nomme Dussoubs, et je suis représentant du peuple. (…) c’est au nom de la loi que je vous somme de m’entendre. Soldats, vous êtes la force. Eh bien ! Quand la loi parle, la force écoute. » Victor Hugo poursuit : « Ce qu’il faut ajouter à ses paroles pour bien en comprendre l’effet, c’est l’attitude, c’est l’accent, c’est le tressaillement ému, c’est la vibration des mots sortant de cette noble poitrine, c’est l’autorité de l’heure et du lieu terrible. Il fut ardent, éloquent, profond, un juge pour Bonaparte, un ami pour les soldats. »

Il parla ainsi pendant environ vingt minutes, puis descendit sans arme de la barricade pour aller au devant des soldats postés derrière celle située à une cinquantaine de mètres, dans un ultime espoir de fraterniser.

Là les récits divergent. Victor Hugo dit qu’il fut tué au moment ou il allait atteindre la barricade tenue par la troupe et qu’on aurait entendu le commandement du feu.  Victor Schœlcher dans « Histoire des crimes du 2 décembre » raconte qu’il fut abattu de deux balles dans la tête, au moment ou, sa tentative ayant échoué, il rejoignait la barricade des républicains, aucun ordre de feu n’ayant été entendu.

Sous la troisième République la municipalité de Limoges a donné le nom de Denis Dussoubs à l’ancienne place Royale et y à fait ériger une statue en bronze.  Elle fut fondue par l’Occupant pendant la deuxième guerre mondiale pour des besoins militaires.

  • Denis Dussoubs est né le 20 août 1818 à Saint Léonard de Noblat de parents boulanger. Son frère et lui ont pu faire des études de droit à Paris grâce à leur oncle qui avait fortune en Amérique.

Les 21 et 22 décembre, le plébiscite valide le coup d’État par 7,5 millions de « oui », contre 640 000 « non » et un million et demi d’abstentions.