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La fête des mères

novembre 23rd, 2017 | Posted by admin in Connaissance de Nexon | famille | XX siècle - (0 Comments)

Contrairement à une idée reçue la Fête des mères n’a pas été créée sous Vichy mais elle est née en en 1908 aux Etats-Unis.

A cette époque Anna Jarvis organise une fête dans son église de Grafton en Virginie occidentale pour célébrer la mémoire de sa mère, morte trois ans plus tôt, et fêter toutes les autres mères. Elle était la 10ème de treize frère et sœurs, dont 7 morts avant sa naissance. Sa mère a consacré sa vie à aider les autres mères et leurs enfants face aux diverses maladies comme la rougeole, la diphtérie ou la fièvre typhoïde qui faisaient des ravages parmi les enfants… Après sa fête, elle milite pour qu’une “journée des mères” soit organisée au plan national. Malgré les ricanements de certains hommes politique son idée fait son chemin. Elle est reprise dans de nombreux Etats américains et s’exporte au Canada, au Japon et en Europe.

En 1914, le Congrès américain décide de faire du second dimanche de mai le “jour de la mère”, Mother’s Day et le président Woodrow Wilson en fait une journée nationale.

Avec l’arrivée des troupes américaines en France à partir de 1917, la « journée des mères » va être célébrée dans plusieurs villes françaises. C’est à Lyon, le 16 juin 1918, que naît la première grande fête des mères organisée par “La Plus Grande Famille” d’Auguste Isaac, association qui honorait les pères de familles de cinq enfants et plus. Il s’agissait d’organiser une « journée des familles nombreuses” comme il s’en faisait dans les milieux natalistes pour s’opposer à l’attitude malthusienne de ceux qui craignaient que la France ne puisse pas nourrir une trop grande population. Mais l’un des organisateurs, le Colonel de Lacroix-Laval propose de s’inspirer des Américains et de la baptiser “journée des Mères”.

 

Après la guerre il devint évident qu’il fallait repeupler la France. Les familles sont invitées à avoir des enfants et « Les mères de familles nombreuses »”sont honorée avec l’attribution de « médaille d’honneur de la famille française » créée par décret du 26 mai 1920.

C’est le 20 avril 1926, que la première “Journée des mères” nationale a eu lieu. A cette occasion on remet aux mères de familles nombreuses la Médailles de la Famille française mais cette manifestation n’a jamais eu grand succès jusqu’en 1941.

En 1941, le régime de Vichy dans la logique de sa politique familiale donne à la fête des Mères une dimension particulière en associant l’école aux mouvements familiaux catholiques à son organisation. La mère est représentée comme le pilier de la famille. Elles doivent s’y consacrer totalement et pour cela le travail des femmes mariées est interdit, le divorce est impossible avant 3 ans, puis uniquement pour sévices graves et répétés. Des messes sont célébrées, des spectacles sont organisés, des médailles sont distribuées. Lors de la journée de 1942, chaque enfant reçoit 100 grammes de confiture, 75 grammes de pain et 50 grammes de chocolat.

L’affiche de 1941 est de Alain Saint-Ogan (1895-1974) le créateur de Zig et Puce en 1925:

Les affiches suivantes sont de Pierre Grach (1898-1987), qui signa aussi Phili:

 

Après-guerre, en 1946 avec la nouvelle constitution française, les droits de l’homme seront reconnus comme étant aussi ceux des femmes et le décret n° 47-2109 du 22 octobre 1947 réforme le régime de la médaille de la famille française. Puis la loi du 24 mai 1950 dispose que « la République française rend officiellement hommage chaque année aux mères françaises au cours d’une journée consacrée à la célébration de la « Fête des mères » », organisée par le ministre chargé de la Santé avec le concours de l’UNAF (article 1). Elle en fixe la date au dernier dimanche de mai (sauf si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, auquel cas elle est repoussée au premier dimanche de juin) (article 2), et prévoit l’inscription des crédits nécessaires sur le budget du ministère (article 3). Ces dispositions ont été intégrées au Code de l’action sociale et des familles lors de sa création en 1956, et l’organisation de la fête a été assignée au ministre chargé de la Famille à partir de 2004.

Le décret du 28 octobre 1982 ( n° 82-938 ) a modifié les conditions d’obtention de cette distinction, puis celui du 16 janvier 1962 (n° 62-47), enfin, le décret n° 2013-438 du 28 mai 2013 a changé le nom de cette décoration en « Médaille de la Famille » et ajoute à la liste des récipiendaires des personnes ne répondant pas aux conditions générales mais qui ont rendu des services exceptionnels dans le domaine de la famille. Il tire les conséquences de la disparition de la Commission supérieure de la médaille de la famille et prévoit qu’un seul modèle de médaille sera dorénavant attribué ( et non plus trois en fonction de la taille de la famille ).

La fête des mères à Nexon

Je n’ai pas trouvé de traces de manifestations pour fêter les mères avant 1942. Le 31 mai 1942 l’église était décorée en « Honneur aux mères ».

 

En 1962, le décret du 16 janvier précise :

Art. 1er. — La médaille de la famille française est une distinction honorifique accordée, dans les familles françaises, aux mères qui élèvent ou ont élevé dignement de nombreux enfants, afin de rendre hommage à leur mérite et de leur témoigner la reconnaissance de la nation.
Ne peuvent obtenir cette distinction que les mères de famille de nationalité française dont le mari et tous les enfants sont Français et qui, par leurs soins éclairés, leur activité laborieuse, leur dévouement et leur exemple, ont fait un constant effort pour élever leurs enfants dans les meilleures conditions matérielles et morales, et leur inspirer le sentiment de l’honneur, l’amour du travail, l’attachement au foyer et le souci de leurs devoirs sociaux et patriotiques. La médaille de la famille française ne peut être accordée si la conduite du mari ou celle des enfants donne lieu à des réserves.

Art. 2. — La médaille de la famille française comporte trois modèles.
Aux mères de famille qui réunissent les conditions prévues à l’article 1er du présent décret sont attribuées :
La médaille de bronze lorsqu’elles ont, ou ont eu, cinq, six ou sept enfants légitimes simultanément vivants ;
La médaille d’argent lorsque le nombre des enfants est de huit ou de neuf ;
La médaille d’or lorsque ce nombre est de dix, ou plus.

 

Les trois médailles, bronze, argent et or , modèle 2017

A Nexon la famille SEREZAC reçoit du maire, L.J. Pradeau, la médaille d’or pour ses 10 enfants et la famille DELBURG la médaille de bronze pour ses 5 enfants.

En 1954 ma mère a reçu la médaille de bronze pour les six enfants qu’elle avait alors.

C’était le Premier modèle, utilisé depuis le 26 mai 1920. L’étoiles à huit branches en bronze entoure une partie centrale ronde avec la  gravure d’une mère portant son enfant par Léon Deschamps. entourée de l’inscription  FAMILLE  FRANÇAISE. Sur le revers, l’inscription  LA  PATRIE  RECONNAISSANTE  surmonte un emplacement destiné à la gravure du nom du titulaire, est entourée par la légende  RÉPUBLIQUE  FRANÇAISE  et  MINISTÈRE  DE  LA  SANTE  PUBLIQUE.

1965

Le dimanche 30 mai avait lieu à la mairie la remise de la médaille de la famille française à Mesdames COUDERT et BESSE. Après une brève allocution du nouveau maire, René REBIERE qui insista sur le mérite des mères de famille et les félicita. Un vin d’honneur clôturait cette manifestation à laquelle assistaient plusieurs conseillers municipaux, le lieutenant LASPERAS, chef du Corps des Sapeurs Pompiers, Mme PAUZET, MM. DEBORD et NYS des associations familiales, Mme SANCIAUD, sage -femme, Mlle DEBORD, assistante sociale.

Les récipiendaires et leur famille avec le Maire et les personnalités 

1973

La fête des mères a été célébrée avec éclat cette année à Nexon. Le 27 mai à 11 heures à la Mairie, le maire, accompagné d’une délégation du Conseil municipal et plusieurs personnalités locales remettait la médaille de bronze de la famille française à Sept mères de famille, Madame MARCHIVE Clémence, 7 enfants, Madame FAUCHER Jeanne 6 enfants, Madame CHAMINADE Jacqueline 5 enfants, Madame DEBORD Suzanne 5 enfants, Madame DURAND Denise 5 enfants, Madame FAUCHER Marguerite 5 enfants, Madame FAURE Suzanne 5 enfants.Après avoir mis l’accent sur le mérite des mères de famille et rappelé l’importance capitale du rôle de la mère de famille dans l’éducation des enfants, le Maire remettait des diplômes, offrait au nom de la Municipalité une médaille et un bouquet de roses à chacune des mères de famille à l’honneur. Les pères et enfants étaient bien sur de la fête et un vin d’honneur avec pâtisserie et jus de fruit pour les enfants complétait cette petite mais bien sympathique fête familiale.

1985

Le 2 juin 1985 au cours d’une cérémonie organisée à la mairie, le maire célébrait le mérite des mamans et et remettait à Madame MORTEROL la médaille d’argent des Familles et la médaille de bronze à Mesdames MAZEAU et VILLENEUVE. Après quoi un vin d’honneur était servi à la nombreuse assistance.

1986

Le 25 mai 1986 les mères de familles nombreuses étaient honorées au cours d’une manifestation à la mairie au cours de laquelle le maire a remis la Médaille d’argent des Familles à Mesdames BUISSON et NYS et la médaille de bronze à Mesdames ASTIER, GARRAUD et GUILMAN. Un vin d’honneur était offert à la nombreuse assistance.

Le diplôme et la médaille de ma mère

Cette fois ci la médaille est celle du deuxième modèle. Elle est ronde en bronze argenté avec sur l’avers un groupe familial entouré, sur le bas, de branches de laurier et, sur le haut, par l’inscription  FAMILLE  FRANÇAISE. Sur le revers la légende  RÉPUBLIQUE  FRANÇAISE  surmonte un emplacement destiné à la gravure du nom du titulaire.

1987

Pour la fête des mères le maire a remis la médaille d’or des familles à Madame DESVALOIS et la médaille de bronze à Madame LAGUENY. Un vin d’honneur était offert aux participants.

1988

Le 29 mai, à la mairie, au cours d’une manifestation en l’honneur des mamans, Madame R. MEYRAUD a reçu la médaille d’argent des familles et Madame O. ROGER la médaille de bronze.

1989

A l’occasion de la fête des mères deux médailles d’or des familles ont été remises, l’une à Madame Andrée MASNEUF qui a élevé 11 enfants et l’autre à Madame Anne Marie LASCAUX qui a élevé 8 enfants. Madame Marie BRUN a reçu la médaille d’argent  et Madame Jeanine MAURILLEGANT la médaille de bronze.

1991

« Madame Markoff était née Céline Léonide Lucienne Lelong le 4 décembre 1909 à Nexon. De ces trois prénoms Lucienne a été utilisé comme prénom d’usage.

Dernière représentante d’une vieille famille limousine, très attachée à sa terre natale Nexon, elle tenait sa fortune de son père, le Docteur Lelong. Médecin expérimenté, compétent, dévoué et qui a sauvé de nombreuses vies, alors même que la médecine disposait de peu de thérapeutiques efficaces. Félix était le prénom d’usage du docteur Lelong. Né le 31 juillet 1870 à Nexon on père, Léonard Lelong, lui donne comme prénoms François Philibert. Il portera comme prénom d’usage celui de Félix, prénom sous lequel il est connu à Nexon. Il était le dernier d’une famille de cinq enfants : Françoise, née en 1855 ; Catherine née en 1857 ; François né en 1861 et maire de Nexon de 1904 à 1919 ; Lucien né en 1866, mort en 1868.

Le docteur Lelong avait soutenu sa thèse de doctorat en médecine à Paris en 1899. Le 20 août 1908, à Limoges, il a épousé Catherine Céline Gabrielle BORDE (1879-1935). Ils auront une fille, Lucienne. Il décède à Nexon le 11 novembre 1955 à l’âge de 85 ans.

Lucienne épouse le 8 juillet 1939, à Limoges, Boris Markoff, vétérinaire à Nexon. Son mari, d’origine Bulgare, est né le 22 avril 1897 à Rebro, une petite ville située à 50 km à l’ouest de Sofia. Le docteur Marcoff exerce son métier de vétérinaire avec compétence, métier qui ne ressemble plus guère à celui pratiqué aujourd’hui. En effet le vétérinaire est rarement à son cabinet, il parcourt la campagne pour soigner le gros bétail, rarement les chats et les chiens. Il aime cette campagne nexonnaise qui lui rappelle sa Bulgarie natale. Il aime accompagner son beau-père dans les fermes que celui-ci possède. On le voit sur la photo suivante, au côté de son épouse et du docteur Lelong, dans une des fermes de ce dernier.

Le docteur Lelong avec sa fille et son gendre a sa ferme de la Joussonie.

Sur la photo suivante le docteur Lelong est plus âgé. Fatigué, il est assis entouré de sa fille et de son gendre, toujours habillé de la même manière. A gauche, madame Borde, tante de Lucienne Lelong.

A la mort de son père, en 1955, Lucienne Lelong-Marcoff hérite de sa fortune.  Quand son mari décède en 1969, Madame Marcoff qui n’a pas eu d’enfant et qui n’a pas d’héritiers proches souhaite que ses biens profitent à sa commune. C’est sans doute tout naturellement que Madame Lucienne Lelong fait de la commune de Nexon son légataire universel avec comme condition d’en faire un usage utile aux habitants. Elle décède le 27 juin 2003 et repose auprès de son époux dans le caveau de la famille Lelong.

Progressivement la commune réalise le souhait de sa donatrice. L’une des dernières étapes a été l’inauguration, vendredi 6 octobre 2017, de l’espace Lelong-Marcoff.    Fabrice Gerville-Reache  et la directrice de cabinet du préfet dévoilent la plaque. 

Le maire, pendant son discours, entouré des personnalités. 

De gauche à droite: M Vincent, représentant le Président de la Région; Mme Pérol-Dumont, sénatrice; La Directrice de cabinet du préfet;

M. Leblois, président du Conseil départemental; Mme Plazzi, Vice présidente du conseil départemental; M. Delautrette, président de la communauté de communes.

Dans de nombreuses communes de France, jusqu’au début de la Troisième république, les écoles primaires sont dirigées par des congrégations religieuses car, surtout dans les campagnes, les communes n’ont pas les moyens de construire des écoles. Nexon n’échappe pas, en partie, à cette règle : il y avait à Nexon deux écoles dirigées par des religieux, l’une pour les filles, l’autre pour les garçons mais pour eux il y avait aussi l’école communale. L’école des filles dépendait des Sœurs de l’enfant Jésus, congrégation née au Puy au XVIIe siècle. Celle des garçons dépendait des Frères du Sacré Cœur, congrégation fondée à Lyon en 1827 par le Père André Coindre.

  • L’école de garçon et le pensionnat des Frères du Sacré Cœur, créée en 1834.

L’école de garçon, comme celle des filles, a été créée par la volonté du baron Astolphe de Nexon qui en a mis à disposition le terrain et apporté un financement. On trouve indistinctement le nom de « Frères du sacré cœur » ou « des Frères du Paradis ». Il s’agit de la même congrégation, le nom de Paradis venant de ce que le Frère Polycarpe, considéré comme le second fondateur des Frères du sacré cœur a fait acheter à sa congrégation une propriété importante à Espaly, près du Puy en Velay, au lieu-dit Paradis. Cette propriété est devenue la maison mère de la congrégation que l’on appelle parfois du nom de ce lieu-dit, symbolique pour les catholiques.

On connait le fonctionnement de l’école par la nécrologie du Frère Florentin, son directeur, publiée dans « Le Courrier du Centre » du 23 avril 1890.

« Le 17 avril dernier, on a célébré dans l’église paroissiale de Nexon les obsèques de M. Robert, en religion Frère Florentin, directeur de l’école libre et du pensionnat des Frères de Nexon.

Le vaste édifice pouvait à peine contenir les nombreuses personnes venues pour rendre hommage à cet homme de bien, aimé et respecté de tous.

Né dans la Haute-Loire, d’une nombreuse famille chrétienne, dont plusieurs membres appartenaient déjà à l’enseignement congréganiste ou au clergé, M. Robert, de l’ordre des Frères du Paradis, près-le Puy, vint à Nexon en 1834.

C’est à cette époque que M. le baron de Nexon, voulant assurer aux enfants de la commune une instruction éclairée, en même temps qu’une éducation forte et religieuse, avait fondé l’école libre congréganiste de Nexon et en avait assuré la dotation. Déjà, sous ses auspices, les sœurs de l’Enfant Jésus avaient établi leur école de filles, toujours encore florissante. Celle des garçons s’ouvrit à son tour et était confiée aux Frères de l’ordre du Paradis.

En même temps que son généreux fondateur, Mme la marquise de Livron, sa sœur assurait la charge de son entretien. Le vénérable curé Pradeau leur apportait tout d’abord le concours de son zèle et plus tard contribuait lui-même de ses libéralités au développement de l’œuvre.

Le Frère Florentin, nommé directeur de l’établissement, devait conserver les fonctions pendant plus de 33 ans. Il avait vu naitre son école, il l’a vue grandir et prospérer. Il a vu le vaste local occupé par lui devenir bientôt insuffisant. Soutenu par la générosité de ses bienfaiteurs, apportant lui-même son zèle et quelquefois son obole, il a été l’architecte, le constructeur et le directeur du magnifique établissement élevé à l’entrée du bourg, que MM. De Nexon mettent à la disposition de l’institut des Frères pour recevoir leurs élèves et leurs pensionnaires.

Comment retracer l’histoire de ces trente années consacrées par le Frère Florentin à l’instruction des enfants de Nexon ? Y a-t-il plus noble mission que celle de l’éducation quand on sait la remplir comme il l’a fait ? Former les jeunes intelligences, les éclairer par la science, faire do ces enfants des adolescents respectueux de leurs parents, des hommes aimant leur pays, et avant tout des chrétiens soumis à Dieu, voilà la lâche que le Frère Florentin devait assurer et mener à bonne fin. Ses méthodes étaient si excellentes, son instruction si solide, ses explications si nettes et si claires, qu’on saisissait à l’instant toutes ses leçons. Rapides étaient les progrès de ses élèves, et grand nombre d’entre eux, après avoir reçu de lui les bienfaits de l’instruction élémentaire, ont été surpris de la facilité avec laquelle ils ont poursuivi leurs études de l’enseignement secondaire, spécial ou supérieur, tant il est vrai que les assises solides permettent toujours d’élever un édifice de plus en plus haut.

Que dirais-je de son zèle pour ses élèves ? La note dominante de son caractère était une patience et une bonté évangéliques. C’était merveille que de voir de tout petits enfants captivés en quelques heures par cet homme à la stature athlétique, doué, par contraste, d’un caractère aimable, doux, patient et charitable.

Son humeur était toujours égale, sa gaieté inaltérable. Aussi qui- ne connaissait à Nexon cette figure ouverte et souriante, ce regard franc, rayonnant et bienveillant ?

Il avait élevé la majeure partie des hommes arrivés aujourd’hui à l’Age mûr. Il recevait à tour de rôle leurs enfants, et s’il était le maître de ceux-ci, il était resté l’ami souvent et le conseiller de ceux-là.

Aussi est-ce avec une profonde douleur qu’on apprenait tout à coup la mort du cher Frère ! Elle est venue inopinée, subite, et l’a frappé dans l’exercice de ses fonctions au moment où il reprenait mardi son cours de la veille. Terrassé par une apoplexie foudroyante, il est mort, comme un soldat, sur le champ de bataille, à son poste d’honneur.

Il n’est pas étonnant qu’un tel homme ait laissé de profonds regrets. Mais, spectacle touchant, ce n’est pas sans émotion que nous avons vu des hommes de tous les partis venir en foule à ses obsèques, déposer des couronnes et des fleurs sur sa tombe et déplorer tout haut sa fin prématurée, car elle montre encore vivace à Nexon un grand et noble sentiment : celui de la reconnaissance.

Le cher Frère Florentin était vraiment populaire, et en voyant ses funérailles, nous nous rappelions celles de notre vieux curé Pradaud, apôtre pendant cinquante ans de la paroisse, qui avait été son guide et son modèle.

Tous deux reposent aujourd’hui en paix, l’un près de l’autre, au milieu du cimetière de Nexon. Ils ont également < passé > en faisant le bien. Tous deux ont trouvé dans l’estime de leurs concitoyens une récompense qu’ils ne cherchaient point.

Mais tous deux n’ont été si grands dans leur simplicité que parce qu’ils ambitionnaient une couronne plus grande qui ne leur a pas été refusée : celle que Dieu accorde à ses bons serviteurs.

Après avoir fait l’éloge des qualités personnelles du défunt et sans les vouloir diminuer, reportons sur ses collaborateurs et sur l’ordre des Frères tout entier, une partie des éloges que nous lui avons adressés. Ses méthodes étaient celles que l’institut a partout adoptées, la direction de son établissement, celle qui émane du directeur général, et son esprit religieux celui qui anime partout ces hommes de talent et de dévouement inspirés par l’amour de Dieu.

La tradition fait la force. Dans l’ancienne monarchie, le héraut chargé d’annoncer la mort du roi, criait à la cour : « Le roi est mort, vive le roi ! » Nous sommes tentés de nous écrier : « Notre frère Florentin est mort, vivent les Frères ! » Entre les mains de l’ordre l’école libre de Nexon ne périclitera pas.

L’esprit qui anime tous les Frères est le même, les mêmes bienfaiteurs sont toujours debout, ou représentés par leurs fils ; un nouveau directeur reprendra l’œuvre à peine Interrompue quelques jours, et les nombreux enfants qui fréquentent l’école, les nombreux pensionnaires qu’elle abrite, sont toujours sûrs de trouver les mêmes soins, la même sollicitude, la même instruction et les grands enseignements qu’ils ont reçus dans le passe. »  (Le Courrier du Centre, 23 avril 1890)

  • L’école n’est pas obligatoire et il y a souvent des absents…

Chaque mois le Frère Florentin adresse au Maire de Nexon la liste des élèves absents au cour du mois. Si un certain nombre d’entre eux sont absents à cause de maladies un certain nombre d’entre eux l’est pour aider leurs parents. On note ainsi qu’en octobre 1883, Emile Lelong a été retenu pendant 4 jours pour garder les brebis, que Jean Valette et baptiste Brousseau ont été occupés aux champs pendant 3 jours … Il est souvent indiqué « retenu par les parents » et on trouve même « retenu par Mr le curé ». D’un mois à l’autre ce sont souvent les mêmes qui sont retenus par les parents.

Pour le mois d’octobre 1883, 12 élèves absents totalisent 36 jours d’absence dont 19 (50%) retenus par les parents ou occupés aux champs. Jean Estier a été absent 8 jours pour maladie, Emile Lelong et Louis Trébuchère ont été retenus chacun 4 jours par leurs parents.

Pour le mois de novembre 1883, 19 élèves ont été absent cumulant 82 journées d’absence dont 19 jours retenus par les parents et 3 par Mr le curé. Louis Trébuchère a été absent pendant 10 jours pour un « mal aux yeux », Jacques Téliot a été retenu 8 jours par ses parents et Emile Lelong pendant 6 jours. Pendant 7 jours, Jean Grospas est absent à cause du mauvais temps.

Au mois de janvier 1884 10 élèves sont absents pour 69 jours, dont 24 journées ou les élèves sont retenus par les parents et 3 par le curé. Emile Lelong a été une nouvelle fois retenu pendant 9 jours et Jean Déliat pendant 15 jours.

Nous ne connaissons pas les professions des parents, sans doute des agriculteurs, mais en étant régulièrement absents ces enfants ne devaient pas avoir de très bons résultats scolaires.

  • La laïcisation des écoles

Avec la troisième république l’école va profondément se modifier. Elle deviendra obligatoire et gratuite et les enseignants seront formés et diplômés par des institutions publiques. Ces évolutions ne vont pas bouleverser l’école de garçons à la différence de ce qui va se passer pour l’école de filles. En effet il existe à Nexon une école communale de garçons, distincte de l’école religieuse alors que pour les filles il n’y avait que l’école religieuse.

Toutefois, en vertu des différentes lois votées depuis 1901, il faut que les écoles liées aux congrégations religieuses soient autorisées.

Le 22 novembre 1901, le préfet de la Haute Vienne demande au Conseil municipal un avis sur la demande formulée par la Congrégation des frères du Sacré Cœur d’ouvrir son établissement à Nexon. Le 3 décembre le préfet adresse un télégramme au maire de Nexon pour lui demander la date à laquelle il a convoqué son conseil pour délibérer sur cette demande.

La Congrégation des Frères du Sacré Cœur ayant été dissoute par un jugement du tribunal du Puy en date du 3 avril 1903, un administrateur judiciaire, Monsieur Henri Lecouturier, signe un bail avec Monsieur Thomas, maire de Nexon par lequel la commune prend l’immeuble avec ses dépendances et les meubles contre paiement d’un loyer annuel de 800 francs payable à l’administrateur. Le bail prévoit que celui-ci serait résolu si la revendication du baron de Nexon ( doté du titre de marquis dans le bail !) sur la propriété de ce bien était reconnue par un tribunal.

Bail signé le 22 janvier 1904 à Nexon et le 26 février à Paris, approuvé par le Préfet le 15 mars 1904

L’état des lieux qui a été effectué par M. Henri Couturier, architecte-expert à Limoges, les 19 et 21 janvier 1904 décrit les bâtiments :  »

L’établissement en question se compose d’un corps principal et de deux ailes formant avant corps. Il est construit en moellons ordinaires. Les angles et encadrements des ouvertures sont en pierre granitique du pays. La couverture est en tuiles mécaniques façon Montchanin.

Le Rez de chaussée comprend dans la partie centrale un couloir à l’entrée avec escalier dans le fond, un couloir longitudinal allant à l’aile droite. Une petite salle à manger et un cabinet de réception à droite du couloir d’entrée et sur façade principale. Un office et une cuisine sur la façade postérieure.

Dans la partie gauche, une classe sur la façade postérieure et un réfectoire sur la façade principale.

Au rez de chaussée, l’aile droite forme 3 classes et l’aile de gauche forme un grand préau. »

Le  plan de masse qui figure dans le document permet de comprendre la disposition des pièces :

L’établissement des Frères du Sacré Cœur de Paradis en 1904

L’état des lieux décrit un bâtiment mal entretenu :

 » Couloir d’entrée – La peinture extérieure de la porte d’entrée est complètement enlevée…Le plafond est très fumé…les peintures sont très  défraichies. Le plancher est en mauvais état.

Petite salle à manger – Le contrevent est en très mauvais état…Le plafond est fendu en plusieurs endroits et fumé…Les papiers et peintures sont très défraichis. Le parquet est en mauvais état.

Grand Réfectoire – Les contrevents sont en très mauvais état…Les enduits sont dégradés et soufflés en plusieurs parties…Le plancher est troué en plusieurs endroits. Les peintures sont très défraichies.

Aile de droite – 1ère classe sur façade…La porte à 2 battants est en mauvais état. La plinthe extérieure est complètement pourrie…La poignée est cassée. 2 ouvertures croisées sans contrevents…Il n’y a pas de plafond. Les peintures sont très défraichies. Parquet en très mauvais état, percé en plusieurs endroits…La porte de communication entre les deux classes avec petit bec de cane a six carreaux cassés. Classe du milieu – 1 ouverture croisée en très mauvais état. Il n’y a pas de contrevent. Il n’y a pas de plafond. Mêmes observations pour tout le reste… 3e classe sur cour – deux croisées sans contrevents sont en très mauvais état… Il n’y a pas de plafond. Mêmes observations pour tout le reste…

1er Etage

La partie centrale forme cinq chambres sur la façade principale. Un grand lavabo et la chapelle sur la façade postérieure. L’aile droite forme un grand dortoir. L’aile de gauche forme un grand débarras.

1ère chambre sur le devant – Chambre à donner. Une ouverture. Contrevent persienne en très mauvais état comme menuiserie…deux carreaux sont cassés. Cette croisée ne ferme pas très bien. La crémone ne fonctionne pas… Une cheminée avec devant briqueté et un trou pour le poêle. Le foyer est dégradé. Le plafond est soufflé et fendu et inondé par les gouttières de la toiture. Le papier est très défraichi et décollé en partie. La porte intérieure n’a pas de peinture. Le plancher est en assez bon état.

2e chambre à la suite – Le contrevent de l’ouverture est en très mauvais état…Le plafond est soufflé, fendu et totalement détérioré par les gouttières…

Lavabo sur façade postérieure- deux ouvertures extérieures croisées sans contrevents, à l’une la crémone ne fonctionne pas. Le plafond est en fort mauvais état et prêt à tomber…Le plancher est en mauvais état…Il existe dans le milieu de cette pièce un lavabo formant table avec revêtement en zinc et douze petits robinets en cuivre. Le tout en mauvais état…

Aile droite.

Grand dortoir – Quatre ouvertures croisées avec contrevents intérieurs…le plafond est fendu en plusieurs endroits et percé au-dessus de la porte sur couloir par les gouttières de la toiture…

Aile de gauche

Grand débarras – quatre ouvertures croisées extérieures sans contrevents sont en mauvais état comme menuiserie. Trois ouvertures sont complètement à refaire. En tout onze carreaux sont cassés…Le plafond et les enduits sont en très mauvais état et dégradés et soufflés en partie. Le plancher est troué en plusieurs endroits et gondolé…

La couverture en tuiles mécaniques est en mauvais état, des tuiles sont cassées et auraient besoin d’être remplacées.

Les murs de clôture en façade sur la route et le mur du côté du couvent, école libre sont en bon état… »

L’état des lieux précise que « Les toitures de tous les bâtiments vont être resuivies, les carreaux des ouvertures extérieures remplacés. Les menuiseries extérieures ajustées et les serrures et ferrements divers des portes extérieures réparés par les oins de Mr Rousseau Jules entrepreneur à Nexon moyennant la somme de cent cinquante-neuf francs quatre-vingt-onze centimes. Ces réparations seront payées par le bailleur »

Dernière page de l’état des lieux .

  • De l’école congréganiste à l’école libre…

Le 7 juin 1906, Jean-François Colomb fait part au maire de Nexon de son intention d’ouvrir une école privée primaire avec pensionnat dans les locaux situés aux Garennes appartenant à M. le baron de Nexon, précédemment occupés par l’école communale de garçons.

Assez régulièrement dans la presse on trouve une annonce pour le recrutement d’un instituteur. Ainsi le 15 juillet 1922 on pouvait lire dans les Petites annonces : « Institution du Sacré-Cœur à Nexon (Haute-Vienne), demande adjoint breveté, bonnes références, traitement avantageux. S’adresser au curé doyen de Nexon »

Pendant la première guerre mondiale le bâtiment a été affecté à des unités militaires stationnant à Nexon. Sur cette carte postale on voit des soldats laver du linge dans la pièce d’eau et on constate que les fenêtres n’ont pas de contrevents. Certains sont dans la cour de l’école et d’autres dans le petit près. Les soldats appartiennent au  68e régiment d’artillerie à pied (R.A.P.).  Les mécaniciens et les chauffeurs des locomotives militaires appartenaient au 68e et au 69e R.A.P. de même que les personnels chargés de construire le réseau ferré utilisé par l’artillerie au front. Les soldats de la 15e batterie ici à Nexon devaient travailler sur le matériel stocké à la gare de Nexon.

L’école affectée aux militaires. Carte postée le 19 juillet 1918

  • Une réunion des anciens élèves en 1933.

A l’initiative de Louis Mouret, ancien militaire et catholique fervent et du curé Paul Latzarus une réunion des anciens a été organisée au cours de laquelle plusieurs discours ont été prononcés, nous permettant d’en connaitre un peu sur cette école. Le directeur en poste, M. Bachellerie était présent. Le compte rendu de cette première réunion de l’Amicale des Anciens Elèves de l’école libre de garçons de Nexon a eu lieu le 16 juillet 1933. Voici le compte rendu publié dans le numéro d’aout 1933 de l’Echo religieux de Nexon, Entre Nous.

« Le Dimanche, 16 Juillet, les anciens élèves de l’école libre de garçons de Nexon, convoqués par l’heureuse initiative de quelques-uns d’entre eux, se réunissaient pour un banquet amical.

Dès onze heures, plusieurs se trouvaient au café moderne, et, à midi, heure fixée, c’était plus de soixante, certains venus de Paris, Limoges et Périgueux, qui, après, avoir répondu à l’appel reçu, se groupaient autour des tables, gracieusement ornées en leur honneur par les soins de Me Gibeau, et se régalaient du menu préparé avec un soin non moindre.

Il serait difficile de décrire l’entrain des conversations et la gaieté du repas. Les échos de la salle résonnent encore des rires et des propos qui furent échangés.

Au dessert, naturellement, ce furent les discours : Successivement, M.M. Delaty et Mouret, au nom des anciens élèves de l’école, M. Bachellerie, directeur de l’école ; Monsieur Georges de Nexon, président du Comité de Patronage ; Mr. L’abbé Latzarus, curé-doyen de Nexon, prirent la parole évoquant le passé et montrant les possibilités de l’avenir et les raisons qui dictaient leur action et leurs espoirs.

Après quelques chansons, ce n’est qu’à quatre heures qu’on se décida â se séparer pour se retrouver encore sur les prés de la Seyne, où Mr. Raoul Delaty, ancien élève et notre fin pilote, fit le plaisir â ses camarades de venir se poser après quelques évolutions au-dessus de Nexon.

A l’issue du Banquet, on “forma une association d’anciens à laquelle sont conviés à s’inscrire les anciens qui n’ont pu assister à la réunion. Le Docteur Frugier, qui en fut nommé président, par quelques mots plein de cordialité et de sagesse remercia en précisant encore l’action des écoles libres et en assurant ses camarades de tout le dévouement dont il serait capable. On applaudit comme il convenait à cette improvisation si pleine de cœur qu’il est malheureusement impossible de reproduire in extenso.

On promit de recommencer et de se retrouver plus nombreux encore l’an prochain à une époque plus favorable pour les agriculteurs, retenus en cette saison par les travaux des champs.

Voici la constitution du Bureau :

Président d’honneur : Mr. le Curé-Doyen

Mr. Bachellerie Directeur.

Président :                          Le Docteur Frugier

Vice-Présidents :              Antonin Delaty, Mr. Papel

Trésorier :                           Eugène Lelong.

Secrétaires :                       Louis Mouret, Albert Fouillaud.

Conseillers :                       Mr. Baptiste Lelong, Jérémie Jourde, Albert Adam, Pierre Chatard, Pierre Delhoménie, Jean Sanciaud, Henri Papel, René Delaty, Marcel Morello. »

En parcourant les autres discours on trouve la liste des anciens directeurs et enseignants : MM. Florentin, Ulrich, Colomb et Bachellerie.

Les bâtiments du couvent ont été vendus à Monsieur Bitaud. Il  y a transféré son commerce de quincaillerie et l’école des filles est passée dans l’ancienne école du Sacré Coeur comme on le voit sur cette carte postale:

Les élèves sont peux nombreux. Si l’on compare le nombre des enfants inscrits au catéchisme en octobre 1932 on compte 3 garçons et 4 filles en première année, 6 garçons et 7 filles en deuxième année. Comme tous les élèves de l’école libre doivent suivre la catéchisme on peut en déduire que les effectifs de l’école sont égaux à ceux du catéchisme.

  • L’école de filles des sœurs de l’enfant Jésus.

On trouve la trace de la demande de création d’une école religieuse, sans doute pour les filles puisque l’école de garçon existe, dans une lettre du Frère Louis-Marie de l’Institution des Frères Maristes à Notre Dame de l’Hermitage de Saint Chamond. Le 17 aout 1854 il écrit à Madame de Livron, née de Nexon, à Nexon. Sa lettre est une réponse à sa demande de créer un établissement à Nexon. Voici sa réponse :

« Madame,

En réponse à votre honorée lettre du 8 de ce mois, je vous adresse le prospectus de nos conditions pour un établissement. Je vous les donne pour trois frères (le traitement est de 1.500 fr.), car nous ne pourrions pas consentir à commencer par deux seulement à une si grande distance de la Maison-Mère.

Vous verrez aussi par les dimensions des salles pour les classes et par l’énumération des pièces nécessaires au logement des frères que le local que vous avez en vue ne pourrait pas convenir.

Vu ces difficultés je suspendrai l’inscription de votre demande jusqu’à ce que vous m’ayez écrit. Dans tous les cas, il nous serait impossible, faute d’un nombre suffisant de sujets, de faire votre établissement cette année, ni même l’année prochaine ; à moins, pour 1855, qu’il ne se présente dans de bonnes conditions et que la Providence nous ménage quelques ressources plus qu’ordinaires. Nous sommes bien décidés à faire toujours tout ce qui dépendra de nous pour répondre à vos pieux désires.

Veuillez agréer, etc. …

  1. Louis-Marie.

ND Hermitage »

L’école de filles se tenait dans le bâtiment appelé « l’ancien couvent ». Le bâtiment de l’école des garçons et celui de l’école de filles se touchent. Ils sont séparés de la rue par un long mur de pierre tel qu’on le voit sur la carte postale ci dessous. Les personnes sur la rue viennent de la gare et se dirigent vers le bourg.

A droite , au premier plan l’école de filles, au fond l’école de garçon.

Je n’ai pas encore trouvé la date précise d’ouverture de l’école de filles à Nexon. La certitude c’est qu’il s’agissait d’une école congrégationiste car il n’y avait pas d’école communale pour les filles. La Troisième république va faire changer cette situation en incitant les communes à construire des écoles. La loi du 1 juin 1878 contraint la commune de devenir propriétaire de l’immeuble où s’organise une école publique et crée une Caisse pour la construction des écoles chargée « de délivrer aux communes les subventions qui leur auront été accordées » (article 7).

Le poids de l’Etat va encore s’accroitre avec la nomination de Jules Ferry à la tête du ministère de l’Instruction Publique le 4 février 1879. Les plus connues des lois qu’il a défendu au Parlement sont celles sur la gratuité de l’enseignement primaire dans les écoles publiques (loi du 16 juin 1881) et celle relative à l’obligation, pour les enfants des deux sexes, de fréquenter l’école de 6 à 13 ans (loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement primaire obligatoire).

Il n’est alors pas étonnant de trouver des courriers des représentants de l’Etat pour inciter les maires à faire construire une école.

Ainsi le 24 février 1882 le sous-préfet de Saint Yrieix écrit au maire de Nexon pour lui demander de construire une école communale de filles. En effet l’école de filles est logée dans le bâtiment d’une congrégation religieuse. Celle-ci a accepté de s’installer à Nexon à la condition que des membres de cet ordre soient nommées institutrices communales. Le sous-préfet insiste sur la nécessité pour la commune d’être propriétaire de son école car la congrégation pourrait du jour au lendemain priver la commune d’école publique en lui retirant l’usage de ses locaux. La commune ne pourrait sans doute pas trouver rapidement un autre bâtiment. Mais la construction par la commune est nécessaire pour un autre motif, il faut « que l’autorité préfectorale et l’autorité universitaire aient sur le personnel et l’enseignement l’action et le pouvoir que la loi leur a attribuées. »

Le 27 août 1882, le sous-préfet refuse la création d’un poste pour une seconde institutrice pour l’école de filles en arguant d’une superficie insuffisante pour deux classes et surtout parce que « la création d’un poste d’adjointe, serait donner … une sanction officielle à une situation évidemment défectueuse ». Le sous-préfet termine en rappelant « une nouvelle fois de plus, la nécessité de construire une école de filles ».

Le 25 septembre 1883, l’Inspecteur d’académie de la Haute-Vienne écrit au préfet du département pour lui demander d’inviter la commune de Nexon à construire une école de garçons et ensuite d’affecter le bâtiment occupé actuellement par les garçons à l’école de filles. Dans son courrier l’Inspecteur d’académie rappelle que la commune de Nexon compte 526 enfants d’âge scolaire, 269 garçons et 257 filles, et qu’elle ne possède qu’une maison d’école pour les garçons.

On trouve dans le cimetière de nexon un vieille tombe où sont enterrées deux religieuses : Sœur Elidie décédée le 1er novembre 1857 et Sœur des Anges décédée le 11 octobre 1865 âgée de 32 ans.

 – la marche vers la laïcisation de l’enseignement

 

La loi Goblet du 30 octobre 1886 prolonge la loi de 1882 et confie à un personnel exclusivement laïque l’enseignement dans les écoles publiques. Les religieux et religieuses des congrégations enseignantes ne peuvent plus exercer dans les écoles communales.

A Nexon, il faut donc que la commune crée une école de fille pour se mettre en conformité avec ces lois.

Je n’ai pas trouvé d’injonction de l’Etat dans ce sens avant un courrier du Préfet de la Haute-Vienne Edgar Monteil en date du 15 octobre 1901, annonçant au maire que conformément aux différentes lois citées précédemment, « l’école de fille va être laïcisée. » Le maire est prié « de rechercher immédiatement un immeuble que la commune prendra en location pour l’installation de la nouvelle école ». La commune devra également acquérir le mobilier scolaire si elle ne le possède pas déjà.

Le maire ayant demandé un délai jusqu’à la construction d’un groupe scolaire, le préfet lui écrit le 6 novembre 1901 en le mettant en demeure de louer un local sous 3 jours. Si la municipalité ne répond pas positivement à cette injonction le préfet agira d’office.

La réponse du maire est tout aussi ferme. Il écrit le 10 novembre « le conseil municipal n’admet pas que du jour au lendemain vous l’obligiez à laïciser l’école sans savoir si on pourra trouver un local… »

La presse catholique nationale s’empare de l’affaire et le journal La Croix du 17 novembre 1901 écrit : « M. Monteil, l’homme aux fiches, le célèbre préfet de la Haute-Vienne, avait ordonné au Conseil municipal de Nexon de trouver, dans les quarante-huit heures, un local pour les institutrices laïques qu’il allait envoyer pour remplacer les religieuses, très populaires et depuis longtemps dévouées à la jeunesse du pays

Après un moment de faiblesse, le maire et les conseillers se sont ressaisis, nous dit la Croix de Limoges. Ils ont répondu qu’ils ne se mêleront de rien et que le préfet peut venir lui-même, s’il le veut, chercher et louer la maison qui lui plaira. Si le préfet envoie son institutrice, elle est exposée à coucher dehors. »

Le préfet Monteil avait déjà été critiqué dans le même journal le 10 mars 1901 : « LES BOUFFONNERIES D’UN PREFET – La Croix de Limoges avait fait de larges emprunts aux œuvres littéraires de son préfet, M. Edgar Monteil, afin de prouver que la plume qui signe en ce moment des arrêtés aussi extravagants que sectaires était exercé jadis à des œuvres tout aussi recommandables et qui faisaient pressentir le préfet actuel.

Ces citations étaient-elles désagréables à M. Edgar Monteil ou a-t-il été poussé par la pénurie de son budget ? On ne sait. Mais il vient de demander à la Société des gens de lettres de poursuivre la Croix de Limoges en payement des emprunts faits à sa littérature.

C’est une bouffonnerie de plus à l’actif de M. Edgar. »

Finalement le 30 novembre un bail est signé pour la location d’une partie de la maison de Madame Estier, route de la gare, en vue de l’installation de l’Ecole publique laïque de filles. Il est approuvé par le préfet le 3 décembre.

Mais cette location sera de courte durée puisque dans sa séance du 2 février, le conseil municipal décide de résilier le bail à compter du 1er mars 1902 et de louer l’immeuble Combellas. Madame Estier demande donc à la commune de lui payer 246,25 francs, prix de la location d’une partie de sa maison pour un trimestre et des frais afférents.

  • Les conséquences de la loi de 1901.

La Congrégation des Demoiselles de l’Institution dite de l’Enfant Jésus demande officiellement au sous-préfet de Saint Yrieix l’agrément pour son établissement de Nexon. Le 6 janvier 1902, le sous-préfet demande un avis rapide du Conseil municipal…

Comme cela c’est passé pour les garçons la Congrégation n’assure plus la direction de l’école… les écoles vont être créées par des particuliers. La Cour de cassation, dans son arrêt du 17 janvier 1902,  déclare que l’instituteur qui veut ouvrir une école libre n’a d’autre formalité à remplir que celle de la déclaration. Le maire va ainsi recevoir plusieurs lettres l’informant de l’intention de leur auteur d’ouvrir une école. Et conformément à la jurisprudence des tribunaux la seule déclaration suffisant, les écoles ouvrent…

Le 9 juin 1903, Laure Massy informe le maire de Nexon de son intention d’ouvrir une école primaire et une école enfantine dans l’établissement précédemment occupé par les religieuses de l’Institution de l’Enfant Jésus et dirigé par Madame Marie Prunière.

Le 4 août elle déclare qu’elle va ouvrir un pensionnat de jeunes filles dans l’école de Jeunes filles qu’elle dirige.

Le 27 août, Félicie Migaud informe le maire qu’elle ouvre une école primaire avec pensionnat et une école enfantine dans l’établissement dirigé par mademoiselle Massy.

  • Au cours de la guerre de 1914-1918,  Monsieur de Nexon fait installer 20 lits à l’école destinés aux militaires blessés. Un hôpital teporaire est créé. Un autre hôpital, bénévole celui-ci sera crée par madame de Nexon au château de La Garde.

 

Recto et verso de la carte postale écrite le 8 janvier 1916

Depuis la création de l’école communale pour les filles les effectifs sont faibles, moins de vingt élèves en général.

Années 1931-1932

L’école fermera définitivement en 1953. le bâtiment sera vendu et transformé en logements.

Bibliographie : Pour comprendre comment entre 1902 et 1910 on a assisté à la fin des écoles congréganistes et à la naissance de l’école libre sous diverses formes avant que s’opère une unification des différentes structures en une école catholique sous direction diocésaine on pourra lire la thèse de doctorat d’André LANFREY , publiée sous le titre « Sécularisation, séparation et guerre scolaire. Les catholiques français et l’école (1901-
1914). Paris, Le Cerf, 2003.

 

     Les présidents

1949 – 1953 : Jean BUSSIERE
1953 – 1954 : Maurice LAMBOTTE
1954 – 1957 : Jean CROUZILLAC
1957 – 1960 : Jean LASPOUGEAS
1960 – 1965 : Jean CROUZILLAC
1965 – 1972 : Jean LASPOUGEAS
1972 – 1981 : Robert FOUILLAUD
1981 – 1983 : Jean Pierre TIGOULET
1983 – 1985 : Achille THEODORESCO
1985 – 1987 : Claude OLIVERO
1987 – 1993 : Gilbert JOACHIM
1993- 1995 : Lucien MAZIERE
1995 – 2008 : Jean Pierre TIGOULET
2009- 2010 : Jean Pierre TIGOULET et Marcel JAVERLIAT
2010-2017 : Marcel JAVERLIAT

2017 – Jean-Luc BONNAFY

Saison 1950 -1951

Saison 1951 -1952

Saison 1952 -1953

Saison 1953 -1954

Saison 1954 -1955

Saison 1955 -1956

Saison 1956 -1957

C’est à cette époque que je commence à accompagner mon père au stade les dimanche après-midi. Quelques noms de joueurs sont restés gravés dans ma mémoire parmi lesquels celui de Jeannot ADAM qui a marqué le club,aussi bien comme joueur que comme dirigeant.

ASN 1956-1957

Saison 1957 – 1958

1957 58

Le Président Jean CROUZILLAC a le sourire. Le club est dynamique et vient d’accéder à la promotion de 1ère division. Pour leur plus grande part les joueurs sont originaire de Nexon ou des environs. Il est vrai que dans la commune il n’y a pas de chefs d’entreprise qui comme aux Cars ou à Cussac, deux clubs souvent adversaires de Nexon, font venir des joueurs de Limoges en leur offrant un emploi dans leur usine.

Saison 1958 – 1959

En vue du match du 21 septembre 1958 contre Les Cars les joueurs suivants sont convoqués : BARNABET, LAPLAUD, CHIBOIX, GIROUX, MAZABRAUD, C. MAGNAUD, GRIMPERELLE, M. Magnaud, FILLOUX, ANDRIEUX, PENOT, MASPATAUD. (Centre Presse-20 septembre 1958)

Saison 1959 – 1960

J’étais encore plus passionné car un des employés de mes parents, Henri PHELIPEAU, jouait dans l’équipe première. Attaquant très adroit il apportait son expérience et sa vision du jeu. Un jeune avant-centre, KADER, arrive au club et pendant plusieurs saisons il fait le bonheur de l’équipe. Robert THOUREAU, Bébert pour nous, ne chausse plus les crampons, du moins pour jouer en équipe première. Il met ses compétences rédactionnelles au service de l’administration du club.

1959-1960

asn-juin-1960-phelipeau-kader

Henri Phelippeau, Louis Desset, capitaine, Kader Labbas en Juin 1960

Banquet chez Léonie Adam

Saison 1960 – 1961

Saison 1961 – 1962

1961 1962

Président : Jean CROUZILLAC
Vices Présidents : Léon ADAM, René LOUIT, René REBIERE, R. ROBARD
Trésorier : Émile BUISSON
Trésoriers adjoints : A. BERTIGNAC, Robert FOUILLAUD
Secrétaire : Albert THOUREAU
Secrétaire adjoint : Edmond MAZABREAUD
Membres : Georges ANDRÉ, R. CHAULET, M. COMBACAL, JARRY, KADER, D. LAGORCE, PAYRAT, PICAT, Henri PHELIPPEAU, ROUSSE, SEGUE, SIMON, LAGNAUD.

L’équipe 1 est en deuxième division. Il y a une équipe réserve et une équipe de minimes. A la fin de la saison l’équipe 1 accède à la première division de district.

La page de Centre Ouest Football consacrée à l’ASN. Elle est financée par les encarts publicitaires pris par les commerçants.

Un jour de tournoi au début des années 1960. René REBIERE et Edmond MAZABRAUD sont a la sono. Au pied du camion Monsieur BUSSIERE discute tandis que le président CROUZILLAC est appuyé contre le camion.

Saison 1962 – 1963

Saison 1963 – 1964

Saison 1964 – 1965

1964 65

De nouveaux jeunes nexonnais entrent en équipe première, Jean Paul LASPOUGEAS, Jean Pierre VALETTE, Alain FOUILLAUD, Michel VOISIN… Les anciens comme Jeannot ADAM sont toujours là et le pied gauche de Claude MAGNAUD fait des ravages dans les défenses adverses.

Une nouvelle page de Centre Ouest Football consacrée à l’ASN.

Juillet 1965, l’ASN reçoit le Challenge du Fair-play

ASN 1965 Fair Play

ASN fair play papa alain et michelMon père et deux de mes frères assistent à la remise du challenge du Fair-play

Saison 1965 – 1966
5 équipes engagées :
– l’équipe première évolue en 1ère Division
– la réserve 1 est engagée dans le même championnat
– la réserve 2 joue en 5ème Division
– 2 équipes de cadets (A et B) voient le jour.
Si le recrutement de l’équipe 1ère est resté calme, 4 joueurs nouveaux, des signatures relativement nombreuses ont été enregistrées en réserve. Cela a permis aux différentes formations de ne pas manquer d’éléments et de combler les lacunes de la saison précédente.
Le bureau, pour cette saison, se présente de la façon suivante :
Présidents d’honneur : J. BUSSIERE- A. LONGEQUEUE.
Président actif : J. LASPOUGEAS.
Vice-présidents : L. ADAM – L. NYS.
Secrétaires : A. THOUREAU – C. MAGNAUD.
Trésoriers : E. BUISSON – P.J. LACORE.
Membres : G. ANDRÉ, J.P. ADAM, A. BERTIGNAC, L. BREGEON, A. CHAULET, M. COMBACAL, R. DUGUET, F. ERBAULT, P. FORTIER, R. FOUILLAUD, P. JOACHIM, M. LAGNEAU, B. LASPERAS, E. MAZABRAUD, G. PAYRAT, C. PILLARD, J. PRADEAU, P. PRADEAU, A. RATINAUD, A. REBEYROL, R. REBIERE, L. ROUSSE, P. SENAMAUD, R. VILLENEUVE.
La pharmacie est confiée, comme chaque saison, à René LASPOUGEAS.

Saison 1966-1967

Présidents d’honneur : J. BUSSIERE – A. LONGEQUEUE – M. DEBELEIX.
Président actif : J. LASPOUGEAS.
Vice-présidents : L. ADAM – L. NYS.
Secrétaires : A. THOUREAU – C. MAGNAUD.
Trésoriers : E. BUISSON – P.J. LACORE.
Membres : G. ANDRÉ, J.P. ADAM, A. CHAULET, CLAVAUD, R. DUGUET, F. ERBAULT, J.P. GIRY, P. JOACHIM, M. LAGNEAU, MAURILLEGANT, E. MAZABRAUD, PICAT, C. PILLARD, J. PRADEAU, P. PRADEAU, A. REBEYROL, R. REBIERE, L. ROUSSE, A. VILLENEUVE, R.VILLENEUVE.

1967 68

1966 67Photo publiée dans Centre Presse le 26 mai 1967

Une saison qui se termine par le titre de Champion de la Haute-Vienne de 1ere division et la montée en promotion de Ligue. Parmi les joueurs plusieurs ont 20 ans ou moins: Patrice VALETTE, Guy LASCAUX, Alain FOUILLAUD, Claude BARRIÈRE, Jean Marie DESSELAS. Albert MORELON est le capitaine entraîneur. Après plusieurs saisons à Nexon il ira apporter ses compétences au Limoges FC puis dans d’autres clubs de la Haute-Vienne.

Le club compte près de 80 licenciés qui opèrent dans 5 équipes : 3 équipes seniors, 1 équipe de cadets, 1 équipe de minimes.

jean laspougeas

Saison 1967 – 1968

Renforts de FAUCHER et MASSALOUX (A.S. Aixoise) et JAMMES (ASPTT). Albert MORELON est joueur et entraîneur.
A la fin de la saison l’équipe 1 descend en 1ère division.

R Duguet 1967 68Raymond DUGUET, responsable des jeunes

 

Saison 1968 – 1969

Elle se termine par une 5ème place en 1ère division pour l’équipe première.

Saison 1969-1970

1969 70

L’équipe 1ère termine la saison deuxième de sa poule avec la meilleure défense. Elle a été éliminée en 8ème de finale de la Coupe du centre-Ouest par Saintes qui jouait en Division d’Honneur. Les frères VALETTE sont en attaque. Ils ont vu arriver un jeune barbu, excellent technicien amené par A. MORELON, Dany JAMIN.  Le jeune Gilbert JOACHIM, encore cadet fait son entrée en équipe première. Sur la gauche de la photo on voit M. Jean BUSSIERE, premier président du club, alors dirigeant.

L’équipe 2 accède à la 2ème division de district.

En cadet plusieurs jeunes se distinguent parmi lesquels Gilbert JOACHIM, déjà cité, Christian BUISSON, Pierre PERRIER…

Saison 1970 -1971

Cette saison est à marquer d’une pierre blanche car l’équipe première termine première de sa poule, s’adjuge le titre de champion du District de la Haute –Vienne et monte en promotion de Ligue.

1970 71

Les buts sont gardés par un goal expérimenté, PERRIER, protégés par une défense aguerrie ou l’on trouve Michel VOISIN, Jean Marie DESSELAS, Patrice VALETTE et le jeune Jean Pierre TIGOULET, qui 10 ans plus tard sera président du club. En attaque le virevoltant Dany JAMIN, bien servi par Jean Paul LASPOUGEAS, Jean Claude BARRIERE et MEDEREL.

Saison 1971 – 1972

1971 72

C’est presque la même équipe que la saison précédente. Parmi les nouveaux, un attaquant, MEDEUF.

Saison 1972 – 1973

7 équipes sont engagées. 3 équipes seniors dont l’équipe première en Promotion d’Honneur. elle affronte des équipes solidement implantées en PH comme l’ASPTT Limoges, Thiviers, Roumazières, Nontron, Aubusson, Tulle, Sarlat. Les 4 équipes de jeunes évoluent en junior, cadet, minime et pupille.

Mr LASPOUGEAS, trop pris par ses obligations professionnelles, renonce à la présidence. C’est Mr FOUILLAUD Robert qui prend en mains les destinées d’un Club qu’il connait bien.

Voici la composition du Comité de Direction pour 1972-1973

Présidents d’Honneur : Mr LONGEQUEUE André ; Mr BUSSIERE Jean ; Mr ADAM Léon

Président actif : Mr FOUILLAUD Robert

Vice-Présidents : Mr ADAM Jean Pierre ; Mr JARRY-LACOMBE Claude ; Mr NYS Lothaire

Secrétaire : Mr THOUREAU Albert

Trésorier : Mr LACORE Paul Jean

Membres : Mrs ANDRÉ. G. – BONNAUD. L. – BOYER, BUISSON. E.- CHAULET. A. – DEYZERALD. P.- DUGUET. R. – FAUCHER. J. – FRUGIER. L. – LASPERAS. B. – LASPOUGEAS. J. -LECOURNET. R. – LEMENAGER. J. – LIMOUSIN. M. – MAZABRAUD. E. – NOUILLAS. R. – PENAUD. R. – PICAT. B. – REBEYROL. A. – REBIERE. R. – ROUSSE. L. – ROUSSIN. F. – THOUMIEUX. R. – VILLENEUVE. A. – VILLENEUVE. R.

A la fin de la saison l’équipe première redescend en promotion de Ligue.

Les équipes de Nexon et La Roche l’Abeille. le Populaire 5 juin 1973

Saison 1973 – 1974

L’équipe première se maintien en Promotion de Ligue

Saison 1974 – 1975

Six équipes sont engagées: 3 en seniors et 3 en jeunes.

A la fin de la saison M. Duguet annonce qu’il ne s’occupera plus des jeunes. Ainsi prennent fin près de 20 ans auprès de l’ASN.

Saison 1975 – 1976

Saison 1976 – 1977

L’équipe première accède de nouveau à la Promotion d’Honneur.

Fiche de l’ASN dans « Guide du Football dans le centre Ouest  » de Roland CHATARD 1978

Pour la première fois les joueurs vont porter des maillots arborant la marque d’une entreprise ; Depuis quelques années le sponsorisme a fait son apparition dans le monde du football professionnel. Dans le districts les clubs cherchent eux aussi à obtenir des jeux de maillots gratuits. La présence à Nexon de M. ALLEMAND, cadre à la SNCF, permet au club d’obtenir des maillots offerts par la SERNAM, filiale de la SNCF.

remise de maillots SERNAMMarcel ALLEMAND offre les maillots SERNAM

1976 77

L’équipe avec ses nouveaux maillots.  

Albert MORELON a fait venir de Limoges un jeune attaquant, Pierre SORIA. Je le retrouverai, quelques années plus tard, entraineur au Limoges FC.

A la fin de la saison A. MORELON quitte l’ASN

Saison 1977 – 1978

L’équipe première n’a pas pu se maintenir en Promotion d’honneur et rejoindra en 1978-79 la Promotion de Ligue. L’équipe réserve s’est maintenue sans difficulté en 2ème division , l’équipe 3 a eu plus de mal à conserver sa place en Promotion de 2ème division. Les quatre équipes de jeunes se sont bien comportées.

L’A.G. du 6 juin 1978 a reconduit le bureau ainsi constitué :

Président : Monsieur Robert-FOUILLAUD

Vice-Présidents : Monsieur ADAM Jean Pierre, Monsieur JARRY-LACOMBE Claude, Monsieur MAZABRAUD Edmond

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Guy BONNET

Secrétaire : Monsieur Albert THOUREAU

Secrétaire adjoint : Monsieur CANUT

Saison 1978 – 1979

Les équipes seniors se maintiennent sans difficultés dans leurs divisions respectives. L’équipe fanion a été éliminée en demi finale de la coupe de la haute-Vienne par l’ASPTT Limoges qui évolue en 4ème division nationale.

On note une forte progression du nombre des jeunes pupilles et poussins désirant pratiquer le football.

Saison 1979 – 1980

L’ASN a engagé 10 équipes : 4 en seniors  et 6 en jeunes.

L’équipe première termine à la 6ème place de sa poule en promotion de Ligue. L’équipe B termine à 6ème place de sa poule en deuxième division et l’équipe C assure son maintien en P2.

En jeunes l’équipe des Juniors termine première de sa poule.

L’A.G. du 13 juin renouvelle sa confiance à l’équipe dirigeante.

Saison 1980 – 1981

Parmi les 4 équipes senior, seule l’équipe C n’a pas pu éviter la relégation. Elle évoluera en 3ème division.

Robert Fouillaud qui assurait la présidence du club depuis 7 ans a souhaité prendre du recul. L’A.G. du 13 juin a élu un un nouveau Comité de Direction :

Présidents d’honneur : Messieurs André LONGEQUEUE et Léon ADAM

Président : Monsieur Jean Pierre TIGOULET

Vice-Présidents : Messieurs Jean Pierre ADAM, Claude JARRY-LACOMBE, Marcel ALLEMAND

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Alain FANTON

Secrétaire : Monsieur Jean Marie DEXET

Secrétaire adjoint : Monsieur Albert THOUREAU

Membres : Messieurs ANDRE Georges, BONNET Gérard, BONNET Guy, BONNAUD Raymond, CHADELAUD Jean Marie, CHAULET André, COUQUET Jean-Pierre, DOUDET Didier, DUPUY, André, DUVERNEIX Claude, DEYZERALD Pierre, FAUCHER Julien, GAUTHIER Philippe, JAMIN Patrice, GUYONNAUD André, LABREGERE Gaston, LASPOUGEAS Christian, LIMOUSIN Guy, LIMOUSIN Maurice, PENOT Maurice, PICAT Bernard, PARTHONNAUD Jean-Marie, RANGER Patrick, REBIERE René, ROUSSIN Fernand, THOUMIEUX Raymond, VILLALPANDO François.

Saison 1981 – 1982

1981 82

Saison 1982 – 1983

L’équipe première se maintient difficilement en promotion de Ligue. Les deux autres équipes senior se maintiennent. Il a fallu pour cela que l’équipe junior déclare forfait à la mi championnat pour pallier  les indisponibilités dans les équipes A et B.

L’entraîneur, Christian BALESTRAT, continue la saison prochaine.

ASN 1982 83

A u cours de l’A.G. du 24 juin 1983 le Comité de direction a été légèrement modifié:

Présidents d’honneur : Messieurs André LONGEQUEUE et Léon ADAM

Président : Monsieur Achille THEODORESCO

Vice-Présidents : Messieurs Marcel ALLEMAND, Claude JARRY-LACOMBE, Jean Pierre TIGOULET

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Raymond BONNAUD

Secrétaire : Monsieur Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint : Monsieur Eric ASTIER

Saison 1983 – 1984

ASN 1983 84

ecole de foot 1981 82L’école de foot à 2 ans. Elle réunit plus de 50 jeunes encadrés par leurs aînés : COUQUET, JAMIN, ASTIER, LATOUR, TIGOULET, DEBORD.

Saison 1984 – 1985

ASN 1984 85

 

Saison 1985 – 1986

L’équipe A conserve sa place en 1ère division de district, l’équipe B descend en P2, l’équipe C a réalisé un bon parcours en 3ème division terminant à la deuxième place de sa poule et la meilleure attaque  de toute les équipes de sa division.

ASN 1985 86 - Copie

Le 30 mai  1986 l’A.G. a élu le bureau suivant :

Président : Claude OLIVERO

Vice-Président : Marcel ALLEMAND

Trésorier : Paul LACORE

Trésorier adjoint : Jean Pierre TIGOULET

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint : Pierre AUDOUIN

Le Limoges FC qui évolue alors en D2 développe des clubs de supporters  dans les clubs du département. Pour la création de l’antenne à Nexon plusieurs joueurs ont accompagné Charly Jean, parrain de l’antenne.

Le Populaire, 3 juillet 1985

 

Le Populaire 3 octobre 1985

Saison 1986 – 1987

3 équipes Seniors ont été engagées et 5 équipes de jeunes. Patrice Valette, ancien joueur de l’ASN est maintenant entraineur.

ASN 1986 87

Saison 1987 – 1988

Les poussins remportent le titre de champion de la Haute-Vienne en minimes

Président : Gilbert JOACHIM
Vice-président : Claude OLIVERO
Secrétaire : Jean Pierre ADAM
Secrétaire adjoint :  Jean Pierre AUDOIN
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

Saison 1988 – 1989

Trois équipes seniors : l’équipe A conserve sa place en promotion de 1ère division, l’équipe B accède à la 2ème division.

Pour être présent dans toutes les catégories de jeunes le club a réalisé une entente avec Solignac (juniors) et St Priest Ligoure (cadets et minimes)

Bernard SADRY entraîne l’équipe première.

Saison 1989 – 1990

Trois équipes seniors : promotion de 1ère division, promotion de 2ème division, 3ème division.

Président : Gilbert JOACHIM
Vice-président : Claude OLIVERO, Gérard DEDIEU
Secrétaire : Jean Pierre ADAM
Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUIS, A. FANTON, M. GIBAUD, A. HYVERNAUD, L. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, P. VALETTE.

Saison 1990 – 1991

L’ASN comptait 162 licenciés et a engagé 11 équipes dans les différents championnats.

L’équipe B obtient le titre de champion de la Haute-Vienne en troisième division et accède à la promotion de deuxième division.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU
Vice-président : Claude OLIVERO
Secrétaire : Jean Pierre ADAM
Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et M. GIBAUD

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUY, R. DUPUY, S. DUTHEIL, A. FANTON, G. GAUTHIER, A. HYVERNAUD, J.J. JAVERLIAT, L.D. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, D. SAZERAT, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

Saison 1991 – 1992

Le club comptait 143 licenciés et avait engagé 10 équipes dans les différents championnats. L’équipe 1 termine à la 5ème place. Les minimes, en entente avec La Meyze, obtiennent le titre de champion de la Haute-Vienne

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU
Vice-président : Claude OLIVERO
Secrétaire : Jean Pierre ADAM
Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

Membres : E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, Mme M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, S. DUTHEIL, B. FOUGERAS, G. GAUTHIER, G. GARLANDIER, G. GIBAUD, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, Mme E. JOACHIM, J.C. LATHIERE, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, Mme J. OLIVERO, B. PENOT, D. SAZERAT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

Saison 1992 – 1993

Les effectifs sont toujours aussi nombreux puisque le club enregistre 147 licenciés. Malgré cela les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. L’équipe première descend de première division. Les deux équipes réservent terminent à la 2ème place. G. JOACHIM quitte le club et démissionne de la présidence.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU
Vice-président : Claude OLIVERO
Secrétaire : Jean Pierre ADAM
Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

Saison 1993 – 1994

ASN 1993 94

Seulement 2 équipes seniors sont engagées. Une entente est conclue avec les clubs de La Roche l’Abeille et Saint Priest Ligoure pour les jeunes.

Président : Lucien MAZIERE
Vice-présidents : Pierre AUDOIN
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaire adjoint : Jean Pierre ADAM
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésorier adjoint : Dominique BRETON

Membres: E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, D. DITLECADET, M. DELOMENIE, Y. DUMAINE, P. JAMIN, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, J. OLIVERO, C. OLIVERO, B. PERROT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE, M.F. VOISIN.

Saison 1994 – 1995

Jean Pierre TIGOULET revient à la présidence et Jacques BARRY devient entraineur.

L’équipe première accède à la division supérieure

Saison 1995 – 1996

ASn 1995 96

Président : Jean Pierre TIGOULET
Vice-présidents : Lucien MAZIERE et Claude OLIVERO
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Jean Pierre ADAM et Martine ROUGERIE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

Saison 1996 – 1997

ASN 1996 97 - Copie

Saison 1997-1998

ASN 1997 98

L’équipe A qui évolue en première division termine 6ème de sa poule. L’équipe B monte en deuxième division. L’équipe C termine à la 4ème place de sa poule de troisième division.

Président : Jean Pierre TIGOULET
Vice-président délégué : Lucien MAZIERE
Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

Saison 1998 – 1999

 

ASN 1998 99

C’est la saison du cinquantenaire du club. L’équipe 1ère accède à la division d’Excellence, l’équipe B est reléguée en 2ème division et l’équipe C monte en promotion de deuxième division.

50 ans ASN

Président : Jean Pierre TIGOULET
Vice-président délégué : Lucien MAZIERE
Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD
Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Jacques BARRY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Frédéric BOSSELUT, Dominique BRETON, Gilles COUADE, Michel DELOMENIE, Daniel DITLECADET, Raymond DUGUET, Anibal FERREIRA, Henri GUYOT, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Paul LACORE, Jean-Pierre LATOUR, André LEYMARIE, Jean-Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Jacqueline OLIVERO, Jean-Michel PRADEAU, Claude VALARY, Pierre VERDEJO, Maurice VILLENEUVE, Marie-France VOISIN.

L’entraîneur est Jacques BARRY.

Le 29 mai 1999, à l’occasion des cinquante ans du club, le stade qui était jusqu’alors appelé « Stade municipal » devient « Stade Robert Herbin ».
Robert HERBIN a honoré de sa présence la manifestation. Ancien joueur professionnel et entraîneur de football Robert HERBIN est né à Paris en 1939. Il entre en 1957 à l’A.S. Saint Étienne ou il a été l’un des piliers de la première génération du grand Saint-Étienne, quadruple champion de France consécutif de 1967 à 1970. En 1972, il se retrouve, à trente-trois ans, l’un des plus jeunes entraîneurs de France. Sous sa férule les Verts restent au sommet du football français jusqu’en 1981, année de leur dernier titre de champion à ce jour. Il a été sélectionné 23 en équipe de France.

Robert Herbin et Liliane Jamin, maire de Nexon devant le ruban.

Liliane Jamin, maire, Robert Herbin, Guy Boutinaud, président du district, Jean Pierre Tigoulet

Saison 1999-2000

 

L’équipe 1ère n’a pas réussi à conserver sa place en Excellence et redescend en première division. Elle a cependant réussi un beau parcours en coupe de la Haute-Vienne, éliminée en quart de finale par Cognac La Foret.

Après 6 années comme entraîneur Jacques BARRY quitte ce poste mais reste au club comme Vice-président délégué. Lucien MAZIERE quitte le club.

Monsieur J. PICAT, Principal du Collège, a proposé à la Municipalité, d’insérer dans le bulletin n° 107 du 4ème trimestre 1979 et dans les suivants, un historique de l’établissement qu’il dirige depuis 1963. Je reproduis cet article qui retrace trente ans d’évolution. Je me revois à l’école primaire, au début des années 1950 avec des maîtres ou maîtresse que je n’ai pas oublié, M. Grafeuille, M. Barjou, Mlle Boissière devenue Mme Roussin. L’école était dirigée par M. Jalicon. Nous allions à l’école à pied. Nous parcourrions presque 3 kilomètres. Nous rejoignions un groupe garçons et de filles partis de La Bouenne, à plus de 5 kilomètres de l’école. Le nombre des élèves augmentait à chaque maison devant laquelle la joyeuse troupe avançait. Nous marchions sur la route, mais il y avait moins de voitures qu’aujourd’hui. Nous prenions le chemin qui conduisait aux Rochilles avec le passage difficile de la carrière… Il n’y a jamais eu d’accident. La cour, avec les garçons d’un côté et les filles de l’autre, les deux préaux, la cantine, les salles de classe avec les encriers en porcelaines. En les remplissant d’encre quelques gouttes tombaient sur la table ; certaines s’échappaient d’une plume trop largement garnie. Aussi à la fin de chaque trimestre, le dernier jour de classe nous venions avec une feuille de papier de verre et nous frottions les tables pour leur ôter les souillures que nous avions faites… Et un grand nombre d’entre nous partons en pension au moment d’entrer en sixième. Ce fut mon parcours avec deux de mes frères. Les plus jeunes, deux frères et deux sœurs, ont connu l’évolution décrite par M. Picat et sont restés au Collège avant de rejoindre, pour la plupart le lycée en seconde.

Voici le texte de M. PICAT :

« Le Collège de NEXON est un établissement scolaire qui a maintenant un tiers de siècle d’existence. Depuis sa création, il a plusieurs fois changé d’identité, il s’est agrandi et à l’heure actuelle, par le nombre des personnes qui y travaillent : élèves, professeurs, agents, administrateurs, il est l’une des plus importantes ”entreprises » de NEXON.

Son passé et son présent valent d’être contés. Bien des Nexonnais l’ont fréquenté, évidemment ; dans cet article et les suivants certains trouveront des souvenirs de leur jeunesse, les autres trouveront des renseignements utiles sur le fonctionnement de l’établissement et du système éducatif dont l’aspect a été modifié par les différentes réformes de l’enseignement : celles de 1947 – de 1959 et enfin de 1975.

 

I – HISTORIQUE DU COLLEGE

Avant 1947, les enfants qui avaient achevé leur scolarité dans les écoles communales de NEXON ou celles des autres localités du canton n’avaient pas d’autres ressources pour continuer leurs études que de rejoindre un lycée, celui de St-YRIEIX, appelé Collège à l’époque, ou ceux de LIMOGES. Il était pratiquement obligatoire qu’ils y soient internes car les moyens de communication étaient moins faciles qu’aujourd’hui, de plus les bourses accordées par l’état étaient bien plus rares (il fallait passer un concours pour en obtenir une) et par suite, les charges financières, laissées entièrement aux familles, limitaient le nombre de ceux qui faisaient des études secondaires.

La démocratisation de l’enseignement réalisée après la seconde guerre mondiale amena le gouvernement à multiplier le nombre des cours complémentaires et c’est ainsi qu’un établissement de ce genre naquit à NEXON à la rentrée scolaire de 1947.

Ces cours complémentaires, comme leur nom l’indique d’ailleurs, n’étaient pas des établissements secondaires, ils étaient seulement constitués de classes créées dans une école primaire pour y accueillir, après un examen sévère, les meilleurs élèves. Les programmes d’étude dans ces classes étaient assez voisins de ceux des collèges et lycées. Un enfant entrant au cours complémentaire pouvait donc après quatre ans de scolarité atteindre un niveau sanctionné par le Brevet et ensuite il entrait dans la vie active ou bien il allait préparer le Baccalauréat dans un collège ou un lycée, mais là encore la sélection était sévère.

Néanmoins la création de ces cours complémentaires permettait aux familles de garder leurs enfants quatre ans de plus et de parfaire leur instruction sans grands frais.

C’est donc en Octobre 1947 que fut créé à l’école de garçons de NEXON, dirigée par Monsieur Georges JALICON, un cours complémentaire de deux classes : une classe de 6ème et une classe de 5ème, il n’avait cette année-là que 32 élèves ! Les enfants y venaient de NEXON, bien sûr, mais aussi des autres communes à pied ou en bicyclette car les transports scolaires ne seront créés que bien plus tard (1964). Certains l’ont fréquenté qui venaient de Champsiaux tous les jours par tous les temps ! La vie était encore rude à l’époque : les classes étaient chauffées par des poêles à bois et certains matins d’hiver l’encre était gelée dans les encriers – car on écrivait encore à la plume -. A midi, avec les jeunes des écoles primaires et maternelle les élèves prenaient å la cantine un repas bien simple dont la soupe constituait invariablement le plat d’entrée. Cantine exigüe où soupe, purée, viande étaient préparées dans de grandes-braisières, chauffées au bois et Dieu sait combien les cantonniers de l’époque ont dû casser de stères de bois pour alimenter tous ces feux !

L’enseignement, dans ces classes de cours complémentaires, était donné par des instituteurs sélectionnés par l’Inspecteur d’Académie. Des stages de perfectionnement furent créés pour eux : ainsi ceux qui enseignaient les sciences allaient tous les jeudis matin suivre des cours de 8 h à midi à l’Ecole de Médecine de LIMOGES (Limoges n’avait pas encore de facultés !). Les maîtres assuraient 29 heures de cours par semaine (21 h aujourd’hui !). Leur nombre réduit empêchait une spécialisation pourtant nécessaire et entrainait pour chacun d’eux un énorme travail de préparation de leurs cours. Deux professeurs seulement, eh bien, l’un enseignait les matières littéraires, l’autre les matières scientifiques et… l’anglais !

En 1948 création d’une classe de 4ème et nomination d’un 3ème maître, en 1949 création d’une classe de 3ème et nomination d’un 4ème professeur. On commençait à sortir de l’époque héroïque mais tout n’était pas rose loin s’en faut. Le professeur de Sciences utilisait des verres à moutarde en guise d’éprouvette, dans les logements des maîtres il n’y avait ni eau courante ni WC ni chauffage central. Il n’y avait bien sûr pas de surveillants et par conséquent à tour de rôle il fallait surveiller les récréations et l’interclasse de midi. L’école et son cours complémentaire était sous la tutelle d’un « Inspecteur primaire » pas mieux loti que ses administrés et par temps de neige il n’était pas rare de le voir arriver car NEXON desservi par le train lui était accessible : il montait de la gare à pied et repartait de même. Epoque héroïque oui car, sans téléphone, évidemment, les liaisons rapides avec la hiérarchie étaient impossibles au point qu’un jour le directeur et sa femme ayant été appelés d’urgence au chevet de leur fils dans une clinique de LIMOGES, le 3ème maître étant, lui, à l’hôpital à la suite d’un accident le 4ème maître se retrouva tout seul avec les quatre classes sur le dos pour accueillir l’Inspecteur, qui, par une coïncidence malheureuse, arriva sur ces entrefaits : surveiller deux classes mises en étude dans des salles voisines, faire cours à la fois aux deux autres et être inspecté dans ces conditions il fallait le faire et ce fut fait. Ne croyez pas que les maîtres et les élèves conservent un mauvais souvenir de cette époque difficile, loin de là ! Les périodes dures sont génératrices d’enthousiasme : les enfants qui affrontaient les intempéries pour venir étaient plus heureux de se réchauffer autour d’un poêle à bois que ceux de l’époque actuelle arrivant dans des locaux uniformément maintenus à 20 °, ils mangeaient leur soupe avec plus de satisfaction que leurs cadets qui aujourd’hui rechignent parfois devant le poulet rôti ou les fruits frais que nous leur servons. Ils étaient toujours très polis et très respectueux du matériel…

Avec quelques améliorations : installation du chauffage central en 1955 et l’installation de l’eau courante dans les logements, la situation évolua ainsi lentement jusqu’en 1957.

A cette époque le fondateur du cours complémentaire, G. JALICON quitta NEXON pour LIMOGES et fut remplacé par Monsieur DUPUY. La réforme de l’Enseignement de 1959 arriva qui, liée à la démographie des années d’après-guerre, amena un afflux d’élèves : 100 en 1957, 112 en 1958, 129 en 1959, 145 en 1960, 149 en 1961 les locaux devenaient trop petits et des classes furent alors construites sous les préaux de l’époque : 4 classes dont 3 d’enseignement général et une de sciences en même temps la chaufferie au charbon était convertie au fuel. On se modernisait mais c’était aux dépens d’autres postes puisqu’il fallut attendre 7 ans pour avoir de nouveaux préaux ! Dans, l’éducation nationale les progrès sont toujours très lents une réforme ne s’applique pas du jour au lendemain, il arrive même qu’une réforme intervienne avant que l’application de la précédente ne soit achevée et c’est dans les années 60 que la situation devint presque dramatique. En effet, les seuls locaux existants étaient ceux qui avaient été construits en 1913 pour les écoles communales de l’époque et les effectifs ne cessaient de croître : 159 élèves en 1962, 174 en 1963, 206 en 1966, 296 en 1967, 320 en 1968. Monsieur DUPUY ayant quitté NEXON en 1962 son successeur dut résoudre le problème des classes surchargées (47 élèves dans la classe de 6ème en 1962) et à partir de cette date les créations de postes d’enseignement et de classes se firent régulièrement : 1962 : 5 classes – 6 professeurs ; 1963 : 6 classes – 8 maîtres ; 1964 : 7 classes, 9 maîtres ; 1965 : 8 classes, 11 maîtres ; 1968 : 12 classes – 19 maîtres. Bien entendu la question des locaux se posait avec acuité sans pour cela être facile à résoudre car la municipalité disait « je veux bien agrandir mais si l’on crée des classes, aurez-vous les professeurs nécessaires ? » et l’administration rétorquait « Je veux bien nommer des maîtres mais aurez-vous les locaux nécessaires ? » et le Directeur faisait preuve de témérité en disant  « Oui, Monsieur l’Inspecteur j’aurai les locaux », « Oui, Monsieur Le Maire, j’aurai des professeurs » alors que ni la construction des uns ni la nomination des autres n’étaient de son ressort !

Néanmoins, grâce à ces pieux mensonges on implanta, puisque le bâtiment de 1913 n’était pas dilatable, un bâtiment préfabriqué (3 classes) acheté par la commune en 1963 (il existe encore) puis en 1969, 70 et 71 trois bâtiments préfabriqués appartenant à l’état car à cette dernière date on arrivait à 333 élèves et 14 classes.

Au cours de cette période d’agrandissement, en 1965, un bâtiment en dur avait été construit qui nous donnait deux préaux, un bloc sanitaire, une cuisine et deux réfectoires et libérait trois petites salles immédiatement converties en salles de classes. Il n’en restait pas moins que si les classes étaient beaucoup moins chargées (On avait alors en 1971, 4 classes de 6ème, 4 classes de 5ème, 3 classes de 4ème et 3 classes de 3ème) le taux d’occupation des locaux atteignaient tout de même 90 % c’est-à-dire que chaque salle était pratiquement occupée à toutes les heures de la semaine et il faudra attendre patiemment l’année 1975 pour voir la construction d’un groupe scolaire primaire et maternelle ce qui libérera 9 salles au Collège et nous mettra à l’aise tout en permettant de se débarrasser de trois bâtiments préfabriqués aussi inesthétiques qu’inconfortables.

Je viens de dire Collège oui car, en 1960, les cours complémentaires sont devenus « Collège d’enseignement général” (C.E.G.) pendant que les Collèges urbains sont devenus “collège d’enseignement secondaire” (C.E.S.), la mesure est surtout d’ordre pédagogique, désormais tous les collèges (C.E.S. ou C.E.G.) ont les mêmes programmes d’études, on peut donc faire sa scolarité aussi bien dans les uns que dans les autres : c’est un nouvel avantage pour les enfants des populations rurales.

Puis en 1968, le C. E. G. de NEXON a été municipalisé, c’est à dire que le cordon ombilical qui le liait à l’école de garçons a été coupé, il est maintenant autonome, c’est vraiment un établissement secondaire avec sa direction propre et son budget propre -budget qui reste néanmoins alimenté et géré par la Municipalité de NEXON.

Et enfin, nous en arrivons à l’histoire contemporaine en 1976 (loi HABY) le C.E.G. de NEXON comme tous les CEG ou CES de France devient purement et simplement un “collège“ il n’y a plus, désormais, aucune différence administrative ou pédagogique entre tous les établissements portant ce nom.

En 1978, le Collège de NEXON sera nationalisé, ce qui veut dire que financièrement il établira lui-même son budget, le gérera lui-même, ce budget étant alimenté par l’état et les communes qui y envoient leurs enfants.

Cette nationalisation amènera de nouveaux personnels d’intendance, de bureau et de service tous fonctionnaires ou agents de l’Etat. Elle améliorera les ressources de l’établissement et son fonctionnement et ouvrira une ère nouvelle au cours de laquelle il faudra moderniser et embellir les bâtiments car tout comme un bureau des P.T.T., une gare, une gendarmerie, ou une mairie, un collège devrait être fonctionnel, confortable et coquet. Déjà au moment où sont écrites ces lignes une tranche importante de travaux va s’ouvrir par la réfection totale de l’installation de chauffage du bâtiment 1913, d’autres devront suivre.

A la fin de cette longue histoire, tout en étant satisfait bien sûr des progrès accomplis peut-on regretter que l’évo1ution soit si lente et qu’au bout de 30 ans il reste autant de travail à faire au Collège, peut-être est-ce normal car alors nous n’aurions plus de soucis…

 

II – LE COLLEGE ACTUEL

Il accueille selon les années presque 300 élèves répartis en un nombre de divisions qui varie lui aussi en fonction de l’effectif réel, la norme actuelle est de 24-25 élèves par classe. Aussi cette année (1979-80) nous avons deux classes de 6ème, 4 classes de 5ème, 4 classes de 4ème et 2 classes de 3ème et pour accueillir ces enfants il faut du personnel administratif, du personnel enseignant, du personnel d’intendance, du personnel de bureau, du personnel de service.

  1. LE PERSONNEL

1°) Personnel de direction, d’administration et d’intendance – 4 personnes

– L’établissement est dirigé par un Principal qui est responsable de tout ce qui se passe ou se fait dans sa maison.

– Un conseiller d’Education est plus spécialement chargé de ce qui se tient à la « Vie Scolaire ».

– Un secrétaire d’intendance s’occupe de la gestion financière

– Une employée de bureau est chargée du courrier

– Un professeur désigné par le Recteur prend la place du Principal en cas d’absence de celui-ci mais ce professeur n’étant pas déchargé de cours ne peut, en temps ordinaire, participer de près aux travaux de direction.

2°) Personnel enseignant – actuellement 17 personnes dont 15 professeurs d’enseignement Général de Collège (PEGC), 1 certifié, 1 adjoint d’enseignement.

3°) Personnel de surveillance : 2 surveillants d’externat chacun à mi-temps.

4°) Personnel de service : 1 cuisinier qualifié, un ouvrier d’entretien, 1 agent spécialiste, 2 agents non spécialisés, 1 agent municipal.

Si l’on compte l’Agent comptable qui, lui, n’est pas en poste à NEXON, on arrive ainsi à 30 personnes.

Par arrêté préfectoral du 6 février 1980, le Collège est autorisé à porter le nom de « Collège Arsène BONNEAUD »

Pourquoi ?

Simplement parce que depuis fort longtemps, il est d’usage d’honorer la mémoire de personnalités en donnant leur nom à un établissement scolaire. Il faut, bien sûr que « cette personnalité présente des mérites d’un caractère exceptionnel dignes d’un témoignage officiel ». Les exemples ne manquent pas dans notre région et ailleurs de lycées et de collèges portant le nom d’un savant, d’un écrivain, d’un artiste…

Qui fut Arsène BONNEAUD ?

C’était le fils d’un charpentier de village. A force d’études courageuses il devint professeur au lycée gay Lussac et à l’Ecole de Médecine de Limoges. Agrégé de physique il était aussi pharmacien, docteur en médecine, chimiste de la ville de Limoges, Ingénier des poudres.

En 1942 il entra en Résistance en disant : « Ce que je suis-je le dois à la république, il est normal de payer ses dettes. » Arrêté par la Gestapo en 1943, il mourut au camp de Buchenwald en mars 1944.

C’était un limousin, ses mérites furent bien exceptionnels, il était donc normal qu’il fût l’objet d’un hommage officiel.

B- LES LOCAUX

Le Collège dispose de trois corps de bâtiments.

  1. a) Bâtiment Ouest construit en 1913, remanié en 1958 il contient :

– dans son aile Nord : 2 salles d’enseignement général, 3 salles de langues, 2 salles de sciences, 1 salle de travail manuel.

– dans sa partie centrale : 4 logements de fonction et 3 classes d’enseignement général, 1 salle d’enseignement ménager, la salle des professeurs.

– dans son aile Sud : 4 salles d’enseignement général, 1 salle de permanence et 3 bureaux pour la direction, l’intendance et le secrétariat.

  1. b) Bâtiment Est, est constitué par les préaux, le bloc sanitaire, la cuisine, 2 réfectoires l’un de 250 places, l’autre de 150 et 5 logements dont la municipalité s’est réservée l’usage.
  2. c) Un bâtiment préfabriqué de 3 classes d’enseignement général.

Au total donc, 19 salles de classe dont 7 spécialisées, 1 salle de permanence, 1 salle des professeurs et 3 bureaux auxquels s’ajoutent depuis la rentrée 1979, 1 atelier pour le travail du bois et des métaux.

Nous sommes donc à l’aise mais il manque encore, et c’est un lourd handicap, un gymnase et un cabinet médical.

C- L’ENSEIGNEMENT

Il est exactement le même que celui dispensé dans n’importe quel autre collège de France (mêmes programmes, mêmes horaires). C’est celui du Français, des Mathématiques, des langues (Anglais, Espagnol), des Sciences physiques et naturelles, des Sciences humaines (Histoire – Géographie, Economie), de la musique, du dessin, de l’Education manuelle et technique et de l’Education physique. Tous les professeurs sont maintenant des spécialistes enseignant une matière ou deux au plus. Cette spécialisation a été réalisée essentiellement pendant les années 1960 et toutes les disciplines sont couvertes par les valences de maîtres sauf pour l’atelier bois – métaux où il serait souhaitable d’avoir un professeur de l’enseignement technique. Nos élèves n’ont donc pas, en général, de difficultés pour entrer, à l’issue de la classe de 3ème, dans les lycées où ils entament des études les menant aux baccalauréats ou aux brevets d’études professionnelles. .

D – LA MARCHE DE L’ETABLISSEMENT

1°) Les différents conseils :

  1. a) Le Conseil d’établissement : c’est si l’on peut dire, le parlement de la maison.

Composé du chef d’établissement qui le préside, de 5 représentants du corps enseignant, 5 représentants de l’administration et des services, de 5 représentants des parents d’élèves, de 5 personnalités locales et de 2 représentants des élèves il a à connaître de tout ce qui touche au Collège et trois fois par an au moins le Principal doit le réunir pour rendre compte de sa gestion et prendre ses avis.

  1. b) Le Conseil de discipline, émanation du Conseil d’établissement comprend 10 membres et sanctionne les fautes très graves par l’exclusion définitive de l’élève. Sans doute les enfants de la région sont-ils sages puisque ce conseil ne s’est réuni qu’une fois en vingt ans ! les peines moins graves sont prononcées par le chef d’établissement.
  2. c) Les conseils de classe, un par division, réunissent au moins une fois par trimestre les professeurs de la classe, deux représentants des parents d’élèves et deux élèves pour traiter de l’évolution des études, apprécier les résultats et à la fin de chaque année émettre un avis d’orientation concernant chaque enfant.

2°) La gestion de l’établissement :

  1. a) La gestion administrative et pédagogique : c’est le Principal qui en est responsable devant les autorités hiérarchiques : Inspecteur d’Académie et Recteur. C’est lui, qui chaque année prévoit la structure de l’établissement et l’organisation des services pour l’année suivante, il établit l’emploi du temps des classes. Il est chargé de veiller à l’application des lois, décrets, arrêtés et circulaires ministériels ou rectoraux relatifs à l’éducation. Il préside tous les conseils, est responsable de la sécurité des biens et des personnes, il représente le Collège auprès des autorités locales et le cas échéant en justice.
  2. b) Gestion financière, elle est caractérisée essentiellement par la séparation des pouvoirs : le Principal est ordonnateur des dépenses et recettes mais seul le comptable est habilité à payer les dépenses et à recouvrer les recettes. Aucun acte financier ne peut être réglé par une seule de ces deux personnes. Aucune d’elles ne peut remplacer l’autre. Le budget annuel est préparé par le Chef d’établissement et le gestionnaire puis soumis au Conseil d’établissement qui l’approuve où le rejette. Finalement après vote par le Conseil d’établissement, le budget est soumis au Recteur et devient exécutoire après approbation.

3°) La vie scolaire :

Au Collège de NEXON, jusqu’en 1979-80, les élèves ont 27 à 28 heures de cours par semaine autant que les élèves des écoles primaires, ceci a permis depuis toujours de faire coïncider les horaires des différents établissements scolaires et facilité l’org1nisation des transports scolaires. A l’heure actuelle, il existe 7 circuits de ramassage des élèves, 4 organisés par la Mairie de NEXON, et 3 autres organisés respectivement par les Mairies de Janailhac, Jourgnac et St-Hilaire Les Places et quel que soit son lieu d’habitation aucun élève ne passe plus d’une heure par jour dans le car.

L’an prochain (1980-81) l’horaire des élèves de 3ème et 4ème sera porté à 30 h 1/2 par semaine et il faudra alors modifier ces transports.

Les cours commencent à 9 heures, récréation d’un quart d’heure dans la matinée et s’achèvent è midi. Reprise des cours à 13 h 30 jusqu’à 16 h 30 avec récréation d’un quart d’heure. Le déjeuner a lieu à midi et alors 230 collégiens se mettent à table. Depuis 1978 la cantine est gérée par le Collège mais une convention passée entre le Principal et le Maire de NEXON permet d’y accueillir aussi 120 écoliers. Le Collège a fait un effort important depuis 1978 pour améliorer les repas : nomination d’un cuisinier de métier, équipement de la cuisine : chambre froide, armoire chauffante, carrelage intégral de cette cuisine, création d’un local spécial pour la plonge, d’un magasin pour les vivres, renouvellement des assiettes et couverts, achat d’assiettes à dessert. Les menus par leur contenu et leur présentation ne laissent rien à désirer et tout ce domaine de la demi-pension est surveillé et contrôlé périodiquement par le médecin scolaire et un docteur vétérinaire.

Mis à part le temps des cours et celui des repas, il reste très peu de temps libre aux collégiens de NEXON, c’est pour cela que foyers et clubs n’ont pas été mis en place ; mais les volontaires peuvent revenir au Collège le mercredi après-midi pour y pratiquer du sport au sein des équipes de l’établissement qui participent tous les ans aux championnats départementaux et académiques.

4°) L’équipement en matériel d’enseignement :

Dans ce domaine, un effort important a été fait depuis la municipalisation du Collège (1968). Bien sûr on peut être certain qu’il manquera toujours quelque chose mais jamais tout n’a été possible tout de suite.

Pour ne citer que quelques chiffres, dans le domaine de l’audio-visuel le Collège dispose à l’heure actuelle de :

– un rétroprojecteur ;

– seize électrophones ;

– cinq magnétophones à bande ;

– un téléviseur ;

– un appareil photo ;

– sept microscopes types PCB ;

– deux loupes monoculaires ;

– un opascope ;

– un projecteur cinéma 16 mm ;

– un projecteur cinéma 8 mm ;

– quatre magnétophones à cassettes ;

– deux postes de radio à modulation de fréquence ;

– quatre loupes binoculaires ;

– deux photocopieurs,

et de 1970 à 1976, plus de 10 millions d’anciens francs ont été consacrés à l’achat de matériel d’enseignement.

EN CONCLUSION :

Après une enfance et une adolescence difficiles de 1947 à 1968, le Collège de NEXON a atteint une taille normale et une très bonne santé.

 

III – LE COLLEGE DANS LE FUTUR :

Il est toujours difficile de faire de la prospective, soyons donc prudent !

Il est certain qu’en fonction de la démographie, les effectifs varieront chaque année mais s’ils ont suivi une courbe ascendante de 1947 (32 élèves) à 1972 (334 élèves) puis un fléchissement de 1972 à 1979 (270 élèves) dès l’année prochaine ces effectifs vont remonter et ceci jusqu’en 1983 au moins. Il est donc essentiel de lui maintenir une capacité d’accueil de 300 élèves au minimum sinon il arriverait un moment peut-être où faute de place les enfants de certaines communes voisines seraient dirigés vers SAINT-YRIEIX ou LIMOGES. Peu à peu, le Collège s’étiolerait puis fermerait ses portes. On retomberait dans la situation d’avant-guerre et quelques années après les familles, ayant vu les inconvénients d’envoyer leurs enfants dès l’âge de 11 ans en pension, redemanderaient la création d’un collège à NEXON. Mais comme “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore », il est indispensable d’entretenir le Collège et de lui donner les équipements qui manquent encore.

A court terme, il faut créer un gymnase et refaire la toiture du bâtiment Ouest, à court terme aussi, il faut remplacer le bâtiment préfabriqué par une construction en dur englobant un cabinet médical et, refaire les peintures intérieures du bâtiment Ouest. Le matériel de cuisine devra être complété (sauteuse, fours électriques).

A moyen terme, il sera nécessaire de refaire les plafonds et poser des revêtements de sol dans ce même bâtiment. Bien sûr, cette vieille construction de 1913 est solide mais les exigences de la vie ne sont plus, à l’heure actuelle, ce qu’elles étaient au début du siècle. Cela fait beaucoup de travail et représente beaucoup d’argent, mais, il ne faut pas que l’œuvre de rénovation de modernisation d’embellissement qui a entrepris dans les bâtiments publics depuis quelques années passe à côté des établissements d’enseignement.

Souhaitons donc au Collège de NEXON, puisque c’est notre Collège, une très longue vie.

 

Bulletin Municipal d’Information n° 107 -4eme trimestre 1979 ; n°108- 1er trimestre 1980 ; n°110 – 3eme trimestre 1980 ; n° 111 – Décembre 1980.

La clique 1963…

février 27th, 2017 | Posted by admin in Connaissance de Nexon | traditions | XX siècle - (0 Comments)

La Clique Municipale est créée en juillet 1963

Président : L.J. PRADEAU, Maire

Vice-Président : Mme VIGNERON

Secrétaire : André CANARD, secrétaire de mairie

Trésorier : Maurice LAGNEAU

Directeur – instructeur : Robespierre CADIN

Sous-directeur – instructeur : Marcel CHAZELAS

Membres : Pierre PENOT, Jean LECOURNET, André DUMONT, Fernand QUANTIN, René LOUIT, Jean CROUZILLAC, Pierre PRADEAU, Edmond MAZABRAUD, Bernard LASPERAS.

Le conseil municipal a acquis un premier matériel, 6 tambours et 10 clairons à la maison Lagueny à Limoges pour la somme de 1235 F. 65.

La première sortie a lieu pour la cérémonie du 11 novembre 1963 à Nexon. La clique exécute les sonneries réglementaires.

Le maire L.J. Pradeau, le conseil municipal et les drapeaux le 11 novembre 1963 

Monsieur Cadin, et les jeunes musiciennes et musiciens de la Clique. 

Le public parmi lequel je reconnais ma petite sœur et mon grand père.

Le 16 février 1964 la Clique se produit pour la première fois hors de Nexon. Elle participe au défilé carnavalesque de la ville de Limoges. M. le Maire de Limoges exprime aux dirigeants ses félicitations et fait parvenir un chèque de 250 francs.

La 3ème sortie a lieu le 30 mars 1964, lundi de Pâques, à l’occasion du Comice. La clique donne une aubade Place de la République et place de l’Eglise.

4ème sortie le 19 avril, pour la frairie du quartier de Chamborêt à Aixe sur Vienne.

Arrivée devant la gare

A la fin de l’année  l’effectif est de 30 exécutants. Certains vont partir pour effectuer leur service militaire. Le bureau lance un appel aux plus de 20 ans

Sorties en 1964 : carnaval de Limoges, Fête d’Aixe sur Vienne, Comice agricole de Nexon, aux fêtes de Ladignac le Long, du 8 mai à Nexon, de la saint Jean, de Janailhac, de saint Hilaire les places, de la Plaine, de la gare de Nexon, du 14 juillet, de la nocturne de saint Hilaire, de Nexon en mai et en septembre, de saint Maurice les brousses, la Meyze, au bal des célibataires, au 11 novembre et au tournoi de Nexon.

La société possède le matériel suivant : 11 tambours, 5 cors, 15 clairons et 1 grosse caisse. Elle a également 40 calots, 40 paires d’épaulettes et 50 lyres en métal.

L’effectif est composé de 12 tambours, 16 clairons, 6 cors, 2 grosses caisses et 2 cymbales soit 38 exécutants. S’y ajoutent 5 élèves apprentis clairons et 2 apprentis tambours.

La société a encaissé 2 820, 31 francs de recette et a dépensé 2 218,30 francs réalisant un excédent de 602,01 francs.

Assemblée générale du 14 mai 1965

Le conseil d’administration est ainsi composé :

Président : René REBIERE, Maire

Vice-Président : Mme Alice VIGNERON

Secrétaire : René PENAUD

Secrétaire adjoint : André CANARD

Trésorier : Claude LAGNEAU

Membre de droit : MM. Robespierre CADIN et Fernand QUANTIN

Membres: Maurice LAGNEAU, Pierre PENOT, Jean LECOURNET, André DUMONT, Pierre PRADEAU, Henri VIGNERON, Henri PRADEAU, René LASPERAS, Mme Marthe LONGEQUEUE, Louis DELIAT.

La clique a participé au Festival de Musique Populaire de Bellac le 30 mai. Sa prestation lui a valu d’être retenue pour participer au Festival International de musique à Uzerche le 11 juillet 1965.

Lors du CA du 27 octobre 1965 il est décidé d’acheter des trompettes.

Lundi de  Pâques 1966 sortie touristique pour l’ensemble des membres à Rocamadour, Padirac, Collonges la Rouge.

Lors de l’AG du 14 avril 1969 on constate que l’effectif est inférieur à 20. Il est décidé de ne pas effectuer de sorties à l’extérieur.

 

 

 

 

 

Le 20 décembre 1914, dans toutes les villes de France étaient vendus dans les rues des « petits drapeaux belges ». Cette « Journée du petit drapeau belge » était la première journée de solidarité créée en France durant la guerre. Organisée par un comité central franco-belge elle avait pour but de collecter des fonds pour venir en aide aux réfugiés.

Afin de préparer cette journée au niveau national, le gouvernement avait envoyé courant novembre un télégramme aux préfets leur demandant d’établir un bilan estimatif de la recette globale afin d’envoyer une quantité suffisante de drapeaux.

Ce jour-là, le Petit Journal consacre toute sa une à la journée du drapeau belge. Des portraits de la famille royale et l’emblème de ce “peuple de lions” sont reproduits, ainsi qu’une grande photo de la halle aux drapiers et de l’hôtel de ville d’Ypres. Hugues Delorme a créé pour cette occasion un long poème, “Noir, jaune et rouge”…

Presque tous les journaux ont fait la promotion de cette journée. Ainsi La France de Bordeaux et du Sud Ouest:

La Journée a été un succès. Une réception a été organisée à l’hôtel de ville de paris ou était reçu M. Carton de Wiar, Vice-président du Conseil des Ministres de Belgique. Le soir les membres du Gouvernement belge étaient invités à l’Elysée, à un dîner offert par le Président de la République

Le Comité franco-belge avait fait parvenir le petit drapeau au Président de la République et à Mme Poincaré ; ils y ont répondu par l’envoi de mille francs. La vente du petit drapeau belge a rapporté 350.000 francs à Paris et dans la banlieue ; 120.000 francs à Marseille et dans la banlieue ; 20.000 francs dans le département de la Loire ; 32.000 francs dans le Morbihan ; 20.000 francs dans la Seine-et-Marne, cependant éprouvée par l’invasion – ; 56.000 francs dans l’Hérault, 35.000 francs dans le Calvados.

La Haute-Vienne et Nexon n’ont pas boudé cette manifestation.

Le bi-mensuel « Limoges-illustré » de janvier 1915 donnait un compte rendu de de cette opération.

Malgré le temps affreux qu’il a fait le dimanche 20 décembre, la vente des petits drapeaux belges a été très fructueuse à Limoges, grâce au dévouement des charmantes petites filles qui ont affronté tout le jour la pluie et le vent pour offrir le noble emblème belge qui, selon l’expression de Maeterlinck, « a palpité comme un symbole d’amour et de reconnaissance dans toutes les mains françaises.»

L’amicale belge du Limousin a fait éditer cette carte postale en souvenir de cette journée.

A Nexon les petits drapeaux ont été vendus et le maire, M. Lelong, à remis à Madame Bertouin une gravure du roi Albert 1er. je n’ai pas trouvé les chiffres de la collecte réalisée à Nexon, ni les traces de Mme Bertouin.

Si je m’intéresse à la Belgique et à ses relations avec le Limousin c’est parce que mon grand père était belge. Il a effectué la plus grande partie de son service militaire de 1915 à 1918 à Cherbourg ou l’armée belge avait ouvert un hôpital militaire. C’est dans cette ville qu’il a rencontré ma grand mère. Mon père lui même était belge, il a effectué son service militaire en 1939  et comme en 1914, l’armée belge a été vaincue en quelques jours, mon père comme des milliers de ses compatriotes faits prisonniers et le gouvernement belge a quitté la Belgique.  Regroupé en partie à Limoges pendant quelques jours on peut considérer que cette ville a été la capitale de la Belgique. le 31 mai 1940 les parlementaires votent la résolution  suivante: « Les sénateurs et représentants belges résidant en France, et ici à Limoges, exprimant à l’unanimité leurs sentiments, flétrissent la capitulation dont Léopold III a pris l’initiative et dont il porte la responsabilité devant l’histoire […] et se déclarent solidaires du gouvernement qui a constaté l’impossibilité juridique et morale pour Léopold III de régner ».

Mon grand père et sa famille sont venu à Nexon en 1945 après que mon père ait été libéré. Mon père a épousé une jeune fille de Nexon. Il a demandé a être naturalisé français et je suis né un mois après la publication du décret qui lui accordait la nationalité française…

1937, naissance du premier club

André Longequeue venait de s’installer à Nexon et il avait sans doute la nostalgie des parties de tennis qu’il effectuait lorsqu’il était étudiant. Mais à Nexon il n’y avait pas de court. Il se trouvait pourtant que plusieurs personnes étaient intéressées par le tennis.

Il faut dire que l’épopée des « quatre mousquetaires » avait fait connaitre le tennis en dehors des cercles restreints de la bourgeoisie des grandes villes. En effet les « Quatre mousquetaires », Jean Borotra (1898-1994), Jacques Brugnon (1895-1978), Henri Cochet (1901-1987) et René Lacoste (1904-1996) ont gagné six fois la Coupe Davis entre 1927 et 1932 et remporté de nombreux tournois.

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de gauche à droite : jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste et Jean Borotra

Les étudiants suivaient plus assidûment leurs exploits que les jeunes ruraux nexonnais. Il n’est donc pas étonnant qu’André Longequeue, le pharmacien, rencontre le dentiste, Guy Durengue, un ingénieur François Laplaud et surtout Roger Gaumy qui sera maire de Nexon en 1944.

Ils cherchent un terrain sur lequel ils pourraient construire un court. Un terrain, bien isolé et très proche du centre du bourg leur semble parfait pour cela. C’est une carrière, aux Rochilles, à l’endroit où quelques années plus tard sera construit le garage des pompiers qui sera transformé par la suite en gymnase.

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Le court de tennis aux Rochilles. Les hommes jouent en pantalon, le short est considéré comme indécent…

Avec les moyens du bord ils construisent un court, créent une association et disputent des matchs entre eux mais aussi contre leurs amis d’Aixe sur Vienne. Le club s’étoffe de nouveaux joueurs mais, en conflit avec la municipalité ils doivent quitter le terrain des Rochilles.

Monsieur Laspougeas qui avait rejoint le club proposa de créer un court sur son terrain, derrière la maison familiale en haut de l’avenue de la gare. Le nombre des joueurs a progressivement augmenté et le club a engagé des équipes en compétition.

Avec le boom que le tennis a connu dans les années 1980 un court a été construit et il a été possible d’utiliser le gymnase comme court couvert.

 1977 : Monsieur Longequeue cède la présidence à Christian Laspougeas

En 1977, Christian Laspougeas succède à André Longequeue à la présidence du club. De nombreux jeunes garçons pratiquent à la fois le football, souvent en équipe première, et également le tennis. Il suffit de rappeler les noms de Patrice Valette ou de Frédéric Jarry-Lacombe, mais aussi de jacques Célérier et plus tard de Bruno Kocielny, passé par la suite au Red Star.  Sans oublier les filles comme Evelyne Fonchy qui a débuté et progressé à Nexon.

A la fin de la saison 1980 le club compte 114 licenciés, 74 adultes et 40 jeunes. depuis le mois de juin 1980 le club dispose 4 jours par semaine d’un court en béton poreux que la municipalité vient de faire construire. L’inauguration officielle a eu lieu le 14 juillet avec deux joueurs de deuxième série, Pierre Jauffret de Bordeaux et Gérard Valleron de Limoges.

Avec la saison 1981 les effectifs du club continuent de croître. Il compte 148 licenciés, 77 adultes et 71 jeunes et dispose de deux courts, celui en terre battue avenue de la gare et le nouveau court en béton. Le gymnase n’est pas encore terminé ce qui limite la pratique du tennis aux périodes de beau temps. L’école des jeunes est animée par Patrice valette et Michel Marcelot.

Avec l’année 1982 le nombre des licenciés bat des records. Ce sont 152 licenciés, 73 adultes et 79 jeunes que le club a enregistré. Tous ces joueurs trouvent des créneaux horaires pour s’entraîner grâce à la disponibilité de madame Jarry-Lacombe qui , depuis sa pâtisserie, gère les plannings des deux courts.

Le tournois interne du club a été remporté par Michel Voisin battant en finale Frédéric Jarry-Lacombe.

L’ouverture du gymnase permet à l’école de tennis de fonctionner pendant toute l’année scolaire sous la responsabilité des deux éducateurs, Bernadette Rebeyrol et Patrice Valette.

En 1983 le tournoi interne a été remporté par Jean marie Massy qui a battu Patrice Valette.

L’AG du 26 octobre 1984 a élu le bureau suivant :

Président : Christian Laspougeas

Vice-Présidents : Jacques Célérier et Frédéric Jarry-Lacombe

Secrétaire : André Longequeue

Secrétaire adjoint : Daniel Roche

Trésorier : Patrice Valette

Trésorier adjoint : Michel Marcelot

Jean-Marie Massy est responsable de l’équipe 1 et Yves Roussin de l’équipe 2. Trente jeunes fréquentent l’école de tennis.

Le tournoi interne du club de l’année 1985 a été remporté par Guy Chausse qui a battu en finale Daniel Roche. Pour les femmes Evelyne Fonchy a battu Bernadette Rebeyrol.

Au début de l’année 1990 le club comptait une centaine de licenciés et une école de tennis. Trois éducateurs l’animaient : Claudine Boulesteix pour les 7-9 ans, Bruno Kocielny pour les 9-11 ans et Jean Marie Massy pour les 11-13 ans. Deux équipes masculines sont engagées en compétition, l’une en 5e division et l’autre en 3e tandis qu’une équipe féminine joue en 2e division du Limousin.

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Limousin Magazine . janvier 1990

En 1991 Ahmet Ercelik a battu Patrice Valette et Evelyne Fonchy a triomphé de Bernadette Bosselut.

En 1992 François Célérier bat Yves Roussin et Françoise Benoit l’emporte face à Andrée Dujacques.

En 1993 Ahmet Ercelik bat Claude Pouletaud et Bernadette Bosselut l’emporte face à Stéphanie Vallet.

En 1996 François Célérier a emporté la finale face à Jean-Marie Massy et Nathalie Emard s’est imposée face à Stéphanie Vallet.

En 1997 les deux équipes masculines ont terminé à la 1ere place de leur poule du championnat d’été et accèdent à la 3eme division régionale.

Pour le tournoi interne François Lansade s’est imposé face à Nicolas Marcelot tandis que chez les dames, Stéphanie Vallet battait Nathalie Emard.

1997 : Dominique Duverneuil élue présidente

Lors de l’assemblée générale du 7 novembre 1997, Dominique Duverneuil est élue à la présidence du club. Elle remplace Christian Laspougeas qui après vingt années à la tête du club a souhaité prendre un peu de recul.

En 1998 François Lansade remporte le tournoi interne face à Bernard Theillaumas, et Françoise Benoist s’impose devant Stéphanie Vallet.

Lors de l’AG du 6 novembre 1998 le bureau est ainsi constitué :

Présidente : Dominique Duverneuil

Vice-Président : Frédéric Jarry-Lacombe

Secrétaire : Nathalie Emard

Secrétaire adjoint : André Lemire

Trésorière : Stéphanie Vallet

Trésorier adjoint : Jean Marie Massy

Cette année-là 4 joueurs accèdent à la 3eme série : François Lansade classé 15/3, Laurent Guery, Ahmet Ercelik classés 30 chez les hommes et Nathalie Emard classée 30 chez les dames.

2000 : Patrice Piquet devient président

Lors de l’AG du 15 septembre 2000 le bureau est totalement renouvelé et se compose ainsi :

Président : Patrice Piquet

Vice-Président : Olivier Breuil

Secrétaire : Michèle Piquet

Secrétaire adjoint : Mireille Breuil

Trésorière : Anita Redon

Trésorier adjoint : Emmanuel Amar

L’AG du 15 octobre 2004 a élu le bureau suivant :

Président : Patrice Piquet

Vice-Président : Bruno Royer

Secrétaire : Michèle Piquet

Trésorière : Elisabeth Dupuis

Pour la saison 2005 Didier Chausse est classé 15/5 et Ludovic Reillier 30. Chez les dames, Valérie Chausse est classée 15/4, Amandine Piquet 15/5 et Emmanuelle Royer 30.

Emmanuelle Royer a remporté le titre de championne régionale de 4ème série 2008.

La saison 2011-2012 a vu l’équipe composée de Hugo Gerville-Reache (15/5), Raphaël Pradeau (15/5) et Sébastien Fougeras (15/4) accéder à la 3ème division. Le club comptait alors 79 licenciés dont 49 de moins de 18 ans.

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L’équipe qui accède à la 3ème division

Patrice Piquet est président et Fabienne Goncalves secrétaire.

Fabienne Goncalves présidente

Le bureau 2013-2014 est ainsi composé :

Présidente : Fabienne Goncalves

Vice-Présidente : Marie Cubertafond

Secrétaire : Hervé Vigné

Trésorier : Sébastien Fougeras

En 2014 le Tennis Club Nexon s’est associé avec le Tennis Club Bosmie l’Aiguille et a déclaré la nouvelle association, le Tennis club Bosmie Nexon à la préfecture de la Haute-Vienne le 19 septembre 2014. Il dispose de ce fait de 4 courts : un gymnase et un béton poreux à NEXON et une résine et un béton poreux à BOSMIE.

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Le nouveau bureau est alors le suivant :

Présidente : Fabienne Goncalves

Vice-Présidents : Marie et Annie Cubertafond, Hervé

Secrétaire : Lucie Lecerf

Secrétaire adjointe : Paméla Breton

Trésorier : Sébastien Fougeras

Trésorier adjoint : Raphaël Pradeau

Le nouveau club comptait 69 licenciés dont 40 jeunes pour la saison 2014/2015.


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Le court de plein air et le court dans le gymnase à Nexon

 

 

Les sociétés d’agriculture, des précurseurs des comices agricoles

En 1757, est créée la « Société d’agriculture, de commerce et des arts des États de Bretagne ». C’est la première société de ce genre en France. Il existait déjà des sociétés analogues en Europe, en particulier la Société de Dublin pour l’amélioration des Elevage, Agriculture et autres arts utiles (« Society for improvement of husbandry, agriculture and other useful arts ») créée en 1731, sans doute la première en Europe, et d’autres à Londres, Florence…

La Société de Bretagne bénéficia de la notoriété de Jean Claude Vincent de Gournay, un négociant malouin, devenu intendant du commerce en 1751. Fervent partisan de la liberté du commerce il est connu pour être le père de l’expression « laisser-faire et laisser passer », expression qu’il utilise en septembre 1753 dans la conclusion de ses réflexions sur la contrebande : « Ces deux mots, laisser faire et laisser passer, étant deux sources continuelles d’actions, seraient donc pour nous deux sources continuelles de richesses ».

Dès le milieu des années 1750 un nouveau courant de pensée, la Physiocratie, va redonner à l’agriculture ses lettres de noblesse. Il est né des réflexions d’un brillant médecin, François Quesnay, anobli en 1752 par Louis XV pour avoir guéri le Dauphin de la petite vérole. Cet anoblissement le conduit à acquérir un domaine dans le Nivernais. Pour l’exploiter efficacement il lit tous les traités d’agriculture et procède à une analyse rationnelle de tous les procédés d’exploitation. Il compare le cout et les bénéfices qu’il aurait à utiliser des bœufs ou des chevaux, à mettre un fermier ou un métayer… Il publie les articles « Fermiers » (1756), « Grains » (1757), « Hommes » (1757) dans l’Encyclopédie de Diderot et Le Tableau économique en 1758. Sa notoriété est grande et il est entouré de véritables disciples, régnant en maitre sur ce que l’on appelle « la secte des économistes ». Parmi eux Turgot, maitre de requête au Parlement de Paris. Il a accompagné Gournay dans ses tournées à travers la France et il est séduit par les idées de Quesnay. Il est nommé en 1761 intendant de la généralité de Limoges ou il remplace M. de Pajot de Marcheval. Dès 1759 il avait réuni un groupe de propriétaires pour créer une institution ayant pour but d’améliorer les pratiques agricoles.

Le 22 août 1760, Trudaine, Directeur du Commerce et à ce titre gouverneur de l’ensemble des intendants, et Bertin, Contrôleur général des Finances, avaient invité les intendants à créer des Sociétés royales d’agriculture. Un arrêt du Conseil d’Etat du 12 mai 1761 donne à la Société de Limoges le statut de Société Royale d’Agriculture avec deux bureaux annexes l’un à Brive, l’autre à Angoulême. Elle est remplacée en 1801 par la Société d’agriculture, des sciences et des arts de la Haute-Vienne.

Sous Napoléon l’agriculture n’occupe pas une place de choix mais dans les années 1820 quelques propriétaires vont relancer l’intérêt pour ce secteur en portant leurs regards vers l’agriculture britannique et suggérant que l’on s’en inspire. Le duc Elie Decazes, ministre de l’intérieur de Louis XVIII, fait de ceux que le modèle britannique séduit.

Mais la renaissance des sociétés d’agriculture ne s’opère véritablement que dans les années 1830. Des concours de charrues sont organisés, les premières fermes modèles sont présentées…et les premiers comices agricoles ont lieu.

Les premiers comices agricoles.

Corinne Marache, maitre de conférences à l’université de Bordeaux et spécialiste du développement agricole de la Dordogne montre que dès les années 1820 ce département se dote de comices agricoles avec ceux fondé en 1824 à Lanouaille et en 1827 à Montagrier. L’initiateur de ce mouvement est le futur maréchal Bugeaud (né à Limoges le 15 octobre 1784, mort à paris le 10 juin 1849). Après une première partie de sa vie consacrée à la carrière militaire son soutien indéfectible à Napoléon le fait entrer en disgrâce avec la restauration. Il se consacrer alors à son domaine de la Durantie sur la commune de Lanouaille en Dordogne. Quand il a acquis la certitude d’avoir trouvé les meilleures méthodes pour exploiter les terres de son domaine il en fait profiter les autres agriculteurs au cours de réunions. C’est le premier comice agricole. Il continuera à œuvrer pour le développement d’une agriculture moderne et quand il sera élu député il prononcera à la Chambre, le 28 février 1832, un discours dans lequel il propose d’établir un comice agricole dans chaque canton

Mais, comme dans le reste du pays, le phénomène ne prend toute son ampleur que dans les années 1830. Un comice se crée pour les cantons de Limoges en 1834, suivi par Nieul la même année, puis Aixe en 1835, le Dorat, Saint Léonard… Ils sont 9 en 1870, 12 en 1880 et ce n’est qu’en 1910 qu’il y en a un dans chaque canton, parfois sous le nom de « syndicat d’élevage ».

Pendant tout le XIXème siècle, les comices agricoles se multiplient sur tout le territoire. Ils sont le reflet de la France rurale ouverte au progrès. On y met en avant les découvertes en agronomie, les nouveaux matériels, on récompense les agriculteurs qui innovent avec des prix et des médailles.  Dans le seconde moitié du XIXème siècle, les comices s’ouvrent à l’ensemble de la population et deviennent de véritables fêtes.

Dans son célèbre roman, Madame Bovary, publié en 1857, Flaubert dans la deuxième partie, chapitre 8 décrit l’ambiance des comices agricoles à Yonville. Rodolphe y retrouve Emma. Il écoute les discours, celui de M. Lieuvain, délégué par le Préfet, celui de M. Derozerays qui préside le comice. C’est un sujet classique au lycée de demander aux élèves de commenter ces discours.

La race bovine Limousine

Au début du XIXe siècle les bœufs ne pèsent pas lourd, 300 à 350 kg, et mesurent 1,5 mètre au garrot. Cela vient à la fois de la génétique mais aussi de la médiocrité des terres et donc de leur alimentation. De plus, le faible niveau de vie des paysans ne leur permet pas de nourrir des bêtes qui ne travailleraient pas, aussi tous les bovins participent aux travaux des champs. La race limousine est alors considérée comme une race de travail.

Avec la création du comice de Limoges, en 1834, la question de l’avenir de cette race va donner lieu à de nombreux débats. Que faut-il faire pour la rendre plus prospère ? Faut-il croiser la race limousine avec d’autres comme la charolaise, faut-il pratiquer une sélectionner rigoureuse des meilleurs bovins limousins, faut-il abandonner cette race régionale pour passer à une race plus nationale, voire internationale comme la durham ? Cette dernière option est défendue par ceux qui s’appuient sur l’arrivée du chemin de fer à Limoges en 1856, offrant ainsi les débouchés vers les grands marchés parisiens

L’opposition se fait en fait entre les agriculteurs qui privilégient l’élevage d’un animal pour le travail et ceux qui préfèrent un animal pour la boucherie. Mais pour développer l’élevage d’animaux de boucherie qu’il faut engraisser rapidement il faut développer parallèlement la production fourragère et donc passer aux prairies artificielles, employer beaucoup de chaux… D’un côté un système qui demande des capitaux, pratiqué par des propriétaires qui emploient des domestiques, de l’autre un système plus traditionnel ou les fermes sont exploitées par des métayers, une agriculture de bourgeois opposée à une agriculture de paysans.

L’économiste Frédéric Le Play qui a acheté en 1856 une propriété au Vigen dirigée par son fils Albert, jouera un grand rôle au sein de la société d’agriculture et prendra parti pour une agriculture de paysans. C’est également la position de M. Teisserenc de Bort, député, sénateur, plusieurs fois ministre de l’agriculture, présidant du comice du canton d’Ambazac et auteur en 1889 de la brochure « La vérité sur la race limousine »

Dès 1860 on constate que le choix a été fait de procéder à l’amélioration de la race limousine en sélectionnant les meilleurs taureaux afin de faire gagner du poids à chaque animal. Cela passe par l’amélioration de la qualité des prairies à la fois grâce aux engrais et à l’utilisation du trèfle. De 350 kg les bœufs passent à plus de 500kg. De race de travail la limousine devient une race de boucherie et ses représentant gagnent de plus en plus de prix dans les concours. La consécration arrive avec le prix d’honneur, toutes races confondues, obtenu en 1886 par le taureau d’Achille Caillaud au concours général de Paris et le grand prix d’honneur pour son troupeau, également toutes races confondues, obtenu par Charles de Léobardy en 1889.

Le couronnement de ces efforts sera la création du herd-book limousin en 1886, le second après celui de la nivernaise-charolaise créé en 1864. Après deux ans d’existence, 479 animaux sont inscrits. Ils sont 674 en 1890, 3.142 en 1897 et 6.416 en 1914. Pour faire la promotion de leurs animaux les propriétaires créent en 1893 le syndicat de la race bovine limousine. Les foires et les concours vont connaitre un développement continu jusqu’à la Première guerre mondiale.

Philippe Grandcoing et Raymond Julien, La belle Limousine, Culture et patrimoine en Limousin, coll. « Patrimoine en poche », 2004

Le Comice de Nexon

Camille Larcher a réuni une belle documentation sur le « Comice agricole du canton de Nexon » et a publié en 2006 une brochure « Mémoire du Comice de Nexon ».  Nous ne présenterons qu’un résumé de ce travail.

memoire du comice de nexon

Dans les délibérations du Conseil municipal on note que pour le 23 septembre 1860, jour de Fête et de Comice Agricole, il est voté une somme de 150 francs.  M. de Veyrinas et Frugier sont chargés d’en surveiller l’emploi. Et pourtant le comice de Nexon n’est pas encore créé puisque l’assemblée générale constitutive se réuni à la mairie de Nexon le 7 avril 1877. Plus de 100 personnes ont leur nom transcrit sur la liste des souscripteurs. On compte 52 personnes de Nexon, 23 de Janailhac, 10 de Saint Priest, 9 de la Meyze, 5 de saint Hilaire et 2 de Meilhac. Presque tous sont propriétaires, et parmi eux on trouve Ludovic Eyssartier, percepteur à Nexon, Jean Baptiste Fournier, instituteur à Nexon, Frank Limousin, curé à Janailhac ou Louis Gary, négociant à Lafarge.

Un bureau provisoire est composé de Messieurs Boutaud Lacombe, Léon Frugier et Ernest Morterol, tous de Nexon. Une fois les statuts adoptés il est procédé aux élections du bureau. Ont été élus :

Président : Boutaud Lacombe

Vice-Président : Armand de Nexon

Trésorier : Joseph Faure

Secrétaire : Michel Frugier

Membres : Léon Frugier, Alfred Demaison, Jean Baptiste Bonafy, Ludovic Guillaumaud, Jean de Bony, Antoine de Beaune, Joseph Bessoule, Eugène Cubertafond, Fernand Gizardin, Dazat Crouzaud, Pierre Lauzeille, Cyprien Frugier, David Lalleu, Maurice Duverger, Pierre Suidraud et Jean Baptiste Nicot.

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Médaille d’argent du concours du 22 septembre 1878

1880 « Le Comice agricole de Nexon.

Le temps n’a pas favorisé hier cette fête qui s’annonçait, cependant, sous les meilleurs auspices. La pluie qui a commencé dès la pointe du jour a cessé un instant pendant la journée pour reprendre dans la soirée avec plus de force que jamais. Malgré tout, les exposants avaient tenu bon et le foirail était très amplement garni. Ainsi que dans les précédents concours, les génisses et les vaches se distinguaient par un remarquable ensemble de qualités. La mission au jury a été très longue et très laborieuse; nous avons même entendu former le souhait qu’à l’avenir le jury fonctionnât le matin, de façon à éviter aux animaux les inconvénients résultant d’une aussi longue station et à épargner au public les fatigues d’une attente que la température d hier rendait encore plus sensibles.

A trois heures, M. Baury. député, président, prenait place sur l’estrade dressée devant la mairie. Près de lui on remarquait M. Boutaud-Lacombe, président du comice ; M. Bonnet, maire de Nexon, conseiller général ; les membres du bureau du comice, M. de Beaune de Beaurle, souspréfet de Semur ; M. Fournier, intituteur à Nexon ; M. Roche, instituteur à BaintYrieix, et plusieurs de leurs collègues de l’arrondissement. Une partie de l’estrade était occupée par la Fanfare de Saint Yrieix, qui s’est fait entendre plusieurs fois pendant la distribution des prix. La séance étant ouverte, M. Boutaud-Lacombe a pris la parole en ces termes :

« Messieurs, » La première période triennale de l’existence de notre comice s’est écoulée d’une manière satisfaisante ; il est k désirer qu’il en soit ainsi de la seconde période qui commeuce aujourd’hui, et même que nos progrès agricoles, déjà très sensibles, s’accentuent davantage ; dans ce but, je viens faire un nouvel appel à l’intelligence et au bon vouloir des habitants de tout le canton. » La concurrence redoutable que les produits étrangers portent sur nos marchés, rend nos comices plus nécessaires que jamais ; ils constitue ut une arme dont il faut se servir pour lutter contre cet ennemi ; c’est défendre « Son pays que de s’y associer ». On a dit que notre Société agricole avait une nuance politique ; bien que le public n’ait pas partagé cette erreur, il est de mon devoir de déclarer qu’il n’en est rien ; ici, Messieurs, toutes les opinions s’effacent, tout le monde se tend la main, il n’y a que des Français aimant leur patrie et travaillant de leur mieux au bien de tous. »

Groupons-nous, chaque année, plus nombreux autour de cette heureuse institution ; que chacun, qu’il fasse ou non partie de ses membres, nous dise ses impressions, nous signale les améliorations qui peuvent y être faites, chaque observation sera discutée dans nos assemblées, et tout ce qui paraîtra bon sera adopté. » C’est le cri de l’intérêt public que je vous transmets, et j’ai la pleine confiance qu’il sera entendu et compris. » Que M. le député de l’arrondissement me permette de le remercier, au nom du comice, de ses largesses pour nos coucours, et surtout d’avoir bien voulu venir présider nos assises; merci s nos deux jurys, dont le dévouement tris précieux k notre agriculture ne se dément pas ;

Merci à la Fanfare de Saint-Yrieix pour avoir assisté à la distribution de vos prix; merci, enfin, à tous ceux qui nous entourent pour applaudir aux vainqueurs. » A la suite de ce discours, M. Frugier secrétaire, a donné lecture du rapport de M. Ernest Morterol sur la visite des cultures, puis il a proclamé la liste des prix. Le reste de la journée s’est passé gaiement en dépit de la pluie ; nos rustiques et solides paysans la redoutent moins que les gens de la ville. On s’est égayé de la course aux ânes, au jeu du lapin et devant la diseuse de bonne aventure qui, armée d’un long tube en fer blanc annonçait gravement l’avenir à l’oreille de ses clients ébahis. Le soir un bal a eu lieu dans la salle de la mairie.

Liste des prix.

Prix des cultures. — Prime d’honneur, médaille d’or, à M. Honoré Sazerat. 1er prix, médaille d’argent à M. Limousin, aux Places ; 2e, médaille d’argent, à Mlle. H. Cubertafon ; 3e, médaille d’argent, à M. Martial Faure ; 4e, médaille de bronze, M. Laurent Lelong. 30 fr., à Guillaume Desmaison, colon au Plantadis ; 25 fr., à Terrasse, colon aux Places ; 20 fr., à Portefaix, colon aux Landes; 20 fr., à Chabrier, colon au Mourier ; 20 fr., à Frugier, colon à Sazerat ; 15 fr. à Larcher, colon à Monbessier; 10 fr., à Charbonniéras, colon à Meilhac.

Prix aux propriétaires-cultivateurs. — ler prix, médaille d’argent, à M. Cubertafon, de Las Panicias ; 2e, médaille de bronze et 10 fr., à M. Picquet.

Prix aux ménagères. — 1er prix et 15 fr., à la femme Portefaix, aux Landes ; 2e et 10 fr. à Marie Desbordes, femme Desmaison, aux Plantadis ; 3e et 10 fr. à Marguerite Demignon, veuve Tricard, au Mourier.

Taureaux. — 1er prix, 50 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2°, 40 fr., à M. Cubertafon, à Pœnissias ; 3e, 30 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Vaches suitées. — ler prix, 45 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2e , 35 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 3e , 25 fr., à Léonard Bazaire, colon de M. Faure, à La Plaine; 4e, 20 fr., à Léonard Duverneix, colon de M. Roche, à Plaud.

Vaches pleines. — 1er prix, 45 fr., à M. Pierre Desplanches, propriétaire, à Viallette; 2e, 35 fr., à Christophe Peynichon, colon de M. de Veyrinas, à Veyrinas ; 3e, 25 fr., à Léonard Duverneix, colon de M. de Veyrinas, à Veyrinas; 4e, 20 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys.

Génisses de 16 mois à 2 ans. — 1er prix, 30 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 2e, 25 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 3e, 15 fr., à M. Cacatte, aux Plantadys ; 4e, 10 fr., à Léonard Bazaire, colon de M. Faure, à La Plaine.

Génisses de 8 à 16 mois. — 1er prix, 30 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 2e, 25 fr., à Jean Nicolas, colon de M. de Beaune de Beaurie à Chapelle ; 3e , 15 fr., à M. Martini Bragard, à La Plaine ; 4e, 10 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Veaux Âgés de moins d’un an. — 1er prix, une médaille d’argent et 35 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2′, 35 fr., à M. Arsène Olivier, au Pay ; 3e, 25 fr., à M. Martial Bragard, à La Plaine ; 4e. 20 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour.

Prix d’ensemble. — Une médaille de vermeil et 35 fr., à Guillaume Desmaisons, colon de M. Sazerat, aux Plantadys; 25 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy ; 15 fr., à François Limousin, pour sa truie; 10 fr., à Guillaume Desmaisons, colon de M. Sazerat, aux Plantadys.

Verrats. — 1er prix, 45 fr., à M. Louis Jouhaud, à Rilhac; 2e, 30 fr., à Léonard Barrière, colon de M. Beaurie, à Teulet.

Truies pleines et suitées. — 1er prix, 30 fr., à Mathieu Deschamps, colon de M. Bonafy, à Betour ; 2e, 25 fr., à Léonard Chabrier, colon de M. Faure, à Mourier ; 3e, 15 fr., à Laplaud, colon de M. Tarrade, à La Plaine.

Brebis. — 1er prix, 35 fr., à M. Coste, à Lafarge ; 2e, 25 fr., à Guillaume Frugier, colon de M. Lelong, à Sazerat.

Aux vieux serviteurs. — 1er prix, médaille d’argent et 10 fr. à Léonard Nicolas, domestique chez Mme veuve Halary, à Bellevue ; 2e, médaille d’argent et 10 fr. au ménage Larcher, domestiques chez M. Duverger, a Meilhac ; 3e. 15 fr., à veuve Romanet, domestique chez Mme Veuve Halary, à Bellevue ; 4e, 10 fr., à Pierre Desvalois, domestique chez M. de Nexon; 5e, 5 fr., à François Auxeméry, chez M. Guillaumaud, à Puycheny ; 6e, 5 fr., à Jean Jarry, domestique chez M. Bonnafy, à Betour.

Labourage. — 1er prix, 20 fr,, à Pierre Duverneix, colon de M. de Nexon, à La Seine ; 2e, 15 fr., Pierre Desmaisons, colon de Mme Roche, à Plaud ; 3e, 15 fr., à Martial Truchassou, colon de M. de Nexon, à La Seine ; 4e, 10 fr. à Pierre Villoutreix, colon de M. Bragard, à Baillaut ; 5e, 5 fr., à Martial Duverneix, colon de M. de Nexon, à La Seine; 6e, 5 fr., à Cosma Penot, colon de M. Beaudemoulin, à Lajoussannie.

Instruments agricoles. — Ier prix, médaille d’argent et 10 fr.,à Pierre Peyrat, de Nexon ; 2e, médaille d’argent et 5 fr., à Paul Desmaison, de Nexon. Horticulture. — Rappel de 1er prix hors concours, Elie Frugier, jardinier chez M. de Nexon; 2e prix, une médaille d’argent, Tampetit Desmaison, jardinier chez M. Sazerat ; 3e, une médaille d’argent, à pierre Desvalois, jardinier chez M. de Nexon.

Animaux de basse-cour. — 1er prix, médaille d’argent, à Cadette Desmaison, jardinière chez M. Sazerat, au Plantady ; 2e, médaille d’argent, à François Limousin, chez M. de Nexon . ( Le Courrier du Centre  21 septembre 1880)

Le premier concours dont les archives possèdent des traces a eu lieu en 1884. Trois médailles d’or ont été décernées à Jean Duverneix de Plaud, Guillaume Fruitier de Sazerat et Martial Barry aux Landes.

Un concours a lieu en 1885. Voici le discours prononcé, par M. Boutaud-Lacombe, maire, à cette occasion:

« Messieurs,

Un rapport publié récemment et adressé au ministre par M. Borral, sur l’agriculture dans la Haute-Vienne, dit que notre département est l’un des plus favorisés de France, sous le rapport des prairies.

Cette haute appréciation, qui est aussi celle d’autres personnes très compétentes, semble nous dévoiler un devoir à remplir. Puisque la nature de notre sol et les sources qui s’y trouvent nous favorisent, pourquoi ne profiterions-nous pas de cet avantage et n’en ferions-nous pas profiter nos concitoyens.

Il a été créé, depuis quelques années, bien des prairies dans le canton ; mais il peut s’en faire beaucoup plus, et nous devons y travailler activement jusqu’à complète réalisation; la société est en droit do le réclamer, et chacun de nous lui doit le tribut de ce qu’il peut faire d’utile ; nous y avons-nous même un intérêt personnel que nous ne pouvons pas négliger : en augmentant nos prairies, nous augmenterons les produits de nos excellentes races de bétail et nos engrais, et si nous diminuons l’étendue de nos terres, elles seront mieux fumées et produiront relativement davantage. Les départements moins heureux que le nôtre, qui ne peuvent produire que du grain, nous fourniront celui qui pourra nous manquer et nous leur enverrons le bétail qui leur est nécessaire ; c’est là le véritable libre-échange qui convient à l’agriculture française.

Vous savez que la différence du prix de ces deux choses de première nécessité, comme la différence des frais qu’occasionne leur production, est entièrement à notre profit. Tout propriétaire se doit à ce changement, c’est un moyen d’augmenter sa fortune et le bien-être de tous.

Il arrive souvent que celui qui devrait faire ces améliorations recule devant la dépense qu’elles occasionnent et qu’il n’a pas toujours l’argent qui y serait nécessaire, mais, dût-il l’emprunter, que son intérêt, bien entendu, lui commanderait de le faire.

Sa dette le disposerait à l’économie et s’éteindrait graduellement au moyen des bénéfices qu’il ferait sui les foins de ses « nouvelles prairies, bénéfices élevés, si on les compare aux produits de son terrain cultivé en seigle ou froment, diminués des frais de la main-d’œuvre qui les absorbe presque en entier. Après quelques années d’amortissement, il posséderait, libre de son emprunt, des prairies dont la valeur serait au moins triple de celle qu’avait sa terre.

Les prairies naturelles n’excluront pas les prairies artificielles et il faut reconnaître que le canton de Nexon a compris leur utilité ; on en fait déjà beaucoup et leur nombre ne peut que s’augmenter considérablement dans un avenir très prochain.

Il ne suffit pas d’avoir des prairies, il faut les Soigner, les entretenir, et par suite lies bien fumer ; invitons les cultivateurs qui vendent une grande partie des pailles qu’ils récoltent, à comprendre que toutes ces pailles ont leur place marquée dans leurs étables pour faire des engrais destinés à améliorer le sol et non ailleurs.

Vous serez heureux d’apprendre que désormais il vous sera facile d’acheter à bon compte et d’une qualité assurée toutes les matières premières nécessaires à l’agriculture ; il s’est formé à Limoges, pour tout le département, un syndicat qui a pour but de procurer ces matières et d’éclairer sur le choix de celles qui sont appropriées à chaque nature du terrain. Ceux d’entre vous qui voudront user des précieux avantages qu’offre cette société, pourront prendre connaissance de ses statuts, ils sont déposés au secrétariat du comice et le bureau de ce comice est à votre disposition si vous le croyez utile, pour vous mettre en rapport avec ce syndicat.

Personne ne sera surpris d’apprendre que M. Boury nous continuera le don généreux qu’il nous a toujours fait de notre plus belle médaille, chacun de vous sait qu’il favorisait l’agriculture non seulement de ses conseils, mais encore de son exemple et de sa bourse, qu’il reçoive les plus vifs remerciements du comice.

Merci aussi aux membres du jury qui nous ont fait connaître les plus méritants du concours, leur dévouement à notre cause agricole ne se dément pas.

Merci encore à l’excellente fanfare de St-Yrieix qui nous assiste. » (Le Courrier du Centre 1885/09/23)

En 1889 Ernest Morterol est élu Président, Baptiste Bonnet vice-président, Léonce Gizardin secrétaire et Alfred Demaison trésorier. Les membres du comité passent de 16 à 6.

En 1891 la Fête Patronale et le Comice Agricole se déroulent en même temps.

Voici le compte rendu publié dans le Courrier du Centre: « Hier ont eu lieu la fête patronale de Nexon et le comice agricole du canton. Favorisée par un temps magnifique, la fête était splendide et une affluence considérable de personnes s’y était donné rendez-vous ; aussi les hôtels et cafés ont-ils faits de bonnes recettes.

Les jeux de toutes sortes, cirques, manèges de chevaux de bois, tirs, loteries, etc., n’ont cessé d’être occupés toute la journée et une partie de la nuit. Un magnifique feu d’artifice a été tiré sur la place de la Mairie par M. Delaty, ferblantier à Nexon qui s’est fort bien acquitté de ses fonctions d’artificier. Une illumination bien préparée a été légèrement dérangée par la pluie qui cependant n’a pas empêché l’exécution d’une superbe retraite aux flambeaux par la jeune fanfare de Nexon. Enfin de nombreux bals ont duré jusqu’au jour.

Le champ de foire était abondamment pourvu de beau bétail. L’exposition des fruits, légumes et conserves était aussi remarquable. Nous y avons particulièrement admiré les collections horticoles exposées par Mme veuve de Boys, de MM. Gabriel Thomas et de Bony, ainsi que les conserves et les beaux fruits de M. Pranet.

A trois heures de l’après-midi a eu lieu la distribution des récompenses. Sur l’estrade ont pris place MM. Morterol, président ; de Nexon, maire ; Mandon, juge de paix ; le bureau du comice, MM. les experts et les notabilités. M. Morterol, président, a ouvert la séance et a prononcé un discours qui a été très applaudi. Nous regrettons de ne pouvoir le reproduire.

Voici la liste des lauréats du comice ;

Agriculture

Récompenses accordées aux propriétés en 1891.

Grand prix d’honneur, médaille d’or, M. Henri Bragard, pour sa réserve de Villeneuve, et 40 fr. au sieur Louis Léonard, son maître valet ; 1er prix, médaille-de vermeil, à M. Henri Bragard, pour son petit domaine de Baillant, et 40 fr. à Jean Faye, son métayer.

Rappel de médaille de vermeil et 10 fr. au-sieur Faucher, métayer du domaine de Lavaud ; 2e prix, médaille d’argent, à M. le marquis de Bony, pour son domaine de Caches-Nid, et 20 fr. à Jean Longequeue, son colon ; 3e, médaille d’argent, à H. Dumas, pour son domaine de Charreneuve, et 10 fr. au sieur Rabot, son métayer ; 4e, 10 fr. à Jean Faye, colon de Mme du Boys, à Varnet ; 5e, 10 fr. à Léonard Marquet, colon de la même.

Domaine Hors concours

Médaille d’argent grand module offerte par la société des agriculteurs de France et 10 francs à Jacques Charreix, colon à La Pouce ; 10 fr. à Desroche, métayer du grand domaine de Baillant ; médaille de bronze offerte par la société des agriculteurs de France i M. La porte, pour sa réserve de la Roche l’Abeille, et 10 francs à son maître valet Jean Vanteau.

Prix des ménagères. — 1er prix, médaille d’argent, à la femme de Louis Léonard, de Villeneuve ; 2e, médaille d’argent, à la femme de Pierre Rabot, de Charreneuve.

Concours d’animaux. — Taureaux ayant obtenu la prime cantonale. — 1er prix, 30, à M. Gabriel Thomas, à Ribière ; 2e, 20 fr. ; à M. Frugier, à Saint Priest, colon Laplaud,

Veaux âgés de plus d’un an. – 1er prix, 40 fr., à M, Bonnafy, à Betour, colon Deschamps ; 2e, 30 fr., à M. de Nexon, aux Landes, colon Brunerie ; 3e, 10 fr., à M. de Bonny, au château de Lavergne (réserve).

1ère Section — Vaches pleines ou suitées. — 1er prix, 30 fr., à Mme veuve Sazerat, au Plantadis (réserve) ; 2e, 26 fr., à Mme veuve Sazerat, colon Desmaisons : 3e, 15 fr. à Mallefond, colon aux Primes. 4e, 10 fr., à Mme veuve Du Boys, à Varnet, colon Faye ; 5e, 10 fr., à M. Beaudemoulin, à la Josonnier.

Génisses âgées de trente mois. — 1er prix. 25 fr., à M. Beaudemoulin, colon Château ; 2e, 10 fr., à M. de Bony, domaine des Trois-Hommes, colon Nicot ; 3e, 15 fr, à M. Michelet, colon Narbonne ; 4e, 10 fr., à M. de Nexon, réserve.

Génisses de six à seize mois. — 1er prix, 15 fr., à M. Mallefond, aux Primes; 2e, 10 fr., à M. Morterol, an Courdein, réserve ; 3e, 15 fr., à M. Beaudemoulin, colon Chatard ; 4e, 10 fr., à M. de Bony, colon Malissain.

Veaux de 6 mois à us an. —1er prix, 10 fr. à Mathieu, à Pontinont de Meilhac.

Prix d’ensemble. — 2e sections. — Rappel de 1er prix, n° 16, M. Morterol, au Courdein, colon Desbordes.

Vaches pleines ou suitées. — 1er prix, [30 fr.; à Auguste de Nexon, aux Biez, colon Laurent ; 2e, 10 fr., au même et même colon ; 3e, 20 fr., à M. Gabriel Thomas, domaine de Chez-Nardy, colon Degoutiéras.

Génisses au-dessus de 30 mois. — 1er prix. 15 fr, à M. Bragard, réserve de Villeneuve ; 2e, 10 fr., à M. Bessoule, domaine de Pluvier, colon Calet.

2* Section. — Génisses de 6 à 16 mois. — 1er prix, 25 fr., à M. Henri Bragard, pour sa réserve de Villeneuve.

Veaux âgés de 6 mois à 1 an. — 1er prix, 10 fr., à M. Auguste de Nexon au Biez, colon Laurent ;2e, 15 fr., à M. Bessoule, colon Calet.

Prix d’ensemble 1ere section, – 1er prix, 20 fr. à M. Mallefond aux Prunes ; 2e 18 fr. à M. Desçhamp, colon à Betoure, pour le plus bel animal de la section. Une médaille de bronze à M. Bonnafy à Betours, colon Deschamps.

Prix d’ensemble. — 2e section. — 1er prix 20 fr. à M. Morterol, domaine du Mas Pellisson, colon Desbordes, pour le plus bel animal de la section

Verrats. — 1er prix, 30 fr., à M. Chassagnes à l’Hôpital ; le, 20 fr., à M. Baury aux Pargues,  Colon Barrière.

Truies pleines ou suitées. — 1er prix, 30 fr. à M. Henri Bragard, à Villeneuve ; 2e, 10 fr., à M. Combrouze, au Boucheron ; 3e. 15 fr., à M. Gabriel Thomas, à la Ribière (réserve).

Espèce ovine

Brebis. -1er prix, 10 fr., à Mme veuve Sazerat, colon Demaison; 2e, 15fr., à M. Beaudemoulin, colon Château.

Instruments agricoles. —1er prix, 10 fr., à M. Pierre Peyrat à Nexon ; 2e, médaille d’argent à M. Perrier de Nexon

Horticulture. – 1er prix, 15 fr., à Mme veuve de Boys, jardinier Bonnet ; 2e, 10 fr., à M. de Bony, à Saint-Priest (réserve).

Prix supplémentaire : Médaille d’argent. — MM. Prunet et Frugier, à Nexon.

Animaux de basse-cour : Médaille d’argent à Mme veuve de Boys, de Varnet.

Vieux serviteurs : 5 francs à Anne Mathieu, servante chez M. Boutaud-Lacombe.

Concours de labourage

1er prix, 30 fr., à Latouille, colon de M. Thomas au Brouilhet ; le, 15 fr., à Bonneau, colon à Lapouge ;  3e, 15 fr., à Boyer, colon à Sélive; 4e. 10 fr . à Mallemauvais, colon à Betours.

Prix de défoncement : 10 fr. et une médaille d’argent, à Pécout, aux Trois-Hommes.

Aujourd’hui, 21, ont eu lieu les jeux annoncés au programme et tout s’est terminé dans d’excellentes conditions grâce à l’habile direction de MM. les administrateurs qui ont fait preuve d’un réel dévouement.

Nous devons adresser, en terminant, nos plus chaleureuses et sincères félicitations à la jeune fanfare de Nexon qui, sons l’habile direction de M. Denard, a largement contribué à rehausser l’éclat de cette charmante fête. (Le Courrier du Centre 1891/09/23)

 

En 1892 c’est Jean de Bony qui est élu Président. Au concours d’animaux vient s’ajouter un concours de labourage et un prix pour le meilleur forgeron ayant apporté une amélioration à un instrument ou une machine.

A l’occasion de leur assemblée générale de janvier 1893 les membres, moins nombreux qu’à la création puisqu’ils ne sont plus qu’une petite soixantaine, adressent un vœu au Ministre de l’agriculture pour qu’il défende devant la Chambre le maintien des tarifs douaniers. En effet un vaste mouvement libre échangiste s’est développé à partir du milieu du XIXe siècle. Il est né au Royaume Unis avec l’abolition des « corn laws », les droits de douane sur les importations, en 1846. En 1860 Napoléon III signe le traité de Commerce franco-britannique qui fait entrer la France, contre l’avis des députés, dans le monde du libre-échange. Mais dans le monde agricole les échanges extérieurs sont faibles par rapport à la production. Les choses changent lorsque les Etats-Unis et la Russie exportent des quantités importantes de blé vers l’Europe. A partir de 1879 les prix agricoles s’effondrent. Pour faire face à la crise la France adopte, dès 1881, une politique protectionniste.

A cette époque, comme aujourd’hui l’agriculture est coupée en deux : d’un côté les céréaliers qui souhaitent un prix élevé pour le blé, de l’autre les éleveurs plus soucieux du coût de l’alimentation des animaux. La politique agricole de l’époque a été incarnée par Jules Méline, un des plus célèbres Ministres de l’agriculture.

Le Ministère soutien les concours agricoles par des subventions. En 1895 celle ci est de 450 francs ( soit plus de 1800 € en 2016). Cette somme est indiquée sur le programme ainsi que les médailles, en or et en vermeille qu’il offre et qui sont remises respectivement par M. Lavertujon, député,  et  M. Teisserenc de Bort , sénateur.

programme 1895

Programme du 22 septembre 1895

On constate qu’à coté du concours d’animaux, bovins, porcins et ovins, un concours de labourage est organisé . ( Aujourd’hui on parle plus facile de concours de labour mais les deux expressions sont correctes)

En 1898 le bureau décide de baisser le montant des cotisations pour les petits propriétaires. Fixée à 10 francs depuis la création du Comice, la cotisation est inchangée pour les propriétaires possédant plus de 10 hectares, par contre elle n’est que de 5 francs pour les autres.  Le bureau décide également de la création d’un concours de printemps destiné à la seule présentation d’animaux. La date en est fixée au lundi de pâques le couplant ainsi avec la fête patronale. Une troisième décision marque un changement dans la pratique des concours : la mise en place d’un concours de labourage.  Il est prévu le 11 septembre à saint Priest Ligoure. Le premier prix a été remporté par Martial Pauliat.

Au début de l’année 1900 des ennuis de santé éloignent M. de Bony de l’association dont il démissionne. Le trésorier en encaissé 62 cotisations.

comice agricole 1902 versocomice agricole 1902 recto

 Une médaille du comice de 1902

Pour l’année 1903, le Comité est présidé par M. Morterol. Les archives détiennent les comptes détailles. Les recettes s’élèvent à 2376 francs (équivalent en pouvoir d’achat à 9192 euros de 2015).

Elles proviennent de :

  • Reliquat de 1902 : 326
  • Département : 400
  • Etat : 1050
  • Cotisations : 600

Les dépenses s’élèvent à 1619,80 francs laissant apparaître un bénéfice substantiel de 726,2 francs.

Les dépenses sont ainsi réparties :

  • Courrier et enveloppes :7
  • Tambour de ville et affiches : 2,30
  • Abonnement Race limousine : 20,70
  • Abonnement Syndicat des Agriculteurs : 20,70
  • Déjeuners chez Lauzeille : 84
  • Déjeuners chez boucher à Meilhac : 21
  • Primes : 20
  • Recouvrement des cotisations : 14,10
  • Timbres de vœux : 1
  • 1/5 des cotisations à la Mairie : 120
  • Plaques payées à Delaty : 66,60
  • Médailles payées à Desplanches : 58,20
  • Rousseau entrepreneur : 18

Dans le palmarès de cette année 1903 on note que des prix ont été remis pour les porcs d’espèce limousine et pour les brebis. Le concours de labours dans la catégorie jeunes est remporté par Louis Meau de la senne et dans la catégorie Hommes par Jean Jouhaud du Jalinier.

Des médailles sont remises aux « Vieux serviteurs, Métayers et ménagères ».

L’assemblée du 21 janvier 1910 abandonne le nom de Comice et le remplace par Syndicat d’élevage du canton de Nexon. Cette année les récoltes ont été mauvaises du fait du mauvais temps, en particulier des inondations. Le Syndicat demande que des dégrèvements fiscaux soient accordés aux plus défavorisés.

L’activité de l’association, interrompue pendant la guerre, reprend en 1919 avec un concours organisé en septembre. Cette même année a vu la création d’un syndicat professionnel agricole affilié à l’Union fédérale des agriculteurs limousins (U.F.A.L.).

En 1928 une caisse d’assurance mutuelle agricole est créé pour faire face à la mortalité du bétail.

concours 1929

Le 2ème prix d’ensemble du concours du 14 avril 1929

Les agriculteurs portent une cravate et on revêtu la blouse bleue, lo blaudo.

Le 13 avril 1936 les statuts sont modifiés. Le bureau est ainsi constitué :

Président : P. Bouteau-Lacombe

Vice-Président : M. de Nexon

Secrétaire : J. Laspougeas

Membres : R. Bonnet, S. Rebeyrol, L. Pradeau.

Sur la période 1936- 1958 les archives municipales sont pauvres en documents mais on trouve les comptes rendus dans la presse locale.

Une note de la préfecture du 25 mai 1938 suspend les rassemblements d’animaux en raison d’une épizootie de fièvre aphteuse.

1943 : « Comice agricole. — Palmarès du concours du 19 septembre 1943

— Veaux âgés de moins de 15 mois inscrits au herd­book : 1er prix, 100 fr., M. Frugier, à Bostrichard ; 2e prix, 70 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 3e prix, 50 fr., M. Basset, à Janailhac ; 4e prix, 50 fr., M Ménicot, à Nexon. 5e prix. 50 fr., M. Rabaud, à Galiford ; 6e prix, 50 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 7e prix, 50 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 8e prix, 50 fr., M. Cacoye à Frontonin ; 9e prix, 50 fr., M. Lacorre, au Brouillet ; 10° prix, 50 fr., M. de Nexon, réserve ; 11e prix, sans argent, M. Basset, précité ; 12e prix, 50 fr., M. Clermonteil, colon de M. Lelong Eugène à Nexon ; 13e prix, sans argent, M. Rabaud, précité.

Veaux âgés de moins de 15 mois non-inscrits : 2e prix, 60 francs, M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive.

Génisses de six mois à un an. — 1er prix, 80 francs, M. Lelong Eugène, à Nexon ; 2e prix, 60 fr., M. Rabaud, à Galiford ; 3e prix, sans argent, M. Lelong, précité ; 4e prix, 50 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive.

Génisses au-dessus d’un an et ayant toutes leurs dents de lait : 1er prix, 100 francs, M Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 2e prix, 60 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon.

Fortes, génisses, — 1er prix, 200 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 2e prix, sans argent, M. Massy, précité ; 3e. prix. 150 fr., M Lelong Eugène, à Nexon ; 4e prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 5e prix, 100 fr., M. Gizardin, colon de M. Malary, à Bellevue.

Vaches suitées. — 1er prix, 200 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 2e prix, 150 fr., M, Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 3e prix, 150 fr., M Rabaud, à Galiford ; 4e prix, 100 fr., M Lelong Eugène, à Nexon ; 5e prix, sans argent. M. Penot et de Nexon, précités ; 6e prix, 100 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 7e prix, sans argent, M. Massy et Mme Laspougeas, précités ; 8e prix, sans argent, M. Rabaud, précité.

Vaches pleines — 1er prix, 150 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon à la Grange ; 2e prix, 100 fr., M. Penot, colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 3e prix, 80 fr., M Lelong Eugène, à Nexon; 4e prix, 50 fr., M Furelaud, aux Réserves ; 5e prix, 50 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 6e prix, 50 francs, M. Rabaud, à Galiford ; 7e prix, 50 francs, Mme Denis, au Plantadis ; 8e prix, sans argent, M. Rabaud, précité ; 9e prix, sans argent, M. Lelong, précité ; 10e prix, 50 fr., M. Limousin, colon de M. Grassin, à Champagnac ; 11e prix, 10 fr., M. Lacorre, au Brouillet ; 12e prix, sans argent, ­M. Penot, précité ; 13e prix, sans argent, M. Massy, précité.

Taureaux. — 1er prix, 250 fr., M. Beyrand, colon de M. Tarrade, au Mas ; 2e prix, 200 fr., M. Gizardin, colon de M. Massy à Bellevue ; 3e prix, 150 fr., M. Limousin, colon de M. Grassin, à Champagnac ; 4e prix, 100 fr., M. Massy colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 5e prix, 80 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 6e prix, 80 fr., M. Villars, aux Martigues, commune de Rilhac.

Prix d’ensemble. — 1er prix, médaille de vermeil et 150 fr., M. Massy, colon de Mme Laspougeas, à Betour ; 2e prix, médaille de bronze et 100 fr., M. Penot colon de M. de Nexon, à la Sélive ; 3e prix, 80 fr., M. Lelong Eugène, à Nexon ; 4e prix, 80 fr., M. Rabaud, à Galiford.

Prix d’honneur. — Mâle : M. Beyrand colon de M. Tarrade, au Mas.

Femelle : M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange

Brebis. — 1er prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange.

Béliers. — 1er prix, 100 fr., M. Mazeau, colon de M. de Nexon, à la Grange ; 2e prix, 80 fr., M. Mourier, colon.de M. de Nexon, à Chantelauve. » (Le Populaire du Centre 22 septembre 1943)

 

Après la guerre l’association reprend ses activités sous la présidence de Georges de Nexon et de Jean Nouhaud comme secrétaire. Les concours sont organisés chaque année dans une commune différente : Nexon en 1956, La Meyze en 1957, Nexon en 1958.

Le concours de l’année 1958 se déroule les 20 et 21 septembre. Il réunit un grand nombre de participants, tant du côté des agriculteurs que du côté des marchands de machines agricoles. En effet la motorisation du travail est en marche, chaque agriculteur va chercher à acheter un tracteur.

En 1959 le concours a lieu à La Meyze et à Nexon en 1960.

En 1961 le concours a lieu à Janailhac, couplé avec le concours départemental puis à Saint Priest Ligoure en 1962. Le concours se déroule ensuite à Nexon jusqu’en 1968.

Le 2 février 1963 l’assemblée générale élit un nouveau bureau :

Président : Jean Marie Garraud notaire à Nexon

Vice-Présidents : Pierre Rabaud, La Meyze ; Pierre Penot

Secrétaire : Jean Nouhaud

Membres : A. Mariaud, G. Debrégeas, J. Pacherie, J. Mousnier, M. Duverneix, A. de Reilhac, J. Dugoua, J. Massy.

1963 mairie et foirail1963 foirail vers poste

Le foirail en avril 1963, côté marie et côté poste

1963 foirail

Les taureaux en 1963 ne ressemblent plus à ceux des années 1860!

1963 jeunes

Les jeunes qui ont concouru pour le prix du meilleur jeune juge

Le 17 janvier 1967, lors de son assemblée générale les membres, devant la diminution du nombre des éleveurs du canton aux concours souhaitent un regroupement avec un autre comice. Celui d’Aixe sur Vienne a la préférence de la majorité. Le président Garraud et le président Souppat d’Aixe s’étant mis d’accord une réunion extraordinaire des deux bureaux à Nexon le 25 juin 1967. Il est convenu :

  • Le maintien de chaque comice avec son organisation propre.
  • Une entente entre les deux comices pour l’organisation du concours inter cantonal.
  • Un tirage au sort pour l’organisation du premier concours.

Le tirage au sort désigne Nexon et c’est ainsi que le dimanche 24 mars 1968 a lieu le premier concours inter cantonal Aixe – Nexon, une première dans le département.

Concours 1968

Le foirail le jour du concours de 1968

L’habillement a changé, fini la cravate et la blouse…

Le centenaire du Comice.

concours 1978

Le programme du centenaire

Il est fêté le 1er avril 1978 à Nexon. Un grand nombre d’agriculteurs ont revêtu la blouse traditionnelle, le groupe de l’Ecolo dau Barbichet fait résonner le son des chabrettes et des accordéons.

1er avril 1978 le barbichet

L’Ecolo dau Barbichet en pleine représentation

Les stands regorgent des spécialités limousines, une exposition de matériel fait côtoyer la charrue de 1750 avec la batteuse…

Plus de 200 animaux sont présents,

1er avril 1978 le champ de foire et le bétail

1er avril 1978 la foule

La foule se presse, nombreuse, pour voir les plus beaux spécimen

Un concours de jugement est organisé pour les jeunes..

1er avril 1978 le maire et le president

Les jeunes « juges » entourés par le président J.M. Garraud et le maire, R. Rebiere.

1970 le president

Le préfet Olivier Philippe entouré de J.M. Garraud, président du Comice, du président de Herd Book, et de Maurice Deschamps, maire de saint Maurice les Brousses. Au second plan, Pierre Rabaud, Maire de La Meyze et René Rebiere, maire de Nexon.

Le  préfet Olivier Philip honorait de sa présence cette manifestation et remettait la médaille du mérite agricole à Messieurs Aimé Célerier, Robert Lacore, André Mariaud et Pierre Villeneuve.

Le Comité en 1980 :

Président : Jean Marie Garraud notaire à Nexon

Vice-Présidents : Pierre Rabaud, La Meyze ; Camille Larcher, Nexon

Secrétaires : MM. Lacorre, Nexon et Pacherie, Janailhac.

Membres délégués :

Nexon : Mariaud, Delomenie, Dupuydenus

La Meyze : Blancher

Janailhac : Buxeraud

Meilhac : Jean Mousnier, Desbordes

Saint Hilaire les Places : Dugoua, Arragon, J.P. Defaye

Saint Priest Ligoure : de Reilhac, Villeneuve

La Roche l’Abeille : Duverneilh

Saint Maurice les Brousses : Faucher

Rilhac Lastour : Massaloux, Boniface.

Les concours des deux comices d’Aixe et de Nexon ont continué leurs activités. Nexon a reçu le comice le samedi 22 mars 1980, le samedi 20 mars 1982, le samedi 17 mars 1984…jusqu’au samedi 14 mars 1992.

D’un commun accord chacun reprend son autonomie. Les concours ont eu lieu jusqu’en 1998 puis ils ont disparu pour laisser la place à des présentations ponctuelles d’animaux.

En près de 120 ans d’existence le comice a connu une très grande stabilité dans sa gouvernance puisque seulement 5 présidents ont exercé ce mandat , Messieurs Boutaud-Lacombe,  de Bony, Tarrade, de Nexon et Garraud.

Le monde rural a changé. Les agriculteurs sont de moins en moins nombreux. Le coût en temps et en argent des différentes manifestations est élevé. Il reste le salon de l’agriculture à Paris pour que la race bovine limousine puisse présenter à un nombre de plus en plus grand de spectateurs ses plus beaux spécimens.

salon agriculture 2016

Les champions du concours 2016 de la race limousine au Salon de l’agriculture 2016

A gauche Hippy chez Emmanuel Zerger a Dinsac, à droite garniture du GAEC Camus à Arnac la Poste

En plein été, le 23 août 1939, le monde entier est stupéfait par l’incroyable nouvelle : l’Allemagne et l’Union soviétique viennent de signer à Moscou un pacte de non agression. Une clause secrète de ce pacte prévoit même le partage de la Pologne le mois suivant. Le 25 août, Chamberlain confirme le soutien de la Grande-Bretagne à la Pologne par la signature à Londres d’un accord anglo-polonais.
Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. La radio française annonce aussitôt la mobilisation générale décrétée par le gouvernement pour le lendemain. Cette mobilisation est confirmée par voie d’affichage.

mobilisation 1939

Le télégramme officiel  adressé par le Ministre de la Guerre au Maire de la Commune de Nexon arrive le 1er septembre 1939 à 20h20. Le texte est court: « Ordre de mobilisation. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2 septembre 0 heures ».

telegramme ordre mobilisatio 1914

Les Allemands ne retirent pas leurs troupes de Pologne comme le demandent les gouvernements français et britannique. Du coup, le 3 septembre à 11 h, l’Angleterre, qui avait rétabli le service militaire obligatoire le 27 avril, entre en guerre contre l’Allemagne. Elle constitue un Cabinet de Guerre dirigé par Sir Winston Churchill et déclare le blocus naval de l’Allemagne. Trois pays du Commonwealth, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande entrent en guerre au côté de la Grande-Bretagne. Les Français entrent à leur tour en guerre contre l’Allemagne à 17 h.