Une histoire illustrée de nexon
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Un peu d’histoire

Le 13 juillet 1870, le chancelier Bismarck intercepte et remanie, en lui donnant un caractère offensant, une dépêche que le roi de Prusse Guillaume avait rédigé depuis Ems les Bains, son lieu de villégiature, pour Napoléon III, Empereur des Français. Cette dépêche est diffusée à toutes les ambassades et à la presse. Le contenu de la « dépêche d’Ems » est rapidement connu en France. L’opinion publique et la presse sont largement favorables à la guerre contre la Prusse. Napoléon III la déclare le 19 juillet 1870.

Malheureusement, malgré les affirmations du maréchal Lebœuf, major-général de l’armée puis chef du 3ème corps, déclarant « Nous sommes prêts et archiprêts. La guerre dût-elle durer deux ans, il ne manquerait pas un bouton de guêtre à nos soldats », les troupes françaises sont peu préparées à un conflit de cette envergure. Elles sont mal équipées, ont des chefs peu compétents, un Empereur malade… Emile Zola en rend parfaitement compte dans La Débâcle, le 19ème volume des Rougon-Macquart, publié en 1892. « C’était un dénuement extraordinaire, les magasins de Belfort qui devaient tout fournir, étaient vides : ni tentes, ni marmites, ni ceintures de flanelle, ni cantines médicales, ni forges, ni entraves à chevaux. Pas un infirmier et pas un ouvrier d’administration. Au dernier moment, on venait de s’apercevoir que trente mille pièces de rechange manquaient, indispensables au service des fusils… les effectifs partout incomplets, les 430000 hommes se réduisant à 230000 au plus ; les généraux se jalousant, bien décidés, chacun à gagner son bâton de maréchal, sans porter aide au voisin… »

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Les mouvements des 3 armées françaises en rouge . Celles des Allemands en vert.

Le 12 août le maréchal Bazaine prend le commandement de l’armée du Rhin. Si les premiers combats se traduisent par un succès tactique français la supériorité prussienne s’affirme rapidement. Le 18 août les troupes de Bazaine sont battues à la bataille de Gravelotte-/Saint-Privat. Les tirs d’obus étaient si intenses que l’on disait « Ça tombe comme à Gravelotte » pour parler d’une pluie particulièrement violente. Bazaine se replie sur Metz ; les prussiens en commencent le siège.

Le 30 août 1870, à Beaumont, au Sud Est de Sedan, les soldats du 5e corps d’armée français sont surpris dans leur campement par les soldats prussiens de l’armée de la Meuse commandée par le Prince royal de Saxe.  Deux mille hommes sont tués, dont le colonel du 5e cuirassiers, M. de Coutenson, deux mille sont faits prisonniers et quarante-deux canons sont pris. Les Prussiens perdent 3 500 soldats.

Bataille de Beaumont

La bataille de Beaumont- 30 août 1870

Le 1er septembre l’armée de la Meuse et la Troisième Armée Prussienne du Feld-Marschall von Moltke, accompagné par le Kaiser et le Chancelier Otto von Bismarck, firent jonction et encerclèrent les 120 000 hommes des 1er, 5e, 7e et 12e corps d’armées qui se regroupaient à Sedan sous le commandement de Mac-Mahon.

La bataille est violente, les obus tombent sur la ville faisant des ravages parmi les troupes. Les soldats sont épuisés et les généraux regroupés autour de l’Empereur à la sous-préfecture lui disent que la lutte est devenue sans espoir. Napoléon III donne l’ordre de hisser le drapeau blanc sur la citadelle pour demander un armistice.

Le roi de Prusse qui observait la bataille depuis Frénois qui domine la Meuse et la ville de Sedan voisines exige une capitulation sans condition.

Le 2 septembre à 10 heures 30, l’empereur est conduit à Frénois, commune intégrée à Sedan depuis 1965.

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L’Empereur napoléon III, prisonnier, est conduit à Frénois.

Une heure plus tard, les généraux en chef des deux camps signent l’acte de reddition de l’armée française, en présence de Napoléon III et du roi de Prusse. Tandis que l’Empereur est emmené est Allemagne pour y être interné, environ 80 000 hommes sont conduits sur la presqu’île d’Iges et parqués pratiquement sans abris et sans vivres. Beaucoup de soldats vont mourir de faim ou de maladies, tant les conditions sont épouvantables.

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Napoléon III remettant son épée à Guillaume Ier. Gravure américaine anonyme de 1871.

Les conséquences de la défaite de Sedan

Le 4 septembre, malgré l’opposition du corps législatif et sous la pression des Parisiens, Léon Gambetta annonce la déchéance de l’empereur et proclame la République. Un gouvernement de défense nationale est instauré, composé de 11 députés de Paris. Le gouvernement refuse la défaite et reconstitue une armée mais dès le 20 septembre, Paris est encerclé.

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La proclamation de la République signée du seul Gambetta.

Malgré cela le gouvernement décide de rester dans Paris mais il crée une délégation gouvernementale dirigée par Adolphe Crémieux, ministre de la Justice, qui s’installe à Tours le 12 septembre 1870. Sa mission est de coordonner les actions en province pour tenter de vaincre l’ennemi.

Le siège de Paris se déroula du 17 septembre 1870 au 26 janvier 1871, date de la signature de l’armistice. Le seul moyen, alors, de transmettre, entre Paris et la province, des informations était l’utilisation de pigeons voyageurs.

A Tours il fallait un homme fort pour diriger la délégation. Le 7 octobre, sollicité par ses collègues Gambetta, quitte Paris en ballon monté et rejoint Tours le 9 octobre.

Gambetta tente d’organiser la résistance depuis Tours. Mais la capitulation le 19 octobre du maréchal Bazaine livrant aux Prussiens près de 180 000 soldats, 1 660 canons et 278 000 fusils est une trahison qui permet aux armées prussiennes de marcher vers Orléans.

Un fort mouvement patriotique se développe, touchant tous les milieux politiques allant des Vendéens royalistes aux Chemises rouges de Garibaldi. Il permit la reconstitution de trois armées : l’Armée du Nord, l’Armée de la Loire et l’Armée de l’Est. Une quatrième armée, l’Armée des Vosges était formée majoritairement de soldats étrangers s’étant mis au service de la France. Ces quatre armées combattirent sur différents fronts :

La première armée de la Loire commença par remporter quelques victoires comme celle de Coulmiers, à l’ouest d’Orléans, le 9 novembre mais elle fut ensuite battue le 2 décembre à Loigny et le 8 décembre près d’Orléans. L’armée allemande attaqua alors la deuxième armée de la Loire, confiée au général Chanzy, qui fut battue le 11 janvier au Mans. L’armée de la Loire se replia alors derrière la Mayenne.

L’Armée du Nord, dirigée par le général Bourbaki puis par le général Faidherbe, se battit à Amiens, à Péronne et à Bapaume avant de battre en retraite dans les places fortes de Cambrai et Lille. Cette Armée n’a pas pu intervenir sur Paris mais son action a permis aux départements du Nord et du Pas-de-Calais de ne pas être envahis

L’armée de l’Est, commandée par le général Bourbaki, commence par remporter une victoire à Villersexel mais échoue dans sa tentative de libérer Belfort assiégée. Bourbaki tente de se suicider et il est remplacé le 26 janvier 1871 par le général Clinchant, qui, encerclé par les Allemands, n’eut d’autres ressources que de négocier sa reddition. Les soldats français sont désarmés en Suisse, le 1er février 1871, ce qui provoqua la disparition de l’Armée de l’Est.

Giuseppe Garibaldi, général républicain italien, se met à la disposition du gouvernement de la Défense nationale et débarque le 7 octobre à Marseille mais aucun officier supérieur français n’accepte d’être sous ses ordres. Gambetta lui confie le commandement de tous les corps francs de la zone des Vosges, de Strasbourg à Paris et une brigade de gardes mobiles. Avec les volontaires étrangers (polonais, hongrois, espagnols, américains et, surtout, italiens) il dispose de moins de 4 000 hommes mal armés, mal équipés pour passer l’hiver.

Malgré cela, le 19 novembre, son fils Ricciotti Garibaldi à la tête d’un corps franc de 800 hommes il inflige une défaite aux Prussiens à Châtillon-sur-Seine. Le 17 décembre, les Prussiens, informés de l’arrivée des troupes du général Bourbaki évacuent Dijon qu’ils occupaient. Garibaldi sortit victorieux des attaques menées par les Prussiens.

Le 8 décembre 1870, la Délégation du Gouvernement de la Défense nationale de Tours est transférée à Bordeaux.

Ce qui restait des armées françaises tente de résister mais, très affaiblies, elles sont vaincues. Aussi le 20 janvier 1871, le gouvernement de la Défense nationale se résout à la capitulation. Le 22 janvier, des Parisiens excédés par la faim et les bombardements réclamèrent l’élection d’une commune. Pressé d’en finir, le 26 janvier le gouvernement signe un armistice. Il ne concernait pas les opérations militaires dans l’Est de la France car les négociations sur le futur tracé de la frontière franco-allemande n’avaient pas encore abouti. L’armistice général intervint le 15 février 1871. L’ordre fut alors donné à la place fortifiée de Belfort de se rendre, ce qu’elle fit, le 18 février, l’ennemi lui rendant les honneurs de la guerre.

Conformément aux clauses de l’armistice, une Assemblée nationale est élue au suffrage universel le 8 février. Cette Assemblée est majoritairement monarchiste et favorable à la paix. Elle investit le 19 février un gouvernement dirigé par Adolphe Thiers.

La France dut céder à l’Allemagne, l’Alsace, française depuis les traités de Westphalie de 1648 et de Ryswick de 1697, les territoires annexés par Louis XIV dont Strasbourg en 1681, ainsi que Metz, française depuis le siège de 1552, soit tout ou partie de cinq départements de l’Alsace et de la Lorraine. Elle dut également payer une indemnité de guerre de 5 milliards de franc-or. Les troupes allemandes occupèrent une partie de la France, jusqu’à ce que le total du tribut soit versé en septembre 1873.

L’annexion devait concerner le Territoire de Belfort, mais étant donné la bravoure des troupes françaises du colonel Denfert-Rochereau lors du siège de Belfort, ce territoire resta à la France en contrepartie d’autres territoires lorrains.

La garde mobile

Sous le Second Empire, le fonctionnement de l’armée reposait sur la conscription. Le Service militaire s’effectuait selon un tirage au sort. Ceux qui avaient tiré les « mauvais numéros » étaient incorporés pour 7 ans de service dans l’armée active.  Ceux qui avaient tiré les bons numéros allaient rejoindre la Garde mobile.

Le maréchal Niel, ministre de la guerre reforme l’armée par la loi du 1er février 1868 qui institue la Garde mobile. Elle formait une masse de réserve d’environ 600 000 hommes. En théorie, celle-ci devait permettre au gouvernement de multiplier par deux les effectifs de son armée mise sur le pied en cas de guerre. Mais l’application pratique de ce principe se révélait difficile, en raison en particulier de la nécessité de fournir régulièrement une formation militaire à toutes ces formations civiles.

Lorsque la Guerre franco-allemande éclate une loi du 17 juillet 1870 appelle la garde nationale mobile à l’activité la Garde mobile. Mais celle-ci ne parvient pas à s’organiser. Les Mobiles étaient médiocrement armés et entraînés. Les unités manquaient souvent de cohésion et d’instruction ; Or, deux mois après la défaite, les combats avaient englouti les 9/10e de l’armée régulière. La Garde mobile se trouvait alors représenter à elle seule l’essentiel des forces armées françaises.

Un décret impérial du 7 août appelle tous les hommes de 30 à 40 ans à faire partie de la garde nationale sédentaire puis la loi du 12 août 1870, prescrit dans son article premier « La garde nationale est rétablie dans tous les départements » et dans son deuxième article « Il sera procédé immédiatement à sa réorganisation, conformément aux dispositions de la loi des 8 avril, 22 mai et 13 juin 1851 ». Le 18 août, une autre loi incorpore dans la garde mobile 40 000 jeunes gens des classes de 65 et 66 qui n’avaient aucun service militaire et dont l’inscription n’avait pas été exigée après la promulgation de la loi de 1868. Le 29 septembre la délégation du gouvernement de la défense nationale décrète que : « Les préfets organiseront immédiatement en compagnies de gardes nationaux mobilisés :

1° Tous les volontaires qui n’appartiennent ni à l’armée régulière, ni à la garde nationale mobile,

2° Tous les français de 21 à 40 ans, n’ayant pas de famille à charge.

C’est avec cette ultime ressource que la Nation, devenue républicaine, opposa à l’envahisseur une résistance militaire prolongée durant six mois. Le courage, l’abnégation, l’héroïsme, en dépit de leur impréparation à la guerre, sont à mettre au crédit de ces unités que l’on qualifierait de « paramilitaires »

Les formations de Mobiles disparurent après le conflit pour faire place à des unités composées de réservistes, formés et encadrés par le Service des Armées.

La garde mobile en Haute-Vienne et à Nexon

La Haute-Vienne compte 2 bataillons. Ils sont mis sur pied dès le 17 août 1870. Ils sont réunis le 1er octobre pour former un régiment qui prit le nom de régiment de la Haute-Vienne avec le n° 71 dans l’arme de la garde mobile.

Dans son rapport adressé au Ministre de la Guerre le colonel PINELLI, décrit, jour par jour, la marche des bataillons puis du régiment depuis le 17 août jusqu’au 9 décembre, date à laquelle il est blessé. C’est un rapport très critique qui va au-delà de la description factuelle des événements.

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Le rapport du colonel PINELLI

Dès les premières lignes il écrit « Malheureusement rien n’était prêt pour cette organisation ; il n’existait ni effets d’habillement, ni équipement, ni armement, ni même le linge et chaussure indispensables, la plupart de nos mobiles n’ayant que des sabots aux pieds, d’autres de mauvais souliers éculés, et presque tous qu’une chemise usée. »

Dès le 23 Septembre les 8 compagnies du 1er bataillon font route vers Limoges soit à pied, soit par le train. Ainsi la 8e compagnie s’est mise en route de Saint-Yrieix et Châlus vers Nexon pour prendre le train vers Limoges. Dès le lendemain les 2 bataillons sont envoyés à Nevers puis Gien. Peu à peu les hommes sont équipés et entraînés pour faire face à l’ennemi prussien qui s’approche de la Loire.

Le colonel PINELLI note que le 6 octobre « Les deux bataillons partent à pied, un peu avant minuit, pour Beaune-la-Rolande…Les habitants, qui étaient loin de nous attendre, furent surpris de cette entrée inopinée dans leur petite localité, et nous accueillirent tous avec des transports de joie. Nos mobiles eurent à boire, à manger, et furent traités en enfants gâtés par tous ces braves gens à qui les Prussiens devaient, peu de temps après, faire payer bien cher le patriotisme, en les massacrant en partie, et en incendiant leurs maisons. »

Des espions rodent dans les campagnes, ceux qui sont pris sont fusillés.

Pendant le mois d’octobre le régiment se déplace le long de la Loire, Montargis, Briare puis Bourges. C’est dans cette ville que le colonel rencontre le général CHANZY qui commandait la 3e division du 16e corps en formation. A la suite de cette rencontre il écrit « dans la conversation que nous eûmes ensemble, il me parut très entendu et fort capable de commander des troupes devant l’ennemi. Après cet entretien, je dis à mes officiers que nous avions enfin un général, et que nous devions nous estimer heureux d’être dans sa division. »

On mesure ici la sévérité du jugement porté sur les autres généraux !

Le 26 octobre le colonel PINELLI écrit « Si, au lieu de nous lancer au hasard sur toutes les routes du département du Loiret, on nous eût donné le temps de nous habiller, nous équiper, nous munir de tout ce dont nous avions besoin ; si on nous eût permis de nous instruire, nous discipliner, faire quelquefois des marches militaires, nous exercer au tir à la cible, il est évident qu’on aurait pu tirer de la mobile des résultats bien plus satisfaisants que ceux obtenus de ces jeunes gens pleins de patriotisme, remplis de bonne volonté, mais marchant à l’aventure et manquant presque de tout. »

Au début du mois de Novembre l’ennemi est proche et le jeu du chat et de la souris continue. Le régiment est à la Mothe-Beuvron puis Orléans.

Le 14 Novembre le régiment se porte sur Saint-Péravy-Ia-Colombe, à cinq lieues d’Orléans ; le colonel écrit «  En entrant dans ce petit bourg, je ne savais où aller nous n’avions avec nous aucun chef de brigade… Je rencontrai un général, je l’accostai et le priai de me dire où il fallait me caser avec mon régiment : « Je n’ai rien à vous ordonner, me répondit-il, je commande la cavalerie, et le reste ne me regarde pas. ».  Un officier d’état-major vint m’apporter l’ordre d’aller camper dans un champ de blé dont l’herbe était déjà haute. Je m’y installai, à regret. C’était la première fois que nous foulions aux pieds la future récolte : nous devions plus tard nous y habituer, car, à dater de ce jour, nous avons dévasté tous les pays parcourus par nous, et cela par le fait seul de notre passage ou de notre séjour sur des terrains cultivés et ensemencés. Les environs étaient couverts de ruines faites par l’ennemi. Dans notre trajet d’Orléans à Saint-Péravy-la-Colombe, nous eûmes occasion de constater les dégâts résultant du passage des Bavarois. Des maisons abandonnées, à moitié ouvertes et pillées ; d’autres endommagées par des projectiles. — Par-ci par-là, des tombes encore fraîches et des chevaux tués. Partout la tristesse, la désolation et la misère. »

Le 19 Novembre on distribue des souliers à ceux qui en ont besoin ; mais ils sont trop petits !

Le 1er Décembre le régiment arrive à Sougy, où il campe. On entend les canons a quelques kilomètres et le soir la lueur des obus et les incendies allumés par l’ennemi donnent l’impression que l’horizon était en feu.

Le 2 Décembre marche vers Terminiers. Le régiment s’approche de plus en plus des lignes ennemies. La division forme une ligne de bataille avec à l’aile droite le 40e de marche, à l’aile gauche le 8e régiment de mobiles (Charente-Inférieure), et au centre le 71e de mobiles (Haute-Vienne). L’artillerie marchait en avant de la ligne de bataille, et le tout était couvert de tirailleurs.

Le combat commence alors que les troupes françaises sont fatiguées par des marches nocturnes à travers champs qui en plus entrainaient la perte des fourgons qui portaient les bagages… Les fantassins tombent sous les balles et les éclats d’obus. Baïonnette au bout du canon le colonel ordonne une marche en avant, au pas redoublé, et au cri de Vive la République ! Il écrit « Ce fut un moment sublime, officiers et soldats étaient électrisés : et, comme l’ouragan, nous eussions tout renversé sur notre passage si on nous avait opposé de la résistance. Nous parcourûmes ainsi environ deux cent mètres sans recevoir aucun projectile, les canonniers ennemis n’ayant pas eu le temps de pointer. Ce mouvement, exécuté d’une manière résolue, causa une telle panique parmi les Bavarois qui étaient à Lumeau, qu’ils l’abandonnaient déjà pour se porter sur la hauteur. » Après cet acte héroïque le régiment bat en retraite.

Il ne m’a jamais été possible de connaître, d’une manière certaine, les pertes subies au cours de cette journée mais le nombre total des hommes mis hors de combat est évalué à 600 environ, le 71e mobile, pour sa part a eu à déplorer la mort de plus de deux cents hommes.

Le 3 Décembre le régiment arrive à Boulay et le 4 reçoit l’ordre de battre en retraite vers Beaugency à travers champs poursuivis par l’ennemi.

Le 7 Décembre la 3e division se met en marche sur Blois pour se rendre ensuite dans le parc de Chambord afin de procéder à sa réorganisation.

Tout en marchant le colonel pressent une catastrophe prochaine car les bruits de canons le laissent penser que l’ennemi était maître des deux rives de la Loire. Les habitants des villages traversés paraissaient étonnés de cette marche sur Chambord ; Le colonel fit part de ses appréhensions aux officiers supérieurs. Il était qu’ils seraient cernés pendant la nuit, et que le lendemain ils se trouveraient dans la triste alternative de se faire tuer ou de se rendre. C’est dans cette disposition d’esprit que le régiment entre dans le parc vers six heures du soir. Le colonel PINELLI attend des ordres qui ne viennent pas lorsqu’il entend un grand bruit de paroles, au milieu desquelles il distingue « Rendez-vous ! ». Une fusillade éclate alors qu’il fait nuit. Le colonel est blessé aux jambes et alors qu’il se dirigeait vers le château il est fait prisonnier. Plusieurs autres officiers et une centaine d’hommes sont également faits prisonniers et dirigés vers l’Allemagne. Ceux qui n’ont pas été tués ou faits prisonniers fuient.

Ce qui restait du régiment n’ayant pas été pris dans le piège de Chambord sont regroupés aux ordres de M. de Couronnel, prit le commandement du régiment par privilège d’âge et se rendit à Tours puis à Limoges.

Pendant ce temps le colonel PINELLI est soigné à Chambord en attendant que son état de santé lui permette de prendre la route de l’Allemagne. La nuit du 19 décembre avec l’aide de son beau-frère, médecin à Limoges, que l’on avait fait venir pour le soigner, il s’évade, déguisé en paysan. Il arrive à Limoges le 28 au matin.

Il ignorait que le 71e y était aussi. Il fut surpris d’apprendre que le retour du régiment avait été mal accueilli, les gens pensant que les soldats n’avaient pas voulu se battre. Les nouvelles étaient contradictoires et souvent absurdes. Personne ne connaissait la réalité des combats et la bravoure des hommes. Et pourtant les pertes avaient été importantes.

Le 31 décembre, le régiment est renvoyé vers le Mans où certains contractent la petite vérole. Il faut à nouveau progresser dans la neige, alterner marches et retraites, se contenter pour manger de graisse étalée sur des tranches de pain, jusqu’au 29 janvier où les hommes apprennent l’armistice à Laval avant de regagner enfin leurs foyers.

En conclusion de son rapport le colonel écrivait : « On s’est demandé souvent d’où provenaient nos désastres. Je ne veux pas répéter ce qui a été chanté sur tous les tons, pour mettre en relief les causes évidentes de nos malheurs : 1° fautes commises par le gouvernement de l’empereur, en déclarant, d’un cœur léger, mais en assumant sur lui la plus lourde des responsabilités, une guerre d’autant plus insensée, que nous ne pouvions disposer que d’une armée de 280,000 hommes pour la mettre en présence de toute l’Allemagne nous opposant simultanément 1,200,000 hommes instruits, exercés, préparés de longue main à une lutte attendue et désirée ; 2° notre imprévoyance, en laissant envahir notre pays, depuis une trentaine d’années, par des myriades d’Allemands, qui avaient pour mission de s’initier dans le secret de nos affaires le plus intimes, en étudier le mécanisme, en faire ressortir nos défauts et nos faiblesses, et tout cela au profit futur de leur mère patrie ; 3° impéritie de nos généraux en chef, dont les dispositions prises sur la frontière, à l’ouverture des hostilités, présentaient une ligne de bataille trop étendue, et dont, par conséquent, tous les points étaient faibles et vulnérables ; 4° enfin l’inaction de notre flotte, sur laquelle il était permis de compter pour faire, le long des côtes de la mer du Nord et de la Baltique, une diversion paraissant indispensable aux mouvements offensifs qui se dessinaient sur les-bords du Rhin. »

Mais il ajoute également « Non, la lutte n’était pas possible en présence de la France démoralisée, dont les habitants préféraient, en général, tout souffrir, tout endurer, même les plus grandes humiliations, que de courir le risque de perdre la vie; elle n’était pas possible, je l’avoue sincèrement, en voyant nos armées improvisées découragées par tant de batailles perdues, et si peu confiantes dans le talent et l’expérience de certains de leurs chefs ; elle n’était pas possible enfin, avec l’indiscipline qui se manifestait à peu près partout, avec l’absence de ce lien de solidarité dans les fractions constituées qu’on a toujours appelé l’esprit de corps, et surtout avec le développement de cet instinct de conservation que notre luxe, notre bien-être et l’habitude du confort ont porté au point de nous faire perdre toutes les qualités viriles et les vertus mâles qui rendent invincibles les peuples accoutumés à regarder la mort en face et à la mépriser.

Pendant nos retraites, j’ai vu des milliers de soldats se jeter sur toutes les routes, feignant d’être à la recherche des corps dont ils faisaient partie, mais en réalité marchant invariablement du côté opposé à l’ennemi, sachant que leurs régiments étaient engagés. — Oui, la guerre eût pu se continuer et tourner, à la destruction complète des armées allemandes, si chaque Français avait apporté à l’œuvre de la délivrance son concours le plus actif et le plus dévoué, et si on eût adopté, pour combattre l’ennemi, un système de guerre tout à fait opposé à celui qu’on a eu le malheur de s’entêter à suivre depuis que notre armée permanente avait été enlevée de différentes places fortes pour être transportée en Allemagne, où elle était retenue prisonnière…

On ne peut qu’être surpris par une telle liberté de parole dans un rapport au ministre. Beaucoup des remarques sur le manque de combativité de certains, le choix de la perte de liberté et la soumission à l’ennemi pour avoir la vie sauve auraient pu être formulées après la défaite de 1940.

Après le colonel PINELLI le 71e Mobile a été commandé par le Lt colonel PERIER puis par M. de BEAUMONT avant d’être dissous le 24 mars 1871.

Le comte de Couronnel qui était capitaine au 71 e Mobile a publié un ouvrage pour rendre hommage aux soldats. Dans ce livre, « La garde Mobile de la Haute-Vienne » publié en 1897 il raconte en détail la tragique épopée et confirme les propos du colonel PINELLI.

Le Monument « À la mémoire des enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la patrie en 1870-1871 ».

On l’ignore souvent mais le monument situé à Limoges, à l’angle de l’avenue du Général-de-Gaulle et du cours Jourdan a été érigé pour honorer la mémoire de tous les mobiles de la Haute-Vienne.

En 1892 un comité se constitue pour honorer les deux bataillons du 71ème Mobiles de la Haute-Vienne morts pour la défense de la patrie. Au mois d’avril, une souscription est ouverte sous le patronage des autorités publiques. Le comité abandonna l’idée d’organiser un concours pour traiter de gré à gré avec le sculpteur Adolphe Martial Thabard né à Limoges en 1831. La première pierre est posée le 25 mai 1895. Les sculptures en bronze sont mises en place au mois d’août 1899. L’inauguration a lieu le 1er octobre 1899 en présence d’Alexandre Millerand ministre du Commerce, des Postes et télégraphes.

Martial Adolphe Thabard est né le 13 novembre 1831 à Limoges, et mort le 2 décembre 1905 à Clamart. Issu d’une famille d’artisans porcelainiers i commence naturellement à travailler dans une fabrique de porcelaine où il débute en 1845 et où il reçoit ses premières leçons de modelage.

Il suit les cours d’anatomie à l’Ecole de médecine et acquiert ainsi une bonne maîtrise du corps humain qu’il mettra en pratique dans les figurines en porcelaine et dans ses statues.

Il entre à l’École des beaux-arts de Paris et à la sortie il part aux Etats-Unis ou il devient modeleur et le ciseleur d’une maison d’orfèvrerie. De retour en France, il s’installe à Paris où il collabore avec les bronziers du Marais, tout en continuant à produire des statuettes pour Limoges.

Il se consacre toute sa vie à la sculpture décorative et obtient de nombreuses commandes de l’État.

L’œuvre est constituée d’une structure en granit, formée de deux socles et d’un obélisque en avant duquel est disposé groupe en bronze du sculpteur Martial Thabard réalisé par le fondeur Durenne. Le groupe compte cinq personnages : au centre une femme rappelant Marianne personnifie la Haute-Vienne, avec ses sabots et sa coiffe (barbichet). Elle entraîne les soldats au combat dans un mouvement très dynamique. À gauche, un officier et un franc-tireur agenouillé ; à droite, un clairon des Mobiles mourant et un fantassin de ligne. A ses pieds, le blason de Limoges. On peut lire sur le piédestal : « A la mémoire des enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la patrie en 1870-1871 ».

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Le Monument à la mémoire des Mobiles.

On remarque , à droite de la femme, un rouet, signe que la femme est toujours vue sous l’angle  « domestique »

Les conséquences de la défaite

Le 18 janvier 1871, dans la galerie des Glaces du château de Versailles Guillaume Ier de Prusse est proclamé empereur du nouvel Empire allemand. Bismarck devient chancelier du nouveau Reich. L’Allemagne devient alors un rival économique pour l’Angleterre et les Etats-Unis.

Face à cette nouvelle puissance la France va chercher à prendre sa revanche et à récupérer l’Alsace et la Lorraine.

Jules Ferry écrit quelques semaines après la défaite « sous l’Empire nous ne disions pas beaucoup de bien du militarisme……je vous le demande, en est-il un seul aujourd’hui qui n’ait été converti par les évènements ? ».

Gambetta souhaite que l’on mette « partout, à côté de l’instituteur, le gymnaste et le militaire ».

La Ligue française de l’enseignement a pour devise « Pour la Patrie, par le livre et par l’épée ».


Les devoirs envers la patrie sont magnifiés dans une abondante littérature qui en exalte les vertus et dont une grande partie est destinée aux écoliers et lycéens. Un « Manuel de tir à l’usage des écoles primaires, des lycées et des bataillons civiques » avec une préface de Jean  circule. Les élèves du primaire auront des fusils de bois à leur disposition.

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Une publicité pour des fusils scolaires

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Des écoliers dans la cour de leur école, défilent avec des fusils en bois.

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Les écoliers défilent à Paris

Dans les classes on rappelle sans cesse que la France est amputée de l’Alsace et de la Lorraine. C’est la ‘Tache noire ».

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La  Tache noire d’Albert BETTANIER (1851 – 1932)

La scène peinte sur cette toile se déroule dans une salle de classe située vraisemblablement à Paris compte tenu de la carte accrochée au mur du fond. L’instituteur montre avec sa règle les « provinces perdues » sur une carte de France à un élève en uniforme de bataillon scolaire, On distingue dans le fond de la classe un râtelier de fusils et, derrière le bureau du maître, un tambour. Cette ambiance martiale est renforcée par la présence de l’élève habillé en blanc qui porte la croix de la Légion d’honneur, ce qui laisse supposer qu’il fut un héros.

Source : François ROBICHON, « L’annexion de l’Alsace et de la Lorraine », Histoire par l’image [en ligne], consulté le 04 Août 2016. URL : http://www.histoire-image.org/etudes/annexion-alsace-lorraine

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Les images d’Épinal relaient le sentiment de revanche avec cette page consacrée à la « Tache Noire »

La mémoire de 1870

La  » Guerre de Soixante-dix  » et l’image des Prussiens ont marqué la mémoire des Limousins.  Pascal PLAS, professeur d’Histoire et Guy MANDON, Inspecteur général de l’Education Nationale, développent les différents aspects de cette mémoire dans le présent dans l’ouvrage publié aux éditions Lavauzelle en 2003.

Pascal PLAS écrit : « cette monumentalité en sommeil de la guerre de 1870 mériterait pourtant d’être tirée de l’oubli et de servir de base ne serait-ce qu’à une « leçon de civisme » sur l’engagement, les Mobiles furent d’une certaine façon les derniers volontaires en arme dans la grande tradition des armées de la Révolution française. »

Les Nexonnais morts au cours des combats

Cinq garçons sont morts du fait de cette guerre. Les plus jeunes ont 23 ans et le plus âgé 33 ans. deux étaient dans la garde Mobile, les 3 autres dans des régiments, les 65e et 68 de ligne. François Fénérol a été blessé à la célèbre bataille de Beaumont. Il est mort 3 semaines plus tard. Pierre Debord est mort de la variole à l’hôpital de Châteauroux et François Vignolle est mort à l’hôpital d’Issoudun sans que l’on connaisse la cause. Les deux autres soldats, Pierre Debord et Léonard Perrier sont morts en captivité.

morts guerre 1870 de Nexon

Le dernier vétéran de cette guerre, vivant dans le Sud de la France avait été facteur à Nexon. Julien PÉGOURIÉ qui était né le 4 décembre 1849, à Livernon (Lot) de parents agriculteurs est mobilisé dans les chasseurs, à Montauban en Juillet 1870. Il est fait prisonnier lors de la bataille du Mans, à Parigné-l’Evêque le 10 janvier 1871. Avec ses camarades, il est emmené à Berlin ou il arrive le 31 janvier 1871 dans le froid et la neige. Il est interné à Stettin, un peu plus au nord de Berlin. Après plusieurs mois de captivité, la guerre finie, il peut enfin rejoindre la France en bateau depuis Hambourg jusqu’à Cherbourg.

Julien Pégourié entre aux PTT comme facteur le 1er décembre 1872. Il est d’abord affecté à Nexon puis il est muté à Limoges. Il part en retraite le 1er décembre 1909. Il décède à 102 ans le 13 avril 1952.

Les décisions du Conseil municipal de Nexon pendant la guerre de 1870

Le 10 septembre 1870 le nouveau conseil municipal est installé. Ont été élus : FAURE, DE NEXON, SIRIEIX, LIMOUSIN Raymond, DECOULHAC, MAZEAUD, COMBROUSE, FRUGIER, CUBERTAFOND, JOUHAUD, MORTEROL, LELONG, FAURE, BARRET, LELONG Laurent, DE VEYRINAS, BRAGARD, CHIROL Simon, LIMOUSIN Maire, GIZARDIN Ferdinand et GRANGER Pierre.

Paulin LIMOUSIN est désigné par le Préfet comme Maire en remplacement de son frère.

Le 17 septembre 1870, le conseil élu par le suffrage universel se réuni et le nouveau Maire Paulin LIMOUSIN prononce une allocution appelant les conseillers à le soutenir dans les moments difficiles que la France traverse.

C’est à ce moment qu’un membre du Conseil, non désigné déclare : « Convoqués pour recevoir ici une communication du préfet et nous occuper de la défense nationale du pays, permettez-moi de vous faire une proposition à laquelle je ne doute pas que M. LIMOUSIN, Maire, ne s’associe également.

Cette proposition est d’adresser à M. le Préfet quelques observations sur une mesure qui nous parait inopportune, sinon dangereuse dans un moment où nous devons tous nous réunir contre l’ennemi commun, l’ETRANGER ».

Le conseil sauf le Maire vote la motion suivante : « Les membres du Conseil élus par le suffrage universel sont profondément humiliés d’apprendre qu’il leur a été donné un Maire pris en dehors de leur conseil. Ne doutant pas que M. le Préfet ne veuille agir dans tous ses actes dans l’intérêt du Pays et du Gouvernement de la défense Nationale qu’il représente, ils croient devoir le prévenir que les renseignements qui lui ont été donnés sont inexacts et complètement contraires aux sentiments patriotiques et populaires de la commune toute entière, jalouse du reste d’user de ses droits légitimes ».

Le 18 septembre le conseil désigne la formation de deux compagnies de Gardes Nationaux et désigne Messieurs QUENTIN et MEGARD comme capitaines.

Le Préfet révoque et dissous le Conseil Municipal.  Il désigne la commission suivante pour administrer la commune : LIMOUSIN Paulin, CHAULE, DESMAISON, FAURE, THOMAS, FRUGIER, JOUHAUD, FRUGIER Jean, ancien Maire, QUENTIN horloger, LALEU, SIRIEIX huissier, TARRADE, huissier.

La commission administrative ainsi formée, désigne à nouveau les capitaines officiers et sous-officiers des deux compagnies de gardes Nationaux. Ils s’occupent des effets d’habillement, d’équipement de campement et de solde.

Le 18 novembre la Commission décide que l’instituteur appelé à remplacer M. BESSE soit un laïque, repoussant de toute son énergie tout instituteur congréganiste et demande que POUCHUT remplisse ce poste.

Le 6 avril 1871, le conseil fait droit à la demande de M. FOURNIER, instituteur communal, de prendre des élèves pensionnaires.

Le 30 avril 1871, nouvelles élections municipales. M. de GAY de NEXON obtient le plus de voix. Sont élus également BOUTAUD LACOMBE, COMBROUSE, DECOULHAC, FAURE, LELONG, FRUGIER, BRAGARD, BARRET, LIMOUSIN, VERGNOLLE. LIMOUSIN Henri, MORTEROL, CHIROL, GRANGER, MAZAUD, de VEYRINAS, JOUHAUD, SIRIEIX, GIZARDIN et FAURE.

Le Conseil élit LIMOUSIN Jean Baptiste comme Maire et BOUTAUD LACOMBE comme 1er adjoint et FRUGIER Léonard 2ème adjoint.

Le 18 Juin, FRUGIER donne sa démission d’adjoint. Le Conseil le remplace par COMBROUSE.

 

 

 

En plein été, le 23 août 1939, le monde entier est stupéfait par l’incroyable nouvelle : l’Allemagne et l’Union soviétique viennent de signer à Moscou un pacte de non agression. Une clause secrète de ce pacte prévoit même le partage de la Pologne le mois suivant. Le 25 août, Chamberlain confirme le soutien de la Grande-Bretagne à la Pologne par la signature à Londres d’un accord anglo-polonais.
Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. La radio française annonce aussitôt la mobilisation générale décrétée par le gouvernement pour le lendemain. Cette mobilisation est confirmée par voie d’affichage.

mobilisation 1939

Le télégramme officiel  adressé par le Ministre de la Guerre au Maire de la Commune de Nexon arrive le 1er septembre 1939 à 20h20. Le texte est court: « Ordre de mobilisation. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2 septembre 0 heures ».

telegramme ordre mobilisatio 1914

Les Allemands ne retirent pas leurs troupes de Pologne comme le demandent les gouvernements français et britannique. Du coup, le 3 septembre à 11 h, l’Angleterre, qui avait rétabli le service militaire obligatoire le 27 avril, entre en guerre contre l’Allemagne. Elle constitue un Cabinet de Guerre dirigé par Sir Winston Churchill et déclare le blocus naval de l’Allemagne. Trois pays du Commonwealth, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande entrent en guerre au côté de la Grande-Bretagne. Les Français entrent à leur tour en guerre contre l’Allemagne à 17 h.

 

 

 

 

 

Le travail des enfants

mars 18th, 2016 | Posted by admin in le travail | XXI siècle - (0 Comments)

Dès l’Antiquité les enfants ont travaillé, principalement aux champs avec leurs parents et en participant aux tâches domestiques. Avec la Révolution industrielle une prise de conscience de leurs conditions de travail va se faire jour, principalement en Europe et en particulier en France. Des lois vont être votées pour réduire progressivement ce travail des enfants.

Dans l’Ancien Régime le cercle familial est le lieu principal ou s’exerce le travail des enfants. Les jeunes garçons participent aux activités de la ferme dans un monde ou l’agriculture occupe plus de 70% de la population active. Tant qu’ils n’ont pas encore la force physique nécessaire pour réaliser les travaux des champs ils gardent les animaux. Les enfants d’artisans apprennent progressivement le métier du père. Quant aux filles elles sont chargées de l’entretien de la maison en attendant d’être mariées, ce qui arrivait en moyenne autour des 15 ans. Très peu de ces enfants allaient à l’école, d’abord parce que les parents n’en voyaient pas l’utilité et parce qu’elle était payante. Seules les enfants des familles aisées de la bourgeoisie et l’aristocratie étaient scolarisées et n’étaient pas contraintes à un travail.
Dès le XIII ème siècle les enfants commencent à travailler hors du foyer familial. La plupart d’entre eux sont placés comme valets de ferme ou comme domestiques pour les garçons et comme servantes pour les filles. Ils répondent à une demande croissante d’employeurs à la recherche d’une main-d’œuvre peu coûteuse et en même temps ils permettent à leurs familles de disposer d’un revenu supplémentaire.
Ces enfants sont employés sur la base de « contrats de louage » ou sont placés comme apprentis dans les corporations. Les enfants abandonnés et les orphelins sont eux aussi mis au travail par les institutions qui les recueillent. Dans les grandes villes des « petits boulots » vont se développer comme vendeurs de journaux, porteurs, cireurs de chaussures… sans parler de prostitution.
La Révolution industrielle qui survient à la fin du XVIIIe siècle d’abord en Angleterre puis au Royaume-Uni et au début du XIXe siècle en France va voir se développer les mines et les manufactures qui ont besoins d’une main d’œuvre abondante.
La souplesse et la petite taille des enfants leur permettent de réaliser des taches que les adultes sont incapables de faire. Dans les mines ils se glissent dans des boyaux étroits, leurs petites mains sont adaptées aux métiers à tisser et aux filatures, ils peuvent se faufiler derrière les machines pour les nettoyer…
Le travail est non seulement fatigant et très pénible mais les enfants sont soumis à l’autorité souvent brutale de leurs patrons qui n’hésitent pas à recourir aux sévices corporels. Les conditions dans lesquelles ils travaillent ont des conséquences sur leur santé. Ils sont souvent blessés, sont victimes d’accidents, de tuberculose, de scolioses ou de rachitisme.
La prise de conscience
La crise économique, sévit en France dès la fin des années 1820 et se poursuit au début des années 1830 et aboutira aux fameuses Journées de Juillet 1831 ayant entraîné la chute de Charles X et la venue au pouvoir de Louis Philippe.
De nombreuses voix s’élèvent pour demander une réglementation sur le travail des enfants. Finalement, en 1835, l’Académie des sciences morales confie à Louis-François Benoiston et au docteur Villermé (1782-1863) une mission d’enquête sur ce sujet. Entre juin 1835 et août 1837 ils visitent des manufactures de coton, de laine et de soie dans les régions de Mulhouse, de Lille et de Lyon mais aussi à Nîmes et Carcassonne. Lors de ces déplacements, ils étudient les conditions de travail des ouvriers mais également leur logement, leur alimentation, leur salaires…
L’ouvrage né de ces recherches est publié par le docteur Villermé en 1840 sous le titre «Tableau de l’état physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie ». On peut y lire ces pages sur le travail des enfants :
« L’épluchage du coton, son cardage, et surtout le dévidage, l’empaquetage du fil, sont plus particulièrement faits par des femmes aidées d’enfants du même sexe. Chaque métier à filer occupe deux, trois, quelquefois quatre personnes, dont la plus âgée dirige les trois autres, qui sont presque toujours des enfants. Ces derniers, appelés rattacheurs, surveillent les fils, rattachent ceux qui se brisent, nettoient les bobines en se précipitant sur le plancher, pendant que la partie mobile du métier (le chariot) s’écarte de la partie fixe, et ramassent le coton de déchet. »
« Les enfants qui n’ont pas encore assez de force pour tisser, préparent les fils, et ceux qui tissent sont âgés au moins de quinze ans accomplis. »
« Les seuls ateliers de Mulhouse comptaient, en 1835, plus de 5000 ouvriers logés ainsi dans les villages environnants. Ces ouvriers sont les moins bien rétribués. Il faut les voir arriver chaque matin en ville et en partir chaque soir. Il y a, parmi eux, une multitude de femmes pâles, maigres, marchant pieds nus au milieu de la boue, […] et un nombre encore plus considérable de jeunes enfants non moins sales, non moins hâves, couverts de haillons tout gras de l’huile des métiers, tombée sur eux pendant qu’ils travaillent. Ces derniers, […] n’ont pas même au bras, comme les femmes dont on vient de parler, un panier où sont les provisions pour la journée; mais ils portent à la main ou cachent sous leur veste, ou comme ils le peuvent, le morceau de pain qui doit les nourrir jusqu’à l’heure de leur rentrée à la maison. »
« L’insuffisance de la nourriture, la continuité de toutes les privations, l’insalubrité de leur nouveau métier, la durée trop longue de la journée de travail, altèrent leur santé : leur teint se flétrit, ils maigrissent, et perdent leurs forces. Cet état de souffrance, de dépérissement des ouvriers dans les filatures de coton de l’Alsace, s’observe surtout chez les enfants. »
« Les enfants employés dans les manufactures de coton de l’Alsace, y étant admis dès l’âge où ils peuvent commencer à peine à recevoir les bienfaits de l’instruction primaire, doivent presque toujours en rester privés. »
« Les pauvres, je l’ai déjà dit, ont besoin que leurs enfants gagnent un peu d’argent; et les enfants encore fort jeunes sont aptes d’ailleurs à certains travaux. Le mal n’est donc point qu’ils entrent jeunes dans les ateliers, mais qu’on exige d’eux un travail au-dessus de leurs forces »
« Si j’ai pu faire partager mes opinions; si j’ai pu convaincre surtout qu’il est urgent de soumettre les grandes manufactures dites réunies à un règlement d’administration, ou bien, à une loi qui fixe un maximum à la durée quotidienne du travail des enfants, d’après leur âge, et empêche ainsi l’abus, porté jusqu’à l’immolation, qu’on y fait de ces malheureux, je n’aurai plus rien à désirer… »
L’impact de cet ouvrage a été considérable. Il conduit à une prise de conscience sur la condition ouvrière, en particulier celle des enfants. Il va en résulter un changement de mentalité conduisant à admettre qu’on ne pouvait pas «laisser faire» les patrons et qu’il fallait intervenir. Les travaux du docteur Villermé ont contribués à la remise en cause de l’idéologie libérale ce qui s’est traduit par le vote des premières lois sociales. C’est ainsi que le 22 mars 1841 est votée la loi qui interdisait le travail des enfants. On est surpris de voir aujourd’hui qu’elle se contente d’interdire le travail des enfants de moins de 8 ans, de limiter la durée du travail à 8 heures par jour pour les enfants de 8 à 12 ans et à 12 heures pour ceux de 13 à 16 ans. La portée de cette loi est limitée par le fait qu’elle s’applique uniquement dans les entreprises de plus de 20 salariés.
Une loi du 22 février 1851 réglemente le travail des enfants placés en apprentissage en limitant la durée du travail à 10 heures pour les moins de 14 ans, et à 12 heures ceux âgés de 14 à 16 ans.
La loi du 19 mai 1874 rend encore plus strict l’emploi des enfants en interdisant de faire travailler un jeune de moins de 12 ans et en étendant cette interdiction à l’ensemble des manufactures, usines, ateliers, chantiers. La durée maximale du travail est fixée à 6 heures quotidiennes pour les moins de 13 ans et à 12 heures au-delà.
Un des éléments important de cette loi est la création du corps des inspecteurs du travail. Dotés de pouvoirs de contrôles étendus et habilités à sanctionner les infractions. Ils vont jouer un rôle déterminant dans l’amélioration des conditions de travail non seulement des enfants mais de tous les salariés.
Une étape supplémentaire va être franchie après l’adoption des lois Ferry de 1881-1882 qui ont rendu l’instruction obligatoire. A partir du moment où l’école devient obligatoire il faut interdire aux enfants d’être employé avant la fin de la scolarité obligatoire.

Ce sera fait avec la loi du 2 novembre 1892 qui élève à 13 ans l’âge d’admission au travail. C’est ce que stipule son article 2 : « Les enfants ne peuvent être employés par des patrons ni être admis dans les établissements énumérés dans l’article 1er avant l’âge de treize ans révolus. Toutefois les enfants munis du certificat d’études primaires, institué par la loi du 28 mars 1882, peuvent être employés à partir de l’âge de douze ans.»
La loi précise qu’« Aucun enfant âgé de moins de treize ans ne pourra être admis au travail dans les établissements ci-dessus visés, s’il n’est muni d’un certificat d’aptitude physique délivré, à titre gratuit, par l’un des médecins chargés de la surveillance du premier âge ou l’un des médecins inspecteurs des écoles, ou tout autre médecin, chargé d’un service public, désigné par le préfet. Cet examen sera contradictoire, si les parents le réclament. »
La surveillance des enfants incombe également aux maires. L’article 10 prévoit que « Les maires sont tenus de délivrer gratuitement aux père, mère, tuteur ou patron, un livret sur lequel sont portés les nom et prénoms des enfants des deux sexes âgés de moins de dix-huit ans, la date, le lieu de naissance et leur domicile. »

Pour aller plus loin:

Philippe Ariès, L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, Seuil, coll. Points Histoire, 1975,
Danièle Alexandre-Bidon et Didier Lett, Les Enfants au Moyen Âge, Hachette, 2004.

Le travail des enfants à Nexon

Dans la mairie de Nexon, comme dans toutes les mairies de France, une grande affiche présente les principaux extraits de la loi du 2 novembre 1892. Les patrons sont tenus de faire afficher dans chaque atelier les disposition de cette loi ainsi que les noms et adresse des inspecteurs du travail de la circonscription (article 11). Ils doivent afficher également les heures auxquelles commencera et finira le travail ainsi que les heures et la durée des repos.
Les archives de la mairie de Nexon ont conservé le registre destiné à inscrire les livrets des enfants mineurs employés dans l’industrie.

registre

Ce registre débute le 29 juin 1896. Chaque année on trouve une dizaine de noms, cela semble peu mais il ne faut pas oublier que les jeunes qui travaillent dans l’agriculture ne relèvent de la loi de 1892 et qu’en ce qui concerne les emplois dans l’industrie, sont exemptés des dispositions de cette loi les personnes qui travaillent seuls avec leur père ou leur mère.
9 enfants sont enregistrés pendant l’année 1896 :
Barny Léonard né le 24 novembre 1879, cordonnier chez Guyot
Desbordes Jean-Paul né le 21 novembre 1880, sellier chez Laplaud
Desbordes Léon, né le 5 janvier 1880, sellier chez Laplaud
Marquet Jean Baptiste, né le 6 avril 1879, maréchal-ferrant chez Parvaud
Desproges Joseph, sellier chez Prugny
Audebert Martial, né le 24 août 1881, tailleur d’habit chez Combrouse
Laleu François, né le 6 janvier 1881, cordonnier chez Lambertie
Dudognon Jean né le 24 juin 1880, cordonnier chez Marquet
Pascal B. né le 9 août 1881, sellier aux ateliers de Désigne

travail des enfants 1

Les fiches individuelles montrent l’ampleur de la journée de travail. Les jeunes embauchent le plus souvent à 6 heures du matin et débauchent à 18 heures. Ils bénéficient d’une première pause entre 8 et 9 heures pour un casse-croûte et d’une seconde entre midi et 13 heures pour le déjeuner.

travail des enfants Combrouze

travail des enfants Combrouze tailleur

travail des enfants Lombertie

En 1897 il n’y a que 3 jeunes de moins de 18 ans inscrits sur le registre, un garçon et deux filles. L’une d’entre elles est couturière chez Mme Combrouse, l’autre est lingère chez madame Lamoure, repasseuse place de la bascule. Cette dernière, Léontine Barny est née le 23 juin 1882 ; Elle a été embauchée le 31 juillet 1897, un mois après ses 15 ans. Elle commence son travail à 7 heures le matin et y travaille jusqu’à 11 heures. Elle s’arrête 1 h 30 pour déjeuner et reprend le travail à 12 h 30 jusqu’à 19 heures avec une pose d’une demie heure de 16 heures à 16 h 30. Elle passe ainsi 10 heures par jour à repasser, du lundi au samedi soir, soir 60 heures de travail par semaine. Elle se repose le dimanche et les jours de fête.

Le jeune garçon, Albert Bonnet, né lui aussi en 1882, est apprenti sellier chez M. Prugny.

En 1898, 5 jeunes, tous des garçons,  sont enregistrés. Deux sont menuisiers chez M. Chenu, un est forgeron chez M. Perrier, l’autre cordonnier chez Guyot, place de la mairie et le cinquième est tailleur d’habits chez M. Truchassou. Ils embauchent à 6 heures le matin et travaillent 10 heures chaque jour. Pour eux il y a une pause casse-croûte à 8 heures. Elle dure en général 1 heures et à midi il y a généralement 2 heures pour déjeuner.

En 1899, 12 noms figurent sur le registre et là on note un changement important : il y a 10 filles et seulement 2 garçons. Ce sera la même chose les années suivantes jusqu’en 1920, dernière année qui figure sur le registre.

Les jeunes filles sont lingères pour 6 d’entre elles chez Mme Lamoure (2) ou chez Mme Quinque (4), ou bien ouvrière tailleuse chez Mme Lanternat (2), couturière rue de la barre ou chez Mme Guyonnaud (2). Les garçons sont menuisier chez M. Chenu et ouvrier forgeron (le nom du patron n’est pas mentionné). Parmi ces jeunes, 4 sont nés en 1886, ils ont donc tout juste 13 ans ! C’est le cas de Louis Limerie, né le 28 juillet 1886, embauché comme apprenti forgeron en novembre 1889 ou de Marie Barret, née 15 mars 1886, embauché en mai 1899 comme lingère apprentie chez Mme Lamoure.

En 1900, on compte 15 embauches, 9 filles et 6 garçons. Les filles sont lingères ou couturières. Mme Quinque emploie 3 lingères. On retrouve son nom chaque année avec deux ou trois jeunes filles, comme celui de Mme Combrouse qui emploie chaque année deux ou trois couturières.

L’un des garçons est forgeron chez M. Truchassou, un autre est  bourrelier chez Prosper Laplaud, maréchal ferrant chez Louis Parvaud, menuisier chez Felix, serrurier chez M. Peyrat ou jardinier au château de la garde.

Sur ces 15 jeunes, six sont nés en 1886. Ils ont donc 14 ans et travaillent 10 heures par jour.

En 1901, il y a 9 noms, 7 filles et 2 garçons. Comme l’année précédente les filles sont couturières (5) et lingères (2). Les garçons sont forgeron chez Etienne Truchassou et ferblantier chez M. Delaty. La plus jeune est Marie Boucher, née le 5 mars 1887, couturière chez Mme Jourde.

En 1902 on dénombre 14 noms, 9 filles et 5 garçons. Pour les filles ce sont les mêmes professions, 5 lingères et 4 couturières. Pour les garçons, le  même jeune, Marcel Nouhaud né le 14 août 1885 est enregistré le 20 mai comme apprenti coiffeur à Limoges, chez M. Melier, puis le 24 août comme serrurier chez M. Beaudout à Limoges.

Parmi ces jeunes 4 sont nés en 1888 et 2 en 1889. Marie Louise Pradeau, née le 4 février 1889 est couturière chez Mme Jourde et Jeanne Rousselle, née le 16 juin 1889 est couturière chez Mme Combrouse, née Guyot précise le registre. Elles ont 13 ans quand elles sont embauchées.

En 1903 ils ne sont que 7, 5 filles et 2 garçons. Aux lingères et couturières vient s’ajouter une modiste employée par Mlle Puyvert. La jeune Marie Dudognon, née le 5 octobre 1890 a tout juste 13 ans lorsqu’elle va travailler comme lingère chez M. Quynque à Champagnac. Le jeune Jean baptiste Rapnouille est apprenti maréchal ferrant chez son père.

En 1904 on compte 15 jeunes, 12 filles et 3 garçons. Les filles sont lingères ou couturières et les garçons tailleurs d’habits (2) et serrurier.

En 1905 ils sont 12 jeunes, 10 filles, lingères (6) ou couturières (4) et 2 garçons, tailleur chez M. Authier et maréchal ferrant chez M. Sanciaud.

En 1906 on retrouve une forte majorité de filles : 10 contre 3 garçons. Il y a 10 lingères et une couturière.

travail enfants 1906

En 1907 l’écart entre les garçons et les filles se réduit. Sur 10 jeunes il y a 6 filles et 4 garçons. Ales filles sont toujours lingères out couturières. Chez les garçons on trouve un tonnelier  chez M. Laurent, un charron chez M. Perrier, un menuisier chez M. Rattier et un coiffeur chez M. Nouhaud.

En 1908 il y a presque égalité : 6 filles et 5 garçons sont embauchés. Les filles sont toujours lingères ou couturières. Chez les garçons, M. Desplanches, horloger, embauche 2 jeunes apprentis et M. Bitaud un tout jeune quincaillier qui n’a pas encore 13 ans, Léon Lombertie né le 7 avril 1896 .

En 1909 on trouve 6 filles et 3 garçons. Les filles sont couturières (5) ou lingère (1). Les garçons apprennent le métier de maréchal-ferrant (2) et de quincaillier (1).

En 1910 il n’y a que des filles : 6 couturières, 1 lingère et 1 brodeuse. Cette dernière travaille à Brive chez Melle Assan.

En 1911 un garçon est employé comme tuilier par M. Roche et 5 filles sont soit couturières (3), soit lingères (2). Les patronnes sont Mesdames Dumoulin et Quinque.

En 1912 on constate une explosion du nombre des jeunes apprentis avec 17 jeunes  dont 15 filles qui sont toujours couturières (10) lingères (5) chez Mesdames Couvidou, Desmoulin, Dumoulin, Guyonnaud, Jourdes, Quinque et Rattier. Certaines n’ont pas encore 14 ans comme Angèle Jouhaud, Louise Faure ou Marguerite Faure, née le 5 décembre 1899 et embauchée le 19 octobre 1912 comme lingère.  Les 2 garçons sont l’un menuisier chez M. Rattier et l’autre maréchal-ferrant chez M. Sanciaud.

En 1913 le nombre de jeunes mineurs embauchés dans l’industrie chute vertigineusement pour tomber à 5, 4 filles et 1 garçon employé comme maréchal-ferrant  puis à 4 en 1914. Les filles sont toujours lingères ou couturières.

travail enfants 1916

 

En 1914 on ne compte que 4 jeunes enregistrés, 5 le seront en 1915, 5 en 1916 et 2 en 1917. Ce sont principalement des filles employées comme lingères ou couturières. Les 2 garçons sont tuiliers. L’un deux, André Muylle a tout juste 13 ans quand il est embauché. C’est le cas également pour la jeune Jeanne Mathieu, lingère à 13 ans et 9 mois.

En 1918 on compte 7 inscrits sur le registre, 6 filles comme lingères (5) ou couturière (1) et 1 garçon comme forgeron embauché chez Combrouse et Thomas.

travail enfants 1919

En 1919 il n’y a qu’une jeune couturière enregistrée de même qu’en 1920. La jeune Madeleine Combrouse n’a pas encore 14 ans lorsqu’elle part travailler chez Mme Breix comme couturière.

 I- L’Union Sportive Nexonnaise et le rugby.

Le premier sport collectif pratiqué à Nexon a été le rugby, tout de suite après la fin de la première guerre mondiale. On parlait à l’époque de Football-rugby et de Football-Association, c’est à dire notre football actuel.

On trouve dans le Populaire, au mois d’avril 1919, le compte rendu de matchs de rugby disputés par les Hirondelles de Nexon.

Match contre l’Education Physique de Limoges . Le Populaire 4 avril 1919

Match contre l’Amicale Sportive . Le Populaire 19 avril 1919

L’association l’Hirondelle Sportive Nexonnaise a été fondée le 12 septembre 1920 (paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Les matchs se disputaient sur un terrain qui n’était en fait qu’un près, aux Garennes. Ce près était la propriété de la famille de Nexon. Puis le terrain a été déplacé sur la route des Vanneaux, à la Seyne. Les déplacements s’effectuaient en train ou en cars, parfois en camionnettes les joueurs étant assis sur des bancs. Quand ils prenaient le train les joueurs de Nexon descendaient à la gare à pied et inversement les visiteurs montaient au terrain à pied, ce qui constituait un bon échauffement.

La lecture du Populaire m’a permis de retrouver un certain nombre de matchs disputé par le club de rugby, quelques noms de joueurs sont cités, rarement. Quant aux dirigeants je n’ai rien trouvé avant les années 1930. Albert Adam a été président pendant les années 1930.  Le joueur le plus souvent cité est F. Laplaud. Il était capitaine ainsi que Gibeau.

M. Colmar m’a transmis cette photo des Hirondelles mais elle ne comporte pas de date. Si quelqu’un peut me renseigner ce sera un grand plaisir.

106 - SPO - Hirondelle Sportive - football (photo Blanchon) - Photothèque Paul Colmar

Saison 1920-1921

Le Populaire du 7 octobre annonce un match de la Société Athlétique de Limoges (S.A.L) contre l’Hirondelle de Nexon.

Le même jour on lit dans Le Populaire, le compte rendu d’un match contre Saint Junien : « Union sportive Saint-Junien (2) bat Nexon (1) par 6 points (2 essais) Vevaud à 5 points (l’essai transformé). Partie jouée avec ardeur, par nos Jeunes « espoirs », qui eurent, la victoire grâce à leur supériorité en vitesse sur Nexon. L’aile rouge Lachaud-Vevaud, bien lancée par le demi d’ouverture Chabaneau, fit une belle partie et surclassa ses adversaires directs. L’arrière rouge fut mauvais. Le « sprinter » Vevaud fut l’as de la journée. Bravo ! Robert. En avants : Bonneau, Dumont, Nougier et le poids mouche Texaud furent les meneurs. Les demis furent bons : celui de la mêlée un peu souvent « off side ». L’ouverture lança bien ses trois-quarts et ses coups de pied de déplacements furent dangereux pour la défense adverse. A Nexon, Laplaud fut le meilleur avec le meilleur avec le trois-quart aile droite. Les lourds Nexonnais se firent bloquer supérieurement par les « bébés rouges ». Ces derniers garderont ils longtemps leur virginité ? Espérons-le. »

Football rugby. — Hirondelle Sportive Nexonnaise et Union Sportive Saint-Junien font match nul. 3 points un essai de chaque  côté. Le Populaire 19 octobre 1920.

Football Rugby. — Sous la pluie, dans la boue… ils jouent… et gardent leur virilité… les bébés rouges de l’U. S. S. J. Il pleuvait ! II pleuvait toujours ! Dimanche dernier nos « jeunes as » se déplaçaient à Nexon pour rencontrer les sympathiques joueurs de l’H. S. N. Disputée sous les ondées, la partie fut jouée par deux quinze animés par deux raisons différentes. Les hirondelles désirant reprendre leurs plumes laissées au ground du Châlet ; les « Bébés rouges » désirant garder leur virginité et si possible ajouter une nouvelle victoire à leur palmarès. Mais hélas pour les « rouges » le ballon glissant ne leur permit pas de faire leur jeu habituel. A Nexon, Laplaud fut le meilleur joueur. A remarquer Gandeix, Lévèque, Rebeyrolle, Villoutreix. A Saint-Junien, on ne plaque pas aux jambes et beaucoup de progrès sont à faire. L’essai de Saint-Junien fut marqué dans les 10 premières minutes du jeu sur déplacement du demi-d’ouverture bien suivi par l’ailier gauche. Nexon égalisa sur mêlée à 5.

Il pleuvait toujours. Après le match, Phœhus souriait doucement, mais ce n’était pas le soleil d’Austerlitz.

Le Populaire 22 octobre 1920

En novembre à Brive contre l’équipe 3 du CAB : « Rugby. — Aujourd’hui dimanche au terrain de Lascamps à Brive, l’Hirondelle sportive nexonnaise (1) rencontrera le C. C. A. B. (3), à 13 heures 45. » Le Populaire, 28 novembre 1920

Parc des Sports (avenue de Louyat). — C’est ce soir, à 13 heures, que sera sifflé le coup d’envoi qui mettra aux prises, en championnat
3e série, Nexon (1) contre Bourganeuf (1). Ces deux équipes doivent nous faire assister a du beau jeu.

Le Populaire 5 décembre 1920.

9 janvier 1921,  à 13 heures : Hirondelle de Nexon (2) contre S. A. U. L. (4).

Au Parc des Sports. — Le Stade Olympique de Limoges (2) et l’Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) font match nul 0 à 0.
Après une partie des plus confuses ou aucune équipe ne parvint à marquer, malgré la supériorité des noir et blanc, qui firent là une mauvaise exhibition, beaucoup d’hommes ne tenant pas leur place, trop de gris, aucun sens l’attaque, voilà ce que l’on ne devrait plus voir dans cette équipe qui contient d’excellents éléments.
De Nexon, à signaler l’arrivée handicap, très espacée de l’équipe ! ! ! Quand donc arriverons-nous à obtenir l’exactitude ? Quand à l’heure fixée, le club qui reçoit, le public qui paie, ont droit de l’exiger. Espérons que la leçon servira. Le Populaire 10 janvier 1921.

S. A. U. L. (4) bat Hirondelle de Nexon (2) par 12 points. 2 essais, 1 but, 1 drop goal à 0. Le Populaire 12 janvier 1921.

Parc des Sports (avenue de Louyat). — Hirondelle Sportive Nexonnaise (mixte), bat Stade Olympique de Limoges (3) par 6 à 0. Partie jouée sur un terrain détrempé où aucune équipe ne put faire de jeu, ceci se borna à un duel d’avants, où Nexon plus lourd que ses adversaires imposa son jeu. Le Populaire 24 janvier 1921.

29 janvier 1921, Union Sportive de Saint Léonard reçoit l’Hirondelle Nexonnaise.

6 février 1921, l‘Hirondelle Nexonnaise joue en lever de rideau d’un saut en parachute !

L’expérience de parachute
L’ENGIN NE FONCTIONNE PAS
Blanquier, fort heureusement, n’est que légèrement contusionné

La promesse faite par Blanquier de se lancer dans le vide en parachute Robert d’une hauteur de 500 mètres avait attiré au Vélodrome du Grand-Treuil des milliers de spectateurs.
En attendant ce périlleux exercice le public assista à deux intéressants matches de football ( rugby) qui mirent aux prises
diverses équipes de notre ville et l’Hirondelle Nexonnaise. La foule applaudit chaleureusement les joueurs, mais, malgré
tout l’intérêt que présentait la partie, l’esprit n’était pas complètement fixé sur les matches.
Ce qu’il fallait au public c’était la descente en parachute et, ma foi il faut constater qu’elle se faisait attendre. On comprend aisément d’ailleurs que le parachutiste ne soit pas aussi pressé que le public. Il sait qu’il joue sa vie dans l’expérience qui, vue par la foule, constitue
pour elle une attraction, un divertissement, un amusement.
Annoncée pour deux heures trente environ l’assistance s’impatientait ; tout comme au théâtre elle frappait des pieds sur les gradins des tribunes pour marquer son mécontentement d’attendre ; des farceurs donnaient de faux espoirs en criant : « Le voilà ! Le voilà !…  » On voyait
sur le ciel gris filer un pigeon ou un corbeau et l’on riait. D’autres disaient que Blanquier faisait son testament.

Pourtant vers quatre heures et demie, les têtes des spectateurs se levèrent vers un point du ciel ; cette fois c’était vrai. Deux avions arrivaient et bientôt évoluaient au-dessus de la piste du vélodrome sur laquelle un large disque en toile blanche avait été étendu pour indiquer le
terrain et marquer approximativement le point de chute.
Les avions évoluaient toujours et tous les yeux étaient braqués sur eux. Tout à coup l’on vit quelque chose d’informe se détacher d’un avion puis, immédiatement une silhouette humaine, un peu minuscule et grotesque, qui pendait au bout d’un câble qui, lui-même, était relié au parachute.
On avait l’illusion de voir un pantin dont les ficelles ne marchaient pas. On vit fort bien et tout de suite que l’engin ne fonctionnait qu’imparfaitement. Gonflé à demi par le vent il ne se déployait pas connue il était prévu. La chute fut donc trop rapide et l’on eût l’intuition
d’un malheur. Impressions rapides qui passent successivement dans l’esprit et qui sont beaucoup plus longues à lire ou à écrire qu’à ressentir.
L’homme s’abattit sur le sol d’un champ voisin. On n’avait pas le sentiment qu’il fut mort mais on le croyait certainement
blessé. La foule se rua vers le champ. Mais que de difficultés pour y parvenir. Les portes de sortie trop étroites où l’on s’écrasait ; les haies aux ronces piquantes qui déchiraient les vêtements, les fils de fer, les palissades, la boue et l’eau d’un petit chemin fangeux, tout cela fut franchi
en une sorte de cross-country inconscient et affolé.
Lorsqu’on arriva près du parachutiste on le trouva fort mal en point ; on le souleva. Deux personnes lui prêtèrent assistance et clopin-clopant, soutenu sous les bras, on le dirigea sur le vélodrome où lui furent prodigués les premiers secours. En chemin, il n’eut d’autre souci que de savoir si l’on prenait soin de son parachute. En somme Blanquier peut s’estimer chanceux d’en avoir été quitte pour un choc violent, Limoges a bien failli voir la mort d’un parachutiste.

Dans la soirée d’hier nous avons téléphoné à l’Hôtel Vialle où le parachutiste Blanquier était descendu. Nous avons appris par M. Besnard, patron de l’Hôtel, qui a bien voulu fort aimablement nous renseigner, que Blanquier n’avait reçu dans son atterrissage trop brusque, que des contusions sans gravité. Nous nous en félicitons pour cet homme courageux. Le Populaire, 7 février 1921.

12 avril 1921, Hirondelle Nexonnaise contre Union Sportive de Saint-Léonard;

 

Saison 1921-1922

L’Hirondelle Sportive nexonnaise sera dimanche 23 octobre, à Juillac contre le Sport Club Juillacais. Rendez-vous des joueurs à 7 heures directement, salle des pas-perdus, gare de Nexon. Le Populaire 23 octobre 1921

25 décembre 1921 – Stade Olympique de Limoges. — Deux très bonnes équipes mixtes du S. O. L. se rendront en déplacement de vulgarisation du rugby, dimanche 25 courant, l’une à Aubusson contre l’équipe (1) de la J. S. Aubussonnaise ; la deuxième à Nexon contre l’équipe (1) de l’Hirondelle Nexonnaise. Les équipes des blancs et noirs ont surtout l’intention de bien jouer, faire du beau jeu, tout en défendant hautement le fanion de Limoges.
Souhaitons donc le succès aux sympathiques stadistes. Rendez-vous pour l’équipe se rendant à Aubusson, gare des Bénédictins à 1 h. 45. Pour l’équipe se rendant à Nexon en auto-car, à midi 30, place de l’Hôtel de Ville. Le Populaire 24 décembre 1921.

Dimanche 15 janvier  1922 à Nexon. — C. A. E. P. de Limoges (1) contre Hirondelle Sportive Nexonnaise (1).
Le terrain des Garennes sera le théâtre d’une belle partie qui mettra aux prises deux équipes ayant une connaissance parfaite du rugby.
Le quinze nexonnais, dirigé avec compétence par Laplaud, passe pour une des meilleures équipes du Limousin, dans sa catégorie. Quant, au C. A. E. P., toujours en progrès, il doit disposer de ses adversaires si l’on se souvient qu’il a battu et tenu honorablement en échec des clubs de 1ère  série.
C’est à un vrai régal sportif que sont conviés les amateurs de beau jeu qui se presseront nombreux sur la pelouse. Le Populaire, 14 janvier 1922.

 

Saison 1922- 1923

Employé Club de Limoges. — L’équipe 1 se rendra dimanche 10 décembre à Nexon rencontrer en un match amical l’équipe 1 de l’Hirondelle Sportive Nexonnaise. Rendez-vous des joueurs à 2 heures, gare des Bénédictins.

Dimanche prochain 10 décembre, à 8 heures du soir, une belle soirée sera donnée par l’Hirondelle sportive nexonnaise.

Des artistes comiques, genre Polin et excentrique ; Emile Tombelaine et Georgy’s dans leur répertoire ; Leprêtre, violoniste virtuose, et un orchestre de choix se feront entendre dans les vastes salles du Café de la Promenade. La fête se terminera par un grand bal. Se presser pour retenir des places numérotées. Le Populaire 9 décembre 1922

Football Rugby. — Championnat du Limousin (2° série). — Nous rappelons aux fervents du ballon ovale que c’est dimanche à 2 h. 30 que M. Maury, arbitre officiel du Limousin, sifflera le coup d’envoi de la partie Nexon– Saint-Léonard.

Les deux équipes sont de même valeur, si l’on en juge par les résultats acquis cette année. Dans les éliminatoires, Nexon triompha de Saint-Léonard à Nexon par 3 à 0 et gagna sur Beaulieu par 6 à 3. Saint-Léonard a battu Beaulieu de 9 à 3, il y a donc égalité au point de vue points marqués. Saint-Léonard jouant sur son terrain et devant son public devrait gagner la partie par un essai au moins. Que la foule vienne nombreuse encourager ces deux belles équipes.

Le match étant organisé par le Comité du Limousin, toutes les places sont payantes : 1 franc et 0 fr. 50. Le Populaire dimanche 14 janvier 1923.

Dimanche dernier, l’Hirondelle Sportive Nexonnaise recevait sur son terrain des Garennes, le Sporting-Club de Limoges.
L’Hirondelle s’étant présentée à peu près au complet a surclassé son adversaire en marquant 42 points (12 essais et 3 buts) à
3 (1 essai).
Aujourd’hui 8 avril, l’Hirondelle Sportive (1) recevra également sur son terrain des Garennes, l’équipe correspondante du Stade
Olympique de Limoges, pour disputer un match comptant pour la coupe du Limousin. L’Hirondelle, quoique n’étant pas de la classe
de son adversaire, jouera avec son cœur habituel et fournira une bonne partie.
Très belle rencontre qui ne manquera pas d’attirer la foule des grands jours. Le Populaire, 8 avril 1923.

 

Saison 1923-1924

NEXON – Hirondelle Sportive nexonnaise (1) bat Sporting-Club de Saint-Yrieix (1)  par 4 points (1 drop goal) à 3 points. Partie jouée devant un très nombreux public, record de la recette battu. Equipe très près l’une de l’autre Nexon  marque un drop goal en premier mi-temps. Saint-Yrieix marque un essai en deuxième.  Manque d’entraînement de part et d’autre.  Partie toute amicale, sans brutalité. Bon arbitrage de M. Philippon. Le Populaire du centre – 27 septembre 1923

A l’occasion d’un article consacré à l’équipe réserve du S.A.U.L on apprend que Nexon fait partie de la même poule.  La Section Athlétique et Universitaire de Limoges (S.A.U.L) est l’ancien nom de l’U.S.A.L. Rugby. La S.A.U. de Limoges était le club phare du Limousin et 10 ans de suite, de 1921 à 1930, elle a remporté le titre de Champion du Limousin. Le calendrier de l’équipe réserve, publié dans le Populaire du 28 septembre 1923, nous montre les équipes que les Hirondelles de Nexon ont été amenées à rencontrer.Voici ce que l’on apprend sur la composition de la poule: » Après les deux parties qui se sont jouées au Vélodrome du Grand-Treuil, les supporters de note grand club local ont pu se convaincre que l’équipe première des bleu et rouge avec du travail et de la discipline, était à même de défendre avec succès les couleurs limousines.

Chacun se demande ce que sera l’équipe réserve. L’an dernier les cadets saulistes ont donné bien des déboires nu Comité directeur. Cette année il n’en sera pas de même et l’équipe seconde doit attirer au Grand Treuil tous les amateurs de rugby au même titre que la première. Ceci pour deux raisons. En premier lieu, le calendrier du team second qui est présenté au public aujourd’hui, peut rivaliser avec celui de beaucoup de clubs de première série de la région par la qualité des équipes et la diversité des méthodes de jeu qu’elles pratiquent. Nous relevons parmi les équipes engagées, des équipes premières de première série comme Nexon et le Stade Olympique Périgourdin, des équipes premières de deuxième série comme Marengo de Toulouse, le Réveil Basco-Béarnais de Paris, l’Aviron Cadurcien, l’A. S. de Châteauroux, Ussel, etc. et enfin des équipes réserves de clubs de première série connus. Parmi ces derniers le C. A. P. qui a succombé devant le Sporting-club Tulliste (1) seulement de 8 à 6, le C. O. P. O. de Périgueux qui fut battu par le Stade Olympique de Limoges dimanche dernier par 8 à 5. Les réserves de Poitiers, Moulins, La Rochelle, Angoulême donneront également la réplique aux réserves de la S. A. U. le public limousin est donc assuré d’assister à de belles rencontres lorsque le team premier sera en déplacement. »

Suit le calendrier . Il montre que les équipes vont à Figeac, Périgueux, Angoulême, Chateauroux, Moulin…

SAISON 1923-1924, Equipe seconde de la S. A. U. L. :

30 septembre : Groupe Sportif Figeacois (1), Figeac.

7 octobre : Club Athlétique Périgourdin (2), Périgueux.

14 octobre : Aviron Cadurcien (1), Cahors.

21 octobre : S.O.L. (championnat), Parc des Sports.

28 octobre : Réveil Basco-Béarnais de Paris (1), Vélodrome.

4 novembre : Sporting-Club Montluçonnais (1), Vélodrome.

11 novembre : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1), Nexon.

18 novembre : Foot-Ball Club Moulinois (2), Moulins.

25 novembre : Vainqueur poule B., Poule B

2 décembre : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Vélodrome.

9 décembre : Vainqueur Poule B., Vélodrome.

16 décembre : Union Sportive Terrassonnaise (1), Terrasson.

23 décembre : Stade Rochelais (2), La Rochelle.

30 décembre : Stade Poitevin (2), Poitiers.

1er janvier, Sport Olympien Marengo de Toulouse (1), Vélodrome.

6 janvier : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Capdenac.

13 janvier : Club- Athlétique Périgourdin (2), Vélodrome.

20 janvier : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) Nexon.

27 janvier : Sporting Club d’Angoulême (2), Vélodrome.

3 février : Stade Rochelais (2), Vélodrome.

10 février : Stade Olympique et Coqs Périgourdins (1), vélodrome.

17 février : C. O. P. O. Périgueux (2), Périgueux.

24 février : Association Sportive de Châteauroux (1), Vélodrome.

2 mars : Foot- Ball club Moulinois (1), vélodrome

9 mars : C.O.P.O. Périgueux (2), Vélodrome.

16 mars : Union Sportive Terrassonnaise (1), Vélodrome.

23 mars : Stade Poitevin (2), Vélodrome.

30 mars : Union Sportive Usselloise (1), Vélodrome

6 avril : Sporting club d’Angoulême (2), Angoulême.

13 avril : Association Sportive de Châteauroux (1), Châteauroux. Le Populaire du Centre 28 septembre 1923

 

28 octobre 1923 : A Limoges. — S. O. Limoges bat H. S. Nexonnaise, par 3 à 0.

 

Championnat du Limousin. — S. A. U. L. (1) contre Nexon (1). — Demain, 11 novembre, à 14 heures 30, Nexonnais et Saulistes s’aligneront au Grand-Treuil pour le dernier acte de la poule A.

Nexon ayant engagé seulement son équipe première dans la compétition régionale, les équipes 2, 3 et 4 de la S. A. U. L. sont qualifiées d’office pour la finale. L’équipe 2 en profitera pour rendre au Sporting-Club de Montluçon la visite que ce dernier lui a fait dimanche dernier. L’équipe 3 se rendra de son côté à Objat pour rencontrer l’Union Sportive Objatoise (1). Quant à l’équipe 4, elle jouera contre l’équipe 3 au Stade Olympique à Limoges.

Les équipes premières de Nexon et de Limoges se sont préparées activement en vue de la rencontre de demain. Pour les poulains de M. Baulieu c’est le match capital de la saison, celui qui permettra d’avoir une ligne sur la valeur comparée de l’équipe avec celle des grands clubs français.

Nexon a succombé devant Saint-Junien par 6 à 0 seulement. Ce résultat a encouragé les dévoués qui s’occupent si activement du développement du rugby à Nexon. S’ils n’ont pas de prétentions exagérées, si pour eux le résultat du match ne fait pas de doute, Ils veulent néanmoins faire une belle exhibition devant le grand club local.

En évitant toute obstruction, en profitant de toutes les occasions pour éclaircir le jeu, ils rendront service â la cause sportive. Le public demande à voir du Jeu, il se lasserait bien vite si on lui présentait le Jeu de championnat dans toute son horreur.

Le Populaire 10 novembre 1923

On peut lire le compte rendu du match qui opposait la S.A.U.L. à Nexon le 11 novembre 1923 :

« FOOTBALL RUGBY – Championnat du Limousin. — A Limoges, Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) contre S. A. U. L. (1).

A 14 heures 30, M. Dupont, arbitre officiel du Périgord-Agenais sifflera le coup d’envoi de la rencontre Nexon – S. A. U. L.

Nexon se présentera sur le terrain dans la formation suivante Bonnet, Ponstéaud, Truchassou, Chambon, Boucher, Gaudeix (cap.), Nicard, Gibaud, Naquin (m.), Vacquin (o.), Thomas, Chanaud ou Villoutreix, Parthonnaud, Iras, Jouhaud.

Limoges sera formée parmi les joueurs suivants : Moccand, Ribert, Faure, Nanot, Caen, Apcher, Parcelier, Soubé (cap.), Jandou, Migaud (m.), Boyer (o.), Lefort, Michaud, Lescombes, Lalande, Nouhaud, Silles, Cousty. Deux joueurs, Crouzy et Sohm sont encore indisponibles.

Que fera la jeune équipe de Nexon devant cette équipe plus lourde, plus athlétique ? Le résultat ne peut faire aucun doute. Limoges gagnera, mais par quelle marge de points ?

Les avants de Nexon réussiront-ils à contrebalancer l’action des avants saulistes pour empêcher leurs adversaires de prendre le commandement des opérations ? C’est là que réside toute l’inconnue de la partie.

La S. A. U. est à quinze jours d’un match décisif pour le championnat du Limousin. Elle profitera de la rencontre de ce soir pour mettre son quinze définitivement au point. Les avants tenteront de mettre en pratique les combinaisons apprises au manège. Les lignes arrières composées d’individualités brillantes, chercheront à perfectionner leurs moyens d’attaque. La ligne d’avants s’efforcera de prendre un avantage dans tous les compartiments du jeu pour permettre à la ligne de trois-quarts de développer ses qualités offensives.

Si l’équipe bleue et rouge joue avec tout le cœur nécessaire, il faut prévoir une nette défaite de Nexon par un score important.

Souhaitons que les équipiers de Gaudeix laissent jouer et ne cherchent pas l’obstruction.

La meilleure façon de se défendre est d’attaquer. Les blancs et rouges en le faisant, mériteront la reconnaissance du public et ses applaudissements. » Le Populaire du Centre – 11 novembre 1923 .

Le journaliste ne s’était pas trompé dans ses pronostics puisque la Section Athlétique Limoges a battu l’Hirondelle -Nexon, par 50 à 0.

 

6 janvier 1924, Hirondelle nexonnaise contre Sporting Club de Tulle à Tulle.

 

Dimanche 13 janvier 1924 – L’Employé Club de Limoges (E. C L.) se rendra légèrement mixte, à Nexon, pour disputer une rencontré amicale avec l’excellente équipe de l’Hirondelle Nexonnaise.
Ayant à cœur de démontrer que la dure défaite subie à Aubusson, ne provient point, comme certains le prétendent, de son manque de cohésion, mais plutôt de la différence énorme de poids qui la séparait de son concurrent valeureux, notre équipe se déplaçant jouera avec ardeur et avec la seule pensée de confectionner du beau rugby.
Le déplacement s’effectuant par auto, tous les équipiers du E. C. L. devront se trouver réunis à 12 h. 15, place Denis-Dussoubs. Les joueurs Lhermitte, Poultaud, Planchat sont convoqués. Le Populaire 12 janvier 1924.

Employés-Club. — A Rugby-Park, demain à 2 heures, aura lieu la rencontre Hirondelle Nexonnaise (1) contre Employés-Club (1). Cette partie sera très ouverte, les deux quinze étant assez près l’un de l’autre ; le public qui fera le déplacement est assuré d’assister à une belle rencontre.
Le Populaire 2 février 1924.

 

Championnat des équipes premières de première série, 7 clubs en première série :

S.A.U. Limoges, C.A. Briviste, U.S. St Junien, S.O. Limoges, S.C. Tulliste, H.S. Nexon, R.C. Guéret.

Exempt : S.A.U. de Limoges

2 poules de 3 :

poule A — C.A. Briviste, S.C. Tulliste, R.C. Guéret.

poule B. — U.S. St Junien, S.O. Limoges et H.S. Nexon.

12 octobre. — C.A. Briviste contre S.C. Tulliste à Brive ; U.S. de St-Junien contre S.O.de Limoges, à Limoges.

26 octobre. — C.A. Briviste contre R.C. de Guéret, à Guéret ; U.S. de St-Junien contre H.S. de Nexon, à. St-Junien.

9 novembre. — R.C. Guéret contre S.C. Tulliste, à Tulle ; H.S. Nexon contre S.O. Limoges, à Nexon.

23 novembre. — Vainqueur A contre vainqueur B, chez A.

7 décembre. — Finale S.A.U. de Limoges contre vainqueur division d’honneur à Limoges

Le Populaire 23 mai 1924

 

Saison 1924- 1925

Nexon dispute le championnat du Limousin, 3ème série.

Union Sportive Nexonnaise. — Calendrier de l’équipe pour la saison 1924- 1925

  1. — 14 septembre, S. C. Limoges à Nexon ; 21 septembre, Saint-Yrieix S. C. à Nexon ; 28 septembre, S. A. Bordelais à Bordeaux ; 5 octobre, A. S. Ambazac à Nexon ; 12 octobre, R. C. Guérétois à Guéret ; 19 octobre, U. S. Saillat à Nexon ; 26 octobre, U. S. Saint-Junien à Saint-Junien (champ) ; 1 novembre, U. A. Gujan-Mestras à Gujan ; 2 novembre, en pourparlers ; 9 novembre O. L. à Nexon (champ) ; 16 novembre, C. A. Briviste (R) à Brive ; 23 novembre, RC. Limoges à Limoges ; 30 novembre, R. C. Guéretois à Nexon ; 7 décembre, A. S. Ambazac à Ambazac ; 14 décembre, Saint-Yrieix à Saint-Yrieix ; 21 décembre, E. C. Limoges à Nexon ; 25 décembre (Noël), S. A. U. L. (R) à Limoges ; 28 décembre, C. A. Périgueux (R.) à Périgueux.
  2. —11 janvier, C. A. Briviste (2) à Nexon ; 4 janvier, A. S. Nontron à Nontron ; janvier R. S. C. A. P. à Nexon ; 18 S -C. Tulliste à Tulle ; 25 janvier, A. S. Nontron à Nexon ; 1er février, E. C. Limoges à Limoges ; 8 février, S. A. U. L. (R.) à Nexon ; 15 février, U. S. Saint-Junien (R.) à Nexon ; 25 février, R. S. C. A. P. à Limoges ; 1er mars, C. A. Périgourdin (R) à Nexon ; 8 mars, U. S. Saint-Junien (R.) à Saint Junien ; 15 mars, S.C. Tulliste, à Nexon ; 22 mars en pourparlers avec Montluçon ; 29 mars Saillat à Saillat. Le Populaire du Centre, 19 août 1924

Sporting Park. — Par suite de déplacements les nombreux admirateurs du Sporting ont été privés des beaux matches joués par l’équipe première. Du fait du forfait de Pierre-Buffière, c’est la brillante équipe de l’U. S. Nexonnaise qui donnera la réplique au team premier du Sporting. Les visiteurs ayant dû s’incliner lors du match aller par le score de 6 à 3, viennent avec l’intention de se réhabiliter. Quelques bonnes rentrées assureront à leur équipe beaucoup d’espoirs mais les bleu de roi, jouant sur leur terrain, espèrent tenir leurs dangereux adversaires en confirmant leur première victoire. Coup d’envoi à 14 h. 30. Le Populaire dimanche 30 novembre 1924.

Employé-Club de Limoges. — Dimanche, le quinze premier des blancs et verts ira donner la réplique au quinze correspondant de
l’Union Sportive Nexonnaise.
Nexon qui possède une excellente équipe s’efforcera de remporter la victoire sur nos jeunes Eclistes, aussi, nul doute que cette
partie soit chaudement disputée.
Tous les équipiers sont priés de se trouver dimanche à midi 30 très précises au Siège. Le Populaire samedi 20 décembre 1924.

Employé Club de Limoges. — Résultats du dimanche : A Nexon, Limoges-Employé-Club (1) bat Hirondelle Sportive Nexonnaise (1)
par 6 points (2 essais à 0) après une superbe partie ou tous donnèrent un furieux coup de collier. Néanmoins il faut signaler le jeune
demi de mêlée du E. C. L., Max, qui fut réellement le roi de la partie.
Partie des plus cordiales ; arbitrage légèrement incompétent, mais impartial. Le Populaire, mardi 23 décembre 1924.

On constate que le club est appelé Union sportive le samedi et Hirondelle sportive le mardi!

Noël sportive au Grand-Treuil. — U. S. Nexon (1) contre S. A. U. L. (2). — Le jour de Noël ne se passera pas sans qu’il y ait une
rencontre de rugby au Grand-Treuil ; les réserves saulistes recevront l’excellent équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise,
classée en première série du Comité du Limousin.
Les saulistes sont obligés de s’attaquer à des équipes de première série puisque les clubs de seconde série, qui devraient être à leur niveau, ont été notamment battus jusqu’alors.
La rencontre entre les poulains de Nacquin et la vaillante équipe nexonnaise doit être pleine d’intérêt. Nexon a produit d’excellents
joueurs qui ont fui ensuite vers d’autres cieux. Avec les moyens dont dispose cette société, à Nexon, on ne peut que féliciter ses
dirigeants d’être arrivés a obtenir des résultats satisfaisants. –

La rencontre de demain doit attirer au Grand Treuil tous ceux qui aiment le sport, et savent reconnaître les efforts fournis ; les
deux équipes ont, à des titres différents, les plus grands mérites. On ne sait ce qu’il faut lc plus admirer chez les deux adversaires de
demain : la ténacité des Nexonnais ou le superbe rétablissement opéré par les rèserves saulisies au lendemain de leur défaite
imméritée de Brive. C’est pourquoi, malgré les fêtes, il faut prévoir une belle chambrée demain, à 14 heures 30, lorsque sera sifflé
le coup d’envoi. Dans un but de propagande sportive, la S. A. U. L. a mis le prix des places à 3 fr. et 2 fr. Le Populaire, 24 décembre 1924.

FOOTBALL RUGBY AU GRAND-TREUIL – U. S. NEXONNAISE (1) CONTRE S.A.U. L. (1)
C’est à 14 heures précises que sera sifflé aujourd’hui le coup d’envoi qui opposera l’équipe première de l’Union sportive Nexonnaise à l’équipe réserve des champions du Limousin.
Nexon équipe de première série vient précédé d’une excellente réputation due à la qualité de son jeu et à la courtoisie de ses équipiers. Ce quinze a disputé ses chances en championnat du Limousin dans la poule du Stade Olympique et de Saint Junien. Bien que battu, il fit bonne figure devant ses deux adversaires ; à St-Junien, Nexon termina la première mi-temps sur le score de 5 à 5 ; sur son terrain le Stade Olympique pris le meilleur de 13 à 5. En rencontres amicales, Nexon fit un déplacement dans la région bordelaise et y laissa une excellente impression.

Il est inutile de présenter l’équipe sauliste, il suffit de noter que les poulains de Nacquin en sont à 243 points marqués pour et 23 contre ; ils comptent 13 rencontres, 12 victoires. C’est un palmarès qui se suffit à lui même, sans autres commentaires.

C’est, pourquoi tous les rescapés du réveillon se donneront rendez-vous autours des barrières du Grand-Treuil pour applaudir indistinctement nexonnais et saulistes.
Prix d’entrée : tribunes, 3 fr. populaires, 2 francs. Le Populaire, Jeudi 25 décembre 1924.

Une assemblée fixe des amendes pour les absences aux réunions et aux matchs! 

A l ‘Union Sportive Nexonnaise. – Dimanche soir, joueurs et dirigeants., de notre société sportive s’étaient réunis. D’importantes décisions furent prises. Les principales sont les suivantes :

Tout membre du comité absent sans raison sérieuse sera passible d’une amende de cinq francs. Trois absences sans raison entraînent la radiation. Pour les joueurs, la cotisation de fin de saison a été fixée à cinq francs, payables immédiatement. Il a été institué une amende de trois francs pour absence sans raison à un match. Deux absences sans raison entraînent la radiation,

Disons enfin qu’un comité des fêtes a été nommé et s’occupe activement de mettre sur pied un programme qui donnera satisfaction aux plus difficiles.

A l’issue de la soirée récréative, il sera procédé au tirage d’une tombola dont les lots sont exposés chez M. Laplaud

Le Populaire du Centre 8 janvier 1925

 

Saison 1925-1926

Au Stade Montjovis. — Red Star C. A. (1) contre U. S. Nexonnaise (1). — Dimanche, au Stade Montjovis, aura lieu cette rencontre.
On se souvient du dernier match qui opposa ces deux quinze en Championnat, la saison passée. Le Red Star l’emporta de 8 à 4, après une partie épique et encore fallut-il deux prolongations pour que d’un coté et d’autre on parvienne à marquer. Depuis, de grandes modifications ont été faites dans les deux équipes, aussi attendons nous avec curiosité le résultat de cette rencontre,

Du côté du R. S. C. A. l’équipe devra bien se comporter malgré l’absence de Chauviret, Bertrand, Chabrillat, Dauriat, Richard, Dupuch, indisponibles. Les Rassat, Barrière, Plumeau, Jacquet, etc., joueront pour la deuxième fois avec leur nouveau club.
Quant à Nexon, sa belle victoire de dimanche sur Saint-Yrieix indique sa bonne forme. Aussi pouvons-nous être assurés d’assister
à un joli match. Le Populaire, samedi 26 septembre 1925.

Hirondelle Sportive de Nexon (1) contre Sporting Club (1). Demain dimanche aura lieu à Sporting-Park, l’ouverture de la saison de rugby du Sporting qui l’an dernier fit une excellente saison terminant en finale du championnat de 3e série. Sa performance le font classer cette  saison en 2e série, et tout fait prévoir une saison pleine de succès ; Le Populaire 12 septembre 1925.

A Sporting Park. — Sporting-Club de Limoges (1) bat Hirondelle sportive de Nexon (1) par 9 points (3 essais) à 0. Partie d’entraînement et toute amicale qui permit aux deux quinze une première mise au point en vue de la formation définitive de leur équipe première.
L’équipe du Sporting doit bien faire, mais il lui faut beaucoup d’entraînement. M. Shom, arbitre officiel du Comité du Limousin
fut impartial et apprécié des deux quinze. Le Populaire 15 septembre 1925

Le calendrier publié dans le Populaire montre que le club a changé de nom et qu’il est devenu l’Union Sportive Nexonnaise (U.S.N.)

Calendrier de l’Union Sportive Nexonnaise (1) :

— 27 septembre : Red Star C. A. E. P. (1) à Limoges.

— 4 octobre : Sporting-Club Limoges à Nexon. — 11 octobre : Stade Olympique Limoges (2) à Limoges. — 18 octobre : C. A. Pompadour à Nexon. — 25 octobre : Saint-Yrieix S. G. à Saint-Yrieix.

—1er novembre : S. C. Saillat à Nexon. — 8 novembre : en pourparlers. — 15 novembre : C. A. Pompadour à Pompadour.  — 22 novembre : en pourparlers. — 29 novembre : en pourparlers.

—13 décembre 1 S. A. U- Limoges (3) à Nexon. — 20 décembre : C. A. Briviste (2) à Briviste. — 27 décembre : Employés-Club Limoges à Nexon.

—3 janvier : S. C. Saillat à Saillat. — 10 janvier : Championnat en déplacement. — 17 janvier : S. A. U. Limoges (3) à Limoges. — 24 janvier : Championnat à Nexon. —31 janvier : Championnat.

—7 février : C. A. Briviste (2) à Nexon. — 14 février : Le Bugue A. C. au Bugue. — 21 février : Le Bugue A. C. à Nexon. — 28 février : Employés-Club Limoges à Limoges.

7 mars : A. S. Nontronnaise à Nontron. — 14 mars : en pourparlers. — 21 mars : A. S. Nontronnaise à Nexon. — 28 mars : en pourparlers.

4 avril : Stade Olympique Limoges (2) à Nexon. — 11 avril : A. S. Châteauroux à Châteauroux. — 18 avril : A. S. Châteauroux à Nexon. — 25 avril : Red-Star C. A. E. P. à Nexon. Le Populaire du Centre, 25 octobre 1925

Le R. S. C. A. E. P. à Biarritz – Après avoir ouvert brillamment la saison 1925-26 sur le « ground du Stade Montjvis » en battant l’U. S. Nexonnaise par 42 à 3 après une emballante partie de jeu ouvert l’équipe 1ère du R S.C.A.E.P. se déplacera aujourd’hui à Biarritz. Le Populaire 3 octobre 1925.

Rugby – Sporting-Club Limoges (1) contre Union Sportive Nexonnaise. A 14 heures, au Stade des Garennes aura lieu cette rencontre tant attendue par les supporters de Nexon dont l’équipe aura à cœur d’effacer la mauvaise impression de dimanche dernier. D’autre part, le Sporting qui a été battu sévèrement dimanche s’efforcera de vaincre. Aussi nous pouvons être assurés d’assister à un match sévèrement disputé. Le Populaire 3 octobre 1925.

Championnat du Limousin 2° série. — Poule A
A Rugby-Park (cité Beaublanc). — U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). — Cette partie promet d’être des plus intéressantes. En effet, Nexon nous arrive avec le prestige d’un club de première série, battu l’an dernier en barrage par le C.A.E.P. par un faible écart de points.
S’ils veulent gagner il faudra qu’ils déploient toute leur science car leurs adversaires sont de taille à leur répondre, et voudraient bien eux aussi fournir les vainqueurs. M. Nicard arbitrera, ce qui sera pour les clubs en présence, une garantie de parfaite impartialité. Le Populaire, 6 novembre 1925.

A Sporting-Park. — Demain, si le temps le permet, aura lieu, a Sporting-Park, la rencontre U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). Chacun des adversaires s’efforcera de vaincre, car, de cette partie, doit sortir le finaliste du championnat de 2e série qui sera qualifié pour rencontrer l’A. S.P. O. Briviste pour le titre.
Une note brève sur le Journal de dimanche indiquera si cette partie a lieu. Le Populaire, 19 décembre 1925.

Championnat du Limousin (2e Série) – A Sporting-Park, — Aujourd’hui, à 14 h. 30 sera sifflé le coup d’envoi de la partie comptant pour le Championnat du Limousin, a disputer entre l’U. S. Nexonnaise (1) et le E. C. L. (1).
Le public qui viendra assister à ce match peut être assuré de voir du beau jeu, ces deux quinze, très homogènes, pratiquant un rugby intéressant, exempt de brutalité.
Rendez-vous des équipiers du E. C. L., chez Boulaud à 13 h. 15. Le Populaire, 20 décembre 1925.

Au Vélodrome. En lever de rideau du match Stade Saintais (1) contre S.A.U.L. (1), la S.A.U.L. (3) rencontrera l’excellente équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire 16 janvier 1926.

 

Saison 1926-1927

La publication du calendrier du Red Star C. A. au seuil de la saison de rugby, permet de noter les dates auxquelles ce club affrontera l’ U. S. Nexonnaise.

Le Red Star C.A. a, cette année, un fort beau calendrier.  Qu’on en juge :

Septembre : 12, entraînement à St-Junien ; 19, Employés-club a Limoges ; 26 Agen à Agen.

Octobre : 3, U. S. Royannaise, à Royan ; 10, S.  Tulliste, à Tulle ; 17, S. C. Decazeville à Decazeville ; 24, A. S. Châteauroux à Limoges ; 31, U. S. du Berry, à Limoges.

Novembre : 1er, Stade Saintais à Limoges ; 7, U. S du Berry, à Bourges ; 14, Championnat à Limoges ; 21, Championnat, à Limoges ; 28, Stade Saintais, à Saintes.

Décembre : 5, réservé ; 12, Championnat ; 19 Bordeaux-Etudiants-Club, à Limoges ; 25, U. A. Cadillaçaise, à Limoges.

Janvier : 8, S. C. Tulliste, à Limoges ; 9, R. C. Guéret à Guéret ; 16, U. S St-Junien, à Limoges ; 23, L. E. C, à Limoges ; 30, Stade Foyen à Sainte-Foy.

Février :  6, R.C. Guéret, à Limoges ; 13, U.S. Nexonnaise, à Nexon ; 20, Stade Poitevin à Portiers ; 27, C. O. P. O. Périgueux, à Péri gueux.

Mars : 6, U S St-Junien à St-Junien ; 13, U. S. Nexonnaise, à Limoges ; 20. U. A. Cadillacaise, à Cadillac ; 27, U. S. de Vichy, à Vichy.

Avril : 3, Stade Foyen, à Limoges ; 10, C.O. P. O. Périgueux, à Limoges ; 17. Stade Ruthenois, à Rodez.

Le début de la saison est marqué par quatre déplacements de suite et cela à cause des transformations du terrain du Stade Montjovis. Comme les voyages forment la jeunesse, le quinze de Paulin ce devra de faire ensuite de belles exhibitions devant son fidèle public. Le Populaire du Centre – 12 septembre 1926

– Union Sportive Nexonnaise (1) contre Club Athlétique P. O. Limoges (1). C’est à 14 h. 30 que sera donné le coup d’envoi qui mettra aux prises l’Union Sportive Nexonnaise et le C. A. P. O, Limoges. « Malgré l’absence de bons joueurs indisponibles au C. A. P. O. et le manque d’entraînement, la partie semble devoir être intéressante à suivre. Les deux équipes ont, en effet l’intention de pratiquer le jeu ouvert, le terrain de la Croix-des-Places, en très bon état s’y prêtant parfaitement.

Nous éperons que les fervents du rugby viendront nombreux applaudir nos Capistes, qui la saison dernière défendirent si vaillamment les couleurs limousines.  Le match sera arbitré par M. Couchet Pierre, arbitre officiel. » (Le Populaire, 12 septembre 1926)

— Par suite du forfait d’Aubusson l’Union Sportive Nexonnaise rencontrera aujourd’hui les réserves du Sporting Olympique de Limoges
Sont convoqués pour jouer à Nexon : Pâquet II, Coste, Faucher, Cheyroux. Paris, Broussaud, Marquet, Baron, Bardet, Duvernet, Vitau, Bazinet, Fargeaudou, Redon, Lamousse, Breuil, Poutout, Poncet II, Roux Manager. Martin).
Rendez-vous à 1 h 30 gare des Bénédictins. Le Populaire, 31 octobre 1926.

 

Saison 1927-1928

Employé Club, — Rugby, — Tous les joueurs sont priés de se trouver demain, à 20 heures 45, manège Beaublanc (caserne Beaublanc). Entraînement obligatoire sous la direction de M. Leroy. Formation définitive de l’équipe se déplaçant, à Nexon dimanche prochain et de l’équipe (2) rencontrant la Pervenche Normalienne à Rugby-Park. Le Populaire du centre, 13 octobre 1927

 

A 2 h. 30, M. Sohm, arbitre officiel du Comité, donnera le coup d’envoi de la rencontre U. S. Nexonnaise-Employé Club. Elle est d’un gros intérêt pour les deux équipes car elle compte pour le championnat de 3e série. Elle devrait logiquement donner la victoire aux Employés, qui par deux fois en rencontres amicales, ont battu très nettement leurs adversaires d’aujourd’hui. Le Populaire 12 novembre 1927.

FOOTBALL RUGBY CHAMPIONNAT (3e série) – A Rugby Park. — Employé-Club (1) bat U. S. Nexonnaise, par 27 points (9 essais), à zéro.
Ainsi que l’indique le score, cette partie fut menée, de bout en bout, par le Lec et, sauf quelques rares réactions Nexonnaises, le jeu se cantonna dans le camp adverse. Les avants « verts et blancs », dont les lignes avaient été sérieusement modifiées, jouèrent toute la partie avec beaucoup d’entrain. Quelques beaux dribblings sont à signaler. Le roi de la partie fut, comme toujours, l’excellent demi de mêlée du Lec : Max Couturier. Son compère, Barbat, à l’ouverture, tint également très honorablement son poste ; l’ailier, Chazolas, marqua à lui seul 4 essais.
Nous féliciterons toute l’équipe en bloc de son excellente partie. Lorsque les quelques indisponibles auront repris leur place, elle sera encore de taille à tenir tête à de bonnes équipes régionales. A Nexon, équipe courageuse, mais manquant de métier, seuls deux ou trois joueurs émergèrent. Partie jouée très correctement. Arbitrage excellent de M. Michaud, remplaçant, au pied levé, l’arbitre désigné par le
Comité. Le Populaire 15 novembre 1927.

Rugby. — S. O. L. (2) bat U. S. Nexon (1) par 11 points à 3.
Dimanche dernier, les réserves solistes, ont eu raison du quinze premier de l’Union sportive nexonnaise. Partie assez plaisante et tout amicale, au cours de laquelle les deux équipes dominèrent tour à tour. Les sang et or jouant la première mi-temps avec le soleil dans les yeux, ne purent que marquer un essai qui fut transformé. En deuxième mi-temps, deux nouveaux essais non transformés vinrent grossir le score, tandis que les Nexonnais marquaient également un bel essai très applaudi. Le Populaire 8 décembre 1927.

S. O. L. — Rugby. — Les joueurs désignés pour se rendre à Nexon, afin d’y rencontrer l’Union Sportive Nexonnaise, sont priés de se
réunir aujourd’hui à la gare des Bénédictins, à 14 heures. Réunion sous l’horloge extérieure. Le Populaire, 25 mars 1928

Les jeunes zèbres du S.O.L. sont allés rendre visite à l’Union Sportive de Nexon, qui s’est assurée la victoire par 3 à 0, après une partie très amicale où de nombreux jeunes se sont signalés. Ici encore, nous croyons que le S.O.L récoltera bientôt les-fruits de son labeur opiniâtre ; L’arbitrage de M. Touze, de Nexon, fut impeccable et tout le monde fut satisfait. Le Populaire du centre, 27 mars 1928.

 

Saison 1929-1930

A Nexon. — Hirondelle Sportive (mixte) bat U. S. Nexonnaise, par 8 (2 essais, 1 but) à 6 (2 essais). En première mi-temps, les locaux s’assurent l’avantage et marquent deux jolis essais par leur trois-quarts. La mi–temps arrive sur le score de 6 à 0 en faveur de Nexon. En deuxième mi-temps, les visiteurs marquent 2 essais dont 1 transformé. Excellent arbitrage. Dimanche, l’H. S. L. se déplace à Brive. Le  Populaire 28 mars 1930

 

Saison 1930-1931

Calendrier de l’Hirondelle Sportive. — Dimanche prochain, l’H. S. L. effectuera sa première sortie à Nexon. Malgré quelques départs relatifs au régiment, l’équipe, composée de jeunes éléments et encadrée par quelques anciens, espère faire bonne figure. Faisons-lui confiance et espérons que la saison qui va s’ouvrir sera aussi brillante que ses devancières.

Voici le calendrier 1930-31 : Septembre : 21, Nexon (1) ; 28, C. A. P. O. (2). Octobre : 5, S. O. L. (1); 12. St-Junien (2); 19. Rochechouart (1); 26, S. O. L. (1). Novembre : 2, Saint-Yrieix (2); 9, Guéret (2); 16, Réservé championnat 23. Pourparlers Saintes ; 30, réservé championnat…

H. S. L. — Réunion de tous les joueurs ce soir, vendredi, à 20 h. 30, au siège. Cotisation, Match de dimanche à Nexon. Le  Populaire 19 septembre 1930

H. S. L. — Les joueurs suivants sont priés de se trouver à 13 h 45 à la gare des Bénédictins : Asthier, Tricard, Leboutet, Rabe, Armand, Viteau frères, Barget, Hervieu,  Peynichou, Delage, Jeandeau, Raynaud, Frontou, Mounier, Marelaigue, Martin, Chassin, Redat, Savary, Rebeyrolles. Le Populaire 21 septembre 1930

Hirondelle Sportive bat U. S Nexonnaise par 3. 1 essai à 0.
Dimanche, pour l’ouverture de la saison, à Nexon, l’ H. S. L. a battu, sur le terrain de la Belle, l’équipe locale qui se trouvait, assez forte.
C’est devant un public nombreux que s’est déroulé cette partie. Elle ne tint pas ce qu’elle promettait car nous étions au début de la saison.
Avec de l’entraînement, ces deux équipes peuvent très bien faire.
A Nexon, nous avons remarqué Charret, Pradou, Guyonnaud.
A l’H S. L. nous avons remarqué Jeandeau, Delage, Raynaud, Chasseing et Hervieu. le nouveau capitaine ex-professeur de la piscine de Limoges. Le Populaire 24 septembre 1930.

Au Parc des Sports. — S. O. L (2) bat U. S. Nexon (1), par 6 à 3 ; Le Populaire 18 novembre 1930

 

Saison 1931-1932

Hirondelle Sportive. — Continuant son calendrier pour la saison 31-32, l’H. S. L. va se déplacer, dimanche, à Nexon, pour y rencontrer l’équipe locale. Venant après son match d’Angoulême, dimanche dernier, nos jeunes joueurs se rendront à Nexon pour y faire du rugby où le fair play sera à l’honneur. Le Populaire 1 octobre 1931

 

A Saint-Léonard. — Au terrain de la Belle, U. S. Nexon contre U. S. St Léonard. — Après la victoire des miaulétous sur leurs visiteurs de dimanche dernier, victoire acquise dans un style brillant, tous les amis de notre club local auront à cœur applaudir dimanche leurs valeureux représentants en face des Nexonnais. Le Populaire 10 octobre 1931

 

Le 18 octobre 1931, Le Populaire annonce la rencontre Football Employés-Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1)

« Stade Montjovis. — Aujourd’hui, à 15 heures, l’équipe réserve du Football-Employés-Club de Limoges sera opposée à l’US Nexonnaise au Stade Montjovis.

Le quinze second des Tout-Noirs limousins, énergiquement pris en mains par son nouveau capitaine Simon, a été entièrement remanié et renforcé par de nouvelles unités, il doit vaincre après une belle partie, s’inspirant en ceci de l’équipe première dont les brillantes performances ont attiré l’attention des sportifs limousins depuis le début de la saison.

Entrée générale : 2 francs.

P.-S. — Les équipiers du Football Employés Club sont invités à être présents sur le terrain à 14 heures. » (le Populaire 18 octobre 1931)

 

S.O.L. —- Rugby. — Ce soir samedi à 19 heures, réunion des rugbymen au siège Comptoir Lyonnais. Formation de l’équipe se rendant à Nexon. Match de Coupe du Limousin.

L’équipe sera formée avec les éléments présents. Cotisations, remise des cartes 1932. ( Le Populaire du Centre, 23 janvier 1932)

 

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés se rendront à Clermont, les  » espoirs  » du L. E. C. rencontreront la bonne équipe de l’Union Sportive. Ils présenteront une formation remarquable composée de joueurs excellents dont quelques-uns dignes de figurer en équipe première. Citons Dessus, Dagoury, etc., et aussi Ribette, Saulière et Bonnamy, dont ce sera la rentrée. Avec les conseils éclairés de Bragard, ce sympathique groupement satisfaira les plus difficiles. Le Populaire du Centre, 28 février 1932

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés rencontreront les valeureux gantiers, les « espoirs » du L. E. C. se mesureront à la belle équipe locale de Nexon pour laquelle ils ne sont pas des inconnus. C’est encore une belle rencontre en perspective, capable d’attirer tous les sportifs de la région. (Le Populaire du Centre, 13 mars 1932)

 

Saison 1932-1933

U. S. NEXON (1), libre 16 et 23 octobre . Ecrire : Gibeau, Café Moderne, Nexon. (Le Populaire 12 octobre 1932)

 

AU VELODROME : U.S NEXON (1) CONTRE S. A. U. L. (2)

Les équipes se présenteront à 14 h. 30 dans la formation suivante :

Nexon : Charreix ; Beyrand, Dugoua, Perrier, Cubertafond, Bouby (ouv.), Pradeau (m.), Guyonnaud, Lagorce I, Lagorce II, Barrière, Sanciaud, Dufroid, Faure, Laplaud, Gibeau.

S.A. U. L. : Cathelinaud ; Tamagnaud, Raynaud, Menudier, Picout, Delage (ouv.) (cap.), Vitau (m.), Martin, Buisson, Chatard I, Jaby, Jarraud, Beausoleil, Lagueny, Grany, Plazanet.

Pailler dirigera la rencontre qui s’annonce des plus ouvertes. En lever de rideau, à 13 heures, les équipes troisièmes du Club Athlétique Périgourdin et de la S. A. U. L. s’affronteront en une partie amicale où le jeu ouvert sera à l’honneur

Prix des places : Tribunes, 5 fr. ; tribunes et gradins populaires, 3 fr. (Le Populaire 23 octobre 1932)

 

Demande de match : U.S. Nexonnaise libre le 20 novembre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse de préférence. Ecrire F. Gibeau, secrétaire, café Moderne, Nexon (Le Populaire 13 novembre 1932)

 

A NEXON – S.A.U. Limoges (3) bat U.S. Nexonnaise (mixte) par 5 points (1 essai transformé) à 3 (1 essai).

Nexon, où opèrent de nombreux remplaçants, débuta avec 12 joueurs. La S. A. U. L. présenta une équipe jeune, très homogène, qui tenta sa chance en toutes occasions et réussit à enlever la partie, bien que Nexon ait sérieusement dominé. Belle partie de la ligne d’avants nexonnaise. A signaler dans les lignes arrières Jean Bouby et Queyroi.

Excellent arbitrage de M. Maurice Jouhaud –(le Populaire du centre 16 novembre 1932)

 

Le 25 novembre 1932 le journal rend compte du match de l’USN contre Pompadour : « Dimanche 20 novembre, les équipiers de l’U.S. Nexonnaise, rencontraient à Pompadour, l’équipe locale. Ils durent s’incliner devant leurs valeureux adversaires qui l’emportèrent par 9 points (3 essais), à zéro.

— Dimanche prochain, 27 novembre, les Arédiens seront les hôtes de Nexon. L’U.S.N. rencontre le S.C. St Yrieix, en championnat. Tous les sportifs nexonnais iront au terrain des Buissons assister à cette belle rencontre. Saint Yrieix possède une équipe très complète, redoutable pour les meilleurs, mais les Nexonnais se laissent difficilement manœuvrer sur leur terrain.

Coup d’envoi : 2 h. 30. » (Le Populaire 25 novembre 1932)

 

Photo publiée dans Match, le 6 décembre 1932

Au Parc des Sports Dimanche, 15 janvier, le Parc des Sports du S. O. L. va reprendre une activité que les divers déplacements des équipes solistes de ces derniers dimanches lui avaient momentanément fait perdre. Après avoir visité Angoulême, Périgueux, Ussel, Nexon, tant en basketball qu’en rugby, la série des matches au Parc va reprendre, par une belle rencontre, S. O. L. contre Union Sportive Nexonnaise.

Au match aller à Nexon, nos « sang et or » ne purent enlever la décision que par un seul essai à rien. C’est dire que le quinze de Gibeaud, qui est bien connu des Limousins pour l’avoir vu opérer à Limoges où sa grande valeur fut justement appréciée, est un club sympathique qui joint à une vitesse générale, une très grande compréhension du vrai rugby. Ce sera, n’en doutons pas, un match qui sera plaisant à suivre et qui sera suivi par tous les amateurs de rugby, amis de nos petites Sociétés. .Pour corser cette réunion de rugby (S.O.L.-Nexon), deux matches de basketball auront également lieu à Beaublanc. A 14 heures, un match comptant pour le Championnat du Limousin, entre le Red Star (4) et l’équipe première de l’Association Sportive Aixoise. Ce patch nous promet de belles émotions sportives et, enfin, pour terminer, match amical entre le R. S. (5) et l’A.S. Couzeix (2). Le Populaire du centre 12 janvier 1933

 

Après demain dimanche l’équipe première de la section Athlétique Universitaire de Limoges disputera, sur son terrain du Vélodrome du Grand-Treuil, le quatrième match comptant pour le Championnat de France de la division d’excellence.

En lever de rideau, à 13 heures précises, l’équipe troisième de la S. A. U. L. sera opposée à l’équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire du centre – 20 janvier 1933

 

Au Stade Montjovis: A 13 h. l’U.S. Nexonnaise rencontrera les jeunes « tout noir ». Cette partie sera un intéressant prélude au morceau de résistance de l’après-midi. M. Brouillaud dirigera les ébats des jeûnes. Le Populaire du centre – 12 février 1933

 

Saison 1933-1934

« Réunie en assemblée générale le 29 juin 1933, l’U. S. Nexonnaise a réélu son bureau pour la saison 1933-1934, dont voici la composition :

Président : M. Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Ratier.

Trésorier : F. Laplaud.

Secrétaire : F. Gibeau.

Membres du bureau : MM. Maisongrande, Maurice Jouhaud, F. Queyroi, F. Penot, M. Clermonteil, J. Bouby, Alex Guyonnaud, René Desbordes.

Nous espérons qu’avec ce nouveau comité et la bonne volonté de tous. l’U.S. N. fera parler d’elle encore cette saison.

Les clubs désirant conclure sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon. » (Le Populaire – 9 juillet 1933)

 

L’U.S. NEXONNAISE et la Préparation militaire

On nous prie d’insérer : L’Union sportive a depuis quelques années organisé son effort, suivant la mesure de ses moyens qui sont par trop restreints, vers la préparation militaire. Mais cette année elle a vu ses efforts récompensés ; malgré le nombre peu imposant de candidats qui avaient suivis les cours; sur sept, six ont passé avec succès leur examen et ce sont classés dans un bon rang. Malheureusement dans nos campagnes, peu de jeunes connaissent les avantages que peut leur accorder le brevet de préparation militaire ; puissent ces résultats encourager les jeunes de notre ville et des environs à venir nombreux s’inscrire au club.

Il nous est agréable, à l’occasion de ces résultats de l’U. S. D., en tant que préparation militaire, de féliciter ses dirigeants, et surtout son dévoué instructeur, M. Beaubrieul, qui se consacre entièrement à sa tâche et qui trouve dans les magnifiques résultats obtenus par ses élèves, la plus belle des récompenses.

Les jeunes gens qui désirent suivre les cours de préparation militaire sont priés de se faire inscrire chez M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 13 septembre 1933

 

A Nexon. – F. E. C. Limoges (2) contre U. S. Nexonnaise. Après Saint-Léonard, voilà que les réserves du F. E. C. rendront visite dimanche au quinze premier de l’U. S. N. Ce sera encore un bien beau match; et vraiment les sportifs nexonnais sont gâtés dans leur sport préféré. Le F. E. C. présentera une équipe jeune dont le point fort réside en sa ligne d’avants au jeu sobre et puissant, unis combien efficace. Du coté nexonnais, l’équipe sera à peu de chose près celle qui dimanche dernier triompha de Saint-Léonard. Le Populaire du Centre – 1 octobre 1933

 

A NEXON, S. A. U. L. (3) CONTRE U. S. NEXONNAISE (1)
Dimanche, les équipiers troisième de notre grand club limousin rendront visite aux Nexonnais, les dirigeants saulistes nous annoncent une bonne équipe, un peu jeune, mais n’est-ce pas dans-les éléments jeunes que la S. A.U. L. a puisé pour son équipe première, depuis de longues années, non par un système de racolage, comme certains  grands clubs le pratiquent, pour ceci nous pouvons rendre hommage
aux dirigeants saulistes.
Du côté nexonnais, la forme arrive et l’équipe sera la même que celle qui fit une si belle démonstration de rugby dimanche dernier à Juillac.
Les dirigeants nexonnais et leur capitaine Laplaud, peuvent avoir confiance en leurs hommes; ils seront fin prêts dans quinze jours pour affronter en championnat Saint-Yrieix sur son terrain.
Pour permettre aux spectateurs et joueurs d’assister au meeting d’aviation, le coup d’envoi aura lieu à 12 heures 30 précises. Le Populaire, samedi 14 octobre 1933.

 

A Nexon. — U. S. Nexonnaise contre U. S. Juillacoise (1).

C’est à 14 heures 30 que M. Jouhaud appellera les deux équipes sur le terrain. Ce match devrait certainement attirer un nombreux public sur le terrain des Buissons ; car l’équipe de Juillac n’est pas à dédaigner et pratique un jeu vraiment spectaculaire. Nexon, privé des services de son demi d’ouverture Bouby, blessé dimanche dernier, se présentera, vraisemblablement dans cette formation.

Avants : Barrière, Rougerie, Lagorce, Clemoutier, Dudognon, Dugoua, Faure, Laplaud (cap.) ; demis : Malissin (m), Gibeau (o) ; trois-quarts Charliat, Perrier, Beyrand, Cubertafond

Remplaçants : Desbordes, Reynols.

Arrière : Cubertafond

Le Populaire du Centre – 22 octobre 1933

 

S. Y. S. C (1) BAT U. S. NEXONNAISE (1) PAR 3 POINTS (1 ESSAI) A 0
Cette partie de championnat fut agréable à suivre, surtout en deuxième mi-temps. Il faut en remercier les « blanc et rouge » et les « bleu». C’est assez rare de voir deux équipes essayer de confectionner du beau jeu pour que nous le remarquions et en félicitions ces rugbymen au bon esprit.
Pourtant la tâche était bien difficile ce jour-là, à cause du ballon glissant et du froid assez vif pour engourdir les mains.
Saint-Yrieix gagna son match pour un seul essai acquis en deuxième mi-temps.
De l’avis unanime, la marge était plus grande entre les deux équipes et c’est à une quinzaine de points que les supporters des deux camps
avaient évalué dès le début, la victoire arédienne. Ce score est donc tout à l’honneur des Nexonnais qui se défendirent bien et ne se considérèrent jamais comme battus.
Les deux mi-temps furent identiques. Butant les premières minutes les Arédiens fournissent un gros travail, bousculent les Nexonnais. Mais le jeu se ralentit et se déplace d’un but a l’autre grâce à de longs coups de pied ou interceptions heureuses. Soit malchance, soit énervement, à 3 ou 4 reprises des essais tout faits sont manqués par Saint-Yrieix. Nexon n’est jamais inquiétant.
S. Y. S. C. nous a paru en grands progrès sur le dernier match joué au Pinet. Mais l’on commet encore bien des fautes. La mêlée est mal soudée, en première mi-temps, elle tenait à peine les huit avants adverses beaucoup plus légers. Les trois-quarts ailes ne poussent pas assez leur action offensive et devraient chercher a « recentrer ». Les meilleurs joueurs furent Redon et surtout Eyrolle, arrière très sûr, et joueur complet puisqu’il tint, un temps, les places de trois-quart centre et d’avant troisième ligne. Le jeune Rouchet a de l’étoffe.
Nexon possède une équipe très accrocheuse, où se distinguent le demi d’ouverture et le capitaine Gibeaud. Le Populaire, mercredi 1er novembre 1933.

 

U. S. NEXON – Nexon contre C. A. Pompadour
Nous rappelons que seuls les joueurs munis de leur laisser-passer et les spectateurs ayant des cartes d’invitation auront l’entrée gratuite sur le terrain.
Il est également rappelé que la fédération fixant elle-même le prix d’entrée. L’entrée générale est de 3 fr. par place.
Dimanche l’Union Sportive recevra sur son terrain le C. A. Pompadour, en un match comptant pour la Coupe du Limousin.
Les visiteurs nous arrivent précédés d’un brillant palmarès, leur magnifique victoire sur Saint-Yrieix en dit long sur les possibilités de cette belle équipe.
De leur côté les Nexonnais mettront tous leurs atouts en main pour faire triompher leurs couleurs.
Nul doute que l’enjeu, la perspective d’un beau match doivent attirer la foule des grands jours sur le magnifique terrain de la Seine.
Arbitre, M. Pallier.

Le Populaire du centre, samedi 9 décembre 1933

 

Assemblée générale de l’U. S. N.
Tous les membres actifs et honoraires sont priés d’assister à la conférence qui sera faite par M. Maury Pierre, arbitre fédéral, sur le rugby : ses origines, application des nouvelles règles, le jeudi 14, à 20 heures, salle Café Moderne. Le Populaire du centre 14 décembre 1933.

 

U. S. . Nexonnaise (1) contre U. S. Saint-Léonard
Dimanche prochain, si toutefois le temps le permet, aura lieu cette rencontre annuelle entre les équipes de Nexon et de Saint-Léonard ; Nexon semble cette année avoir retrouvé, sous l’impulsion de Gibaud et Laplaud, sa grande forme des saisons 1925-1926 où, on s’en souvient, les Nexonnais comptaient parmi les bonnes équipes limousines ; de son côté, Saint-Léonard essayera d’aligner son
équipe au grand complet, et à la veille de la reprise de la Coupe du Limousin, il sera intéressant d’assister à ce match, car chacun des deux clubs doit aller loin dans cette compétition.
Nexon vient, du reste, de battre en Coupe du Limousin, le C. A. Pompadour, dimanche dernier, cependant que Saint-Léonard est à la tête de sa poule. Nexon voudra justifier de sa bonne forme en face de Saint-Léonard. Le Populaire du centre samedi 16 décembre 1933.

 

L’annuaire Dumont pour l’année 1934 donne les informations suivantes sur l’Union Sportive Nexonnaise:

Société fondée le 12 septembre 1920 ( paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Président d’honneur : M. Boutaud-Lacombe, maire

Vice présidents d’honneur : M. Jumeaux-Lafond, M. de Nexon.

Président : M. Toulemont

Vice-Présidents : MM. Deloze et Ratier

Secrétaire : M. Jarry-Lacombe.

 

Le 7 janvier 1934, le journal annonce :  » Dimanche l’U. S. Nexonnaise recevra sur son terrain de la Seine l’équipe première du S. C. de Saint Yrieix en un match comptant pour la Coupe du Limousin. Saint-Yrieix, possède cette année une belle équipe, dont le point fort consiste en sa ligne d’avants, bien emmenée par les frères Latournerie. Nexon battu par un essai au match aller présentera sa grande équipe, celle qui triompha si brillamment de Pompadour. » Le Populaire 7 janvier 1934

Dimanche 14 janvier match au Grand Treuil à 13 heures contre les juniors Saulistes, en lever de rideau du match des réserves du Sporting Club d’Angoulême et de la Section Athlétique Universitaire de Limoges. Le Populaire 11 janvier 1934.

ASSOCIATION : OZANAM (1), CONTRE E. P. S. SAINT-LEONARD (1). RUGBY : U.S. NEXON (1), CONTRE U. S. SAINT-LEONARD (1).

Le public de Saint-Léonard et des environs est convié à assister ce soir à une belle manifestation sportive. C’est d’abord deux équipes scolaires d’Ozanam et de l’E. P. S. Saint-Léonard, qui disputeront un match d’association. On commit la valeur de ces deux équipes, c’est donc là un lever de rideau de premier ordre.

Ensuite, les équipes premières de l’U. S. Nexonnaise et de l’U. S. St. Léonard prendront possession du terrain pour un match de rugby. Nexon nous arrive précédé d’une excellente réputation et avec une équipe au grand complet ; nul doute que les poulains de Gibaud et Laplaud feront leur possible pour enlever la décision à nos locaux. Saint-Léonard, à la veille de la reprise de la coupe du Limousin, alignera aussi une excellente formation, c’est dire qu’à lui seul ce match vaut le déplacement de la Belle. Le temps étant beau, ces deux marches doivent attirer un grand nombre de spectateurs qui n’auront qu’à se louer des efforts des soccers et des rugbymens, qui veulent démontrer l’attrait de leur jeu respectif. Arbitres. — Association : M. Bosse; Rugby : M. Couloudon ou Dezon. Le Populaire du centre 11 février 1934

On note que dans la presse à cette époque on ne parle pas encode football, mais de rugby association que l’on réduit à « association ». Deux noms ressortent parmi les joueurs : Gibeau et Laplaud.

 

Saison 1934-1935

RUGBY – A L’ U. S. NEXONNAISE

L’U. S. Nexonnaise réunit en assemblée générale a réélu son bureau pour la saison 1934-35.

Président : Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Rattier

Trésorier : M. F. Laplaud.

Secrétaire : M. F. Gibeau.

Préparation militaire ; M. Beaubreuil.

Membres du bureau : M. A. Guyonnaud, F. Penot, J. Maisongrande, J. Bouby.

Les clubs désirant conclure avec l’U. S. N. sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., Café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 5 août 1934

Coupe du Limousin des séries inférieures- Clubs engagés.
U. S. Objatoise, U. S. St-Léonard, Saint Yrieix S. C., C. C. A. Usselois, C. S. Ussacois, U. S. Nexonnaise, U. S. O. Saint Junien, U. S. Argentacoise, C. A. Larchois, U. S. Meymacoise. Le Populaire 12 septembre 1934

 

U.S. Nexonnaise. — Rugby. — Libre le 7 octobre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse. Ecrire à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon (H.-V.), Tél. 48. Le Populaire du Centre, 4 octobre 1934

En observant le calendrier du Saint-Yrieix-Sports-Club pour la saison 1934-1935 on constate que l’USN, outre Saint Yrieix, affronte des équipes à Allassac, Angoulême, Larche, Limoges, Périgueux, Saint Leonard, Thiviers… Il y avait donc des déplacements importants à effectuer et il fallait amener une vingtaine de personnes. Comme il n’y avait pas assez de voitures individuelles c’était en camion que l’équipe se déplaçait. On mettait des bancs à l’arrière et serrés les uns contre les autres joueurs et dirigeants se tenaient tant bien que mal dans les virages. Il est vrai que la vitesse était réduite par rapport à aujourd’hui. Mais disputer un match après un tel déplacement donnait un sérieux avantage à l’équipe qui recevait.

CALENDRIER DE L’EQUIPE 1ere du Saint-Yrieix-Sports-Club.

Octobre 14 : B- C. Angoulême, à Angoulême ; 21 : U. S. Thibérienne, à Saint-Yrieix ; 28 : E. N. Limoges, à St Yrieix.

Novembre 1er : Périgueux, à Saint Yrieix ; 8 : C. A. Larchois, à Larche (Championnat) ; 11 : C.S. Allasacois, à Saint-Yrieix (Championnat) ; 13 : U. S. Objatoise, à Objat ; 25 : E. C. Limoges, à Saint-Yrieix.

Décembre : 2, U. S. Nexonnaise à Nexon ; 9 : Hirondelle Sportive Limousine, à Saint-Yrieix, 10 : S. A. U. L., Limoges ; 23 : Réservé (Championnat) ; 30 : U. S. Saint-Léonard, à Saint-Léonard.

Janvier 6 : Réservé Championnat ; 13 U. S. Nexonnaise, à Saint-Yrieix ; 20 : U. S. Thibérienne, à Thiviers ; 27 : C. O. P. O., à Saint-Yrieix.

Février : U. S. Yézerienne, à Condat ; 10 : En pourparlers ; 17 : S.A.U.L., à St Yrieix ; 27 ; U. S. Saint-Léonard, à St Yrieix.

Mars 3 : En pourparlers ; 10, C. A. Pompadour à Pompadour ; 17 : S. C. Angoulême, a Angoulême ; 24, U.S. Objatoise, à St-Yrieix. 31, En pourparlers. (Le Populaire 11 octobre 1934)

 

Dimanche prochain, 11 novembre, U.S.O. disputera son deuxième match de championnat contre l’Union sportive Nexonnaise. Nexon n’a succombé, devant Saint- Léonard que par le faible écart d’un essai. La ligne d’avants, point fort de l’équipe, est très accrochante, et notre huit devra s’employer à fond pour lui résister victorieusement, Sur le papier, Saint-Junien doit fournir le vainqueur et terminer le premier de sa poule, nous serons fixés dimanche. Nous engageons le public à se rendre nombreux au stade municipal pour encourager nos joueurs. Prix d’entrée habituel. La rencontre débutera à 14 heures 30 précises, sous la direction de M. Lapleau. Le Populaire du centre 9 novembre 1934

 

Soirée de gala. — C’est le 10 mars que l’U. S. Nexonnaise organisera une soirée de gala qui aura lieu salle Charreix.

Au programme : « Le droit aux étrennes », pièce de Courteline ; « Un client sérieux », pièce de Courteline ; « Napoléon fait dit cinéma », pièce en 1 acte. Ces trois pièces seront interprétées par l’excellente troupe des Amis de la Gaieté, dont l’éloge n’est plus à faire. La U. S. N. convie tous ses membres honoraires à assister, sans exception à cette excellente soirée.

Prix de places : 6 francs et 4 francs. Enfants, demi-tarif. Les joueurs de l’U. S. N. auront l’entrée gratuite sur présentation au contrôle de leur carte de membres actifs.

Un superbe bal terminera cette agréable soirée.

L’après-midi, à 2 heures, au terrain de la Seyne, un match de rugby opposera les jeunes joueurs aux vétérans de l’U. S. N. (Le Populaire du Centre 6 mars 1935)

 

En mars 1935 on lit l’annonce du match  » A NEXON – EX DE LIMOGES CONTRE H.S- NEXON

Dimanche 31 mars, l’Hirondelle Sportive de Nexon convie son fidèle public à assister au plus grand match de la saison.

En effet, au prix de gros sacrifices, un match vient d’être conclu avec les « Ex » de Limoges. Nous ne pensons pas qu’il soit utile de présenter ce groupement, signalons cependant que les « Ex » n’ont pas encore connu la défaite, et qu’ils ont battu ces derniers temps : l’Hirondelle Sportive de Limoges, par 36 à 0 : le S. L U. C. (réserve), par 21 à 3 ; le S. O. L., par 31 à 6.

Nous reviendrons demain sur la composition de leur équipe qui groupe d’excellentes individualités ». (Le Populaire 29 mars 1935)

 

Saison 1935-1936

Disputant le Championnat du Limousin pour la saison 1935-1936 on trouve l’annonce de la rencontre  :  »  U. S. NEXON CONTRE C. A. POMPADOUR.

Dimanche, l’U. S. Nexon recevra sur son terrain en un match comptant pour le championnat du Limousin (4e série), le C. A. Pompadour.

Coup d’envoi à 2 h. 30. Arbitre : M. Clapeaud. (Le Populaire, 21 décembre 1935)

 

Saison 1936-1937

Avec la saison 1936- 1937, le club revient à son ancien nom, l’US Nexonnaise comme le montre l’annonce du match  » U. S. SAINT-LEONARD contre U. S. NEXONNAISE. Pour l’ouverture de la saison, l’Union Sportive reçoit aujourd’hui sur son terrain, le quinze de Saint-Léonard ; on se souvient de la belle saison que fit ce club l’année dernière. Nul doute que ce match attirera au terrain de la Seyne de nombreux spectateurs. » (Le Populaire 27 septembre 1936)

Championnat du Limousin – S. O. L. CONTRE U. S. NEXONNAISE. Dimanche, le Sporting recevra, sur son terrain, l’U. S. Nexonnaise, en championnat du Limousin. La partie sera très disputée, car Nexon viendra pour prendre sa revanche de dimanche dernier et fera son possible pour arracher la victoire.

D’autre part, le S. O. L. jouera au complet, et le public pourra applaudir les exploits d’anciens joueurs qui ont repris, cette saison, du service dans les rangs du Sporting, ainsi que certaines vedettes venant de clubs d’excellence et d’honneur qui tiennent à débuter sous les couleurs « sang et or » et en championnat.

La composition des deux quinze n’est pas encore connue, et nous y reviendrons sous peu ; néanmoins, le public qui fera le déplacement du Parc des Sports, dimanche, est sûr d’assister à une belle partie. (Le Populaire 8 novembre 1936)

Les matchs ne se déroulent plus aux Garennes mais sur un terrain situé route des Vanneaux, à la Seyne. Dans la presse il est orthographié soit La Senne, soit La Seyne.

 

U.S.N. contre U. S. SAINT-LEONARD – Dimanche prochain, l’U. S. S. L. recevra, sur son terrain l’équipe de rugby de Nexon. Venu, il y a un mois, pour remplacer un forfait, Nexon avait déplacé une jeune équipe sympathique et accrocheuse ; pourtant cette équipe était, ce jour-là, fort mixte. Aussi, dimanche prochain. Nexon déplacera sa meilleure formation et nous fera assister à une partie rondement menée. Coup d’envoi à 14 h. 30. Arbitrage de M. Mazelaigue. Le Populaire du Centre – 1 janvier 1937

L’équipe de rugby à une date non déterminée.

 

Que devient le club de rugby ensuite ? Si vous avez des réponses elles sont les bien venues…

 

 

 

Le Conseil de révision et les conscrits

novembre 14th, 2015 | Posted by admin in Histoire - (1 Comments)

Je dois avoir fait partie des derniers jeunes à être passé devant le Conseil de révision en me présentant nu devant les autorités civiles et militaires réunies pour cette occasion à la mairie. C’était le 14 avril 1965. Comme nos anciens nous avons fêté dignement le fait d’être «bon pour le service» et une fois encore notre bal des conscrits a rempli la salle des fêtes.

1- De l’armée de mercenaires à l’armée de citoyens.

Avec la Révolution française et la fin de l’Ancien régime la défense de la nation n’est plus assurée par des armées de mercenaires mais par les citoyens réquisitionnés par l’État. Cette armée du peuple a combattu pour la première fois après la levée en masse de l’an II et la fameuse victoire de Valmy le 20 septembre 1792. Le futur Maréchal Jourdan, né à Limoges en 1762, alors député, propose d’organiser l’armée de terre par le mécanisme de la conscription. La loi sera votée le 19 fructidor, an VI (5 septembre 1798). La «conscription universelle et obligatoire» de tous les Français âgés de 20 à 25 ans est instaurée et «Tout Français est soldat et se doit à la défense de sa patrie» (article 1).

En réalité, le service militaire n’est pas «universel». Tous les jeunes garçons ne sont pas appelés à effectuer le service militaire. Le principe du tirage au sort est institué par la loi du 29 décembre 1804: sur 100 conscrits d’un canton, célibataires ou veufs sans enfants, 35 sont appelés à servir sous le drapeau. Le remplacement de celui qui est tiré au sort est possible s’il trouve un remplaçant. C’est ce que font certains fils de familles riches qui payent quelqu’un, souvent un jeune issu d’une famille modeste, qui effectue le service à leur place.
La conscription, supprimée sous la Restauration, est rétablie après la défaite de 1870 face à la Prusse qui avait mis en place une mobilisation efficace des jeunes Prussiens. Le 26 juin 1871, Léon Gambetta a alors rappelé le principe de la conscription élaboré par la loi Jourdan : «Que pour tout le monde il soit entendu que quand en France un citoyen est né, il est né soldat». La loi Cissey du 27 juillet 1872 rend le service national obligatoire, toujours selon la méthode du tirage au sort.
En 1889, la loi Freycinet instaura un service de 3 ans, personnel et obligatoire pour tous, mais qui restait inégal. Les dispensés devaient un service d’un an réduit à dix mois pour les bacheliers et étudiants ; et les exemptés du service actif ne devaient qu’un service auxiliaire. Les marginaux étaient désormais incorporés dans les corps de discipline coloniaux, tandis que les condamnés pour crimes étaient envoyés dans les bataillons d’infanterie légère d’Afrique.

Le service militaire moderne a été instauré par la loi du 21 mars 1905. Elle supprime le tirage au sort et rétablit le principe d’égalité en interdisant toute possibilité d’exemption autre que médicale.

En 1971, le service militaire devient officiellement le «service national». La participation d’un jeune homme peut prendre désormais de multiples formes, militaire technique ou civique, et peut être reportée jusqu’à l’âge de 22 ans.
Avec la chute du mur de Berlin une partie de la «menace» disparaît. La société accepte mal que les appelés interviennent à l’extérieur de nos frontières dans les zones de conflit. Aussi, le 22 février 1996, le Président de la République, Jacques Chirac, annonce la suppression du service militaire et propose de mettre en place une armée de métier. La conscription est suspendue, et non supprimée, pour tous les Français qui sont nés après le 31 décembre 1978 et ceux qui sont rattachés aux mêmes classes de recensement.
2- La mise en œuvre de la conscription

Dans le langage courant un conscrit est une personne appelée à passer le conseil de révision et si elle est reconnue apte, elle sera appelées sous les drapeaux en même temps que ceux ayant le même âge qu’elle. Ils faisaient donc leurs classes en même temps et se reconnaissaient en désignant leur classe par l’année d’appel sous les drapeaux.

Tout commence par le recensement. Lorsqu’il a 17 ans, chaque garçon est invité à se présenter à la mairie avec le livret de famille de ses parents pour être recensé. Une fois le recensement des jeunes de chaque commune achevé, la préfecture prépare le conseil de révision. Comme les conseils de l’ensemble du département doivent se terminer avant une date fixée par le ministère, la préfecture établie le calendrier des dates des conseils dans les chefs lieux de canton du département.

Jusqu’en 1904 l’étape suivante consistait à l’inscription sur les listes de tirage au sort. Le contingent est divisé en 5 parties et le conscrit est affecté dans l’une de ces parties ou exempté après passage devant le conseil de révision.
• la 1e partie regroupe les jeunes gens qui seront déclarés bons pour le service ; Elle se décompose en 2 portions :
– 1e portion, les mauvais numéros. Ils sont bons pour un service long (de 2 à 9 ans selon les époques)
– 2e portion, les bons numéros. Ils sont bons pour un service court (6 mois à 1 an).• les 2e et 3e parties sont celles des dispensés ;
• La 4e partie concerne le service auxiliaire, créé par la loi de 1872. Il est destiné aux jeunes gens inaptes au service actif mais suffisamment aptes à un service dans des corps non mobilisables (construction et réparation des voies ferrées, subsistances et magasins…) ;
• la 5e partie est celle des jeunes ajournés d’un an.

Après vérification des tableaux de recensement, un premier tirage au sort a lieu : l’ordre dans lequel les communes du canton vont être appelées. Ensuite, pour chaque commune, les hommes sont appelés dans l’ordre de leur inscription sur le tableau de recensement. Ils tirent au sort un numéro (préalablement, on a mis dans une urne le même nombre de numéro que de personnes recensées, les absents et les fraudeurs obtenant d’office les plus petits). Chaque homme tire un numéro qui est inscrit alors sur les tables de recensement. Les hommes ne savent pas encore si le numéro est « bon » ou « mauvais », même s’ils devaient en avoir une idée. Les petits numéros étaient systématiquement ceux qui faisaient le temps de service complet, les plus gros, ceux qui ne faisaient qu’un an (ou deux s’ils étaient illettrés et qu’on leur demandait de rester un an de plus pour corriger ce problème). Ce n’est pas pour rien que l’expression « tirer le bon numéro » est apparue à cette époque !

Ils ne le sauront officiellement que bien plus tard, fin août, à peine un mois avant l’appel. C’est une circulaire ministérielle qui fixe chaque année le contingent appartenant à la première portion et celui de la deuxième portion. Première portion : service complet, petits numéros ; deuxième portion : service d’un an, gros numéros. Cette information était transmise par la préfecture aux mairies du département qui devaient ensuite informer les futurs appelés par un affichage.

• Le jour du conseil de révision

Les conseils de révision furent institués le 29 août 1805. Dans chaque département siégeait un conseil de révision composé du préfet, de représentants du conseil général et du conseil d’arrondissement, d’un officier général ou supérieur. Le conseil se déplaçait dans les différents cantons. Il était assisté d’un membre de l’intendance, du commandant du recrutement et d’un médecin militaire. Pour chaque canton, était dressée une liste du recrutement indiquant les conscrits bons pour le service, les engagés volontaires, les dispensés et les ajournés. Le commandant de recrutement dressait les registres matricules à partir de cette liste.

affiche conseil de revision
Une fois l’itinéraire fixé, les dates connues, le conseil de révision se met en route. Sa venue dans le canton est un moment important, à la fois pour les jeunes hommes et pour les municipalités locales. Un peu moins de 3100 conseils de révision se tiennent tous les ans et il ne faut pas imaginer un accueil uniforme dans tous les cantons. Mais comme on peut le voir sur des cartes postales, la réception des membres du conseil pouvait faire l’objet d’un cérémonial poussé : fanfare municipale, cortège, haie d’honneur.
Les jeunes hommes sont invités à se présenter devant la mairie du chef-lieu de canton au moins 10 minutes avant l’heure de la convocation. Ensuite, c’est le passage devant le conseil de révision.

• Composition du conseil de révision
Même s’il y a eu peu d’évolution dans sa composition, il convient de distinguer deux périodes : avant la guerre et pendant la guerre. Ce dernier cas sera traité séparément dans la partie consacrée aux appels des classes pendant la guerre.
Jusqu’à la révision de la classe 1914, la composition théorique du conseil de révision est invariable :
– Le préfet ou un membre de l’administration préfectorale désigné par le préfet
– Un conseiller de préfecture
– Un conseiller général
– Un membre du conseil d’arrondissement
– Un officier général ou supérieur
– Un sous intendant militaire
– Le commandant du bureau de recrutement
– Un médecin militaire ou à défaut un médecin civil.
Le conseil de révision est public et les maires des communes du canton sont présents. Ces derniers peuvent faire des observations.
Les gendarmes sont chargés du bon déroulement du conseil et du tirage au sort. Un arrêté du 16 février 1906 relatif aux frais qu’occasionne le service du recrutement et à la procédure à suivre en matière de recrutement fixe une indemnité journalière exceptionnelle de 3,50 francs pour un gendarme.

• Déroulement du conseil de révision

Les jeunes gens sont appelés dans l’ordre du tableau de recensement. On écoute leur demande, leurs observations, ils passent nus devant le médecin.

Le-conseil-de-revision-fin-19eLe conseil de révision par Pierre-Georges Jeanniot (1848-1934)
fin du XIXe siècle, Musée des Beaux-Arts de Pau

CP humourJeune homme au cours de la visite médicale du conseil de révision

Leur taille est vérifiée, mais les toises n’ayant pas toujours été d’une grande précision, une circulaire du ministère de la guerre intervient au début du siècle pour imposer des toises graduées. La vérification de la taille n’avait pas qu’un but statistique : jusqu’à la loi du 2 avril 1901, une taille minimale était exigée : 1,54 m. En deçà, pas de service militaire.

liste tirage au sort canton Nexon

A partir de 1905, le conseil de révision juge les aptitudes physiques des recrues suivant 4 catégories, article 18 de la loi de 1905 :
– 1ère catégorie : Bon pour le service armé ;
– 2ème catégorie : Bon pour le service militaire en raison d’une infirmité relative ou d’une constitution douteuse.
– 3ème catégorie : Constitution physique trop faible nécessitant un ajournement ;
– 4ème catégorie : Infirmité qui entraine une exemption de tout service militaire.
Au final, le conseil de révision rend ses décisions. Elles sont prises à la majorité, en cas d’égalité la voix du président, le préfet, est prépondérante.
Dans le chef-lieu de canton, c’est la fête pour les garçons reconnus « bon pour le service ». Musique par la fanfare, bal, photographies souvenirs, achats de broches et autres souvenirs tels des cocardes avec rubans ou des chapeaux fantaisie achetés à des mercantis venus pour l’occasion sont les éléments visibles de ces festivités.

 

bon pour le servicebon pour les filles

Les heureux élus déclarés bons pour le service arborent fièrement leurs cocardes .

cocarde

Ils se retrouvent tous pour le bal des conscrits auquel sont invitées les jeunes filles.

bal-des-conscrits

Malgré la disparition presque totale des bals quelques bals des conscrits sont encore organisés…

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3- Les conscrits de la Haute Vienne au XIXème siècle.

Les conscrits du Nord de la Haute-Vienne sont en moyenne plus grands que ceux du Sud. Ainsi la stature moyenne est de 165,8 cm pour le Dorat et de 165,6 cm pour Magnac-Laval. Par contre les conscrits des cantons de Saint-Germain-les-Belles et de Saint-Yrieix avec une taille moyenne de 160 cm sont parmi les plus petits de la région, et donc probablement de France. Une explication se trouve peut-être dans la nourriture. En effet c’est dans cette région que la consommation de châtaignes est la plus forte et que les carences en aliments carnés et lactés sont les plus importantes.

taille des conscrits - Copie

En plus des différences de taille selon le lieu d’habitation on constate des écarts sensibles en fonction de la profession. Ainsi pour la période 1873-1904 dans les arrondissements de Bellac et de Saint-Yrieix, la taille moyenne des 10 531 conscrits était de 164,19 cm. Les plus petits étaient les journaliers avec une taille moyenne de 161,68 cm (142 conscrits) et les plus grands étaient les paveurs avec 166,6 cm (105 conscrits). Les plus nombreux, les 6 823 cultivateurs, avaient une taille se situant dans la moyenne avec 164,15 cm. Les maçons, au nombre de 2276, étaient eux aussi dans la moyenne en mesurant 164,4 cm. Le sommet de la hiérarchie des tailles est détenu par les artisans menuisiers, charpentiers, meuniers, forgerons qui mesurent un peu plus de 165 cm et par les propriétaires et les jeunes gens sans profession (rentiers, etc.). Cette hiérarchie n’a pas changé par rapport à la période 1843-1871 mais la taille moyenne des conscrits a augmenté passant de 161,48 cm à 164,19cm.

Entre 1843 et 1872, les conscrits des cantons de Saint-Yrieix, Saint-Germain-les-Belles et Nexon sont enregistrés au centimètre près des tailles les plus élevées jusqu’à 154 cm puis, en-deçà, de 10 cm en 10 cm. Tout simplement parce que le montant de la toise n’est gradué que de 10 cm en 10 cm entre 1 mètre et 1 mètre 54 puis de centimètre en centimètre entre 154 et 200 cm.
La taille minimale légale est de 156 cm pour la période 1831-1867, puis 155 cm entre 1868 et 1871 et enfin 154 cm en 1872.

Munie des données du recensement et du tirage au sort, l’armée entrait dans le processus. Les hommes vont recevoir leur convocation, sur laquelle est d’ailleurs noté leur numéro de tirage au sort, au conseil de révision.

Sources :

Laurent HEYBERGER, L’évolution des niveaux de vie en France, de la fin de l’Ancien Régime à la Seconde Guerre Mondiale, approcha anthropométrique, université Marc Bloch (Strasbourg), thèse, 2004, 792 p.
Laurent HEYBERGER Les niveaux de vie de la jeunesse limousine d’après les registres de la conscription, 1782-1940, Archives en Limousin
Laurent HEYBERGER Stature et niveau de vie biologique des conscrits du Limousin (1782-1940). Un indice de développement socio-économique Histoire & Sociétés Rurales 2005/2 (Vol. 24)

carte conseil revision France

4- Le souvenir de quelques Conseils de révision à Nexon 

1921

Le bal s’appelle « Bal d’Adieu ». Il est organisé au Café de la Promenade.

 

1961
Dimanche 19 Novembre 1961 les conscrits de la classe 1962 organisaient leur bal annuel qui fut une réussite sans précédent.
Des centaines de voitures, des centaines de jeunes gens venus de fort loin se pressaient dans la salle de Bal, tant en matinée qu’en soirée. La gaieté était de rigueur, et en quelques instants, billets de tombola enveloppes et décorations furent vendus à la satisfaction de tous. De nombreux lots furent distribués. Un banquet amical fut servi au restaurant DENIS, où étaient invités Mr le Maire et son épouse, Mr DOUSSAUD Gendarme chargé de la Préparation Militaire.
Le jeune LARCHER au nom de ses camarades prononça une brève mais touchante allocution. Le Maire remercia et bien entendu, ce banquet fut copieusement arrosé comme il se doit en pareille circonstance, et, animé par le jeune DUCAILLOU.
Un seul regret, l’absence de nos conscrits qui ont déjà été appelés et ne purent assister à cette journée.

1962

Le 4 novembre 1962 après un copieux banquet servi à l’Hôtel LATHIERE, à la Gare les conscrits organisaient leur bal, en matinée et soirée à la salle des fêtes. Comme le veut la tradition le bal est gratuit.
En soirée ce fut un triomphe, jamais bal n’avait connu une telle affluence et il était nécessaire d’avoir une salle aussi grande pour recevoir toute la jeunesse qui s’était donné rendez vous.

Les conscrits : COUDERT Jean Claude, DUDOGNON Jean, DUGOT Jean Claude, FOUILLAUD Christian, GUYOT Camille, LAGNAUD Claude, LARUE Daniel, PEYRAT Hubert, SAZERAT Raymond.

1964.

Sont présentés au Conseil de révision le 20 Mai 1964 : BERTIGNAC Roger, BOUCHER Jean Claude, BRETON Claude, BUISSON Michel, COUDERT Paul Fernand, DEFAYE Guy, DUCOURTIEUX Jean Pierre, DUDOGNON Jean Pierre, DUMONT Jean Pierre, FILLOUX Pierre Alexandre, GRATADE Hubert Henri, GARRAUD Christian, HELFRID Paul, LACORRE Marcel Alain, LAGORCE Guy Jean, LAMONERIE Jean Pierre, MARCELAUD François, NOUHAUD Bernard, PRADEAU Albert, ROUGERIE Jean, VALETTE Jean Pierre, VALETTE Roger Jean Claude.

Le bal a lieu le 24 janvier 1965 avec l’orchestre Roland DUBREUIL. Le repas avait eu lieu à midi au restaurant Lamonerie.

1965

Conseil de révision le 14 avril 1965. 14 conscrits dont l’auteur de ce blog. Le bal a eu lieu avec l’orchestre de Roland DUBREUIL. La salle des fêtes était comble. Les filles étaient invitées au bal, les garçons mettaient ce qu’ils voulaient dans une panière à l’entrée.

Les conscrits revêtaient une cocarde, plus ou moins grande selon les régions. La fête durait souvent deux jours et si le bal avait procuré une cagnotte suffisante elle se poursuivait le weekend suivant.

 

Les bals des conscrits n’ont pas disparus partout. Pour preuve cette affiche

 

 

Le 6 avril 1917, le Congrès américain vote l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Empire allemand. Des milliers de jeunes soldats américains doivent être recrutés car le service militaire n’est pas obligatoire aux États-Unis, formés, acheminés vers la France avec leur matériel. C’est une organisation complexe qui va voir des trains de soldats américains passer par la gare de Nexon et des soldats séjourner à Nexon avant de partir au front.

Le 19 août 1918 la lettre d’une dame de Nexon est publiée dans le « Ashland Tidings », journal de la ville d’ Ashland dans l’Oregon. C’est aujourd’hui une ville de près de 20 000 habitants et la majorité des jeunes soldats américains qui ont séjourné en Haute-Vienne en 1918 étaient originaires de cet État.

lettre de nexonLa page du Ashland Tidings du 19 août 1918, publiant la lettre d’une femme de Nexon

Le texte est le suivant:

Frenchwoman mothers American soldiers

Mrs E. McClintock of Roseburg has two sons with the United States forces in France; recently she receive the following letter from a French woman in which the beautiful spirit of fellowship and love for the Yankee soldiers boys who have gone to that country’s assistance is shown:

Nexon France
Juliet 19-1918

Madame,

I am keeping a promise I have made to your two good sons. First of all I am happy to be able to tell you that your two children are in splendid health. Since the arrival Monsieur Leon at nexon I have considered him as my son and he calls me his mother in France. Since he came to nexon he is not unhappy. But one thing he misses and that is the caresses of his American mother. I do not known Monsieur John very well, as he not been in nexon very long, but they are very happy to be together. When your receive this letter I thing they will no longer to be here, they will go to —,— and then to the front.
I pray God, Madame, that the war will soon be over , and your children will return to kiss you.
Not knowing English I hesitate to write you but your son says his American mother can have it read to her. I am sending you a little view of the village where your children are. After the war Monsieur Léon has promised to bring you and his father in France. You will see, Madame, that I seek to distract and amuse them, to make life in France as pleasant as possible.

Just receive for yourself, Madame, and your family my sincere regard.

La traduction donne: Mme E. McClintock, de Roseburg a deux fils avec les forces des États-Unis en France; récemment, elle a reçu la lettre suivante d’une femme française dans laquelle transparait le bel esprit de fraternité et d’amour pour les soldats yankees qui sont allés à l’aide de ce pays:

Nexon France 19 juillet 1918

Madame,

Je réalise une promesse que j’ai faite à vos deux bons fils. Tout d’abord, je suis heureuse de pouvoir vous dire que vos deux enfants sont dans une splendide santé. Depuis l’arrivée à Nexon de M. Léon je l’ai considéré comme mon fils et il m’appelle sa mère en France. Depuis son arrivée à Nexon il n’est pas malheureux. Mais une chose lui manque, ce sont les caresses de sa mère américaine. Je ne connais pas très bien M. John, car il n’est pas resté très longtemps à Nexon mais ils sont très heureux d’être ensemble. Lorsque vous recevrez cette lettre, je pense qu’ils ne seront plus ici, ils iront à —, — et ensuite au front.
Je prie Dieu, Madame, que la guerre soit bientôt finie, et que vos enfants reviennent vous embrasser.

Ne sachant pas l’anglais, j’hésite à vous écrire, mais votre fils, dit sa mère américaine peut faire cette lettre. Je vous envoie une petite vue du village où sont vos enfants. Après la guerre, M. Léon m’a promis de vous amener en France avec son père. Vous voyez, Madame, que je cherche à distraire et amuser vos enfants pour leur rendre la vie en France aussi agréable que possible.

Recevez, Madame, ainsi que votre famille ma sincère amitié.

On remarque d’abord que la lettre postée de Nexon le 19 juillet est publiée un mois après dans un journal de l’Oregon. Il fallait au moins 8 jours pour traverser l’Atlantique et ensuite sans doute le même temps pour aller de New York jusque dans l’Oregon. Le ton de la lettre est celui d’une mère qui écrit à une autre mère. Toutes les lettres que l’on peut lire et tous les témoignages des jeunes américains révèlent un accueil chaleureux de la population française. Pour comprendre ces sentiments retraçons le chemin parcouru par ces jeunes américains partis de la côte Ouest des États-Unis pour venir combattre au côté des jeunes français.

L’entrée en guerre des États-Unis

Après 32 mois de neutralité, les États-Unis d’Amérique déclarent la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917. Ils le font après que l’état-major allemand, désireux d’accélérer la fin d’un conflit qui s’enlise, joue son va-tout et, au risque de heurter les États-Unis, proclame le 31 janvier 1917 la reprise de la guerre sous-marine à outrance. Les Allemands avaient suspendu la guerre sous-marine après le torpillage du paquebot britannique le 7 mai 1915. À la suite du naufrage qui a fait 128 victimes américaines, le président des États-Unis, W. Wilson menaça l’Allemagne et exigea réparation. Inquiet de l’éventuelle entrée en guerre des États-Unis dans la guerre, l’Allemagne décide le 27 août 1915 de restreindre son offensive sous marine.
Le 3 mai 1917 les États-Unis créent l’American Expeditionary Force (AEF). Disposant dans un premier temps d’effectifs et de matériel militaire limités, l’armée américaine fait appel à ses immenses ressources industrielles, prévoyant en effet que le conflit se prolongerait jusqu’en 1922 !
Le transport des soldats et du matériel de guerre.

carte pour soldats quitant les etats Unis

Les jeunes soldats partent soit de la côte Ouest des États-Unis et après avoir embarqué à Seattle ou San Francisco ils rejoignent New York par le canal de Panama, soit ils sont déjà à l’Est et ils sont regroupés dans un immense camp avant d’embarquer vers l’Europe.

La traversée n’est pas de tout repos car les sous marins allemands sont dangereux. Les bateaux sont camouflés pour être moins visibles. Ce camouflage, appelé Razzle Dazzle aux États-Unis, repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

mauritenia camouflé

Le Mauritania

Le 13 juin 1917 le général PERSHING, chef de l’American Expeditionary Force (AEF), débarque avec son état-major à Boulogne sur Mer. Le 26 juin, la 1ere division américaine commandée par le général W. L. SIBERT arrive à Saint-Nazaire à bord de l’USS Tenadores. Mais pour accueillir le flux de soldats et de matériel qui va arriver il faut une organisation sans faille. On passe en effet de 12 000 hommes débarquant en juin 1917 à 30 000 en septembre, 50 000 en décembre, 100 000 en mars 1918, 270 000 en juin …
Au total 2 millions de soldats américains seront sur notre sol en Novembre 1918 dont 1 million sur le front. Il faut faire vivre tout ce monde avec non seulement tout ce qui est indispensable à la vie des armées, mais ce qui est nécessaire aux loisirs, à l’époque principalement le cinéma mais aussi la santé avec les hôpitaux militaires.
Pour accueillir ces hommes et ce matériel il a fallu répartir les arrivages sur tous les ports français disponibles de la façade Atlantique car ceux de la Manche étaient à pleine charge du fait du trafic franco-anglais et que ceux de la Méditerranée étaient difficiles à utiliser du fait de la guerre sous-marine. Parmi les ports de l’Océan, Brest, seul port en eau profonde, ainsi que Saint-Nazaire et Bordeaux verront débarquer la plus grosse part des arrivages. Nantes, La Pallice, Rochefort seront aussi largement utilisés et il sera même fait appel, mais de façon accessoire, à des ports secondaires : Grandville, Saint-Malo, Les Sables-d’Olonne, Marans, Tonnay-Charente, Bayonne.

Arrivée des troupes à Bordeaux, port de Bassens
Plus spécialement affecté à la réception des matériels et des approvisionnements, le choix de Bordeaux est entériné le 21 juin 1917 et devient ainsi le Quartier Général de la base n°2 du Service of Supply.

L’extension du port de Bordeaux qui avait été entreprise en 1915 s’accélère avec l’arrivée des troupes américaines. A la mi-septembre 8000 hommes des labour batallions, partagés en 3 équipes travaillant chacune 8 heures par jour, se mettent au travail. Dès le 15 mars 1918, les premiers cargos américains, d’un tirant d’eau de 7m à 7,50 m, s’ancrent dans Bassens américain. Le 1er mai, 5 postes sont complètement terminés. Le 1er juillet, tous les postes sont déjà en service.

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Le George Washington à Brest en 1918 revêtu de son camouflage de guerre. Il transportera le Président W. Wilson pour les négociations du Traité de Versailles en 1919.

Les opérations de déchargement sont effectuées avec une rapidité exceptionnelle pour l’époque grâce à des équipements révolutionnaires pour l’époque comme des grues électriques à portique et des tracteurs électriques mais grâce aussi au système de desserte des postes en boucle par un service continu. A cela s’ajoute l’esprit de compétition entre les ports qu’à développé le Général PERSHING. Jusqu’en août 1919, 739 navires américains arrivent dans l’estuaire.

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Fête de l’Independance Day à Bordeaux, le 4 juillet 1918

Les chemins de fer pour le transport des troupes américaines
Les américains relient chacun de leurs ports et de leurs camps par des voies ferrées. Au printemps 1918, 5 000 hommes et 10 000 tonnes de matériel empruntent chaque jour ces lignes.
Une ligne Nord part de Saint-Nazaire pour aller vers Saint-Dizier et le front par Nantes, Tours, Vierzon, Auxerre. A Vierzon se rejoignent la ligne qui part de Brest et passe par le Mans et Tours ainsi que celle qui part de La Rochelle pour aller à Niort et Saumur. Compte tenu de l’importance de Vierzon un immense camp a été implanté à Gièvres dans le Loir et Cher. C’est à la fois une immense gare régulatrice et le plus grand dépôt installé par l’AEF. Il y a deux gares de triage avec 145 hectares de stockage, un dépôt pétrolier, un arsenal pour les munitions, un atelier de 200 locomotives, plus de 200 hangars d’une superficie totale de 36 ha couverts, une usine frigorifique pouvant contenir 8 000 tonnes de viande, 400 baraques de cantonnement où logeaient entre 20 000 et 30 000 hommes.
Une ligne Sud, relie Bordeaux, Périgueux, Limoges, Issoudun, Bourges, Nevers, Dijon, Is sur Tille puis le front vers Saint-Dié et Belfort. La gare de triage d’Is sur Tille est une partie de la base avancée no 1 où près de deux millions de soldats américains et environ quatre millions de tonnes d’approvisionnements sont passés entre l’automne 1917 et le printemps 1920.
Presque toutes ces lignes empruntaient des voies transversales à profil accidenté, mal outillées pour faire face à un trafic intense. Il faudra donc exécuter d’énormes travaux à une époque où manquaient tant les ouvriers exercés que les matériaux.

carte des hopitaux Us en 1918

lignes chemin fer utilisées par l'armée américaine

On constate sur ces cartes que la ligne Bordeaux- Limoges-Issoudun passe par Nexon. Elle dépend de la compagnie Paris-Orléans (P.O.) qui installe de nouveaux postes sémaphoriques, allonge des garages, augmente les moyens de triage et de garage des gares de Coutras, Limoges, Châteauroux, Saint- Pierre-des-Corps, Vierzon, ouvre au service de nuit des gares habituellement fermées, entretient avec plus de soin les voies et les signaux.

A Nexon le pont de la route de Biard est élargi. On peut encore lire sur les briques du parapet, en venant de l’usine en direction de la gare,la signature « U 18 S ». Il y a d’autres lettres mais l’usure du temps fait qu’elles sont difficiles à lire.

Comme il n’y a pas suffisamment de matériel en France pour acheminer ce volume d’hommes et de matériel on établit un programme qui comportait, dès le printemps 1918, l’emploi de trains complets américains. Des moniteurs français donnèrent aux mécaniciens, chauffeurs, garde freins américains une instruction théorique sur les règlements français sur les lignes et les gares où ils devaient circuler. A cause de la différence des langues chaque convoi était accompagné par un chef de train français.
En novembre 1918, le personnel américain du chemin de fer, même s’il a été inférieur de 40% aux prévisions, s’élève à plus de 30 400 agents pour un parc de 14 000 wagons et de 1 380 locomotives.

Le parcours des jeunes soldats américains de l’Oregon à Nexon
Pour rejoindre l’Europe dans le cadre de l’AEF les États-Unis vont créer 6 nouveaux régiments, les 54e, 55e, 56e, 59e, 60e et 65e Régiment d’artillerie de côte (Coast Artillery Corps). L’ordre de les mettre sur pied est donné le 15 Décembre 1917.
Le 65e régiment du Corps de l’artillerie de côte (CAC) en fait partie. Retraçons leur voyage avant que certains d’entre eux découvrent Nexon.

Le 2 mars 1918 le voyage commence en partant de San Francisco pour rejoindre New York en passant par le canal de Panama qui est emprunté le 9 mars.
Le 16 mars c’est l’arrivée à New York. Les hommes débarquent et prennent le train pour Camp Merritt, immense base construite en quelques mois ou sont réunies les troupes avant leur départ pour l’Europe.
Le 23 mars les hommes embarquent sur le HMS Mauritanie. Il y a également à bord le 55e Régiment d’’artillerie de côte qui vient de la région de Boston et 200 infirmières de la Croix-Rouge.

MauretaniaLe Mauritania à son arrivée à Liverpool

Le 25 mars le HMS Mauritanie lève l’ancre. Il accoste à Liverpool, en Angleterre le 1er avril. Les deux régiments débarquent et gagnent Southampton en train.
Le 5 avril les hommes embarquent à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Manche
Le 6 Avril le bateau est à quai au Havre. Il y a plus d’un mois que les jeunes soldats ont quitté San Francisco. En arrivant en France les soldats devaient envoyer à leur famille un carton indiquant qu’ils étaient bien arrivés »sains et sauf ». Ils ne devaient donner aucune indication mais le soldat qui a renvoyé ce carton n’a pas respecté la consigne.

carte pour signaler son arrivée en franceCarton d’arrivée « sain et sauf »

Puis, par train, le régiment va rejoindre Limoges. La description du voyage est savoureuse. Les soldats découvrent les wagons à bestiaux. S’ils sont fascinés par la beauté des paysages qu’ils traversent et par la gentillesse des gens à chaque arrêt en gare, (ils racontent que leurs gourdes n’étaient pas remplies seulement avec de l’eau !) ils ont du mal à s’allonger et à dormir sur le plancher en bois.

le havre Aixe en train

Wagons dans lesquels voyagent les soldats américains

Le matin du quatrième jour, le train arrive à Limoges. Comme ils sont plus ou moins abattus par leur long trajet, les hommes n’ont pas sauté de joie quand ils sont enfin arrivés dans la caserne de pierre, au cœur de la ville, autrefois occupé par le 20e régiment de dragons.

Le régiment dans ses premiers jours à Limoges a subi un nettoyage sévère. Tous les hommes ont été autorisés à visiter la ville et les bains douches semblaient être les attractions les plus populaires. Très vite ils comprennent que la première nécessité est d’apprendre la langue française car, dans les magasins, très peu de gens comprenait la langue américaine. Mais grâce à l’utilisation de dictionnaires français-américain, ils ont pu faire quelques achats.
Les habitants ont traité les soldats américains comme s’il était des héros envoyé pour les délivrer des envahisseurs. Dans tous les commerces et dans toutes les maisons ils ont été reçus à bras ouverts. Ils ont sympathisé avec les jeunes filles, des idylles sont nées.

L’entrainement est intense avec de nombreux exercices physiques et des marches dans la campagne Limousine. Il faut apprendre à conduire les camions sur les routes de france avant de passer au maniement du canon.

camion du 63 et son embleme

Après quelques semaines de formation, le régiment a été divisé en 3 bataillons. Le premier bataillon a été envoyé à Nexon, le deuxième bataillon à Pierre-Buffière et le troisième bataillon ira plus tard à Nexon.

Les soldats américains à Nexon

Le 1er bataillon du 65 th artillery CAC était en cours de formation à Nexon lorsque le 31 Juillet 1918 le calendrier de l’instruction a été interrompu. Le bataillon a du rejoindre le camp de La Courtine pour s’entraîner au tir avec les canons « BL 9.2 inches Mk I & Mk II Howitzer ». Ces canons au diamètre impressionnants (234 mm) ont été mis en service par l’armée britannique à l’été 1914 ; le 65e CAC a été un des premiers régiments américain a en être doté. Le 21 Août 1918 le bataillon quitte La Courtine en train pour rejoindre le front.
Le 3ème bataillon est arrivé à Nexon le 24 mai. Il y est resté jusqu’au 2 août, date à laquelle il a rejoint le camp de la Courtine.

Dans le texte de cette carte écrite le 11 mai 1918 la personne écrit  » tante Angèle ne pourra pas venir car sa chambre est réquisitionnée par des Américains, il y en a 2000 à présent pour un certain temps et ceux-ci partis d’autres les remplaceront ». Le chiffre de 2000 est très exagéré car il ne correspond pas aux effectifs d’un bataillon et on ne voit pas comment Nexon aurait pu accueillir 2000 soldats pendant plusieurs mois. Mais au delà de la réalité du nombre on mesure bien le poids de cette présence pour les habitants.

americains a nexon 11 mai 1918

Les troupes s’entraînent dans les près situés autours du bourg.

troupes sur pré drapeau en tete troupes gros plan

troupe et musique gros plan

Des cérémonies sont organisées sur la place, comme celle photographiée ici:

ceremonie place de la mairieceremonie place de la mairie 1918

Le Journal « ASHLAND TIDINGS» a publié le 30 septembre 1918 des lettres d’Harold Simpson datées du 23 juillet et du 1er août 2018. Le jeune homme y décrit son voyage à Bordeaux, les vignobles, les paysages, sa rencontre avec des prisonniers allemands, les frites. Il raconte un jour de foire à Nexon. Il est content des femmes qui lavent son linge et le raccommodent mais il est très surpris de la manière dont on coupe le poulet car il n’arrive pas à reconnaître les morceaux !

Voici le texte de ces deux lettres que l’on peut retrouver à cette adresse:http://oregonnews.uoregon.edu/lccn/sn85042399/1918-09-30/ed-1/seq-8.pdf
Nexon. France, July 23, 1918.
Dear Mamma and Papa:
Back again to our little village and after quite a trip, too. I was very glad to have the chance to make this trip as it gave me a chance to use some of the knowledge I gained at the truck school.
We left here on trucks. 13 of us from this battery and 14 from F.
We went to xxx, where we took the train, regular third class compartment coaches.
We transferred at xxxx and rode in the baggage car. We arrived at our destination at 1:30 a.m., rode out to a casual camp and remained there the rest of the night.
This camp is located at an old amusement park, and we slept in what appeared to lie the dance hall.
We were in Bordeaux for a couple of days, and had a few hours off a couple of times.
It is a large city, more modern and American looking than Paris. There were squares, statues and monuments, as in all French cities. There were some especially nice ones there and modern and well kept stores. A dandy « Y » there, hotel, restaurant, canteen and library combined.
We ran into a couple of the « Blue Devils, » the French soldiers who were in the states for the
Fourth and paraded in New York. One of them told us for is trip. Said I was soon going back to the front.
We came back from Bordeaux with trucks.
The first part of our trip was through vineyards, one after another. I had expected to find many vineyards in France, but these were the first I had seen in large amount.
As we drove along the vineyard gradually gave way to fields of grain, pasture or garden plots, and we passed through many towns, slept in a number, so saw a good deal of the country.
American soldiers were everywhere, doing all kinds of things and always on the best of terms with the French people.
There were a number of German prisoners at Bordeaux, unloading baggage. They were unguarded and seemed well satisfied. I talked to them a little. I could understand them fairly well and they seemed to « compree » my « Deutsch. » We passed several of scrub corn on our trip. The vineyards are located on the most level ground In France and the grain fields are in the rolling country, just reverse conditions of the United States.
It was a good tip. We worked hard but we don’t mind that, when we feel we are accomplishing something. We slept on the ground, and It was rougher than the Rocky Mountains. We « shore » did sleep.
The name of my French friend, of Paris, is Maurice Averill. He is at the front now as a dispatch rider. He promised to write, but hasn’t yet.
The boys just now are telling yarns of our trip, and of course, improving them each time they are told.
The French and Yankees have been landing the Germans a « few » the last few days.
It makes the American soldiers feel good and it tickles the French most to death.
Love.
HAROLD.

Nexon, France, August 1,1918.
Dear Mamma and Papa: August first and sure enough August weather, hot, dry and sultry.
The band gave us a concert last night.
They play well and are improving all the time.
They nearly always start the concerts with « Arrah Go On, I Want to Go Back to Oregon, » and finish with the « Marseillaise » and « Star Spangled Banner. » The French inhabitants turn out « en masse » every time the band plays. A bunch of casuals came in last night during the concert.
The little river that through this town is far more beautiful than the Seine.
It has been dammed at Intervals to provide water power for various industries along its banks, and is a succession of still mirror like pools, then falls and rapids, and all along it flows through meadows and woods. The reflections are very clear and distinct, where it is still.
It’s a very popular place for fishermen.
Just had some lemonade at the “Y”. It was good and Ice cold. Ice is scarce in France. American camps are about tho only places where Ice is to be found, although everybody drinks and beer gardens and wine shops are everywhere.
I just came over to the schoolhouse to fill my fountain pen and on the blackboard is a colored drawing of the American and French flags with crossed staffs and written under it in English,
« Hurrah for America. »
One of the teachers here speaks a little English. The teachers live right in the schoolhouses here, and the people usually live over their stores and places of business.
I never tire of watching the French people and trying to talk to them.
Not long ago we had a « Fair day in a fair little village, » and the streets were crowded.
Cattle, sheep and pigs for sale. And merchandise stands and people everywhere, and those merchandise stands! There’s everything for sale from candy to millinery. There was close on bolts, pins, oranges, hats (both for ladies and men), postal cards, glass ware, laces, ribbons, baskets, meat, and everything else you can mention.
Everybody everywhere comes to these fairs for miles around, bringing everything they have to sell, and there is the greatest bargaining, wrangling and trading you ever saw.
The French women here do our washing and they do it well and are very reasonable about it.
They also do the mending when necessary.
They spin their own yarn for darning and I have watched them spinning the yarn for the sox
(chausettes, they call them.) There is a little restaurant here where we eat, when we « eat out ».
In nearly all of these restaurants the kitchen is in the front and you have to go through it to get into the dining room and the cooking it done over a fireplace.
Lawson and I got hungry for fried chicken Sunday, so we went out in the country, got a chicken, and gave it to the little French lady at the restaurant and Monday evening we marched down for our chicken. We had « pomes de terre, » « frites, » « salade, » chocolate and
« du pain » (French fried potatoes, bread, etc.).
Well, the chicken was good, but there was so many parts we couldn’t identify, for instead of cutting the chicken at the joints as we do, it was cut right through the bones. We didn’t care particularly for the head as its eyes were open. It reminded me of the story of the newly-wed who told the butcher to be sure and close the eyes of the turkey as she « Just couldn’t stand to put it in the oven with its eyes open. » I never expected to have it so clearly demonstrated, however.
There is quite a routine to go through with to get a meal at this little restaurant, but it is clean and the cooking usually good. The other day we bought some mutton chops, got tomatoes at a store and she fixed them for us and made some crepes (hot cakes which are sweeter than
American ones), baking them over the fireplace.
Must close for tonight. We are expecting to leave here soon for another training camp.
It seems to take lots of training for this class of artillery.
Love
HAROLD.

Il y a sans doute des relations amoureuses entre des soldats américains et des jeunes filles de Nexon. J’ai trouvé un message sur un site généalogique dans lequel une Californienne cherchait des informations sur la grand mère de son mari. Elle savait seulement ceci: « Henriette Clémence HAMON née le 8 février 1898 à Bordeaux était l’épouse de guerre de Percy BELL, un soldat américain de Minnesota. Il est né le 11 janvier 1881. Ils se sont mariés en Nexon, Haute-Vienne, le 6 mai 1918. Leur enfant premier, Jean Henri, est né le 10 janvier 1919 à Pauillac, Gironde. Ils ont émigré aux États-Unis en 1919 ». Cette demande n’a pas reçu de réponse.

Pendant son séjour en France, il ne semble pas que le régiment ai subit de lourdes pertes. Lors du retour du 65e sur le sol américain, le Ashland Tindings du 25 février 1919 se réjouissait du faible nombre de morts et de blessés parmi les jeunes soldats de l’Oregon. Il fait état d’un tué au combat et de trois blessés parmi ceux de l’Oregon pour un total de 3 morts et 99 blessés pour l’ensemble du régiment.

Témoignages de soldats américains dans les communes voisines de Nexon.

D’autres régiments américains ont séjourné dans les environs de Nexon. Le 59e à Aixe sur Vienne, le 67e CAC à Chalus puis à Aixe sur Vienne. Le 63e est celui qui va rester le plus longtemps. Arrivé à Aixe le 2 août 1918 en provenance du Havre le régiment ne sera pas appelé au front du fait de l’armistice. La vie quotidienne des soldats est contée par  John Brown qui tenait un Journal et de nombreuses photos. Nous en extrayons les passages qui montrent la différence de vie entre les États-Unis et les villages du Limousin en 1918.

livre de route du soldat Brown 63 CACJournal d’un bleu

Avant de rejoindre les maisons qui leur sont assignés les militaires sont logés dans tous les magasins vacants, les granges et les étables que le village pourrait épargner. En plein mois d’août ils apprécient l’eau de l’Aixette et de la Vienne.

Soldats Us aixe 1918Au bord de l’Aixette

A peine arrivés ils se précipitent pour prendre un bain dans la Vienne. Ils sont surpris d’y voir des femmes en train de laver leur linge en utilisant des « battoirs ». L’un d’entre eux prend cette photo :

lavage du linge aixeLaveuse à Aixe sur Vienne en août 1918

Les jeunes sont également très surpris de voir les hommes avec leurs sabots et de découvrir les charrettes comme moyens de locomotion.

charette qui surprend les americains a AixeThis was the transportation of the Local French people

La visite du cimetière est également un étonnement pour le jeune Brown. Il écrit dans son journal que les tombes sont décorées de guirlandes de fleurs d’imitation fabriqués à partir de perles de couleurs variées, et beaucoup datent de plusieurs centaines d’années. Dans un coin, un tas de crânes et d’ossements du défunt dont les parents survivants avaient omis de payer le loyer de leurs tombes.

 cimetiere Aixe
Le cimetière d’Aixe sur Vienne en août 1918

Les Aixois sont très intéressés par les objets que possèdent les soldats. Les vieux rasoirs, le savon, le tabac et le cirage sont vendus et avec l’argent obtenu les jeunes font la connaissance du Café Central, Cherry Brandy, et les «Vin Sisters ». Les soldats sont restés à Aixe jusqu’à la fin de la guerre. Ils ont rejoint Bordeaux le 1er février 1919 puis après avoir embarqué à Marseille le 6 février sur un navire Italien, le Caserta ils partent pour les États-Unis qu’ils atteindront le 12 mars.

Avant de quitter le Limousin les soldats participent à des cérémonies avec les troupes françaises.

63rd Arty 2 Limoges 12 decembre  63rd Arty 3 decembre  63rd Arty 563rd Arty 563rd Arty 1 Limoges63rd Arty 4

A Limoges le 12 décembre 1918

Nexon n’a pas oublié les soldats américains. 

Le 5 octobre 1919, le conseil municipal décide d’allouer la somme de 100 francs pour participer à la construction du monument qui sera placé à la Pointe de Grave en Gironde, commémorant l’arrivée des premières troupes américaines en France.

delibération 5 oct 1918 pour monument US 1 deliberation 5 octobre 1918 monument US 2

Le 20 mars 1960, George A. DUVAL, président de l’association des vétérans du 66th Artillery, C.A.C. vient à Nexon. Ce jour est officiellement déclaré jour de célébration du 41 ème anniversaire du retour de France du 66 ème Coast Artillery Corps par le Gouverneur de l’Etat de Rhode Island, Christopher Del Sesto.

66 coast certificat du gouverneur 1 66 certificat gouverneur 2

George A. DUVAL offre à la commune un drapeau des Etats-Unis ayant flotté sur le Capitole.

drapeau Us tenu par le maire et le secretaire Canard 8 mars 1960

Le drapeau des Etats-Unis tenu par A. CANARD, secrétaire de mairie et L.J. PRADEAU, maire.

En 1962, la France était encore dans le commandement intégré de l’OTAN, des troupes américaines stationnaient en France en particulier au camp de la Braconne, près d’Angoulême. Ce camp a été construit en 1952 sur un terrain de 800 ha. Il abritait 4 000 militaires américains et civils français, avait 12 km de route de ceinture, et 30 km de voies intérieures. Un millier de chars y était stocké. Il y avait un cinéma, et un drugstore, premier supermarché du département. Les Américains ont quitté le camp le 13 mars 1967 et le camp a été reconverti en zone économique.
Le 18 mars 1962 la municipalité de Nexon a invité le colonel RAFTERY, colonel commandant en chef le dépôt américain de la Braconne et des représentants du gouvernement des Etats-Unis à un service religieux à la mémoire des morts et vétérans du 66 ème d’artillerie CAC américain qui séjourna à Nexon pendant la première mondiale, en 1917-1918.

americains a Nexon 6Discours officiels devant la mairie 12 mars 1962

americains a Nexon 1

americains a Nexon 5

americains a Nexon 2

americains a Nexon 3 americains a Nexon 4    Un hommage devant le monument aux morts

M. DUVAL, qui habite à Woonsocket dans la Massachusetts a organisé une exposition des photos et articles relatant son séjour à Nexon. Sa commune souhaite des relations entre les deux communes.

M. DUVAL revient à Nexon pour les cérémonies du 11 novembre 1968.

img117

A l’occasion de ce passage à Nexon, le baron Ferréol de Nexon et son épouse ont offert à M. DUVAL une chasuble ayant appartenu à l’abbé Luc de Nexon. Un article du journal local, le Woonsocket Call du 21 avril 1969 publie un article relatant le voyage en France de M. DUVAL avec une photo ou il est revêtu de la chasuble.

Duval en chasuble

Le basket à Limoges a bénéficié de la présence des troupes américaines.

Outre l’apport militaire incontestable les américains ont fait découvrir au jeune français le basket, ce qui est particulièrement important à Limoges ou combiné avec l’action des patronages le CSP a pu se hisser sur les plus hautes marches de ce sport en Europe

                                               basket a saint nazaire                 match de basket a Royan  

   Le basket, une des distractions favorite des jeunes soldats américains.

 Dès le moi de juin le général PERSHING confie l’intendance de l’arrière à la YMCA. Beaucoup ignorent encore aujourd’hui ce que signifie ce sigle. Pour certains c’est juste le titre d’un tube disco chanté par les Village People. En fait ce sigle est celui de la Young Men’s Christian Association.  Cette association a été fondée par le pasteur britannique Georges Williams en 1844 pour diffuser la religion protestante par le sport et la culture. C’est un professeur de gymnastique au Spingfield College dans la Massachusetts appartenant à la YMCA qui inventa le basket en 1891. C’est également dans la YMCA que fut inventé le volley ball en 1895. Trois anciens responsable sont reçu le prix Nobel de la Paix.

Au travers des foyers du soldat qui organisaient spectacles, bibliothèques et activités sportives elle a contribué largement à l’implantation du basket-ball et du volley-ball dans les classes populaires françaises. Il est incontestable qu’en 1919 le basket français est principalement développé dans les villes qui se situent sur la ligne de front, là ou l’on trouvait les foyers de soldats américains : Mulhouse, Nacy, Reims, Lille… (Voir N. Séoudi « Histoire d’une contagion. Le basket-ball dans le département du Nord » dans «L’aventure des « grands » hommes: études sur l’histoire du basket-ball , Pulim 2003 ).

A Limoges Albert CHAMINADE (1912-2009), ancien arbitre national et international, ayant occupé plusieurs postes de dirigeants au sein du basket français racontait qu’il avait vu les premiers panneaux de basket dans la cour de l’école normale de filles devant laquelle il passait tous les jours à la fin de la première guerre mondiale. L’école abritait un hôpital militaire et le foyer avait fait poser ces panneaux pour les soldats. Cela lui a donné, quelques années plus tard , l’envie de pratiquer ce sport.

La plupart des villes de garnison de province possèdent un hôpital mixte, civil et militaire, administré par une commission civile pour les salles civiles. Dès le mois d’août 1914, la plupart des salles civiles furent réquisitionnées par l’autorité militaire. Après la déclaration de guerre le 3 août 1914, l’avance allemande est rapide. Il faut évacuer les malades hospitalisés dans les hôpitaux généraux et dans les asiles psychiatriques. Ce flux de malades vient s’ajouter à celui des blessés de plus en plus nombreux sur le champ de bataille. Les hôpitaux permanents ne suffisent plus. Aussi il faut ouvrir de nouveaux établissements.
Il n’est pas facile de se retrouver dans le foisonnement de structures qui ont été créées tant par les autorités de l’État que par des bénévoles.
A côté des hôpitaux permanents (ceux du temps de paix) il y a donc les hôpitaux temporaires (ils n’existent que du temps de guerre) qui comprennent:
-les hôpitaux Complémentaires (HC) dont la gestion est directement assurée par la Direction du Service de Santé (militaire) de la région.
-les hôpitaux Auxiliaires (HA) dont la gestion est assurée par l’une des 3 sociétés d’assistance de la Croix-Rouge, la Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM), l’Association des Dames Françaises (ADF) et l’Union des Femmes de France (UFF), toutes homologuées par le ministère de la guerre.
-les hôpitaux Bénévoles (HB), d’initiatives privées, créés par l’arrêté du 21/8/1914.
Ajoutons que, bien que ce mode d’hébergement ait été déconseillé, quelques malades et blessés ont été placés chez des particuliers.
La numérotation des Hôpitaux se faisait par Région Militaire, sans tenir compte du découpage en départements.
Pour les HB il était tenu compte du nom de la société d’assistance et le n° était suivi de « bis »:
– SSBM: n° 1 à 100; au-delà n° dans la série des 300;
– UFF: n° 101 à 200; au-delà n° dans la série des 400;
– ADF: n° 201 à 300; au-delà n° dans la série des 500.
Le décret du 6 août 1874, suivant la loi du 24 juillet 1873 découpe le territoire français en 18 régions. La loi du 5 décembre 1897 met en place la 19e région militaire en Algérie et celle du 8 février 1898 crée une 20e région militaire dans l’Est, en scindant la 6e région militaire. Une 21e région militaire est créée par la loi du 31 décembre 1913 par division de la 7e région.

 

 

Limoges est le chef-lieu de la XIIème Région militaire composée de cinq départements, la Charente, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne et la Haute-Vienne

En Haute-Vienne il existera une soixantaine de structures, certaines ayant fonctionné quelques mois d’autres pendant toute la durée du conflit.
Dès le 8 aout 1914 un hôpital complémentaire vient soutenir l’hôpital général de Limoges. Il porte la numérotation HC n° 1 Limoges. Il est situé dans les locaux de l’école libre Colbert, 9 rue des Argentiers et compte 280 lits. Il fonctionne du 8 août 1914 au 18 février 1919 et comporte des services d’ORL et de prothèse maxillo-faciale et une école d’infirmières.
De nombreuses annexes vont lui être rattachées. Elles sont situées dans les cliniques privées, dans les orphelinats, au grand séminaire et même dans l’usine de porcelaine Haviland.
Rapidement des établissements et des personnes privées vont mettre à la disposition du service de santé des armées leurs locaux.
A Nexon l’Institution libre de filles, rue du Nord offre très rapidement ses locaux et dès le 30 aout un hôpital bénévole est créé sous le numéro HB n° 5 bis Nexon. Il compte 22 lits et fonctionne du 30 août 1914 au 1er décembre 1917.

Nexon Hopital 5 bis

Enveloppe datée du 11 juillet 1916 avec cachet rond violet » Hôpital Temporaire de Nexon – Le Directeur »

 

Nexon hopital benevole

Enveloppe du 24 mai 1917 avec cachet rond rouge  » Hôpital bénévole N°5 bis Nexon (H-V) Le Directeur)

Une carte postale écrite le 9 octobre 1917 révèle que le malade séjourne dans le château du baron de Nexon. Si l’on en croit le recto de la carte postale il s’agit du château de la garde. Le malade écrit, avec des fautes , « je suis chez un baron, dans son château, tu parle d’une bonne vie il parait que j’en n’ai encore pour 1 mois »

CP hopital 5bis texte

Une feuille avec deux photographies jaunies par le temps présente l’État-major de L’Hôpital bénévole 5bis . Sur la photo de droite ne figurent que des femmes. Il semble que ce soit l’État-major avec la baronne de Nexon comme directrice. Elle est assise au premier rang entourée des mêmes personnes à sa droite et à sa gauche sur les deux photos. Les hommes qui figurent sur la photo de gauche sont des militaires. Comme leur nom n’est pas indiqué on peut supposer que ce sont des malades. la baronne est Gertrude Ricardo, l’épouse du baron Maurice « Auguste » de Nexon. Elle est avec ses deux filles Thérèse née le 18 septembre 1890 et Jeanne née le 12 juillet 1895.

Nexon hopital 5bis

Sur la photo de gauche figurent de gauche à droite au 1er rang : Mme St Ange, Mme de Nexon, Mlle Bragard. Au 2eme rang: Mlle Tarrade, Mlle Bonnafy, Mlle J de Nexon, Mlle T de Nexon, Mlle Lelong.

Sur la photo de droite de gauche à droite au 1er rang : Mme St Ange, Mme de Nexon, Mlle Bragard, Mlle T de Nexon. Au 2eme rang: Mlle Tarrade, Mlle J de Nexon, Mlle Lelong, Mlle Bonnafy .

nexon en 1815

janvier 19th, 2015 | Posted by admin in restauration - (0 Comments)

Le 20 mars 1815, Napoléon entre dans Paris par la barrière d’Italie pendant que Louis XVIII s’enfuit par la barrière de Clichy et s’exile à Gand pendant les Cents-Jours.

Le conseil prête serment à l’Empereur

Le 29 avril 1815 le maire et les conseillers municipaux prêtent serment d’obéissance aux constitutions de l’empire et fidélité à l’Empereur.
Drôle d’époque ou a quelques mois de distance le conseil se renie !

Quelques délibérations du Conseil:

Le 26 mai, devant le Maire GUYOT, se sont présentés les sieurs Mathurin MANDARY de Janailhac et Pierre BARRIERE de Betour, élus Maires et adjoint de la commune de Janailhac en remplacement d’Antoine GLANDUS et J.B. BARNAGAUD qui n’étaient que provisoires, pour prêter serment d’obéissance et de Fidélité.

Le 14 juin le Conseil décide l’ouverture d’un registre à la Mairie pour recevoir les dons volontaires que tout citoyen voudrait faire en faveur de l’État pour subvenir aux besoins actuels d’équipement des gardes Nationaux mobilisés.

Le 18 juin le Maire reçoit le serment de fidélité à l’Empereur du sieur Vincent Barthélémy SAUVAGE, arpenteur géomètre à Limoges qui procède à l’arpentement de la commune de Nexon.

Le 18 juin 1815 c’est la défaite de Waterloo. Le 22 juin Napoléon est contraint d’abdiquer et est exilé à Saint Hélène. Le 8 juillet Louis XVIII regagne Paris et son trône. C’est la seconde restauration.

 

Les taxes sur les débits de boissons sont jugées trop lourdes…

Le 20 aout tous les cabaretiers et débitants de boissons de la commune de Nexon : Henry SALIE du village de l’Articie, Jean PEYRAT de Veyrinas, François MAZERIEUX de Nexon, François MARCHADIER de Bosmarèche, Mathurin BONNET, Pierre LELONG, Vve JOUHAUD, Jean LELONG, LANDRY, Vve SAZERAT, Martial LIMOUSIN, Pierre FAYARD, François BARBARY, Annet LELONG, Marguerite BATAILLE, du bourg se sont présentés à la Mairie et ont exposés que la répartition de la somme de 2 680,35 francs faite par Messieurs les Syndics des Débitants de Boissons le 1er juin dernier était trop considérable et qu’ils ne pouvaient continuer leur profession et qu’ils donnaient leur démission de cabaretiers.

Le 9 octobre, Jean RAYNAUD cordonnier à Valeix, déclare quitter la commune de NEXON.

NEXON 1905

décembre 3rd, 2014 | Posted by admin in Histoire | XX siècle - (3 Comments)

Pierre Dumont, Imprimeur, Éditeur et Libraire à Limoges édite l’Annuaire Dumont, à partir de 1903, puis du Tout-Limoges et Limousin, concurrent et rival de l’Almanach-Annuaire Limousin de Ducourtieux. L’Annuaire 1905, troisième année de son édition, donne une description précise de l’activité économique des communes en particulier celle de Nexon.

Le canton compte 8 communes qui regroupent 11 963 habitants et 3 747 électeurs. ( Le suffrage universel masculin est adopté par le décret du 5 mars 1848 et ne sera plus remis en cause. Sont électeurs les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Pour voter, il faut résider depuis six mois au même endroit. Les militaires, les Français habitant à l’étranger ne votent pas. Le droit d’être élu est accordé à tout électeur de plus de 25 ans. Le vote devient secret.)
La commune de Nexon a 3 228 habitants et 1 032 électeurs.

Administration 

Conseiller général : Louis Nouhaud, pharmacien

Conseillers d’arrondissement : MM. Valery, Joseph Tarrade, huissier.

Le conseil d’arrondissement était formé par des conseillers élus sur les territoires des cantons, au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Le conseil devait compter un minimum de 9 conseillers, pour 9 cantons. Les fonctions de conseiller d’arrondissement n’étaient pas rémunérées, et elles pouvaient être cumulables avec un mandat parlementaire.
Dès le début du XXe siècle le scrutin d’arrondissement fut très critiqué du fait des inégalités de population, en particulier pour les arrondissements de montagne. Après les pertes dramatiques de population dues à la Première Guerre mondiale les inégalités devinrent encore plus flagrantes.
Mais ce n’est que le 10 septembre 1926 qu’un décret-loi supprima 106 arrondissements, réduisant ainsi leurs nombres de 386 à 280. L’arrondissement de Saint-Yrieix qui avait été créée le 17 février 1800 a ainsi été supprimée le 10 septembre 1926.

Maire : François Lelong

Adjoints : André Grospas et Arsène Bonnafy

Conseillers : François Lelong, Louis Mayéras, Simon Rebeyrol, Ferréol Jouhaud, Jean Doudet, Martial Barret, Léonard Desplanches, Joseph Tarrade, Jean Lathouille, Jean Chirol, Henri Bragard, Bernard Noailhas, Louis Nouhaud, Jean Parthonnaud, Pierre Faure, Henri Pradeau, Jean Barret, Jean Pradeau, Armand de Nexon.

Secrétaire de Mairie : F. Goïau

Gardes champêtres : MM. Piquet et Bregère.

Percepteur : Cyprien Guyonnet.

Juge de paix : Henri Portes.
Greffier du juge de paix : M. Bonnafy.

Huissier : Joseph Terrade

Gendarmerie : MM. Breilloux, maréchal des logis ; Marquet, Février, Quillard, Caillés, gendarmes.

Receveuse des postes et télégraphes : Mme Lestrade, suppléante : Mlle Mérigot.
Receveur buraliste : Pierre Desprats.

Tambour-afficheur : Louis Nouhaud.

Chefs de gare : MM. Bouygues et Rocques

Ecoles

Ecole communale de garçons : MM. Chambon, directeur ; Lamaud et Sicot, adjoints.
Ecole communale de filles : Mme Chambon, directrice ; Mme Sicot, adjointe.
Ecole libre et pensionnat de jeunes filles : Mlle Migaud, directrice.

Bureau de bienfaisance : MM. François Lelong, maire, président. Dr Henri Frugier, Dr Albert Thomas, Gabriel Blanchard propriétaire, Arsène Bonnafy propriétaire, Jean Bonnet débitant, Joseph Tarrade, membres.

Société de secours mutuels : La fraternelle Nexonnaise (6 juillet 1904). MM. Joseph Tarrade, président, Desplanches trésorier, Aupetit, secrétaire, Lombertie, surveillant. La société semble avoir été créée en 1900. Les archives de la Haute Vienne ont des documents des années 1900 à 1939.
En Limousin, ce sont les ouvriers porcelainiers qualifiés qui fondent en 1821 la première société de secours mutuels des peintres porcelainiers. De nombreuses autres suivront et regrouperont les ouvriers par métiers. Le 26 mars 1852, Louis Napoléon Bonaparte légalise par un décret les « sociétés mutualistes » ou « sociétés de secours mutuels ». Le 16 décembre 1888, le Syndicat des Sociétés de Secours Mutuels de Limoges et de la Haute-Vienne est constitué. La loi du 1er avril 1898, dénommée Charte de la Mutualité, précisera leur fonctionnement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Culte 

Curé doyen : Charles Moussard, chanoine, curé doyen de 2eme classe ;
Vicaire : Edmond Giraud.
Noter qu’il a 10 curés dans le doyenné de Nexon.

Les professionnels de santé

Médecins, ils sont quatre : Henri Cubertafon, Henri Frugier, Félix Lelong, Albert Thomas.
Pharmaciens: Paul Bonnet, Louis Nouhaud.
Sages-femmes : Mmes Coulon, née Truchassou et Jouhaud, née Barret.

Foires

Elles ont lieu le 1er de chaque mois de janvier, février, mars, avril, mai, et décembre et le 16 de chacun des mois de janvier, février, mars, avril, mai, juillet, août, octobre, novembre, décembre et les 14 juin, 1er août et 18 septembre.

Les commerçants et artisans

Armuriers : Charreix, Delaty.

Assurances : Belier (L’Aigle), Nicolas, à Meilhac (Centre Mutuel, Océan, Ferme), Gizardin (France), Fournier (Générale).

Aubergistes : Bégot, Bonnet, Bourdeix, Breix, Charreix, Chatard, Couvidou, Defaye, Décubes, Desmaisons, Duroux, Guyot, Jourdes, Lauzeille, Lavaud, Momot, Nouhaud, Pirat, Pruny, Queyroix, Richard, Tarrade, Tombelaine, Tricard , Truchassou. 25 aubergistes, c’est impressionnant !

Banquiers : Blanchard et Lachenaud, Antonin Delaty.

Bières : Couvidou, Faure, Faure (M.), Queyroix.

Bijoutiers-horlogers : Desplanches, Parrot.

Bois (Marchand de) Couvidou, père.

Bois de construction : Laspougeas.

Bonneterie : Lavergne (Vve), Prunet (Vve), Verneuil, Hubert (Vve).

Bouchers : Charreix, Guyot, Antoine Laleu, Cyprien Laleu, Laurent Lelong, Barthelemy Lelong.

Boulangers : Deschamps (Vve), Meynier, Pressicaud, Veyriéras.

Bourreliers : Couvidou fils, Laplaud, Pruny.

Bureaux de tabac : Sallon (Mme), Thomas.

Cafés : Guyonnaud (Vve), Laplaud, Peyrat.

Camionneurs : Laspougeas, Fernand Richard.

Carriers : Dudognon, Guyot.

Cartes à jouer : Pierre Desprats, receveur buraliste.

Chapeliers : Denis, Guyonnaud, Nouhaud, Texier.

Chaisier : Denis.

Charbon : Aupetit.

Charcutier : Bégot.

Charpentiers : Déliran, Laspougeas, Rousseau.

Charrons : Combrouze, Desmaisons, Perrier, Peyrat, Truchassou.
Chaudronniers-Ferblantiers : Charreix, Delaty.

Chaussures (Marchand de) : Adam.

Chevaux (Loueur de) : Fernand Richard.

Coiffeurs : Denis, Guyonnaud, Nouhaud, Texier.

Cordonniers : Adam, Guyot, Lamberty, Marquet, Sazerat, Truchassoux, Verneuil.

Couturières en robes : Mmes Aymard, Breix, Combrouze, Mlle Desmaisons, Mmes Jourde, Rougerie, Texier.

Distillateur : Jouhaud.

Draperie et rouennerie : Mme Hubert, Vve Lavergne, Vve Prunet, Verneuil.

Entrepreneurs : Breix, Dumont, Jules Rousseau.

Épiciers : Breix, Deschamps, Duroux, Imbeau, Lomberty, Limousin, Meaux, Nardot, Pradeau, Prunet (Vve), Pyrat, Suiduiraud.

Experts : Henri Bragard, Léon Bragard, François Lelong.

Ferblantiers-lampistes : Charraix, Delaty.

Fabricant d’enseignes : Charraix, Delaty.

Hôtels : Jean Bonnet ( de la Gare), Bourdeix (Vve) (de France), François Chatard (des Voyageurs), Defaye (de la Poste), Desmaisons (du Faisan), Guyot ( du Champ de foire), Lauzeille (du Nord), Pruny (du Commerce).

Maçons : Breix, Dumont, Meaux, Pélopidas.

Maréchaux-ferrants : Descubes, Imbert, Parvaud, Rapnouille.

Mécaniciens : Louis Aymard, Léonard Peyrat, Pierre Peyrat.

Menuisiers-Ebénistes : Laurent Béchade, Chenu, Gibaud, Grandmagnat, Lanternat, Laurent, Perrier, Ratier.

Merciers : Breix, Charraix, Imbaud, Lomberty, Limousin, Meaux, Prunet (Vve), Verneuil, Pyrat.

Messagers : Laspougeas, Peynichoux, Philippe Rochette.

Monuments funéraires : Dunaud.

Moulins à farine : Gibaud, moulin des moulins ; Latouille, moulin de Biart, Nadomme, moulin Pinton et Barlet ; Thomas, moulin des Ebras ; Brochet, moulin Mazeau ; Chirol, moulin de Meilhac.

Pâtissiers : Bourdeix, Tombelaine.

Peintres : Dupuy, Lafarest, Mariette.

Plafonneurs : Bataille, Dupuy, Fouyaud, Lafarest.

Pressoirs à cidre : Gropas, Laspougeas, Nadomme, Peyrat (Ld); à huile : Laspougeas.

Quincailliers : Charraix, Delaty, Limousin, Suiduiraud.

Sabotiers : Arnault, Aupetit, Bonnet, Estier, Lamour, Latouille, Nouhaud, Perrier.

Serruriers : Aymard, Desmaisons, Grospas, Perrier, Peyrat (Ld), Pierre Peyrat, Combrouze, Thomas.

Tailleurs : Authier, Barraud, Combrouze, Mathieu, Meaux, Rougerie, Truchassoux.

Tailleur de pierres : Dunaud.

Tisserand : Roussel.

Fabricant de tuiles : Duché, René Frugier, Léonard Frugier.

Vins en gros : Léon Bragard, Jouhaud, Lauzeille, Rebeyrol.

Voitures à volonté : Georges Parot, Antoine Peynichou, Arthur Richard, Philippe Rochette.

Voitures publiques : Nexon- Les Cars durée du trajet 1h30.

Propriétaires notables : MM. Blanchard, Bonnafy, Bonnet, Boutaud-Lacombe, Decoulhac, Frugier, Jabet, Lachenaud, Armand de Nexon, Auguste de Nexon, Félix de Nexon, Papel, Thomas, de Veyrinas.

Châteaux

Château de la Garde à Auguste de Nexon ; Château de Nexon à Armand de Nexon ; château du Plantadis à M. Jabet ; Château des Pousses à Émile Lachenaud, Château de Sazerat à Alphonse Lemaire, Château de Varneix à M. le commandant Louis Duboys ; Château de Veyrinas à M. de Veyrinas.

Le baron Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau ; Collections Ville de Périgueux, Musée d'art et d'archéologie du Périgord ; Inv. n° B.1460

Le baron Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau  Collections Ville de Périgueux,
Musée d’art et d’archéologie du Périgord ; Inv. n° B.1460

Jean-Joseph de Verneilh-Puyraseau est né le 29 juillet 1756 à Nexon. Il est le fils de Jean-Baptiste de Verneilh, notaire royal à Nexon, et de Françoise Brun.

Juriste de formation il devient avocat. Il épouse Christine de La Vallade, dame de Puyraseau (Dordogne). Il aura 4 enfants :
• Mathurine-Hélène qui épousera Antoine François Pabot du Chatelard puis de Bertrand Bourdeau.
• Françoise-Geneviève épouse de Pierre-Marie Valade.
• Antoinette-Eulalie épouse de Jean Sasseau de Vigneras.
• Jean-Baptiste époux de Mademoiselle Chassaignac de la Berthonie.
Il quitte Nexon pour exercer en Dordogne. Au moment de la révolution il en partage les idées. Maire de Pluviers (Dordogne) et membre du conseil général il est élu député de la Dordogne le 9 septembre 1791. Il siégea parmi les modérés.
Pendant la Terreur il se retira à la campagne. Après la chute de Robespierre il fut nommé président du tribunal civil de Nontron, puis, en 1799, président du tribunal criminel de la Dordogne.
Rallié à Bonaparte après le coup d’état du 18 brumaire, il fut successivement Préfet de la Corrèze puis Préfet du département du Mont-Blanc (Savoie actuelle). En février 1804 il est révoqué pour avoir refusé de faire condamner 322 familles de conscrits réfractaires.
Sa disgrâce dura peu, car, en mai suivant, il fut nommé directeur des droits réunis dans la Mayenne, mais il refusa. Il se retrouve directeur du bureau des desséchements*
*La priorité accordée aux céréales au XVIIIe siècle et la volonté d’en augmenter la production conduisit à accroître les surfaces labourables. Pour cela il fallait défricher et dessécher. Les principales cibles étaient les étangs et les marais. Les étangs, surtout après la révolution, étaient la première cible pour l’assèchement car, dans l’Ancien régime seul le seigneur décidait de la création et de l’extension des étangs sur sa seigneurie, même si cela se faisait au détriment des terres ou des prés situés autour. Les marais étaient condamnés pour deux raisons; d’abord pour une raison sanitaire, leurs eaux stagnantes étaient accusées d’engendrer de nombreuses maladies et épidémies. Ensuite les marais étaient considérés comme peu productifs car mal gérés du fait qu’une grande partie d’entre eux étaient des biens communaux. Pour une analyse complète de ce sujet lire Jean-Michel DEREX, 13. Le dessèchement des étangs et des marais dans le débat politique et social français du milieu du XVIIIe siècle à la révolution In : Eau et développement dans l’Europe moderne [en ligne]. Paris : Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2004 ; Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/editionsmsh/1354>. ISBN : 9782735115761.

Le 10 aout 1810 il est élu député de la Dordogne. Il approuve la chute de Napoléon et en 1814-1815 et le 18 mai 1815 il est élu à la Chambre des Cent-Jours par l’arrondissement de Nontron puis en septembre 1817 il est député du grand collège de la Dordogne. Battu en 1824 il est élu en 1827 et en 1830.
A la Restauration il est fait baron et il est promu chevalier de la Légion d’honneur.
Il meurt à Limoges le 3 juin 1839.
En 1836, il publiera ses mémoires « Mes souvenirs de 75 ans ». Alors qu’il est appelé Jean-Joseph dans toutes les biographies, ses mémoires sont signées « Charles-Joseph » ! Il y a la une énigme ! Quoi qu’il en soit ces mémoires sont intéressantes car elles relatent sa jeunesse à Nexon, les vacances qu’il y passait et les voyages qu’il rendait à ses parents. Elles le sont aussi par la description de la vie à la fin du XVIIIe et au début du XXe siècle.