Une histoire illustrée de nexon
Header

Année 1914

10 mai 1914 élections législatives, arrondissement de Saint-Yrieix : M. Nouhaud élu avec 4.765 voix, contre 3.067 voix à Albert Chauly et 3.854 à M. Roux.

1er août 1914, Ordre de mobilisation générale en Allemagne et en France.

Le 18 août 1914, le conseil vote diverses allocations aux mobilisés et décide l’établissement d’une ambulance militaire dans l’immeuble de Mr de Nexon.

Mercredi 21 septembre 1914, à 9 heures, à la mairie, conseil de révision, pour la formation de la classe 1915

Le 11 octobre 1914 le conseil vote 500 francs pour achat de vêtements chauds aux militaires.

Le 21 décembre 1914 la réception provisoire du groupe scolaire est faite.

 

Année 1915

La commune de Nexon a fait remettre à M. le Préfet de la Haute-Vienne, une somme de 502 fr. 10, montant de la vente du petit drapeau belge.Merci à tous les généreux donateurs et aux organisateurs pour leur zèle dévoué. (Le populaire 18 janvier 1915)

Mardi 12 janvier 1915, à 9 heures, à la mairie, conseil de révision, pour la formation de la classe 1916

Mercredi 2 juin 1915 à 9 h, à la mairie, opérations du Conseil de révision pour la formation de la classe 1917

Année 1916

Mardi 16 mai 1916 à la mairie à 9 heures, Conseil de révision, pour l’examen des ajournés des classes 1913, 1914, 1915, 1916 et 1917, et des exemptés des classes 1915, 1916 et 1917.

Dimanche 18 décembre 1916 a eu lieu à Nexon la conférence organisée par le comité de l’or, une nombreuse assistance appartenant à toutes les classes de la société avait répondu à son appel et se pressait dans la salle de la mairie. Après avoir, en termes aimables, souhaité la bienvenue aux délégués : M. Delpeyron, président de la société d’agriculture, Rolland, substitut du procureur général et Crévelier, inspecteur d’Académie, M. Lelong, maire de la commune a donné la parole à ce dernier qui, dans un langage aussi élevé qu’impressionnant a développé avec son talent habituel les raisons qui imposent à tout bon citoyen de verser son or pour la défense nationale.

A son tour, M. Nouhaud, député de la Haute-Vienne, qui assistait à cette réunion a fait appel, en termes aussi éloquents qu’énergiques, à tous les patriotes et les a engagés à faire leur devoir. Des applaudissements répétés ont salué les paroles des deux orateurs.

A la suite de la séance, un comité local a été organisé pour activer la propagande dans le canton de Nexon. Le Populaire 26 décembre 1916

Année 1917

Le 2 septembre 1917 le conseil institue un comité de surveillance des prix des denrées composé de 4 commerçants et 4 consommateurs.

 

Année 1918

Samedi 16 février 1918 à 9 heures à la mairie, opérations des Conseils de révision pour la formation de la classe 1919,

Le 15 juillet 1918, le conseil municipal, réuni en session ordinaire, a décidé de consacrer une somme de 26 francs à l’achat d’ouvrage sur la guerre, destinés à la bibliothèque scolaire de la commune.

Une subvention supplémentaire de 200 fr. est votée pour le bureau de bienfaisance.

Pour perpétuer le souvenir des morts pour la Patrie, une subvention de 10 francs est accordée à l’œuvre de la Concorde du Souvenir.

Une autre subvention do 20 francs sera versée à l’Association des Orphelins de la guerre.

L’Association départementale antituberculeuse de la Haute-Vienne recevra une somme de 50 francs.

Une indemnité mensuelle de 20 francs est accordée à chacun des trois cantonniers communaux.

Le prix des livres et fournitures scolaires ayant augmenté sensiblement, le crédit de 350 francs destiné à l’achat desdites fournitures pour les indigents est insuffisant. Une somme de 150 francs destinée primitivement à l’achat de livres de prix sera employée à cet effet, ainsi qu’une subvention supplémentaire de 200 francs.

Pour frais de bureaux, une subvention de 50 francs est votée au nom du secrétaire de la commission cantonale des allocations.

Le montant des frais de réparation de la bascule communale, soit 195 francs, sera versé à M. Fayard, d’Aixe-sur-Vienne.

Une indemnité de cherté de vie de 400 fr. est attribuée au secrétaire de mairie ; une autre de 200 francs est accordée aux instituteurs chargés du service des cartes d’alimentation.

Divers crédits s’élevant à 278 francs sont votés pour l’école maternelle.

La préposée au service de cette école recevra un supplément de traitement de 300 fr.

Enfin, un crédit de 150 francs est voté pour achat de drapeaux et emblèmes américains. Le Populaire 16 aout 1918.

Pour les réfugiés. — Les municipalités de Nexon et de Saint-Priest-Ligoure ont voté chacune une subvention de 20 francs destinée à venir en aide aux réfugiés des régions envahies qui résident actuellement dans l’arrondissement et pour lesquels un comité de secours a été constitué à Saint-Yrieix. Le Populaire 26 août 1918.

Mercredi 18 septembre 1918 à 9 h, à la mairie, opérations du Conseil de révision pour fa formation de la classe 1920.

Le 11 Novembre 1918, Mr PERRIARD décore et illumine les édifices communaux pour la somme de 75 Francs.

 

Année 1919

Le 9 mars 1919 uns souscription publique est ouverte pour l’édification du monument aux morts.

Le 20 avril 1919 le conseil décide la démolition de la Mairie vétuste et dangereuse et installe la Mairie dans l’ancien presbytère.

Dimanche 10 août 1919, adjudication de matériaux de construction.

« Le dimanche 10 août 1919, à 2 heures du soir, il sera procédé en séance publique, à la mairie de Nexon, à la mise en adjudication au plus offrant et dernier enchérisseur des matériaux ci-dessous désignés :

Premier lot : Démolition de la mairie et des anciennes salles de classe, matériaux de toutes sortes, bols de charpente et de menuiserie, ardoises, pierres de taille et moellons, parquets, etc. Mise à prix, 500 francs.

Deuxième lot : Démolition d’une grange et d’un hangar attenant à l’ancien presbytère : matériaux de toutes sortes, bois de charpente et de menuiserie, tuiles, pierres de taille et moellons. Mise à prix 100 francs.

Le cahier des charges est déposé à la mairie de Nexon, où chacun peut en prendre connaissance tous les jours, de 9 à 16 heures » Le Populaire 25 juillet 1919

Dimanche 12 octobre, grand concours et comice agricole. Toute la journée se tiendront des Jeux de toutes sortes, loteries, chevaux de bois. A 2 heures, lancement d’un ballon ; à 8 heures du soir, grand feu d’artifice, retraite aux flambeaux. Bals de jour et de nuit. Les forains ne paieront que demi-place.

Le 30 novembre 1919 sont élus conseillers : Laspougeas P., Boutaud Lacombe, Barret, Chirol, Rebeyrol, Laspougeas P., Queyroi, Bonnet, Deschamps, Desplanches, Authier, Pradeau, Duroux, Pradeau, Doudet, Bonnet, Bragard, Faucher, Parthonnaud, Boutet, Lelong, Rattier. Boutaud Lacombe est élu maire, Rebeyrol et Authier, adjoints.

Décembre 1919, Conseil général. — M. Debrégeas, maire de La Meyze, socialiste indépendant, 1.147 voix, élu ; M. Nouhaud, 801.

Conseil d’arrondissement. — M. Bonnet, 1.016 voix, élu ; M. Eymard, 1.176, élu ; M. Nouhaud, 737

 

Année 1920

Le 2 mars 1920 le conseil établit une taxe d’entrée sur le bétail les jours de foire.

 

Année 1921

Le 1er avril 1921, Descubes adjudicataire des droits d’entrée des animaux demanda qu’un gendarme soit mis à sa disposition aux entrées du bourg des jours de foire pour éviter les disputes et menaces

 

Année 1923

Le 11 février 1923, révocation de CATHINAUD, Secrétaire de Mairie et son remplacement par Mr SOUBRANNE.

Le 15 juillet 1923, le conseil décide ;

-Réparations de la bascule

-Achat de chaises pour la Mairie

-Construction de cabinets d’aisance.

Le conseil constate que de très nombreuses fouilles ont été faites pour amener l’eau à Nexon mais qu’elles, n’ont rien donné. Il décide de capter les sources de l’étang de la Lande.

 

Année 1924

Le 25 Mai 1924 il supprime les droits d’entrée des animaux les jours de foire,

 

Année 1925

Le 8 février 1925 subvention de 200 francs à l’Association Sportive et 500 Francs à la Société de musique.

Le 17 mai 1925, sont élus conseillers : Authier, Pauliat, Picot, Lacorre, Frugier, Jouhaud, Debord, Dezon, Béchade, Sanciaud, Boutaud Lacombe, Faucher, Bonnet, Rebeyrol, Duroux, Queyroi, Barret, Jourde, Laspougeas, Chirol, Redon.

BOUTAUD LACOMBE est élu Maire, Rebeyrol et Sanciaud, Adjoints.

 

Les présidents

1985 – 1987: Claude OLIVERO

1987 – 1993: Gilbert JOACHIM

1993- 1995: Lucien MAZIERE

1995 – 2008 : Jean Pierre TIGOULET

Saison 1985 – 1986

L’équipe A conserve sa place en 1ère division de district, l’équipe B descend en P2, l’équipe C a réalisé un bon parcours en 3ème division terminant à la deuxième place de sa poule et la meilleure attaque de toute les équipes de sa division.

 

Le 30 mai 1986 l’A.G. a élu le bureau suivant :

Président : Claude OLIVERO

Vice-Président : Marcel ALLEMAND

Trésorier : Paul LACORE

Trésorier adjoint : Jean Pierre TIGOULET

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint : Pierre AUDOUIN

Le Limoges FC qui évolue alors en D2 développe des clubs de supporters dans les clubs du département. Pour la création de l’antenne à Nexon plusieurs joueurs ont accompagné Charly Jean, parrain de l’antenne.

Le Populaire, 3 juillet 1985

Le Populaire 3 octobre 1985

 

Saison 1986 – 1987

3 équipes Seniors ont été engagées et 5 équipes de jeunes. Patrice Valette, ancien joueur de l’ASN est maintenant entraineur.

Saison 1987 – 1988

Les poussins remportent le titre de champion de la Haute-Vienne en minimes

Président : Gilbert JOACHIM

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Jean Pierre AUDOIN

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

 

Saison 1988 – 1989

Trois équipes seniors : l’équipe A conserve sa place en promotion de 1ère division, l’équipe B accède à la 2ème division.

Pour être présent dans toutes les catégories de jeunes le club a réalisé une entente avec Solignac (juniors) et St Priest Ligoure (cadets et minimes)

Bernard SADRY entraîne l’équipe première.

 

Saison 1989 – 1990

Trois équipes seniors : promotion de 1ère division, promotion de 2ème division, 3ème division.

Président : Gilbert JOACHIM

Vice-président : Claude OLIVERO, Gérard DEDIEU

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUIS, A. FANTON, M. GIBAUD, A. HYVERNAUD, L. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, P. VALETTE.

 

Saison 1990 – 1991

L’ASN comptait 162 licenciés et a engagé 11 équipes dans les différents championnats.

L’équipe B obtient le titre de champion de la Haute-Vienne en troisième division et accède à la promotion de deuxième division.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et M. GIBAUD

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUY, R. DUPUY, S. DUTHEIL, A. FANTON, G. GAUTHIER, A. HYVERNAUD, J.J. JAVERLIAT, L.D. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, D. SAZERAT, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

 

Saison 1991 – 1992

Le club comptait 143 licenciés et avait engagé 10 équipes dans les différents championnats. L’équipe 1 termine à la 5ème place. Les minimes, en entente avec La Meyze, obtiennent le titre de champion de la Haute-Vienne

 

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

Membres : E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, Mme M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, S. DUTHEIL, B. FOUGERAS, G. GAUTHIER, G. GARLANDIER, G. GIBAUD, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, Mme E. JOACHIM, J.C. LATHIERE, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, Mme J. OLIVERO, B. PENOT, D. SAZERAT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

 

Saison 1992 – 1993

Les effectifs sont toujours aussi nombreux puisque le club enregistre 147 licenciés. Malgré cela les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. L’équipe première descend de première division. Les deux équipes réservent terminent à la 2ème place. G. JOACHIM quitte le club et démissionne de la présidence.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

 

Saison 1993 – 1994

Seulement 2 équipes seniors sont engagées. Une entente est conclue avec les clubs de La Roche l’Abeille et Saint Priest Ligoure pour les jeunes.

Président : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Pierre AUDOIN

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaire adjoint : Jean Pierre ADAM

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Dominique BRETON

Membres : E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, D. DITLECADET, M. DELOMENIE, Y. DUMAINE, P. JAMIN, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, J. OLIVERO, C. OLIVERO, B. PERROT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE, M.F. VOISIN.

 

Saison 1994 – 1995

Jean Pierre TIGOULET revient à la présidence et Jacques BARRY devient entraineur.

L’équipe première accède à la division supérieure

 

Saison 1995 – 1996

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents : Lucien MAZIERE et Claude OLIVERO

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Jean Pierre ADAM et Martine ROUGERIE

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

 

Saison 1996 – 1997

 

Saison 1997-1998

L’équipe A qui évolue en première division termine 6ème de sa poule. L’équipe B monte en deuxième division. L’équipe C termine à la 4ème place de sa poule de troisième division.

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

 

Saison 1998 – 1999

C’est la saison du cinquantenaire du club. L’équipe 1ère accède à la division d’Excellence, l’équipe B est reléguée en 2ème division et l’équipe C monte en promotion de deuxième division.

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Jacques BARRY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Frédéric BOSSELUT, Dominique BRETON, Gilles COUADE, Michel DELOMENIE, Daniel DITLECADET, Raymond DUGUET, Anibal FERREIRA, Henri GUYOT, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Paul LACORE, Jean-Pierre LATOUR, André LEYMARIE, Jean-Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Jacqueline OLIVERO, Jean-Michel PRADEAU, Claude VALARY, Pierre VERDEJO, Maurice VILLENEUVE, Marie-France VOISIN.

L’entraîneur est Jacques BARRY.

 

Le 29 mai 1999, à l’occasion des cinquante ans du club, le stade qui était jusqu’alors appelé « Stade municipal » devient « Stade Robert Herbin ».

Robert HERBIN a honoré de sa présence la manifestation. Ancien joueur professionnel et entraîneur de football Robert HERBIN est né à Paris en 1939. Il entre en 1957 à l’A.S. Saint Étienne ou il a été l’un des piliers de la première génération du grand Saint-Étienne, quadruple champion de France consécutif de 1967 à 1970. En 1972, il se retrouve, à trente-trois ans, l’un des plus jeunes entraîneurs de France. Sous sa férule les Verts restent au sommet du football français jusqu’en 1981, année de leur dernier titre de champion à ce jour. Il a été sélectionné 23 en équipe de France.

 

Robert Herbin et Liliane Jamin, maire de Nexon devant le ruban.

Liliane Jamin, maire, Robert Herbin, Guy Boutinaud, président du district, Jean Pierre Tigoulet

 

Saison 1999-2000

L’équipe 1ère n’a pas réussi à conserver sa place en Excellence et redescend en première division. Elle a cependant réussi un beau parcours en coupe de la Haute-Vienne, éliminée en quart de finale par Cognac La Foret.

Après 6 années comme entraîneur Jacques BARRY quitte ce poste mais reste au club comme Vice-président délégué. Lucien MAZIERE quitte le club.

Les présidents

1972 – 1981 : Robert FOUILLAUD
1981 – 1983 : Jean Pierre TIGOULET
1983 – 1985 : Achille THEODORESCO

Saison 1972 – 1973

7 équipes sont engagées. 3 équipes seniors dont l’équipe première en Promotion d’Honneur. Elle affronte des équipes solidement implantées en PH comme l’ASPTT Limoges, Thiviers, Roumazières, Nontron, Aubusson, Tulle, Sarlat. Les 4 équipes de jeunes évoluent en junior, cadet, minime et pupille.

Mr LASPOUGEAS, trop pris par ses obligations professionnelles, renonce à la présidence. C’est Mr FOUILLAUD Robert qui prend en mains les destinées d’un Club qu’il connait bien.

Voici la composition du Comité de Direction pour 1972-1973

Présidents d’Honneur : Mr LONGEQUEUE André ; Mr BUSSIERE Jean ; Mr ADAM Léon

Président actif : Mr FOUILLAUD Robert

Vice-Présidents : Mr ADAM Jean Pierre ; Mr JARRY-LACOMBE Claude ; Mr NYS Lothaire

Secrétaire : Mr THOUREAU Albert

Trésorier : Mr LACORE Paul Jean

Membres : Mrs ANDRÉ. G. – BONNAUD. L. – BOYER, BUISSON. E.- CHAULET. A. – DEYZERALD. P.- DUGUET. R. – FAUCHER. J. – FRUGIER. L. – LASPERAS. B. – LASPOUGEAS. J. -LECOURNET. R. – LEMENAGER. J. – LIMOUSIN. M. – MAZABRAUD. E. – NOUILLAS. R. – PENAUD. R. – PICAT. B. – REBEYROL. A. – REBIERE. R. – ROUSSE. L. – ROUSSIN. F. – THOUMIEUX. R. – VILLENEUVE. A. – VILLENEUVE. R.

A la fin de la saison l’équipe première redescend en promotion de Ligue.

Le s équipes de Nexon et La Roche l’Abeille. Le Populaire 5 juin 1973

Saison 1973 – 1974

L’équipe première se maintien en Promotion de Ligue

Saison 1974 – 1975

Six équipes sont engagées : 3 en seniors et 3 en jeunes.

A la fin de la saison M. Duguet annonce qu’il ne s’occupera plus des jeunes. Ainsi prennent fin près de 20 ans auprès de l’ASN.

Saison 1975 – 1976

 

Saison 1976 – 1977

L’équipe première accède de nouveau à la Promotion d’Honneur.

Fiche de l’ASN dans « Guide du Football dans le centre Ouest  » de Roland CHATARD 1978

 

Pour la première fois les joueurs vont porter des maillots arborant la marque d’une entreprise ; Depuis quelques années le sponsorisme a fait son apparition dans le monde du football professionnel. Dans le districts les clubs cherchent eux aussi à obtenir des jeux de maillots gratuits. La présence à Nexon de M. ALLEMAND, cadre à la SNCF, permet au club d’obtenir des maillots offerts par la SERNAM, filiale de la SNCF.

Marcel ALLEMAND offre les maillots SERNAM

 

L’équipe avec ses nouveaux maillots. 

Albert MORELON a fait venir de Limoges un jeune attaquant, Pierre SORIA. Je le retrouverai, quelques années plus tard, entraineur au Limoges FC.

A la fin de la saison A. MORELON quitte l’ASN

 

Saison 1977 – 1978

L’équipe première n’a pas pu se maintenir en Promotion d’honneur et rejoindra en 1978-79 la Promotion de Ligue. L’équipe réserve s’est maintenue sans difficulté en 2ème division, l’équipe 3 a eu plus de mal à conserver sa place en Promotion de 2ème division. Les quatre équipes de jeunes se sont bien comportées.

L’A.G. du 6 juin 1978 a reconduit le bureau ainsi constitué :

Président : Monsieur Robert-FOUILLAUD

Vice-Présidents : Monsieur ADAM Jean Pierre, Monsieur JARRY-LACOMBE Claude, Monsieur MAZABRAUD Edmond

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Guy BONNET

Secrétaire : Monsieur Albert THOUREAU

Secrétaire adjoint : Monsieur CANUT

 

Saison 1978 – 1979

Les équipes seniors se maintiennent sans difficultés dans leurs divisions respectives. L’équipe fanion a été éliminée en demi-finale de la coupe de la Haute-Vienne par l’ASPTT Limoges qui évolue en 4ème division nationale.

On note une forte progression du nombre des jeunes pupilles et poussins désirant pratiquer le football.

 

Saison 1979 – 1980

L’ASN a engagé 10 équipes : 4 en seniors et 6 en jeunes.

L’équipe première termine à la 6ème place de sa poule en promotion de Ligue. L’équipe B termine à 6ème place de sa poule en deuxième division et l’équipe C assure son maintien en P2.

En jeunes l’équipe des Juniors termine première de sa poule.

L’A.G. du 13 juin renouvelle sa confiance à l’équipe dirigeante.

 

Saison 1980 – 1981

Parmi les 4 équipes senior, seule l’équipe C n’a pas pu éviter la relégation. Elle évoluera en 3ème division.

Robert Fouillaud qui assurait la présidence du club depuis 7 ans a souhaité prendre du recul. L’A.G. du 13 juin a élu un nouveau Comité de Direction :

Présidents d’honneur : Messieurs André LONGEQUEUE et Léon ADAM

Président : Monsieur Jean Pierre TIGOULET

Vice-Présidents : Messieurs Jean Pierre ADAM, Claude JARRY-LACOMBE, Marcel ALLEMAND

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Alain FANTON

Secrétaire : Monsieur Jean Marie DEXET

Secrétaire adjoint : Monsieur Albert THOUREAU

Membres : Messieurs ANDRE Georges, BONNET Gérard, BONNET Guy, BONNAUD Raymond, CHADELAUD Jean Marie, CHAULET André, COUQUET Jean-Pierre, DOUDET Didier, DUPUY, André, DUVERNEIX Claude, DEYZERALD Pierre, FAUCHER Julien, GAUTHIER Philippe, JAMIN Patrice, GUYONNAUD André, LABREGERE Gaston, LASPOUGEAS Christian, LIMOUSIN Guy, LIMOUSIN Maurice, PENOT Maurice, PICAT Bernard, PARTHONNAUD Jean-Marie, RANGER Patrick, REBIERE René, ROUSSIN Fernand, THOUMIEUX Raymond, VILLALPANDO François.

 

Saison 1981 – 1982

Saison 1982 – 1983

L’équipe première se maintient difficilement en promotion de Ligue. Les deux autres équipes seniors se maintiennent. Il a fallu pour cela que l’équipe junior déclare forfait à la mi championnat pour pallier les indisponibilités dans les équipes A et B.

L’entraîneur, Christian BALESTRAT, continue la saison prochaine.

Au cours de l’A.G. du 24 juin 1983 le Comité de direction a été légèrement modifié :

Présidents d’honneur : Messieurs André LONGEQUEUE et Léon ADAM

Président : Monsieur Achille THEODORESCO

Vice-Présidents : Messieurs Marcel ALLEMAND, Claude JARRY-LACOMBE, Jean Pierre TIGOULET

Trésorier : Monsieur Paul LACORE

Trésorier adjoint : Monsieur Raymond BONNAUD

Secrétaire : Monsieur Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint : Monsieur Eric ASTIER

 

Saison 1983 – 1984

L’école de foot à 2 ans. Elle réunit plus de 50 jeunes encadrés par leurs aînés : COUQUET, JAMIN, ASTIER, LATOUR, TIGOULET, DEBORD.

Au cours de l’année 1928 Messieurs Marcel Bennet, Fernand Malinvaud, Edmond Charles-Lavauzelle, Gaston Edoux et quelques autres décidèrent de créer l’Aéro-club du Limousin dont la déclaration est publiée au journal officiel du 9 janvier 1929. Le club utilisait le terrain du Mas de L’Age à Couzeix  qui appartenait à l’armée et servait pour l’entraînement du régiment de cavalerie.

Le club s’est rapidement développé et en 1933 il a déménagé pour s’installer à Feytiat où il restera jusqu’en 1973 pour aller ensuite sur le nouvel aéroport de Bellegarde.

Pour faire connaitre l’aviation l’Aéro-club organisait des meetings dans les communes du Limousin et c’est ainsi que celui de Nexon était prévu le dimanche 8 octobre 1933.

Le Populaire du Centre a annoncé le meeting a de nombreuses reprises dans la presse. Ainsi le 1er octobre le journal publie la liste des pilotes et des avions qui seront présentés. A cette époque les pilotes, sans être les héros qu’ils furent pendant la guerre de 1914-1918, bénéficient d’une image flatteuse dans le grand public qui les connait par leurs noms.

« Nous sommes -heureux de publier aujourd’hui la liste des pilotes et des appareils dont on pourra bientôt admirer les prouesses :

Le Président de l’Aéro-Club du Limousin sur Mauboussin dernier type moteur Pop-Joyce.

Desseins, vice-président de l’Aéro-club du Limousin sur Caudron Phalène de grand tourisme avec moteur Renault Bengali 145 HP.

Delaty, détenteur de la coupe Military Zénith 1930 sur Morane d’acrobatie moteur Lorraine 150 HP.

Denis, venant de terminer avec succès le tour de France aérien sur Caudron Luciole, moteur Renault.

Couyaud, pilote de l’Aéro-Club du Limousin, sur le Potez 36 « Ville de Limoges »

Haeselaer, sur son avion Caudron Luciole moteur Renault.

Une belle équipe qui laisse présager du beau sport. » Le Populaire 1er octobre 1933.

A-Les avions présentés 

Mauboussin n’est le fabriquant d’avions le plus connu car son activité n’a duré que quelques années. C’est Pierre Mauboussin, fils du célèbre joaillier de la place Vendôme, né en 1900, qui va construire son propre avion. Il en confie les commandes à Charles Fauvel qui détiendra plusieurs records internationaux de vitesse en 1930. Dès 1932 Pierre Mauboussin ne construit que des avions de sport. C’est sur un Mauboussin qu’Hélène Boucher, la célèbre pilote limousine, battra le record du monde d’altitude féminin, le 2 aout 1933 avec une hauteur de 5 900 mètres.

Les avions Caudron sont nés en août 1908 lorsque les frères Caudron Gaston et René des fils d’agriculteurs, entreprirent la construction de leur premier appareil. Les performances de leurs machines n’ont cessé de s’améliorer. En 1916 on comptait 141 Caudron G3 utilisés comme avion de réglage de tir d’artillerie et pour la reconnaissance. On passa ensuite au G4 qui fut doté de mitrailleuses, puis au G5… Après la guerre, les pilotes démobilisés ne se résignent pas à l’inactivité et se lancent dans la conquête des destinations de plus en plus lointaines.

Le Caudron Phalène est un appareil de tourisme monoplan à aile haute et train fixe conçu en 1930, par Paul Deville. Construit majoritairement en bois il fait son premier vol en Mars 1932. Il connut rapidement un certain succès en France et à l’étranger, notamment grâce aux nombreux raids organisés pour sa promotion et de ce fait on le retrouvera dans de nombreux Aéro-clubs

En proie à de graves difficultés financières, menacée de disparition, la firme de René Caudron fut sauvée par Louis Renault qui accepta de développer un département aviation. La société Caudron-Renault naquit le 1er juillet 1933.

Caudron C 280

 

Morane-Saulnier est une entreprise de construction aéronautique française fondée en 1910 par les frères Léon et Robert Morane. Le Morane-Saulnier MS-230 était un monoplan biplace qui fut le principal avion d’entraînement militaire français de l’entre-deux guerres et qui fut également très utilisé par l’aviation civile.

 

Le Caudron Luciole moteur Renault est un avion de tourisme, de sport aériens et d’entraînement produit en France dans les années 1930 qui dérive du C.230. Il eut un immense succès avec plus de 700 machines construites (modèle de base et variantes) en une décennie, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Exemplaire du musée du Bourget.

Le Potez 36 était un monoplan de tourisme construit par la société Potez de 1929 à 1933. Cet appareil est considéré comme celui qui a réellement donné naissance à l’aviation de tourisme dans les années 1930

Potez 36 « Ville de Limoges »

 

B-Le dimanche 8 décembre le Populaire du Centre annonçait le meeting :

Le Populaire du Centre 8 octobre 1933

« Le meeting qu’organise l’Aéroclub du Limousin, aujourd’hui dimanche à Nexon, va remporter un grand succès.

Les appareils sont prêts, les mécaniciens parachèvent la mise au point des moteurs et ces belles machines n’attendent que l’heure pour s’envoler et nous intéresser.

Un magnifique appareil, sortant tout resplendissant d’usine, vient d’arriver sur le terrain de Feytiat, c’est le Caudron-Phalène de Pol Desseins, véritable berline aérienne, qu’un puissant moteur enlève à 180 kilomètres à l’heure, avec quatre passagers. Nexon aura la primeur de ses premiers envols.

Le Mauboussin, à la silhouette de libellule, légère et gracieuse, charmera nos regards par ses orbes délicats, sous la conduite habile du dévoué président de l’Aéro-Club du Limousin.

Au cours du meeting, un spectacle nouveau attend les spectateurs, il s’agit du polo aérien, dont voici les règles :

A 50 mètres de hauteur, chaque pilote jette un petit sac de sable, dont l’enveloppe porte sa couleur, en visant un cercle blanc dessiné sur le sol au milieu du terrain, et le plus adroit, ayant placé son sac le plus près du centre du but sera le gagnant d’une superbe plaquette.

Exercice difficile, car les appareils passent au-dessus de la cible à la vitesse de 40 ou 50 mètres par seconde, et il faut un coup d’œil précis ct des réflexes rapides pour réussir à la toucher.

Au programme, également, de belles séances d’acrobatie sont assurées par Delaty, très entraîné par tous ses vols de la saison sur Morane 150 CV.

Enfin tous les appareils avec le Potez 36 « Ville de Limoges », piloté par Couyaud, le Caudron-Luciole d’Haeselaer se livreront à une fantasia aérienne : retournements, piques, chandelles, se terminant par un impeccable vol de groupe.

Nos concitoyens profiteront nombreux des derniers beaux jours de la saison, pour se rendre au meeting de Nexon, qui commencera à 14 h. 30, au terrain de la Seyne.

Prix des places : 3, 5 et 10 francs, sur lesquels les membres de l’Aéroclub du Limousin bénéficieront d’une réduction de 50 p. 100 sur présentation de leur carte.

La vente des billets s’effectue à l’hôtel Charreix, à Nexon.

Les baptêmes de l’air auront lieu ce matin sur le terrain de la Seyne.

En cas de très mauvais temps après-midi, le meeting sera remis à huitaine. » Le Populaire, dimanche 8 octobre 1933

B- La fête est annulée

Le dimanche 8 octobre il faisait mauvais temps et le brouillard empêchait les avions de décoller. Le meeting a été reporté au dimanche suivant comme l’annonce Le Populaire le 11 octobre :

« La fête aérienne à Nexon

L’Aéro-Club du Limousin qui regrette vivement de n’avoir pu donner, par suite du mauvais temps qui a sévi toute la matinée, sa fête aérienne dimanche dernier, est heureux d’annoncer qu’il a prévu pour dimanche prochain, à 14 h. 30, sur le magnifique terrain de la Seyne, un programme extrêmement intéressant et varié.

Au nombreux public qui se pressera dans les enceintes, il présentera également divers modèles d’avions modernes, tels que Caudron Luciole et Phalène, Mauboussin, Potez, Morane et Farman.

Cette fête, organisée dans un but de propagande aérienne et au profit de l’Aéro-Club du Limousin, est donc assurée du plus grand succès. » Le Populaire 11 octobre 1933

C- La fête aura lieu le 15 octobre

Le samedi 14 et le dimanche 15 octobre Le Populaire rappelle que la fête aura lieu et en redonne le programme.

« La grande fête aérienne de Nexon

Nous voici à la veille de la grande fête de Nexon, qui se déroulera de façon magnifique dimanche 15 octobre à partir de 14 h. 30 sur le terrain de la Seyne. Elle aura lieu même si le temps devait être maussade, car les populations de la région sont impatientes d’assister à une telle manifestation. Et d’ailleurs tout fait espérer qu’un soleil radieux viendra s’ajouter à son éclat.

Nous avons déjà annoncé la présence d’avions nouveaux, précisément le grand pilote limousin Pol Desselas a ramené hier de Paris une berline aérienne au moteur puissant et aménagée pour transporter confortablement plusieurs passagers, tous pourront non seulement admirer en vol ce grand oiseau, mais l’approcher au sol et examiner tous les détails de cette nouvelle construction.

Nous applaudirons aussi l’excellent pilote Delaty, victorieux de la Coupe Zenith 1931 et qui nous fera frissonner par l’audace de ses vols.

Et nous- en applaudirons bien d’autres, car en dehors de ceux que compte l’Aéro-Club du Limousin, on nous annonce également la venue d’un pilote de très haute classe qui arrivera ce soir de Paris. Nous ne pouvons donc qu’encourager la population à se presser nombreuse dans les enceintes qui lui ont été réservées sur le terrain à l’occasion de cette importante manifestation. » Le Populaire samedi 14 octobre 1933

 

« Le Meeting aérien de Nexon

C’est cet après-midi, à 14 h. 30, que l’Aéro-Club du Limousin ouvrira à Nexon, sur le terrain de la Seyne, son dernier meeting de la saison, que le mauvais temps l’a obligé à remettre dimanche dernier.

Tout est prêt à l’aérodrome de Feytiat pour assurer l’envol de l’escadrille qui ira, dans quelques heures, passionner les nombreux spectateurs venus pour l’applaudir.

Aux mains de leurs audacieux pilotes, les magnifiques appareils, dont plusieurs sortent d’usine, vont donner la mesure de l’importance prise par l’aviation dans notre région.

Il est particulièrement heureux que Nicole, chef pilote des avions Mauboussin, vainqueur du Tour d’Europe 1932 et gagnant du splendide trophée qu’est la coupe de vitesse du Tour de France 1931, ait pu faire un bond de Paris à Nexon pour régaler nos yeux de ses prouesses acrobatiques.

Il sera le fleuron de la belle équipe de pilotes de grande classe dont nous avons publié les exploits et qui, à la fin d’une saison bien remplie, voudront se livrer une dernière fois aux plus audacieuses fantaisies.

Rappelons que les membres de l’Aéro-Club du Limousin bénéficieront d’une réduction de 50 %, après présentation de leur carte, sur le prix des places à 3, 5 et 10 francs.

Toutes les cartes distribuées pour dimanche dernier restent valables.

Baptêmes de l’air sur le terrain à partir de 10 heures. » Le Populaire du Centre 1933/10/15

 

Ce dimanche l’équipe de rugby de l’U.S. Nexon disputait un match contre la Section Athlétique et Universitaire de Limoges (S.A.U.L). Pour permettre aux spectateurs et joueurs d’assister au meeting d’aviation, le coup d’envoi a été avancé à 12 heures 30 précises.

 

D- La fête a eu lieu

Dans son numéro du 17 octobre en dresse le bilan :

« La fête aérienne de Nexon

Malgré un temps très menaçant beaucoup de brume et même quelques averses, l’Aéro-Club du Limousin a donné dimanche la fête aérienne qu’il avait décidé d’organiser à Nexon, sur le terrain de la Seyne, aimablement mis à sa disposition par M. Georges de Nexon ; elle avait d’ailleurs attiré beaucoup de monde et obtint un beau succès.

  1. Ed. Charles-Lavauzelle, président de l’Aéro-Club ; Pol Desselas, vice-président ; Raoul Delaty et Germain Couyaud, se dépensèrent sans compter, ainsi d’ailleurs que tous les membres du comité.

Les pilotes Nicolle et Denis, tous les deux attendus de Paris, ce dernier ramenant un nouvel appareil, ne purent malheureusement franchir, malgré plusieurs tentatives, le mur de brume et de nuages qui enveloppait les monts du Limousin ; c’est ainsi que M. Denis n’atterrit qu’à 17 heures 15 à Limoges.

 

En dehors dos vols de présentation d’appareils, d’adresse et d’acrobatie qui furent remarquablement, effectués, les pilotes donnèrent de nombreux baptêmes de l’air aussi bien dimanche matin qu’en fin d’après-midi. Au cours de la manifestation, la fanfare de Nexon exécuta avec entrain plusieurs morceaux qui furent très appréciés.

Ce fut, en résumé, une belle fête de propagande aérienne que l’Aéro-Club ne manquera pas de renouveler.

P.-S. – L’Aéro-Club du Limousin nous prie de transmettre ses remerciements à la municipalité de Nexon et à la population pour l’accueil qu’elles lui ont réservé et qui lui est un précieux encouragement pour l’avenir. » Le Populaire Mardi 17 octobre 1933

 

Je n’ai pas trouvé de photos de ce meeting. Si vous en possédez ce sera avec plaisir que je les publierais.

Au 17ème et au 18ème siècles il ne devait pas y avoir d’hôtel à Nexon, seulement des auberges. En effets on ne voyage pas beaucoup à cette époque car les seuls moyens de déplacement sont la marche à pied ou le cheval.

On se déplace pour aller aux foires et aux marchés ou pour des pèlerinages comme celui de Saint Jacques de Compostelle. L’hébergement des gens qui se déplacent est, soit le résultat de l’hospitalité, une valeur fort développée alors, soit un gite offert par le clergé dans les monastères, soit par des commerçants qui exploitent des auberges le long des routes pour que les voyageurs puissent faire reposer leurs chevaux. Les relais de poste s’échelonnent tous les vingt kilomètres entre les grandes villes. Rien de tout cela à Nexon.

1-Les hôtels avant 1861

On a une idée de la manière dont on se logeait juste avant la Révolution française grâce au récit de M. de VERNEILH-PUIRASEAU. Né à Nexon le 29 juillet 1756 dans une famille de l’aristocratie, il sera député de la Dordogne et préfet de la Corrèze et du Mont Blanc. Il a écrit « Mes souvenirs de 75 ans » publiés en 1836 où Il raconte sa vie. Il fit ses études de droit à Toulouse et chaque année jusqu’à la fin de ses études il fit les voyages de Nexon à Toulouse et retour. Il faisait le trajet en partie à pied et en partie à cheval, faisant étape dans des auberges et des hôtels ou bien il frappait à la porte d’une congrégation religieuse ou chez un ami de sa famille. Les lignes qui suivent décrivent quelques-uns de ses voyages au cours desquels il fut amené à coucher à l’hôtel.

Le premier voyage à Toulouse s’effectue avec cinq autres étudiants au départ de Saint Yrieix avec un messager chargé de ramener les montures. Il écrit : « Au moment de notre séparation, après m`avoir donné de sages conseils, il [mon père] me remit quinze louis d’or et quelques écus pour le voyage, puis les yeux gonflés de larmes, il me serra tendrement dans ses bras en me comblent de ses vœux. Mon bon oncle me donna ses pistolets, et déjà je portais un couteau de chasse ; enfin nous voilà partis. Cette nombreuse cavalcade, dans des chemins de traverse, ne manquait pas de faire une certaine sensation, flatteuse surtout pour des écoliers. Nous cheminâmes ainsi, à petites journées, en passant d’abord près du château d’Hautefort… L’hôte de cette dernière ville fut un peu embarrassé pour nous recevoir, pour nous donner à souper et surtout à coucher. Le lendemain nous fûmes dédommagés par un beau jour : en traversant le vaste plateau qui sépare Gourdon de Pont-de-Rodes, où nous allions rejoindre la grande route de Paris à Toulouse, nous apercevions dans le lointain, au sud-ouest, la chaine imposante des Pyrénées, couvertes de neiges. […] En arrivant à Toulouse, la jeune cavalcade descendit un peu au-delà de la porte Matabiau, devant un petit hôtel, déjà connu de presque tous mes compagnons de voyage. Il était tenu par une bonne vieille appelée madame Laurelian. C’était la pension la plus ordinaire des étudiants limousins ». (Pages 37-38)

Le retour de Toulouse à Nexon

« Nous voilà désormais tous trois, nos épées en bandoulière, cheminant à pied vers Montauban ; et c’était aux premiers jours de juillet. Nous n’y pûmes arriver que le lendemain, de grand soleil, bien poudreux et bien fatigués. Notre premier soin fut de nous mettre au lit, après avoir commandé un bon souper pour les six heures du soir, et prie notre hôte de s’informer si nous pourrions trouver une voiture d’occasion pour Cahors.

Notre hôte n’avait pu découvrir aucune voiture d’occasion ; le service des diligences n’était pas connu encore ; il fallut nous remettre à cheminer comme la veille, marchant la nuit et dormant une partie du jour. La seule bonne fortune que nous eûmes durant ce pénible voyage, ce fut une voiture de retour, à vide, dans laquelle nous fîmes quelques dix lieues : et cela n’avait fait que nous gâter. Etant parvenus au pénultième relais, en deçà de Brive, par un temps chaud et lourd, l’idée nous vint de prendra la poste à franc étrier ; et bien vite, chacun de nous enjamba son bidet. Ainsi nous courions la poste en culottes courtes, sans bottes ni éperons, nos épées en bandoulière et bien halés par le soleil. Au bout du second relais, nous voilà enfin aux portes de Brive. C’était le soir, il faisait beau ; au lieu d’aller modestement descendre chez notre hôte ordinaire (hôtel de Toulouse), nous eûmes la fantaisie de vouloir faire au galop tout le tour des boulevards de cette jolie ville… J’avais trouvé à l’hôtel le cheval de mon père : il m’y attendait depuis trois ou quatre jours, et le domestique s’en était retourne. Je me séparai à regret de mes deux amis, après les avoir bien remerciés de leur extrême complaisance. » (Pages 44-45)

Nexon n’est pas un lieu de passage, la grand route de Limoges à Saint Yrieix passe à La Plaine. Il n’y a donc pas de relais de poste, mais des auberges ou les gens se retrouvent les jours de marché et les jours de fête.

2- Les hôtels de 1861 à 1925.

Pourquoi cette date ? parce que le 26 aout 1961 la ligne de chemin de fer Limoges-Périgueux est inaugurée. Les premiers voyageurs arrivent à la gare de Nexon. Le 20 décembre 1875 c’est autour de la ligne Limoges-Brive d’entrer en service.

Le train est la cause de la première révolution dans les déplacements. Il entraine un très important développement des échanges en permettant le transport de marchandises lourdes et volumineuses et il permet aux gens d’aller rapidement d’un point à un autre. Nexon a la chance qu’une gare ait été construite, certes en dehors du bourg, mais le trafic ferroviaire va générer une nouvelle activité qui va profiter à la fois au quartier de la gare et au bourg.

Le premier document que j’ai trouvé faisant référence à un hôtel à Nexon est une annonce publiée le 23 août 1884 dans le Courrier du Centre : « A LOUER, le Grand Café de la Patrie, Nexon (Haute-Vienne) ; immense matériel. Ce vaste établissement, le mieux situé de la ville, se compose de nombreux Appartements et peut servir pour un hôtel. — S’adresser à M. Boutaud-Lacombe, notaire à Nexon. » Le propriétaire du Grand café de la Patrie pense donc que son établissement peut devenir un hôtel.

En 1886 il y a le Grand Hôtel de Nexon dont le propriétaire est A-F RABY.

L’activité de l’hôtellerie va connaitre un développement rapide puisqu’en 1905 il y avait 8 hôtels à Nexon : l’hôtel de la gare, l’hôtel de France, l’hôtel des Voyageurs, l’hôtel de la Poste, l’hôtel du Faisan, l’hôtel du champ de foire, l’hôtel du Nord et l’hôtel du Commerce.

-Jean BONNET est le propriétaire de l’hôtel de la gare ; La famille BONNET développe un commerce de produits du sol, principalement des pommes de terre et des céréales.

Les hôtels de la gare

– Mme Vve BOURDEIX, hôtel de France ;

L’hôtel est situé rue du centre, actuelle rue Victor Hugo. La famille Bourdeix tient une pâtisserie, alors réputée et l’hôtel de France. Elle est également connue pour ses conserves de gibiers.

Cette photographie ainsi que la vignette datent d’avant 1914, époque ou il n’y a que très peu d’automobiles. Les gens se déplacent en calèches aussi il faut que l’hôtel possède une écurie et une remise pour les voyageurs. Ces mentions sont peintes sur la façade et figurent sur l’étiquette de promotion.

– François CHATARD, hôtel des Voyageurs ;

-DEFAYE, hôtel de la Poste ;

– L. DESMAISON, hôtel du Faisan ;

– GUYOT, hôtel du champ de foire ;

– LAUZEILLE, hôtel du Nord. En 1900 Madame Lauzeille, dont le mari est marchand de vin à la même adresse, est la patronne de l’Hôtel du Nord, puis c’est son fils Jean Baptiste qui en devient le patron en 1905.

-Au début des années 1900 M. PRUGNY est propriétaire de l’hôtel du Commerce, rue du Nord, actuelle rue Gambetta puis c’est Prosper LAPLAUD qui l’exploite en même temps qu’il est sellier-bourrelier.

3- Les hôtels de 1925 à 1970.

Une nouvelle révolution a eu lieu en matière de transport : le développement de l’automobile. La combinaison du train et de l’automobile favorise le développement de l’activité économique et le nombre d’hôtels augmente. L’annuaire DUMONT de 1934 en recense 12 : Louis BEYRAND, hôtel de la Gare ; Raymond BOURDEIX, hôtel de France ; Jean CHAMBON, hôtel de l’avenue de la gare ; Jean COUDERT, hôtel des Voyageurs ; Pierre DESCUBES ; Louis DESMAISON, hôtel du Faisan ; François GOURINCHAS, hôtel du Commerce ; GUYOT ; LEYMARIE, hôtel du Nord ; Paul MORELLO, route de Biard ; Jean NOUAILHAS, hôtel du champ de foire ; Emile LATHIERE, Buffet de la gare. 9 ont un nom d’hôtel et 3 un nom de personne. Il s’agit sans doute de quelques chambres disponibles dans une maison de maitre comme celle de Paul MORELLO, marchand de vin en gros route de Biard dont le commerce sera repris par A. REBIERE.

L’hôtel du Nord est maintenant la propriété de Monsieur Leymarie qui est en même temps entrepreneur de travaux publics et transporteur.

L’hôtel du Commerce est tenu par François GOURINCHAS qui exploite en même temps une épicerie au nom du « Planteur de Caïffa ».

L’hôtel de l’avenue de la gare fait une publicité dans l’annuaire Dumont de 1934 ou il met en avant sa salle des fêtes, son cinéma, son salon particulier et son billard russe.

Juste à la fin des années 1930 l’hôtel de la Poste disparaît et l’ensemble du bâtiment devient une grande épicerie. Sur la place, la boulangerie Pressicaud a été démolie et à la place un nouveau bâtiment abrite le « café Moderne » qui fait également hôtel et restaurant. Il est tenu par la famille MASSY.

 

Après la fin de la guerre l’hôtel de France ferme ainsi que l’hôtel de l’avenue de la gare et le mouvement va s’accélérer à partir de 1950. Les voyageurs, qu’ils soient des professionnels ou des touristes veulent retrouver dans l’hôtel où ils séjournent le confort qu’ils ont chez eux.   Très peu de patrons d’hôtels ruraux ont pu réaliser les investissements nécessaires à obtenir un classement tel qu’il est défini par l’arrêté du 24 juin 1950. En effet à partir de cette date, pour la première fois, les hôtels pouvaient se voir attribuer entre une et quatre étoiles selon la présence de salle de bain ou de toilettes dans les chambres, la qualité des installations, les équipements (ascenseur, téléphone…). L’hôtel du Nord, l’hôtel du commerce… vont fermer.

A la gare la fin des foires et la diminution du trafic de marchandises à la gare du fait du développement des transports par camions font perdre de l’activité. La SNCF en avait bien conscience puisqu’elle créait en 1970 le Service National de Messagerie (SERNAM) qui devint une filiale en 2002 avant d’être privatisé en 2005. Les hôtels de la gare périclitent et ferment les uns après les autres. Dans le bourg l’activité hôtelière baisse également, comme dans toutes les communes rurales.

Il ne reste aujourd’hui aucun hôtel à Nexon. Le gout des consommateurs a changé. L’hôtellerie de plein air, c’est-à-dire les campings sont devenus la première forme d’hébergement touristique. Les communes ont aménagé des huttes sur les campings, les chambres d’hôtes, les gites ont remplacés les vieux hôtels…

des professionnels ou des touristes veulent retrouver dans l’hôtel où ils séjournent le confort qu’ils ont chez eux.   Très peu de patrons d’hôtels ruraux ont pu réaliser les investissements nécessaires à obtenir un classement tel qu’il est défini par l’arrêté du 24 juin 1950. En effet à partir de cette date, pour la première fois, les hôtels pouvaient se voir attribuer entre une et quatre étoiles selon la présence de salle de bain ou de toilettes dans les chambres, la qualité des installations, les équipements (ascenseur, téléphone…). L’hôtel du Nord, l’hôtel du commerce… vont fermer.

A la gare la fin des foires et la diminution du trafic de marchandises à la gare du fait du développement des transports par camions font perdre de l’activité. La SNCF en avait bien conscience puisqu’elle créait en 1970 le Service National de Messagerie (SERNAM) qui devint une filiale en 2002 avant d’être privatisé en 2005. Les hôtels de la gare périclitent et ferment les uns après les autres. Dans le bourg l’activité hôtelière baisse également, comme dans toutes les communes rurales.

Il ne reste aujourd’hui aucun hôtel à Nexon. Le gout des consommateurs a changé. L’hôtellerie de plein air, c’est-à-dire les campings sont devenus la première forme d’hébergement touristique. Les communes ont aménagé des huttes sur les campings, les chambres d’hôtes, les gites ont remplacés les vieux hôtels…

La manufacture de chaussures ADAM

Jean Baptiste ADAM, né à Nexon le 1er mai 1872 était cordonnier rue du Nord (rue Gambetta aujourd’hui) à Nexon. Son fils, Albert ADAM, né à Nexon le 4 mars 1899, travaillait avec son père. Sa femme, Marie ROUDIER, tenait le magasin de chaussures qui était attenant.

A la fin de la guerre de 14-18, Jean Baptiste ADAM décide de créer un atelier de fabrication de galoches, chaussures dont le dessus est en cuir et la semelle en bois. Ce sont des chaussures modernes pour la campagne et elles vont progressivement remplacer les sabots en bois. Il crée son atelier au bas de l’avenue de la gare, en descendant à droite. Le magasin de chaussure est racheté par M. ROUSSEAU, puis par M. BUISSON qui lui aussi fabriquait des galoches et ensuite par sa belle-fille.

M. ROUSSEAU et sa famille devant son magasin

 

Albert ADAM était associé de son père et s’occupait de la partie commerciale. Il démarchait les commerçants en chaussures pour écouler la production, on disait alors qu’il était voyageur de commerce.

Le 6 janvier 1928, 18 paires de bottes sont envoyées à un sabotier en Dordogne 

L’entreprise débute avec deux ou trois salariés et très rapidement l’effectif augmenta pour atteindre une cinquantaine d’ouvriers avant la guerre de 39-45. Parmi les clients l’usine compte la maison Heyraud. Les cuirs étaient teintés et vernis, et ils séchaient au soleil, dans la cour entre le trottoir et le mur de l’usine.

M. Adam, père est à l’extrême droite et son fils au centre.

En 1937, un incendie provoqué par des braises tombées du foyer d’une cuisinière de l’appartement situé sur partie de l’étage détruisit entièrement l’usine. On voyait les flammes et la lueur de l’incendie de très loin. Il paraît que la lueur était visible de Limoges. La chaleur était telle que les glaces et vitre du café IMBAUD situé en face, de l’autre côté de l’avenue, avaient éclaté et fondu.

Devant l’usine, quelques employés. A gauche René Lagorce, coupeur.

 

L’activité reprit dès l’achèvement des travaux de reconstruction. Pendant la guerre de 39-45 l’activité se réduit du fait de la baisse des commandes et parce qu’un certain nombre d’ouvriers qui avaient été mobilisés ont été fait prisonniers. L’usine fabriquait des bottes en cuir sur semelle de bois et des galoches.

Le 29 novembre 1942, 25 paires de bottes sont envoyées en Dordogne

Après la guerre la désaffection du public pour la galoche se fait jour. Elles deviennent principalement des chaussures de travail portées par les commerçants des halles à Limoges et maintenant par les personnels soignants dans les hôpitaux. Pour compenser cette baisse de production l’usine fabrique des sandalettes. Malgré cela l’activité décline lentement mais inexorablement. L’usine a été fermée au début de l’année 1961 et a été transformée en appartements.

Ceux qui y ont travaillé ont gardé le souvenir de patrons humains et soucieux du bien-être de leurs salariés. Josette, dont les parents travaillaient à l’usine me racontait qu’un arbre de Noel était organisé chaque année pour les enfants des salariés et pour sa communion solennelle elle a reçu une paire de chaussures blanches et elle a été invitée à passer une semaine de vacances dans la villa de la famille ADAM à Royan


M.BUISSON dans son atelier sous le regard de M. ADAM

Cette photo est extraite d’un article publié dans LIMOUSIN MAGAZINE, n° 172 de mai 1976. L’article est reproduit ci après :

UN CORDONNIER S’IL VOUS PLAIT !

Un petit escalier de bois dans un vétuste bâtiment à deux pas de la mairie de Nexon. Deux billots couverts de chutes de châtaignier. Des sabots alignés comme à la bataille sur des étagères où trônaient autrefois des produits pharmaceutiques… Dans cet univers où l’odeur du cuir de vache se mêle aux relents de colle et de bois, le temps a, depuis belle lurette, suspendu son vol.
M. BUISSON, coiffé de son béret auréolé de poussière, le tablier bleu noué autour de la taille, fabrique encore une centaine de paires de galoches par mois. Tandis que sa femme tient le magasin de chaussures, l’artisan de Nexon réalise l’assemblage des galoches en compagnie de M.ROUSSE qui vient apporter son aide au clouage des souliers quelques heures par jour. Préposé au bureau des P. et T. de la localité, l’homme se tourne vers le travail manuel quelques heures par semaine.

Si M. BUISSON maintient la ligne des ventes tant bien que mal, le « patron » est conscient de la grande misère de sa corporation. Songez en effet que la cité a perdu ses derniers cordonniers. Mme BUISSON se contente d’expédier vers Le Vigen les chaussures destinées à être ressemelées…
Là-bas, M. SADARNNAC joue un perpétuel  » one man show ». Adjoint au maire, ce dernier est, en effet, aux dires de Mme BUISSON assureur, cordonnier et… propriétaire d’un bureau de tabac. A l’ère de cette fameuse revalorisation du
travail manuel. il serait temps d’étudier la question. Et de redonner vie à des métiers qui ont leur raison d’être.

Dans son Dictionnaire historique et géographique de la Haute-Vienne édité par la maison par Ducourtieux en 1920, le chanoine André LECLER recense 43 villages ou hameaux pour la commune de Nexon. L’annuaire des mairies en compte plus de 80. L’orthographe des lieux-dits n’ayant jamais fait l’objet d’une normalisation on peut trouver diverses orthographes pour un même lieu.

Nous reprenons la plupart de ces lieux en essayant d’en donner l’étymologie. Leurs noms tirent leur origine d’une dizaine de sources dont les trois premières sont liées à la forme extérieure du sol (mont, puy…), à sa nature (bois, pierre, sable) ou à sa situation (belle vue, exposition au Midi…) ; on trouve ensuite les noms en relation avec l’eau (étang, rivières, sources…), avec les végétaux (foret, taillis, chêne…), avec les animaux (loup, renard…) ou avec les habitations (grange, moulin…) ou avec les chemins (embranchement, pont…). Des faits historiques, souvent militaires, contribuent également à nommer un lieu (Garde, temples…). Enfin il y a tous les lieux qui ont pris le nom de ceux qui y habitaient (chez Durand…) ou le nom de leur métier (moulin…) ou le nom de celui que l’on voulait honorer (saint X…).

Dans la liste suivante les noms en gras sont ceux qui figurent dans la liste du chanoine LECLER.

 

Villages de la commune de Nexon. 

Age (L’), (LAGE)* : Jean Baptiste de Verneilh était sieur de l’Age en 1550 et coseigneur de Nexon en 1595. Ce nom est issu du germanique « hagja » qui évoque une haie vive formant une clôture naturelle de protection ou de délimitation du domaine. Le nom du lieu est devenu un nom propre Delage et ses équivalent Delahaie, Delahaye.

Aixette ou Excette, (EXEPTE)*: awk (rivière) vient d’Aixe, nom du village ou la rivière Aixette se jette dans la Vienne.  Aixe, écrit « Axia » à l’époque carolingienne, pourrait dériver d’un nom de personnage latin, Axius.

Le village d’Aixette , croquis de Jacques Célérier (Nexon croqué, Office de Tourisme, 1999)

Sur la carte de Cassini de 1764 figurent 32 villages . Nous les signalons avec une astérisque et nous mettons entre parenthèse leur orthographe de l’époque quand elle est différente de celle d’aujourd’hui.

Artissie (L’), Larticie.

Beaurichard, Bostrichard. C’est le bois (bos en ancien français) de Richard. Ce hameau fait partie aujourd’hui de la commune de Meilhac.

Bel Air :  Les sens de beau lieu, éventuellement belle lande, se retrouve dans les noms Belair, Bellair.

Belle Jardinière (La). Même explication que Bel Air.

Bellevue. Même explication que Bel Air.

Biard : Fréquent en Normandie et en Bretagne c’est le plus souvent un nom de lieu en l’occurrence un verger, un enclos (begar en picard médiéval). C’est aussi un nom de famille dérivé de de bigard, bigardi, nom formé du préfixe « bi» qui signifie « près de » et « gard » « jardin » ce qui donne « jardin près de la maison ». D’un nom de lieu c’est devenu également le nom du propriétaire, Bigard, avec des diminutifs comme Biardeau, Biardeaud, Biardel, Biardot, Biardou, Biardoux.

Bommaresche, Bosmarèche. Le nom est composé de bois (bosc) et marécage (maresc). Est-ce aussi  Bois de Maréchal ?

Bonnetie, cette terre appartenait à la famille des Pousses.

Boule de Neige (La). Le bel arbuste qui porte ce nom, en fait un viorne obier, a une floraison si éclatante qu’il a donné son nom à la maison devant laquelle il était planté.

Brouillet (Le)*. Brouillet est un diminutif de Breuil, grand bois qui entoure un château. C’est donc un petit bois clôturé.

Champagnac*, ou Campagnac terres que possédait la maison des Pousses. On trouve ce nom dans le Cantal et il pourrait s’agir du domaine de Campanius, nom latin. Champagnat dans le Massif central est sans doute une variante de Champagnac.

Chantelauve. Le verbe chanter est souvent associé à des noms d’animaux pour désigner le lieu où l’on entend ces animaux chanter ou crier. C’est le cas avec Chanteloup, le lieu où hurle le loup et avec Chanteloube, Chantelouve, chantelauve, endroit ou hurle la louve.

Chez-Gerlou. La maison ou habitait Gerlou. Le gerlou est une sorte de palette utilisée pour retourner les galettes dans la poêle.

Clos de Nicot. Le terrain de Nicolas.

Combrouze ou Combrouse*. L’occitan Combrosa est un dérivé évolutif du gaulois comboros, qui désignait une rencontre et donc un confluent, la rencontre de deux vallées. Ce nom de lieu est assez fréquent en Auvergne et en Limousin ; Il a été donné à l’origine comme surnom aux personnes originaires de ces lieux.

Courdien ou Courdein (Le Cordein)*.

Croix de Leycuras (La), La Croix de Valette, La Croix du Parc, La Croix Sainte Valérie.

Font Paradis (La). Les bons fonds portent les noms de Paradis.

Garde (La)*. Le mot évoque un point de surveillance, un poste de guet.

Garennes (Les). Une garenne est un espace boisé ou herbeux où vivent des lapins sauvages. La chasse y était souvent interdite jusqu’à la nuit de 4 aout 1789 ou le droit de garenne a été l’un des privilèges abolis par l’Assemblée nationale constituante.

Graisses (Les).

Grange (La), (Les Granges)* : Ce mot provient du latin populaire granica, dérivé de granum, qui désigne l’endroit où l’on entrepose les grains. Par extension, il s’applique à une ferme, à un petit domaine.

Grave (La)*, fréquent dans le Sud-Ouest, c’est un nom désignant un lieu caillouteux.

Grillières (Les), désigne un terrain exposé au midi, et de ce fait brulé par le soleil. Il peut également avoir été défriché par le feu Ce nom peut aussi évoquer le grillon.

Hébras (moulin des). Sans doute une variante ou un diminutif de Hébrard, nom de personne d’origine germanique, sans doute Eberhard (eber = sanglier + hard = dur).

Jalinier (Le). C’est un endroit où se trouve un poulailler.

Jaye (La) ou Lajaye, (La Jayve)*. C’est un nom de l’ancien français venant du latin cavea, « cavité » qui désigne un trou.

Laboueyne, La Bouenne.  Bouenne désigne une borne.

La Lande, les Landes : En occitan, landa désigne une lande, une terre pauvre.

Lauzet a la même racine que lauze, l’ardoise utilisée pour la couverture des toits. C’était aussi un cépage de vigne. Comme ce lieudit est proche de La Vigne ont peut penser qu’il y avait autrefois des vignes.  Le lauzet était aussi le prix payé pour faire aiguiser les instruments de labourage.

Lescuras, Leycuras, (Le Cura)*, vient du mot occitan escura qui signifie fenil, grange. Le nom Lescure a la même origine.

Leyraud, (LEREAUD)* du bas latin airale, espace vacant, emplacement, terrain vide qui est à l’entour d’une habitation.

Lombertie*.

Mas (Le)*. Le nom, très répandu en pays occitan et catalan, désigne celui qui habitait un mas, c’est à dire une exploitation agricole dont les terres rayonnent autour de la maison d’habitation. Le mot vient du latin mansus

Masmonde, Masmondeix, (Mamondet)*. La maison, la ferme de Mondeix, sans doute un diminutif de Raymond.

Mazaurie (La)*. La maison de quelqu’un dont le nom est une variante d’Alaric comme Auric.

Mazérieux, (Maseriou)* vient du latin maceria(e) = mur de pierre, puis ruines. Ce nom et ses dérivés Mazeiras, Mazère, Mazeroles, peut aussi avoir le sens de grange.

Montbessier, Bes vient du latin vulgaire bettius et signifie bouleau. En latin classique le bouleau se dit betula ce qui a donné Betoulle et ses dérivés…

Montbessier (Clos), désigne un lieu planté de bouleaux. Vient du gaulois betu = bouleau, et du limousin betol, beçou, beçolhaud.

Moutezot, Montezol*.

Moulins (Les)*.

Moulin de chas Nadeau*

Noyéras*, peut-être un lieu planté de noyers ?

Pintou (Moulin). Le moulin de Pintou.

Plaine (La). Le nom parle de lui-même.

Plantadis*, désigne une terre nouvellement plantée en arbres et surtout en vigne.

Pousses (Les)*. C’est un endroit poussiéreux ou boueux. C’est le lieu d’origine de la famille des Pousses qui possédait ici un château et plusieurs autres terres dans le voisinage.

Puyravaud, Puyraveau* : De l’occitan puei qui signifie colline, sommet. Raveau est sans doute une variante de Ravel diminutif du latin rivus = cours d’eau.

Puy la Roche (Le)

Réserves (Les)

Rochilles (Les). Hameau construit sur les rochers.

Sallas, Salas*. Ce nom vient du germanique salla = la salle. On pense qu’il désignait au départ une maison fortifiée puis une grande maison.

Sazerat, (Sazeras)*

Seine (La)*.   Source sacrée ?

Sélive (La). La Sélive était la surface qu’un homme pouvait faucher en un jour, environ 4.000 pas.

Trouly (Moulin de)*, Truly.

Le moulin Trouly

Tuilerie. Il y avait une fabrique de tuiles.

Valleix* ,Vallette, Viallette, (La Vallette)*. Un des noms formés à partir du latin vallis = la vallée. Le diminutif -ette indique qu’il s’agit d’une petite vallée.

Le village de Valette, croquis de Jacques Célérier (Nexon croqué, Office de Tourisme, 1999)

Vaneaux (Les). Le mot peut désigner l’oiseau du même nom. On notera cependant qu’en moyen français il y avait deux autres sens pour le mot « vanel » : soit un petit van, soit une sorte de brique.

Le village se trouve à la source de La Vanelle. Le nom est une variante de venelle, terme désignant une ruelle mais aussi un van, sorte de panier plat pour nettoyer le grain. Compte tenu de la localisation c’est cette origine qui est la plus vraisemblable.

Varnet ou Verneuil.  Lieu d’origine de la famille de Verneuilh de Puirazeau. En Savoie c’est un nom dérivé d’un épicéa, mais en Limousin on penchera plutôt pour l’aulne (vergne). En effet en gaulois (celtique) le terme uerno désigne un marécage ou un aulne ce qui donne dans la langue limousine verne et vergne. Le second élément  est ialon, mot celtique latinisé en ialum, qui signifiait initialement « espace découvert par un défrichement », « essart », puis par extension « village » et qui a donné les finales -ueil / -euil en langue d’oïl et -(u)éjol / -(u)éjouletc.en langue d’oc.

Veyrinas*. En occitan, veirinas est une verrerie, un atelier de verrier. En 1229 le prieuré de Veyrinas ne comptait qu’un moine.

Le château de Veyrinas

Vigne (La). Il devait y avoir des vignes autrefois. Elles ont disparu avec la crise du phylloxéra à partir de 1868.

L’ELECTRICITÉ ET L’ECLAIRAGE

Depuis le milieu du XIXe siècle les grandes villes avaient installé l’éclairage au gaz mais dans les bourgs de campagne rien de tel ! Aucun éclairage des rues, les seules lueurs provenaient des lampes à huile, à pétrole ou à carbure, des bougeoirs, des maisons ou des écuries ou des lanternes des carioles.

Ce qui peut nous surprendre aujourd’hui c’est qu’au moment où l’électricité fait son apparition on pense qu’elle va principalement servir à l’agriculture. Lors de l’Exposition internationale de l’électricité qui se tient à Paris en 1881, de nombreuses expériences sont présentée comme le labourage électrique, l’électroculture… et grâce à la simplicité du moteur électrique on imagine un développement rapide du machinisme agricole.

Du fait de cette vision on n’envisage pas l’utilisation de l’électricité comme source d’éclairage dans les campagnes. Cette idée subsistera jusqu’au début des années 1910. Pendant ce temps l’électricité industrielle se développe tandis que l’électricité agricole ne décolle pas.

Si l’usage de l’électricité comme source d’éclairage ne se développait pas c’est que les experts avaient démontré que la lampe à incandescence était impossible. Heureusement que Thomas Edison, parce qu’il était autodidacte ne croyait pas aux experts ! Il procéda à de nombreuses expériences en utilisant des filaments en fibres végétales, notamment en bambou et le 20 octobre 1879, il fit brûler pendant 48 heures une lampe à incandescence dont le filament était du fil de coton carbonisé. Le 31 décembre 1879 il illumine la rue de Menlo Park, ville du New Jersey ou il a installé son laboratoire.

Par le retentissement de l’Exposition internationale de l’électricité à Paris en 1881, dont un moment important a été la visite d’Edison, de nombreux inventeurs se sont mis à produire de l’électricité et à électrifier leur ville. La première à être électrifiée, dès 1884, a été Bellegarde sur Valserine dans l’Ain. La deuxième localité est La Roche-sur-Foron, petit village des Alpes. Le journal Le Figaro du 16 décembre 1885 faisait sa Une avec un article intitulé « Une ville lumière dans les Alpes ». Le journaliste, Pierre Giffard, écrit « Et cette ville, que je tiens à qualifier de Ville Lumière, ce n’est ni Paris, ni Londres, ni Berlin, ni Moscou, ni rien de semblable. C’est une toute petite cité savoyarde blottie dans la neige à dix lieues du Mont Blanc ; ce n’est même pas un chef-lieu d’arrondissement, c’est un vulgaire chef-lieu de canton répondant au nom de La Roche ». En 1886, Bourganeuf dans la Creuse a été la troisième ville Française à recevoir l’électricité et en 1889 elle fut la première ville française à recevoir l’électricité depuis un lieu de production éloigné.

Bien sur Paris bénéficiait d’un éclairage électrique depuis l’Exposition universelle de 1878 mais il était temporaire et limité à l’avenue de l’Opéra et à quelques monuments. On considérait en effet que ce système était plus coûteux que l’éclairage au gaz mais le tragique incendie de l’Opéra-comique le 27 mai 1887 précipita la marche vers l’électrification de la capitale qui prend son essor en 1889.

Lire :  Alain Beltran. La difficile conquête d’une capitale : l’énergie électrique à Paris entre 1878 et 1907. Histoire, économie et société, 1985, 4ᵉ année, n°3. pp. 369-395.

 

L’ELECTRICITE A NEXON GRACE A LOUIS AYMARD

Les plus anciens habitants de Nexon se souviennent que l’actuelle rue Pierre et Marie Curie s’appelait RUE DE L’ELECTRICITE. Cette dénomination évoquait la présence dans cette rue de l’USINE ELECTRIQUE.

Dans le Bulletin Municipal de septembre 1967, Monsieur GRAMMAGNAT écrivait : (…) »Les enfants de ce temps qui liront ces lignes se souviendront de ce que représentait pour eux cette usine. Que de nez se sont écrasés sur ces vitres ! Le halètement du moteur, le sifflement des courroies, les battements des manivelles, la vue de ce gigantesque volant tournant à toute vitesse et l’odeur d’ozone qui se dégageait de tout cela nous attirait et aussi nous remplissait d’effroi(…) ».

Qui avait construit cette usine ? C’est un jeune serrurier, Louis AYMARD, inventeur, bricoleur dont l’imagination créatrice a sans doute été stimulée par le désir de voir entrer chez lui « la fée électricité ».

  • Louis AYMARD, un génial inventeur

Louis AYMARD est né au bourg, dans une maison de l’actuelle rue Pasteur, le 15 mars 1877. Son père Jean AYMARD est sabotier et sa mère, Marie DEFFAYE est tailleuse. Les témoins sont Nicolas ANDRIEUX, tisserand et Jean PERNET, menuisier.

Acte de naissance de Louis Aymard

Il est l’aîné d’une famille de quatre enfants. Il va à l’Ecole des Frères, à Nexon, mais garçon turbulant il ne poursuit pas de longues études et entre en apprentissage chez un serrurier, Monsieur GROPAS. Son patron le juge très adroit.

Louis AYMARD se marie à Nexon le 4 mars 1899. Il épouse Philomène PARAUD, fille de François PARAUD, marchand de moutons. Les témoins du marié sont Jean AYMARD, coupeur d’habits à Limoges et Louis DEFAYE, cultivateur. Les témoins de la mariée sont ses beaux-frères, William SARGENT, entraîneur et Constant TOMBELAINE, fondeur à Limoges.

Ceux qui l’ont connu le décrivaient comme un homme intelligent, curieux, novateur et inventif. C’était un bricoleur entreprenant et doué qui fabriquait pour son plaisir tricycle, tandem… Il a monté de ses mains « son usine ».

Mais il était aussi plein d’humour, volontiers facétieux, boute-en-train, bon vivant et joyeux.

  • Sa première passion, l’électricité

Génial et adroit artisan, l’exercice de son métier de serrurier lui a donné l’habileté manuelle, son intelligence ouverte sur toutes les nouveautés et son esprit d’entreprise ont fait le reste.

Au début des années 1900, la seule force motrice à Nexon ce sont les quelques locomobiles qui actionnaient les batteuses et de rares scieries. Il n’y a pas de moteurs électriques et l’éclairage était assuré par des lampes à pétrole et, les jours de fêtes brillait la lumière des lampes à carbure.

Louis AYMARD rêvait d’installer l’électricité à Nexon. Il ne fut pas beaucoup encouragé et il était souvent traité de fou. Mais il était persévérant et seul, sans connaissances particulières, avec des renseignements puisés un peu partout, avec des pièces achetées à la récupération, il commença à concrétiser son rêve.

Petit à petit l’usine prenait corps. Aidé par un seul ouvrier sans aucune notion de mécanique, avec obstination, il a triomphé de tous les obstacles techniques et financiers. La force motrice était fournie par un moteur à gaz pauvre alimenté au charbon, par des jeux de pistons, de bielles, de manivelles, inspirés des machines à vapeur et un énorme volant qui communiquait, grâce à une courroie, son énergie à un alternateur aux bornes duquel devait sortir le précieux courant électrique.

Carte postale envoyée le 8 septembre 1906. L’usine électrique est à gauche en montant.

Carte postale envoyée le 24 septembre 1915. L’usine électrique est à droite en descendant.

Et tout cela, se fit dans un climat de scepticisme et souvent de moquerie. Il ne suffisait pas de monter une usine et la faire fonctionner, il fallait aussi trouver une clientèle et distribuer le courant. Louis AYMARD réussit à convaincre la Municipalité de le laisser installer 3 ou 4 lampes pour éclairer la place de la mairie, anticipant le futur éclairage public. Il parvint à installer une dizaine de lampes chez des particuliers, sans doute plus par amitié que par l’espoir de voir un jour ces lampes s’allumer.

La plaque posée sur la maison de Louis Aymard, rue Pierre et Marie Curie.

Dommage qu’elle le soit à 3 mètres de hauteur sur le coté gauche de la maison, dans l’allée qui va vers le dojo!

Enfin, en Septembre 1906, quelques jours avant la frairie, le grand jour arriva. Comment allait se comporter cette installation ? La machine tournerait-elle ? La dynamo ferait-elle son office ? Le courant atteindrait-il les lampes installées.  Autant de motifs d’angoisse pour Louis AYMARD. Mais son appréhension majeure était de voir le lourd volant éclater sous l’effet de la force centrifuge. Aussi, il tint à agir seul ! Il éloigna tous les curieux et même son collaborateur. Esprit généreux il ne voulait pas partager les risques, Et il mit en action ces mécanismes compliqués et si laborieusement élaborés. Les regards de tous les Nexonnais convergeaient vers les lampes installées. C’était au crépuscule et tous attendaient avec un grand mélange de sentiment un allumage problématique. Et le miracle se produisit ! Toutes les lampes se mirent à scintiller d’une belle lumière, franche et sans faiblesses.

Ceux qui doutaient le plus furent les plus émerveillés et ce fut une ruée pour obtenir la lumière électrique. Tous la voulaient et tout de suite. Louis AYMARD était payé de ses efforts et de ses angoisses, Le fou de la veille devenait l’homme du jour, envié et admiré. L’électrification faite avec des ouvriers de fortune donna lieu à des scènes pittoresques. Des lampes ne pouvaient s’allumer, d’autre refusaient systématiquement de s’éteindre et Louis AYMARD se multipliait de chantier en chantier. Peu de temps après, la plupart des foyers Nexonnais étaient éclairés avec une ou plusieurs lampes. Nexon peu après le Centre de Limoges était la première commune du département à bénéficier d’une installation électrique. L’usine fournissait un courent d’une qualité exceptionnelle pour l’époque. Dans ses débuts, elle ne fonctionnait que du crépuscule à l’aube. Mais les demandes d’installation de moteurs, de fers à repasser obligèrent Louis AYMARD à installer une batterie d’accumulateurs en bacs de verre et la fourniture du courant devint permanente. Les enfants n’eurent plus besoin d’avoir le nez écrasé sur ses vitres pour lire. Le halètement du moteur, le sifflement des courroies, les battements des manivelles, la vue de ce gigantesque volant tournant à toute vitesse et l’odeur d’ozone qui se dégageait de tout cela les attirait et les remplissait d’effroi.

Une fois installée la première ligne Louis AYMARD va solliciter chaque année la municipalité pour obtenir le financement de lignes supplémentaires ou l’augmentation du prix de l’abonnement de la commune du fait de la hausse des couts de production de l’électricité.  Les délibérations du Conseil municipal de Nexon pour répondre aux sollicitations de Louis AYMARD permettent de suivre l’extension du réseau d’éclairage public mais aussi l’augmentation du nombre des abonnés privés avec le lot de tricheurs et de resquilleurs…

-Le 23 février 1908, le Conseil donne son accord à la prolongation de la ligne d’éclairage électrique vers la gare jusqu’à la maison QUEYROI en plaçant une lampe à la maison VERNEUIL, une deuxième entre les maisons IMBERT et LELONG, une troisième face à la gendarmerie et la quatrième face à la maison QUEYROI.

-Le 19 juin 1909, MM. AYMARD et TOMBELAINE demandent une augmentation pour l’abonnement des lampes communales. Le cahier des charges approuvé par le préfet le 25 janvier 1908 oblige à fournir la lumière électrique moyennant une rétribution annuelle de 20 francs par lampe de 10 bougies. Le conseil vote une somme de 150 francs pour l’année 1909 pour indemniser les pertes.

MM. AYMARD et TOMBELAINE demandent la suppression pour les particuliers de l’éclairage à forfait à cause des abus constatées : certains abonnés installent des lampes d’une plus forte intensité que celle prévue au contrat. Le conseil décide que ceux qui refusent de payer en fonction de la consommation effective soient tenus de payer une juste indemnité pour les contraventions qui seront dûment constatées.

-11 mars 1911 : MM. AYMARD et TOMBELAINE se plaignent de la cherté des combustibles et de l’augmentation du salaire des ouvriers employés et qu’ainsi ils ne couvrent pas leurs frais. Ils demandent une gratification.

La commune accorde 100 francs compte tenu  » de la grande négligence dans l’entretien des lampes communales, plusieurs fonctionnent mal et laissent souvent plusieurs jours de suite certains quartiers plongés dans l’obscurité  » et  » qu’ils ne se conforment pas au cahier des charges notamment les jours de foire où ils doivent donner de la lumière toute la nuit, ce qu’ils ne font pas. »

-Le 21 février 1912 MM. AYMARD et TOMBELAINE se plaignent de la cherté des combustibles et de l’augmentation du salaire des ouvriers employés et qu’ainsi ils ne couvrent pas leurs frais. Ils demandent une gratification d’au moins 200 francs. Le conseil accorde 150 francs.

-Le 25 août 1912, MM. AYMARD et TOMBELAINE demandent une augmentation de 20 francs par an par lampe de 20 bougies. Le conseil accorde 10 francs soit au total une gratification de 300 francs au lieu des 150 francs accordés en 1911.

-Le 4 décembre 1912, lettre de MM. AYMARD et TOMBELAINE qui acceptent l’offre de 10 francs par lampe mais ils considèrent que cela ne permet pas de couvrir leurs frais. Ils demandent, avec l’accord de leurs clients, à porter de 0,07 francs à 0,08 francs le prix de l’hectowatt. Le Conseil accepte.

-12 juillet 1914, MM. AYMARD et TOMBELAINE demandent une augmentation du prix de l’électricité. Il est voté une contribution de 315 francs pour les 31,5 lampes de 1913.

 

La Guerre et la pénurie de charbon interrompirent l’activité de l’usine et Nexon fut de nouveau plongé dans le noir et à regret les lampes à pétrole ressortirent des placards.

En 1919 l’usine reprit du service avec beaucoup de difficultés. L’inaction n’avait rien arrangé. Cependant la demande était de plus en plus importante. Quelques artisans s’étaient équipés de machines outils actionnées par des moteurs électriques, les fers à repasser électriques devenaient de plus en plus nombreux et on comptait même quelques radiateurs. L’usine tournait de plus en plots longtemps pour satisfaire tous les besoins et les usagers étaient pleinement satisfaits.

Après la guerre l’usine électrique changea de propriétaire et en 1924 le secteur électrique fut racheté par la société S.I.D.

Les ingénieurs de cette société furent surpris de la qualité des installations.

  • Une autre passion : l’automobile

Il va construire de ses mains un autobus à vapeur, qui faisait la joie de ses compatriotes, avant de s’intéresser aux moteurs à explosion. Les Nexonnais de l’époque, grâce à lui ont vu circuler les premières « Delaunay-Belleville », « Rochet-Schneider » et autres « De Dion-Bouton ».

Dès 1908 Louis AYMARD anticipe le développement des transports en commun et il répond à l’appel d’offre du Conseil général pour la concession de lignes de transport de Chalus à Nexon et de saint Mathieu à Chalus.

 

COMPAGNIE FRANÇAISE DES TRANSPORTS AUTOMOBILES

PROJET DE CAHIER DES CHARGES POUR LA LIGNE AUTOMOBILE CHALUS-NEXON

L’an 1906,

Entre les soussignés : M. xxxx, Préfet de la Haute-Vienne, agissant au nom du Département, en vertu de la délibération du Conseil général en date du

Et M. Le Grand, agissant tant en son nom qu’au nom de la Compagnie française des transports automobiles, 111 bis, rue de Courcelles, à Paris, d’autre part : Il a été dit et convenu ce qui suit :

Article premier. — Une ligne de transports automobiles entre les villes de Nexon et Chalus     sera l’objet d’une concession à M. Le Grand pour une durée de six années, dans les conditions qui seront déterminées par les articles suivants, constituant le cahier des charges de la concession.

Art. 2. — Les voitures qui seront employées à ce service, seront des voitures munies d’un moteur de 16 chevaux minimum. Leurs roues seront munies de bandages en caoutchouc plein. Elles auront les deux freins adoptés généralement. Le service à assurer consistant en quatre voyages journaliers dans chaque sens, le concessionnaire devra disposer au moins de deux voitures, l’une en service, l’autre ou les autres en réserve.

Ces voitures seront des omnibus fermés par des vitres, et contiendront au moins seize places, et pourront transporter 400 kilos de bagages.

Le poids de ces voitures ne devra pas dépasser 3.500 kilos en charge

Art 3—  le trajet sera quotidien…

Art 4 — Aux têtes de ligne, Châlus et Nexon, il pourra être retenu des places à l’avance pour le parcours total, moyennant un supplément de dix centimes.

Art 5 — Il est interdit d’introduire dans les voitures des chiens ou autres animaux, ou d’y transporter des matières dangereuses ou explosives.

Art 6 — Les individus en état d’ivresse, les aliénés et les porteurs d’armes à feu chargées ne seront pas admis dans les voitures.

Art 7 — Il est interdit de fumer dans les voitures.

Art 8 —Tout contrevenant aux articles 6 et 7, serait expulsé des voitures, sans qu’on soit tenu à aucun remboursement à son égard.

Art 9 — Les voitures devront réaliser une vitesse commerciale, vitesse moyenne arrêt compris, de 20 kilomètres à l’heure.

Art 10 — La durée de la concession est fixée à six ans

En compensation des charges acceptées par le concessionnaire, le département lui accordera pendant la durée de la concession, une subvention annuelle de 8.500 francs, payable par trimestres échus…

Art 11 — Si une invention nouvelle dans la traction automobile apportait une amélioration dans le service et que cette invention ait fait ses preuves sur une route au profil analogue à celui de Châlus à Nexon, le concessionnaire serait tenu d’adopter ce nouveau mode de traction, dans un délai de huit mois, après mise en demeure par l’Administration

Art 13 — Le prix des places sera fixé comme suit :

CHALUS NEXON- GARE
Les Cars 0.70 Nexon 0.15
Rilhac 0.90 Flavignac 0.45
Flavignac 1.30 Rilhac 0.85
Nexon 1.65 Les Cars 1.05
Nexon-gare 1.75 Chalus 1.75

Il ne sera pas fait de déduction pour les enfants.

Pour les bagages, la taxe est fixée à 5 francs par 100 kilogrammes, les voyageurs n’ayant droit à aucune franchise

Art 21 — Le contrôle effectif du service, tant au point de vue de l’état des routes qu’au point de vue du fonctionnement du service en général, sera confié à l’Administration des ponts et chaussées. MM. les Ingénieurs du service du contrôle auront libre accès dans les voitures, les garages et les bureaux du concessionnaire

Fait en triple à Limoges, le        1906

 

Il propose de créer un service d’autocar au départ de Nexon à Chalus en passant par Les Cars, Flavignac et Rilhac Lastours. Sa demande est présentée au Conseil général lors de la séance du 27 avril 1911. Dans le rapport qu’à lu M. Roche à ses collègues on note que « ce service comprendrait deux voyages par jour dans chaque sens, avec des voitures couvertes contenant de six à dix voyageurs assis … Si l’exploitation de ce service vient à donner les résultats favorables espérés, M. AYMARD s’engage à prendre la ligne de Chalus à Saint Mathieu…Le tarif par voyageur et par kilomètre a été fixé à 0 fr.10 et à 0 fr. 01 par kilomètre et par 5 kilogrammes de messagerie… »

Le Conseil général a accepté de voter une subvention de 3 125 francs pour ce service au titre de l’année en cours qui a commencé à fonctionner le 10 mai 1911.

Lors de la séance du 26 aout 1911 le Conseil général a adopté le principe d’une subvention de 9 000 francs pour 1912.

Le 9 mars 1912, M. BONAFOUS, ingénieur en chef adresse un rapport au Conseil général sur les premiers mois de fonctionnement de la ligne. Il précise que « le matériel roulant se compose de trois voitures : deux de sept places et une pouvant contenir dix personnes et porter 200 kilogrammes de bagages ». En juin les recettes ont été de 316, 40 francs et elles ont régulièrement augmenté pour atteindre 493,50 francs en septembre. Elles ont légèrement diminué ensuite et M. BONAFOUS conclue : « D’après ces résultats on doit compter sur une recette totale annuelle de 5 000 francs. Ce chiffre fait ressortir l’utilité que présente pour le public le service de transport par automobiles et nous estimons qu’il y a lieu de le continuer. »

Au cours de l’année 1912 on constate que le trafic quotidien est faible au-delà des Cars. Il est décidé de réduire la ligne à la section de Nexon aux Cars par Flavignac. Ce service est mis en place le 10 novembre 1912. Malgré la réduction du trajet les recettes des mois de novembre et de décembre 1912 ont été légèrement supérieures à celles des mêmes mois en 1911. La recette totale de l’année 1912 a été de 5 325 francs 30 et de 5 273 francs 05 pour l’année 1913, mais elle baisse en 1914 et s’élève à 4 221 francs 45.

Rapport de l’ingénieur en chef au Conseil Général de la Haute Vienne le 10 mars 1915.

Après une interruption de deux mois, motivée par le manque absolu de pneus, le service public d’automobiles de Nexon aux Cars a repris ses trajets en février 1919 en doublant le prix des places et en réduisant le service à un seul voyage par jour dans chaque sens au lieu de deux.

Louis AYMARD a vite compris l’importance des déplacements en automobile. Il installe un garage dans un local situé dans la même rue que son usine. Ce garage deviendra plus tard le Garage VALETTE.

A la fin de la Guerre de 14-18, Louis AYMARD rachète des Camions à l’Armée, les démonte et fait le commerce des pièces détachées.

Il dépose également des brevets comme celui-ci : « le 4 avril 1919, AYMARD Louis, mécanicien à NEXON, Haute-Vienne, de nationalité française, lequel nous a déclaré vouloir prendre un brevet d’invention de quinze ans pour une éclisse pour supprimer le ressaut des véhicules au passage des joints des rails ». S’agissait-il d’une sorte d’amortisseur ?

D’autres projets avaient mûri dans la tête du génial inventeur qu’était Louis Aymard. Il voulait par exemple monter une grande minoterie, relier le bourg a la gare par une ligne de tramway mais la mort ne lui laissa pas le temps de les réaliser.

En effet Louis AYMARD devait être victime de sa nouvelle passion, l’automobile. Le 23 juillet 1922, en revenant d’Uzerche il est victime d’un accident mortel au lieu-dit Le Breuilh, sur la commune de Salon-la-Tour en Corrèze. Il était parti essayer un nouveau modèle d’automobile en compagnie de son fidèle mécanicien, M. VALETTE, qui fut blessé dans l’accident.

Les témoins qui ont signé l’acte de décès sont : François AUTIER, son beau-frère, tailleur d’habits à NEXON et Jean CHAVANT, un ami, hôtelier à UZERCHE (Corrèze).

Le Populaire du 26 juillet 1922 rendit compte de l’accident : « Au Breuil, près de Salon-la-Tout (Corrèze) M. Aymard, concessionnaire de l’Industrie électrique à Nexon (H.­V.), et conseiller d’arrondissement, est tué au volant de son automobile, à la suite d’une violente rencontre de sa voiture avec celle de M. Bénédictus, négociant en draperies, à Paris lui-même légèrement blessé ».

 

 

Biblio

Porcher, M., L’Électricité à la campagne, distribution, utilisation, Paris, Hachette, 1924.

Arnaud Berthonnet, L’électrification rurale ou le développement de la « fée électricité » au cœur des campagnes françaises dans le premier XXe siècle, Histoire & Sociétés Rurales, 2003/1 (Vol. 19), pages 193 – 219.

Beltran, Alain, La fée électricité, Paris : Gallimard, 1991

Nexon – Bulletin municipal n° 42- février, mars 1967 et n° 43- avril, mai 1967

           I- La création des corps de sapeurs-pompiers en France

Pendant des siècles nos ancêtres ont cherché à maîtriser le feu et le créer à volonté. Mais parfois ce feu échappe à la volonté des hommes et il devient incendie. Il faut alors lutter contre sa propagation et l’éteindre. Pour cela, dès l’Antiquité des rondes de nuit sont organisées dans les cités Grecques et en Egypte. Mais c’est à Rome, entre 22 avant J.C. et 6 après J.C., que l’Empereur Auguste crée des cohortes de vigiles ayant pour mission de lutter contre les incendies et d’assurer la sécurité la nuit.

En France le guet nocturne va prendre la suite des vigiles romains. Une ordonnance Clotaire II de l’an 595 en règle l’exercice. En 1254 Louis XI crée le Guet Bourgeois, tenu par les bourgeois et les habitants du bourg. A Paris, du fait de la taille de la ville ce système était insuffisant et a été complété par le guet royal. Ce système disparaîtra en 1750.

Mais les pompiers, agents intégralement affectés à la lutte contre les incendies ne naîtront qu’avec le développement des pompes à incendie, au 17e siècle.  François DUMOURIER du PERRIER qui était comédien, sociétaire de la Comédie Française découvre les pompes à incendie lors d’un voyage aux pays Bas. Il en rapporte une en France et la présente à Louis XIV.

En 1699, le roi lui accorde le privilège de la fabrication et de la commercialisation de ces pompes et en 1716, Louis XV le nomme directeur général des pompes de la ville de Paris. En 1722, le roi crée la Compagnie des Gardes-pompes du Roy dont DUMOURIER sera directeur jusqu’à son décès l’année suivante. Son fils lui succédera.

Plaque commémorative sur la façade de l’ancien Hôtel des Pompes, 30,rue Mazarine, à Paris

Dès lors, la plupart des grandes villes et des communes importantes se mettent à acheter des pompes à incendie et créent un corps de gardes-pompe : Rouen en 1729, Limoges en 1730, Bourges en 1732, Lille en 1733…

A ces époques les incendies dans les villes font des dégâts considérables. Les maisons sont en bois et en torchis et sont presque toutes mitoyennes. Ainsi à Limoges, le 6 septembre 1790, lorsque le feu prend dans un local inoccupé de la rue Manigne, actuelle rue Charles-Michels, il va durer 36 heures et détruire tout un quartier : 210 maisons, deux couvents, une salle de spectacles, des écuries, des hangars et laisser près de 1.500 personnes à la rue. Il fait partie des grands incendies qui ont marqué l’histoire de Limoges puisqu’il va entraîner la transformation totale du quartier et donner naissance, trois ans après, au corps municipal des pompiers de Limoges.

Le dimanche 1er juillet 1810, à l’occasion d’un bal organisé à l’ambassade d’Autriche en l’honneur du mariage de l’Empereur Napoléon et de Marie Louise le renversement d’une bougie sur une draperie provoque un départ de feu qui embrase rapidement l’ensemble du bâtiment entraîna la mort d’une dizaine de personnes dont la princesse de Schwartzenberg.

Tirant les conséquences de ce drame dès le 10 juillet 1811 Napoléon dissous le corps des gardes-pompes et le remplace par un corps militaire de sapeurs du génie de la Garde impériale. C’est le premier corps militaire de sapeurs-pompiers de l’Histoire. Le 18 septembre suivant, Napoléon réforme complètement ce corps en créant le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, corps militaire sous les ordres du préfet de police. C’est depuis ce décret que le terme sapeur-pompier est utilisé officiellement. Elle rencontre alors une forte hostilité de la part des officiers supérieurs du génie qui considèrent que ces pompiers ne sont pas des sapeurs car ils « ne savent rien de l’art de la sape des sièges ».

A Limoges un autre grand incendie a marqué les esprits. Dans la nuit du 15 au 16 août 1864, un incendie se déclare dans le quartier des Arènes et détruit 109 maisons. Il n’y a pas de victime mais près de 2000 habitants sont sans abri. Les 80 pompiers de Limoges ne sont pas assez nombreux et le matériel n’est pas performants. Ils reçoivent l’aide de leurs collègues de Périgueux, Argenton, Saint-Marcel et Châteauroux, arrivés par trains spéciaux. Au 15 août les fontaines ne donnent pas beaucoup d’eau aussi le maire, Othon Péconnet réquisitionne les transporteurs pour aller puiser de l’eau dans la Vienne.

Après cet incendie, un grand élan de solidarité s’est manifesté, des dons arrivent de l’Empereur, de l’archevêque de Paris, du roi d’Espagne…des souscriptions furent organisées dans toute la France pour aider les victimes.

Dessin de Jacques-Joseph Maquart, extrait d’un album unique de 12 dessins et trois plans qu’il offrit au Conseil municipal de Limoges.

L’historien Romain Valadour revient sur cet événement et décrit le quotidien dans ce quartier avant le drame, les circonstances du sinistre et les conséquences sur l’urbanisme et l’aménagement puisque de nombreuses rues ont dû être reconstruites.

Romain VALADOUR, L’incendie de Limoges – 1864, le brasier des Arènes, Les Ardents Éditeurs Limoges 2015

En 1867, sous Napoléon III, le bataillon devint le Régiment de Sapeurs-Pompiers de Paris, nom qu’il conservera jusqu’au 1er mars 1967 où il devint la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris.

Le premier camion à vapeur hippomobile pour lutter contre les incendies, inventé en 1829 ne fut guère employé avant les années 1860. Les pompes à incendie à moteur à combustion interne arrivèrent en 1907. Construites aux États-Unis, elles menèrent au déclin et à la disparition des moteurs à vapeur vers 1925.

2-L’histoire des sapeurs-pompiers volontaires

A Paris les premiers pompiers étaient les moines des ordres mendiants, Capucins, Cordeliers, Jacobins, Augustins et Carmes assistés par les prostituées qu’on appelait des « Ribaudes » comme le spécifiait un arrêté royal du 8 décembre 1472 : « toutes les femmes de joie doivent porter des seaux vers les feu ». Moines et prostituées étaient facile à joindre et étaient suffisamment nombreux pour faire la chaîne et porter les seaux d’eau nécessaires.

L’important est d’aller vite car comme le disait le préfet de Police de Paris Louis Lépine, l’inventeur du « Concours Lépine », « On peut éteindre n’importe quel feu dans sa première minute avec un verre d’eau, dans la deuxième il faut un seau, dans la troisième un tonneau et ensuite il faut des torrents… ou encore prendre la fuite ».

Par la suite à Paris et en province les volontaires pour lutter contre les incendies étaient principalement les artisans et ouvriers du bâtiment, maçons, menuisiers, charpentiers, plombiers car ils savaient manier la hache, percer un mur et découvrir un toit…

Une circulaire du 6 février 1815 du Ministre de l’Intérieur invite les préfets à créer dans chaque commune un service de secours contre l’incendie exclusivement civil. Puis la loi du 21 mars 1831 autorise chaque commune à transformer former une partie de la Garde Nationale en Corps de Sapeurs-Pompiers. Lorsque qu’en 1852 la Garde Nationale a été en partie supprimée avant de l’être définitivement par la loi du 25 août 1871 les Corps de Sapeurs-Pompiers sont maintenus.

Un décret du 29 décembre 1875 défini l’organisation communale des corps de Sapeurs-Pompiers dont les missions sont précisées. Ils sont rattachés au Ministère de l’Intérieur. Ils sont dotés d’un uniforme mais il n’est obligatoire que dans les communes de plus de 3000 habitants.

A partir de cette date de nombreuses communes vont créer leur corps de sapeurs-pompiers, acheter des pompes et de tuyaux pour la lutte contre l’incendie… Lorsqu’elles ne disposent pas d’un corps de sapeurs-pompiers ce matériel est mis en œuvre par les employés municipaux et la population.

En 1884, la publication du Code des communes rappelle aux maires leurs responsabilités en matière de prévention et de lutte contre l’incendie.

Le 10 novembre 1903, un nouveau décret complète celui de 1875 et rappelle que la mission principale des sapeurs-pompiers est la lutte contre l’incendie. Le texte prévoit également les conditions de recrutement des officiers et des hommes du rang. Ces derniers sont français, âgés d’au moins 18 ans et issus des métiers du bâtiment.

L’armement est facultatif et un habillement minimum est fourni.

La Première Guerre mondiale vide de leurs effectifs un grand nombre de corps. Les équipements en véhicules motorisés qui avaient commencé en 1910 sont stoppés et une partie du matériel est réquisitionné.

Le 13 août 1925, un décret supprime définitivement l’armement des sapeurs-pompiers. Les départements sont invités à créer des postes « d’inspecteur des services d’incendie et de secours » mais comme le financement des pompiers relève toujours des communes, les conseils généraux ne répondent pas massivement à cette invitation pour ne pas engendrer des dépenses pour un domaine qui ne semble pas les concerner.

A l’issue de la Seconde Guerre mondiale, les corps de sapeurs-pompiers sont fortement démunis. La plupart des véhicules à moteur ont été réquisitionnés ou détruits.

En 1947, les véhicules des sapeurs-pompiers deviennent prioritaires et leur couleur rouge obligatoire.

Sainte Barbe, patronne des pompiers.

Tous les 4 décembre, les pompiers célèbrent Sainte Barbe, leur patronne. Originaire d’Orient au milieu du 3ème siècle, Barbara, fille de Dioscore, se convertit au christianisme alors que, refusant de se marier, son père l’a enfermée dans une tour. Elle subit les pires supplices : on lui arrache les seins avec des peignes de fer, la brûle avec des lames rougies, la fouette. Mais par la grâce de Dieu, elle ne ressent pas la douleur.

Le « martyre de Sainte Barbe » a incité plusieurs corps de métiers en lien avec la foudre et le feu à se tourner vers la protection de cette sainte patronne : les mineurs, les canonniers, et bien sûr les pompiers.

La fête de la Sainte-Barbe s’est généralisée chez les sapeurs-pompiers sous la Troisième République. Cette fête a traditionnellement une dimension conviviale : c’est un moment privilégié pour réaffirmer la cohésion du groupe et rendre hommage aux disparus.

3 -Les sapeurs-pompiers à Nexon.

Les chefs de Corps et les chefs de Centre

 

LASPERAS René, – mai 1970

BOSBATY Emile, juin 1970 – mai 1978

BOULESTEIX Jean Pierre, juin 1978- décembre 2000

BOUTAUDON Bernard, janvier 2000 – 2010

 BUISSON Eric 2010 – 2011

DEFORGE Grégory, 2011-

En mars 1912, un habitant de Nexon, Mr Henri CHARREIX père de Jean et de Robert CHARREIX, songent à créer un corps de Sapeurs Pompiers à Nexon. Il s’était entretenu à cette époque avec Aubin DESPROGES, entrepreneur à AIXE SUR VIENNE qui lui même voulait créer un corps de sapeurs dans cette localité. D’ailleurs ce corps avait été créé, mais la municipalité d’AIXE refusa de voter les crédits qui à cette époque s’élevaient à 3.000 francs pour l’achat de matériel et d’équipement.

A Nexon, Robert CHARREIX fit la même proposition au Conseil Municipal et déposa un modèle de délibération qui avait été dressé par Monsieur GUYONNAUD, commandant les Sapeurs Pompiers de la Haute-Vienne. Cette demande ne fut pas acceptée et il fallut attendre 1931 pour que Nexon soit doté d’un corps de Sapeurs-Pompiers.

1931 : création du Corps des sapeurs-pompiers de Nexon

Le 29 Octobre 1936 le conseil vote une subvention de 2.000 F. au Corps de Sapeurs-Pompiers qui compte 20 membres tous bénévoles. Ils perçoivent chacun une indemnité annuelle de 100 francs, ce qui correspond en pouvoir d’achat à  73,40 Euros en 2017.

Le 8 août 1937 le conseil municipal décide d’acquérir 250 mètres de tuyaux pour les pompiers et fait installer le téléphone pour les Pompiers chez Mr CHARREIX.

Le 27 Février 1938 : Achat de vestes de cuir pour les pompiers.

Le 20 octobre 1944 : Les indemnités des sapeurs-pompiers sont relevées.

Le 30 septembre 1947, arrêté Préfectoral créant dans la commune de Nexon un corps à effectif de 15 hommes, gradés compris.

Janvier 1946  le conseil décide d’acheter deux enveloppes de deux chambres à air pour équiper une bicyclette devant etre mise au service du Corps des pompiers!

Extrait du registre des délibérations du conseil municipal

Le 1er mars 1946 le conseil décide la construction d’un garage pour les Sapeurs-Pompiers.

22 novembre 1949 : acquisition d’un appareil de désinfection des bottes pour les Sapeurs-Pompiers, un extincteur pour le Service Incendie.

1 juin 1951 signature par le Maire du Règlement de Service, approuvé par le Préfet le 6 juin 1951.

Ce règlement comporte 53 articles précisant les modalités de recrutement (articles 3 à 9),le conseil d’administration (articles 10 à 12), l’organisation (articles 13 à 24), l’habillement et l’entretien du matériel (articles 25 à 30), les attributions des sous-officiers (article 32), les concours (article 33), la discipline (articles 34 à 36), honneurs et récompenses. Avantages, secours (articles 38 à 50), obsèques (articles 51 et 52), dissolution (article 53). par l’article 54 le Chef de corps est chargé de l’exécution du présent arrêté.

Les peines disciplinaires prévues à l’article 34 s’échelonnent en 8 degrés, de la réprimande à la radiation.

« Pour le décès du maire, d’un adjoint ou d’un membre actif du Corps, l’effectif entier assiste aux obsèques, en grande tenue » (article 51)

Le 4 aout 1951, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers JOURDE Jérémie et DESBORDES Henri.

Le 15 janvier 1952, achat de tenues de drap et de tuyaux de refoulement.

Le 27 juillet 1952, achat de 3 médailles pour les sapeurs-pompiers décorés : M.M. SANCIAUD, FOUILLAUD Guillaume et ROUSSIE Théophile.

1er novembre 1952, le maire L.J. Pradeau décore le sergent Sanciaud

Le 24 juillet 1954, achat de 15 tenues de toile pour les sapeurs-pompiers.

Le 28 juillet 1955 vote d’une subvention à l’amicale des Sapeurs-Pompiers qui vient d’être créée.

Le 10 décembre 1955, achat d’habillements pour les sapeurs-pompiers.

Le 4 février 1956, achat de 2 médailles pour les sapeurs-pompiers Lamonerie et Clermonteil, décorés de la médaille d’honneur.

Le 15 décembre 1956, achat de deux médailles pour les sapeurs-pompiers LASPERAS et NOUILHAS, décorés de la médaille d’honneur.

1957

1958

1960

1961

Le Centre de Secours de Nexon dessert 13 communes : NEXON, BURGNAC, FLAVIGNAC, JANAILHAC, JOURGNAC, LA MEYZE, LAVIGNAC, MEILHAC, SAINT-HILAIRE LES PLACES, SAINT MARTIN LE VIEUX, SAINT MAURICE LES BROUSSES, SAINT-PRIEST-LIGOURE, RILHAC-LASTOURS.

Téléphone n°1 NEXON

Chef de Corps : Sous-Lieutenant LASPERAS René, Place de l’Eglise

Sergent-chef : SANCIAUD Jean

Sergent : LAMONERIE Pierre

Caporal-chef : CLERMONTEIL Martial

Caporal : BOSBATY Emile

Conducteurs Mécaniciens : DEBORD Jean Pierre et CHIBOIS Robert

Sapeurs : CHARREIX Jean, DESSELAS Paul, PRADEAU René, BARNABET Henri, PARTHONNAUD Pierre, REALLE Claude, LABETOULE Gilbert, FAURE Lucien.

Médecin du Centre de Secours : Médecin Lieutenant LACOUR André rue Victor Hugo à NEXON

Le 5 octobre 1961 le Corps de sapeurs de Pompiers été doté d’une moto-pompe d’épuisement, destinée à vider les caves, les puits…

11 novembre 1961, Jean Sanciaud, Sergent-chef du corps des sapeurs pompiers de Nexon a reçu la médaille d’honneur de vermeil des sapeurs pompiers pour ses bons services et son dévouement. Il fait partie du Corps depuis sa création le 10 janvier 1931.

1er décembre 1961 : Le sergent-chef Jean SANCIAUD est promu au grade d’adjudant et les sapeurs Jean CHARREIX et Paul DESSELAS sont élevés à la première classe.

Bilan de l’année 1961 : 33 sorties ainsi réparties : 15 feux de cheminée dont 9 à Nexon et 3 à La Meyze; 12 incendies dont 5 à Nexon et 3 à saint Hilaire les Places; 2 assistances aux asphyxiés; 3 opérations diverses

A cela il faut ajouter 11 manœuvres, une par mois sauf un mois de vacances.

1962

Le 12 aout 1962 le Maire donne lecture de l’arrêté nommant René LASPERAS au grade de Lieutenant du Corps des Sapeurs Pompiers. Puis ce dernier donna lecture de la décision portant les nominations suivantes :

Le Caporal Chef CLERMONTEIL Martial au grade de Sergent

Le Caporal BOSBATY Emile au grade de Caporal-chef

Le Sapeur de 1ère classe CHARREIX Jean au grade de Caporal

Le Sapeur PARTHONNAUD Pierre élevé à la 1ère classe.

Le Sergent LAMONERIE Pierre, atteint par la limite d’âge, quitte le corps après 27 ans de service, effectués avec le plus grand dévouement et la meilleure camaraderie ; le Chef de Corps lui adresse les remerciements des Sapeurs Pompiers et l’assure de sa gratitude.

Le Maire dans une courte allocution adressa les félicitations de son Conseil et les siennes aux nouveaux promus. Il les assura de son soutien, et se félicita de la bonne tenue du Corps qui est exemplaire. Il rappela que ces nominations sont méritées, elles viennent récompenser des hommes qui se dévouent constamment pour lutter contre le feu et intervenir dans de nombreux cas. Il remercie les nombreux conseillers municipaux présents et adresse au Sergent LAMONERIE et à sa famille ses vœux les meilleurs pour une retraite bien méritée en reconnaissante de son dévouement sans limite pendant 27 ans. Le Maire lui fait connaître qu’en accord avec le Conseil et le Chef de Corps, l’honorariat lui est conféré avec maintien de sa tenue de sortie. Et il leva son verre à la santé de tous les présents. Ce fut une manifestation toute empreinte de camaraderie et c’est dans cette joyeuse ambiance que se termina cette promotion.

René Rebiere, maire , décore le lieutenant Lasperas, chef de corps. 

1963

Avril 1963 : remplacement de la première moto-pompe acquise en 1931 par une pompe moderne de type GP 57-403 équipée au refoulement avec 2 sorties DSP de 65/70. Pompe Guinard GP57-403

Le dimanche 8 décembre 1963, pour fêter la Sainte Barbe, les pompiers se sont retrouvés pour un repas amical servi au restant Denis. Il était présidé par M. Pradeau, maire. Ce fut l’occasion d’accueillir Raymond FONCHY, électricien, comme nouvelle recru du Corps des Sapeurs-Pompiers. L’après-midi et en soirée la salle des fêtes recevait une affluence record au bal animé par l’orchestre Camille LAROTTE.

1964

Septembre 1964, atteint par la limite d’âge fixée à 60 ans par décret du 7 mars 1953, le sergent-chef SANCIAUD quitte le Corps des sapeurs-pompiers.

6 décembre, bal avec l’orchestre de Roland Dubreuil.

1965

La sirène est placée à la brigade de gendarmerie qui donne l’alerte.

Un rappel sur la manière dont l’alerte était donnée aux pompiers

Jusqu’à la fin des années 1940, en cas d’incendie, un pompier parcourait les rues de Nexon à vélo et soufflait dans un clairon pour appeler ses collègues. Chacun cessait ses occupations et rejoignait le centre de secours, à pied ou à vélo. Puis la sirène fut utilisée pour appeler les pompiers qui quittaient alors leur lieu de travail pour rejoindre le garage. La première sirène fut installée sur le toit de la mairie, devenue le centre Agora aujourd’hui. Le garage se trouvait aux Rochilles où il avait été construit sur un ancien court de tennis. Ce garage a été démoli en 1983 pour laisser la place à la construction du gymnase, le nouveau garage avait été pour sa part construit rue Gambetta en 1971.

L’appel des secours passait par la gendarmerie qui recevaient l’appel téléphonique. Le gendarme de service notait les renseignements destinés aux pompiers et actionnait la sirène. Lorsque le corps des pompiers était composé en majorité de volontaires qui demeuraient dans le bourg, la sirène malgré sa faible puissance, malgré les vents contraires qui réduisaient sa portée elle suffisait à alerter toute une équipe.

Le nombre de coups de sirène indiquait la nature du sinistre et chacun savait s’il devait intervenir ou non. Un coup de sirène signalait un feu de cheminée ou une destruction d’insectes ; deux coups, un accident et trois coups, un incendie.

Lorsque la caserne fut transférée rue Gambetta, il y avait deux avantages : facilité d’accès et de départ en centre-bourg, et proximité de la caserne de gendarmerie, nouvelle elle aussi. Mais la sirène plus puissante installée sur le toit de la gendarmerie ne permettait pas toujours d’alerter les pompiers dispersés par leur travail ou habitant loin du bourg. Il fallut réinstaller une sirène sur l’ancienne gendarmerie qui était située près des écoles, rue Champlain et qui a été transformée en appartements.

Aujourd’hui, grâce à l’appel individuel, les sirènes ne sont plus utilisées. Mais elles restent en place et leur fonctionnement est testé une fois par mois, le premier dimanche du mois à midi. Il n’y a plus d’écoliers traumatisés par leur hurlement intempestif.

1966

1967

1968

Bilan de l’année 1968

L’été particulièrement sec et le nombre sans cesse croissant des accidents de la route ont fait croître le nombre d’interventions des sapeurs-pompiers bénévoles. Leur répartition est la suivante : 15 feux de bâtiments et de voitures, 3 feux de forets-importants, 4 feux de forets moyens, 22 feux de cheminées, 16 secours routiers., 1 noyade, 4 opérations diverses et inondations soit un total de 65 interventions. Ajoutons à ce nombre douze manœuvres ou séances d’instruction.

Ces chiffres sont cités dans le Bulletin municipal  » pour bien mettre en évidence la nécessité urgente de porter l’effectif total du Corps de Sapeurs pompiers à un minimum de 19 hommes. Il y a du matériel pour faire face à des sinistres importants mais il est arrivé qu’il y ait en même temps plusieurs interventions à faire et nous voyons difficilement comment les véhicules pourraient se mettre en route sans personnel ». (Bulletin municipal N°47 janvier 1969)

Photo prêtée par Paulette Quantin

1969

En septembre 1969 Nexon a connu un des plus grave incendie de son histoire, celui du dépôt électrique de la gare et des trois appartements qui y étaient accolés. Un vent d’est, sec et chaud, soufflait depuis un peu plus de trois semaines. Le feu s’est déclaré dans les dépendances d’un des logements. L’intervention des pompiers bien que très rapide se révéla très vite impuissante en raison du retard pris au raccordement de la moto-pompe aux réservoirs d’eau de la gare, vestiges de la traction à vapeur ; le chef de gare avait mis beaucoup trop de temps à trouver les raccords nécessaires au branchement des tuyaux sur la réserve d’eau de 2 fois 50 mètres cubes. Les flammes ont atteint la charpente en bois de pin, très sec, et la progression des flammes attisées par le vent d’est fut d’une rapidité étonnante. Les pompiers de Limoges, appelés en renfort, aidèrent les Nexonnais à noyer les décombres. La SNCF avait décidé de démolir les deux châteaux d’eau. Elle accepta de retarder de plusieurs années les travaux de démolition.

1970

Le 15 juin 1970, le lieutenant LASPERAS, atteint par la limite d’âge quitte le commandement du Corps des sapeurs pompiers de Nexon après 37 ans de service. L’adjudant BOSBATY le remplace. Le 1er octobre 1971, il est nommé Sous-lieutenant stagiaire.

Bilan 1970 : 63 interventions dont 27 feux de cheminées, 7 accidents de circulation, 12 incendies (7 feux d’immeuble et 5 feux de forêt ou de broussailles), 13 destructions d’essaims de frelon, 3 accidents divers, 1 noyade…

L’ancien et le nouveau chef côte à côte. (photo prêtée par Paulette Quantin) 

1971

18 avril 1971, banquet annuel à l’hôtel Moderne.

1972

17 juin 1972, inauguration du nouveau garage des pompiers par M. Olivier PHILIP, préfet de région.

1973

Bilan de l’année : 75 interventions. Elles se décomposent en 13 incendies, 23 feux de cheminée, 18 secours routiers et 21 opérations diverses.

1974

3 février 1974, réception du nouveau fourgon normalisé par le lieutenant Bosbaty. Il peut transporter 8 hommes, 2 dévidoirs à tuyaux, une échelle et tracter une pompe. A l’issue de cette réception les pompiers se réunissent au restaurant Lamonerie pour leur banquet annuel.

 

Le lieutenant E. Bosbaty en présence du Commandant Le Clei et de R. Rebiere, maire de Nexon réceptionnent le nouveau fourgon.

Bilan de l’année : 84 interventions. Elles se décomposent en 14 incendies, 17 feux de cheminée, 14 secours routiers et 39 opérations diverses

1975

Bilan de l’année 1975 : 97 interventions. Elles se décomposent en 16 incendies (6 bâtiments et 10 bois), 18 feux de cheminée, 18 secours routiers et 23 opérations diverses.

1976

Bilan de l’année 1976 : 130 interventions. Elles se décomposent en 20 incendies, 14 feux de cheminée, 27 secours routiers et 69 opérations diverses. A ces interventions il faut ajouter 12 exercices.

On constate à partir de cette année, une augmentation régulière des interventions. Elles sont principalement dues aux secours routiers, puis à partir des années 1980 aux interventions de destruction d’essaims de guêpes et de frelons.

 

La Juva 4 est encore en service (Photo prêtée par Paulette Quantin)

(Photos prêtées par Paulette Quantin)

1978

Le conseil municipal décide d’acheter un véhicule 4L Renault pour les interventions de feux de cheminées au prix de 18 477 francs soit 10 577 euros de 2017. Ce véhicule remplacera la Juvaquatre Renault qui, du fait de sa faible valeur marchande ne sera revendue mais sera utilisée par le garde champêtre. Il est également acheté des tuyaux pour 11 279 francs, de l’habillement pour 5 750 francs et des matelas coquille pour 3 779 francs. La dépense engagée par la commune sera intégralement remboursée par le service départemental.

7 mai 1978, décès de René LASPERAS, ancien chef de corps.

Après 27 ans de service, le lieutenant BOSBATY quitte, pour raison de santé, le commandement du corps qu’il dirigeait depuis le 11 juin 1970.

Le 1er juin 1978, Jean Pierre BOULESTEIX est nommé sous-lieutenant stagiaire et chef de corps. Deux nouveaux sapeurs intègrent le corps : Jean Pierre ZEDDE et Raymond PENOT.

En juillet deux nouvelles recrues augmentent l’effectif du corps, Jean Marie PARTHONNAUD et Marcel ROYER. Malgré ce nouveau renfort il manque 7 pompiers au Corps.

Jean Pierre Boulesteix, nouveau chef de corps (Photo prêtée par Paulette Quantin)

1979

Achat d’un camion-citerne pour feux de forêts moyens (CCFFM) équipé par la CAMIVA sur châssis Saviem avec 2000 litres d’eau. Afin de pouvoir le garer le vieux fourgon LAFFLY, réformé depuis plusieurs années, est vendu à M. GIGNERS de Chalus pour 600 francs (343€ de 2017). Il a été également acheté une station mobile radio Thomson CSF pour 8 996 francs.

Paul DESSELAS prend sa retraite et de nouveaux volontaires sont incorporés dans l’effectif MM. BOUTAUDON et LATHIERE et le Docteur COLAS.

Devant le nombre de faux appels le maire en publie la liste dans le bulletin municipal :

Bulletin municipal d’information n°107, 4e trimestre 1979

Bilan de l’année 1979 : 141 interventions dont 17 incendies, 27 feux de cheminée, 55 transports de blessés et 42 sorties diverses.

(Photo prêtée par Paulette Quantin)

1980

Trois nouvelles recrues Christian BETHOULE, Patrick GALINET et Jean Pierre GRATADE portent l’effectif du Corps à 21 pompiers pour un effectif théorique de 22.

Bilan de l’année 1980 : 127 interventions dont 11 incendies, 15 feux de cheminée, 45 transports ambulance, 56 sorties diverses.

1981

Bilan de l’année 1981 : 145 interventions dont 9 incendies, 27 feux de cheminée, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 4 inondations, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1982

Bilan de l’année 1982 : 261 interventions dont 4 incendies, 4 feux de bois, 16 feux de cheminée, 13 inondations, 16 accidents de circulation, 20 transports ambulance, 130 destructions d’essaims, 11 sorties diverses et 4 sorties sans intervention.

Le nombre élevé de sorties pour inondation est dû à la tempête qui a sévi les 6, è et 8 novembre 1982.

Le parc automobile compte 5 véhicules : 1 voiture légère, 1 véhicule de secours aux blessés, 1 fourgon d’incendie normalisé, 1 fourgon pompe tonne, 1 fourgon feu de forêt léger.

1983

Bilan de l’année 1983 : 211 interventions dont 16 incendies, 27 feux de cheminée, 4 inondations, 37 accidents de circulation, 26 transports ambulance, 86 destructions d’essaims, 10 sorties diverses et 5 sorties sans intervention.

1984

Bilan de l’année 1984 : 303 interventions dont 24 incendies, 28 feux de cheminée, 40 accidents de circulation, 19 accidents de personnes, 12 transports ambulance, 149 destructions d’essaims, 22 sorties diverses et 9 sorties sans intervention.

1985

Bilan de l’année 1985 : 217 interventions dont 19 incendies, 28 feux de cheminée, 28 accidents de circulation, 36 autres accidents, 12 transports ambulance, 80 destructions d’essaims, 30 sorties diverses.

Le 22 octobre 1985 Nexon accueille la Fête départementale des sapeurs pompiers

 


Une démonstration de feu sur véhicule (Photos fournies par Mme le docteur Forgeron)

1986

Bilan de l’année 1986 : 222 interventions dont 12 incendies, 40 feux de cheminée, 1 feu de véhicule, 26 accidents de circulation, 104 sorties diverses.

1987

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix et les sapeurs pompiers de Nexon

Au cours de l’année 1987, l’activité du corps a été de 234 interventions réparties comme suit : 92 accidents et transports de personnes, 47 incendies et 95 sorties diverses.

1988

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (4ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

Le dimanche 7 février 1988 le lieutenant BOULESTEIX, chef de Corps et le lieutenant BOSBATY, ancien chef de corps, le médecin commandant COLAS avec les pompiers actifs et retraités, accompagnés de leurs épouses se sont retrouvés à la salle des fêtes de Nexon pour fêter la Sainte Barbe. Monsieur R. REBIERE, maire et Conseiller Général ainsi que l’adjudant MAYERAS, commandant la brigade de gendarmerie, honoraient de leur présence cette manifestation.

8 mai 1988 décoration du Sergent BONNET Jean-Claude et du Caporal ROCHE Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers :

Bilan de l’activité 1988

Au 26 décembre les sapeurs pompiers ont effectué 202 interventions qui se répartissent ainsi : 10 incendies de bâtiments, 2 incendies de véhicules, 6 feux de forêts, 32 feux de cheminées, 59 interventions pour destruction de nids d’insectes, 8 interventions diverses, 3 interventions pont inondation, 5 sorties sans action, 35 accidents de la circulation dont 1 mortel, 42 transports de malade.

Au cours du mois de mai 1988, les sergents Bernard BOUTAUDON et Jean Claude VALETTE ont suivi un stage d’adjudant et ils ont obtenus respectivement la 1ère et la 2ème place sur 14 reçus. Mais l’effectif du Corps des sapeurs pompiers de Nexon ne lui a pas permis de posséder deux Adjudants. Le sergent BOUTAUDON a été promu au grade d’Adjudant le 1er juin et le sergent VALETTE a été élevé au grade de Sergent-chef à la même date.

Pour maintenir leur ferme physique, les sapeurs pompiers ont créé une équipe de football qui rencontre des équipes locales le vendredi soir.

Début septembre, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le Département d’un Fourgon Pompe-Tonne.

1989

Le 18 février 1989 le Corps de Sapeurs Pompiers de Nexon était en deuil. Il perdait un de ses membres. C’est avec une très grande tristesse que le 20 février 1989 les hommes du Lieutenant BOULESTEIX et une délégation départementale rendaient un dernier hommage au Lieutenant BOSBATY Emile, ancien Chef de Corps. Le Bulletin municipal n° 144 de mars 1989 lui rendait hommage en ces termes :

« UN DEUIL CHEZ NOS SAPEURS POMPIERS

 Il est des événements qui vous frappent de plein fouet et vous laissent sans réaction. C’est ce qui nous est arrivé le 18 février lorsque nous avons appris le décès d’Emile BOSBATY, ancien Chef de Corps des Sapeurs Pompiers. Nous l’appelions familièrement « Milou ». II était entré au Corps de Sapeurs Pompiers volontaires le 02 janvier 1951. Il avait gravi tous les échelons, Caporal en 1958, Caporal-chef en 1962, Sergent en 1964, Sergent-chef en 1967, Adjudant en 1970, Sous-lieutenant le 1er octobre 1973 et Lieutenant le 1er octobre 1973. Il avait été nommé Chef de Corps le 16 juin 1970 après le décès du regretté René LASPERAS, et avait cessé ses fonctions le 1er juin 1978 après plus de 27 ans de bons et loyaux services. Il était titulaire de la Médaille d’Honneur des Sapeurs Pompiers. La maladie l’a enlevé à l’affection des siens et nous a privés de son amitié alors qu’il pouvait espérer jouir longuement d’une retraite bien méritée. Une foule d’amis et de pompiers l’a accompagné à sa dernière demeure.

Que son épouse, ses enfants et petits-enfants, trouvent ici l’expression de notre émotion et l’assurance de note sympathie. »

 

Début-juillet 1989, pour augmenter son efficacité, le Centre de Secours a été doté par le département, d’un véhicule neuf de secours routier type tout terrain. Il remplace l’ancienne « estafette », qui fut achetée par la Commune pour transporter le matériel de désincarcération.

8 mai 1989 décoration du Sapeur LASCAUX Georges pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

11 novembre 1989 décoration du Lieutenant BOULESTEIX Jean-Pierre pour 20 années, de dévouement et de volontariat, passées au sein d’un corps de sapeurs-pompiers

1er octobre 1989, le Sapeur BOULESTEIX Sylvain (fils aîné du Chef de Corps) est venu grossir l’effectif. Ce dernier est titulaire du B.N.S.

Bilan de l’activité en 1989.

Beaucoup de travail en 1989 : en moyenne une intervention toutes les 28 heures (pour mémoire en 1988, une intervention toutes les 43 heures). Soit un total de 305 interventions au 31 décembre réparties de la façon suivante : 10 incendies de bâtiments, 3 incendies de véhicules, 2 feux de forêts, 42 feux de cheminées, 133 destructions de nids d’insectes, 6 interventions diverses, 13 sorties sans action, 31 accidents de la circulation, 45 secours aux malades et 2 sorties pour fausse alerte.

1990

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

Les pompiers ont reçu un nouveau fourgon pompe tonne lourd à moteur diesel. Pour faire face à toutes pannes de batteries ou incidents la commune achète un chargeur démarreur d’une puissance de 700 A. Son prix est de 6 985 francs (1 640 euros 2017) dont 2485 francs à la charge de la commune.

Devant l’accroissement régulier de l’activité des pompiers le maire lance un appel pour que des jeunes s’engagent pour compléter le Corps qui ne compte que 17 sapeurs-pompiers alors que le besoin est estimé à 30 par le préfet.

Bulletin Municipal d’informations N° 150 Septembre 90

Le samedi 29 septembre 1990 une cérémonie amicale était organisée au centre de Secours pour fêter le départ à la retraite du caporal Georges ROCHE après 23 années d’activité. Jean Pierre ZEDDE ayant cessé son activité professionnelle à Nexon il a quitté le corps depuis le 1er janvier 1990.

Pour compenser ces 2 départs et pour répondre à l’appel lancé à la population, 4 volontaires ont rejoint le corps : Eric BUISSON, Alain DURAND, Marc MIGOT et Daniel SAINTONGE.

Malgré cela l’effectif est insuffisant et le Maire renouvelle son appel aux volontaires.

1991

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1992

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (2ème rang et 3ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1993

1994

 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

1995

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (6ème à partir de la gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1996 

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

C’est l’année de la départementalisation. En effet la loi du 3 mai 1996 a substitué la départementalisation à l’organisation communale. Cette départementalisation comportait le transfert des corps de sapeurs-pompiers municipaux en un corps départemental unique, toutes les réformes d’organisation afférentes, et la substitution progressive du département aux communes et intercommunalités dans le financement du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

Le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Haute Vienne a été créé en application de cette loi. C’est un établissement public administratif départemental placé sous la double autorité du président de son conseil d’administration, responsable de la gestion administrative et financière du service, et du Préfet, responsable de la mise en œuvre opérationnelle de l’ensemble des moyens de secours en Haute Vienne.

1997

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (au centre au 1er rang) et les sapeurs pompiers de Nexon

1998

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 3e rang à gauche) et les sapeurs pompiers de Nexon

1999

écusson du SDIS 87

Dans le cadre de la départementalisation le transfert des personnels a été effectif le 1er janvier 1999. La commune doit mettre à disposition du service départemental, à titre gratuit, les locaux du centre d’incendie et de secours. La commune assure l’entretien courant des locaux ainsi que l’approvisionnement en carburant des véhicules. Les dépenses inhérentes sont remboursées par le SDIS sur la base d’un état trimestriel certifié par le Maire

En application de l’arrêté du 2 août 2001 définissant les nouveaux critères de classement des Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), le SDIS de la Haute Vienne est classé en 4ème catégorie sur une échelle de un à cinq, la catégorie 1 classant les SDIS les plus importants.

Organigramme du SDIS 87

2000

Du fait de la tempête de la fin décembre 1999 l’activité des pompiers a connu une intense activité que l’on estime à 350 interventions.

A celles-ci s’ajoutent 316 interventions classiques : 96 accidents de voie publique dont 26 avec désincarcération, 97 prompt secours, 16 feux de broussaille, 16 feux de maison et bâtiments, 26 feux de cheminée,15 autres feux (véhicules) 39 interventions diverses (inondations, destruction d’insectes…) et 1 autres interventions.

Le sapeur de 1ère classe Jean Pierre GRATADE a reçu la médaille d’argent en témoignage de ses 20 ans d’activité. Le sergent Michel BONNET et le lieutenant Jean Pierre BOULESTEIX ont reçu la médaille d’or pour plus de 30 années d’activité passées au service de la population.

Le lieutenant Jean Pierre Boulesteix (debout 2e  au 3e rang à droite) et les sapeurs pompiers de Nexon

2001

3 février 2001, hommage à Jean Pierre BOULESTEIX qui après 32 années passées au centre de Secours de Nexon dont 23 en tant que Chef de centre passe le relais à Bernard BOUTAUDON.

28 février 2001, tous les pompiers sont équipés de « B.I.P. ». La sirène ne sonnera donc plus. Toutefois elle doit rester en état de fonctionnement et un essai mensuel sera effectué, chaque premier dimanche du mois à 12 heures.

Le centre de secours a effectué 321 interventions en 2001, 288 sur son secteur et 33 renforts vers les centres voisins.

Stéphane DESROCHES a quitté le corps pour raison professionnelle et Jean Claude VALETTE pour jouir de sa retraite. Leur départ a été compensé par l’arrivée d’Arnaud CASSO, Florent DEFORGE et Julien PINTEAUX.

2002

Le Major Bernard Boutaudon ( au milieu du 1er rang) et Liliane Jamin, maire de Nexon avec les sapeurs-pompiers de Nexon

 

Les anciens se retrouvent. De G à D : Valette JC,  Debet R, Labethoule G, Roche G, L Jamin maire, Boulesteix JP, Penot R, Manhes A et Barnabet H.

Les 22 sapeurs-pompiers du centre ont effectué 288 interventions qui se décomposent ainsi : 193 secours aux asphyxiés et blessés, 23 secours routiers, 93 sorties du véhicule léger médicalisé, 52 fourgon pompe tonne, 21 camion-citerne feux de forêts, 33 camion d’interventions diverses.

Véronique RIBIERE et Murielle FAURIE ont intégré les rangs du centre de secours tandis que Thomas QUINTANE a suspendu son activité.

2003

2004

2005

Le major Bernard Boutaudon ( 1er à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

2006

Le bilan de l’année est de 457 interventions dont 139 sur la commune de Nexon, qui se décomposent ainsi :

  • Accidents de la voie publique, secours à personne : 289 sorties soit 6+4%
  • Secours routiers : 48 sorties soit 11%
  • Incendies (habitations, bâtiments, feu de véhicule…) 61 sorties soit 14%
  • Incendies (feu de forêt, broussailles…) 38 sorties soit 9%
  • Interventions diverses (épuisement, cave, dégagement voie publique…) 105 sorties soit 23%

Remarque : certaines sorties sont comptées dans plusieurs rubriques.

Le Centre compte un effectif de 25 sapeurs-pompiers et possède un parc de 6 véhicules : 1 ambulance, 1 véhicule de secours routiers, 1 fourgon incendie, 1 camion feux de forêts, 1 véhicule interventions diverses, 1 véhicule de commandement).

Au cours de l’année 3 nouvelles recrues ont intégré les rangs du centre de secours : Romain HOCHART, Didier MEYNIER, Aurélie BERNIER.

2007

Le major Bernard Boutaudon ( 2ème à droite au 1er rang) avec les sapeurs-pompiers de Nexon

En début d’année Cédric BLANCHARD rejoint le centre de secours.

2008

14 juin 2008, journée nationale des sapeurs pompiers

14 juin 2008, le docteur Colas est fait lieutenant colonel honoraire 

Le bilan de l’année est de 371 interventions : 62 incendies, 49 accidents de la circulation, 217 secours à personnes et 43 opérations diverses.

2009

2010

 L’adjudant Eric Buisson et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

Le bilan de l’année est de 352 sorties

2011

Liliane Jamin, entourée du conseil municipal, a retracé les événements de l’année écoulée en commençant son allocution par un coup de chapeau aux pompiers désormais placés sous la responsabilité de Grégory DEFORGE qui a succédé à Eric BUISSON. Elle a souligné l’activité importante du centre d’incendie et de secours de Nexon et salué l’initiative de l’organisation d’une journée « Portes ouvertes ».

2012

2013

2014

Zone d’intervention du Centre de Nexon

Bilan 2014, du Centre de secours de Nexon sur les 21 communes où il intervient :

138 sorties ont eu lieu sur la Commune de Nexon dont 74 pour des urgences à domicile. Sur l’ensemble de la zone on compte 428 sorties dont 78% sont effectuées pour des secours à victimes et seulement 15% pour des incendies.

2015

Le lieutenant Gregory Deforge (2e rang, 6e à partir de la droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2016

Le lieutenant Gregory Deforge et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

2017

2018  

Le lieutenant Gregory Deforge (en haut à droite) et les sapeurs pompiers de centre de Nexon

Bonne année 2018

janvier 1st, 2018 | Posted by admin in Connaissance de Nexon - (1 Comments)

Que cette jeune limousine apporte la joie et le bonheur à tous les lecteurs et toutes les lectrices de ce blog ainsi qu’à leur famille.

Vous êtes de plus en plus nombreux et nombreuses à le lire régulièrement mais il faut aller encore plus loin, laissez des commentaires, proposez moi des documents (je les scannes  et je vous les rends rapidement), proposez moi des sujets d’article. Il y a beaucoup de photos dans les tiroirs qui permettraient d’illustrer l’histoire de Nexon. Beaucoup trop de vieux papiers, de vieilles factures, de vieilles photos, celles des équipes de sport, des fêtes, des manifestations diverses…terminent leur vie dans les poubelles. Ne jetez rien, tout m’intéresse, tout document permet d’écrire l’histoire.

Merci à ceux et celles qui m’ont fait confiance, m’ont prêté des documents et ont passé du temps à me raconter leurs souvenirs, en particulier au Docteur Rose Forgeron, dont la mémoire est fabuleuse et le grenier est rempli de trésors. Je ne peux pas oublier les nombreuses heures passées avec René Rebiere et le regret de ne plus pouvoir décrochez mon téléphone pour lui demander une précision, une détail sur la vie à Nexon qu’il connaissait remarquablement bien. Merci à Fabrice Gerville-Reache, maire de NEXON et à Martine Fougeras pour l’accès aux archives municipales.

Il y a encore beaucoup de choses à écrire. Je compte sur votre aide…

Jean François Nys