Une histoire illustrée de nexon
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Prolongement direct de la rue Gambetta, elle descend jusqu’à son intersection avec la rue Pierre et Marie CURIE puis remonte ensuite vers Cornedie, le plus vieux quartier de Nexon.

Jusqu’au numéro 21 inclus, les maisons sont traversantes et ont une sortie rue Pierre et Marie CURIE, ancienne rue de l’usine électrique.

La Rue Pasteur

Autrefois la rue Pasteur prolongeait la Rue du Nord, rue Gambetta aujourd’hui. C’était la rue principale de Nexon et les premières automobiles ne passaient pas devant l’ancienne Mairie.

Elle débute à partir du porche situé à gauche de la pharmacie. Il donne donne accès aux remises et aux jardins communs aux trois maisons, avec un accès à la rue Pierre et Marie Curie comme plusieurs des maisons de cette rue.

La pharmacie NOUHAUD en 1905. La rue est empierrée, les automobiles sont très rares à Nexon.
Vue sur les jardins et à droite le laboratoire de la pharmacie NOUHAUD

Numéro 1- C’est l’ancienne pharmacie NOUHAUD. Elle appartenait d’abord à Louis NOUHAUD (1855-1922) puis à son fils Charles NOUHAUD né à Nexon le 28 décembre 1886. A côté de l’officine la pharmacie Louis NOUHAUD qui était également chimiste, exploitait un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans les produits vétérinaires. Les locaux ou travaillaient une dizaine de personnes sont à l’arrière de la pharmacie et on accède par le porche.

Le laboratoire

M. NOUHAUD vendait ses produits dans toute la France et en Algérie. Il avait déposé sa marque le 30 octobre 1888.

La marque déposée le 30 octobre 1888
Une facture pour des produits expédiés dans les Vosges

A la mort de Louis NOUHAUD, le 17 octobre 1922, sa veuve a continué à exploiter le laboratoire de produits vétérinaires et habite seule au n°3 de la rue Pasteur tandis que son fils Charles NOUHAUD prend sa suite à la pharmacie.

André LONGEQUEUE achète la pharmacie en 1944. Son frère Louis LONGEQUEUE, également pharmacien fut maire de Limoges de 1956 à 1990.

Monsieur Longequeue n’était pas originaire de Nexon, mais de Saint Léonard de Noblat ou son père était instituteur. Né le 22 aout 1911 il avait trois ans de plus que son frère Louis. Il s’est marié à Nexon, le 10 août 1940 avec Marthe Frida RICHERT. Il habitait au 1er étage de la pharmacie avant de faire construire sa maison en 1954, en bordure de l’ancien champ de foire.

Très investi dans la vie de la commune André LONGEQUEUE a été adjoint au maire de Nexon.

En 1979 M. et Mme POURET succèdent à M. LONGEQUEUE.

En 2000 M. Daniel DESMOULIN et Mme Christiane MERIGOUS achètent la pharmacie et lui donnent le statut de société d’exercice libéral à responsabilité limitée sous le nom de « Pharmacie Saint Roch ».

La Pharmacie Saint Roch

Numéro 3 – C’était la maison d’habitation de M. et Mme. Charles NOUHAUD. Après le décès de son mari Mme NOUHAUD a habité seule cette maison puis elle l’a vendue à M. René REBIERE, maire de Nexon de 1965 à 1995, qui y habitait avec ses trois filles.

La maison du n°3 à l’époque ou René Rebière y habitait

Numéro 5 – Il y avait autrefois, ici, une boucherie. En la voie bien sur cette carte postale dont la photo date de 1910.

La photo a été prise un dimanche, les personnes sont en habits de fête.

A gauche de la boucherie la porte donne sur un couloir au fond duquel se trouvait une boulangerie. Le dernier boulanger a été M. BORUEL. Il n’y avait pas d’enseigne ce qui ne l’empêchait pas d’avoir une bonne clientèle.

La boucherie était celle de Léon Baptiste GUYOT, frère de Jean Baptiste GUYOT, boucher rue Gambetta.

M. Léon Baptiste GUYOT était également marchand de bestiaux. Il avait possédait un pré et une grange sur la route de la Barrière et une autre grange dans la rue des écoles, touchant le mur du collège.

La grange de Jean baptiste GUYOT.

Dans les années 1950 la boucherie a fermé mais a conservé la devanture d’origine puis celle-ci a été supprimée et la façade a été transformée.

Au début des années 1960 la boucherie est fermée mais la devanture est encore présente.

La façade a été refaite, la devanture a disparu mais on en devine les contours.

Numéro 7 – Il y avait ici un commerce de tissus et de nouveautés tenu par Mme GROSPAS.

Puis ce fut une mercerie et nouveautés avec Madame PRADEAU. Cette boutique fait partie des nombreux commerces de bonneterie, draperie, mercerie, tissus qui existent alors à Nexon. Il faut rappeler que le « prêt à porter » est né dans les années 1950.

C’est lors de la Première Guerre mondiale que l’armée américaine qui devait habiller ses soldats le plus rapidement possible standardisa les tailles afin de gagner du temps de fabrication. On parlait alors de la « confection ». Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la confection ne représente qu’un quart de la production de vêtements, le reste est fait à la maison ou par une couturière. C’est en 1948 que le terme « prêt-à-porter » est progressivement à ces vêtements produits en série. Ils vont s’imposer du fait de leur prix avantageux par rapport à un vêtement fait sur mesure. On ne vendra pratiquement plus de tissus dans les villages et petit à petit les couturières disparaitront, leur commerce ne trouvant de repreneur lorsqu’elles prendront leur retraite. C’est ce qui va se passer à Nexon.

C’est un marchand de vélos qui va s’installer à la place de la mercerie. Au début des années 1960, Monsieur Roger FAUCHER transfert son atelier de la rue Gambetta à la rue Pasteur. Il devient agent Peugeot.

La vitrine de la boucherie n’a pas été encore enlevée et la boutique de cycles est juste repeinte

La réparation et la vente de vélos se réduisent, il faut élargir la gamme de produits. M. FAUCHER ajoute à son activité, les articles de chasse et de pêche mais aussi les tronçonneuses, les tondeuses et les motoculteurs.

Pour autant les artisans se heurtent à la concurrence des grandes surfaces spécialisées. Il ferme son commerce. La boutique reste inoccupée pendant quelques années.

M. FAUCHER a fermé son commerce

La pharmacie qui s’est agrandie comme nous le verrons plus loin, est occupée pendant quelque mois sera utilisée par elle pour y exposer des matériels.

La vitrine est occupée pour exposer du matériel médical.

Vers la fin de l’année , M. Michel ROCHE, y transfère le commerce de son commerce de vin « « Ô CHAPITEAU DES VINS » qu’il exploitait rue Gambetta.

Au numéro 9 on trouvait une pharmacie. Depuis 1878 elle appartenait à M. BONNEL.

Le Courrier du Centre – 17 octobre 1878

M. BONNEL est pharmacien chimiste et médecin. Il fabrique des médicaments dont il fait la publicité dans les journaux. Il a plusieurs pharmaciens dépositaires de ses produits dans le département de la Haute-Vienne et un droguiste à Paris. Il produit un Élixir reconstituant et une poudre qui redonne de la vigueur aux animaux fatigué. Il en fait la publicité dans la Presse.

Le Courrier du Centre – 29 décembre 1889
Le Courrier du Centre – 21 mars 1890
Le Courrier du Centre – 16 octobre 1889

M. BONNEL est également pharmacien des chemins de fer, qualité qu’il met en avant dans ses factures et dans ses publicités.

Notez l’écriture de la date : 22 Xbre 1883. C’est un reliquat du calendrier JULIEN. Ce calendrier a été mis en place par Jules César pour remplacer le calendrier romain républicain basé sur la Lune. De fait il y avait des décalages avec l’année solaire qu’il fallait régulièrement rajouter des jours pour être en concordance avec le soleil. Le nouveau calendrier entra en application en l’an 45 avant JC. Et fut appelé JULIEN en hommage à Jules César. Avec le développement des instruments de mesure les astronomes se rendirent compte que le calendrier Julien était en retard par rapport au temps astronomique. En 1582, le Pape Grégoire XIII promulgue le calendrier GREGORIEN. Il fut rajouté 10 jours et le jeudi 4 octobre 1582 fut immédiatement suivi par le vendredi 15 octobre. En France Henri III l’adopta le 9 décembre 1582 et de ce fait le lendemain devint le 20 décembre 1582. Ce calendrier ne fut adopté par les pays de tradition orthodoxe qu’au XXe siècle.

Il resta cependant des reliquats du calendrier JULIEN pour lequel l’année commençait le 1er mars. De ce fait le mois de septembre était le septième mois (7bre), octobre le 8 ème (8bre), novembre le 9ème (9bre) et décembre le 10ème (Xbre). Les autres mois s’écrivent normalement.

Le Courrier du Centre 16 et 17 août 1889

Ab la fin des années 1920 la pharmacie est achetée par M. Auguste PIALLOUX.

Annuaire DUMONT 1928

Son épouse, institutrice, est nommée à Nexon à la rentrée de septembre 1930.

Le Populaire 5 octobre 1930

A l’époque, la jeune Rose VIGNERON, était fascinée par les deux énormes flacons de verre emplis de liquides de couleurs vives qui trônaient dans la vitrine. Il y avait aussi les publicités très colorées pour Aspro (aspirine), Kalmine (antalgique), la ouate Thermogène, symbolisée par un diable qui crache une flamme rouge et préconisée pour remplacer les cataplasmes à la moutarde comme « traitement » des bronchites.

Monsieur PIALLOUX était également très engagé dans la politique. Il représentait la section de Nexon à la Fédération socialiste de la Haute-Vienne. Il animait les débats dans les réunions organisées dans les cantons voisins.

Le Populaire, 7 mai 1934

En 1937 M. PIALLOUX part à Limoges et s’installe « Au Mortier d’Or », 33 Boulevard Louis Blanc à Limoges.

e Populaire, 15 août 1937

Il est remplacé par M. Jean SOULIER qui restera quelques années à Nexon.

Il vend sa pharmacie à M. LAMOURE qui va rester plusieurs années à Nexon. M. et Mme LAMOURE habitent au 1er étage, au-dessus de la pharmacie puis ils font construire une maison aux Garennes où ils iront habiter. Leur fils Jean Paul LAMOURE est photographe à Limoges.

Madame NOUILLAS succède à M. LAMOURE. Son mari est dentiste, rue Pierre et Marie Curie. Elle profite de la fermeture de la boulangerie voisine, installée au n° 11, pour acheter les murs et agrandir sa pharmacie. En 1983 l’adresse devient 9-11 rue Pasteur. Puis au début des années 1990 Mme NOUILLAS s’associe avec M. Stéphane LABARRE . Cette association prendra fin en mars 2011. M. LABARRE continue seul à exploiter la pharmacie.

Les évolutions de la pharmacie
La pharmacie après son agrandissement

Le 20 février 2014 M. LABARRE demande l’autorisation de transférer sa pharmacie sur le parking du Super U, route de La Meyze. Un longue procédure va s’ensuivre dont on peut suivre la chronologie :

Le 3 juin 2014, L’Agence régionale de Santé (ARS), après enquête, refuse ce transfert en jugeant qu’il ne répond pas aux besoins de la population résidente et qu’il serait en contradiction avec les lois et règlements en vigueur

Après ce refus, la Pharmacie LABARRE dépose en juin 2014 un recours hiérarchique direct auprès du Ministère de la Santé, visant à faire annuler la décision de l’ARS. En décembre 2014, le Ministère de la Santé annule l’arrêté de l’ARS.

En février 2015, plusieurs pharmacies rurales voisines demandent au tribunal administratif de Limoges de se prononcer sur la légalité de l’arrêté ministériel.

En décembre 2015, fort de l’annulation de l’arrêté de l’ARS par le Ministère, M. LABARRE transfert son officine sur son nouvel emplacement.

Le 28 septembre 2017, le tribunal administratif de Limoges déclare l’arrêté ministériel illégal, jugeant que le Ministère avait fait une erreur d’appréciation. Par conséquent, le nouvel emplacement devient non conforme aux lois et règlements en vigueur. Le 28 octobre à minuit, l’officine ne peut plus délivrer de médicaments et le Conseil de l’ordre des pharmaciens a radié son titulaire Stéphane LABARRE .

Un fort mouvement de soutien se manifeste alors : Le 17 novembre 2017, une manifestation organisée par le groupe « Sauvons la pharmacie LABARRE » est organisée à Limoges devant le siège du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens de Haute-Vienne.

La Pharmacie LABARRE et le Ministère de la Santé font appel de ce jugement devant la cour administrative d’appel de Bordeaux qui, le 8 février 2018, confirme complètement le jugement du tribunal administratif de Limoges.

Le 24 mars 2018, un rassemblement de soutien de 250 personnes se rassemble devant l’ancienne pharmacie dans le but de mobiliser les élus.

24 mars 2018

En avril 2018, la SARL Pharmacie LABARRE dépose une nouvelle demande de transfert sur le même lieu. Le 29 juin 2018 un arrêté de l’ARS Nouvelle-Aquitaine autorise ce transfert.

La nouvelle pharmacie implantée sur le parking du Super U

Au numéro 11 il y avait une boulangerie. Elle a été tenue par Jean SAUVAGE dans les années 1920-1930, puis par M. BESSE et ensuite M. BARBE.

Sur cette carte postale on voit le déchargement d’une charrette de bois devant la boulangerie. Jusqu’à la guerre de 1939-1945 la plupart des fours étaient chauffés au bois. Le plus souvent il était entreposé devant la boulangerie, comme ici.

Dans les locaux laissés libre par le départ de la pharmacie LABARRE, l’épicerie associative, « V’la aut’chose » quitte la rue Gambetta pour le vaste espace constitué de la réunion des anciens commerces des numéros 9 et 11.

Au numéro 13, il y avait au début des années 1900 une épicerie à l’enseigne des « Économats du centre ». C’est une Société anonyme française, constituée en 1910 pour la création et l’exploitation de fonds de commerce d’épicerie, vins et spiritueux, charcuterie, mercerie, bonneterie, chaussures, etc… Les entrepôts sont à Saint-Etienne, Montpellier, Decazeville, Montluçon, Brive. Le social est à Clermont-Ferrand. En passant sous le porche on accède à l’hôtel du Faisan tenu par M. Louis DESMAISON.

Au 1er étage habite M. et Mme Louis BRUGEAS (1895 – 1964). M. BRUGEAS a épousé en juillet 1925 une jeune fille de Nexon, née au Plantadis.  Leur fils, Jean Marie, naît le 24 juillet 1926 ; Il se marie avec Yvonne MASSALOUX, qui travaillait dans une usine de pantoufle à Aixe sur Vienne. Dès que l’épicerie ferme elle s’y installe et crée un atelier de pantoufle qu’elle appelle « la Nexonnaise ».

Monsieur BRUGEAS décède le 12 mars 1980, ses fils trouverons tous les deux une mort tragique. Le magasin est fermé, Madame Brugeas vit seule avec ses souvenir au 1er étage.

Comme pour la rue Gambetta, la trame est due à la mémoire fidèle de Madame FORGERON se souvient de tout ce qu’elle a vu lorsque, jeune fille, elle habitait chez ses parents, M. et Mme VIGNERON, les commerçants, ses petites camarades, les événements… Merci mille fois.

Le Registre de l’Etat Civil de la commune de Nexon a enregistré plusieurs naissances au village de Gardenéchat ? En particulier en 1905, 1906 et 1904. En voici une concernant Maurice Fernand QUEYROIS :

Je n’ai trouvé aucune trace de ce village dans les différents documents que j’ai consulté. Qui pourrait me dire ou était situé ce village ou lieu-dit ?

J’ai la même question pour Le Communal, La Croix des quatre chemins, le Moulin de la Rose.

Dans le bourg où se trouvait la rue du Midi, le quartier des Grands Près, la Place Fontaine Bidet ?

Merci de votre contribution.

Jean François NYS

Bonne année 2020

janvier 1st, 2020 | Posted by admin in Connaissance de Nexon - (0 Comments)

Que cette nouvelle année soit une année de bonheur pour tous les lecteurs de ce blog. Que l’intérêt pour notre histoire, nos racines ne faiblisse pas car si « tu ne sais pas d’où tu viens comment savoir où tu vas? »

N’hésitez pas à écrire des commentaires, à me proposer des sujets….

Joyeux Noël

décembre 23rd, 2019 | Posted by admin in Connaissance de Nexon - (1 Comments)

Joyeux Noël et bon réveillon pour toutes et tous les lecteurs de ce blog.

A Nexon une vingtaine d’affichettes décrivent un bâtiment ou un événement. L’une d’entre elles, au coin de la rue Gambetta et de la rue Gay-Lussac, très abîmée, rappelle les exploits de Jules VEDRINES, célèbre aviateur des années 1910. Il est indiqué que Jules VEDRINES a effectué de nombreuses visites dans sa famille à Nexon.

A ce jour je n’ai pas pu trouver trace de ces visites ni identifier sa famille Nexonnaise. L’Office de Tourisme, éditeur de ces affichettes, ignore tout de ce personnage et de l’auteur du texte. Alors je lance un appel aux lecteurs de ce blog pour essayer de découvrir les attaches nexonnaises de Jules VEDRINES.

L’affichette abîmée !

La tache n’est pas aisée. Jules VEDRINES est mort le 21 avril 1919 à Saint-Rambert-d’Albon dans la Drome ou son avion, un bimoteur Caudron C-23, est tombé en panne alors qu’il effectuait le vol inaugural de la ligne Paris-Rome.

Jules VEDRINES est né le 21 décembre 1881 à la Plaine Saint Denis de parents Creusois. sa jeunesse ne le prédestine pas à devenir un as de l’aviation. Il est ouvrier dans la société Gnome qui fabrique des moteurs pour bateaux et automobiles. A partir de 1908 elle va mettre au point un moteur d’avion rotatif. VEDRINES travaille sur ce moteur.

Sa rencontre avec le pilote anglais Robert LORAINE, un acteur Britannique célèbre venu en 1909 à Pau, pour apprendre le pilotage à l’école créée par BLERIOT, va bouleverser sa vie. Le 7 décembre 1910 VEDRINES passe son brevet de pilote à PAU.

Il est embauché par MORANE et en mai 1911 il gagne la course Paris Madrid au cours de laquelle Roland GARROS a du abandonner. le 21 mai 1911, jour du départ, 200 000 personnes étaient venues sur l’aéroport d’Issy les Moulineaux. Maurice BERTAUX, ministre de la guerre qui était venu avec le Président du Conseil assister au départ est tué par la chue de l’avion d’un des concurrents. Le prix au vainqueur est de 100 000 francs ! la vie de VEDRINES change; C’est un héros et il est riche.

Le 9 décembre 1912 il gagne la coupe Gordon-Bennet organisée aux Etats-Unis et bat le record de vitesse à 167,8 km/h. Du 20 novembre au 29 décembre 1913 il réalise la première liaison aérienne France – Egypte avec escales à bord de son monoplan Blériot.

Il a épousé Amélie LEJEUNE, une jeune fille de Bussière-Dunoise en Creuse. En 1911, sa famille a du être surprise de le voir atterrir dans un pré à bord de son Morane-Borel alors qu’il participait au rallye aérien Paris-Pau.

Intéressé par la politique, il s’était présenté aux élections cantonales de Limoux en 1910, sans succès, et aux élections législatives de 1912 sans plus de succès. 

En 1914 il est mobilisé comme aviateur. Il baptise son avion « La Vache », sans doute en souvenir de la Creuse mais aussi parce qu’il devait souvent « brouter l’herbe et les Marguerites ». Il est nommé adjudant le 7 octobre 1915. Il effectue de nombreuses missions de combat au-dessus de Verdun, comme instructeur il forme de nombreux pilotes dont Guynemer et il se spécialise dans des missions difficiles comme le convoyage d’espions français derrière les lignes allemandes puis leur récupération. Il est nommé sous lieutenant le 26 juin 1918.

Parlant de ces vols la célèbre espionne Mata Hari affirma qu’« un aviateur français qui survolait les lignes ennemies était guetté », ce qui amena certains à penser que VEDRINES transportait des espions de nationalité allemande en Allemagne et allait les rechercher. cette information a été démentie par les services de renseignement français. Condamnée à mort pour intelligence avec l’ennemi en temps de guerre, Mata Hari, de son nom Margaretha Zelle passa devant le peloton d’exécution le 15 octobre 1917. Avait-elle été victime de son penchant pour l’affabulation ou d’une manipulation des services secrets français et allemands ? Le mystère subsiste.

Le 19 janvier 1919, malgré l’interdiction, il se pose sur le toit des galeries Lafayette et empoche le prix de 25 000 francs offert pour cet exploit.

Arrivée sur le toit des galeries Lafayette.

  Le 21 avril 1919, lors du vol inaugural de la ligne Paris-Rome le moteur de son avion tombe en panne. L’avion s’écrase à Saint Rambert d’Albon. Jules VEDRINES et son mécanicien sont tués.

Au numéro 21, faisant l’angle avec la rue Lavoisier se trouve une belle bâtisse qui abritait autrefois l’hôtel du Nord.

L’hôtel du Nord en 1906
L’hôtel du Nord vers 1912
L’hôtel du Nord en 1984

En 80 ans on ne constate pas de changements notables dans la rue si ce n’est les poteaux électriques .L’hôtel du Nord est tenu par la famille de Pierre LAUZEILLE avant la guerre de 1914-1918. Il est en même temps marchande de vin. Leur fils Jean Baptiste, né à Nexon le 16 mai 1875 épouse Marie Thérèse CHARRIER le 11 janvier 1906 à Meilhac. le père est donné hôtelier et marchand de vin et le fils seulement marchande de vin.

A la famille LAUZEILLE a succédé Henri ROUSSEAU puis, quand l’hôtel de la Poste a fermé, la famille de Jean LEYMARIE. Il exerce plusieurs métiers: hôtelier, maçon, transporteur. C’est son épouse qui tient le bar. Leur fille Georgette épousera M. DUDOGNON et ne prendra pas leur suite.

A la fermeture de l’hôtel un salon de coiffure va s’ouvrir tenu par M. et Mme ROCHE. C’est un salon mixte, homme et femme. Ils ont également un salon de coiffure à Cauterets (hautes Pyrénées) qu’ils ouvrent pendant la saison thermale. Les Roche vendent leur fonds de coiffure à M. ERNY et partent s’installer à Limoges.

A la fermeture du salon de coiffure, Dominique BAGUR transforme les locaux en cabinet dentaire. En janvier 2007 M. David MAURY qui a acheté la maison y installe son entreprise de plomberie, chauffage et sanitaire. En septembre 2019 il choisit une autre orientation en devenant enseignant et choisi Alexandre HANGANU de l’entreprise ACPS 87 comme successeur.

e Populaire 13 septembre 2019

En continuant la rue vers la gare on longe un long et haut mur que surplombe des jardins et en face de la rue La Fontaine, ancienne rue du Pont de la Grange, on tombe sur une borne kilométrique Michelin.

Dès les 1908 André MICHELIN, s’inspirant de l’Angleterre, propose aux communes des panneaux signalant l’entrée dans la commune, qui sont également une publicité pour sa marque.

Dès la fin de la guerre , en 1918, Michelin propose également des bornes d’intersection indiquant les directions et les kilométrages. Pour les fabriquer il utilise des plaques de lave émaillée posées sur un pied en béton armé. Leur production prendra fin en 1971. Beaucoup ont été détruites mais elles méritent d’être conservées comme élément du patrimoine et entretenues.

Juste après la borne , après être passé à coté du magnifique araucaria, on arrive au garage fondé au début des années 1930 par Fernand CHIBOIS, né en 1896 à Saint Yrieix la Perche. Il l’exploite avec son épouse Marguerite qui lui donnera 8 enfants. Yvette est la camarade de Rose FORGERON, née VIGNERON, dont la mémoire sans faille lui permet de retracer l’histoire des commerces que j’enrichi de quelques photos. Parmi les garçons citons Robert, plus jeune, père de Jacques CHIBOIS le célèbre cuisinier de Grace qui n’oublie pas son Limousin natal où il revient chaque année.

Après M. CHIBOIS plusieurs garagistes se sont succédés, en juillet 1996 c’est Daniel GOSSELIN qui s’est installé et au début de l’année 2017 il a été remplacé par MJ. AUTO.

La rue ne s’appelle plus rue du Nord mais Avenue de la Gare. Dans la grande maison du numéro 25 il y une boutique, manifestement fermée, mais je ne l’ai pas identifiée. La maison appartenait à Mme PRUNET et après la fin de la guerre de 1914-1918 la boutique est supprimée. A la place il y des chambres qui sont louées . Mme PRUNET était veuve et tenait une épicerie dans le bourg. Elle a fait éditer plusieurs cartes postales comme celle ou il y les croix sur sa maison. Elle possédait à Limoges, rue Beyrand une fabrique de chapeaux en feutre.

La vue a été prise avant 1905, on voit la boutique.
Cette carte est éditée par la Vve Prunet. Elle est écrite par 2 sœurs qui travaillent dans le bâtiment de la perception. Elles ont marqué de croix l’endroit où elles habitent. On voit encore sur le mur les traces de l’ancienne boutique.

Ce fut ensuite le cabinet dentaire de M. BOISSEUIL. C’était un cabinet secondaire, le cabinet principal était à Limoges, place Jourdan ou il habitait.

C’est maintenant une agence de l’assurance ALLIANZ, tenu d’abord par M. Bernard PRADEAU de Montezol puis par Christophe et Aurore BONNEVAY.

La maison du numéro 27 ne ressemble plus à celle des années 1900. En 1905 comme en 1920 on voit une boutique à laquelle on accède par trois marches. C’était une modiste qui fabriquait des chapeaux pour femme, le terme chapelier étant réservé à la fabrication de chapeaux pour homme. Avant la guerre de 1939-1945 les femmes devaient absolument avoir un chapeau, en feutre l’hiver, en paille l’été. Les hommes portaient un chapeau l’hiver et l’été un canotier et en toute saison une casquette. la dernière modiste dans cette boutique a été Mme FOUILLAUD et avant elle Mme JOFFRE.

Les numéros 25 et 27. De la boutique de modiste on voit encore les trois marches. le garage a été rajouté.

Ensuite il y avait autrefois un vaste terrain à l’état de prairie qui appartenait à M. PRADIER. La partie la plus proche du cimetière était clôturée et louée au Dr. JUMEAUX-LAFOND qui y menait son cheval. Pendant la guerre, étant donné la pénurie d’essence , les médecins se déplaçaient ou à pied, ou à cheval, le Dr JUMEAUX-LAFOND en selle et le Dr LELONG en voiture légère à 2 roues.

C’est sur ce grand terrain, acheté par la commune qu’a été construite la gendarmerie. Elle porte le numéro 29.

La gendarmerie au 29 rue Gambetta.

A coté de la gendarmerie a été construit le centre de secours des pompiers. Il a été inauguré le 17 juin 1972 par M. Olivier Philip, préfet de région.

En longeant le mur du cimetière et sa rangée de tilleul on arrive à la chapelle des garennes, dédiée à Notre-Dame des Garennes. La statue est atypique, la vierge tient l’enfant Jésus de la main gauche et une quenouille de la main droite.

La chapelle et au fond le monument aux morts.

Elle s’appelait « Casse-toupie » à cause d’un jeu traditionnel qui s’y déroulait les jours de fêtes. Il consistait à casser avec un bâton, les yeux bandés, une toupie qui contenait un prix.

Particulièrement pentue elle était utilisée par les plus casses-cou d’entre nous pour la descendre en vélo ou en traîneau fabriqué avec une planche et quatre vieux roulements à bille.

En remontant vers la rue Champlain, dans la rue Lavoisier on ne trouve des immeubles que sur le coté droit. A gauche il y a un mur qui longe la propriété BONNAFY.

A droite, faisant l’angle avec la rue Gambetta, se trouve l’immeuble qui abritait autrefois l’hôtel de Nord. C’est aujourd’hui une habitation

L’entrée de la rue Lavoisier

En montant la rue on constate que plusieurs maisons ne sont plus occupées. Au numéro 6 il y a une grande maison dont la porte est occultée par une abondante végétation. C’est une très vieille demeure qui mériterait d’être entretenue. Quand j’étais à l’école primaire j’allais prendre des cours de piano chez Mlle MALISSEN qui habitait dans cette maison. Elle était aveugle et tout était noir dans la pièce. L’odeur de fumée était tenace. C’était une bonne pianiste qui tenait l’harmonium à l’église. Elle suivait les morceaux sur une méthode écrite en braille. Je n’ai pas pris de plaisir dans cet apprentissage du piano !

La porte du numéro 6 est inaccessible

Au numéro 11 se trouve la maison la maison la plus récente de ce cote de la rue, ce qui explique le recul du 1er étage par rapport au rez de chaussée. A l’étage se trouve un appartement et au rez de chaussé une boucherie tenue par Jean Gabriel GUYOT né à Châlus le 27 août 1890, décédé à Nexon le 23 juin 1972. Garçon boucher il avait épousé Eugénie Desplanches le 18 décembre 1919 à Nexon. Leur fils, Albert Charles Guyot et son épouse Yvette GRANET ont pris sa suite.

Acte du mariage de Jean Baptiste Gabriel GUYOT avec Eugénie DESPLANCHES

A leur retraite la boucherie a été reprise successivement par plusieurs bouchers. en décembre 2012 M. Jérôme CHABAUDIE et Mme Virginie VILLEMONTEIX ont vendu leur fonds à la société LES DÉLICES DE LIONEL dont le siège était à Payzac en Dordogne. Elle exploitait la boucherie de Nexon comme établissement secondaire. Dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire la boucherie a été cédée à Gregory MICHAS. Il a commencé l’exploitation en décembre 2013 et a cessé son activité en septembre 2019. Le fonds n’a pas été repris.

Le numéro 13 était la maison d’habitation de la famille de Jean Baptiste Gabriel GUYOT. Le rez de chaussée a été transformé en magasin dans les années 1960. Ce fut d’abord M. LABORIE qui y installa un studio de photographe annexe de celui d’Aixe sur Vienne. En juin 1982 M. Francis Mazars y a créé son bureau d’étude en architecture.

Au numéro 15 il y avait un magasin de chaussure et une cordonnerie. Il sont tenus par la famille MARQUET qui partira ensuite à Limoges. C’est la famille ROUSSEAU qui pris la suite, madame ROUSSEAU au magasin et monsieur ROUSSEAU ressemelait les chaussures. A l’époque les chaussures étaient solides, ne se démodaient pas et on les faisait ressemeler deux ou trois fois.

La famille ROUSSEAU avec leur fille Camille.

Au départ des ROUSSEAU ce sont M. et Mme BUISSON qui ont repris le commerce. M. Emile BUISSON fabriquait des galoches qu’il assemblait avec le concours de M. ROUSSE, préposé à la Poste, qui venait quelques heures par jour l’aider pour le cloutage.

M. BUISSON travaille sous le regard de M. ADAM,

Après la retraite de M. BUISSON, en janvier 1997, M. Jean Michel LADRAT y a installé son magasin et atelier photo et vidéo. Trois vitrines occupent le rez de chaussé de cette maison.

Au numéro 17, il y avait autrefois une pâtisserie. Elle était tenue par M. BESSE dont le frère était boulanger rue Pasteur. Madame le docteur Rose FORGERON garde le souvenir du délicieux pain de mie qu’il vendait pendant la guerre, et sans ticket ! C’était seulement un peu cher et donc réservé aux dimanches. C’est ensuite une auto-école qui s’y est installée. c’est l’une des quatre agences de l’auto école MOREAU.

L’auto école au numéro 17

Au 17 bis, situé dans le même immeuble il y eu un salon de coiffure pour femmes tenu par Mme GUYONNAUD. Un pressing s’y installa ensuite et maintenant c’est le cabinet des infirmières libérales.

Le cabinet des infirmières au 17 bis rue Gambetta

Le 19 était autrefois un salon de coiffure pour hommes à coté duquel il y avait une buvette. Le tout appartenait à M. Albert GUYONNAUD dont le frère Alexandre était garagiste rue Pasteur. Albert était né en mars 1895 son frère Alexandre, né le 29 juin 1904, a trouvé la mort enseveli sous une maison le 15 juin 1940 à Tonnerre dans l’Yonne. Il était brigadier au 308e régiment d’artillerie lourde.

Le salon de coiffure et la buvette de M. GUYONNAUD

Pendant la guerre de 1940-1945 M. et Mme REBEYROL ont pris la suite. Et depuis la fin de l’année 1985 Mme Nathalie BURBAUD y a créé un institut de beauté.

L’institut de beauté Nathalie

Avant d’arriver à la rue Lavoisier que l’on appelait « casse-toupie » il y avait un hangar. Il a abrité pendant la fin des années 1950 et le début des années 1960 l’atelier de réparation de vélos et vélomoteurs de M. FAUCHER. Il l’a ensuite transféré rue Pasteur. Aujourd’hui une partie a été aménagée. Le grand mur contre lequel cette construction s’appuie soutient le parc des BONNAFY dont on aperçoit la cime des magnifiques arbres.

En haut, les arbres du parc BONNAFY.

Le numéro 1 n’existe plus. Il a été démoli pour que le virage soit moins dangereux.

Au rez de chaussée de la maison il y avait un café dont l’entrée se trouvait rue Champlain.Il était tenu par M. et Mme Paul DESBORDES, dit « Paulou ».Il était pensionné de la guerre de 1914- 1918 pour une affection pulmonaire. Sa fille Marguerite a épousé Simon Desbordes. Le café s’appelait le Café de la Poste

Un jour de foire en 1914. On voit une colonne de soldats, fusil a l’épaule qui passe devant le café de la Poste.

Dans les années 1950 le café s’est appelé « Sporting Café ». Il était tenu par Mme CHIBOIS, dite « Coucou », fille du garagiste situé au n° 23 de la rue Gambetta.

Le Sporting Café avant sa démolition

Le virage étant dangereux, surtout pour les poids lourds, la municipalité a décidé de racheter l’immeuble et de le faire démolir.La démolition a eu lieu en Juillet 1974. Elle a coûté 10 819 francs ( 8 500 € de 2019) et les aménagement 30 421 francs (24 000 € de 2019).

Les photos de la démolition m’ont été confiées par Madame le docteur Rose FORGERON, fille de M. et Mme VIGNERON qui habitaient au n°3 et 5 de la rue Gambetta. L’essentiel de l’historique de cette rue est du à sa plume et à sa prodigieuse mémoire.

N°3-5-7

L’ancien numéro 1 devenu un petit square et le numéro 3, entrée de Jardi Flore

C’est la maison de Madame FORGERON. Elle a été construite par la réunion de plusieurs petites maisons, toutes communicantes. Plusieurs étaient à colombages et sont antérieures à 1830. mais c’est le cas de beaucoup de maisons de la rue.

Les grands parents de Mme FORGERON, Jean et Jeanne THOMAS ont acquis cette maison en 1919. Ils en étaient locataires depuis 1912.

Elle appartenait alors à M. et Mme PEYRAT, café, charron et forgeron.

A cette époque, au rez de chaussé des n°3 et 5, il y a le Café de la Promenade. Il comprend un café-restaurant, une salle de théâtre, des billards, une salle de tir et une salle de bal.La cuisine et une salle à manger sont au numéro 5. Le café de la Promenade a fermé en 1930.

Le café de la promenade est fermé mais Jean Thomas en utilise encore le papier à entête.

A l’étage il y a les appartements ou habitent M. et Mme THOMAS, leur fille Alice qui a épousé M. VIGNERON et leur fille Rose.

La cour est la cour de l’atelier qui est au fond. M. THOMAS est charron, forgeron et taillandier.

Après la fermeture du café le local a été loué à M. Paul BITAUD qui louait également le magasin situé juste en face , au numéro 6 de la rue.

En 1936, M. VIGNERON, une fois M. BITAUD parti installer son commerce dans l’ancien pensionnat, va ouvrir un magasin d’électricité et de radio. M. VIGNERON fait les installations électriques et son épouse tient le magasin. Elle ajoutera d’abord un rayon quincaillerie, puis papeterie-librairie, jouets, épicerie, parfumerie. Elle en fera un véritable bazar ou on trouve tout … ou presque. Quand j’étais enfants nous aimions y aller car on achetait aussi bien des « roudoudou » que des cages à hannetons! on attachait un fil à la patte d’une ces petite bête et on la faisait voler dans la classe…

Madame VIGNERON passe beaucoup de temps dans son magasin, elle a l’œil sur tous les faits et gestes des jeunes garnements que nous sommes. Elle décèle toute tentative que nous aurions eu de vouloir mettre dans notre poche un petit jeu ou une friandise !Elle tiendra son magasin même après le décès de son mari en 1970. Elle le quitte après une fracture du col du fémur pour le transférer au numéro 5 jusqu’à son décès en 1986.

Le « Bazar » de Mme VIGNERON en 1953

En 1987 le magasin est loué à Mme EYLIER qui en fait un commerce de bonneterie et layette.

En 1989 c’est Mme MOUGNAUD qui devient locataire et ouvre une boutique de fleuriste et en 1991 Mme Valérie DUBOISGACHET qui est la nouvelle locataire ouvre le magasin Jardi Flore.

Le numéro 5, ancienne cuisine et salle à manger du Café de la Promenade, a été transformé en magasin en 1930 et loué à M. et Mme Henri LENOIR pour un commerce de radio-électricité. madame LENOIR était la fille de M. Louis AYMARD, le créateur de l’usine électrique . Voir l’article  » Une grande figure de Nexon : Louis AYMARD « 

Au départ de Henri LENOIR arrivent de Thiviers M. et Mme Jean BUSSIERE. Ils ouvrent un magasin à l’enseigne « A la Tentation » ou l’on trouve des tissus, de la confection,de la mercerie avec des articles de belle qualité. Madame BUSSIERE qui était couturière fait les retouches et son mari fait, avec sa fourgonnette, des tournées dans les campagnes. M. BUSSIERE, passionné par le football était vice président de l’Amicale Sportive Nexonnaise.

Après la retraite de M. et Mme BUSSIERE, Mme Vigneron y transfère les rayons papeterie, parfumerie, librairie et bijouterie fantaisie jusqu’en 1986. Le fonds est alors acheté par Mme Chantal PECOUT. En 1993 elle le transférera au n° 7.

Le magasin devient alors le cabinet des infirmières, puis il est loué à Mme DUBOISGACHET et le numéro 5 communique de nouveau avec le numéro 3

Les numéros 3 et 5 communiquent et forment une seule boutique « Jardi Flore »

La cour de l’atelier et l’atelier lui-même sont le fief de M. THOMAS puis de son gendre M. VIGNERON.

Au fond de la cour l’atelier avec tout son matériel . Les beaux colombages sont mis en valeur.

Au numéro 7 au 1er étage il y avait un grenier à bois, fermé par les seuls bois des colombages. Donnant sur la rue, une petite pièce où étaient stockées les pièces détachées : dents et lames de faucheuses, socs de charrue neufs, etc. C’est maintenant un appartement

Au rez de chaussée l’atelier a été transformé en magasin en 1982. S’y sont succédés : le magasin des laines Phildar tenu par Madame GRAMAGNAT puis par Madame DESROZIERS jusqu’en 1992. Puis le magasin de Madame PECOUT qu’elle transfère du numéro 5. Il fermera en 2006. Une boutique de sacs, petite maroquinerie et accessoires de modes tenu par Madame PERAIN restera en activité jusqu’en 2006. C’est alors une épicerie associative, V’la Aut’Chose qui s’y installe de 2011 à 2018.

Des nexonnais passionnés gèrent bénévolement l’épicerie et une personne salariée tient la boutique. Pour consommer, il faut être adhérent et s’acquitter d’une cotisation annuelle de 5€. 

Au numéro 9 il y avait dans les années 1930 l’épicerie CUBERTAFOND. Ensuite ce fut un salon de coiffure tenu par Mademoiselle FAUCHER devenue Madame ANGARD. C’étai une très bonne coiffeuse et le salon était réputé. C’est devenu ensuite un magasin d’électro-ménager et Télévision de M. et Mme J.C. FONCHY. Ensuite, pendant très peu de temps les Assurances AG2R s’y sont installées puis M. ROCHE a ouvert un commerce de vin et d’épicerie fine. Il est parti rue Pasteur en 2018. En 2019 le magasin n’est pas occupé.

Autrefois, entre l’actuelle rue Lafontaine et la rue Jean Jacques Rousseau, il y avait un grand mur derrière lequel se trouvaient deux institutions religieuses. Il s’agissait de deux écoles, l’une pour les filles, l’autre pour les garçons. L’école des filles, la première en venant du bourg et en allant vers la gare, dépendait des Sœurs de l’enfant Jésus, congrégation née au Puy au XVIIe siècle. Celle des garçons située après correspondant aux numéros 32 à 38 actuels, dépendait des Frères du Sacré Cœur, congrégation fondée à Lyon en 1827 par le Père André COINDRE. L’école de garçon, comme celle des filles, a été créée par la volonté du baron Astolphe de NEXON qui a mis à disposition le terrain et apporté un financement. L’histoire de ces institutions figure sur ce blog au chapitre « Les écoles religieuses à Nexon ».

Les cartes postales anciennes montrent le long mur mais, à ma connaissance, il n’y a de vues en gros plan sur les écoles.

Le premier bâtiment en allant vers la gare abrite l’école de filles, le suivant l’école de garçons.

N° 28 -30 : ce sont les bâtiments qui correspondent à l’ancienne école de filles.

Les bâtiments du pensionnat de jeunes filles ont été vendus à Monsieur Paul BITAUD. Il a fait démolir le mur et agrandir l’aile gauche où il a transféré son commerce de quincaillerie. Il l’a baptisé « SAM SUFFY », nom que l’on peut lire aujourd’hui encore sur le mur du magasin d’optique.

On trouvait de tout chez M. BITAUD. Les marchandises sont exposées jusque sur le trottoir et la cour sert également de dépôt.

La boutique est trop petite, le trottoir sert d’étal…
Monsieur Bitaud devant sa camionnette abondamment chargée !

Après le décès de M. Paul BITAUD en 1950, son épouse Marie BITAUD avec sa fille et son gendre M. Armand DENARDOU ont dirigés l’affaire.

M. DENARDOU qui était électricien a ajouté son métier à celui de ses beaux-parents.

Puis c’est M. F. LE GUEN, fille DENARDOU qui a dirigé les galeries nexonnaises de 1981 à 2002.

Le commerce change ensuite de nature. Pendant quelques mois un commerce de fleurs a pris la suite, MILLE FLEURS GALERIES NEXONNAISES, un établissement secondaire de Mme E. FORINO. Ensuite un opticien M. Lionel BERTRAND – GERBAUD à ouvert NEXON OPTIQUE.  

Dans le prolongement de Nexon Optique on trouve d’autres commerces.

On trouve d’abord un salon de toilettage pour animaux. Il y eu A QUAT PAT puis Mme Romane CORRET a ouvert PILS POILS.

A côté on trouve une supérette. Elle fut d’abord ouverte à l’enseigne SITIS, un groupe de supérettes indépendantes de proximité puis à l’enseigne VIVAL du groupe CASINO.

Aujourd’hui la cour est moins encombrée de marchandise, elle sert de parking pour les clients.

De l’autre côté de la cour, dans un grand local qu’il a fait construire, Georges DENARDOU a créé un commerce de meuble que gère son épouse et sa fille tandis qu’il s’occupe de l’installation d’appareils de chauffage, de plomberie, d’électricité…

Quand on remonte la rue on arrive au deuxième bâtiment, celui qui abritait à l’origine l’école de garçon.

Après la fin de la guerre de 1939-1945 l’école de filles a rejoint celle des garçons. L’école était dirigée par Mlle ARCHAMBAUT. On voit sur cette carte postale le groupe des jeunes filles avec leur maîtresse.

Aujourd’hui le mur est toujours là mais l’école a disparu.

Numéro 32 : L’école a été fermée en 1953 et les bâtiments vendus. Ils ont été achetés par M. C. REALLE. Il a fait construire des logements à gauche de la cour et a rénové l’ancien bâtiment.

Son fils Robert y a transféré une partie de l’activité de l’activité produits du sol et depuis 1982 le siège de l’entreprise de transport.

Au numéro 34 on trouve des logements de particuliers

N° 36, ce sont également des appartements de particuliers.

Avec le numéro 38 on termine le coté pair de la rue Gambetta. La porte donne sur un jardin qui permet d’accéder au coté du bâtiment.