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LOGO2Création du syndicats des cheminots de Nexon en 1930

A sa création la gare de Nexon était située sur une des lignes de la compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O.). C’est l’une des cinq grandes compagnies privées de chemin de fer qui se partagent le réseau en France. Elle a été créé le 13 août 1838 pour exploiter la ligne de Paris à Orléans et ses embranchements que l’Etat a concédés à Casimir LECONTE (1796-1867) pour 70 ans.

I- De la Compagnie d’Orléans à la SNCF

La première mise en exploitation de la ligne date du 20 septembre 1840, mais elle ne dessert alors que Corbeil via Juvisy. La ville d’Orléans n’est atteinte que le 2 mai 1843.

En 1852, la Compagnie d’Orléans absorbe la Compagnie du chemin de fer de Tours à Nantes puis, par rachat et concessions, elle met en service les lignes Paris-Bordeaux en 1853, Paris-Clermont-Ferrand via Bourges en 1855 et rachète la Compagnie du Grand Central avec ses lignes du sud-ouest et du Massif central.

L’ouverture au trafic du tronçon Paris-Orléans fut suivie d’Orléans-Vierzon (20 juillet 1847), Vierzon-Châteauroux (15 novembre 1847), Châteauroux-Argenton-sur-Creuse (2 mai 1856) pour arriver à Limoges le 2 juin 1856.

La ligne Limoges-Périgueux par Nexon a été mise en service le 26 août 1861 et celle de Limoges à Brive via Nexon le 20 décembre 1875.

Du fait de la forte croissance du trafic, la première gare d’Austerlitz mise en service le 20 septembre 1840, va vite devenir trop petite. Elle est agrandie en 1846 mais rapidement il devient nécessaire d’en construire une nouvelle.  Elle se caractérise par sa grande halle métallique dont les fermes reposent sur les principes de Camille Polonceau (1813-1859), ingénieur inventeur de l’architecture métallique qu’utilisera par la suite Gustave Eiffel.

Achevée peu avant le début de la guerre de 1870, la grande halle, désertée par les trains, sera utilisée comme atelier de fabrication de ballons à gaz.

La concurrence entre les Compagnies et celle de plus en plus forte de l’automobile va entraîner des déficits croissants. la crise économique qui a débuté en octobre 1929 ne va faire qu’accélérer le phénomène et laisser apparaître une faillite économique du système.

Le 31 août 1937, une convention crée la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), société d’économie mixte dont l’Etat détient 51% du capital et les anciennes compagnies 49 %. La convention entre en vigueur le 1er janvier 1938. A partir de cette date la SNCF exploite toutes les lignes, celles appartenant jusque-là aux cinq grandes compagnies et celles du réseau d’Alsace-Lorraine et du réseau de l’Etat.

Le Populaire 1er septembre 1937

La Compagnie d’Orléans a transféré son réseau, dont elle reste toujours concessionnaire, à la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) et devient une compagnie financière.

II – Le syndicalisme cheminot national

Avant la reconnaissance du droit syndical par la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 avaient été créées des organisations comme la Société fraternelle des mécaniciens français ou l’Association des employés des chemins de fer français mais elles avaient du mal à se développer malgré l’appui de députés comme Charles Alfred de JANZE (1822-1892) qui menèrent une lutte contre les pratiques des compagnies de chemin de fer.

Le premier syndicat professionnel des employés des chemins de fer fut créé en 1884 par un chef d’exploitation, PETIT, qui en fut le président jusqu’en 1893. Opposé à la grève ce syndicat devint vite réformiste aussi le mécanicien GUIMBERT le quitte pour fonder en 1885 le Syndicat général professionnel des mécaniciens et chauffeurs, conducteurs de machines à vapeur.

En aout 1890 la création de la Chambre syndicale des ouvriers et employés de chemins de fer donna un véritable élan au syndicalisme cheminot. Elle élabore un programme revendicatif sur la réglementation et la durée du travail, les retraites, la nationalisation des chemins de fer… En avril 1895, elle changea de nom et devint le Syndicat national des chemins de fer qui rallia la CGT dès sa création au congrès constitutif de Limoges en septembre 1895.

La grève de 1910. Affiche de Jules GRANDJOUAN (1875-1968)

Entre les deux courants opposés, l’un réformiste et l’autre révolutionnaire se développe une voie centriste qui conduit le Syndicat national à regrouper en 1909, près de 60 000 adhérents répartis dans environ 250 syndicats locaux.

Au cours de cette période de nombreux syndicats virent le jour, limités souvent à un métier, une région ou une compagnie.

Les conditions difficiles engendrées par la guerre de 1914 – 1918 conduisent à un regroupement qui s’opère en février 1917 et donne naissance à la Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer de France, des colonies et pays de protectorat, affiliée à la CGT. Elle publie « la Tribune des Cheminots ».

Par la suite des scissions et de nouvelles créations virent le jour certains refusant l’adhésion à la CGT, d’autres choisissant une voie réformatrice, d’autres une vision catégorielle.

En 1920 un grève éclate pour un motif anodin : la mise à pied d’un cheminot qui était allé assister à une réunion syndicale pour laquelle il n’avait pas obtenu l’accord de sa direction. Le 19 février 1920, 1 600 cheminots de Villeneuve-Saint-Georges arrêtèrent le travail. En quelques jours la grève s’étend à tout le réseau PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) et le 29 février elle devient une grève générale des chemins de fer qui cessera le 3 mars dans la majorité des régions tandis que les cheminots de Limoges la continuèrent jusqu’au 5 mars.

Le Populaire 29 février 1920

L’Union des syndicats de l’Orléans donne l’ordre aux syndiqués de la ligne de cesser immédiatement le travail. Cet ordre s’adresse, entre autres, au syndicat de Nexon.

Le Populaire 29 février 1920

La grève recommencera le 1er mai et se termina le 28 mai sur un échec, avec pour conséquence la révocation de 18 000 cheminots.

A Limoges, le Populaire soutien la grève et annonce qu’elle est suivie par 95% des cheminots tandis que le Courrier du centre publie une liste de trains qui circulent. La CGT annoncent que ces trains ne circulent pas et fustige Le Courrier du centre dans un communiqué que reprend Le Populaire.

Le Populaire 3 mai 1920

III – Le syndicat des cheminots de Nexon

Lorsque le syndicat se crée à la gare de Nexon il prend le nom de « Syndicat des travailleurs des Chemins de fer de l’Orléans à Nexon ». Il adhère à l’Union des Syndicats des Chemins de fer de l’Orléans, à la Fédération Nationale des Travailleurs des chemins de fer et à l’Union des Syndicats de la Haute-Vienne.

Ses objectifs sont la défense des intérêts professionnels et économique des adhérents et notamment « la nationalisation des chemins de fer » (article 2).

Le syndicat se divise en sections techniques relatives à l’exploitation, la traction et la voie. A Nexon la section Traction n’est pas créée.  Elles sont chargées d’élaborer les revendications propres à leur service et sont dirigées par un secrétaire et un secrétaire adjoint. Le syndicat est administré par un Comité élu en assemblée générale, celle-ci nommant son Secrétaire général. Ce comité se réunit une fois par mois.

Le document ne comporte pas la date de création du syndicat mais il comporte toutes les revendications portées par la Fédération nationale depuis 1920, on peut donc penser qu’il a été créé autours de 1920. La composition du bureau qui y est inscrite peut nous donner des pistes.

Les statuts types de la Compagnie d’Orléans prévoyait un Comité composé de 33 membres. A Nexon ce Comité a été réduit à 7 membres, sans doute pour tenir compte des effectifs affectés à la gare de Nexon qui sont d’environ 80 personnes.

Le Secrétaire, Pierre LAFLAGNIERE, est né en 1879. Il n’est pas le plus âgé , c’est le trésorier, Georges TRAPLOIR qui, né en 1868, est le doyen d’age. parmi les 7 membres du comité Jean MOUNOZ, né en 1874 est le plus âgé et Louis FOUJANET, né en 1882 est le plus jeune. Jean CELERIER est né en 1876, Justin BEAUPUY en 1877, Pierre GAUCHER est né en 1880 comme Pierre BEAUDOU et Antoine OUZEAU en 1882.

Le seul nexonnais est un des contrôleurs, Jean NOUAILHAS, né à Nexon le 6 octobre 1889 de parents cultivateurs à Biard. Il est le plus jeune de tous les membres du bureau. Les deux autres, Jean JAMET et est né en 1878 et Joseph LAFON en 1881.

Au total trois membres du bureau sont nés dans le canton de Nexon, deux sont nés en Haute-Vienne, quatre en Dordogne, un en Corrèze, un dans le Loir et Cher et un dans le Lot.

LOGO2Prisonniers de guerre de juin 1940 à juin 1945 : en hommage à mon père et à tous ses camarades (III)

Aux 650 000 soldats belges faits prisonniers il faut ajouter les 1 845 000 soldats français qui furent capturés par les troupes allemandes en 1940-1941. 80 000 d’entre eux ont réussi à s’évader entre juin 1940 et novembre 1942 mais 51 000 sont morts au cours de leur captivité.

Le sort des prisonniers de guerre a été considérablement amélioré par les Conventions de Genève. La première, signée le 22 août 1864, a eu lieu à l’initiative d’Henri DUNANT qui avait été révolté par la situation des blessés à la bataille de Solférino (1859) mais elle n’abordait pas la question des prisonniers. Elle avait débouché sur la création de la Croix Rouge Internationale.

Une nouvelle convention eu lieu en 1906 mais c’est celle de 1929 qui traite particulièrement la question des prisonniers de guerre. Elle fut signée pour que ne se reproduisent pas les comportements constatés en 1914-1918. Elle prévoit des règles qui doivent s’appliquer dès la capture et elle précise ce que doivent être les camps, le travail auquel sont soumis les prisonniers, leurs relations avec l’extérieur, … jusqu’à leur libération. Le prisonnier doit être correctement traité, y compris s’il cherche à s’évader. Les officiers prisonniers sont exempts de travail.

Du fait du nombre élevé des prisonniers et de la soudaineté de leur capture de nombreuses familles étaient sans nouvelles. La première source d’information était le Comité International de la Croix -Rouge qui agissait par son Agence Centrale des Prisonniers de Guerre.

Un Centre National d’Information sur les Prisonniers de Guerre fonctionnait également à PARIS. Ce Centre a publié dès le 12 août 1940 des listes où les soldats prisonniers sont simplement mentionnés par ordre alphabétique, nom puis prénom, suivis de la date et du lieu de naissance, du grade et de l’unité. Au total cela représente 99 ouvrages d’une soixantaine de pages chacun. Ils ont été fournis par l’autorité militaire allemande.

La première liste publiée

Bâtir la liste des prisonniers d’une commune à partir de celles fournies par le Centre national d’Information n’est pas facile car celles-ci n’indiquent que le lieu de naissance et non celui de la résidence. C’est un travail fastidieux d’éplucher, plusieurs fois par semaine, des listes de plus de 4000 noms écrits en petit caractère mais surtout tous les prisonniers que l’on y trouve comme nés à Nexon n’y résident plus nécessairement.

Avec ses listes et les déclarations des familles les communes élaborent des listes qui sont complétées au fur et à mesure des demandes de l’administration et de l’obtention de nouvelles informations.

Ainsi à Nexon une liste de 47 noms recense les prisonniers travaillant à Nexon pour le milieu agricole. Y figurent les agriculteurs, quel que soit leur statut, propriétaire exploitant, fermier, métayer, ouvrier agricole ainsi que les artisans ruraux : électricien, maréchal ferrant, plombier…

 Parmi ces 47 noms, le plus âgé est Félix FENEROL, né le 12 février 1900 qui est fermier à Noyéras. Il a donc plus de 40 ans ce qui est surprenant. Pendant les guerres, les soldats les plus âgés appartiennent à des classes qui sont rappelées lorsque la guerre dure comme ce fut le cas en en 1914-1918. Ici si la guerre a été longue les combats ont cessés le 25 juin 1940 après l’armistice signé avec l’Allemagne le 22 juin et celui signé avec l’Italie le 24 juin. Un autre prisonnier, Henri NOUAILHAS, est né le 24 novembre 1901 à Beynac. Il est, lui aussi, ouvrier agricole à Noyéras. Ils sont 3 à être nés en 1902 mais la majorité est née en 1910 (6), 1911 (4) et 1912 (8). Le plus jeune est Pierre DESPLANCHES, né le 22 octobre 1918 à Nexon. Il est le seul de cette année.

On constate donc que les prisonniers issus du monde agricole ne sont pas des jeunes de 20 ans. Cela résulte du fait que les classes 1938 traduit le fait que les classes 1935 et suivantes sont des classes creuses, des milliers de jeunes garçons ayant été tués lors de guerre précédente beaucoup de jeunes filles sont restées célibataires. Mais on constate aussi, dès le milieu des années 1930, que les jeunes garçons ne restent plus à travailler à la ferme familiale et s’orientent vers l’industrie ou les services publics.

Une deuxième liste recense les prisonniers rapatriés pour des raisons médicales ou sociales (soutien de famille) ou encore ce sont évadés. Elle comporte 20 noms : 6 propriétaires exploitants, 8 métayers, 4 ouvriers agricoles et 2 artisans ruraux.

  • Les évadés

8 prisonniers se sont évadé : André ASTIER, Jean DENANOT, Armand DENARDOU, Jean DESBORDES, Louis DITLECADET, Henri DUDOGNON, Léon LIMOUSIN, René SEREZAC.

Que ce soit en 1914-1918 ou en 1940-1944, les conditions d’évasion sont les mêmes et elles sont extrêmement difficiles à surmonter : il faut des vivres, des vêtements civils, de faux papiers, éviter d’avoir à parler allemand ou savoir le parler. Pendant la Première Guerre Mondiale ils furent 16 000 à avoir réussi l’opération, soit moins de 3 % des captifs. Durant la Seconde Guerre mondiale, ils ont été 32 000 à réussir soit 4 % des captifs.

Il ne figure ni dans la liste des prisonniers ni dans celle des évadés car il n’exerçait pas une profession agricole, il était marchand de vin avec son père, il s’agit de Maxime DENIS. Il était prisonnier au Frontstalag 192 à Laon dans l’Aisne. Il travaillait dans un Kommando à Any-Martin-Rieux, chef-lieu de canton situé à 65 km au Nord de Laon. Maxime DENIS était affecté aux cuisines de la Kommandantur lorsqu’un soir il entend une conversation au cours de laquelle l’un des interlocuteur annonce le départ du kommando pour l’Allemagne dès le lendemain. Avec son camarade Fernand CHARBONNIER ils décident de s’évader. Quelques heures plus tard, le 6 décembre 1940 au soir, ils partent à vélo. Fernand a conté leur parcours dans un document de 260 pages que Rachel, la fille de Maxime DENIS m’a confié.

Ce pourrait être un film tant se mêlent les moments de peur, la chance, la solidarité mais surtout la profonde amitié puisque Fernand, une fois arrivé à Nexon y est resté.  Leur objectif est bien de rejoindre Nexon en zone libre plutôt que d’aller chez Fernand dont les parents étaient fermiers en Anjou, zone occupée. Ils prennent les petites routes, sautent dans les fossés quand ils entendent des voitures, se font renvoyer quand ils demandent de l’aide ou au contraire trouvent des gens merveilleux qui leur offrent le gite et le couvert, leur indique les routes à suivre pour éviter les allemands et parfois même les conduisent. Un fois franchie la zone interdite, cette zone qui couvre une partie de l’Aisne et qui devait devenir une zone de peuplement allemand, leur route continue vers le Sud en contournant Reims par l’Ouest et sont orientés vers Damery, commune de la Marne dont la gare est située sur la ligne Paris-Strasbourg.

Pour arriver à Nexon les 2 évadés doivent franchir 2 lignes de démarcation

Les personnes rencontrées les mettent en relation avec des cheminots qui leurs procurent des billets, les font sortir de la gare de l’Est en évitant les contrôles, leurs conseillent de passer par Nevers pour franchir ligne de démarcation et leur fournissent des contacts pour tout leur parcours.  On peut être surpris de constater que dès le mois de décembre 1940 les cheminots avaient organisé des filières pour faciliter les passages en zone libre.

Arrivés à Paris, Fernand demande un rendez-vous au propriétaire de la ferme des ses parents, un Comte P.D.G. d’une société d’assurance place Vendôme. A la surprise du personnel, ce garçon mal habillé est reçu par M. le Comte. Il repart avec des billets de train et 500 francs pour les frais de leur voyage jusqu’à Nexon. Ils rejoignent sans encombre la gare de Lyon puis Nevers et là il fallait franchir la ligne de démarcation. Ils doivent aller à Germigny l’Exempt avec leurs vélos qui les ont suivi en bagages accompagnés dans le train. Là, ils retrouvent leur contact, franchissent la ligne se dirigent vers la première guérite où se trouve un militaire français. Après une nuit de sommeil et des papiers en règle ils sont conduits à la première gare avec un billet pour Châteauroux et l’ordre de se présenter à la caserne de Déols pour être démobilisés. Ils reçoivent un bon de transport pour aller à Limoges et à Nexon le 12 décembre 1940 après 7 jours vers la Liberté.

Ensuite c’est l’arrivée à Nexon que Fernand raconte :

  • La Relève

Parmi les rapatriés deux ont été libérés grâce au mécanisme de la Relève. Cette mesure, instaurée sous l’impulsion de Laval en juin 1942, consistait à envoyer en Allemagne trois travailleurs volontaires pour qu’un prisonnier soit libéré.  Malgré la propagande importante faite tant par le gouvernement de Vichy que par l’Allemagne le nombre de volontaires n’a pas été suffisant et en février 1943 la Relève a été remplacée par le Service du Travail Obligatoire (STO).

En 1943, 200 000 prisonniers sont transformés en travailleurs libres. Libres surtout de continuer à travailler en Allemagne, ils ne quittent un camp que pour un autre camp. Cette mesure permet de libérer 30 000 gardiens allemands qui rejoignent le front russe.

  • Le courrier des prisonniers

La Convention de LA HAYE dont découle la « Convention relative au traitement des Prisonniers de Guerre » du 27 juillet 1929 stipule que les lettres, mandats et articles d’argent, ainsi que les colis postaux destinés aux prisonniers de guerre ou expédiés par eux, seront affranchis de toutes taxes postales (Art. 16).

Les directives allemandes du 6 septembre 1940 permettent à tous les prisonniers de guerre français se trouvant sur les territoires allemand et français d’envoyer et de recevoir des lettres et des cartes postales mais non les colis et paquets.

Les adresses des prisonniers doivent comprendre le nom, les prénoms, le grade, le numéro du prisonnier ainsi que l’indication du Stalag, ou Oflag, mais en aucun cas ne doit figurer l’indication géographique du lieu du camp, même pour ceux situés dans la France occupée, sinon les envois seront retournés à l’envoyeur.

Tout envoi pour les prisonniers de guerre doit porter, en tête les mentions KRIEGSGEFANGENENPOST et GEBÜHRENFREI (Courrier des Prisonniers de Guerre en franchise) en allemand et en français. Les prisonniers peuvent écrire chaque mois une lettre et deux cartes postales. Mais ces règles peuvent être plus souples selon les camps.

Carte postée du Stalag XIII B pour la Belgique le 8 octobre 1941
  • Le retour de captivité

Toutes les familles n’ont pas de nouvelles de leur prisonnier. C’est le cas de Mme CLERMONTEIL qui en juillet 1945 est toujours sans nouvelles de son mari. Elle fait publier une annonce dans le Populaire pour obtenir des informations.

Carte avec l’adresse du camp préimprimée, reçue le 20 mars et postée le 26 février

Dans la lettre qu’écrit Pierre BAILLEUX le 10 janvier 1941 à son épouse à Limoges, il dit que toutes les lettres qu’il a reçu sont du mois de novembre ! Elles ont mis 2 mois pour lui parvenir. C’est un constat que l’on fait souvent en lisant les correspondances des prisonniers.

  • Le retour de captivité

C’est le ministère des Prisonniers, déportés et Rapatriés (PDR) qui est chargé du rapatriement de l’ensemble des français qui étaient en Allemagne. Les problèmes étaient spécifiques à chaque catégorie de ressortissant mais cette structure qui devait traiter un grand nombre de dossiers sans les moyens suffisants, elle privilégiait la rapidité plus que la méthode pour que chacun rejoigne sa famille le plus rapidement possible. On constate la différence avec la méthode rigoureuse employées par américains pour les prisonniers belges.

Le général de Gaulle avait pourtant nommé, dés la fin 1943 à Alger, Henri FRENAY pour assurer ce rapatriement. Il élabore un Plan de rapatriement avec des camps de transit, des Centres d’accueil ou un contrôle sanitaire serait effectué pour éviter que des maladies contagieuses puissent se répandre, une détection d’éventuels espions était également prévue. Mais dans la réalité ce fut souvent l’improvisation qui prima. Il rentrait en moyenne 15 000 personnes par semaine en avril 1945 et 200 000 à la mi-mai. Au début du mois de juillet le rapatriement massif était terminé. Le retour a été rapide pour ceux qui étaient à l’Ouest mais beaucoup plus lent pour ceux qui ont été libérés par les troupes soviétiques.

Les ex-prisonniers libérés à l’Ouest arrivent en France par la Belgique où ils reçoivent un accueil chaleureux, certains trouvèrent qu’il était plus chaleureux que celui qu’ils reçurent en arrivant en France. A la frontière ils accomplissent rapidement quelques formalités Dans les Centres de rapatriement puis ils gagnent la gare la plus proche de leur domicile pour rentrer chez eux.

Certains manquent à l’appel. Leur famille est sans nouvelle d’eux. C’est le cas de Martial CLERMONTEIL, futur président de l’association nexonnaise des anciens prisonniers de guerre. Son épouse lance le 28 juillet un appel dans la presse, comme beaucoup d’autres familles.

le Populaire 28 juillet 1945

Les prisonniers qui sont rentrés de captivité en 1945 n’ont pas connu les mêmes difficultés que leurs camarades de 1918. Ces derniers ont dû lutter contre l’immense prestige dont jouissaient les Poilus pour avoir défendu la patrie, alors qu’eux étaient détenus en Allemagne après avoir été capturés, dans des conditions que beaucoup considéraient comme douteuses. Ils durent donc militer pour défendre leur honneur et obtenir des dédommagements matériels et financiers.

Ce n’est la cas pour les prisonniers qui rentrent de captivité en 1945. Ils sont accueillis comme des militaires et sont inclus dans les commémorations.

Mais ils doivent réapprendre à vivre en famille. Prisonniers ils vivaient entre hommes et sans enfants. A leur retour ceux qui étaient mariés découvrent une épouse qui a des relations avec un autre homme et il s’en suit une hausse considérables des divorces pour adultère de la femme. Certains ont perdus un parent, ne reconnaissent pas le bébé qu’ils ont quitté et qui maintenant va a l’école maternelle. D’autres ont leurs maisons détruites, un commerce en faillite…mais aussi douloureux que soient ces problèmes ils ne touchèrent qu’une petite minorité d’entre eux. Les réintégrations professionnelles sont très variables. Faciles pour ceux qui retrouvent leur emploi, leur commerce ou leur terre, plus difficile pour d’autres. Une « ordonnance relative à la réintégration, au réemploi et à la réadaptation des démobilisés, des déportés et assimilés » est publiée le 1er mai 1945. Comme le pays manque de main d’œuvre il n’est pas difficile de trouver un emploi. Un pécule est versé mais le montant est plus faible que celui versé dans d’autres pays.

La réinsertion sociale n’est pas des plus facile. Les résistants sont auréolés d’une gloire qui laisse les prisonniers un peu dans l’ombre. Il en est de même des anciens combattants de 14-18 qui manifestent un certain dédain pour ceux qui n’ont pas su résister aux allemands comme eux l’ont fait.

Pour retrouver la camaraderie des camps, pour s’entraider, pour améliorer leur image et pour faire aboutir leurs revendications ils créent des associations de prisonniers de guerre spécifiques pour cette guerre.

  • Les associations

« Dès que les premiers prisonniers ont été rapatriés, ils ont senti la nécessité de se grouper pour, à la fois, aider les familles de leurs camarades encore captifs, et apporter à ces derniers toute l’assistance qu’il était possible de leur donner. C’est ainsi que sont nés les Centres d’entraide qui se sont développés dans toute la France…

Au moment de la Libération il existait en France 11 000 Centres d’entraide répartis dans tout le pays.

Dans le même temps, les prisonniers ont senti le besoin de se regrouper par camp, principalement dans les grands centres, et c’est ainsi qu’ont pris naissance les secrétariats de camps transformés, après la libération, en Amicales des camps, et coordonnées par une Union nationale des Amicales de camps.

Ainsi se sont formées deux séries d’organismes à objectifs sociaux : d’une part les Centres d’entraide répartis horizontalement sur toute la France ; d’autre part, les Secrétariats de camps groupant, verticalement par camp, les prisonniers.

Mais, dès la fin de 1942, des camarades se sont groupés dans la clandestinité pour former le mouvement de résistance prisonniers qui s’est appelé le « Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés ».

Après la libération, d’un même accord, éléments prisonniers de M.N.P.G.D. et Prisonniers des Centres d’entraide décidèrent de fusionner dans les Associations départementales qui existent dans tous les départements de France. De la même manière l’action des prisonniers s’unifie, et l’Union nationale des amicales de camps va adhérer à la Fédération nationale des prisonniers de guerre, tout en conservant ses cadres d’action autonomes. » Allocution à la radio de M. DEVAUX, 1er président de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre, prononcée à la radio le 21 mai 1945.

Le Congrès constitutif de la Fédération Nationale des Prisonniers de Guerre (FNPG) s’est tenu à Paris les 5, 6, 7 et 8 avril 1945. Elle est reconnue d’utilité publique le 1er avril 1948.

le dimanche 25 novembre 1945, 7000 prisonniers de la Haute-Vienne se réunissent à Limoges pour affirmer leurs revendications.

MM. THOMAS, délégué fédéral et FOUSSAT, député à la Constituante.
Le Populaire 27 novembre 1945

Il a fallu se préoccuper de la réinsertion des anciens prisonniers et leur apprendre à vivre dans le monde de 1946, si différent de celui de 1939. Il faut que les prisonniers obtiennent la carte de combattant, des soins, la compensation des pertes de revenus, la retraite…

A Nexon l’association locale est membre de l’Association des prisonniers de guerre du département de la Haute-Vienne, elle-même adhérente à la F.N.P.G.

Première carte, signée par le président Henri PERRIARD

A peine arrivé à Nexon mon père est accueilli au sein de l’association présidée par Henri PERRIARD . Il en sera membre jusqu’à ce que les activités relatives aux ancien prisonniers de guerre (A.C.P.G.) se réduisent, la plupart étant âgés ou décédés.

L’A.C.P.G. de la Haute Vienne éditait un journal mensuel, très lu dans le département.

Un des président emblématique de cette association était Henri DEFOUGERE pendant les années 1960-1970. Ancien prisonnier au Stalag XVIII A en Styrie (Land Autrichien annexé par l’Allemagne en 1938). Professeur de philosophie il avait créé une université dans le Stalag et il en devint le recteur. A son retour il est professeur de philosophie au lycée Darnet à Saint Yrieix. Je l’ai eu comme professeur en classe de Math-Elem. Il savait que la philo n’était pas la matière principale pour notre classe aussi il se laissait facilement entraîner sur des discussions relatives à la guerre et aux prisonniers. Connaissant son travers il y avait toujours l’un d’entre nous, désigné avant de rentrer en cours, pour lui poser une question sur cette période. Il arrivait parfois que la discussion dure presque la totalité du cours et c’est avec un sourire qui voulait dire qu’il n’était pas dupe de notre stratagème il résumait en 10 mn son cours. Mais le temps de discussion avec lui valait bien une leçon sur la liberté, la haine…

Il rappelait dans chaque éditorial du Journal la nécessité de faire aboutir les revendications des anciens prisonniers. Dans celui de juillet 1974 il redit l’importance de se grouper pour obtenir satisfaction. 30 ans après la fin de la guerre ce n’était pas encore le cas. Fallait-il tout oublier pour construire l’Europe avec l’Allemagne ? Ce n’est qu’après 1981 sous la présidence de François Mitterrand que les A.C.P.G. ont vu leurs revendications globalement satisfaites, mais un certain nombre d’entre eux n’était déjà plus de ce monde.

Les prisonniers demandent la carte du combattant avec les mêmes avantages que ceux de 1914-1918, un pécule pour chaque mois comme prisonnier, la reconnaissance officielle d’un vieillissement accéléré avec comme conséquence la possibilité pour l’ancien P.G. de prendre sa retraite professionnelle plus tôt (5 ans de captivité correspondant à un abaissement de l’âge de 5 ans pour la retraite)… cette dernière revendication demanda des démarches multiples, des discussions sans fin pour obtenir finalement satisfaction avec la loi du 30 juin 1973 qui donne a possibilité pour un P.G. de prendre sa retraite à 60 ans au lieu de 65.

Chaque année les anciens prisonniers se retrouvent le 8 mai pour une cérémonie au monument aux morts suivie du banquet annuel.

La date du 8 mai a donné lieu à de nombreuses manifestations. La loi du 7 mai 1946 fixe au 8 mai, si c’est un dimanche, ou au dimanche suivant cette date les commémorations de la victoire de 1945. Ce n’est qu’en 1953 que le 8 mai devient officiellement un jour férié institué, au même titre que le 11 novembre, quel que soit le jour de la semaine où il tombe. En 1959, un décret cherchant à limiter le nombre de jours chômés supprime ce jour férié. Il va s’en suivre, chaque année, des manifestations pour que le 8 mai soit chômé.

En 1961 la section de Nexon des Anciens prisonniers de guerre compte 79 adhérents, les Anciens combattants sont 126 membres. Le bureau est ainsi composé :

Président : Martial CLERMONTEIL

Vice-Présidents : Louis BEYRAND et Louis DITLECADET

Secrétaire : Camille GARAUD

Secrétaire adjoint : François BONNAUD

Trésorier : Jean TRICARD

Délégué cantonal : Maurice QUEYROI

Pour le 8 mai 1962 le bureau « insiste pourque chacun de nous fasse grève ce jour là afin de démontrer au à un Gouvernement oublieux que, contre tous ses ukases, les A.C.P.G. se rappellent que le 8 mai a marqué, pour eux, la fin d’une interminable captivité et fait luire l’annonce tant attendue du retour dans les foyers.

Chômer le 8 MAI est un devoir pour nous tous qui réclamons depuis 4 ans le rétablissement de cette journée comme fête légale. »

En 1963 les mêmes protestations sont répétées. C’est cette même année qu’au congrès de Pau que les anciens d’Afrique du Nord sont admis dans les rangs de la FNCPG.

Lors du banquet qui a suivi la cérémonie du 8 mai 1965, Maurice QUEYROI, délégué au Congrès national fit part à ses camarades que, 20 ans après la fin de la guerre, leur association connaissait quelques difficultés. La majorité des A.C.P.G. a plus de 50 ans et les plus jeunes ont 45 ans. L’intégration des anciens d’Algérie, Tunisie, Maroc a amené des plus jeunes et compensé la diminution des effectifs mais cela n’a pas suffi. Aussi en 1975, au Congrès de Toulon, les veuves de prisonniers et de combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc (CATM) sont reconnues par la Fédération Nationale. Le logo sur les cartes change.

Au cours de cette même année 1975, le président de la République, Valéry Giscard d’Estaing, retire tout caractère officiel au 8 mai. Son geste cherche à marquer la réconciliation franco-allemande, mais irrite de nombreux anciens combattants. Finalement par la loi u 2 octobre 1981, François Mitterrand redonne au 8 mai son caractère de jour férié et rajoute cette journée à la liste des jours chômés dans le code du travail.

En 1975, après l’Assemblée générale du 12 janvier, le bureau est ainsi constitué :

Président : François BONNAUD

Vice-président : Louis LAMONERIE

Secrétaire : André PENOT

Secrétaire adjoint : Paul LASSAGNE

Trésorier : Jean TRICARD

Membres : Louis BEYRAND, Henri BOYER, Bernard CHAUFFAILLE, Henri PERRIARD, Maurice QUEYROI, Camille GARRAUD, Jean VALERY.

La Voix des P.G. Février 1975

Par la suite M. GARRAUD présidera l’association mais les anciens prisonniers de 1939-1945 sont de moins en moins nombreux. En 1985, pour le 40ème anniversaire de l’armistice, un certain nombre d’entre eux sont morts et les plus jeunes ont près de 70 ans. C’est Marcel MICHAUD, un ancien d’Algérie de Jourgnac qui préside l’association.

Le 15 mai 2011, Nexon a accueilli le Congrès départemental.

Il n’y a plus d’anciens prisonniers. C’est la dernière grande manifestation organisée par l’association. M. MICHAUD est à la fois président et trésorier et son épouse Denise assure le secrétariat.

Depuis le congrès national de 2012, la Fédération Nationale accueille dans ses rangs des sympathisants, personnes non ressortissantes de l’ONACVG qui partagent les valeurs de la Fédération. Comme toutes les associations du monde combattant la moyenne d’âge des adhérents est élevée. Malgré les regroupements de plusieurs sections, Nexon-Janailhac-Saint Maurice les Brousses il est difficile d’assurer une présence aux journées commémoratives. Le devoir de mémoire s’estompe petit à petit.

Après le décès de son époux, le 18 août 2018, Mme MICHAUD a repris le flambeau et assure seule toutes les fonctions d’un bureau pour l’association des ACPG-CATM-VVG. Pour combien de temps ?

Si un jour il n’y a plus d’association d’Anciens Combattants et Victimes de Guerres, c’est que la PAIX régnera effectivement …

LOGO2Un groupe actif de Libres-Penseurs dans le canton de Nexon à l’orée du XXe siècle

Dès le triomphe de la République en 1879 et jusqu’en 1914 des sociétés de Libre pensée se sont créées un peu partout en France. Le Limousin n’a pas échappé à ce mouvement et l’histoire des Libres-Penseurs en Limousin est bien connue grâce aux travaux de Louis PEROUAS.

Les premières sociétés apparaissent à Limoges en 1880 puis en Creuse, dans le Lot et la Charente. Elles sont actives pendant quelques années avant de connaitre une léthargie dont elles sortiront avec le début de l’affaire DREYFUS (1894-1906). L’Association Nationale des Libres-Penseurs de France se constitue en 1902, restructurant une ancienne fédération de 1890. En 1905 un second groupement voit le jour, la Fédération française de la Libre-Pensée. C’est à cette fédération que va se rattacher la fédération régionale créée à Limoges en 1904 à l’occasion du premier congrès régional qui une centaine de délégués de Corrèze, Creuse, Dordogne et Haute-Vienne. La jeune fédération est animée par Emile NOEL, ouvrier imprimeur arrivé à Limoges au milieu des années 1890, très engagé dans l’action syndicale mais aussi politique. Il parcourt la région en donnant de nombreuses conférences et se démène pour créer un périodique. Il y réussira en lançant « Le Libre Penseur du Centre » le 29 octobre 1905. Sa devise est « Tout pour la laïcité par la laïcité ».

*Publié à Limoges, Le Libre Penseur du Centre devient en 1908 Le Libre Penseur du Centre et du Centre Ouest puis en 1910 Le Libre Penseur de France et de Libre Pensée Universelle, sous-titré Journal anticlérical de défense socialiste, républicaine et laïque. Bimensuel. Il réapparaît à Tours de 1920 jusqu’en 1938, à la mort de son principal animateur Emile Noel.

Bandeau du premier numéro

En lisant ce journal on trouve les traces d’un groupe de libre penseur dans le canton de Nexon actif jusqu’au début de la guerre en 1914 grâce au dynamisme de Paul NONATEL de Saint-Hilaire-les-Places (I). Partout la guerre a conduit à la mise entre parenthèse de l’activité de ces groupes. Leur réveil en 1919 a été lent, d’autant plus à Nexon que Paul NONATEL avait été tué au front en 1915. On retrouve une activité dans les années 1930 avec la montée du fascisme en Europe (II).  

I- Le Libre penseur du Centre et le canton de Nexon jusqu’en 1914

C’est en parcourant les numéros de ce périodique que l’on peut se faire une idée de l’importance de ce mouvement de pensée dans les différentes régions. Le principal rédacteur du journal était Emile NOEL lui-même pour les articles de portée nationale. Les chroniques locales étaient alimentées par un réseau de correspondants dont la plume était plus ou moins féconde.

Pour le canton de NEXON, le correspondant était un feuillardier de Saint-Hilaire les Places, Paul NONATEL, qui a joué un rôle important dans la création du syndicat de cette profession.  

Comme dans la plupart des communes ce sont les relations entre le curé de la paroisse et les libres-penseurs qui font l’essentiel des chroniques, les libres penseurs militant pour les cérémonies laïques, qu’il s’agisse du baptême ou du mariage. Dans les villages les affrontements verbaux sont fréquents mais NONATEL reproche à ses adversaires de ne pas venir en discuter dans les réunions publiques.

Dans une chronique de novembre 1905 il rappelle qu’il a déjà organisé deux conférences aux quelles il avait invité Emile NOEL en personne mais qu’aucun des adversaires de la Libre Pensée n’était intervenu.

Le Libre Penseur du Centre , 12 novembre 1905

Dans le même numéro il est fait référence à une conférence qu’il donnera à la Grènerie le 19 novembre 1905 à l’occasion d’une fête laïque.

Le Libre Penseur du Centre, 12 novembre 1905

La fête du mois de novembre annonçait un prochain mariage civil à Saint-Hilaire -les-Places. Le 27 janvier 1906, Pierre LAVAUD et Marie PONCET se sont mariés et NONATEL a prononcé une allocution dans laquelle il félicite les jeunes mariés d’avoir bravé les critiques pour être les premiers dans la commune à s’unir sans passer par l’église.

Le Libre Penseur du Centre, 10 février 1906

Avant sa chronique sur le mariage civil à Saint Hilaire les Places, Paul NONATEL a écrit un long article demandant une réforme du Code du mariage qui est toujours le même depuis Napoléon. Il demande une plus grande liberté pour les futurs mariés, contraints pour le moment de se soumettre à l’autorité des parents et il souhaite une juste indemnité de l’épouse en cas de divorce.

« CHOSES A RÉFORMER

Chaque jour, nous, habitants des campagnes assistons au départ de quelques jeunes filles lesquelles contrariées dans l’affection très chère de l’amour, le désir du mariage, voient s’en produire la rupture, parce que souvent cela ne plaît pas aux familles. Quittant, son pays, la jeune fille suivant en cela ce qu’elle a appris chez elle, se dirige vers la grande ville et une fois arrivée rentre comme domestique, si elle trouve, au service de la bourgeoisie, et a défaut de cela, ne pouvant pas faire autre chose, se loue’ comme bonne ou servante de cabarets, de brasseries. Celles oui tombent mal en place, et je dis cela pour faire une exception vont grossir les rangs des sans pain, des sans-logis, et finalement voient inscrire leurs noms sur les registres tenus par la police des mœurs, elles sont à jamais perdues ; et nos campagnes perdent en elles leurs plus robustes auxiliaires féminins.

Il y a un remède à cela, dans la faible mesure de mes connaissances, je vais en parler.

Depuis un siècle, nous jouissons d’un code dont les lézardes se montrent et s’effritent de plus en plus. Construit dans l’esprit romain, le code Napoléon n’est plus en rapport, ni avec nos mœurs, ni avec le régime politique qui doit faire éclore les légitimes aspirations de demain.

La nécessité de le transformer, de l’adapter aux exigences de la société est déjà reconnue. De tous côtés en ce moment des voix généreuses s’élèvent proclamant le besoin d’un tel progrès. De toutes les lois dont est chargé le chantier parlementaire, celle de la réforme du code, touchant si près la famille par la voie du mariage, s’impose au premier chef. Décrétons le mariage laïque affranchi de ce restant d’empire et de l’église, la société s’en portera bien mieux.

Une des premières modifications à apporter au mariage sera d’en abréger la formalité paperassière et administrative, et nul doute aussi que l’autorité parentale, abusive de nos jours, en sortirait fortement restreinte, car il n’est pas admissible que l’homme atteignant 25 ans, la femme 21 ans, soient, tenus à accomplir toutes sortes de formalités pour s’unir. Je sais qu’on a déjà réduit à un, les actes respectueux, mais pourquoi laisser, au moins pour cet âge, le droit, inique d’opposition, je sais qu’il découle de tout ceci des procès onéreux et toujours, ou à peu près, des brouilles méchantes et parfois éternelles dans les familles. Je demande qu’on déblaie la porte d’entrée du mariage ; cela fait, on en aura élargi l’accès en supprimant tout un tas de choses à réformer et ridicules.

Ensuite, on poursuivra le texte du régime de la communauté, celui de la séparation de biens, on introduira, on imprimera dans les obligations réciproques des époux le mot « Amour », celui tout au moins d’« affection », qui dégrade la femme, et de « fidélité », qui ne tiennent toujours pas certains hommes ; alors, à quoi servent tous ces mots ?

Le mariage s’établira sur le consentement mutuel des individus. Leur séparation de biens ne pourra pas être l’objet d’une spéculation malhonnête ; le divorce établissant la faute de l’homme, les juges puniront ce dernier en le condamnant au paiement d’une indemnité envers la femme, la famille, basée sur ses revenus annuels.

Les juges, qui n’en souffrent pas, ne devraient pas avoir le droit de différer un divorce en maintenant rivés à la chaîne deux êtres qui se haïssent. Je sais que l’Eglise désapprouve le divorce, parce que souvent elle a à ratifier l’union, et qu’en se rompant, elle prouve le peu d’importance de l’Etre suprême, qui a présidé à la cérémonie religieuse ; que de ce fait sa nullité apparaît éclatante.

Pourquoi, les élections approchant, n’obligerait-on pas les candidats à donner leur opinion sur les réformes dont je viens de parler ; s’ils restent muets, que les électeurs leur en parlent, et je dis que si les villes n’y perdraient rien, les campagnes y gagneraient. NONATEL. Le Libre Penseur du Centre 10 février 1906.

Mais NONATEL ne se limite pas à écrire sur le mariage. Il intervient sur tous les sujets qui intéressent les habitants comme ici, le 14 avril 1906, au sujet de la distribution du courrier à la Grènerie.

Le Libre Penseur du Centre, 14 avril 1906

Il a également défendu le repos hebdomadaire sans que ce repos soit nécessairement pris le dimanche, ce qui lui a valu les foudres de ses amis socialistes de Limoges. Il leur répond en expliquant que le paysan qui ne va pas à la messe le dimanche va à Limoges se promener et faire des emplettes. Il faut bien alors que les magasins soient ouverts ! La question de l’ouverture des commerces le dimanche n’est donc pas nouvelle.

Le Libre Penseur du Centre 26 août 1906

Une autre fois il s’indigne de la vétusté des écoles et l’absence de « fosses d’aisance » et il met en parallèle les travaux dans les églises 

Le Libre Penseur du Centre , 9 mars 1907

Le 4 avril 1909, à la salle Charreix à Nexon, NONATEL avait organisée une réunion à laquelle il avait invité Emile NOEL. qui pendant une heure présente son rêve d’une République dans laquelle le peuple aurait de larges pouvoirs.  cette fois-ci c’est un long compte rendu qui est publié dans le Populaire du Centre.

Le Populaire du Centre 15 avril 1909

Au total, de 1905 à 1909, NONATEL exprime ses convictions en plus de 25 articles ou chroniques dans le Libre-Penseur du Centre. Mais il dut attendre 1908 pour fonder une section, bientôt étendue, du moins officiellement, à l’ensemble du canton. Grace à sa ténacité, Paul NONATEL sera élu en 1910 président de l’Union syndicale des feuillardiers du Centre.

Soldat de 2ème classe au 327e Régiment d’infanterie, il trouvera la mort sur le champ de bataille le 10 juin 1915 à Colincamps dans la Somme. Il avait 40 ans.

2 – Les libres penseurs à Nexon dans les années 1930.

Avant la première guerre mondiale c’est la personnalité de Paul NONATEL qui domine les actions de la libre pensée dans le canton. Après la guerre, du fait du décès de NONATEL, Le Libre Penseur ne relate plus les actions de la section nexonnaise. On en trouve une référence dans le numéro du 15 décembre 1920.  Du fait de l’absence de trésorerie il devait être le dernier publié. Mais un vaste mouvement de solidarité des militants s’organise et de nombreux dons arrivent au journal. Emile Noel écrit : « Ce numéro devait être celui de la disparition du Libre Penseur mais les invitations pressantes, les promesses faites, me font un devoir de tenter l’impossible afin que j’en sorte la possibilité de sauver notre journal. »

Il publie sur plusieurs pages les mots d’encouragement accompagnés de dons qu’il a reçus parmi lesquels j’ai relevé celui d’un nexonnais, PIQUET :

« Mon cher Noël,

Malgré la destinée qui s’obstine à me serrer de son frein, elle ne m’empêchera pas d’arriver pour déposer un peu de baume bienfaisant sr la plaie saignante de notre cher organe, car plus que jamais, c’est le moment qu’il vive. La religion catholique, c’est inouï ! a une recrudescence de vie, mais je crois que semblable au moribond qui se cramponne, elle crèvera tout de même, si les nôtres sont courageux. Je vous adresse 5 francs et je consens à faire partir mon réabonnement du 1er janvier. Au revoir, mon cher Noël, comptez sur moi.

PIQUET, Nexon (Haute-Vienne) »

Pour autant les libres penseurs n’avaient pas disparu. Un groupe qui a pris comme nom « L’Aurore » se réuni.  On les retrouve dans les années 1930, principalement au travers d’articles dans le Populaire.

 Ainsi ils sont invités à participer au banquet du vendredi saint de 1933 organisé par la section socialiste de Nexon. Sans doute que la personnalité de son secrétaire, la pharmacien PIALLOUX, avait amené un plus grand nombre de militants vers les socialistes que vers la libre pensée.  

« Banquet du vendredi-saint. — Les libres penseurs de Nexon et des environs, désirant assister au banquet du vendredi-saint sont priés, le nombre des places étant limité, d’envoyer leur adhésion à M. Pialloux, à Nexon, avant le mercredi soir 13 avril, dernier délai.

Ce banquet, dont le prix a été fixé à 15 francs, aura lieu vendredi 14 avril, à 20 heures, au restaurant Autier

Le Populaire du Centre 1 avril 1933 »

A la fin de l’année 1933, alors que le parti communiste n’a pas encore abandonné la politique de non-coopération avec les sociaux-démocrates des comités antifascistes se créent un peu partout en France dont un à Nexon. Il organise un meeting le 12 décembre 1933 dont le Populaire rend ainsi compte :

« Meeting antifasciste. — La réunion organisée salle Paul-Faure, par le comité antifasciste de Nexon (cellule communiste, groupe de libre pensée, section socialiste), a obtenu le plus vif succès.

Les membres des trois organisations adhérentes et de très nombreux sympathisants se trouvaient dans la salle avant l’heure indiquée et c’est finalement devant plus de 200 personnes que notre ami Laplaud, président, assisté des citoyens Autier et Fâcherie, ouvre la séance. En termes très heureux, il indique dans quelles circonstances cette, réunion avait été organisée, demande à l’assistance de respecter la liberté de parole et de contradiction et donne la parole au citoyen Pialloux, représentant du groupe de libre pensée « l’Aurore ».

Pialloux explique les raisons de son intervention et lit la copie d’une lettre recommandée, par lui adressée à M. Meynier, principal avocat de la Ligue des contribuables dans le département, lettre où il invitait ce dernier à venir défendre la cause de l’organisation qu’il représente. M. Meynier, dans une réponse qui voudrait être ironique, mais dont les termes trahissent l’embarras, se dérobe et se refuse à toute discussion. Pialloux constate que M. Meynier, brillant (??) avocat ne condescend pas à venir s’expliquer devant des prolétaires. (Il serait certainement plus à son aise dans un salon de douairières, parmi ses amis les Chevaliers de la Matraque.)

Après avoir fait en termes cinglants le procès annoncé de la Ligue des contribuables, l’orateur conclut, aux applaudissements de l’auditoire, que cette association sera énergiquement combattue par la classe ouvrière et paysanne, dont elle est en réalité l’adversaire irréductible. Il termine en déclarant la guerre au fascisme sous toutes ses formes.

Le citoyen Charlet, du Parti socialiste, lui succède. Après avoir remercié le comité antifasciste d’avoir bien voulu l’associer à cette manifestation do front Unique, il fait l’historique du fascisme en Italie, puis en Allemagne, indique dans quelles conditions il a pris naissance et dégage les responsabilités de la France depuis le Traité de Versailles jusqu’à nos jours, il montre ensuite sous quels masques divers le fascisme pourrait se développer dans notre pays. Très applaudi, avec une belle éloquence, il tient pendant près d’une heure toute l’assistance sous le charme de sa parole, dénonçant toutes les menaces de guerres et de dictatures qui pèsent sur le monde.

Il exhorte, dans une vibrante péroraison, tous les travailleurs présents à oublier leurs querelles intestines pour lutter, sans défaillance, contre les dangers terribles d’une guerre imminente ; « Soyez unis, soyez persévérants et ayez confiance », conclut-il, sous un tonnerre d’applaudissements.

Après lui, le citoyen Texier, représentant le parti communiste, se déclare particulièrement heureux du rapprochement opéré à Nexon pour la lutte contre la guerre et le fascisme, entre deux groupements politiques différents. Il définit le rôle du comité d’Amsterdam, explique son action contre la guerre, fait le procès du chauvinisme, du pangermanisme et de tous les nationalismes qui conduisent inévitablement à la guerre. Il trace rapidement le tableau de toutes les calamités effroyables que déchainerait une nouvelle guerre, essentiellement chimique et bactériologique. Il démontre que les haines entre races ou peuples différents proviennent toujours de l’incompréhension mutuelle. Il termine très applaudi, apportant son adhésion sans restriction à la lutte engagée contre le fascisme et la guerre.

Le citoyen Laplaud, après avoir fait un vain appel à la contradiction, remercie l’assistance pour sa bonne tenue et la sympathie profonde qu’elle n’a cessé de témoigner aux orateurs. Il met aux voix l’ordre du jour ci-dessous qui est adopté à l’unanimité et par acclamations.

Il est plus de 23 heures quand cette magnifique réunion prend fin. Tous les assistants se retirent enthousiasmés, beaucoup exprimant le désir de voir se renouveler pareille manifestation et commentant de diverses façons la dérobade des marquis, des comtes, des barons et de M. Meynier.

Texte de l’ordre du jour adopté à l’issue de cette réunion :

« Les travailleurs de tontes tendances, réunis salle Paul-Faure, à Nexon, le samedi 25 novembre, sur appel du comité antifasciste, après avoir entendu Pialloux, de la libre pensée ; Charlet, du Parti socialiste, et Texier, du parti communiste, et constaté la défaillance des contradicteurs, dénoncent les organisations telles que la Ligue des contribuables ou la Fédération agraire comme des organisations essentiellement fascistes.

S’engagent à rester unis pour mener sur le terrain de la lutte des classes une action énergique contre la poussée du fascisme dans leur propre pays.

Et devant toutes les menaces de guerre qui assombrissent l’horizon mondial, se déclarent plus que jamais partisans d’un désarmement général, simultané et contrôlé par le prolétariat, seul et unique moyen d’empêcher une conflagration générale où sombrerait la civilisation. »

L’année suivante le Populaire publie une invitation du groupe « L’aurore » à une réunion ordinaire.

Le Populaire du Centre 20 juillet 1934

Depuis mai 1934 le parti communiste a abandonné la politique de non-collaboration avec les sociaux-démocrates aussi communistes, socialistes, libres-penseurs peuvent siéger dans une même organisation.

A Nexon, un Comité antifasciste réorganisé a été constitué le 30 décembre 1934. Y sont représentés, à raison de trois délégués chacun, les groupements suivants : sections socialistes de Nexon, Saint-Hilaire-les-Places, La Meyze et La Roche-l’Abeille ; cellule communiste de Nexon ; Groupe de Libre-Pensée de Nexon ; Section du Secours Rouge de Nexon. Le Syndicat des feuillardiers de Saint-Hilaire-les-Places sera invité à se faire représenter au Comité

Un bureau, comprenant un secrétaire général, deux secrétaires-adjoints et un trésorier a été élu.

Des réunions d’information et de propagande sont prévues dans toutes les communes du canton et, si le temps le permet, dans certaines communes des cantons voisins.

La première réunion a lieu à Nexon, salle Paul Faure, le dimanche 27 janvier. Le populaire en rend compte la semaine suivante.

Le Populaire du Centre 6 janvier 1935

André LORULOT, délégué à la propagande de la Fédération nationale des libres penseurs de France, devant être de passage dans la Haute-Vienne fin janvier, tous les groupements libres penseurs ou antifascistes sont invités à se mettre en relations avec M. PIALLOUX, pharmacien à Nexon et secrétaire de la section socialiste.

Le Populaire du Centre , 5 janvier 1935

A. LORULOT (1885-1963) est une figure de la Libre pensée. Libre-penseur antireligieux et anarchiste individualiste il est directeur de la revue L’anarchie de 1909 à 1911, puis il fonde L’Idée libre en 1911 et La Calotte en 1930. Nommé au Comité directeur de la Fédération nationale de la Libre Pensée en août 1921 et en devient le délégué à la propagande. Il est un brillant orateur et parcourt toute la France, l’Afrique du Nord, la Belgique, la Suisse pour donner des conférences au cours desquelles il aime affronter ses adversaires, en particuliers les grands orateurs comme le chanoine DESGRANGES, l’abbé VIOLLET… Son livre le plus célèbre, « Pourquoi je suis athée » est paru en 1933. En août 1958 il est élu président de la Fédération nationale des Libres penseurs de France.

Pour cette année 1935, une réunion commune du secteur A qui comprend les communes de Nexon, Meilhac, Rilhac-Lastours et Saint-Hilaire-les-Places est prévue le 9 novembre 1935.

Le Populaire du Centre 1935

C’est le dernier article sur la Libre-Pensée à Nexon.

Sources : Le Libre Penseur du Centre, Louis PEROUAS, Limoges une capitale régionale de la Libre-Pensée à l’orée du XXe siècle, dans : Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 91, N°142, 1979. pp. 165-185

Pour aller plus loin : Jacqueline Lalouette, La Libre-pensée en France, 1848-1940, Albin Michel 2001

Dominique DANTHIEUX, Le département rouge : république, socialisme et communisme en Haute-Vienne (1895-1940). Pulim 2005 

LOGO2Syndicat des usagers de la route du canton de Nexon

Le 28 février 1931, le syndicat des usagers de la route du canton de Nexon est créé avec comme signataires des statuts: Adrien DESPLANCHES, marchand de bois à Saint Hilaire les Places comme secrétaire, Fernand QUEYROI, marchand de boissons à Nexon comme secrétaire adjoint et Marcel COMBROUSE marchand de bière à Nexon comme trésorier.

Les signataires ont choisi de ne pas avoir de président et par analogie avec les syndicats ouvriers, le responsable est le Secrétaire (article 5), mais il n’est pas Secrétaire général.

Ce syndicat a pour but de réunir les propriétaires de véhicules routiers et d’organiser des achats groupés pour les fournitures et d’agir auprès des pouvoirs publics et des administrations afin d’améliorer l’état des routes, la signalisation…

Parmi les autres objectifs on remarque  » la suppression des passages à niveau et des croisements dangereux ».

On pourrait pratiquement reprendre ces mêmes objectifs aujourd’hui. On ne créerait sans doute pas un syndicat mais une association !

Je ne sais pas combien de personnes ont adhéré à ce syndicat, sans doute peu. Les trois responsables du syndicat exerçaient des professions qui nécessitaient l’usage d’un véhicule routier mais ils n’étaient pas nombreux dans le canton. Si la France compte aujourd’hui plus de 40 millions d’automobiles il n’y en avait que 2,3 millions en 1950 et 1,4 million en 1930.

LOGO2Les 70 ans de l’AS NEXON

Samedi 15 juin, l’A.S Nexon fêtait ses 70 ans. La manifestation a été largement annoncée dans Nexon et dans la presse

Le Populaire 13 mai 2019

La présidente Fabienne MAURY entourée d’une solide équipe de bénévoles a préparé pendant pratiquement un an cette manifestation. Il fallait trouver des partenaires pour financer cette journée, rechercher des documents pour enrichir l’histoire du club, contacter les anciens, organiser les matchs et les réjouissances…

Ce fut une vrai fêtes avec le concours d’un soleil qui brillait ce jour-là.

Ce fut pour moi l’occasion de retrouver plusieurs de mes camarades partageant à peu près le même âge que le club. Je n’y ai pas joué mais dès l’âge de 10 ans je ne ratais pas beaucoup de matchs. Mes parents avaient embauché en juin 1959 un ouvrier boulanger, Henri PHELIPEAU que nous admirions tant il était adroit et précis avec un ballon. Combien de parties avons-nous disputé dans la cour, devant la maison !

Mais celui que tout le monde adorait c’était « Kader ». Tout le monde l’appelait ainsi et pendant plusieurs saisons il en fait voir de toutes les colleurs aux défenseurs des équipes adverses. Il logeait chez Léonie ADAM qui avait un bar-restaurant avec quelques chambres au bas la rue Pasteur. Un de ses fils, Jeannot ADAM a été non seulement un pilier du club comme joueur mais aussi comme dirigeant.

Didier LABBAS, puisque c’est son nom était peintre et un jour il a quitté Nexon au grand dam de tous les amoureux du foot à Nexon. Il est parti à Cussac avec un seul sac pour tout bagage. Michel MOREAU premier président de la JS Cussac et maire de cette commune de 1965 à 1995 avait pour ambition de monter un grand club. Il avait fait venir comme entraîneur joueur, son cousin Roger BERTHAUD, international amateur, sélectionné en équipe de France Olympique. Il offrit un emploi à Kader dans son usine textile à La Monnerie. Kader a pu a pu s’épanouir à Cussac ou on l’appelle Didi, il donna un souffle technique nouveau à la JSC avec ses dribbles à la brésilienne. Il a marqué plus de 1000 buts au cours de sa carrière.

Kader à coté de Roger Berthaud dans cette équipe ou l’on reconnait Jean Yves Lavergne, JM Chamoulaud, G. Joubert…

Bien installé à Cussac Didi a épousé Liliane avec qui il a eu trois enfants. Après quelques années de travail en usine il a créé son entreprise de peinture. Et à bientôt 80 ans il joue toujours, pratique beaucoup de sport et garde toujours le même sourire, la même gentillesse.

Didier et son épouse en février 2017 lors de la remise de la médaille de reconnaissance de la JS Cussac.

C’est avec enthousiasme que « Kader » est venu disputer la rencontre des vétérans.

Il se souvenais de tous les anciens et il était heureux de les rencontrer. Nous aussi !

Bien sur Kader n’était pas le seul ancien et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé Michel VOISIN, Jean-Pierre et Patrice VALETTE, Gilbert JOACHIN, Jean-Marie DESSELAS, Claude BARRIERE, Christian LASPOUGEAS … pour ne parler que de ceux que je côtoyais à l’école ou au stade, ou encore autours d’une table de ping-pong, n’est-ce pas Jean Marie !

Ce n’est pas le filet de la table de ping-pong mais celui de la cage du gardien de but!

Les vétérans

A coté des matchs il y avait des réjouissances, un bar, la bandas de Rochechouart « La Chatelaine », un vin d’honneur, un repas…

Au bar…
La banda de Rochechouart « La Chatelaine »
Une table de vétérans…

LOGO2L’A. S. Nexonnaise de 1985 à 2000…

Les présidents

1985 – 1987: Claude OLIVERO

1987 – 1993: Gilbert JOACHIM

1993- 1995: Lucien MAZIERE

1995 – 2008 : Jean Pierre TIGOULET

Saison 1985 – 1986

L’équipe A conserve sa place en 1ère division de district, l’équipe B descend en P2, l’équipe C a réalisé un bon parcours en 3ème division terminant à la deuxième place de sa poule et la meilleure attaque de toute les équipes de sa division.

 

Le 30 mai 1986 l’A.G. a élu le bureau suivant :

Président : Claude OLIVERO

Vice-Président : Marcel ALLEMAND

Trésorier : Paul LACORE

Trésorier adjoint : Jean Pierre TIGOULET

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint : Pierre AUDOUIN

Le Limoges FC qui évolue alors en D2 développe des clubs de supporters dans les clubs du département. Pour la création de l’antenne à Nexon plusieurs joueurs ont accompagné Charly Jean, parrain de l’antenne.

Le Populaire, 3 juillet 1985

Le Populaire 3 octobre 1985

 

Saison 1986 – 1987

3 équipes Seniors ont été engagées et 5 équipes de jeunes. Patrice Valette, ancien joueur de l’ASN est maintenant entraineur.

Saison 1987 – 1988

Les poussins remportent le titre de champion de la Haute-Vienne en minimes

Président : Gilbert JOACHIM

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Jean Pierre AUDOIN

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

 

Saison 1988 – 1989

Trois équipes seniors : l’équipe A conserve sa place en promotion de 1ère division, l’équipe B accède à la 2ème division.

Pour être présent dans toutes les catégories de jeunes le club a réalisé une entente avec Solignac (juniors) et St Priest Ligoure (cadets et minimes)

Bernard SADRY entraîne l’équipe première.

 

Saison 1989 – 1990

Trois équipes seniors : promotion de 1ère division, promotion de 2ème division, 3ème division.

Président : Gilbert JOACHIM

Vice-président : Claude OLIVERO, Gérard DEDIEU

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Patrice JAMIN

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUIS, A. FANTON, M. GIBAUD, A. HYVERNAUD, L. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, P. VALETTE.

 

Saison 1990 – 1991

L’ASN comptait 162 licenciés et a engagé 11 équipes dans les différents championnats.

L’équipe B obtient le titre de champion de la Haute-Vienne en troisième division et accède à la promotion de deuxième division.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et M. GIBAUD

Membres : E. ASTIER, G. BONNET, D. BRETON, M. BUREAU, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, C. DUPUY, R. DUPUY, S. DUTHEIL, A. FANTON, G. GAUTHIER, A. HYVERNAUD, J.J. JAVERLIAT, L.D. JAVERLIAT, L. LABREGERE, J.C. LATHIERE, M. LATOUR, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, B. PENOT, B. SADRY, J. SANTO, D. SAZERAT, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

 

Saison 1991 – 1992

Le club comptait 143 licenciés et avait engagé 10 équipes dans les différents championnats. L’équipe 1 termine à la 5ème place. Les minimes, en entente avec La Meyze, obtiennent le titre de champion de la Haute-Vienne

 

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

Membres : E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, J.M. CHADELAUD, P. COUQUET, Mme M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, M. DELOMENIE, D. DITLECADET, S. DUTHEIL, B. FOUGERAS, G. GAUTHIER, G. GARLANDIER, G. GIBAUD, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, Mme E. JOACHIM, J.C. LATHIERE, A. LEYMARIE, L. MAZIERE, Mme J. OLIVERO, B. PENOT, D. SAZERAT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE.

 

Saison 1992 – 1993

Les effectifs sont toujours aussi nombreux puisque le club enregistre 147 licenciés. Malgré cela les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. L’équipe première descend de première division. Les deux équipes réservent terminent à la 2ème place. G. JOACHIM quitte le club et démissionne de la présidence.

Président : Gilbert JOACHIM

Président délégué : Gérard DEDIEU

Vice-président : Claude OLIVERO

Secrétaire : Jean Pierre ADAM

Secrétaire adjoint :  Marcel JAVERLIAT et Sylvie DEDIEU

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et Martine ROUGERIE

 

Saison 1993 – 1994

Seulement 2 équipes seniors sont engagées. Une entente est conclue avec les clubs de La Roche l’Abeille et Saint Priest Ligoure pour les jeunes.

Président : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Pierre AUDOIN

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaire adjoint : Jean Pierre ADAM

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésorier adjoint : Dominique BRETON

Membres : E. ASTIER, M. BUREAU, G. BONNET, M.N. COGNERAS, J.L. DEBORD, D. DITLECADET, M. DELOMENIE, Y. DUMAINE, P. JAMIN, L.D. JAVERLIAT, J.J. JAVERLIAT, J. OLIVERO, C. OLIVERO, B. PERROT, J. SANTO, P. VALETTE, M. VILLENEUVE, M.F. VOISIN.

 

Saison 1994 – 1995

Jean Pierre TIGOULET revient à la présidence et Jacques BARRY devient entraineur.

L’équipe première accède à la division supérieure

 

Saison 1995 – 1996

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents : Lucien MAZIERE et Claude OLIVERO

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Jean Pierre ADAM et Martine ROUGERIE

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

 

Saison 1996 – 1997

 

Saison 1997-1998

L’équipe A qui évolue en première division termine 6ème de sa poule. L’équipe B monte en deuxième division. L’équipe C termine à la 4ème place de sa poule de troisième division.

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Entraîneur : Jacques BARRY

 

Saison 1998 – 1999

C’est la saison du cinquantenaire du club. L’équipe 1ère accède à la division d’Excellence, l’équipe B est reléguée en 2ème division et l’équipe C monte en promotion de deuxième division.

 

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Lucien MAZIERE

Vice-présidents : Claude OLIVERO, Jean Pierre ADAM

Secrétaire : Marcel JAVERLIAT

Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE, Michel MAURY

Trésorier : Lucien GRATADE

Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN, Jean Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Jacques BARRY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Frédéric BOSSELUT, Dominique BRETON, Gilles COUADE, Michel DELOMENIE, Daniel DITLECADET, Raymond DUGUET, Anibal FERREIRA, Henri GUYOT, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Paul LACORE, Jean-Pierre LATOUR, André LEYMARIE, Jean-Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Jacqueline OLIVERO, Jean-Michel PRADEAU, Claude VALARY, Pierre VERDEJO, Maurice VILLENEUVE, Marie-France VOISIN.

L’entraîneur est Jacques BARRY.

 

Le 29 mai 1999, à l’occasion des cinquante ans du club, le stade qui était jusqu’alors appelé « Stade municipal » devient « Stade Robert Herbin ».

Robert HERBIN a honoré de sa présence la manifestation. Ancien joueur professionnel et entraîneur de football Robert HERBIN est né à Paris en 1939. Il entre en 1957 à l’A.S. Saint Étienne ou il a été l’un des piliers de la première génération du grand Saint-Étienne, quadruple champion de France consécutif de 1967 à 1970. En 1972, il se retrouve, à trente-trois ans, l’un des plus jeunes entraîneurs de France. Sous sa férule les Verts restent au sommet du football français jusqu’en 1981, année de leur dernier titre de champion à ce jour. Il a été sélectionné 23 en équipe de France.

 

Robert Herbin et Liliane Jamin, maire de Nexon devant le ruban.

Liliane Jamin, maire, Robert Herbin, Guy Boutinaud, président du district, Jean Pierre Tigoulet

 

Saison 1999-2000

L’équipe 1ère n’a pas réussi à conserver sa place en Excellence et redescend en première division. Elle a cependant réussi un beau parcours en coupe de la Haute-Vienne, éliminée en quart de finale par Cognac La Foret.

Après 6 années comme entraîneur Jacques BARRY quitte ce poste mais reste au club comme Vice-président délégué. Lucien MAZIERE quitte le club.

LOGO2L’A. S. Nexonnaise de 1950 à 1972…

     Les présidents

1949 – 1953 : Jean BUSSIERE
1953 – 1954 : Maurice LAMBOTTE
1954 – 1957 : Jean CROUZILLAC
1957 – 1960 : Jean LASPOUGEAS
1960 – 1965 : Jean CROUZILLAC
1965 – 1972 : Jean LASPOUGEAS
1972 – 1981 : Robert FOUILLAUD
1981 – 1983 : Jean Pierre TIGOULET
1983 – 1985 : Achille THEODORESCO
1985 – 1987 : Claude OLIVERO
1987 – 1993 : Gilbert JOACHIM
1993- 1995 : Lucien MAZIERE
1995 – 2008 : Jean Pierre TIGOULET
2009- 2010 : Jean Pierre TIGOULET et Marcel JAVERLIAT
2010-2017 : Marcel JAVERLIAT

2017 – Jean-Luc BONNAFY

Saison 1950 -1951

Saison 1951 -1952

Saison 1952 -1953

Saison 1953 -1954

Saison 1954 -1955

Saison 1955 -1956

Saison 1956 -1957

C’est à cette époque que je commence à accompagner mon père au stade les dimanche après-midi. Quelques noms de joueurs sont restés gravés dans ma mémoire parmi lesquels celui de Jeannot ADAM qui a marqué le club, aussi bien comme joueur que comme dirigeant.

ASN 1956-1957

Saison 1957 – 1958

1957 58

Le Président Jean CROUZILLAC a le sourire. Le club est dynamique et vient d’accéder à la promotion de 1ère division. Pour leur plus grande part les joueurs sont originaire de Nexon ou des environs. Il est vrai que dans la commune il n’y a pas de chefs d’entreprise qui comme aux Cars ou à Cussac, deux clubs souvent adversaires de Nexon, font venir des joueurs de Limoges en leur offrant un emploi dans leur usine.

Saison 1958 – 1959

En vue du match du 21 septembre 1958 contre Les Cars les joueurs suivants sont convoqués : BARNABET, LAPLAUD, CHIBOIX, GIROUX, MAZABRAUD, C. MAGNAUD, GRIMPERELLE, M. MAGNAUD, FILLOUX, ANDRIEUX, PENOT, MASPATAUD. (Centre Presse-20 septembre 1958)

Saison 1959 – 1960

J’étais encore plus passionné car un des employés de mes parents, Henri PHELIPEAU, jouait dans l’équipe première. Attaquant très adroit il apportait son expérience et sa vision du jeu. Un jeune avant-centre, KADER, arrive au club et pendant plusieurs saisons il fait le bonheur de l’équipe. Robert THOUREAU, Bébert pour nous, ne chausse plus les crampons, du moins pour jouer en équipe première. Il met ses compétences rédactionnelles au service de l’administration du club.

1959-1960

asn-juin-1960-phelipeau-kader

Henri Phelippeau, Louis Desset, capitaine, Kader Labbas en Juin 1960

Banquet chez Léonie Adam

Saison 1960 – 1961

Banquet au restaurant Chaulet, la date n’est pas certaine. Sur la première photo,debout Kader Labbas un canotier sur la tête, Jean Ducaillou et Michel Voisin qui m’a passé ces photos, assis à gauche Daniel Limousin. Sur la deuxième photo, de gauche à droite : Riri Bertignac, J. P. Adam, D. Limousin, B. Tricard, Kader, H. Peyrat, J. Ducaillou, Baby Bertignac, Pierre Pradeau. Sur la troisième photo, sur la table : Jean Ducaillou, Kader et Jean Pradeau, maire de Nexon.

Saison 1961 – 1962

1961 1962

Président : Jean CROUZILLAC
Vices Présidents : Léon ADAM, René LOUIT, René REBIERE, R. ROBARD
Trésorier : Émile BUISSON
Trésoriers adjoints : A. BERTIGNAC, Robert FOUILLAUD
Secrétaire : Albert THOUREAU
Secrétaire adjoint : Edmond MAZABREAUD
Membres : Georges ANDRÉ, R. CHAULET, M. COMBACAL, JARRY, KADER, D. LAGORCE, PAYRAT, PICAT, Henri PHELIPPEAU, ROUSSE, SEGUE, SIMON, LAGNAUD.

L’équipe 1 est en deuxième division. Il y a une équipe réserve et une équipe de minimes. A la fin de la saison l’équipe 1 accède à la première division de district.

La page de Centre Ouest Football consacrée à l’ASN. Elle est financée par les encarts publicitaires pris par les commerçants.

Un jour de tournoi au début des années 1960. René REBIERE et Edmond MAZABRAUD sont a la sono. Au pied du camion Monsieur BUSSIERE discute tandis que le président CROUZILLAC est appuyé contre le camion.

Saison 1962 – 1963

Saison 1963 – 1964

Saison 1964 – 1965

1964 65

De nouveaux jeunes nexonnais entrent en équipe première, Jean Paul LASPOUGEAS, Jean Pierre VALETTE, Alain FOUILLAUD, Michel VOISIN… Les anciens comme Jeannot ADAM sont toujours là et le pied gauche de Claude MAGNAUD fait des ravages dans les défenses adverses.

Une nouvelle page de Centre Ouest Football consacrée à l’ASN.

Juillet 1965, l’ASN reçoit le Challenge du Fair-play

ASN 1965 Fair Play

ASN fair play papa alain et michelMon père et deux de mes frères assistent à la remise du challenge du Fair-play

Saison 1965 – 1966
5 équipes engagées :
– l’équipe première évolue en 1ère Division
– la réserve 1 est engagée dans le même championnat
– la réserve 2 joue en 5ème Division
– 2 équipes de cadets (A et B) voient le jour.
Si le recrutement de l’équipe 1ère est resté calme, 4 joueurs nouveaux, des signatures relativement nombreuses ont été enregistrées en réserve. Cela a permis aux différentes formations de ne pas manquer d’éléments et de combler les lacunes de la saison précédente.
Le bureau, pour cette saison, se présente de la façon suivante :
Présidents d’honneur : J. BUSSIERE- A. LONGEQUEUE.
Président actif : J. LASPOUGEAS.
Vice-présidents : L. ADAM – L. NYS.
Secrétaires : A. THOUREAU – C. MAGNAUD.
Trésoriers : E. BUISSON – P.J. LACORE.
Membres : G. ANDRÉ, J.P. ADAM, A. BERTIGNAC, L. BREGEON, A. CHAULET, M. COMBACAL, R. DUGUET, F. ERBAULT, P. FORTIER, R. FOUILLAUD, P. JOACHIM, M. LAGNEAU, B. LASPERAS, E. MAZABRAUD, G. PAYRAT, C. PILLARD, J. PRADEAU, P. PRADEAU, A. RATINAUD, A. REBEYROL, R. REBIERE, L. ROUSSE, P. SENAMAUD, R. VILLENEUVE.
La pharmacie est confiée, comme chaque saison, à René LASPOUGEAS.

Saison 1966-1967

Présidents d’honneur : J. BUSSIERE – A. LONGEQUEUE – M. DEBELEIX.
Président actif : J. LASPOUGEAS.
Vice-présidents : L. ADAM – L. NYS.
Secrétaires : A. THOUREAU – C. MAGNAUD.
Trésoriers : E. BUISSON – P.J. LACORE.
Membres : G. ANDRÉ, J.P. ADAM, A. CHAULET, CLAVAUD, R. DUGUET, F. ERBAULT, J.P. GIRY, P. JOACHIM, M. LAGNEAU, MAURILLEGANT, E. MAZABRAUD, PICAT, C. PILLARD, J. PRADEAU, P. PRADEAU, A. REBEYROL, R. REBIERE, L. ROUSSE, A. VILLENEUVE, R.VILLENEUVE.

1967 68

1966 67Photo publiée dans Centre Presse le 26 mai 1967

Une saison qui se termine par le titre de Champion de la Haute-Vienne de 1ere division et la montée en promotion de Ligue. Parmi les joueurs plusieurs ont 20 ans ou moins: Patrice VALETTE, Guy LASCAUX, Alain FOUILLAUD, Claude BARRIÈRE, Jean Marie DESSELAS. Albert MORELON est le capitaine entraîneur. Après plusieurs saisons à Nexon il ira apporter ses compétences au Limoges FC puis dans d’autres clubs de la Haute-Vienne.

Le club compte près de 80 licenciés qui opèrent dans 5 équipes : 3 équipes seniors, 1 équipe de cadets, 1 équipe de minimes.

jean laspougeas

Saison 1967 – 1968

Renforts de FAUCHER et MASSALOUX (A.S. Aixoise) et JAMMES (ASPTT). Albert MORELON est joueur et entraîneur.
A la fin de la saison l’équipe 1 descend en 1ère division.

R Duguet 1967 68Raymond DUGUET, responsable des jeunes

Saison 1968 – 1969

Elle se termine par une 5ème place en 1ère division pour l’équipe première.

Saison 1969-1970

1969 70

L’équipe 1ère termine la saison deuxième de sa poule avec la meilleure défense. Elle a été éliminée en 8ème de finale de la Coupe du centre-Ouest par Saintes qui jouait en Division d’Honneur. Les frères VALETTE sont en attaque. Ils ont vu arriver un jeune barbu, excellent technicien amené par A. MORELON, Dany JAMIN.  Le jeune Gilbert JOACHIM, encore cadet fait son entrée en équipe première. Sur la gauche de la photo on voit M. Jean BUSSIERE, premier président du club, alors dirigeant.

L’équipe 2 accède à la 2ème division de district.

En cadet plusieurs jeunes se distinguent parmi lesquels Gilbert JOACHIM, déjà cité, Christian BUISSON, Pierre PERRIER…

Saison 1970 -1971

Cette saison est à marquer d’une pierre blanche car l’équipe première termine première de sa poule, s’adjuge le titre de champion du District de la Haute –Vienne et monte en promotion de Ligue.

1970 71

Les buts sont gardés par un goal expérimenté, PERRIER, protégés par une défense aguerrie ou l’on trouve Michel VOISIN, Jean Marie DESSELAS, Patrice VALETTE et le jeune Jean Pierre TIGOULET, qui 10 ans plus tard sera président du club. En attaque le virevoltant Dany JAMIN, bien servi par Jean Paul LASPOUGEAS, Jean Claude BARRIERE et MEDEREL.

Saison 1971 – 1972

1971 72

C’est presque la même équipe que la saison précédente. Parmi les nouveaux, un attaquant, MEDEUF.

LOGO2L’ASN de 2000 à aujourd’hui…


Saison 2000 – 2001

L’équipe A accède à la division d’Excellence, l’équipe b est en promotion de première division et l’équipe C en promotion de deuxième division.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Claude OLIVERO
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE et Pierre JENESTE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et J-Marie PARTHONNAUD

Saison 2001 – 2002

L’équipe A se maintien en Excellence tandis, l’équipe B redescend en deuxième division et l’équipe C se maintien en promotion de deuxième division.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Raymond DUGUET
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaires adjoints : Martine ROUGERIE et Pierre JENESTE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Patrice JAMIN et J-Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Frédéric BOSSELUT, Jacques BOULESTIN, Dominique BRETON, Joël CATINAUD, Gilles COUADE, Michel DELOMENIE, Bernadette DESCHAMPS, Daniel DITLECADET, Sylvain DUVERDIER, Anibal FERREIRA, David GRASSAUD, Henri GUYOT,  Jean Jacques JAVERLIAT, Robert JENESTE, Yves LABRUNE,  Paul LACORE, Jean Pierre LATOUR, Stéphane LEGROS, André LEYMARIE, Gérald MAROTTA, Marcel MICHAUD, Jean Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Hervé ORLIANGE, Jean Michel PRADEAU, Gérard RIVET, Fabrice ROULAUD, Claude VALARY et Maurice VILLENEUVE.

Saison 2002 – 2003

L’entraîneur du club est Thierry FERNIER. Marcel JAVERLIAT qui assurait la responsabilité de l’équipe B abandonne cette fonction pour des raisons professionnelles. Il est remplacé par Mickaël AMRI qui revient au club.

Président : Jean Pierre TIGOULET

Vice-président délégué : Jacques BARRY
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM

Chargé de mission : Raymond DUGUET
Secrétaire : Marcel JAVERLIAT
Secrétaire adjoint : Martine ROUGERIE
Trésorier : Lucien GRATADE
Trésoriers adjoints : Corinne FAUCHER et J-Marie PARTHONNAUD

Membres : Philippe ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Frédéric BOSSELUT, Dominique BRETON, Joël CATINAUD, Gilles COUADE, Bernadette DESCHAMPS, Daniel DITLECADET, Sylvain DUVERDIER, Thierry FERNIER, Anibal FERREIRA, David GRASSAUD, patrice JAMIN, Jean Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Paul LACORE, Jean Pierre LATOUR, Stéphane LEGROS, André LEYMARIE, Gérald MAROTTA, Marcel MICHAUD, Jean Claude NORMAND, Philippe NOUHAUD, Philippe NURY, Jean Michel PRADEAU, Gérard RIVET, Fabrice ROULAUD, Claude VALARY.

Entraîneur : Jacques BOULESTIN

Saison 2003 – 2004

Saison 2004 – 2005

Saison 2005 – 2006

L’équipe A termine 4ème de première division. L’équipe B termine 6ème en troisième division et l’équipe C, 10ème en cinquième division.

Les jeunes de 15 ans terminent 1er de leur poule en promotion et gagnent le titre de champion de la Haute-Vienne

Saison 2006 -2007

L’équipe A évolue en première division, entraînée par Thierry FERNIER. Elle termine la saison à la 11ème place du championnat de 1ère division (ex Excellence). Un changement de coach a lieu en cours de saison avec l’arrivée de Bernard MADIGOUT. L’équipe B évolue en 3ème division. Elle est dirigée par Jean Luc DESCHAMP. La saison n’a pas été brillante et le nombre des défaites dépasse celui des victoires ; En terminant 10ème de sa poule l’équipe est reléguée en quatrième division. L’équipe C dispose d’un faible effectif et joue en 5ème division. Elle termine difficilement la saison, grâce aux vétérans qui pallient l’absence de certains jeunes licenciés.

2007 2008

L’approche de la Coupe du monde de football suscite des vocations ce qui se traduit par un afflux de jeunes à l’Ecole de football.

Le club s’est vu confier l’organisation le 5 mai 2007, de la finale de la coupe du centre-Ouest couplée avec la journée des bénévoles.

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents délégués : B. MADIGOUT, J.M. PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et J-Luc BONAFY
Secrétaire :  Régis AUXEMERY
Secrétaires adjoints : P. HAEFLIGER et F. ROULEAU
Trésorière : C. FAUCHER

Trésoriers adjoints : Lucien GRATADE et J-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, N. BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Jean Luc DESCHAMPS, S. DUVERDIER, Youssef  EL HAFIANE, Th. FERNIER, P. JAMIN, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Paul LACORE, Guy LATOUR, Serge LEGROS, Muriel MAURY, Stéphane MAUSSET, M. MICHAUD, Cyril NORMAND, Jean Claude NORMAND, P. NURY, B. PARTHONNAUD, B. RIBET, J.M. THOMASSON.

Saison 2007 – 2008

Le club compte 210 licenciés : 32 débutants, 27 poussins, 14 benjamins, 20 « 13 ans », 8 « 15 ans », 18 « 18 ans », 50 seniors, 7 vétérans et 45 dirigeants.

L’équipe A termine 6ème de sa poule en en championnat de deuxième division. C’est une saison au gout amère, avec une première partie de championnat attrayante mais une fin décevante. L’équipe B a créé la surprise en décrochant le titre de champion de la Haute-Vienne en quatrième division , fêtant ainsi son retour en troisième division. L’équipe C termine 10ème de sa poule, payant cette mauvaise place du fait de l’instabilité de son équipe, ses joueurs étant appelés à pallier les manques des équipes A et B.

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Vice-présidents délégués : B. MADIGOUT, J.M. PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et J-Luc BONAFY
Secrétaire :  Régis AUXEMERY
Secrétaires adjoints : F. ROULEAU et M. MAURY
Trésorière : C. FAUCHER

Trésoriers adjoints : Lucien GRATADE et J-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Nicolas BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef  EL HAFIANE, Patrice JAMIN, Robert JENESTE, Hervé LABREGERE,  Guy LATOUR, Jean-Pierre LATOUR,  Stéphane LEGROS, Muriel MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Cyril NORMAND, Jean Claude NORMAND, Paul NURY, Bernard RIBET, Jean-Marie THOMASSON, Jean-Yves THOUMIEUX, Arlette VIROULAUD.

Saison 2008 – 2009

Présidents : Jean Pierre TIGOULET

Coprésident : Marcel JAVERLIAT

Vice-président délégué : Jean Michel PRADEAU

Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Lucien GRATADE
Secrétaire :  Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : Régis AUXEMERY et Jean Luc BONAFY.
Trésorière : Corinne FAUCHER

Trésoriers adjoints : Fabrice ROULAUD et Jean-Marie PARTHONNAUD
Membres : Kamel AMRI, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef EL HAFIANE, Pierre GUINARD, Patrice JAMIN, Robert JENESTE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Guy LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Pascal NAUD, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD, Bernard RIBET, Jean-Marie THOMASSON.

L’entraîneur est remplacé par un trio qui assure l’entrainement et le coaching des trois équipes : Jean Luc DESCHAMPS, Florian BARRAUD et Kamel AMRI.

Saison 2009 – 2010
Présidents : Jean Pierre TIGOULET et Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Jean Pierre ADAM et Lucien GRATADE
Secrétaire : Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : J-Luc BONAFY et Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : J-Marie PARTHONNAUD et Fabrice ROULAUD
Vérificateurs aux comptes : Marcel MICHAUD et Jean Jacques JAVERLIAT
Membres : Xavier ADAM, Kamel AMRI, Régis AUXEMERY, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Pierre GUINARD, Youssef EL HAFIANE, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, André LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Cyril NORMAND, Warhel OBEY WAYSSI, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE et Jean Yves THOUMIEUX.

Saison 2010 – 2011

L’équipe 1 se classe 7ème de sa poule en deuxième division de district. L’équipe 2 obtient le même classement en quatrième division.

Le 10ème tournoi national U15 et U17 s’est déroulé les 11 et 12 juin. Il a réuni 30 équipes
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président Délégué : Jean Pierre TIGOULET
Vice-Présidents : Jean Pierre ADAM – Kamel AMRI – Lucien GRATADE
Secrétaire : Muriel MAURY
Secrétaires adjoints : Jean Luc BONAFY – Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Jean Marie PARTHONNAUD – Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Sébastien BONNET, Lætitia BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Robert JENESTE, Pierre JENESTE, Cathy LABREGÈRE, André LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD, Thierry PONTOIZEAU, Emmanuel RAYMOND, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THÉVENY, Régis AUXEMERY, Cécile VIAUX.

L’assemblée générale a lieu le Vendredi 24 juin 2011. Après la lecture du bilan moral par Muriel MAURY et du bilan financier par Patrice JAMIN qui laisse apparaître une trésorerie saine avec un équilibre des comptes parfait, l’assemblée enregistre le souhait de Jean Pierre TIGOULET, et de Muriel MAURY de prendre un peu de recul dans le fonctionnement du bureau tout en continuant à participer à la vie du club.

Philippe NOUHAUD est félicité pour sa médaille district joueur et l’accomplissement de toute sa carrière de footballeur à l’AS NEXON

Saison 2011-2012

L’équipe 1 termine à la 2ème place de sa poule et accède à la première division. L’équipe 2 finit à la 5ème place.

Le tournoi national U15-U17 a été organisé pendant le weekend de la pentecôte, les 26 et 27 mai. Le nombre d’équipes invitées avait volontairement été réduit à 23. L’équipe U17 de l’école de foot du pays de Nexon a remporté la coupe.

U17 2011 2012L’équipe U17

Présidents d’honneur: Liliane JAMIN, Raymond DUGUET, Daniel FAUCHER, Claude JARRY- LACOMBE, Paul LACORE, René REBIERE et Albert THOUREAU
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Muriel MAURY, Hervé LABREGERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers Adjoints : Jean–Marie PARTHONNAUD, Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Pierre BOISSIERE, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Youssef El HAFFIANE, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Jean-Michel MAZEAUD, Christian MAURY, Stéphane MAUSSET, Marcel MICHAUD, Cyril NORMAND, Warhel OBEYD WAYSSI, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX.
Vérificateurs aux comptes : Marcel MICHAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT.
Entraîneur : Frédéric THEVENY

Saison 2012 – 2013

Avril 2013, décès de Raymond DUGUET qui a joué un rôle important à l’ASN et plus largement pour le football en Haute-Vienne. En effet il a présidé le district de football de la Haute-Vienne pendant plusieurs années.

L’équipe A termine à la 7ème place de la première division de la Haute-Vienne. L’équipe B se classe 8ème. Le club compte 192 licenciés, soit 6 de plus que la saison précédente.

Le 12ème tournoi national U15-U17 a réuni 21 équipes pour le weekend de pentecôte. La pluie qui a perturbé la fête n’a pas empêché l’équipe U17 du Pays de Nexon de remporter pour la 2ème fois consécutive la coupe.

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Muriel MAURY, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers Adjoints : Jean–Marie PARTHONNAUD, Fabrice ROULAUD
Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Pascal DUCOURANT, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Christophe LAFAYE, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Jean-Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Soazig SERVOUZE, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX, Michel VILLENEUVE.

Saison 2013 – 2014

Le 6 octobre 2013 l’ASN a reçu un équipement de maillots et shorts pour l’équipe première offerts par Groupama.

2013 2014 Groupama

Le club compte 179 licenciés, en baisse de 13 par rapport à la saison précédente.

L’équipe 1 a réalisé une excellente saison et se classe 1ère de sa poule et championne de la Haute-Vienne de première division. Elle retrouve, trente ans après, le championnat de ligue. Cette réussite est due, outre aux mérites des joueurs, à la qualité du travail réalisé par l’entraîneur, Frédéric THEVENY depuis 5 ans.

2013 2014

L’équipe 2 termine à la 5ème place et assure son maintien en 4ème division.

Le 13ème tournoi national U15-U17 a réuni 18 équipes sur les 20 invitées pendant le weekend de pentecôte les 7 et 8 juin.

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-Président : Jean Pierre ADAM, Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Pierre BOISSIERE, Fabrice ROULAUD
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésorier Adjoint : Jean–Marie PARTHONNAUD

Membres : Xavier ADAM, Djimet ADOUM, Florian BARRAUD, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Pascal DUCOUVENT, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Pierre JENESTE, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Thomas LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Alain MAGNAUD, Christian MAURY, Muriel MAURY, Jean Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Julien PICHOU, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Cécile VIAUX, Michel VILLENEUVE.

Saison 2014-2015

L’équipe 1 évoluait en ligue après 30 ans de diète ; deux objectifs avaient été fixés : pour l’équipe fanion le maintien, et pour l’équipe 2 la montée en 3e division. Ils ont été plus que réussi. L’équipe réserve encadrée par Bernard RIBET, Robert JENESTE, Fabrice ROULAUD et Sébastien BONNET, a terminé 2e de sa poule et accède donc à la 3e division.
Quant à l’équipe 1 encadrée par Frédéric THEVENY, Alain MAGNAUD et Jean-Luc DESCHAMPS, elle a assuré son maintien en finissant 5e de sa poule. Elle a, de plus, effectué un très long parcours en coupe du Centre Ouest où elle ne s’est inclinée qu’en 8e de finale.

L’AS Nexon fournit le plus gros potentiel de l’effectif de l’École de football. Elle était représentée dans toutes les catégories et même par plusieurs équipes dans certains niveaux. Seuls les U19 n’ont pas été engagés par insuffisance d’équipes en Limousin.

fair play 2014 2015

Jeu de maillots offert par le district et le conseil général de la Haute-Vienne pour la 1ère au challenge fair-play

Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean-Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Fabrice ROULAUD, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Alain MAGNAUD, Pierre JENESTE.

Membres: Xavier ADAM, Jean François ANDRIEUX, Djimet ADOUM, Eric BONAFY, Raymond BONNAUD, Gérard BONNET, Lætitia BONNET, Sébastien BONNET, Lionel CALOIN, Christian CHAPELLE, Yannick CHARTAGNAC, Jean Luc DESCHAMPS, Olivier GIBAUD, Jean-Jacques JAVERLIAT, Frédéric JAYAT, Robert JENESTE, Catherine LABREGERE, Hervé LABREGERE, André LACROIX, Annie LACROIX, Thomas LACROIX, Guy LATOUR, Jean Pierre LATOUR, Christian MAURY, Muriel MAURY, Jean Michel MAZEAUD, Marcel MICHAUD, Warhel OBEYD WAYSSI, Jean Marie PARTHONNAUD, Julien PICHOU, Thierry PONTOIZEAU, Bernard RIBET, Frédéric THEVENY, Jean Pierre TIGOULET, Michel VILLENEUVE.

À l’ouverture de l’assemblée générale de la saison, en juillet 2015, le président Marcel JAVERLIAT demande une minute de silence à la mémoire de    Jean-Pierre ADAM décédé cette saison.

Adam 1957

Membre de l’A.S.Nexon depuis sa création en 1949, il a occupé d’abord le poste de joueur

ASN Adam 1983

puis ceux de dirigeant,secrétaire et vice-président, dernier poste qu’il tenait encore cette saison.

Le nombre de demande de licences validées est resté relativement stable avec 188 pour 179 la saison précédente.

Bilan financier. Le trésorier Patrice JAMIN annonce un déficit d’exercice important. Les 2 principales causes : la baisse des recettes des lotos et l’augmentation des frais liés à l’accession en ligue.

Saison 2015 – 2016

Le bureau reste inchangé.
Président : Marcel JAVERLIAT
Vice-présidents : Kamel AMRI, Lucien GRATADE
Secrétaire : Jean-Luc BONAFY
Secrétaires adjoints : Fabrice ROULAUD, Pierre BOISSIERE
Trésorier : Patrice JAMIN
Trésoriers adjoints : Alain MAGNAUD, Pierre JENESTE.

Saison 2016-2017

L’assemblée générale de fin de saison se déroule sans le président Marcel JAVERLIAT, absent pour raison de santé. La vice-présidente Muriel MAURY, préside la réunion.

Le bilan sportif est mitigé mais les deux équipes évoluant en 1 ère et 3 e divisions de District ont réussi à se maintenir.

Suite à la démission de certains membres du bureau pour raisons multiples, l’assemblée a élu un nouveau bureau.

Saison 2017-2018

Président : Jean-Luc BONAFY ;

Présidente déléguée : Muriel MAURY ;

Vice-présidents : Marcel JAVERLIAT, Lucien GRATADE ;

Secrétaire : Christian PARTHONNAUD ;

Secrétaire adjoint : Christian CHAPELLE ;

Trésorier : Kamel AMRI ;

Trésoriers adjoints : Cécile LATOUR, Alain MAGNAUD et Pierre JENESTE.

Le 27 septembre 2017, l’église de Nexon était tout juste assez grande pour contenir toutes les personnes venues rendre un dernier hommage à Marcel décédé dans sa 52 ème année. Secrétaire de l’AS Nexon de 1993 à juin 2005, co-président en juin 2009 avec Jean-Pierre Tigoulet, président en 2011 jusqu’en 2017 où la maladie ne lui a pas permis de poursuivre cette mission.

Le Populaire du Centre 26 octobre 2017

La page Face Book de l’ASN:

https://www.facebook.com/ASNexon87/

 L’Assemblée générale du 24 juin 2018.

Une présidente pour l’ASN : Muriel MAURY.

LOGO2Le tennis à Nexon

1937, naissance du premier club

André Longequeue venait de s’installer à Nexon et il avait sans doute la nostalgie des parties de tennis qu’il effectuait lorsqu’il était étudiant. Mais à Nexon il n’y avait pas de court. Il se trouvait pourtant que plusieurs personnes étaient intéressées par le tennis.

Il faut dire que l’épopée des « quatre mousquetaires » avait fait connaitre le tennis en dehors des cercles restreints de la bourgeoisie des grandes villes. En effet les « Quatre mousquetaires », Jean Borotra (1898-1994), Jacques Brugnon (1895-1978), Henri Cochet (1901-1987) et René Lacoste (1904-1996) ont gagné six fois la Coupe Davis entre 1927 et 1932 et remporté de nombreux tournois.

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de gauche à droite : jacques Brugnon, Henri Cochet, René Lacoste et Jean Borotra

Les étudiants suivaient plus assidûment leurs exploits que les jeunes ruraux nexonnais. Il n’est donc pas étonnant qu’André Longequeue, le pharmacien, rencontre le dentiste, Guy Durengue, un ingénieur François Laplaud et surtout Roger Gaumy qui sera maire de Nexon en 1944.

Ils cherchent un terrain sur lequel ils pourraient construire un court. Un terrain, bien isolé et très proche du centre du bourg leur semble parfait pour cela. C’est une carrière, aux Rochilles, à l’endroit où quelques années plus tard sera construit le garage des pompiers qui sera transformé par la suite en gymnase.

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Le court de tennis aux Rochilles. Les hommes jouent en pantalon, le short est considéré comme indécent…

Avec les moyens du bord ils construisent un court, créent une association et disputent des matchs entre eux mais aussi contre leurs amis d’Aixe sur Vienne. Le club s’étoffe de nouveaux joueurs mais, en conflit avec la municipalité ils doivent quitter le terrain des Rochilles.

Monsieur Laspougeas qui avait rejoint le club proposa de créer un court sur son terrain, derrière la maison familiale en haut de l’avenue de la gare. Le nombre des joueurs a progressivement augmenté et le club a engagé des équipes en compétition.

Avec le boom que le tennis a connu dans les années 1980 un court a été construit et il a été possible d’utiliser le gymnase comme court couvert.

 1977 : Monsieur Longequeue cède la présidence à Christian Laspougeas

En 1977, Christian Laspougeas succède à André Longequeue à la présidence du club. De nombreux jeunes garçons pratiquent à la fois le football, souvent en équipe première, et également le tennis. Il suffit de rappeler les noms de Patrice Valette ou de Frédéric Jarry-Lacombe, mais aussi de jacques Célérier et plus tard de Bruno Kocielny, passé par la suite au Red Star.  Sans oublier les filles comme Evelyne Fonchy qui a débuté et progressé à Nexon.

A la fin de la saison 1980 le club compte 114 licenciés, 74 adultes et 40 jeunes. depuis le mois de juin 1980 le club dispose 4 jours par semaine d’un court en béton poreux que la municipalité vient de faire construire. L’inauguration officielle a eu lieu le 14 juillet avec deux joueurs de deuxième série, Pierre Jauffret de Bordeaux et Gérard Valleron de Limoges.

Avec la saison 1981 les effectifs du club continuent de croître. Il compte 148 licenciés, 77 adultes et 71 jeunes et dispose de deux courts, celui en terre battue avenue de la gare et le nouveau court en béton. Le gymnase n’est pas encore terminé ce qui limite la pratique du tennis aux périodes de beau temps. L’école des jeunes est animée par Patrice valette et Michel Marcelot.

Avec l’année 1982 le nombre des licenciés bat des records. Ce sont 152 licenciés, 73 adultes et 79 jeunes que le club a enregistré. Tous ces joueurs trouvent des créneaux horaires pour s’entraîner grâce à la disponibilité de madame Jarry-Lacombe qui , depuis sa pâtisserie, gère les plannings des deux courts.

Le tournois interne du club a été remporté par Michel Voisin battant en finale Frédéric Jarry-Lacombe.

L’ouverture du gymnase permet à l’école de tennis de fonctionner pendant toute l’année scolaire sous la responsabilité des deux éducateurs, Bernadette Rebeyrol et Patrice Valette.

En 1983 le tournoi interne a été remporté par Jean marie Massy qui a battu Patrice Valette.

L’AG du 26 octobre 1984 a élu le bureau suivant :

Président : Christian Laspougeas

Vice-Présidents : Jacques Célérier et Frédéric Jarry-Lacombe

Secrétaire : André Longequeue

Secrétaire adjoint : Daniel Roche

Trésorier : Patrice Valette

Trésorier adjoint : Michel Marcelot

Jean-Marie Massy est responsable de l’équipe 1 et Yves Roussin de l’équipe 2. Trente jeunes fréquentent l’école de tennis.

Le tournoi interne du club de l’année 1985 a été remporté par Guy Chausse qui a battu en finale Daniel Roche. Pour les femmes Evelyne Fonchy a battu Bernadette Rebeyrol.

Au début de l’année 1990 le club comptait une centaine de licenciés et une école de tennis. Trois éducateurs l’animaient : Claudine Boulesteix pour les 7-9 ans, Bruno Kocielny pour les 9-11 ans et Jean Marie Massy pour les 11-13 ans. Deux équipes masculines sont engagées en compétition, l’une en 5e division et l’autre en 3e tandis qu’une équipe féminine joue en 2e division du Limousin.

tennis-club-limousin-mag-janvier-1990

Limousin Magazine . janvier 1990

En 1991 Ahmet Ercelik a battu Patrice Valette et Evelyne Fonchy a triomphé de Bernadette Bosselut.

En 1992 François Célérier bat Yves Roussin et Françoise Benoit l’emporte face à Andrée Dujacques.

En 1993 Ahmet Ercelik bat Claude Pouletaud et Bernadette Bosselut l’emporte face à Stéphanie Vallet.

En 1996 François Célérier a emporté la finale face à Jean-Marie Massy et Nathalie Emard s’est imposée face à Stéphanie Vallet.

En 1997 les deux équipes masculines ont terminé à la 1ere place de leur poule du championnat d’été et accèdent à la 3eme division régionale.

Pour le tournoi interne François Lansade s’est imposé face à Nicolas Marcelot tandis que chez les dames, Stéphanie Vallet battait Nathalie Emard.

1997 : Dominique Duverneuil élue présidente

Lors de l’assemblée générale du 7 novembre 1997, Dominique Duverneuil est élue à la présidence du club. Elle remplace Christian Laspougeas qui après vingt années à la tête du club a souhaité prendre un peu de recul.

En 1998 François Lansade remporte le tournoi interne face à Bernard Theillaumas, et Françoise Benoist s’impose devant Stéphanie Vallet.

Lors de l’AG du 6 novembre 1998 le bureau est ainsi constitué :

Présidente : Dominique Duverneuil

Vice-Président : Frédéric Jarry-Lacombe

Secrétaire : Nathalie Emard

Secrétaire adjoint : André Lemire

Trésorière : Stéphanie Vallet

Trésorier adjoint : Jean Marie Massy

Cette année-là 4 joueurs accèdent à la 3eme série : François Lansade classé 15/3, Laurent Guery, Ahmet Ercelik classés 30 chez les hommes et Nathalie Emard classée 30 chez les dames.

2000 : Patrice Piquet devient président

Lors de l’AG du 15 septembre 2000 le bureau est totalement renouvelé et se compose ainsi :

Président : Patrice Piquet

Vice-Président : Olivier Breuil

Secrétaire : Michèle Piquet

Secrétaire adjoint : Mireille Breuil

Trésorière : Anita Redon

Trésorier adjoint : Emmanuel Amar

L’AG du 15 octobre 2004 a élu le bureau suivant :

Président : Patrice Piquet

Vice-Président : Bruno Royer

Secrétaire : Michèle Piquet

Trésorière : Elisabeth Dupuis

Pour la saison 2005 Didier Chausse est classé 15/5 et Ludovic Reillier 30. Chez les dames, Valérie Chausse est classée 15/4, Amandine Piquet 15/5 et Emmanuelle Royer 30.

Emmanuelle Royer a remporté le titre de championne régionale de 4ème série 2008.

La saison 2011-2012 a vu l’équipe composée de Hugo Gerville-Reache (15/5), Raphaël Pradeau (15/5) et Sébastien Fougeras (15/4) accéder à la 3ème division. Le club comptait alors 79 licenciés dont 49 de moins de 18 ans.

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L’équipe qui accède à la 3ème division

Patrice Piquet est président et Fabienne Goncalves secrétaire.

Fabienne Goncalves présidente

Le bureau 2013-2014 est ainsi composé :

Présidente : Fabienne Goncalves

Vice-Présidente : Marie Cubertafond

Secrétaire : Hervé Vigné

Trésorier : Sébastien Fougeras

En 2014 le Tennis Club Nexon s’est associé avec le Tennis Club Bosmie l’Aiguille et a déclaré la nouvelle association, le Tennis club Bosmie Nexon à la préfecture de la Haute-Vienne le 19 septembre 2014. Il dispose de ce fait de 4 courts : un gymnase et un béton poreux à NEXON et une résine et un béton poreux à BOSMIE.

tcbn-logo

Le nouveau bureau est alors le suivant :

Présidente : Fabienne Goncalves

Vice-Présidents : Marie et Annie Cubertafond, Hervé

Secrétaire : Lucie Lecerf

Secrétaire adjointe : Paméla Breton

Trésorier : Sébastien Fougeras

Trésorier adjoint : Raphaël Pradeau

Le nouveau club comptait 69 licenciés dont 40 jeunes pour la saison 2014/2015.


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Le court de plein air et le court dans le gymnase à Nexon

 

 

LOGO2Le Cercle de la Concorde

                   Les différentes catégories de cercles

Maurice Agulhon dans son étude « Le Cercle dans la France bourgeoise 1810-1848 » (1), montre que, dans la société bourgeoise de Louis-Philippe, entre 1830 et 1848, la fréquentation des cercles s’est progressivement substituée aux salons. Mais pour autant les grands salons mondains n’ont pas disparus des grandes métropoles, principalement Paris. Le Cercle de l’Union, le plus prestigieux, le Jockey club ou le Cercle de la Rue Royale comptent plus de 90% de nobles parmi leurs membres (2). On peut donc considérer que vont coexister deux catégories de cercles, les cercles aristocratiques et les cercles bourgeois.

Ces derniers se sont créés pour que leurs membres se rencontrent, lisent les journaux auquel le cercle est abonné, jouent aux cartes ou au billard mais aussi discutent de questions professionnelles et politiques. Ces cercles qui se développent rapidement à partir du milieu du XIXe siècle sont le produit de la culture bourgeoise, fondée sur l’égalité, la masculinité et la recherche de loisirs nouveaux. Avec la IIIe République ils vont devenir le creuset du renforcement du sentiment républicain, surtout au moment où le clergé et la bourgeoisie locale se déchireront à travers la querelle de l’école. Ces cercles ont contribué à la créations d’un « espace social » fraternel, solidaire et démocratique (3). Cela se traduit dans leurs noms : « de la concorde », « de l’union », « de la paix », « des travailleurs », « de l’avenir », « des démocrates », « des citoyens » …

1- Maurice Agulhon, Le Cercle dans la France bourgeoise 1810-1848, Cahiers des Annales, 36, Paris, Librairie Armand Colin, 1977, 105 p.

2- Bravard Alice, « Le cercle aristocratique dans la France bourgeoise 1880-1939 », Histoire, économie & société 1/2011 (30e année), p. 85-99

3- Bernard Traimond – Cercles et Sociabilité en Gascogne- Annales du Midi, n° 152-juin 1981).

Les cercles en Haute-Vienne

On ne connait pas de cercle purement aristocratique en Limousin. Le plus prestigieux et le plus ancien en Haute-Vienne, Le cercle de l’Union a été créé par la haute-bourgeoisie limougeaude en 1844. Il est né place Royale (aujourd’hui place de la République) en 1844 fondé par les industriels de la porcelaine et de la chaussure. A la création le droit d’entrée était de 125 F et la cotisation annuelle de 100 F. Elle baisse ensuite à 75 F en 1865. En 1878, les sociétaires déménagent pour se réunir dans le bâtiment qu’ils ont fait construire boulevard de Fleurus. En 1888 ils y ajoutent un jardin d’hiver abrité sous une somptueuse véranda jalonnée de vitraux réalisés par Chigot. Le cercle abrite alors 4 salons, une bibliothèque, 2 salles à manger et une salle de jeux.

C’est un cercle luxueux qui avec sa vie intellectuelle et sociale importante a marqué l’histoire de Limoges jusqu’à la fin du XXe siècle. A partit des années 1990 la fréquentation baisse régulièrement. La décoration a vieilli, les cuisines ne sont pas adaptées aux normes et aux exigences nouvelles aussi en 2003 les tableaux et les meubles sont mis en vente et le cercle ferme ses portes en 2007. La reprise du bâtiment par un établissement bancaire avait fait germer l’espoir d’une réouverture mais en août 2016 l’acheteur a renoncé à ce projet.

En 1865 le Cercle des jeunes gens a été créé avec les mêmes objectifs pour un public moins riche puisque la cotisation est de 25 F.

Bellac a un cercle en 1853, Saint Léonard en 1856 et celui de Saint Junien naît sous la république, en 1872.

Le Cercle de la Concorde à Nexon

Le cercle de Nexon, a été fondé en 1876, principalement par des commerçants et des membres des professions libérales.  Pour A. Corbin c’est un cercle politique, ce qui serait un cas unique dans le département (4). A ce sujet il cite un propos du sous-préfet de Saint Yrieix considérant le patron du café de l’Univers ou les membres se réunissent, comme étant « un rouge écarlate ». (Archives dep. M 972)

4 – Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle (1845-1880), nouvelle édition, Presses universitaires de Limoges, Limoges, 1999 (1re éd. 1975), 2 vol.

Les 13 membres fondateurs se réunissent le 20 septembre 1876 et, partant des statuts qu’ils viennent d’adopter, ils élisent le bureau suivant :

Président : Louis Boutaud-Lacombe, notaire à Nexon*

*Notaire à Nexon de 1864 à 1893, il assure la gérance de l’étude de Meilhac, du 24 décembre 1880 au 14 juillet 1881.

Secrétaire-trésorier : Joseph Faure

Membres : Crouzeau d’Azat, Frugier notaire, Bonnet J.B. et Eyssartier.

Commissaires : Michel Frugier, Eugène Cubertafond, Ludovic Guilhaumaud, Ferdinand Gizardin.

Trois journaux sont choisis : Le Temps, Le Courrier du centre et La Vie Parisienne.

création du cercle

Les statuts du cercle

statuts 1statuts 2statuts 3

statuts 4statuts5

L’année suivante les membres décident de supprimer l’abonnement à la Vie parisienne et prennent des abonnements d’essai pour 4 nouveaux journaux :  le Républicain, L’Union Conservatrice, Le Soleil et Le Figaro. L’Assemblée décide également de supprimer les quatre commissaires.

Le 10 mars 1878, deux membres, présentés, comme le stipulent les statuts, par deux membres sont cooptés : Messieurs Dupety, juge de paix et Deynat percepteur tous deux à Nexon.

Le 2 juin 1878 deux nouveaux membres sont admis : Messieurs Capel, employé des contributions indirectes et Alfred Desmaison, propriétaire à Nexon.

Lors de l’Assemblée générale de septembre 1878 la composition de la Commission a été modifiée à la suite de la démission du trésorier, Joseph Faure.

La nouvelle composition est alors :

Président : Boutaud-Lacombe

Secrétaire-archiviste : Ferdinand Gizardin

Trésorier : Deynat

Membres : J.B Bonnet, Eugène Cubertafond, Frugier notaire, Ludovic Guilhaumaud.

L’assemblée décide de renouveler les abonnements à 4 journaux : Le Temps, le Courrier du Centre, Le Soleil et le Monde Illustré.

Lors de l’Assemblée générale de décembre 1879 les comptes présentés laissent apparaître un excédent sur les deux derniers exercices. Six nouveaux membres sont admis : Bonnel, pharmacien, Nouhaud, pharmacien, Gabriel Thomas, aspirant au notariat, Joseph Tarrade, tous à Nexon et Gabriel Tarrade, bijoutier à Limoges. C’est la première personne n’habitant pas à Nexon à être admise.

Le 14 juin 1881 l’assemblée élit Joseph Tarrade, huissier, comme nouveau trésorier à la suite du départ de Nexon de M. Deynat. Elle coopte deux nouveaux membres : le Docteur Frugier, médecin et M. Dumas, nouveau percepteur à Nexon. Les quatre journaux choisis sont : Le temps, Le Soleil, La France Centrale et le Charivari.

Le loyer du cercle est de 400 francs, sans changement depuis la création ainsi que la cotisation fixée à 24 francs. Les abonnements coûtaient 51 francs pour La république, 48 pour Le temps, 30 pour Le Courrier du Centre, 14 pour le Monde Illustré.

En février 1882 trois nouveaux membres sont admis : Henri Lelong, René Tarrade et Laurent Lelong, propriétaires à Nexon.

Tous les candidats ne sont pas admis. Ce fut le cas pour M. Sallon en août 1882.

En octobre 1882 le cercle comptait 31 sociétaires. Leurs cotisations de 24 francs généraient une recette de 744 francs ne couvre pas totalement les dépenses du cercle qui s’élèvent à 766, 40 francs. Les principaux postes de dépense sont :

-loyer : 400

– abonnements 193,10 : Le Charivari (80,10 F.), Le temps (68 F.), Le Soleil (20 F) et la France centrale (20 F).

– Impôts : 130,50

-divers : 42,60 dont cartes du cercle (30 F.), affranchissement (7 F.)

L’équilibre de la trésorerie est assuré par l’excédent des recettes des années précédentes.

Pour l’année 1884-1885 le cercle compte 26 sociétaires, les abonnements sont les mêmes et le bureau est reconduit.

En octobre 1884 M. Suidureau, commerçant à Nexon a admis parmi les membres du Cercle et le 13 décembre trois nouveaux membres sont admis : Messieurs Raby, Laleu, Sergent.

Au début de l’année 1886, M. Raby, propriétaire du grand Hotel fait savoir au président qu’il ne pourra plus continuer à louer au cercle les appartements qu’il occupe.

raby denonce le bail 1885

Les membres décident de transférer le Cercle dans une grande salle , au premier étage d’une maison que possède M. Raymond Limousin. Un bail est établi le 3 février 1886.

bail 25 septembre 1875

En avril 1886 neuf demandes sont faites par MM. Bonnafy , Pierre et François Lelong, Georges Janety, Albert Bouteau-Lacombe, Antoine Tarrade, Henri Bragard, Raymond Limousin et Breguin. Ces admissions ont sans doute été réalisées pour compenser les démissions, en moyenne une chaque année. Monsieur Raymond Limousin, dès son admission est élu secrétaire en remplacement de Fernand Gizardin qui a démissionné.

Au cours de cette assemblée le trésorier signale que plusieurs membres, dont un fondateur, n’ont pas payé leurs cotisations depuis plusieurs années. Pourtant la cotisation est payable d’avance !  Négligence ? Dans plusieurs comptes rendus les membres se plaignent que des anciens membres ayant démissionné viennent dans les locaux du cercle lire les journaux ou jouer aux cartes. A chaque fois il est demandé aux membres du bureau d’être rigoureux dans les contrôles.

En mai 1886 trois nouvelles admissions : Léon Decoulhac et Antoine Thomas de Nexon, Augustin Fournier, maire de Meilhac, Philibert Beaufort, maire de La Roche l’Abeille. C’est la première fois que des maires de communes autres que Nexon sont admis es-qualité au sein du Cercle.

Le budget prévisionnel pour l’année 1886-1887 est établi sur la base de 35 cotisations à 24 francs soit une recette de 840 francs.

membres du cercle 1885

membres du cercle 1885 suite

Liste des membres à la fin de l’année 1886

En septembre 1887 est présentée la demande d’admission de M. Tremplin, directeur de la distillerie du Courdein. Cette distillerie est devenue ensuite un moulin, acheté par mon grand-père en 1945 et qui a fermé en 1974.

cotisation 1887

 

Les membres renouvellent les abonnements à l’Illustration, Soleil et le Temps.

abonnements 1887

Le 13 janvier 1889 M. Rebeyrolle, instituteur à Nexon est admis au cercle. Le trésorier encaisse 34 cotisations ce qui permet au Cercle de dégager, comme les années précédentes, un excèdent. Le président Boutaud-Lacombe est reconduit chaque année à la tête du cercle.

comptes 1888

Le 14 juillet 1892 le marquis de Bony, de Saint Priest Ligoure est admis comme membre du Cercle.

A partir de 1892 le nombre d’abonnements augmente et le cercle achète des livres que les membres peuvent emprunter.

le 18 septembre 1893, M. Chatelard, chef de district à Nexon est admis comme 35 ème membre du club.

cotisation 1895

En 1895 le cercle est abonné à 9 journaux :

L’autorité (25 F.), Le radical (25 F.), L’Illustration (36 F.), Journal amusant (17 F.), Petit centre (18 F), Chasseur français (1,50 F), Le fermier (24 F), Le Jockey (45 F), Le soleil du dimanche (14 F), Le courrier français (20 F).

Les cotisations ont généré des recettes de 716 francs auxquels se sont ajoutés les reliquats de l’année précédentes, 208 francs. Les 924 francs de recettes ont largement couvert les frais qui se sont élevés à 684,15 francs. Le cercle ne devait plus avoir de billard puisqu’une délibération du 18 septembre 1895 chargeait une commission de se renseigner sur le prix d’un bon billard, le propriétaire du café ne voulant pas en acquérir à ses frais. Une proposition est faite en octobre pour un billard à 460 francs. Pour financer cet achat le cercle décide de réduire les abonnements au seul journal l’illustration pour une année au moins et de procéder à une souscription. Celle-ci a rapporté 112 francs et ainsi le déficit de l’année 1896 a été limité à 56 francs.

achat billard

En 1898 les effectifs du Cercle sont de 36 membres. Les cooptations compensent largement les départs. Avec ce nombre de membres les comptes retrouvent leur équilibre et le Cercle reprend les abonnements aux journaux. Le trésorier indique que les impôts du cercle ont baissé du fait que chaque sociétaire qui était imposé précédemment à hauteur de 4 francs ne sont plus que de 2 francs ce qui fait que le cercle ne paye plus que 46,90 francs depuis 1891 contre 150,10 en 1890. L’assemblée décide de ce fait de réduire les cotisations à 22 francs pour les membres de Nexon et à 12 francs pour les extérieurs.

Le 28 septembre 1899 la réunion annuelle du Cercle n’a pu se tenir qu’à la troisième convocation, les 18 et 22 septembre le quorum n’était pas atteint.

1900 : le changement de siècle.

Au cours de l’année 1900 le cercle perd quatre membres : les démissions de MM. de Bony et G. Thomas, le décès de M. Frugier et le départ de Nexon de M. Vergnolle. Le Cercle ne compte plus que 30 membres.

le 6 janvier 1901 les membres examinent la demande de Léon Sazerat fils. Le procès verbal , comme tous ceux qui figurent dans le registre, rappelle fidèlement la procédure : présentation par deux membres, affichage dans les locaux, vote. le candidat ayant été admis les parrains sont chargés de faire connaitre la réponse du cercle au candidat.

cercle procedure admission 6 janvier 1901

Lors de l’assemblée du 18 septembre 1901 M. Bouteau-Lacombe a été réélu président. Il occupe ce poste depuis la création. Le secrétaire est Léonce Gizardin, M. Gourinchas, trésorier et Albert Thomas, Pierre Balaise, M. Suidureau père, Pierre Lelong, membres.

Cinq candidatures sont acceptées le 1er mai 1902 : le docteur Boutard, député de la circonscription, de Saint Yrieix ; M. Bridgland, entraîneur ; Armand Bonnet, propriétaire ; M. Chambon ; Guyonnet, percepteur tous les quatre de Nexon.

A la fin de l’année 1903, le cercle compte 37 membres, nombre le plus élevé depuis la création. Ce nombre élevé de membres permet au Cercle d’encaisser des recettes supérieures aux dépenses et ainsi, chaque année, de dégager un excédent. Parmi les recettes nouvelles le Cercle décide, lors de la réunion du 18 septembre 1906, de prélever 5% de la somme que le joueur de baccara annoncera mettre à la banque.

fournitures 1906

Le 1er mai 1907, M. Sazerat est élu trésorier à la place de M. Gourinchas qui a quitté Nexon. Au cours de cette même réunion, les membres proposent de faire éclairer le local du cercle à l’électricité ainsi que l’escalier qui y conduit. Un devis pour l’installation des lampes s’élève à 100 francs. Les membres le trouvent un peu élevé et chargent une commission d’obtenir une réduction et de suivre les travaux. Une souscription est lancée auprès des membres.

Décès du président fondateur.

Le 15 juin 1908 l’assemblée générale doit procéder à l’élection d’un nouveau président suite au décès de M. Bouteau-Lacombe. L’assemblée présidée par M. Balaize, doyen d’âge, élit M. Albert Bouteau-Lacombe (1864-1960) comme président du Cercle. Ainsi le fils succède au père. Les autres postes du bureau ne changent pas de titulaires. Les abonnements au matin, à La Vie au grand air, à l’Illustration, au Jockey et au Journal amusant sont renouvelés pour un montant de 146 francs.

En 1909 le nombre de membres est tombé à 31, de ce fait les recettes baissent. Les membres du Cercle choisissent de souscrire 4 abonnements, Le Matin, L’Illustration, Le Journal Amusant et de remplacer le Jockey par Paris Sport. Le montant total de ces abonnements s’élève à 92 francs.

Le 16 février 1910 le Cercle admet six nouveaux membres : Camille Bonnet, André Lelong, Isnard, percepteur, Jouhannetand, clerc de notaire, tous de Nexon ; Marc Guilhaumond de Lallet et Emile Bonnet d’Entraigas. Les effectifs augmentent et s’établissent à 36 membres. Trois journaux sont choisis : le matin (24 F.), L’Illustration (36 F.) et Tour du Monde (26 F.)

Le bureau est ainsi composé: Boutaud-Lacombe, président. Dr Ribière, trésorier; Gizardin, secrétaire ; Dr Thomas, Suiduiraud, Bragard et Papel membres.

En 1911 le Cercle enregistre 3 démissions. Les membres décident de souscrire 3 abonnements, Le matin, l’Illustration, Excelsior.

Le 22 octobre 1911 Paulin Laspougeas, industriel à Nexon et Jean Barret, propriétaire à Royer, commune de Jourgnac sont admis à l’unanimité des 14 membres présents. C’est une faible participation pour une réunion au cours de laquelle il doit être procédé à l’admission de nouveaux membres. La faible participation aux réunions a conduit presque systématiquement à reporter l’Assemblée générale. C’est encore le cas le 18 septembre 1912 ou l’assemblée a dû être reportée au 24 septembre. Le Cercle compte 32 membres, 22 habitent Nexon et 11 dans les communes voisines.

Le 5 octobre 1913 le cercle enregistre un déficit du fait d’une dépense imprévue de 130 francs pour une réparation du billard. Il est alors décidé de souscrire seulement deux abonnements, Excelsior et l’Illustration.

La guerre éclate, le cercle va perdre son rayonnement

Le 2 octobre 1914 a lieu l’Assemblée générale. Du fait du départ de plusieurs membres à la guerre il est décidé que l’assemblée délibérera quel que soit le nombre de présents. Le Dr Ribière étant mobilisé, Emile Suiduiraud est nommé trésorier adjoint pour le suppléer pendant son absence. Pour pallier l’absence de cotisation des membres éloignés les cotisations sont augmentées et passent à 24 francs pour les habitants de Nexon et à 14 francs pour les autres.

L’assemblée générale de 1915, après plusieurs reports du fait du petit nombre de présent du fait de la guerre a finalement lieu le 26 septembre. Devant l’incertitude sur l’avenir du cercle, M. Raymond Limousin, propriétaire du local, fait savoir qu’il ne demandera pas le loyer cette année et attendra la décision du cercle quant à son avenir. Le 10 octobre devant les faibles recettes enregistrées décident une nouvelle fois d’augmenter les cotisations et de les porter à respectivement à 30 francs pour les locaux et à 17 francs pour les extra-muros ; N’ayant pas de nouvelles de Léonce Gizardin les membres décident de nommer Raymond Limousin comme secrétaire jusqu’à nouvel ordre. Le cercle souscrit un seul abonnement, à l’Illustration.

Le 1er juillet est examiné la candidature de M. Beylier, agent d’assurance. Mais devant la faible participation des membres aux acticités du fait des mobilisations, le cercle décide de suspendre toute les admissions jusqu’à la fin des hostilités. Le 1er septembre 1916 l’assemblée décide de poursuivre les activités du cercle et de maintenir le montant des cotisations au montant fixé en 1915 et de souscrire un seul abonnement à l’Illustration.

En 1917 et 1918 les comptes font apparaitre un léger déficit que comblent les membres non mobilisés. Mais devant la hausse des prix du chauffage et de l’éclairage et de l’incertitude qui pèse sur le nombre de membres cotisants il n’y a pas de budget prévisionnel pour 1918 et pas d’abonnement souscrit.

L’assemblée du 18 septembre 1919 constate un déficit de 79 francs que comblent les membres présents. Le bureau est reconduit sauf le trésorier, M. Suiduiraud qui ne souhaite plus exercer cette charge. Il est remplacé par Camille Bonnet. A la demande des membres extérieurs leur cotisation est abaissée de 17 à 15 francs. Six nouveaux membres sont admis : M. Pradeau fils du Plantadis, Queyroi fils, Garraud, clerc de notaire, Bonnel fils, Marcel Rioblanc, Jouhaud, négociant en vin et Vignéras.

L’association compte 17 membres de Nexon et 11 extérieurs mais la fragilité des finances ne permet pas encore de renouveler les abonnements aux journaux.

membres 1919

L’assemblée du 18 septembre 1920 constate que les comptes font apparaitre un léger excédent, pour autant il est décidé de ne pas souscrire d’abonnement. Les recettes sont presque totalement absorbées par la location des pièces pour le cercle, par les impôts, le chauffage et l’éclairage. Les prix du charbon et du pétrole ayant augmenté M. Limousin, le propriétaire demande 200 francs de plus pour ces deux dépenses.

Le 16 février 1921, sept nouveaux membres sont admis : Etienne Thomas, capitaine à Limoges ; Rivaud, clerc de notaire à La Meyze ; Dr Jumeaux Lafond, médecin à Nexon ; Catinaud, secrétaire de mairie ; Bragard, propriétaire à Champsiaux ; Coulaud Dutheil, industriel à Limoges ; Debrégeas, conseiller général. Le 19 septembre, lors de l’assemblée général, M. Bonnafy remplace au bureau le Dr Thomas, décédé. Les comptes de l’année. Cette fois encore un déficit apparait, comblé par les membres. De ce fait les abonnements aux journaux ne sont pas encore renouvelés. Les membres viennent principalement pour jouer aux cartes et au billard et discuter entre eux.

L’assemblée du 3 octobre 1922 constate un excédent de trésorerie pour autant les abonnements ne sont pas encore renouvelés. En effet M. Limousin, propriétaire de l’immeuble dans lequel se réunit le cercle est décédé et ses héritiers l’ont vendu à Madame veuve Prunet. Il convient donc de négocier avec elle un nouveau bail ou une résiliation. D’autre part les héritiers acceptent de vendre au Cercle le matériel utilisé par les membres à savoir 9 tables, 26 chaises, 2 lampes et les queues de billard pour une somme de 300 francs. A cela s’ajoutent 70 verres à 1 franc pièce. Les membres acceptent ces achats et décident que si les recettes ne sont pas suffisantes ils organiseront une collecte entre eux.

Le 5 novembre 1922, quatre nouveaux membres sont admis.

Le 16 août 1923 le président lit un courrier par lequel Mme Prunet demande 500 francs pour le chauffage et l’éclairage du Cercle. En cas de refus elle donnerait congé au Cercle le 1er octobre. Devant le court délai courant jusqu’au 1er octobre, les membres décident de payer la somme demandée. Pour faire face à cette nouvelle dépense la cotisation des locaux est augmentée de 10 francs et de 5 francs pour les autres membres.

L’assemblée du 29 septembre 1923 constate un déficit de 172 francs. Elle décide de faire un appel aux membres pour le couvrir et ne renouvelle toujours pas les abonnements. Le Cercle verse 50 francs à un distributeur pour qu’il fournisse les journaux pendant 24 heures ;

Le 20 septembre 1924 malgré un léger excédent de trésorerie l’assemblé ne renouvelle pas les abonnements, verse 50 francs au distributeur de journaux et reconduit le bureau. M. Boutaud Lacombe est président ; André Lelong trésorier et secrétaire ; MM. Bragard, Suiduiraud, Papel et Bonnafy membres.

Le 16 octobre 1925 le bureau est reconduit; les abonnements aux journaux ne sont pas repris et le Cercle verse 50 francs à un distributeur.

Le 21 septembre 1926 l’assemblée note que les comptes font apparaître un excédent mais que l’équilibre est fragile. les membres reconduisent les décisions de l’année précédente. Le bureau est reconduit avec un seul changement, M. Bardin est élu comme membre à la place de M. Bragard. Le Cercle compte 19 membres locaux et 16 extérieurs.

Le 16 mars 1927 MM. Delage, directeur des écoles et Pialloux, ancien directeur sont admis comme membres.

Le 19 septembre, les comptes présentés par le trésorier font apparaitre un excédent de 106 francs. Cependant la fragilité des finances amène les membres à reconduire les mêmes décisions que les années précédentes. Le bureau est reconduit, M. Vergonjeanne remplaçant M. Bardin comme membre.

Le 13 octobre 1928 l’assemblée se réunit et comme souvent c’est à la seconde convocation qu’elle peut délibérer. L’année se termine avec un faible déficit de 3 francs. Les mêmes décisions sont reconduites. M. Lelong ne souhaitant plus remplir les fonctions de trésorier, M. Pierre Rioblanc est élu pour le remplacer. Le Cercle compte 34 membres, 16 locaux et 18 extérieurs. Pour la première fois les membres extérieurs sont majoritaires. Du fait du prix réduit de leur cotisation les recettes n’augmentent pas. On peut se poser la question de savoir pourquoi le Cercle n’attire pas les notables nexonnais ? M. de Nexon n’en fait plus parti, son départ a eu lieu pendant les années de guerre.

Le 6 octobre 1929 le trésorier présente une nouvelle fois des comptes en déficit. Le bureau est reconduit.

La dissolution

Le 22 juin 1930 l’assemblée réuni ne compte que 7 présents mais elle peut valablement délibérer puisqu’il s’agit d’une seconde réunion, la première, convoquée le 15 juin, n’avait réuni que 9 membres. Devant le désintérêt manifeste des membres les 7 présents décident la dissolution du Cercle à compter du 1er octobre 1930, date d’échéance du bail.

Étaient présent : Boutaud Lacombe, président ; Suiduiraud et Vergonjeanne, commissaires ; Vignéras, Thomas, Lelong et Garraud, membres.

dissolution du cercle

 

Madame Prunet prend acte de la résiliation du bail.

lettre Prunet fin du bail 1930

Le cercle de la Concorde aura vécu près de 54 ans. Il a été dirigé par 2 présidents, Messieurs Boutaud Lacombe, père et fils. Les membres se réunissaient pour lire, jouer et discuter. A-t-il été, comme l’écrit A. Corbin, une exception dans le paysage Limousin en étant un cercle politique ? A lire l’intégralité des comptes rendus rien ne permet de le penser. Dès sa création le baron Armand de Nexon en est membres et pourtant on ne peut pas le considérer comme un militant « rouge ». Les titres des journaux choisis ne révèlent pas non plus une orientation exclusivement Républicaine. Le Soleil était un quotidien monarchiste, plus modéré que les autres, qui certes a déconcerté ses lecteurs en choisissant de défendre le capitaine Dreyfus. De même Le Jockey, bi-hebdomadaire fondé en 1863, puis quotidien à partir de 1882 n’est pas connu pour ses engagements politiques ! Il était, avec le Sport, le premier journal sportif à être publié en France.

Avec le temps la fréquentation se réduit, les nexonnais sont de moins en moins nombreux à solliciter leur admission. La guerre, par la mobilisation d’un grand nombre de membres en a signé l’arrêt de mort. Le cercle n’a jamais pu équilibrer ses finances. Il a réduit ses dépenses en supprimant les abonnements. Venir au Cercle pour lire le journal, boire un verre, discuter perd de son intérêt, surtout s’il faut faire plus de 10 km pour cela. L’engagement citoyen s’est progressivement émoussé car il était pratiquement de réunir une assemblée générale avec un quorum suffisant pour délibérer valablement. Une seconde convocation était presque toujours nécessaire. Il y a rarement plus de 20 membres présents à ces assemblées générales, essentielles pour la vie démocratique de l’association.

J’en conclus que le cercle de la Concorde n’était pas un lieu très politisé. Comme tous les cercles il était un lieu de rencontre, de discussion dont la vie a été active pendant une trentaine d’années. Avec la Première guerre mondiale on est entré dans un autre monde et dans un autre siècle, les cercles ne correspondaient plus aux besoins d’une société qui changeait. Certes la question de la mixité n’était pas encore posée mais on peut imaginer que les notables et les commerçants préféraient le confort de leurs domiciles ou ils pouvaient lire le journal, écouter la radio et prendre l’apéritif sans avoir besoin d’aller à l’extérieur.