Un siècle de faits divers à Nexon relatés par la presse (1850 – 1950)

Il ne s’agit pas pour moi de reprendre les travaux de Roland BARTHES quand il publiait en 1981 « Structure du fait divers », dans Essais critiques, aux Éditions du Seuil mais, avec une perspective d’un siècle, de montrer l’évolution de la société et donc des faits relatés, des précisions données dans certains cas (nom et l’âge de la personne …). La protection des personnes est plus stricte aujourd’hui et aucun journaliste ne relaterait un suicide en donnant le nom de la personne et les détails du procédé employé pour se donner la mort.

Le vol de lapins est un événement en période de pénurie alimentaire dans un monde rural ou beaucoup de familles vivent en grande partie des produits de leur jardin et de leurs élevages. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. La collision entre deux vélos n’a que peu de probabilités de se produire en 2018 mais en 1900 c’était un événement. Pour qu’un accident soit relaté il faut une dose d’émotion forte. Aujourd’hui de la tôle froissée ne suffit pas, il faut des morts. Il n’y en a pas beaucoup dans les faits divers relatés par la presse locale au cours des cent années qui se sont écoulées de 1850 à 1950. Il faut dire qu’au cours de cette période le monde a connu la barbarie avec les millions de morts des deux guerres mondiales. Enfin le vocabulaire a changé. Au XIXe siècle une voiture est une voiture à cheval. Tout un vocabulaire lui est lié : phaéton, voiture hippomobile à quatre roues, attelée à deux chevaux, à caisse ouverte haut perchée… Considéré comme un véhicule rapide, plutôt aristocratique, il est dangereux du fait de sa vitesse et de sa hauteur sur roues, ce qui le faisait souvent verser. La charrette anglaise, au contraire est une voiture à deux roues de grand diamètre. La caisse est ouverte, souvent protégée par une capote de toile ou de cuir. C’est la voiture la plus utilisée à la campagne. Mettre en capilotade est un terme désuet aujourd’hui qui signifie mettre dans une situation difficile, en mauvaise situation… 

Les faits recensés sont tous en rapport avec Nexon, soit qu’ils se sont déroulés sur la commune, qu’ils aient engendré l’intervention des gendarmes ou d’un médecin de Nexon, soit que l’un des acteurs est originaire de Nexon.

Bonne lecture

I- LES ACCIDENTS

Les accidents de voiture sont les faits divers les plus classiques mais si aujourd’hui ils sont devenus courants ce n’était pas le cas au siècle dernier. Des accidents qui nous semblent aujourd’hui banals sont relatés avec beaucoup de détail. Mais surtout, ce que nous ne voyons plus maintenant ce sont les accidents et les chutes de vélos… J’ai principalement « épluché » le Populaire du Centre et Le Courrier du Centre.

  • Accident de chemin de fer

Tribunal correctionnel de Saint-Yrieix – Audience du 6 janvier 1887.

Comme nous l’avons annoncé dans un de nos précédents numéros, le 10 octobre dernier, entre Nexon et Beynac, un accident dont très heureusement les suites n’ont pas été graves arrivait sur la ligne du chemin de fer et jetait l’émoi dans un train de voyageurs. Une petite fille, la nommée Julia Bordas, tombait d’un wagon sur la voie par une portière laissée ouverte.

Voici les faits :

A la gare de Nexon, une dame veuve Boucher, venant de Brive et se rendant sur la ligne de Périgueux, descendait à contre-voie et poussait simplement la portière sans mettre le loqueteau pensant que les employés allaient le faire. Dans ce même wagon se trouvaient plusieurs personnes, notamment la femme Bordas et sa fille Julia Bordas, âgée de 8 ans. Le signal du départ fut donné et le train avait déjà acquis une grande vitesse, quand tout à coup la portière s’ouvrit et la jeune fille qui était adossée disparut. Deux boutons d’appel furent aussitôt tirés et le train s’arrêta. La femme Bordas se porta au secours de sa fille et une machine fut aussitôt envoyée de Nexon pour prendre l’enfant qui fut portée chez M. le chef de gare de Nexon, où elle reçut les soins de M. le docteur Frugier.

Ceci fait il restait à la justice le soin de rechercher à qui incombait, au point de vue pénal, la responsabilité de l’accident. Une instruction fut aussitôt ouverte contre la dame veuve Boucher et le sieur Léon Védrune, garde frein. C’est pourquoi ces derniers sont aujourd’hui traduits devant le tribunal correctionnel sous la prévention de contravention à la police des chemins de fer et de blessures par imprudence, et se voient condamner chacun en 16 francs d’amende. Il est bon de dire que la nommée Julia Bordas est aujourd’hui à peu près rétablie, et que les blessures qu’elle s’est faite en tombant, non seulement ne laisseront pas de traces, mais encore ne l’empêcheront pas de trouver plus tard un époux. A ce sujet, et pour éviter de nouveaux accidents, il serait à désirer que la Compagnie d’Orléans dont les règlements sont excessivement sévères à l’égard de ses employés, eut dans les stations importantes, telles que la station de Nexon, un personnel suffisant pour ne pas mettre les employés des gares dans la nécessité d’avoir recours pour les manœuvres, aux gardes-freins des trains de voyageurs. C’est, parait-il, ce qui a eu lieu à la gare de Nexon.

Le Courrier du Centre 8 janvier 1887

 

Accident. — Un homme tamponné par un train

Ainsi que nous l’apprenait hier une dépêche reçue au cours de notre tirage, un affreux accident s’est produit l’’avant-dernière nuit à la gare de Nexon dans les circonstances suivantes : l’agent Peynichou, gardien de l’entrepôt des postes à la station venait de quitter le train de Paris n° 61 qui arrive à 3 h 2 m., pour se rendre sur le quai de la gare lorsqu’en traversant la voie il fut tamponné par le train 21 qui arrive à 3 h. 13. Le mécanicien, apercevant un homme se disposant à traverser la voie, siffla aussitôt et fit bien tous ses efforts pour ralentir la marche du train ; mais il était déjà trop tard et il ne put prévenir le danger. Le malheureux Peynichou, tamponné par la locomotive fut projeté violemment sur le trottoir. Relevé par le personnel de la gare, on constata bientôt que l’agent Peynichou avait une fracture des côtes et de la clavicule gauche. De plus il avait nue large plaie béante à la tête. Il a été transporté aussitôt à son domicile, situé à 1,500 mètres de la gare, ou le docteur Thomas, médecin de la Compagnie, lui a prodigué les soins dévoués que nécessitait son état. Les blessures sont très graves.

M. Alingry, inspecteur de la Compagnie, M. Soyer, commissaire de surveillance, M. Barbaud, Inspecteur des postes et télégraphes se sont rendus à Nexon par le premier train, pour procéder à l’enquête réglementaire.

Le Courrier du Centre – 16 mars 1893

 

  • Les accidents de voitures à cheval, de vélos et de motos

D’abord les accidents avec les chevaux, les bicyclettes, qu’il s’agisse de vélos entre eux ou de chocs avec des voitures. On remarquera au passage qu’il y a cent ans on parlait de bicyclette et rarement de vélo et d’automobile. Les voitures sont attelées à des chevaux.

 

Le 18 courant, le sieur Pierre Berland, métayer au village de Chabreuil, revenait en voiture de la foire de Nexon lorsque, voulant traverser un ruisseau, le collier et les traits de sa bête, s’étant dècrochetés, la voiture chavira, et Berland, en tombant, s’est fait de graves contusions.

Le Courrier du Centre – 22 mars 1882

 

Chevaux emportés – Samedi dernier, le cocher de M. le marquis de Bony de Lavergne, revenait de la gare de Nexon lorsqu’après avoir passé le bourg de Janailhac, les deux chevaux se sont emportés.

Le cocher a été lancé à terre, la voiture brisée, l’avant-train seul suivait les chevaux. L’un de ces animaux a eu la jambe cassée. Les blessures du cocher sont heureusement sans gravité.

Le Courrier du Centre – 25 janvier 1888

 

Accident de voiture. — M. François Limousin, avocat, revenait hier à Nexon en compagnie d’un domestique, âgé d’une douzaine d’années, son phaéton longeait, au petit trot, le côté droit de la route de Ladignac à Nexon, quand, arrivée à deux kilomètres de Nexon, il a été atteint et culbuté sur le bord du fossé, entre deux tas de cailloux encore à l’état de moellons, par une charrette anglaise qui allait à grande vitesse et dans le même sens, et à laquelle la place ne manquait cependant pas sur le côté gauche et sur le milieu de la route.

Le phaéton a été mis en capilotade, et M. Limousin, âgé de quatre-vingts ans, a couru un grand danger, car son cheval effrayé par la collision, a traîné la voiture renversée depuis le fossé de droite jusqu’à celui de gauche.

Ce vieillard en a été quitte pour une forte commotion et pour quelques contusions et ecchymoses au bras et à la figure qui a frappé sur les moellons.

Quant à la charrette anglaise, elle était conduite par M. Pierrou, capitaine en retraite, ancien directeur d’une école de dressage, aujourd’hui gardien de la maison de campagne de Mme veuve L …, à Lafarge.

Arrivé à une quarantaine de mètres du lieu de l’accident, M Pierrou a arrêtés la charrette, contemplé ses victimes pendant cinq ou six secondes, puis continué sa route sans daigner venir leur porter secours.

Le Courrier du Centre – 1 août 1891

 

Accident de cheval. — Notre correspondant de Nexon, dans son compte rendu sur le fonctionnement de la commission chargée de réquisitionner lu chevaux, nous signalait dès hier l’accident arrivé au magnifique cheval de Mme Gourinchas, qui avait été tué sur le coup par le brancard d’une voiture.

Voici aujourd’hui quelques renseignements complémentaires que nous adresse notre correspondant de Châlus sur cet accident : « M. Paul Gourinchas, de Châlus, conduisait à Nexon, hier matin deux chevaux de réquisition pour l’armée. A un tournant de la route, le brancard d’une voiture arrivant au galop a frappé si violemment le poitrail du cheval tenu en laisse, qu’il s’est enfoncé dans les chairs. L’animal s’est abattu et a expiré an bout de quelques instants.

L’auteur de l’accident est resté inconnu, s’étant bâté de s’éloigner.

Le Courrier du Centre – 4 novembre 1894

 

Sauvetage — Jeudi, vers deux heures de l’après-midi, un cheval attelé à une voiture de boucher, privé momentanément de son conducteur, est parti au triple galop au milieu d’une foule énorme qu’avait attirée la foire mensuelle de La Meyze. Il y avait donc à redouter les plus graves accidents, lorsqu’un jeune homme d’Aixette, près de Nexon, Léonard Imbert, maréchal ferrant, s’élança au-devant de l’animal et réussit à l’arrêter dans sa course désordonnée.

Grâce au courage tic ce brave garçon, on n’a eu aucun accident à déplorer. Qu’il reçoive toutes nos félicitations.

Le Courrier du Centre – 13 novembre 1898

 

Accident de voiture. — Dimanche soir, les voyageurs qui se trouvaient dans le courrier de Flavignac à Aixe ont été victimes d’un accident qui aurait pu avoir de graves conséquences. Le conducteur arrivait au village d’Excette lorsque le cheval, brusquement effrayé par la vue d’une brouette de cantonnier renversée à plat sur la route, tourna court. Dans ce mouvement, l’un des voyageurs qui se trouvait à l’arrière du break fut violemment projeté à terre. Fort heureusement, il se releva sans autre mal que quelques contusions.

La position de la brouette mise en travers de la route prouve que cet accident ne peut être imputé à un simple amusement d’enfants. On se trouve en présence d’une tentative raisonnée pour amener un grave accident.

La gendarmerie de Nexon a été informée et il est probable qu’il sera procédé à une enquête. Espérons qu’elle aboutira à la découverte et à la punition exemplaire des auteurs de ce méfait stupide.

Le Courrier du Centre – 25 février 1903

 

ACCIDENT. — Le 1er mars courant, le domestique de M. Léon Bragard, marchand de vins à La Plaine, revenait de la gare de Nexon, lorsque son cheval prit peur et s’emballa. Arrivé au pont du Moulin-Barlet, où la route fait un coude, le cheval ne voulant plus obéir à son conducteur, alla buter contre le pont et la voiture versa. M. Fernand Richard, de Nexon, qui se trouvait sur le lieu de l’accident, releva le domestique et le mena chez lui où le docteur Frugier lui prodigua ses soins. Il a été sérieusement contusionné et se plaint de douleurs Internes.

Le cheval n’a pas eu beaucoup de mal, mais la voiture a été brisée.

Le Courrier du Centre – 4 mars 1905

 

DANGEREUX ACCIDENT. — Mardi dernier, 11 mars, à Nexon, M. Beaudon, propriétaire à Beautrichard, défilait au galop dans une voiture à deux roues. Mme Vve Marchadier, âgée de 50 ans, propriétaire à Nexon, qui passait par là, n’eut pas le temps de se garer, la voiture la renversa et lui fit de graves blessures.

Mme Vve Marchadier avait un trou énorme à la tête, de plus, elle a trois cotes de défoncées. Le docteur Frugier, appelé en toute hâte, lui prodigua les premiers soins, et constata l’état de gravité de la malheureuse, qui allait dans quelques jours marier son fils.

Le Populaire du Centre – 15 mars 1907

 

ACCIDENT DE BICYCLETTE. — M. Henri Charreix, ferblantier à Nexon, descendait à bicyclette, samedi soir, la route de la Meyze. Il fit la rencontre de deux voitures, et sa machine accrocha l’une des roues du véhicule de M. Rousseau, marchand de légumes, et le cycliste fut projeté dans les jambes du cheval de l’autre voiturier.

Charreix n’eut heureusement aucun mal. Quant à la machine, elle exigera des réparations.

Le Populaire du Centre – 13 août 1908

 

VOITURE ET AUTO. — Avant-hier soir, un peu avant la tombée de la nuit, M. Malefont, fermier aux Prunes, commune de Saint Priest-Ligoure, revenait de la foire de Nexon en voiture avec sa femme, son fils et une voisine.

L’attelage, qu’il conduisait au petit trot, était ‘arrivé au croisement des routes de Betours, quand venant de Saint-Yrieix, survint une automobile. Le conducteur de l’auto manœuvra pour éviter la voiture, mais le choc ne put être évité. Voiture, cheval et voyageurs de la voiture, tout fut renversé.

Par un heureux effet du hasard, les voyageurs n’eurent d’autre mal que la peur. Il n’en fut pas de même pour la voiture et les harnais ;

Ils sont endommagés. Quant au cheval, il boite. Mais de ce qu’il a pu s’en aller par ses propres moyens, on peut conclure qu’il n’est pas très gravement blessé. Les voyageurs de l’auto n’ont aucun mal et l’auto elle-même pas grand-chose.

Le Populaire du Centre – 22 janvier 1910

 

ACCIDENT. — M. Delauménie, boucher aux Cars, revenant de la foire de Nexon, mercredi vers cinq heures, versait au pont de Biard, commune de Nexon. M. Delauménie ne se fit aucun mal, mais voyant son cheval blessé et désormais inutilisable, il crut devoir l’achever pour lui éviter des souffrances inutiles.

Le Populaire du Centre – 23 septembre 1912

C’est un acte que l’on a du mal à imaginer aujourd’hui! On n’a même pas un couteau dans la poche…

 

ACCIDENT DE VOITURE. — Lundi, vers 16 heures, la voiture de Mme de Lachapelle, de Saint-Maurice-les-Brousses, descendait l’avenue de la Gare de Nexon. Le cheval s’emballa, un trait fut brisé ; la voiture versa et le cocher, qui était seul dans la voiture, fut projeté sur le trottoir de droite. Quoique assez fortement secoué et contusionné, il a eu, heureusement, plus de peur que de mal.

Le Populaire du Centre –  12 juillet 1913

 

Blessures par imprudence – Le 5 mars 1914, le sieur Perriard, plombier à Nexon, a renversé avec sa voiture la dame Lacotte, 66 ans. Poursuivi par le tribunal de Saint-Yrieix qui l’a condamné à de la prison avec sursis, il fait appel.

Le Populaire du Centre – 20 juin 1914

 

Accidents. — Un accident, qui aurait pu être grave s’est produit le 14 juillet. Mme Marguerite Jourde se trouvait dans un pré devant des vaches attelées à une faucheuse. Tout à coup, les bêtes agacées par tes mouches s’avancèrent et renversèrent la jeune femme, sur laquelle elles passèrent avec la machine. Relevée aussitôt, la victime ne se plaignit tout d’abord que de contusions, mais le médecin appelé constata un peu plus tard qu’elle avait une côte brisée. Mme Jourde n’est mariée que depuis quelques jouas. — Un accident occasionné également par une faucheuse, est arrivé le même jour au jeune Brunerie, de la Seynie. Moulé sur le siège d’une machine que l’on rentrait des champs, l’enfant eut l’imprudence pendant un arrêt de poser son pied droit sur les engrenages. L’attelage s’étant mis en mouvement, le pied, heureusement chaussé d’un sabot solide, se trouva coincé et faillit être écrasé. Délivré de cette position, avec beaucoup de peine, le jeune Brunerie en sera quitte pour quelques soins.

Le Populaire – 18 juillet 1920

 

Accident de bicyclette. — Ces jours derniers, M. Rebeyrol, de la commune de Rilhac-Lastours, venait à Nexon et descendait à bicyclette la côte de la Jalade, lorsqu’un pan de son vêtement en caoutchouc s’étant coincé dans la roue arrière, M. Rebeyrol fut projeté sur le sol et se fit à la face des blessures graves, notamment au nez et aux livres. Son étal ne parait pas actuellement inspirer d’inquiétude.

Le Populaire du Centre, 7 octobre 1920

 

Accident. — Dimanche dernier, M. Auzeméry Henri charpentier à Nexon, fut renversé par une automobile ; il eut son vêtement déchiré, sa bicyclette un peu détériorée et se fit dans sa chute quelques contusions.

Le Populaire du Centre – 22 juin 1923

 

Bizarre accident. — M. Guyot, boucher à Nexon, se rendait à La Meyze, lorsque la roue droite de sa voiture sortant de son essieu et roulant sur la route alla blesser M. Pierre Blancher qui passait à ce moment.

Le Populaire du Centre – 15 décembre 1924

 

Collision d’autos – Une collision d’autos s’est produite hier matin, nouvelle route d’Aixe, au Pont de Condat, M. Antoine Baillot d’Etiveaud, garagiste à Nexon, venait à Limoges en compagnie de son associé, M. Boisson Roger. Au moment où il arrivait au pont, la voiture de M. Nénert, épicier à Poulouzat, débouchait de la route de Condat. Une collision sa produisit. L’auto de M. Baillot-d’Etiveaud fut renversée. Le conducteur, le bras gauche brisé, a été conduit à la clinique du docteur Descazals.

Le Populaire du Centre – 21 septembre 1929

 

Voiture contre moto. — Le 11 juillet, près de Nexon, un motocycliste, M. Moreau, fut renversé par une voiture attelée d’un cheval, conduite par M. Léonard Mérigaud, âgé de 59 ans.

M. Moreau a été assez grièvement blessé. Me Charrière se portant en son nom partie civile, demande pour, son client une rente de 3.600 francs. L’affaire est mise en délibéré. Défenseur : Me Labesse.

Le Populaire du Centre 14 janvier 1930

 

Accident mortel – Une collision s’est produite sur la roule de Nexon, à Saint-Maurice les-Brousses, entre une motocyclette conduite par M. Jarry, journalier à Brégéras, commune de Saint Maurice, et une auto conduite par M. André Aliphat, régisseur à Nexon.

Le motocycliste a été tué sur le coup.

Le Populaire du Centre, 1 juillet 1930

 

Accident de voiture. — Vendredi soir, revenait de la foire de Nexon, M. Touvaud, métayer à Objat, commune de Janailhac, et trois de ses amis.

Tout près du village de Leycuras, commune de Nexon, pour des raisons inconnues, le cheval que M. Touvaud guidait pris peur. La voiture alla verser dans le fossé où les malheureux occupants se blessèrent plus ou moins.

On croit que M. Touvaud a une fracture de la jambe.

Le Populaire du Centre –  19 décembre 1932

 

Accident. — Devant l’église de Nexon, un vieillard, M. Barry Pierre, 74 ans, cultivateur, à Sallas, commune de Nexon, a été heurte par une voiture hippomobile, conduite par M. Ratinaud, domicilié à La Valette, commune de Ladignac-le-Long.

L’état du blessé n’inspire pas d’inquiétudes.

Le Populaire du Centre, 22 novembre 1934

 

LA MOTO D’UN ACROBATE BLESSE UN ENFANT – M. Auguste Abry, 28 ans, acrobate forain, se livrait à ses exercices en plein air pendant la fête organisée à Nexon.

Tout à coup il tomba de la motocyclette sur laquelle il accomplissait ses acrobaties. La machine, continuant sa course, alla heurter dans la foule, Mlle Léonie Piquet, 29 ans, et le jeune Claude Bernard, 6 ans, qu’elle tenait par la main.

La jeune fille se releva sans aucun mal, mais l’enfant avait eu le bras gauche fracturé.

Le Populaire du Centre – 28 septembre 1935

 

Auto contre cycliste. —Une collision s’est produite à l’entrée du bourg de Nexon entre l’auto de M. Henri Glouton, 32 ans, cultivateur à Noyéras, commune de Jourgnac, et un cycliste, M. Henri Lagorce, 18 ans, agriculteur à Puypot, commune du Vigen.

Le cycliste a été blessé à la fête et à la jambe droite, mais son état ne parait pas grave. Le vélo est hors d’usage.

Les gendarmes de Nexon ont procédé aux constatations.

Le Populaire du Centre, 14 mai 1936

 

Accident d’auto. — Alors qu’il voulait doubler une voiture bouchère qui le précédait, M. Juète Pierre, 42 ans, cultivateur au Bas-Texon, commune du Vigen, a dérapé et a été se jeter contre un cerisier qui bordait la route.

Cet accident s’est produit au lieu-dit Petit-Sazerat, à quelques kilomètres de Nexon. Le conducteur, M. Juète, ainsi que M. Royer Jean, qui l’accompagnait ont été assez sérieusement blessés et ont reçu les soins de M. le docteur Jumeaux-Lafond. Quant à Mme Juète, la mère du conducteur, elle est sortie indemne de l’accident.

Le véhicule semble hors d’usage. La gendarmerie de Nexon a procédé aux constatations d’usage.

Le Populaire du Centre – 22 mai 1937

 

UN CYCLISTE EST RENVERSE PAR UNE AUTO – Henri Restouin, 36 ans, employé auxiliaire aux bureaux de la S.N.C.F., à Nexon, se rendait à bicyclette à son domicile en suivant le chemin de grande communication n° 17. Il était 20 h. 30 environ lorsque M. Restouin fut renversé par une auto conduite par M. François Gourinchas, 63 ans, livreur à Nexon, et qui venait en sens inverse.

Le cycliste tomba sur le capot de l’auto et fut assez sérieusement blessé au coude et à la tête.

Il a reçu les soins du docteur Boudoux, de Nexon, qui lui a prescrit quelques jours de repos. Son état est très satisfaisant.

Le Populaire du Centre, 15 septembre 1938

 

Accident d’auto près Saint-Yrieix-la-Perche – Une automobile conduite par M. Guillaume Frugier, 31 ans, cultivateur à Nexon, revenait de Saint-Yrieix-la-Perche lorsque, vers Bourdelas, un véhicule automobile conduit par M. Mitout, domicilié à Limoges, rue Montmailler, arriva derrière lui.

Afin de le laisser passer, M. Frugier dirigea son auto vers l’accotement de la route où il eut le malheur de l’enliser dans la terre fraîchement déposée. Perdant l’équilibre, l’auto se renversa. Comme l’automobile de M. Guillaume Frugier était chargée de plusieurs personnes, deux des occupants furent blessés : M. Martial Redon, 47 ans, domicilié à Sallas (commune de Nexon) fut atteint au front ; M. François Lelong, boucher à Nexon, eut une côte fracturée. MM. Pierre Delliat, 60 ans, Combrouze et son neveu Raymond furent indemnes.

M. Mitout, conducteur de l’autre voiture, s’arrêta quelques mètres plus loin et vint porter secours aux blessés.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie,

Le Populaire du Centre – 22 janvier 1939

 

AUTO CONTRE CYCLISTE – Une collision s’est produite près du passage à niveau de Nexon, entre l’auto de M. Bonnet, industriel à Nexon, et un cycliste, M. Frugier. Ce dernier, assez gravement blessé, a reçu les premiers soins du docteur Lelong, qui l’a fait transporter à l’hôpital de Limoges.

Les gendarmes ont procédé aux constatations

Le Populaire du Centre 9 novembre 1939

 

COLLISION ENTRE CYCLISTES- Près de Saint-Laurent-sur-Gorre, dans une descente assez rapide, M. Paul Penot, 31 ans, demeurant, à Sélive, commune de Nexon, qui se rendait à bicyclette à Rochechouart entra en collision avec une autre cycliste Mlle Charlotte Ory, 17 ans. Tous deux tombèrent à terre et furent assez sérieusement blessés

Le Populaire du Centre 16 avril 1942

 

COLLISION ENTRE CYCLISTES -Au lieu-dit « Le Communal » commune de Nexon, sur le chemin numéro 11, une collision s’est produite entre une cycliste, Mme Jeanne Coudert, cuisinière, à Nexon et M. Léon Brunet, retraité des postes, qui tenait son vélo à la main.

Dans le choc l’un et l’autre roulèrent à terre et furent blessés, Mme Coudert à la tête et aux mains et M. Brunet à la poitrine.

Le Populaire du Centre, 8 décembre 1942

 

Accident. — Alors que Mme Faye, du Pont de St ­Hilaire les Places, arrivait à Nexon par la descente des Rochilles, les freins de sa bicyclette n’ayant pas fonctionné, elle ne put prendre le virage devant la maison Lagorce et alla s’écraser contre le pan de mur de l’immeuble de Mme Marcel Nouhaud.

La violence du choc projeta la malheureuse femme contre la maison Lagorce.

Relevée, très grièvement blessée à la tête et transportée à la pharmacie Longequeue, elle reçut les soins que nécessitait son état par les docteurs Jumeaux ­Laffont et Lacour.

La blessée est mère de quatre enfants. Nous faisons des vœux peur sa prompte guérison.

Le Populaire du Centre 2 novembre 1943

 

Renversée par une auto elle décède des suites de ses blessures – Samedi, vers 16 heures, avenue de la Gare à Nexon Mme veuve Rivière, âgée de 86 ans, a été renversée par une automobile qui opérait une marche arrière.

Le véhicule au volant duquel se trouvait M. Nys, boulanger à Nexon, poursuivant son chemin passa sur le corps de la vieille femme. Mme Rivière devait décéder dans la nuit de dimanche â lundi.

Le Populaire du Centre 1947/05/07

 

  • Accidents de camions et de voitures

Accident — En revenant de Pierre-Buffière, M. Debord, âgé de 45 ans, marchand de moutons à Clairfaye, a été renversé accidentellement près du hameau de La Plaine, par une voiture dont une roue lui a passé sur la jambe droite.

Relevé aussitôt, le blessé a été conduit à Nexon par l’auteur involontaire de l’accident, M. Jean-Baptiste Faure de Meilhac.

Le docteur a déclaré que l’état de M. Debord était sans gravité.

Le Courrier du Centre 25 décembre 1900

 

ACCIDENT DE VOITURE. — Jeudi dernier, vers 7 heures du soir, M. Faure, marchand de bière, demeurant à Valette, commune de Nexon, rentrait chez lui en voiture en compagnie de son fils et d’une jeune fille, lorsqu’en sortant du bourg de Nexon, dans un tournant assez brusque, la voiture versa. M. Faure fut aussitôt conduit dans la maison la plus voisine, où le docteur Cubertafond vint lui prodiguer ses soins. Il n’a eu que quelques contusions et les personnes qui étaient avec lui dans la voiture en sont sorties indemnes.

Le Courrier du Centre 8 juillet 1905

 

Blessures par imprudence – Le 5 mars 1914, le sieur Perriard, plombier à Nexon, A renversé avec sa voiture la dame Lacotte, 66 ans. Poursuivi par le tribunal de Saint-Yrieix qui l’a condamné à de la prison avec sursis, il fait appel.

Le Populaire du Centre – 20 juin 1914

 

Accident. — le 12 courant, M. Dumazeau, marchand forain à Nexon (Haute-Vienne) revenait de la foire de Masseret en camion automobile, lorsque voulant éviter une bicyclette il donna un brusque coup de volant. La direction s’étant rompue le camion monta sur le talus et se renversa.

Heureusement les occupants du camion n’ont eu que quelques contusions sans gravité.

Le Populaire du Centre 17 juin 1922

 

Accident. — Dimanche dernier, M. Auzeméry Henri charpentier à Nexon, fut renversé par une automobile ; il eut son vêtement déchiré, sa bicyclette un peu détériorée et se fit dans sa chute quelques contusions.

Le Populaire du centre 22 juin 1923

 

Le camion capote – par suite d’une fausse manœuvre, un camion-auto conduit par M. Meynier, 24 ans, entrepreneur à Nexon, a capoté sur la route de Meilhac. Le malheureux jeune homme a été tué sur le coup.

Le Populaire, 5 août 1923

 

Bizarre accident. — M. Guyot, boucher à Nexon, se rendait à La Meyze, lorsque la roue droite de sa voiture sortant de son essieu et roulant sur la route alla blesser M. Pierre Blancher qui passait à ce moment.

Le Populaire du Centre 15 décembre 1924

 

Mortel accident d’auto. — M. Roux, gouverneur des colonies, en villégiature à Nexon, revenait en auto dans cette localité, en compagnie de Mme Roux et de neuf autres personnes. A peu de distance de Pierre-Buffière, sur la route de Saint-Jean-Ligoure, la voiture capota, par suite croit-on de l’éclatement d’un pneu. Mme Roux a été tuée sur le coup. Il y a plusieurs blessés, plus ou moins gravement.

Le Populaire du Centre 10 septembre 1929

 

Collision d’autos – Une collision d’autos s’est produite hier matin, nouvelle route d’Aixe, au pont de Condat, M. Antoine Baillot d’Etiveaud, garagiste à Nexon, venait à Limoges en compagnie de son associé, M. Boisson Roger. Au moment où il arrivait au pont, la voiture de M. Nénert, épicier à Poulouzat, débouchait de la route de Condat. Une collision se produisit. L’auto de M. Baillot-d’Etiveaud fut renversée. Le conducteur, le bras gauche brisé, a été conduit à la clinique du docteur Descazals.

Le Populaire du Centre – 21 septembre 1929

 

Une collision s’est produite dimanche 3 août, près du village des Bordes, commune de Lavignac.

Pierre Thomas, 31 ans, cultivateur aux Cars, se rendait à Burgnac pour voir sa famille, lorsque, dans un tournant, son automobile entra en collision avec un cycliste, nommé Marcel Genest, 20 ans, cultivateur au village des Bordes.

Thomas releva le malheureux jeune homme, assez gravement blessé, et le transporta à Nexon, où le docteur lui prescrivit deux mois de repos.

Le Populaire du Centre – 8 août 1930

 

Collision – Une collision s’est produite près de Nexon entre une automobile conduite par le docteur André Villoutreix, 26 ans, et une motocyclette sur laquelle se trouvaient M. Fernand Chauprade, demeurant à St Yrieix, et son camarade, M. Gizard.

Projetés tous deux sur la route, les deux motocyclistes ont été blessés. M. Chauprade, atteint grièvement, a été transporté à Nexon où le docteur Gloumeau lui a prodigué les soins nécessaires.

Auto et moto sont fortement endommagées.

Le Populaire du Centre – 11 juillet 1931

 

Accident d’auto – M. Roche, passant en automobile près du bourg de Nexon, a heurté M. Charles Varot, âgé de 30 ans.

Celui-ci, gravement blessé à la tête, a été conduit à l’hôpital de Limoges où il a subi l’opération du trépan. Son état reste grave.

Le Populaire du Centre – 20 juillet 1932

 

Grave accident d’auto. — Mercredi soir, M. Fabre, étameur à Nexon, rentrait de voyage avec sa camionnette et suivait la grande route de Limoges. A environ cent mètres des quatre routes de Rongeras, il voulut doubler un camion de la Brasserie Bertrand Mapataud, de Limoges. Dans sa manœuvre, M. Fabre reprit trop brusquement sa droite et sa voiture accrocha le lourd véhicule ; un pneu éclata et l’auto de M. Fabre capota sur la route.

Le conducteur du camion, ayant voulu éviter le choc, obliqua tellement à droite, qu’il dérapa dans le fossé et le camion versa. Par un heureux hasard les deux occupants du camion furent indemnes.

Quant à M. Fabre qui gisait sous sa voiture, il fut relevé avec de nombreuses contusions et une fracture du crâne.

Un docteur fut appelé et jugea son admission d’urgence à l’hôpital.

L’état de M. Fabre est grave.

Le Populaire du Centre 24 décembre 1932

 

HEURTÉE PAR UNE AUTO – La petite Suzanne Faucher, âgée de 3 ans traversait la route l’autre jour à l’entrée du bourg de Nexon, lorsqu’elle fut heurtée par l’auto de M. André Lèvêque, 36 ans, représentant de commerce à Limoges. L’enfant fut très légèrement contusionnée.

Le Populaire du Centre – 18 juin 1933

 

Accident. — M. Breix, au volant d’une torpédo, n’a pu éviter le jeune Maurillegand qui traversait en courant la route de La Meyze en face du café tenu par ses parents, aux Landes.

Violemment heurté, l’enfant après avoir été soigné par le docteur Nouhaud, fut transporté à l’hôpital de Limoges.

Le Populaire du Centre – 19 avril 1934

 

Une jeune fille saute d’une auto en marche – M. Breuil, cultivateur à Sazerat, commune de Nexon, a signalé à la gendarmerie que sa fille Léonie, âgée de 19 ans, avait été gravement blessée dans les circonstances suivantes : Alors qu’elle revenait de la foire de Nexon, un jeune homme du nom de Theillaumas, jardinier dans une localité voisine, l’avait invitée à prendre place dans l’auto qu’il conduisait.

Il avait tant insisté, disant qu’il la déposerait au chemin qui conduit à Sazerat, que la jeune fille avait fini par accepter. Mais au lieu de s’arrêter, le jeune Theillaumas avait conduit sa compagne jusqu’à un débit, l’invitant à entrer boire avec lui et avec un ami qui se trouvait aussi dans l’automobile.

Mlle Breuil refusa et déclara au trop galant jeune homme qu’elle voulait rentrer chez elle. Celui-ci partit avec sa voiture après avoir promis de ramener la cultivatrice chez elle. Mais il ne tint pas plus compte de ses promesses que la première fois.

Aussi, voyant que le chemin de Sazerat était dépassé malgré elle, Mlle Breuil qui était seule avec Theillaumas fut prise de peur. Brusquement, elle sauta hors du véhicule.

Ou la releva avec une grave blessure à la tête et le docteur Jumeaux-Lafond, qui fut appelé auprès d’elle, n’a pu jusqu’à présent se prononcer sur les suites de la chute.

Le Populaire du Centre, 26 mai 1934

 

AUTO ET MOTO – Jean Rassat, 23 ans, employé de l’entreprise Collet, à Nexon, se rendait à son travail à motocyclette, lorsqu’il a été heurté, près de Nexon, par l’auto de M. Marcellin Dintras, 60 ans, minotier à St-Yrieix-sous-Aixe. M. Rassat, projeté sur le sol, a été légèrement blessé.

Le Populaire du Centre, 11 janvier 1935

 

Collision d’autos. — Une collision s’est produite au carrefour des Places, commune de Saint-Hilaire-les-Places, entre l’auto de M. Paul Belle, 42 ans, cultivateur à Nouzière, commune de Ladignac, et celle de M. Georges Girardy, 27 ans, boulanger à Nexon.

Les dégâts sont assez importants et M. Belle a été contusionné à la cuisse gauche.

Le Populaire du Centre, 9 décembre 1935

 

ACCIDENT D’AUTO – Le petit Marcel Bonnet, 6 ans, jouait sur la place de son domicile, à Rilhac, commune de Rilhac-Lastours, lorsqu’arriva en auto, M. Jacques Crouzille, 38 ans, pâtissier à Nexon.

L’enfant, intéressé par le jeu, ne prêta pas attention à la voiture et recula jusque sur la route. Il fut heurté et renversé sur le sol.

Blessé aux jambes, peu gravement semble-t-il, il fut aussitôt relevé et porté chez ses parents, où un médecin de Nexon vint lui donner des soins

Le Populaire du Centre 9 septembre 1936

 

RENVERSE PAR UNE AUTO – André Lacorre, cultivateur à l’étang de Barlet, se rendait à la gare de Nexon pour conduire un cochon qu’il avait vendu.

Soudain l’animal s’échappa et le cultivateur se mettant à sa poursuite ne s’aperçut pas de l’arrivée de la voiture de M. Auguste Adam, qui le renversa.

Blessé à la tête et aux Jambes, il a été conduit à son domicile où il a reçu les soins du docteur Jumeaux-Lafont

Le Populaire du Centre, 21 novembre 1937

 

Les dangers de la circulation : Un camion en feu sur la route

André Thomas, 34 ans, entrepreneur de transports et maire de La Caneda (Dordogne) était allé à Paris emmenant du bétail dans son camion six tonnes à gazogène. Au retour, il avait pris un chargement de meubles et de bois.

Le camion se trouvait sur la route nationale 704, au lieu-dit « Les Quatre Routes » commune de Janailhac (Haute-Vienne), lorsque l’employé de M Thomas, M. Marcel Roche, 39 ans, qui conduisait à ce moment, s’aperçut que son camion ne répondait plus aux commandes. Il arrêta le véhicule et les deux hommes se livrèrent à une inspection. Le camion, à l’arrière, était en feu. Les extincteurs furent vidés. Peine, perdue, le sinistre continua à se développer.

Thomas prévint les pompiers de Nexon qui eux aussi essayèrent inutilement de circonscrire le sinistre. Un camion-citerne de l’administration des Ponts et Chaussées vint sur les lieux et apporta un appui précieux aux pompiers et aux gendarmes de Nexon.

Enfin vers 23 heures, le camion et son contenu étaient complètement détruits. Le véhicule avait coûté 130.000 francs et n’était pas assuré contre l’incendie. La cargaison elle, était assurée.

Les gendarmes de la brigade de Nexon enquêtent sur les causes du sinistre.

Le Populaire du Centre, 14 août 1939

 

AUTO CONTRE CYCLISTE – Une collision s’est produite près du passage à niveau de Nexon, entre l’auto de M. Bonnet, industriel à Nexon, et un cycliste, M. Frugier. Ce dernier, assez gravement blessé, a reçu les premiers soins du docteur Lelong, qui l’a fait transporter à l’hôpital de Limoges.

Les gendarmes ont procédé aux constatations

Le Populaire du Centre 9 novembre 1939

 

HEURTÉE PAR UNE AUTOMOBILE – Mme veuve Dudognon, 44 ans, domiciliée à Sazerat, sortait d’une visite à sa sœur à Nexon et passait devant l’Hôtel du Nord portant dans ses bras son enfant de huit mois.

Elle fut heurtée à ce moment-là par l’auto de M. Michel Desthieux, chauffeur au camp de Nexon.

Mme Dudognon sous le choc, tomba sur la route et tandis que l’enfant n’avait aucun mal elle fut relevée avec quelques blessures paraissant peu graves.

Le Populaire du Centre 15 mars 1943

 

  • Accidents au travail

Explosion de dynamite à Nexon – Jeudi matin, à 8 heures et demie, le nommé Guillaume Guyot, carrier au bourg de Nexon, ayant voulu faire dégeler une cartouche de dynamite, celle-ci a fait explosion. Le malheureux a eu une partie du bras droit entièrement mutilée.

Les docteurs Frugier et Thomas, appelés en toute hâte à donner leurs soins au blessé, ont constaté que l’amputation du poignet droit était indispensable. En effet, ces messieurs ont procédé, à 11 heures, à cette triste opération, qui a parfaitement réussi.

Le Courrier du Centre 8 décembre 1888

 

Blessures accidentelles – Dans un chantier situé au hameau de Montézol, commune de Nexon, un accident vient de se produire. Sur l’ordre de l’entrepreneur, un ouvrier, le nommé Arpignon, était monté sur un chêne pour y attacher une corde afin de le renverser plus facilement. Malheureusement, l’arbre se trouvant déraciné à une assez grande profondeur, le poids de l’ouvrier suffit pour lui faire perdre l’équilibre et le chêne tomba entraînant avec loi le malheureux Arpignon.

On releva sans connaissance l’ouvrier qui reçut les soins empressés de M. Thomas, docteur à Nexon.

Ses blessures, sans être légères, n’offrent pas un caractère de gravité suffisant pour faire craindre des complications.

Le Courrier du Centre  26 juillet 1892

 

  • Accidents dans les bâtiments

Une noce renversée – Samedi dernier se célébrait dans une commune des environs de Nexon, le mariage de la fille d’un ex gendarme.

La cérémonie terminée, le couple et les invités assez nombreux se rendirent dans la salle où le banquet attendait les convives.

Potage, entrées, rôtis avaient été absorbés sans encombre, malgré quelques légers craquements entendus de temps à autre, mais que l’on attribuait à diverses causes, et sur la proposition de l’amphitryon, on tendait gaiement son verre pour prendre le « coup du milieu ».

Tout à coup, an moment où l’un des convives se levait pour entonner une chanson de circonstance, le plancher s’ouvrit brusquement sous ses pieds et il disparut dans le sol, avec les mariés, et plusieurs des convives. Tables, chaises, vaisselles, bouteilles, verres à demi pleins, plats chauds et froids, avec ou sans sauce, suivirent.

Le tumulte qui se produisit alors est impossible à décrire ; absolument ahuris, les invités restés dans la salle revinrent bien vite de leur stupeur et procédèrent immédiatement an sauvetage des personnes qui pêle-mêle sons des objets ou meubles de toute sorte poussaient des cris ‘effroi.

Après un quart d’heure de travail, on avait réussi à retirer du plancher effondré tous les convives, plus ou moins contusionnés, mais avec des vêtements en déplorable état.

Le sol, fort heureusement, n’était qu’à un mètre cinquante du parquet et les invités en ont été quittes presque tous pour la peur. Deux d’entre eux cependant ont dû être transportés à leur domicile où ils ont reçu les soins d’un docteur.

Commencée gaiement, la noce s’est terminée de cette façon.

Espérons que cet événement ne sera pas d’un mauvais présage pour les nouveaux époux.

Le Courrier du Centre 6 novembre 1892

  • Accidents de chasse

Accident mortel de chasse. —Un accident de chasse s’est produit dimanche, M. Jean Mathieu âgé de 53 ans, retraité à Nexon, chassait en compagnie de deux amis, lorsque par suite de circonstances non déterminées, un coup de feu partit, et M. Mathieu fut tué sur le coup,

Le corps du défunt a été transporté à son domicile. La gendarmerie a ouvert une enquête.

Le Populaire du Centre  – 23 octobre 1923

 

II – LES INCENDIES

Incendie — On nous écrit de Nexon : « Hier, un feu de cheminée assez intense s’est déclaré chez M. Cubertafon, notaire à Nexon, en ce moment absent de son domicile. Cet accident, qui pouvait avoir les plus déplorables conséquences, n’a eu aucune suite fâcheuse, grâces au dévouement de quelques habitants, parmi lesquels l’on a principalement remarqué les gendarmes Sage et Ramat, de la brigade de Nexon, M. Victor de Saint-Genis, receveur de l’enregistrement, et le vicaire de la paroisse, dont nous regrettons de ne pas connaître le nom. Le gendarme Sage a été légèrement blessé.

A cette occasion, nous avons entendu exprimer le regret que chaque chef-lieu de canton ne soit pas pourvu d’une pompe à incendie ; c’est là l’une de ces dépenses de première nécessité pour lesquelles les principaux habitants de chaque canton n’hésiteraient, sans doute, à concourir de manière à couvrir les premiers frais ; la commune ferait le reste. »

Le Courrier de Limoges Le 20 Décembre 1853

 

Un château, de construction très récente, situé près de Nexon et appartenant à M. de Veyrinas, a été dimanche dernier complètement détruit par un incendie accidentel. Nous manquons, du reste, de détails sur ce sinistre qui, nous assure-t-on, a causé une perte de 30,000 fr. Tout était assuré.

Les dames du château ont à peine eu le temps de se sauver avec quelques bardes.

Le 20 Décembre 16 décembre 1857

 

Nous recevons la lettre suivante :

« Monsieur le rédacteur,

Il me revient de divers côtés qu’on dit que c’est moi qui vous aurais fourni les détails que vous avez publiés, le 21 du courant, sur l’incendie qui a éclaté a Nexon le 18, et quelques habitants qui avaient certainement payé de leur personne et fait amplement leur devoir, me savent mauvais gré de les avoir omis.

» Veuillez, je vous prie, monsieur le rédacteur, inhumer, par la voie de votre estimable journal, ces braves et honnêtes citoyens que je ne suis pour rien dans ce compte-rendu ; que je ne l’ai ni inspiré, ni rédigé, ni écrit, ni signé.

» Agréez, monsieur le rédacteur, avec mes excuses de vous occuper encore de Nexon, l’assurance de ma parfaite considération.

» J.-B. FOURNIER,

» Instituteur communal, nous déclarons, à notre tour, que M. Fournier n’est pour rien dans la première lettre que nous avons reçue sur l’incendie de Nexon. Nous aimons à croire que celle qu’il nous écrit ce malin sera la dernière à ce sujet.

Le Courrier du Centre 25 juillet 1876

 

Un procès pour incendie qui montre à la fois comment la presse donne des détails de l »audience, le fait que l’accusé ne parle pas français…

Henri Charreix, 29 ans, ferblantier à Nexon, a travaillé pour Combrouze et n’a pas été payé. Il a néanmoins obtenu un acompte et s’est fait délivrer une valeur pour le reste. Cette valeur fut protestée. Combrouze, quelque temps après, lui fit proposer une pendule et des candélabres. Le témoin accepta.

Cette déposition, faite en bon français, doit de nouveau être traduite en patois par l’interprète qui, pour la circonstance, prend place entre les gendarmes à côté de l’accusé.

— M. Louis Mathieu, tailleur, a vendu à Combrouze deux habits. L’accusé, en paiement, lui a offert des rideaux, mais sans lui en dire le prix, expliquant que ces rideaux ne seraient au tailleur que si les costumes n’étaient pas payés par lui. Il fit de même à propos de draps de lit.

— M. Jules Moirand, cordonnier à La Meyze, fut réveillé dans la nuit du 12 au 13 mars par les cris : « Au feu ! ». Il put intervenir à temps, sa maison attenant à celle de l’accusé.

Le témoin avait reçu le matin même la visite de Combrouze qui lui avait offert en vente divers objets.

C’est M. Moirand qui, pour la tomme de 2 fr., put se procurer chez l’accusé la vaisselle mentionnée plus haut. Le témoin déclare que la rumeur publique accusa dès le début Combrouze d’avoir incendié son immeuble au moyen d’une bougie.

Le cordonnier de La Meyze passe pour être assez fier, et son intérieur présentait un luxe qui jurait avec ta condition.

Moirand est le dernier témoin cité par l’accusation. Pierre Lescure, qui lui succède, est entendu comme témoin à décharge. C’est lui qui lui apprit son métier. Lescure déclare qu’il est un peu sourd et un peu bête.

Cette déposition provoque quelques rires, surtout quand elle est traduite en patois à l’accusé.

Le réquisitoire et la plaidoirie

Binos, substitut de l’avocat général, prononce un réquisitoire énergique au cours duquel il développe tous les arguments de nature à faire ressortir la culpabilité de l’accusé dont l’attitude à l’audience ne semble nullement faite pour lui concilier l’indulgence du jury.

L’honorable organe du ministère public ne veut pas insister sur ce qu’il appelle « la comédie pitoyable » jouée par Combrouze au cours des débats.

Il demande au jury une condamnation sévère et ne s’oppose cependant pas l’admission des circonstances atténuantes

Me Saulnier prend la défense du prévenu. L’accusé est digne d’intérêt, c’est un être faible, infirme, qui dans sa jeunesse fut le jouet de ses camarades et, depuis qu’il est homme, ne connaît de la vie que ce qu’elle a d’amer.

L’excellent défenseur, en réponse aux arguments de l’accusation, qualifiant son client de simulateur, donne lecture d’un certificat du docteur Escorne établissant que Combrouze est atteint réellement de surdité.

Après avoir démontré que l’accusé ne pouvait avoir aucun intérêt à incendier son immeuble, il termine son habile plaidoirie en faisant appel à la pitié du jury et à sa justice, et demande un verdict d’acquittement.

Après une courte délibération, le jury rapporte un verdict négatif. En conséquence, la cour déclare Combrouze acquitté des charges relevées contre loi et ordonne sa mise en liberté immédiate.

L’audience est levée.

Le Courrier du Centre – 15 mai 1903

 

UNE GRANGE BRÛLE -Un incendie s’est déclaré au village de Laplaud, commune de Saint Hilaire-les-Places, dans une grange de la ferme exploitée par les époux Berland. Les voisins, alertés, ont réussi à, sauver le bétail, sauf deux cochons, et ils avaient commencé à protéger la maison d’habitation lorsque les pompiers de Nexon vinrent achever de noyer le foyer. Mais la grange et son contenu : fourrage, paille, charrettes et instruments de toutes sortes, ainsi que les deux cochons, furent complètement carbonisés. On ignore les causas du sinistre. Le propriétaire, M. Laplaud, de Nexon, était couvert par deux assurances.

Le Populaire du Centre – 23 septembre 1936

 

UNE PORCHERIE EST DÉTRUITE PAR UN INCENDIE – Léon Devaux, 36 ans, cultivateur métayer, au village de la Sélive, commune de Nexon (Haute-Vienne) entendit soudain, pendant qu’il déjeunait un ronflement qu’il attribua au passage d’une automobile sur la route distante de 300 mètres environ du village et n’y prêta pas attention. Mais le ronflement continua il sortit de son habitation et vit un bâtiment servant de porcherie, qui était en flammes.

Avec l’aide de voisins il libéra les porcs se trouvant à l’intérieur et prévint les pompiers de Nexon qui, après quelques instants d’efforts, réussirent à circonscrire l’incendie.

Les dégâts sont évalués à 15.000 fr., environ.

Les gendarmes de la brigade de Nexon ont ouvert une enquête pour déterminer les causes du sinistre.

Le Populaire du Centre – 27 juillet 1941

 

III- LES VOLS ET LES MALVERSATIONS

Les tromperies sur la qualité et le poids du pain sont fréquentes au XIXe siècle mais les boulangers de Nexon ont été particulièrement sanctionnés au cours du mois d’août 1857.

Suivant jugement rendu par le tribunal de police correctionnelle de l’arrondissement de Saint-Yrieix le vingt août mil huit cent cinquante-sept, le nommé Jean Meynier, boulanger, demeurant à Nexon, a été condamné pour délit et tentative de délit de tromperie sur la quantité de la chose vendue, à vingt francs d’amende, à l’affiche du jugement au chef-lieu de la commune de Nexon et à l’insertion du dit jugement par extrait dans le journal le 20 Décembre, et aux frais, le tout par application des articles 1er , nos 3, 6 et 7 de la loi du vingt-sept mars mil huit cent cinquante-un ; 423, § 1er et 463, § dernier du Code pénal.

Pour extrait conforme : Le commis-greffier, A. CLÉMENT.

Suivant jugement rendu par le tribunal de police correctionnelle de l’arrondissement de Saint-Yrieix le vingt août mil huit cent cinquante-sept, le nommé Léonard Lelong, boulanger, demeurant à Nexon, a été condamné pour délit et tentatives de délit de tromperie sur la quantité de la chose vendue, à vingt francs d’amende, à l’affiche du jugement au chef-lieu de la commune de Nexon et à l’insertion du dit jugement par extrait dans le journal le 20 Décembre, et aux frais, le tout par application des articles 1er, n° 3, 6 et 7 de la loi du vingt-sept mars mil huit cent cinquante-un ; 423, § 1er et 463, § dernier du Code pénal.

Pour extrait conforme : Le commis-greffier. A. CLÉMENT.

Suivant jugement rendu par le tribunal de police correctionnelle de l’arrondissement de Saint-Yrieix le quinze octobre mil huit cent cinquante-sept, le nommé Jean Meynier, boulanger, demeurant à Nexon, a été condamné pour tentative de délit de tromperie sur la quantité de la chose vendue, à un mois d’emprisonnement, cinquante francs d’amende, à l’affiche du jugement au chef-lieu de la commune de Nexon et à l’insertion par extrait dans le journal le 20 Décembre, et aux frais, le tout par application des articles 1er, nos 3, 6 et 7 de la loi du vingt-sept mars mil huit cent cinquante-un ; 423, § 4e et 403, S dernier du Code pénal.

Pour extrait conforme : Le commis-greffier, A. CLÉMENT

 

On nous écrit de Saint-Yrieix : Le 11 du courant, il a été volé un fusil Lefaucheux, d’une valeur de 75 fr., pendant la nuit, chez le sieur Gibaud, résidant au hameau du Puy-Fayard, commune de Saint Yrieix, appartenant au nommé Baillot Léonard son domestique.

Le nommé Nouhaud (Léonard), demeurant à Biard, commune de Nexon, s’était présenté chez le sieur Gibaud pour lui demander à être domestique ou manœuvre ; ce dernier l’a pris en cette dernière qualité, mais deux jours après, le 13 du même mois, vers huit ou neuf heures du soir, il est parti de la maison sans rien dire à  personne et sans exiger le salaire de ses deux journées de travail. Des recherches ont été prescrites, afin de savoir si à Nexon il existe une personne de ce nom, le nommé Nouhaud étant soupçonné d’avoir commis ce vol.

Le Courrier du centre – 18 octobre 1882

 

Tribunal de police correctionnelle ; Audience du 14 décembre – Vol. — Léonard Jacquet, né à Nexon en 1825, a déjà à son actif une demi-douzaine de condamnations. Il y a quelques jours, histoire sans doute de vaincre les rigueurs de la saison, Jacquet a soustrait une forte et grosse couverture de laine à M. Monget, boulanger ; un paletot à une femme Senèque, et uni bouteille de rhum à un aubergiste quelconque.

C’est ce dernier larcin qui a causé sa perte. Jacquet s’est tellement « réchauffé l’intérieur », avec la trompeuse liqueur qu’il a fini par rouler sur la chaussée où il est resté jusqu’à l’arrivée de charitables agents qui lui ont offert une couche moins dure au bureau de la permanence. Six mois de prison et 5 fr. d’amende.

Le Courrier du Centre – 16 décembre 1885

 

Tribunal correctionnel de Saint-Yrieix – Audience du 29 janvier 1891

Le nommé Joseph Joinville, qui a déjà subi 5 ans de réclusion et la nommée Marie Bounicaud, originaire de Marval, sa maîtresse, tous deux actuellement en fuite, sont traduits devant le tribunal sous l’inculpation de vol.

Joinville voyage pour l’élixir Météorifuge-Brillant (remède contre la météorisation ou enflure des animaux) . Le 30 novembre, il descendait avec sa maîtresse à Nexon chez le sieur Dieuaide, maître d’hôtel, et demandait une chambre. Avant de quitter l’hôtel et sons le prétexte de faire ses paquets, Marie Bounicaud monte dans sa chambre ; elle se trompe sans doute de porte et fait passer par la fenêtre qui donne sur le derrière de l’hôtel une malle appartenant au sieur Dieuaide. Ce n’est qu’après le départ des voyageurs que celui cl constate la disparition de la malle qui contenait 240 fr. en argent et diverses valeurs.

Quelques jours après, Joinville qui est un voleur relativement honnête ne sachant que faire des valeurs qui consistaient en de simples billets à ordre, les retourne au brigadier de gendarmerie, mais il a soin de ne pas faire connaitre son adresse, et toutes recherches pour découvrir sa résidence sont restée sans résultat.

Le tribunal les condamne, par défaut, savoir : Joinville, à 1 an et un jour d’emprisonnement, et Marie Bounicaud six mois de la même peine.

Le Courrier du Centre, 2 février 1891

 

Le bourg de Nexon est en ce moment-ci victime de l’existence d’une société en commandite sous la raison sociale : Canard, Delage et Lasconjarias, dont le but est le vol.

Aujourd’hui, la femme Canard comparait seule au banc des accusés. C’est une petite femme, maigre, âgée de 42 ans, née an hameau de Valette, fille de Canard et de Catherine Gavinet. Elle est mère de quatre enfants, par elle dès l’enfance dressés à la mendicité et au vol. La justice, dans un but de sage prévoyance, a dû les lui enlever successivement et les mettre entre meilleures mains. Aussi, maintenant, à défaut d’autres ressources, la femme Canard vit de recel. Elle a de plus, ajoute l’honorable M. Thomas, maire de Nexon, cité comme témoin, des tendances à célébrer le culte de Bacchus.

Dernièrement, elle a été surprise à glaner des châtaignes dans un bois avoisinant une ferme. Elle soutient, pour sa défense, qu’autorisation lui avait, au préalable, été donnée par la fille du fermier, mais, outre qu’une mineure n’a pas le droit de disposer de ce qui ne lui appartient pas en quelque sorte, cette assertion est controuvée.

En conséquence, le tribunal, en vertu des articles 38 et 463 du Code pénal, inflige huit jours de prison à la fille Canard, qui n’a pas l’air de beaucoup s’en émouvoir.

Le Courrier du Centre, 6 novembre 1892

 

Vol de bois. — M. Frugier, garde particulier des propriétés de M. de Nexon, a déposé une plainte contre le sieur Thomas, journalier à Nexon au sujet d’un vol de 70 jeunes chênes qui ont été coupés dans un taillis.

Interrogé, Thomas a reconnu être l’auteur de ce délit en ajoutent qu’un le commettant il ne croyait pas être bien coupable.

Le Courrier du Centre – 25 juillet 1895

 

Tribunal correctionnel. — Audience du 12 octobre 1896. – Emile Sancet, voyageur de commerce à Châlus, étant à la gare de Nexon, monta dans le train de Brive au lieu de monter dans celui de Bussière-Galant. II ne s’aperçut de son erreur qu’après le départ du train et alors que celui-ci avait dépassé la station de La Meyze.

Il ne trouva rien de mieux que d’avoir recours au signal d’alarme. Le train s’arrêta et ce naïf voyageur conta son erreur au chef de train qui lui fit continuer sa route jusqu’à Saint-Yrieix, première gare d’arrêt.

Le tribunal condamne Sancet à 5 fr. d’amende pour lui apprendre que l’on ne doit faire usage du signal d’alarme qu’en cas de danger et que l’erreur commise par un voyageur ne peut être invoquée comme un motif plausible.

Le Courrier du Centre – 25 octobre 1896

 

Aux assises : Tentative de viol, défiguration…

Le sieur Taillou, de Nexon, aura à, répondre du crime de tentative de viol. Le premier janvier, se trouvant en état d’ivresse et d’humeur joyeuse il a tenté de violer une jeune bergère qu’il rencontrait dans la campagne.

Les débats auront lieu à huis clos.

La nommée Catherine Pradaud, âgée de vingt ans, demeurant à Nexon, sera poursuivie pour avoir aspergé de vitriol la figure de son amant, le sieur Denardou. A la suite de ce fait, Denardou a complètement perdu l’usage de l’œil droit. On parle déjà d’une réconciliation probable à l’audience.

Le courrier du centre 3 février 1897

 

Perte ou Vol –  La nommée Doumy-Louise Renard, âgée de 25 ans, cuisinière chez M. Bonnet, à Nexon, de passage à Limoges, s’était endormie ce matin, vers une heure, dans une salle d’attente de la gare.

A son réveil, elle a constaté avec regret la disparition de deux pièces de cinq francs qu’elle avait cachées dans son manchon. Etant donné l’état dans lequel elle se trouvait en se rendant à la gare où elle devait prendre le train pour Bourganeuf, il se pourrait qu’elle ait perdu son argent.

Le Courrier du Centre – 23 janvier 1897

 

Guyot, boucher à Nexon, avait mis hier dans son pré sept moutons. Lorsqu’il revint les chercher, il constata qu’ils avaient disparu. Il ignore si on les lui a volés ou si les moutons sont sortis du pré et se sont égarés.

Le Courrier du Centre – 20 mai 1897

 

 

Vol. — Un vol de 200 francs vient d’être commis au village de Salas, commune de Nexon, au préjudice de M. Guyot, propriétaire. Le malfaiteur a dû profiter du moment où la famille Guyot prenait son repas du soir pour s’introduire dans une chambre du premier étage.

L’auteur de ce vol, qui est un repris de justice, ne tardera pas à reprendre logement dans la maison de la place des Hors, d’où il est récemment sorti. La brigade de Nexon est, en effet, à sa recherche et ne tardera pas à l’arrêter.

Le Courrier du Centre – 13 décembre 1898

 

Saint-Yrieix. — Audience correctionnelle. — Flagrant délit. — Le nommé Jean Maury, sans profession ni domicile fixe, récemment libéré d’une condamnation pour vol qu’il avait purgée à Saint-Yrieix, a été arrêté de nouveau par la gendarmerie de Saint-Yrieix dans la journée d’hier, sous l’inculpation d’un vol de 209 fr.50, commis au préjudice d’un sieur Guyot, propriétaire à Salas de Nexon.

Le tribunal lui a infligé aujourd’hui une condamnation à 5 mois d’emprisonnement. Il a fait d’ailleurs des aveux complets, mais il avait déjà dépensé une partie du produit du vol.

Le Courrier du Centre – 15 décembre 1898

 

Vol à la tire — Le jour de la foire à Nexon, un adroit pickpocket a coupé la poche de robe de la nommée Françoise Nénert, épouse Gauthier, cultivatrice à Liauneix, près de Ladignac, et s’est emparé d’un porte-monnaie contenant 21 francs.

Le Courrier du Centre – 22 février 1902

 

Escroquerie à la carte de visite.

M. de Nexon semble avoir été spécialement choisi comme victime dans notre région, par un ou plusieurs escrocs, qui ont dû faire imprimer un stock de cartes de visites à son nom. En effet, un nommé Raphaël Dufourc actuellement détenu à la maison d’arrêt d’Ancenis (Loire Inférieure), aurait commis des escroqueries au moyen d’une carte de visite portant le nom de M. de Nexon et où il est question de deux personnes absolument ignorées de l’ancien maire.

Peut-être le détenu d’Ancenis et l’individu qui a réussi à escroquer Mme Girard armurière, et M. Marbouty, droguiste, ne font-ils qu’un ? Cela semble même probable. La justice continue son enquête.

Le Courrier du centre – 17 mai 1902

 

Pour chasser sur le terrain d’autrui, le nommé Martial Truchassou, tuilleur à Nexon, est condamné à 16 fr. d’amende.

Le Courrier du Centre – 2 juin 1902

 

Perte ou vol ? —Le 23 avril, jour de foire à Chalus le nommé Martial Rabier, propriétaire au Pavillon, commune de Janailhac, est parti de la gare de Nexon par le premier train du matin pour se rendre à cette foire à l’effet d’y acheter un cheval ou une bourrique.

Avant son départ, il prit 500 francs en billets de banque qu’il plaça dans un carnet ou il marquait ses journées de travail. Après avoir fait l’acquisition d’une bourrique et voulant payer l’animal qu’il venait d’acheter Rabier ne trouva dans ses poches ni billets ni carnet. Il ne peut se rendre compte de quelle façon il a pu être volé ; Il ne peut préciser s’il a perdu les billets ou s’ils lui ont été volés dans sa poche.

Le Courrier du Centre – 28 avril 1903

 

TRIBUNAL CORRECTIONNEL. — Audience du 13 février. Pour infraction à la police des chemins de fer, en gare de Nexon, Jean Frugier, sans domicile fixe, est condamné à 50 francs d’amende par défaut.

Le Populaire du Centre – 18 février 1913

 

VOL — Mme Valérie Mounier, née Raynaud, âgée de 32 ans, ménagère à Nexon, a déposé une plainte contre un inconnu qui s’empara d’une somme de 14 fr. 50 que sa fillette laissa tomber de la fenêtre dans la rue.

La gendarmerie a ouvert une enquête.

Le Populaire du Centre – 7 septembre 1913

 

Les prochaines assises – C’est lundi prochain, 28 février, à midi, que s’ouvrira la première session des assises de l’année 1916, sous la présidence de M. Lacombe, conseiller à la Cour d’appel, assisté de MM. Villemaud et Rigaud, conseillers.

A l’audience de lundi comparaîtra William Bartholomew, sujet anglais, âgé de 56 ans, palefrenier, demeurant à Nexon, inculpé de vol qualifié au préjudice de sa patronne, Mme Lepetit, domiciliée à Bourdelas (Haute-Vienne), à laquelle, le 9 août, il a dérobé une somme de 1.100 francs.

Le Populaire du Centre, 25 février 1916

 

Vol- Le nommé Henri Chazelas, né à Nexon en 1893, cultivateur, a, été arrêté sous l’inculpation de vol d’une somme de 1.150 fr. au préjudice de M. Daudet, cultivateur à Guillac, commune de Saint-Maurice-les Brousses, en complicité avec Jeanne Doudet, âgée de 21 ans.

Le couple se trouvait place de l’hôtel de ville quand les agents ont procédé à son arrestation.

Le Populaire du Centre – 14 juin 1917

 

TRIBUNAL CORRECTIONNEL – Jean Doudet, né en 1890, à Nexon, est poursuivi pour vol de vitres dans un chantier du Champ de Juillet. Ce délit est d’autant moins excusable que Doudet est employé au Champ de Juillet, et reçoit un salaire de 8 francs par jour. Le tribunal lui a infligé 15 jours de prison avec sursis et 20 francs d’amende.

Le Populaire du Centre 21 juin 1918

 

Série de vols – Une enquête est ouverte contre un ouvrier bijoutier, âgé de 43 ans, se faisant appeler Louis Martin, auquel on reproche d’avoir commis plusieurs vols en notre ville et de s’être emparé, chez Mme Parot, à Nexon, d’une certaine quantité de marchandises d’une valeur de 350 francs. Martin, que l’on soupçonne de dissimuler sa véritable identité, est en fuite.

Le Populaire du Centre – 21 novembre 1918

 

Tribunal correctionnel. — Audience du 12 octobre 1922- Pour vol de récolte au préjudice de M. Dudognon, Bonnet Catherine, épouse Breuil, 64 ans, à Nexon est condamnée à 16 francs d’amende avec sursis.

Le Populaire du Centre 17 octobre 1922

 

Les détournements de la Caisse d’Epargne de Nexon – ARRESTATION DE L’INCULPÉ – Nous avions annoncé il y a quelque, temps, qu’une grave affaire de détournements de capitaux commis au préjudice de la Caisse d’Epargne de Limoges avait été découverte dans un chef-lieu de canton de la Haute-Vienne. A la suite d’une plainte en détournements de fonds, déposée au début de l’année, entre les mains du procureur de la République de Saint-Yrieix, ce magistrat fit ouvrir une enquête qui vient d’aboutir à l’arrestation du coupable. Conduit samedi matin à la prison de cette ville, il a été écroué.

Il s’agit d’un nommé Jean Catinaud secrétaire de mairie à Nexon, chargé en même temps de la gestion de la succursale de la Caisse d’Epargne dans ce chef lieu de canton. La rumeur publique disait que, se sentant découvert, l’indélicat caissier avait pris la fuite afin d’échapper à la Justice. En réalité, Catinaud n’était pas loin. Il était parti dans sa famille, domiciliés dans une localité voisine ; il espérait pouvoir trouver la somme nécessaire qui lui servirait à effectuer le remboursement des sommes détournées. Il ne cessa pas cependant de donner de ses nouvelles et envoya même plusieurs télégrammes disant qu’il reviendrait et rapporterait l’argent qu’il avait soustrait.

En effet, Catinaud vint bien à Limoges, il alla trouver le directeur de la Caisse d’Epargne et le pria de retirer sa plainte, lui promettant de le désintéresser intégralement, mais de vouloir bien patienter encore quelques jours. Catinaud est venu également nous rendre visite au journal et nous pria de ne plus parler de cette affaire. Je vous jure, nous affirme-t-il, que je rembourserai dès demain.

Les Jours ont passé, le secrétaire de mairie qui avait probablement dépensé les capitaux qu’il avait dérobés, n’a pas trouvé les moyens de réaliser sa promesse. La gendarmerie perquisitionna à son domicile, mais bien entendu ne trouva rien ; elle conduisit donc l’accusé à Saint-Yrieix. Nous avons dit que les différents détournements s’élevaient à 18.000 francs. Une récapitulation générale montre que de nouvelles irrégularités ont été commises ce qui porterait le montant des soustractions opérées par Catinaud, à plus de 20.000 francs.

Le Populaire du centre – 31 janvier 1923

 

Arrestation d’un escroc – Depuis quelque temps, un étranger parlant difficilement le français, parcourait les campagnes de notre département et se présentait chez les parents de militaires tués à l’ennemi. Il leur offrait de faire sur émail, une photographie de leur fils. A cet effet, après s’être fait remettre des acomptes, assez importants, il délivrait un reçu indiquant une adresse à Limoges où il était inconnu. Les familles ne reçurent jamais les émaux et n’entendirent plus parler de l’escroc. Plusieurs plaintes parvinrent à la gendarmerie qui ouvrit une enquête. Après d’actives recherches, l’escroc, un Polonais, nommé Basile Wehtalfirkim, âgé de 35 ans, qui se faisait appeler Sylvain Petit, vient d’être arrêté à Nexon. Il sera déféré au parquet de Limoges.

Le Populaire du Centre – 8 mai 1925

 

Renards à deux pattes. — Onze lapins ont été dérobés dans un clapier appartenant à M. Pierre Defaye, carrier, domicilié aux Places. La gendarmerie de Nexon enquête.

Le Populaire du Centre – 16 juin 1926

 

Vol de bicyclette – François Sauve, 32 ans, cultivateur à la Bouenne (commune de Nexon), s’était rendu à bicyclette, chez le coiffeur au bourg.

Ayant laissé sa machine devant la porte, il eut la surprise de ne pas la retrouver. Le voleur est recherché.

Le Populaire du Centre – 22 janvier 1932

 

Un cycliste est dévalisé – M. Antoine Sautarainier, âgé de 40 ans, demeurant à Nexon, (Haute-Vienne), rentrait chez lui à bicyclette, son travail terminé. Comme il arrivait près de hameau de Montbessier, deux individus qui se trouvaient au milieu de la route lui intimèrent l’ordre de s’arrêter. M. Sautarainier essaya cependant de passer, mais un lourd morceau de bois lancé sur sa machine le fit tomber. Les deux malandrins se jetèrent sur lui, le frappèrent avec violence et lui prirent son portefeuille.

Le Populaire –  6 février 1933

 

L’Est républicain du 8 février relate ce vol et précisent que M. Sautarainier habite Valette, et que l’un des deux bandits braquait une lampe électrique devant ses yeux pendant l’autre le dévalisait d’une modeste somme de quinze francs. Puis sans avoir prononcé un mots les deux bandits disparurent dans les ténèbres.

 

VOL A LA TIRE – Pierre Forgeron, 42 ans, domestique chez M. Laroudie, marchand de volailles à Nexon, s’était rendu au marché de Saint-Yrieix dimanche dernier. Il devait acheter une assez grosse quantité de poulets et de lapins et sa sacoche était lestée de plus de 3.000 francs.

Au bout d’un moment, alors qu’il se disposait à payer une paire de poulets, il s’aperçut qu’un habile filou avait pris tout ce que contenait sa sacoche, soit 2.284″ francs.

Malgré les recherches qui furent faites aussitôt, l’auteur du vol ne put être découvert.

Le Populaire du Centre, 24 août 1933

 

VOLS – Léon Massaloux, 40 ans, serrurier, à Nexon, a déposé une plainte pour vol d’un étau qu’il venait d’acheter à une vente publique et qu’il avait laissé dans un coin, jusqu’à la fin de la vente.

Le Populaire du Centre, 26 septembre 1935

 

Vol de bois. — Mlle Lucienne Chatenet, 25 ans, demeurant à Nexon, a déposé une plainte contre Je locataire de son étang de La Villetelle, commune de Saint-Priest-Ligoure, qui a coupé deux cerisiers et a emporté le bois.

Une enquête est ouverte.

Le Populaire du Centre, 30 janvier 1938

 

POMMES DE TERRE A BON MARCHE – Des inconnus profitant de l’absence de Mme Marie Perrier, cultivatrice à la Croix-de-Leycuras, commune de Nexon ont pénétré chez elle et emporté plus de 200 kg de pommes de terre.

Les gendarmes de la brigade de Nexon enquêtent.

Le Populaire du Centre, 16 avril 1942

 

LE PORC A ÉTÉ SAISI – En gare de Nexon les gendarmes ont procédé à la saisie d’un porc abattu clandestinement dans la contrée et qui avait été achète, au-dessus du cours, par Maurice Vannier, voyageur de commerce, à Gange (Hérault).

Le cochon a été remis aux services du Ravitaillement.

Le Populaire du Centre – 26 janvier 1943

 

LE CUIR EST RARE – Deux lanières de cuir, d’une valeur de cinq cents francs, ont été dérobées sur un joug déposé sous un hangar par M. Jean Constant, âgé de 50 ans, cultivateur à Sallas, commune de Nexon. La gendarmerie de Nexon a ouvert une enquête

Le Populaire du Centre – 24 août 1943

 

La valse des lapins. — Cinq de ces rongeurs sont partis du clapier de Mme Yvonne Deloménie, 40 ans, employée de mairie à Nexon. La gendarmerie enquête.

Le Populaire du Centre – 10 décembre 1947

 

IV –  DETTES

Audience du soir – Henri Charreix, 29 ans, ferblantier à Nexon, a travaillé pour Combrouze et n’a pas été payé. Il a néanmoins obtenu un acompte et s’est fait délivrer une valeur pour le reste. Cette valeur fut protestée. Combrouze, quelque temps après, lui fit proposer une pendule et des candélabres. Le témoin accepta. Cette déposition, faite en bon français, doit de nouveau être traduite en patois par l’interprète qui, pour la circonstance, prend place entre les gendarmes à côté de l’accusé.

— M. Louis Mathieu, tailleur, a vendu à Combrouze deux habits. L’accusé, en paiement, lui a offert des rideaux, mais sans lui en dire le prix, expliquant que ces rideaux ne seraient au tailleur que si les costumes n’étaient pas payés par lui. Il fit de même à propos de draps de lit.

— M. Jules Moirand, cordonnier à La Meyze, fut réveillé dans la nuit du 12 au 13 mars par les cris : « Au feu ! ». Il put intervenir à temps, sa maison attenant à celle de l’accusé.

Le témoin avait reçu le matin même la visite de Combrouze qui lui avait offert en vente divers objets.

C’est M. Moirand qui, pour la tomme de 2 fr., put se procurer chez l’accusé la vaisselle mentionnée plus haut. Le témoin déclare que la rumeur publique accusa dès le début Combrouze d’avoir incendié son immeuble au moyen d’une bougie.

Le cordonnier de La Meyze passe pour être assez fier, et son intérieur présentait un luxe qui jurait avec ta condition.

Moirand est le dernier témoin cité par l’accusation. Pierre Lescure, qui lui succède, est entendu comme témoin à décharge. C’est lui qui lui apprit son métier. Lescure déclare qu’il est un peu sourd et un peu bête. Cette déposition provoque quelques rires, surtout quand elle est traduite en patois à l’accusé.

Le réquisitoire et la plaidoirie

Binos, substitut de l’avocat général, prononce un réquisitoire énergique au cours duquel il développe tous les arguments de nature à faire ressortir la culpabilité de l’accusé dont l’attitude à l’audience ne semble nullement faite pour lui concilier l’indulgence du jury. L’honorable organe du ministère public ne veut pas insister sur ce qu’il appelle « la comédie pitoyable » jouée par Combrouze au cours des débats. Il demande au jury une condamnation sévère et ne s’oppose cependant pas l’admission des circonstances atténuantes

Me Saulnier prend la défense du prévenu. L’accusé est digne d’intérêt, c’est un être faible, infirme, qui dans sa jeunesse fut le jouet de ses camarades et, depuis qu’il est homme, ne connaît de la vie que ce qu’elle a d’amer. L’excellent défenseur, en réponse aux arguments de l’accusation, qualifiant son client de simulateur, donne lecture d’un certificat du docteur Escorne établissant que Combrouze est atteint réellement de surdité. Après avoir démontré que l’accusé ne pouvait avoir aucun intérêt à incendier son immeuble, il termine son habile plaidoirie en faisant appel à la pitié du jury et à sa justice, et demande un verdict d’acquittement.

Après une courte délibération, le jury rapporte un verdict négatif. En conséquence, la cour déclare Combrouze acquitté des charges relevées contre loi et ordonne sa mise en liberté immédiate.

L’audience est levée.

Le Courrier du Centre – 15 mai 1903

 

V – MEURTRES, ASSASSINATS, SUICIDES…

Un pendu à Nexon – On nous écrit de Nexon, le 14 décembre : Hier dimanche, 13 décembre, le nommé Boisset (Elie), âgé de 64 ans, ancien sergent de ville en retraite à Nexon, a été trouvé mort dans son domicile. Le malheureux profitant de l’absence de sa femme qui était à la messe, s’est suicidé en se pendant au moyen de son foulard qu’il avait attaché à l’espagnolette de sa croisée.

La femme Boisset, rentrant de l’église, a trouvé la porte de sa chambre fermée à clé ; elle a appelé son mari, mais ses appels sont restés sans réponse. Comme elle sortait pour demander si on avait vu son mari M. Tarrade, huissier, lui dit qu’il avait aperçu M. Boisset appuyé sur le bord de la croisée ; Mme Boisset appela de nouveau son mari, mais inutilement.

Alors M. Tarrade, prenant une échelle, monta jusqu’à la croisée et là, découvrit l’affreuse vérité : il brisa une vitre, pénétra dans la chambre et aidé du beau-frère de M. Boisset, il coupa le foulard dont le malheureux s’était servi pour mettre à exécution son funeste projet.

On a prévenu immédiatement M. le juge de paix, la gendarmerie et M. le docteur Massy, mais on n’a pu que constater le décès.

Le défunt était père de quatre enfants dont l’un est actuellement lieutenant d’artillerie.

Le Courrier du Centre 16 décembre 1885

 

Sous les rails à minuit – La population d’Agonac a été vivement émue par un drame qui s’est passé hier sur la ligne du chemin de fer d’Orléans.

Une employée de la poste, Mlle Jeanne Bagneux, s’est donné la mort dans les circonstances suivantes : Profitant de l’absence momentanée de sa directrice, vers 7 heures, pour aller se jeter sur les rails, au moment du passage du train de Périgueux.

Ce train ayant un grand retard, elle a attendu pendant cinq heures son passage. Enfin a minuit, au moment ou le sifflet raisonnait, dans la plaine couverte de neige, elle s’est résolument couchée en travers de la voie ; La machine a emporté, jusqu’à Nexon, dans son cendrier, une des jambes de la malheureuse. Le reste du corps a été trouvé le matin, près de la gare d’Agonac

La Croix 23 janvier 1891

Le suicide n’a pas eu lieu à Nexon mais on imagine la tête de l’employé à la gare de Nexon qui trouve une jambe sur la locomotive!

 

Tué par un voisin – Limoges, 29 juillet. Au Gorsat, commune de Nexon, à 20 kilomètres  de Limoges, des personnes passant sur la route avaient aperçu un corps étendu à terre sous un cerisier. La tête était couverte d’un chapeau comme pour la garantir du soleil. Les vêtements étaient ensanglantés. Elles s’approchèrent, et reconnurent le cadavre de Pierre Villoutreix, 55 ans, propriétaire. Il portait à la tête de profondes blessures faites avec un instrument tranchant. La mort remontait à quatre jours. Le corps était à peu près décomposé.

Les soupçons se sont portés sur le voisin du défunt.

Une perquisition opérée a amené la découverte d’une hache qui a servi à perpétrer le crime, et d’une brouette tachée de sang, où le corps a dû être transporté sous le cerisier.

Cet individu, Plaisantin, a été arrêté. Interrogé, il a répondu sans aucune émotion : « il est mort ; s’il avait pu mourir il y a dix ans, j’aurais 400 francs de plus ».

Le mobile du crime serait l’intérêt. La limite du terrain située entre la maison du meurtrier et celle de la victime a été à plusieurs reprises la cause de vives disputes entre eux.

La Croix – 30 juillet 1891

 

Hier soir vers 5 heures, une femme mariée, habitant hors de la commune de Nexon, ayant été brutalisée par son mari s’est rendu chez sa mère habitant le quartier de Cornedie, et s’est jetée par la fenêtre pensant se tuer, elle n’a pas réussi, le public prétend qu’elle a manifesté des signes de démence.

Le Courrier du Centre – 28 juillet 1892

 

Suicide. — On a trouvé, samedi dernier, pendu A une branche de châtaignier, a Lafarge le corps d’un ouvrier treillageur connu sous le nom de Montintin. Une des mains du cadavre, accrochée à la branche au-dessus de sa tête, témoignait des efforts qu’avait faits le malheureux lorsque l’instinct de la conservation avait été le plus fort. Montintin était veuf et n’avait qu’un fils, actuellement sous les drapeaux. On ignore les motifs qui l’ont poussé au suicide. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs qu’il a tenté de se donner la mort; on l’avait aperçu un jour sa couchant sur la voie du chemin de fer, puis s’apercevant qu’on l’observait, il s’était relevé et s’était enfui.

Le Courrier du centre – 19 novembre 1897

 

— Enfant noyé. — Hier, jour de foire à Nexon, plusieurs jeunes enfants âgés de 8 à 12 ans, habitant cette ville, profitant de l’occupation de leurs parents, sont allés se baigner à l’étang de La Lande, où étant, cette petite troupe ne se sentant pas surveillée, chacun voulait être le plus fort dans l’art de la natation. Mais, à un moment donné, le jeune Lamoure aîné, âgé de 10 ans, qui avait quitté ses jeunes camarades pour aller recommencer ses ébats un peu plus loin et dans un endroit plus profond, disparut sous l’eau en y arrivant, et ce n’est que quelques instants après que les autres enfants, ne voyant plus le jeune imprudent, se mirent à crier. M. Martial Truchassou, tailleur d’habits à Nexon, qui est la providence des baigneurs de cet étang*, d’où il a eu la satisfaction de retirer déjà plusieurs personnes sur le point de se noyer, est arrivé à ce moment, et, quoique bouillant de chaleur, s’est jeté résolument à l’endroit indiqué par les enfants, qui est profond d’environ 2 mètres, et en a retiré le jeune Lamoure, qui avait déjà cessé de vivre. Malgré les soins intelligents qui lui ont été prodigués sur le champ par M. Truchassou et Mmes Texier et Laborie arrivées en toute hâte sur les lieux, il a été impossible de le rappeler à la vie. Cette triste nouvelle s’étant répandue à Nexon comme une traînée de poudre, le garde champêtre, M. le docteur Thomas, M. le curé et une foule d’autres personnes se sont immédiate ment transportés sur les lieux, mais, en y arrivant, M. le docteur n’a pu que constater le décès.

On peut juger de la douleur des pauvres parents en apprenant que leur fils qui venait de les quitter avait trouvé la mort d’une façon aussi tragique. Nous adressons, dans cette circonstance, toutes nos félicitations à M. Truchassou. qui mériterait à juste titre une récompense.

Le Courrier du Centre – 19 juillet 1900

 

* On trouve en effet dans Le Courrier du Centre du 1er novembre 1896 que M. Truchassou est honoré pour ces actes de bravoure : « Nous relevons aujourd’hui, à l’Officiel, la petite note qui concerne chacun d’eux. MM. François Pader, à Limoges, et Martial Truchassou, tailleur d’habits à Nexon, ont fait preuve de courage et de dévouement en portant secours à des personnes sur le point de se noyer. » Idem au Journal Officiel du 30 novembre 1896 :Médaille d’argent de 2e classe. — Martial Truchassou, tailleur d’habits à Nexon (a sauvé au péril de sa vie des personnes en danger de se noyer).

 

Tragique suicide. — La Veuve Massaloux, âgée de 43 ans, à laquelle la justice reprochait l’infanticide que nous avons relaté ces jours derniers-, s’est suicidée. Lundi matin, vers 9 heures, on a retiré son corps de l’étang de La Lande, à Nexon. La veuve Massaloux avait été laissée en liberté provisoire, en raison de son état de santé.

Le Populaire du Centre – 25 février 1926

 

Infanticide ou assassinat – Nous avons relaté que le juge d’instruction avait fait écrouer une jeune fille de 24 ans, Louise Garlandier, domiciliée à Pageas, accusée d’avoir tué son enfant nouveau-né. La date du crime correspondrait assez exactement, suivant les constatations du docteur Gilbert Raymondaud, à celle de la découverte, dans un étang, près de Nexon, du cadavre d’un jeune enfant et l’enquête cherche à établir s’il y a corrélation entre ces deux affaires.

Le docteur qui avait examiné le petit noyé n’avait pu déterminer exactement les causes de la mort, mais il est certain que l’enfant avait vécu quelques jours.

Il n’y aurait donc pas infanticide mais assassinat

Le Populaire du Centre – 21 juin 1927

 

UN MALADE SE PEND – Souffrant depuis plusieurs années, Mme Maria Pradeau, 46 ans, épicière à Nexon, s’est donné la mort en se pendant à une poutre dans son grenier.

Le docteur Nouhaud a constaté le décès

Le Populaire du Centre – 11 novembre 1932

 

SUICIDE D’UN VIEILLARD – Pour mettre fin à ses souffrances, M. Jean Sazerat, 79 ans, cultivateur au village de Montezol, commune de Nexon, s’est pendu dans le grenier de son habitation.

Le Populaire du Centre – 18 mars 1936

 

Malade, il se pend. — Alors qu’elle entrait chez elle au Petit ­Betour, commune de Janailhac, Mme Faure, a découvert son mari, âgé de 86 ans, pendu à la main courante de l’escalier. D’après l’enquête menée, par la gendarmerie de Nexon, M. Faure, qui souffrait depuis quelques années de maux de tête et d’étourdissements, a mis volontairement fin à ses jours.

Le Populaire du Centre – 25 septembre 1947

 

Asthmatique il se suicide – Ces jours derniers, François Penot, 44 ans, cultivateur à Valette commune de Nexon, pénétrant dans sa grange pour donner du foin au bétail, découvrit son père, Antoine, âgé de 68 ans, pendu à une poutre. Aidé de son neveu, ils le décrochèrent, mais la mort avait déjà fait son œuvre.

D’après l’enquête effectuée par la gendarmerie de Nexon, M. Antoine Penot qui souffrait de crises d’asthme aurait préféré se donner la mort.

Le Populaire du Centre – 4 novembre 1947

 

VI- MALAISES, CHUTES, NOYADES, BAGARRES, INSULTES…

Barthélemy Tarrade, travaillait au moulin d’Ebras à Nexon ( Haute- Vienne) ; saisi par ses habits, il allait être broyé par les engrenages quand des personnes sont heureusement accourues pour arrêter le moulin. Blessures assez graves.

La Croix – 6 juin 1884

 

Explosion de dynamite à Nexon- Jeudi matin, à 8 heures et demie, le nommé Guillaume Guyot, carrier au bourg de Nexon, ayant voulu faire dégeler une cartouche de dynamite, celle-ci a fait explosion. Le malheureux a eu une partie du bras droit entièrement mutilée.

Les docteurs Frugier et Thomas, appelés en toute hâte à donner leurs soins au blessé, ont constaté que l’amputation du poignet droit était indispensable. En effet, ces messieurs ont procédé, à 11 heures, à cette triste opération, qui a parfaitement réussi.

Le Courrier du Centre – 8 décembre 1888

 

Dans un chantier situé au hameau de Montézol, commune de Nexon, un accident vient de se produire. Sur l’ordre de l’entrepreneur, un ouvrier, le nommé Arpignon, était monté sur un chêne pour y attacher une corde afin de le renverser plus facilement.

Malheureusement, l’arbre se trouvant déraciné à une assez grande profondeur, le poids de l’ouvrier suffit pour lui faire perdre l’équilibre et le chêne tomba entraînant avec loi le malheureux Arpignon. On releva sans connaissance l’ouvrier qui reçut les soins empressés de M. Thomas, docteur à Nexon.

Ses blessures, sans être légères, n’offrent pas un caractère de gravité suffisant pour faire craindre des complications.

Le Courrier du Centre – 26 juillet 1892

 

Entre voisins – Une journalière de 42 ans, se nommant Marie Thomas, veuve Astier, et demeurant à la Petite Bouène, commune de Nexon, qui avait à se plaindre de certains propos tenus par un sieur Salvador Villalba, domestique, lui allongea un soufflet.

Celui-ci riposta et envoya dans une haie sa voisine qui a porté plainte.

Le Courrier du Centre – 17 septembre 1892

 

— Le tribunal condamne à 16 fr. d’amende le nommé Jean S… , propriétaire à Nexon, prévenu de violences et coups volontaires envers un sieur Dugros, facteur des postes dans la même localité.

Le Courrier du Centre – 4 novembre 1897

 

Saint Yrieix. – Tribunal correctionnel. — Audience du 4 août 1898

Les nommés Meynier et Dupuy, cultivateurs à Nexon, s’étant vus, le 17 juillet dernier, refuser une cigarette par le sieur Penot, maçon à Nexon, le rouèrent de coups. Celui-ci porta plainte, procès-verbal fut dressé, et les deux agresseurs s’entendent condamner aujourd’hui, chacun à quatre jours de prison avec bénéfice de la loi de sursis

Le Courrier du Centre – 6 août 1898

 

Grave accident. — Jeudi Soir, M. Barry, journalier è Nexon, qui était monté sur un arbre pour ramasser du tilleul, est tombé à terre, une branche s’étant rompue. Il a été transporté de suite à son domicile, où le docteur Cubertafon lui a donné ses soins.

Le blessé a reçu de fortes contusions à la tête et sur plusieurs parties du corps. Son état est grave.

Le Courrier du Centre – 26 juin 1904

 

LE DÉPUTÉ, COGNE – De notre correspondant

Boutard est venu hier devant le tribunal correctionnel de Limoges. Nouhaud, conseiller général de Nexon (Haute-Vienne), et futur candidat aux élections législatives contre M. Boutard, le député actuel de Saint-Yrieix, poursuivait celui-ci pour voies de fait.

Après plaidoiries de Me de Lacrouzille pour M. Nouhaud, et de Me Deslouis pour M. Boutard, ce dernier a été condamne à 25 francs d’amende et aux frais.

La Croix – 7 novembre 1909

 

ACCIDENT. — M. Jouhaud, ouvrier huilier chez M. Laspougeas, industriel au bourg de Nexon, en descendant d’un magasin est tombé et s’est fracturé plusieurs cotes.

VICTIME DU FROID. — Pendant la foire, M. Chazelas,  cultivateur au village de Pomaret, frappé d’un commencement de congestion, est tombé sans connaissance. Relevé aussitôt par des gendarmes de service et le garde champêtre, il a été transporté dans un hôtel voisin où des soins lui ont été donnés.

Revenu à lui, il a été confié à ses parents que l’on avait pu prévenir.

Le Populaire du Centre – 20 janvier 1914

 

Les suites d’une agression. – MM. Robert de Nexon et Pierre de Jumilhac qui, le 29 janvier dernier, vers dix heures du matin, au Champ de Mars, s’étaient livrés à des voies de fait qui furent « sévères », suivant leur propre expression, sur M. Georges Anquetil, directeur du Grand Guignol, pour se venger d’un article paru dans ce journal et qu’ils avaient jugé diffamatoire, étaient poursuivis pour coups et blessures, devant la onzième chambre correctionnelle, présidée par M. Mayet. Après plaidoiries de Mes Aubépin et Champetier de Ribes, ils ont été condamnés à 200 francs d’amende chacun, et solidairement, à 1 000 francs de dommages et intérêts envers M. Anquetil, partie civile et pour lequel s’étaient présentés Mes Zévaès et Albert Salmon.

Le Temps – 22 mars 1923

Le Journal du 30 janvier rend compte de l’expédition punitive de MM. Robert de Nexon et Pierre de Jumilhac:

bagarre-du-baron-les-faits

 

Le Journal des débats politiques et littéraires du 22 mars 1923 résume le procès:

bagarre-du-baron

 

Noyade – La jeune Irène Chagne 14 mois, jouait sous la surveillance de sa mère, cultivatrice à Barrège, commune de Nexon (Haute-Vienne). Profitant d’un moment d’inattention de cette dernière, l’enfant s’échappa pour se rendre près d’une mare. A la suite d’un faux pas, elle tomba dans l’eau et se noya.

La Croix – 10 août 1924

 

Il est défendu de ridiculiser le chef de gare- Au retour d’un match de football, deux joueurs, Giovanni Fornier et Antoine Demartin, vingt-quatre ans, ayant chanté la chanson bien connue devant M. Alfred Deparday, chef de gare à Nexon, ce dernier porta plainte.

Les deux jeunes gens ont été condamnés, par défaut, par le tribunal de limoges à un mois de prison sans sursis.

Le Petit Parisien – 7 décembre 1927

Cette « information » a été largement reprise par la Presse. Mais il s’avère que les faits ne sont pas ceux décrits, c’est ce que le chef de gare écrit au Petit Journal.

Le chef de gare de Nexon, M. Deparday, à qui l’on a imputé à tort d’avoir fait condamner deux voyageurs pour avoir chanté une chanson connue, proteste contre la publicité faite sur son nom. « Voici, dit-il, les faits tels qu’ils se sont passés : le 9 octobre dernier, les italiens Forner et Demartin, occupés comme manœuvres par une entreprise pour une entreprise pour la réfection des voies, ont voulu pénétrer de force sur les quais de la gare, pour prendre le train sans billet. Comme je m’y opposais, ils m’ont insulté dans les termes les plus grossiers et ont voulu me frapper. » tels sont exactement les faits qui ont motivé leur comparution devant le tribunal de limoges, ou ils ne se sont, d’ailleurs, pas présentés.

Il ne s’agit donc pas d’une plainte pour une chanson que, d’ailleurs, ces étrangers ne connaissent peut-être pas. Depuis seize ans que je suis chef de gare, j’ai entendu bien des fois ce couplet sans y prêter aucune importance et je m’en suis jamais froissé. Au contraire, comme tous mes collègues, je me suis contenté d’en rire.

Le Petit Parisien (Paris) – 14 décembre 1927 (Numéro 18551)

 

Escroquerie – Un certain Pierre Cuzin, se disant domicilié 17, rue des Petits-Carreaux, à Paris, avait passé commande à M. Jean Pradeau, épicier à Nexon, pour l’envoi de 2.000 kilos de haricots, à 145 francs les 100 kilos. Il ajoutait qu’il faudrait adresser une facture payable fin février à la banque William, rue Amelot, à Paris.

Pradeau envoya 1.000 kilos de haricots à l’adresse indiquée, puis une facture à la « Banque William ». Il lui fut répondu par un M. William qui se défendait d’être banquier et ajoutait que le client Cuzin, insolvable, lui avait fait envoyer ainsi plusieurs factures. Pradeau a déposé une plainte pour escroquerie.

Le Populaire du Centre – 10 mars 1932

 

MENACES DE MORT – M. Clément Porcher, 69 ans, propriétaire à Meilhac, rencontrait à la foire de Nexon, mardi dernier, le sieur Charbonniéras, de Guillat, commune de St-Maurice-les-Brousse. Ce dernier, s’approchant, lui demanda 1.500 francs pour l’avoir cocufié pendant la guerre. « Si dans trois jours, dit-il, tu ne m’as pas remis cette somme, je te ferai ton affaire. »

Très peu rassuré, M, Porcher est allé conter sa mésaventure à la gendarmerie, où il a déposé une plainte pour menaces de mort sous condition.

Une enquête est ouverte.

Le Populaire du Centre – 20 août 1932

 

VII- VAGABONDAGE

Vagabondage. — Marie Bonnet, 18 ans, originaire de Nexon, a un penchant très prononcé pour le métier de rentier. En attendant que les rentes arrivent, elle se paye le plaisir de ne rien faire. Quinze jours de vivres lui sont assurés.

le Courrier du Centre – 2 novembre 1885

 

La nommée Marie Laplaud. 29 ans, née à Nexon, a été arrêtée à la gare des Bénédictins, sous l’inculpation de vagabondage.

Le Courrier du Centre – 27 janvier 1895

 

MANDAT DE DÉPÔT CONFIRME – Dans son audience du 22 janvier, le Tribunal a confirmé le mandat de dépôt délivré contre Alfred Landreau, 33 ans, et Martin Temprin, 25 ans, arrêtés à Nexon, pour vagabondage, mendicité et défaut de carnet anthropométrique.

Le Populaire du Centre – 23 janvier 1935

 

Vagabond. — Arrêté à Nexon pour vagabondage, défaut de carnet anthropométrique et mendicité André Cordelet, 46 ans, comparaît devant le tribunal qui confirme le mandat de dépôt délivré contre lui.

Le Populaire du Centre – 7 mai 1936

 

Défaut de carnet anthropométrique. — Le tribunal confirme le mandat de dépôt délivré contre Yves Poupon, 40 ans, qui avait été arrêté à Nexon pour défaut de carnet anthropométrique.

Le Populaire du Centre – 4 mai 1937

 

VIII – ACTES DE PROBITÉ

On nous écrit de Nexon, le 13 juillet 1874 : « Hier dimanche, à trois heures du matin, à l’avenue de la gare, M. Rastouille, brigadier de gendarmerie à Nexon, a trouvé une montre d’argent, avec sa chaîne du même métal ; il s’est empressé d’en faire la remise à M. le juge de paix pour la tenir à la disposition de la personne qui l’a perdue.

Ce n’est pas la première fois que ce brave et loyal militaire a donné des preuves de sa parfaite probité.

Cette montre n’a pas encore été réclamée par son propriétaire. »

Le Courrier du Centre – 16 juillet 1874

 

Le 12 août, le nommé François Nicot, âgé de 15 ans, fils de M. Nicot, boulanger à Nexon, trouva sur la route des Places un porte-monnaie contenant une certaine somme. Ce jeune homme s’est empressé, en arrivant chez lui de remettre sa trouvaille entre les mains de M. le juge de paix. On est heureux de signaler ces traits de probité chez des jeunes gens de cet âge.

Ce porte-monnaie n’a pas été encore réclamé par son propriétaire.

Le Courrier du Centre – 21 août 1874

 

Acte de délicatesse – Le 17 du mois dernier s’est accompli, gare Limoges-Bénédictins, un fait, passé inaperçu, mais dont mention doit être faite.

Le sieur Etienne Betoulle, de Nexon, avait perdu dans l’intérieur de la gare un billet de 3e classe d’une valeur approximative de 20 à 22 francs. Les recherches auxquelles il se livra furent cause qu’il manqua son départ.

Au moment où, désespérant de le retrouver, le sieur Betoulle s’éloignait, le billet lui a été remis par le surveillant Lachenaud, qui n’a voulu accepter aucune récompense.

La délicatesse de Lachenaud étant toute à son honneur, nous avons tenu à signaler le fait.

Le Courrier du Centre – 6 novembre 1892

 

— Nous recevons la lettre suivante : « Un nouvel acte digne d’éloge à enregistrer à l’actif de M. Rafflé chef de gare à Nexon. Hier, jour de foire, au train de trois heures du soir qui monte sur Limoges, et au moment où une foule de voyageurs se pressaient pour passer sur le trottoir d’embarcation, un d’entre eux, le sieur Rocque, habitant Limoges, qui se croyait en retard et malgré la défense du chef de gare, s’engageait sur la voie même où arrivait le train qui n’était plus qu’à cinq mètres et allait être infailliblement broyé, lorsque M. Rafflé, au risque de sa vie, s’élançait sur le sieur Rocque et par un mouvement aussi prompt que la situation le réclamait, l’enlevait de la voie sur le trottoir. Rafflé fut lui-même poussé hors de la voie par la machine.

Nos félicitations à ce brava et digne chef de gare qui a déjà commis de nombreux actes de dévouement qui lui ont valu une première récompense.

Le Courrier du Centre – 19 février 1895

 

Médaille d’argent de classe. — M. Désiré Rafllé, chef de gare à Nexon ; 16 février 1895 (déjà titulaire d’une médaille eu argent de 2e classe), s’est de nouveau distingué en sauvant au voyageur sur le point d’être écrasé par un train.

Le Courrier du Centre  – 31 août 1895

 

Objet trouvé — Dimanche, à 9 heures environ, en rentrant de la gare de Nexon, le sieur Imbert, maréchal ferrant, a trouvé sur la route une belle couverture de voyage qu’il tient à la disposition de la personne qui l’a perdue.

Le Courrier du Centre – 3 novembre 1896

 

Traits de probité. — Ce matin la jeune Gabrielle Verneuil, âgée de onze ans, fille de M. Verneuil, cordonnier à Nexon, a trouvé, sur la place du Champ-le-Foire, un porte-monnaie contenant une certaine somme et spontanément, sans même avoir vu ses parents, cette charmante fillette est allée déposer sa trouvaille à la mairie, où elle est à la disposition de la personne qui l’a perdue. Toutes nos félicitations.

— Une autre fillette, Flavie Bouchoule, dont les parents habitent, 8, rue du Dorât, à Limoges, a trouvé sur la voie publique un mouchoir, dans le coin duquel était nouée une certaine somme ;

Cette fillette, âgée de 8 ans, qui se trouve momentanément chez sa tante, Mme Lauzeille, hôtel du Nord, à Nexon, n’a pas hésité un instant à venir déposer ce qu’elle considérait comme un trésor, à la mairie, où il est à la disposition de son propriétaire qui ne doit pas être millionnaire.

Décidément il y a d’honnêtes enfants à Nexon.

Le Courrier du Centre – 21 juin 1902

 

Chien errant. — M. Bonnet, maître d’hôtel à la gare de Nexon, a fait la déclaration à la mairie de cette commune qu’un chien d’arrêt sous poils blancs marqué de ronge, s’est retiré chez lui ou la personne qui l’aurait perdu peut le réclamer. Le chien n’a pas de collier.

Le Courrier du Centre – 25 février 1903

 

Trait de probité. — On nous écrit : Ces jours derniers, en faisant des recouvrements dans le bourg de Nexon, M. Raynaud, facteur rural en cette localité, a perçu en trop un billet de banque de 100 fr. qui avait été glisse par inadvertance parmi d’autres billets ; cet honnête employé s’étant aperçu de son erreur n’a pas eu de répit avant d’avoir retrouvé le Crésus qui donne ainsi les billets de banque sans les compter, et il a formellement refusé toute espèce de récompense.

Toutes nos félicitations.

Le Courrier du Centre – 6 juin 1903

 

ACTE DE PROBITÉ. – Le Jeune Léon Sazerat, âgé de 11 ans, demeurant chez ses parents aux Rochilles, près Nexon, en allant porter du lait en ville, hier matin à la première heure, a trouvé sur la voie publique un porte-monnaie contenant 190 fr.

L’enfant a fait part de sa trouvaille et en rentrant chez lui il a remis le porte-monnaie à son père qui se disposait à aller le déposer à la mairie lorsque la propriétaire de l’objet, prévenue par des personnes auxquelles l’enfant en avait parlé est venu le réclamer et est ainsi rentrée en possession de son bien.

Toutes nos félicitations.

Le Courrier du Centre – 21 juin 1905

 

Probité. — Mme Jeammie, a trouvé, le jour de la foire du 16 mai, dans son débit, situé près la gare de Nexon, un portefeuille contenant une somme de 515 francs qu’elle s’est empressée de remettre à son propriétaire. Toutes nos félicitations à cette brave femme.

Le Populaire du Centre – 21 mai 1916

 

Trouvaille. — Un parapluie neuf a été trouvé à la gare de Nexon par M. Deville, poseur à la Compagnie d’Orléans Le réclamer au secrétariat de la mairie.

Le Populaire du Centre – 21 octobre 1922

 

Probité. — Dimanche dernier, M. Boucher Pierre, propriétaire à Meilhac, perdit son portefeuille contenant une somme de 172 fr. 60- M. Edmond Truchassou, cordonnier à Nexon l’ayant trouvé, s’est empressé de le déposer à la mairie, où sou propriétaire est venu le réclamer.

Le Populaire du Centre – 1er février 1923

 

Probité. — M. Léon Dudognon, journalier, au Pavillon, commune de Janailhac, a trouvé une montre le 14 juin, à Nexon (jour de foire) et l’a déposée à la mairie de notre ville.

Le Populaire du Centre – 22 juin 1923

 

Probité. — Le jour de la foire de Nexon, M Charles Guyot a trouvé un portefeuille contenant un titre de pension au nom de Grenier Martial, et qu’il s’est empressé de déposer à la mairie.

Le Populaire du Centre – 25 septembre 1923

 

Probité. — Un porte-monnaie contenant 1.800 francs et appartenant à M. Bonnet, facteur à Nexon, a été trouvé, près du château de La Garde, par Mme Denaudy, marchande de volailles à Limoges.

Le Populaire du Centre – 8 juillet 1928

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.