Une histoire illustrée de nexon
Header

L’histoire de Nexon vue à travers les délibérations du conseil municipal : XIII – Le Second Empire 1852-1870

1 mai 2017 | Posté par admin dans Connaissance de Nexon | connaissance politique | Histoire

Le coup d’état du 2 décembre 1851

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851 soixante mille hommes et plus de cent pièces d’artillerie occupent la capitale. Louis-Napoléon Bonaparte fait occuper toutes les imprimeries et seuls les journaux qui lui sont favorables peuvent paraître. Les cafés, lieux de discussion politique, et les écuries où l’on pourrait louer des chevaux pour fuir Paris sont fermés. Les chefs de l’opposition, républicaine ou monarchiste, sont arrêtés. L’état de siège est déclaré, l’Assemblée nationale est dissoute, le suffrage universel est rétabli et le peuple français est convoqué à des élections et à la préparation d’une nouvelle Constitution.

Après le coup d’État des députés tentent d’organiser la résistance. Martial Gaston Dussoubs (1815-1856) élu député démocrate socialiste le 13 mai 1849 ne peut y participer car il est malade. Son jeune frère Denis prend alors son écharpe et le 4 décembre il est sur la barricade. Il harangue les soldats comme Victor Hugo le raconte dans « Histoire d’un crime »: « Citoyens de l’armée écoutez-moi (…) savez-vous quel est l’homme qui vous parle en ce moment ? Ce n’est pas seulement un citoyen, c’est un législateur ! C’est un élu du suffrage universel ! Je me nomme Dussoubs, et je suis représentant du peuple. (…) c’est au nom de la loi que je vous somme de m’entendre. Soldats, vous êtes la force. Eh bien ! Quand la loi parle, la force écoute. » Victor Hugo poursuit : « Ce qu’il faut ajouter à ses paroles pour bien en comprendre l’effet, c’est l’attitude, c’est l’accent, c’est le tressaillement ému, c’est la vibration des mots sortant de cette noble poitrine, c’est l’autorité de l’heure et du lieu terrible. Il fut ardent, éloquent, profond, un juge pour Bonaparte, un ami pour les soldats. » Il parla ainsi pendant environ vingt minutes, puis descendit sans arme de la barricade pour aller au devant des soldats postés derrière celle située à une cinquantaine de mètres, dans un ultime espoir de fraterniser.

Là les récits divergent. Victor Hugo dit qu’il fut tué au moment ou il allait atteindre la barricade tenue par la troupe et qu’on aurait entendu le commandement du feu.  Victor Schœlcher dans « Histoire des crimes du 2 décembre » raconte qu’il fut abattu de deux balles dans la tête, au moment ou, sa tentative ayant échoué, il rejoignait la barricade des républicains, aucun ordre de feu n’ayant été entendu.

La mort de Denis Dussoubs

Année 1852

Le préfet de la Haute-Vienne, officier de la Légion d’Honneur,

Vu le décret du 29 décembre 1851,

Considérant que les cafés, cabarets et débits d’eau-de vie ci-après désignés ont été des foyers de propagande anarchique,

Arrête :

ART. 1er

Le café du sieur Passemard,

Le débit d’eau-de-vie du sieur Dupuy,

Le cabaret du sieur François Raffaillat,

Celui du sieur Frange (Antoine),

Celui de la veuve Pinet,

Tous ces établissemens situés à Saint-Yrieix.

Les cabarets du sieur Duché (Martial), à St-Germain,

Du sieur Bancaud (Jean), à Vicq,

Du sieur Pejou (Jacques), à Magnac-Bourg,

Du sieur Blanchard-Girout, à Chalus,

Le café du sieur Buisson (Léonard), dit Chapeloud, à Chalus,

Les cabarets du sieur Mazabraud (Pierre), à Nexon,

Du sieur Lagarde (Jean), à Nexon,

Le débit d’eau-de-vie du sieur Touyeras (Pierre), à Nexon,

Le cabaret du sieur Gizardin ainé à Lastour (commune de Rilhac-Lastour),

Du sieur Ventaux (Pierre), à La-Roche-Labeille,

Sont fermés et interdits définitivement.

ART. 2.

Le sous-préfet de Saint-Yrieix, MM. les maires des communes où sont situés lesdits établissements, et la gendarmerie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté.

Limoges, le 19 mars 1852.

DE MENTQUE.

 

Le 27 Juin 1852, le Conseil fixe le prix des concessions dans le cimetière actuel à 20 francs le mètre carré et organise sa réglementation.

Un nouveau Maire.

Durant le second empire (1852-1871) Les maires sont nommés par le préfet, pour les communes de moins de 3 000 habitants. La durée de leur mandat est de 5 ans à partir de 1855. Ainsi le 17 juillet LIMOUSIN est nommé Maire et DEMAISON Guy Adjoint à charge de prêter serment et de faire l’inventaire des biens et mobiliers de la commune.

Le 19 septembre nouvelles élections municipales. Sont élus : FAURE Pierre Annet, DECOULHAC, CUBERTAFOND, DESMAISON, LELONG, GUYOT François, TARRADE Léon, BONNET, FRUGIER, GUYOT Jean, GIZARDIN, DERVAUD, DE VEYRINAS, DE GAY DE NEXON, FAURE Pierre.

Le Conseil adresse au Président de la République le message suivant :

« Le conseil de NEXON a voulu d’un geste unanime inaugurer la première séance d’installation en vous témoignant sa sympathie et sa vive reconnaissance pour les services remarquables que vous avez rendu au Pays par votre acte héroïque du 2 décembre. Le Conseil reconnaît et proclame hautement que depuis ce moment la confiance et le commerce, ces deux grands nerfs de la vie sociale ont pénétré partout, même dans nos campagnes. Il voit avec bonheur que leur idée de conciliation et d’union se font jour dans tous les esprits sages et éclairés, amis de leur pays. Désireux de voir notre Pays jouir avec calme de la Paix et de l’Ordre, source de tous les biens, et harmonisant ses désirs et sa voix sur la grande voix du Pays, il émet le vœu que le pouvoir soit assis sur une base forte et durable. »

 

2 décembre 1852 : RÉTABLISSEMENT DE L’EMPIRE

 

Le 5 décembre 1852 le Conseil Municipal, les fonctionnaires publics, les Gendarmes, l’instituteur, spécialement convoqués, se sont réunis sur la Place Publique où il a été lu au Peuple le décret selon lequel par la grâce de Dieu et la volonté nationale Louis NAPOLÉON BONAPARTE est EMPEREUR des Français sous le nom de NAPOLÉON III. Cette lecture a été suivie du cri de VIVE L’EMPEREUR, et la Ville a été illuminée.

Année 1853

Le 30 janvier 1853, l’Empereur Napoléon III épousait, en Notre-Dame de Paris, une aristocrate espagnole : Eugénie de Guzman, plus connue sous le nom de Montijo. Pour l’occasion, l’impératrice arbore une magnifique robe de velours blanc recouvert de dentelles.

Le 13 février 1853 , le Conseil félicite l’Empereur à l’occasion de son mariage et lui envoie le message suivant :

« SIRE

Votre cœur guidé par votre haute raison d’un coté et par votre politique de l’autre vous a dicté une union par laquelle nous vous portons nos sincères et humbles félicitations. Heureux dans toutes vos grandes entreprises, nous aimons à penser que la providence dans cette solennelle circonstance continuera de veiller sur vous, sur votre auguste compagne et sur toute la France sa nouvelle patrie.

C’est le vœu que nous adressons tous, sans cesse au ciel »

Le même jour le Conseil constate que le clocher de l’église menace ruine. Il décide de le faire réparer et vote 450 francs.

 

Le 13 novembre est voté un impôt extraordinaire de 20 centimes sur les quatre contributions pour secourir les pauvres de la commune mais cet impôt fut réduit à 0,15 centimes le 4 décembre par suite des difficultés d’imposition.

 

Année 1854

Projet de ligne de chemin de fer passant à Nexon.

Le 5 juillet 1854 ce fut la première délibération donnant un avis sur le passage de la ligne de Chemin de Fer dans la commune de NEXON. Cette ligne était appelée « Grand Central ». Il y avait trois projets présentés :

  1. un tracé par Nexon et St-Yrieix – Périgueux
  2. un autre par Nontron – Périgueux
  3. un autre par Thiviers

Le tracé par Nexon et St-Yrieix fut adopté et demandé à la mission nationale.

Le 8 octobre le conseil ajourne la création d’une Société de Secours Mutuel faute d’un assez grand nombre de membres honoraires.

Le 23 Novembre une partie de la place des Marronniers est cédée à Mr de Nexon et le produit de cette vente est affecté à la construction de la fontaine de la Place de l’Eglise.

Le conseil donne un avis favorable à la création de foires à la Roche l’Abeille et Château Chervix.

 

Année 1855

Le 14 Juin 1855, Napoléon III désigne comme Maire, LIMOUSIN Jean Baptiste et comme Adjoint, DESMAISON Guy, qui jurent fidélité et obéissance à l’Empereur.

Le 15 Août délibération imposant les chiens de chassé d’une taxe de 2 francs et ceux de berger de 1 franc.

Le 12 Novembre Mr de GAY de NEXON offre 1000 francs, Mr de VEYRINAS 500 francs, Mr LAFAYE du Brouillet 600 francs, et Mr MAZAUD à La Vigne 300 francs à la commune pour parfaire la subvention de l’Etat pour travaux d’utilité communale, notamment la réfection et construction de routes.

Le 14 Novembre Mr de GAY de NEXON prête une somme de 1000 francs au bureau de bienfaisance avec intérêt à 5%.

Le Maire taxe le pain tous les mois.

 

Année 1856

2 juin, arrivée du premier train de marchandises à Limoges. Les premier train de voyageur arrivera quinze jours plus tard en provenance d’Argenton sur Creuse.

Le 31 Août 1856 le Conseil désigne Mr NARJOUX architecte diocésain pour dresser le devis des réparations à effectuer à l’église.

 

Année 1857

Le 18 février le conseil vote 250 francs pour lutter contre la mendicité et rejette la nomination d’un garde champêtre.

Le 11 avril, rétrocession de la ligne Limoges-Nexon a la Compagnie Paris-Orléans.

Le 13 Mai, le Conseil décide la construction de WC à la Salle d’Ecole et vote une allocation de 150 francs à la Fabrique de l’Eglise.

Le 2 août le conseil décide de déplacer la fontaine Mazerolle qui se trouvait à cette époque dans le jardin Breuil (on y accédait par une venelle) et de la placer sur la place publique.

Le 1er novembre, Mgr DESPREZ, évêque de Limoges, autorise la création d’une maison de frères du Sacré Cœur de Paradis.

Le 22 novembre le Préfet ayant nommé d’office un Garde Champêtre, le Conseil fixe son traitement à 150 francs. Le Garde Champêtre se nommait Simon PENOT. Il prêta serment devant le Juge de Paix.

 

Année 1858

Le 4 août 1858 le Conseil approuve le devis de réparation à l’Eglise s’élevant à 11 900 francs et vote un impôt extraordinaire de 16 centimes le franc sur les plus imposés pour y faire face.

Le 8 Novembre, Mr VIGNERAS est nommé instituteur à Nexon.

 

Année 1859

Le 24 avril 1859 une somme de 211 francs 80 est votée à Mr DUTREIX, balancier à Limoges, pour réparations à la bascule publique. 800 francs sont votés pour les murs du cimetière.

 

Année 1860

Le 9 février 1860 le Conseil décide l’empierrement et le pavage des rues de Nexon et met cette dépense à la charge des riverains.

Le 10 mai le conseil regrette que la Gare de Nexon ne puisse être construite dans le bourg par suite du terrain, il accepte la construction à son lieu actuel.

Nomination du Maire

Le 14 juillet l’Empereur nomme comme Maire de Nexon Mr Jean Baptiste Limousin.

Le 12 Août il prête serment à l’Empereur et désigne Mr Guy DEMAISON comme adjoint, qui prête également serment.

Pour le 23 septembre, jour de Fête et de Comice Agricole, il est voté une somme de 150 francs.  Mrs De VEYRINAS et FRUGIER sont chargés d’en surveiller l’emploi.

Election au Conseil Municipal.

Sont élus : DEMAISON, LELONG, BONNET, GIZARDIN, FAURE Annet, FAURE Pierre, De GAY DE NEXON, TARRADE, FRUGIER, SENAMAUD, DECOULHAC, De VEYRINAS, Guy GUYOT, SIRIEIX, LIMOUSIN et CUBERTAFON. Ils prêtent serment à l’Empereur le 21 septembre.

 

Année 1861

Le 26 août 1861, ouverture de la ligne Limoges – Nexon – Périgueux.

Avec la mise en service de cette ligne, les transports de kaolin et de porcelaine de Saint Yrieix seront chargés sur des wagons en gare de Lafarge, cela ne concurrencera pas le kaolin des Monts d’Ambazac.

Le 2 mai 1855, une ligne de Limoges à Agen via Périgueux a été concédée à la Compagnie du Chemin de fer Grand Central. Cependant, suite à des difficultés financières, cette compagnie fut dissoute et la concession a été transférée le 19 juin 1857 à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans. Les travaux, commencés en 1856, se sont terminés en mai 1861. La ligne a été mise en service le 26 août 1861. En 1863, elle a été mise à double voie. Elle constituait à l’époque un maillon important de la ligne de Lyon à Bordeaux comme pour la liaison Paris – Toulouse qui s’effectuait via Périgueux. Le 20 décembre 1875, une partie du trafic en direction de Toulouse a été détournée par la mise en service de la ligne de Nexon à Brive la Gaillarde. Aux neuf gares d’origine comprises entre Limoges et Périgueux (Beynac, Nexon, Lafarge, Bussière Galant, La Coquille, Thiviers, Négrondes, Agonac et Château l’évêque) sont venues s’ajouter ensuite les gares de Mavaleix (sur la commune de Chalais) et de Chancelade, ainsi qu’un arrêt à Ligueux, en rase campagne. En 1962, la deuxième voie a été déposée entre Nexon et Périgueux.

 

 

Année 1862

Le 7 mai 1862 il est décidé d’aménager une deuxième classe dans les bâtiments de l’Hôtel de Ville et de faire réparer celles existantes qui sont très vétustes. 1000 francs sont votés à cet effet.

 

Année 1863

Le 30 octobre 1863, Louis NADAUD est nommé instituteur à Nexon.

 

Année 1864

Le 15 avril 1864, Jean DUPUYTREN notaire à Limoges a fait don par testament d’une somme de 500 francs aux pauvres de la commune. Le Conseil vote des remerciements à la mémoire de feu DUPUYTREN.

 

Année 1865

Le 19 mai 1865 le Conseil proteste contre l’Etablissement d’un marché tous les 5 jours à Sereilhac car, dit-il, l’agriculture en souffre, les cultivateurs abandonnant leurs travaux pour courir les foires et marchés.

Le 13 août 1865 les conseillers sont réélus en totalité et LIMOUSIN est à nouveau désigné comme Maire par décret impérial.

Le 29 Décembre 1865 il fut créé à Nexon une commission cantonale pour le développement de l’instruction primaire dans la Haute-Vienne.

Elle se composait de Messieurs De GAY de NEXON – BESOUILLE – CROUZAUD, Juge de Paix – BESSE, Instituteur – LIMOUSIN, Maire – DELURET – Le Curé de NEXON et Monsieur MURE de BORD.

Cette association avait pour but de provoquer et de recueillir le plus d’adhésion possible soit comme donateurs, fondateurs ou membres de la Société, à émettre des idées et propositions qui seraient propres au développement de l’enseignement et de l’instruction, Cette commission décida de s’adjoindre Messieurs les Maires et les Instituteurs du Canton ainsi que le notaire de Nexon et le Directeur de l’Ecole libre des frères et Monsieur LIMOUSIN Paulin secrétaire de la Mairie.

Tous ces membres déclarent vouloir être fondateurs de l’association et versèrent à eux tous la somme de 52 francs.

Elle siégea plusieurs fois jusqu’en 1868 et distribua des récompenses en espèces à plusieurs instituteurs qui avaient au cours de l’année recrutée le plus grand nombre d’élèves.

Elle attribua aussi des médailles de bronze et d’argent à divers instituteurs. Le premier récompensé fut Monsieur BESSE, instituteur à Nexon, qui comptait à cette époque 82 élèves.

Cette même année le même BESSE, instituteur communal à Nexon, écrivait une lettre au Maire de Nexon afin de soumettre au Conseil Municipal des projets dans l’intérêt de l’Ecole. Dans cette lettre, il disait notamment : « Vous avez construit une salle de classe vaste et bien aérée mais le matériel est pour ainsi dire à créer. Les tables ont un besoin urgent d’être réparées et le nombre en est insuffisant.  Les tableaux de lecture que j’ai fournis et renouvelés à mes frais sont entièrement usés. Nous manquons de tableaux noirs, de cartes murales et d’autres objets d’une nécessité indispensable pour la bonne tenue d’une école. Un bon matériel contribuera beaucoup aux progrès des élèves. J’espère que le Conseil Municipal consentira à l’achat des objets d’une nécessité pressante,

Vous avez dû savoir, Monsieur le Maire, que Monsieur le Ministre recommande aux Maires d’établir dans toutes les communes des distributions de prix, ce qu’il appelle à bon droit des fêtes de villages, des fêtes de famille. J’ai toujours remarqué qu’une distribution des prix est un puissant encouragement pour les enfants aussi je me suis quelquefois imposé de grands sacrifices pour satisfaire aux vœux des élèves et des familles.

J’espère que vous ferez comprendre au Conseil Municipal que notre belle salle de classe fut inaugurée par une distribution de prix. Il est encore un point Monsieur le Maire d’appeler l’attention du Conseil Municipal. L’école de Nexon est classée depuis longtemps dans le nombre de celles qui nécessitent la tenue d’un instituteur adjoint. J’ai pourvu jusqu’à ce jour au traitement de cet adjoint dont l’entretien est une charge communale. Mes ressources ne permettent plus longtemps de faire ce sacrifice. Je viens vous demander Monsieur le Maire de solliciter de votre Conseil une allocation qui me dégrève de cette lourde charge.

Cet instituteur était un maître plus que dévoué et la récompense allouée était sûrement la bien venue.

 

Année 1867

Le 6 décembre Jean BEYRAND est nommé instituteur à Nexon.

 

Année 1869

Le 24 février 1869 le Conseil décide l’installation d’un bureau télégraphique à Nexon. Il sera installé dans une partie de l’Ecole Libre et le Directeur en sera le Frère REVERSAT, homme instruit, bon, honnête et aimé et si ce dernier est malade, le frère FLORENTIN pour le suppléer.

Le 27 février Anne Marie Rosalie LIABEUF, sœur EMILIENNE est nommée institutrice à l’Ecole communale de Nexon.

Le 30 mai, le Conseil décide de placer une deuxième fontaine publique sur la rue Gambetta actuelle et vote 1400 francs.

La bascule publique est déplacée.

Le 23 novembre Louis REBEYROLLE est nommé instituteur à Nexon.

 

Année 1870

Le 28 janvier 1870, décès subit de M. de Beaune-Beaurie père, ancien avoué près la cour et ancien juge au tribunal de Limoges à l’âge de quatre-vingt-cinq ans. M. de Beau de Beaurie avait représenté pendant plusieurs années, avec le plus grand dévouement, au conseil général de la Haute- Vienne, le canton de Nexon. (Le Courrier du Centre, 28 janvier 1870)

Les tensions avec la Prusse sont utilisées par tous ceux qui veulent la guerre. De son coté le chancelier Bismarck y voit le moyen d’accélérer l’unification Allemande. Thiers et de Gambetta déploient des efforts désespérés pour l’éviter. Finalement l’Empereur va utiliser le motif de l’insulte publique contenue dans la dépêche d’Ems envoyée par le Chancelier à toutes les ambassades pour déclarer la guerre le 19 juillet 1870. Mais l’armée française était mal préparée, avec moins de soldats que ses adversaires et une artillerie de moins bonne qualité. Les français furent sévèrement battus  et le 2 décembre à Sedan, l’Empereur capitula. Cette capitulation provoqua un soulèvement populaire à Paris, la chute du Second Empire et la proclamation de la République, le 4 septembre 1870.

 

Bismarck et napoléon III après la défaite de Sedan.

Vous pouvez suivre les réponses à cet article sur RSS 2.0 Vous pouvez laisser une réponse, ou revenir en arrière.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.