Une histoire illustrée de nexon
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Les cartes postales de Nexon

1-Histoire de la carte postale en France

Les premières cartes postales ont circulé en France à partir du 15 janvier 1873. L’autorisation avait été accordé par les députés à l’occasion du vote de la loi de finance pour 1873. Ces cartes postales étaient en vente dans les bureaux de poste au prix de 10 centimes pour celles voyageant à l’intérieur d’une même ville et de 15 centimes pour les autres tandis que la lettre était timbrée à 25 centimes.
Elles n’étaient pas illustrées. A partir de 1876 la poste n’a plus le monopole de la vente des cartes postales. Si des commerçants et des industriels les utilisent comme support publicitaire c’est l’Exposition universelle de 1889 qui va déclencher l’engouement du public. La carte qui reproduit un dessin de la tour Eiffel sera vendue à 300 000 exemplaires.
Quelques cartes photographiques circulent au début des années 1890 mais elles sont très rares. La fin du siècle voit apparaître quelques imprimeurs qui proposent des cartes photographiques mais c’est l’Exposition universelle de 1900 qui marque le début de l’âge d’or de la carte postale. Il durera environ jusqu’en 1920.
À cette époque où les journaux ne comportent pas de photographies la carte postale est utilisée pour faire connaître les événements marquants de la vie politique, les scènes typiques de la vie quotidienne…La carte postale est également utilisée comme moyen publicitaire. Les propriétaires se font photographier avec leurs employés devant leur magasin, leur atelier, leur hôtel…
Jusqu’au début de l’année 1904, il était interdit d’écrire au recto de la carte postale. Celui-ci servait à écrire l’adresse du destinataire. Au verso la photographie ne recouvrait pas la totalité de l’espace ce qui laissait la place pour l’écriture de quelques mots.
Un arrêté du 18 novembre 1903 autorise d’écrire l’adresse sur la partie droite du recto et la correspondance à gauche. Dès lors, la photographie peut librement occuper tout le verso.
Entre 1900 à 1920, pendant cet âge d’or de la carte postale des millions de carte vont circuler dans le monde. On compte des centaines d’éditeurs, quelques uns vendent leur production au niveau national d’autres ne diffusent leur carte qu’au niveau d’un village.
A partir des années 1920 les éditeurs fabriquent des cartes de qualité médiocre avec des vues générales. Ceci va durer jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Les cartes de cette période 1920-1940 entrent dans la catégorie des cartes postales anciennes (CPA) imprimées par le procédé de la phototypie. Vont apparaître alors les cartes dites semi-modernes (CPSM), produites par héliotypie et héliogravure. Elles ont une bordure dentelée et sont brillantes. Avec l’imprimerie par offset, autours des années 1970 on entre dans une nouvelle époque, celle des cartes modernes. Depuis 1950 le format a changé. On a abandonné le format 9 X 14 pour passer au format 10,5 X 15 cm qui caractérise les cartes modernes.

2- Les éditeurs des cartes postales de Nexon

Plus de 180 cartes postales anciennes de Nexon ont été éditées. Plus des trois quart ont été éditées par des éditeurs qui couvrent plusieurs régions. Ce sont eux qui ont édité les principales cartes de Limoges et des villages du Limousin.

Les éditeurs de Limoges et les éditeurs nationaux

– Champeaud-Terrasson. Georges Champeaud et Joseph Terrasson, son beau-frère, sont associés dans une entreprise d’objets religieux et funéraires à Limoges d’abord au 2 boulevard Louis-Blanc puis 19 avenue de la gare à Limoges. Ils éditent des cartes postales avec comme marque une hirondelle noire en 1901, une abeille dans un cercle en 1903. L’année suivante l’hirondelle revient avec les initiales CT (Champeaud-Terrasson) CT/L (Champeaud-Terrasson Limoges). A partir de 1912 ils éditent une série de cartes postales sur la Haute -Vienne. Au décès des deux associés en 1936 Jacques Terrasson reprend la société. Des cartes sont également éditées par Goutagny, imprimerie B et G à Lyon.

logo hirondelle 2logo hirondelle 1

 Type 1      Type 2

Plus de 45 clichés ont été réalisés par ces éditeurs soit plus du tiers des cartes postales anciennes de Nexon. De nombreux vues sont rééditées avec une légende différente si bien qu’il n’est pas facile d’établir un classement des cartes de cette maison.

– Charles Collas et Cie (CCCC). Charles Collas (Suresnes, 1866 – Paris, 1947) s’installe à Cognac à la fin du XIXe siècle où il ouvre une librairie-imprimerie dans la rue Neuve Saint-Martin, au centre de Cognac. Il commence à produire des cartes postales dès 1894 ; il s’agit de vues de Royan et de Cognac. Il appose sur ses cartes un logo dont la notoriété est considérable : un trèfle à trois feuilles comportant les initiales CC & CC (Charles Collas & Compagnie, Cognac), la marque au trèfle est née. En 1899 Maurice Tesson qui effectue son service militaire à Limoges (à cette époque il dure 3 ans !) et qui est passionné de photographie le convainc de lui imprimer quelques cartes postales de Limoges. La collaboration entre les deux personnes va se développer et le jeune frère de Maurice, Roger Tesson va devenir photographe de Charles Collas. Les deux frères prennent de nombreux clichés en Haute-Vienne. Maurice Tesson éditera des cartes avec à la fois le trèfle et sa propre marque, MT/L (Maurice Tesson – Limoges) puis MTIL (Maurice Tesson – Imprimeur Limoges). Charles Collas est un éditeur de renommée nationale qui produit des cartes postales pour d’autres éditeurs comme les Nouvelles Galeries. En 1914, son entreprise emploie 150 personnes.

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 – Jean Faissat (1860-1926), installe son atelier 19 rue du Clocher en 1893. A la fois photographe et fabricant d’appareils photo il fait partie des pionniers de la carte postale à Limoges. En 1895 la municipalité conduite par Émile Labussière offre à l’État un terrain sur le site de l’ancien quartier du Viraclaud pour y construire la nouvelle préfecture. Ce quartier insalubre et vétuste était parcouru par des rues étroites bordées de maisons en torchis insalubres. C’était une bonne occasion pour la municipalité de satisfaire les partisans du courant hygiéniste de l’époque et pour rassurer les habitants encore traumatisés par le vaste incendie de 1864. Avant la démolition la municipalité commande à Jean Faissat une série de photographies du quartier. Il va réaliser des clichés ou les habitants sont saisis dans un grand réalisme. Par la suite il s’attachera à photographier les monuments des différentes communes. Les cartes qui sont éditées sont rarement animées, contrairement à celles des vieux quartiers de Limoges. Ainsi à Nexon il ferra plusieurs clichés sur le château de la garde (5) et deux sur celui du bourg, un sur l’église ainsi qu’une vue générale du bourg. Théophile Bourreau qui était photographe boulevard de Fleurus lui succédera.

– Maurice Tesson (Cognac 1877 – Limoges 1955). Passionné de photographie Maurice Tesson qui effectue son service militaire au 78e RI ne peut pas signer ses cartes postales. Elles portent la marque de Charles Collas, le trèfle, qui les édites. Libéré de ses obligations militaires il s’installe à Limoges comme commissionnaire en marchandises et effectue de nombreux clichés qui sont imprimés par son ami Collas. En 1902 son frère le rejoint à Limoges et tous à tous les deux ils constituent une collection de clichés de la Haute Vienne, de la Corrèze, du Lot et jusqu’à la Cote d’Azur.
En 1905 Maurice Tesson s’installe comme éditeur de cartes postales et pendant quelques années il va publier près de 500 clichés des principaux sites de la Haute-Vienne. A Nexon il photographie l’église et le château. On reconnaît son style, ou celui de son frère avec les reflets des tours dans l’eau ou le coté mystérieux des allées du parc avec le rocher Saint Ferréol. Les cartes sont marquées « M.T., imp. – Limoges » qui deviendra « MTIL ».

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En 1916 un incendie détruit un important stock de cartes et endommage les machines. En 1919 son frère Roger se marie et part s’installer à Lourdes. En 1930 Maurice cède son entreprise à Maurice François.
– Guilleminot, Boespflug et Cie. Paris, souvent pris à tort pour un éditeur alors que c’est un fabricant de papier photographique. On connait une seule carte qui concerne indirectement Nexon, c’est la carte photo du cheval Weber, appartenant au baron de Nexon, en 1908.
– La cigogne. Cette marque née en Alsace a pris une envergure nationale à la fin des années 1930. L’adresse des cartes de la Haute-Vienne est la même que celle du siège des messageries Hachette, 5 place Jourdan à Limoges dont il est un fournisseur.

Les éditeurs de Nexon

Desprat éditeur
Éditions Prunet : Madame veuve Prunet tenait une épicerie à Nexon  en 1900.
J. Rougier, photo éditeur à Nexon.
Éditions Labidoire: Monsieur Labidoire tient un bureau de tabac, rue du Nord à Nexon
Vigneron: Madame Vigneron possède une quincaillerie rue du Nord dans l’ancien magasin Bitaud dont elle a pris la suite lorsque M. Bitaud a acheté une partie des anciennes écoles libres vendues par le baron.

Cartes semi-modernes et modernes

CIM : Courbier Imprimeur Mâcon. Éditeur national de cartes postales à partir des années 1940. Les cartes de Nexon portent la mention : collection Bouny.

MYL : Édition F. Millet, papeterie en gros rue A. Barbès. Il édite à la fin des années 1930 des cartes sépia ou grises avec un cadre blanc.

Tepec, éditeur à Limoges. Il édite des cartes modernes.

 

LES DIFFÉRENTES VUES DE NEXON

Comme dans de nombreuses villes ou village c’est l’église ou le château qui sont les monuments les plus édités. Nexon n’échappe à cette règle. Ces deux monuments ont été photographiés et édités plusieurs fois, certains de ces clichés ont été repiqués.

L’église.

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Cette carte postée le 27 novembre 1901 est un des plus ancien cliché de Nexon. Elle est éditée par Maurice Tesson et fait partie de la première série de ses cartes postales sur la Haute-Vienne. Elle porte le numéro 99, le château a le numéro 54. Il n’y a pas de suite dans la numérotation des vues pour une même commune.  Il n’y a pas de personnage sur la carte car ce n’est pas encore entré dans les mœurs de photographier les scènes de la vie courante. Les photographies sont rares, la carte postale est un bon moyen de faire connaître à sa famille, ses amis l’endroit ou l’on vit. Les photographes multiplient donc les prises de vues de rues, de places fixant pour la postérité les habitants qui se regroupent pour poser devant l’appareil.

Sur cette carte le texte est écrit sur le devant de la carte. En effet jusqu’à la fin de l’année 1903 il était interdit d’écrire de la correspondance au dos de la carte (recto), celui-ci était exclusivement réservé à l’adresse. La photographie (au verso) ne recouvrait pas la totalité de l’espace ce qui permettait d’écrire à côté de l’image. À partir de 1904, il est permis d’écrire sur le recto de la carte postale. Celui-ci est divisé en deux parties : l’une, à gauche, réservée à la correspondance, et l’autre, à droite, à l’adresse. Dès lors, la photographie peut librement occuper tout le verso.

Ce cliché de Champeaud et Terrasson donne une large vue des places situées devant la mairie. Il n’y a aucun poteau électrique et donc pas de fils.

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Cette vue , diamétralement opposée à la précédente permet de se rendre compte des dimensions des places et de l’espace disponible. C’est une des caractéristique de Nexon que d’avoir autant d’espace. Peu de maisons sont accolées à l’église. Cela vient du fait que le cimetière qui entourait l’église a été déplacé tardivement et qu’à la place on n’a pas construit de bâtiment.

place de eglise
Sur ce cliché on voit que la maison située à la droite de l’église abrite trois boutiques. De gauche à  droite il y a un sellier-bourrelier, un tailleur et une épicerie. Ils sont plus nets sur le cliché suivant.

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La carte a été envoyée en 1909. On remarque de nombreuses planches appuyées contre l’église. Ce cliché est du à Jean Faissat, photographe à Limoges. En 1896 il avait été chargé de photographier le quartier du Viraclaud avant qu’il soit démoli et qu’à la place soit construite la préfecture et la poste.

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Les cartes deviennent animées. Des scènes de vie, des personnages vont être photographiés. Sur la place de l’église on voit deux attelages. A gauche un cheval tire une charrette chargée de deux barriques et à droite un âne est attelé à une charrette.

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Sur la carte suivante nous sommes en 1913, des enfants posent devant l’objectif du photographe. La maison à droite de l’église est en cours de démolition. En bas, à gauche de la carte, on remarque l’hirondelle, logo des éditions Champeaud-Terrasson.

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Sur cette carte, éditée par Desprats, les fidèles  quittent l’église et se dirigent massivement vers le bourg. Une femme tient la bride de son cheval attelé à une carriole. La maison à droite de l’église a été reconstruite.

Ces deux clichés ont le même nom mais ne comportent pas de nom d’éditeur. Il y a plusieurs soldats en uniforme, on est pendant la guerre de 1914-1918.

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Ce cliché, édité par Prunet permet d’apercevoir une automobile , contre l’église, sans doute celle du baron de Nexon.

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Sur toutes ces cartes ressort le petit local surmonté d’un toit à quatre pans . Il abrite le mécanisme de la bascule. Elle est très utilisée par les agriculteurs pour connaitre le poids de leurs animaux avant de les vendre le jour de la foire. La carte suivante change de couleur. Elle devient sépia. Cette couleur qui varie du brun rouge à la terre de Sienne brûlée est utilisée à la fin des des années 1920 et surtout à partir de 1930. On remarque la camionnette devant la maison à droite de l’église. C’est sans doute celle du marchand de vin et boissons qui est en train de livrer la buvette. Sur cette vue on remarque les poteaux électriques, absents des vues précédentes.

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CP n° 304 -Edition La Cigogne

Le bâtiment, à droite de l’église, a été reconstruit. Il abrite, à droite, le salon de coiffure-café de Georges André, un personnage dans le Nexon des années 1950-1960.

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Edition Vigneron (MyL)

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Edition Cap-Théojac à Panazol (IRIS)

Si l’église n’a pas changé la bascule a disparu.

Une vue peu courante, éditée par B&G. Le jeune garçon qui écrit à son père, sans doute soldat en 14-18, lui dit « sur la carte il y a le grand père et messieu Roche de la Jaye ». Comme la carte est signée René on ne connait pas le nom du grand père.

La place en face de l’église.

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Sur cette carte, éditée par M. Labidoire, on voit deux automobiles devant le garage tenu d’abord par M. Brouillaud et ensuite par René Laspéyras puis par son fils Bernard . De l’autre coté de la rue Saint Ferréol, la boucherie de Baptiste Lelong, aujourd’hui disparue comme nombre d’autres boucheries.

Cette carte de couleur bleue est plus récente. Éditée par Combier éditeur à Mâcon avec sa marque « CIM » on aperçoit une camionnette  débâchée. L’oblitération datée de 1945 recouvre un timbre de 1 franc à l’effigie de Marianne dessinée par Dulac à la demande du général de Gaulle. L’autre timbre appartient à la série des « chaines brisées » , série mise en vente en mai 1945.

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L’intérieur de l’église frappe par le petit nombre de chaises si on compare avec les bancs d’aujourd’hui. Une partie des fidèles, ceux qui ne pouvaient pas se payer une chaise,  assistait debout aux offices. Assister debout à un office religieux est la règle dans le culte orthodoxe. Les chaises appartenant à une familles étaient marquées au nom de la famille. Cette pratique a disparu dans les années cinquante mais dans l’église on trouvait encore des chaises marquées dans les années soixante bien qu’elles ne soient plus utilisées par leurs propriétaires car ils n’étaient plus là.

interieur eglise

Le Château

Comme l’église, le château a fait l’objet de plusieurs vues. Si l’entrée a été photographiée deux ou trois fois sans aucune animation,  on trouve un beau cliché pris un jour de foire. Les clichés les plus nombreux sont ceux pris depuis le parc d’un certains avec les chevaux à l’entrainement.

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Cette carte, éditée par Maurice Tesson fait partie de la première série de ses cartes postales sur la Haute-Vienne. Elle porte le numéro 58, le château a le numéro 54.

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Ce cliché avec des poules qui picorent devant l’entrée du château, date de l’année 1904 et a sans doute été pris par Roger Tesson . Il a été  repiqué après 1914 par M. Desprats . On remarque en bas à à gauche le trèfle Collas et à droite  la marque -LOGO-MTIL-TESSON321

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On remarque sur ce cliché le camion des messageries garé à gauche avec les roues a pneus pleins.

entree chateau 2Édition Goutagny-Lyon

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Ces deux cartes avec le même cliché sont éditées par Champeaud & Terrasson. Celle du haut est plus ancienne avec l’hirondelle descendante de type 1 en bas à  gauche. La seconde est signée de l’hirondelle de type 2, horizontale et plus massive. Ce cliché a été racheté par Mme Prunet et par M. Labidoire. Ce dernier a édité une carte colorisée.

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Devant l’entée du château se déroule le marché aux cochons. Une femme tient son parapluie ouvert qu’elle utilise comme ombrelle. A droite une femme porte la coiffe traditionnelle des Limousines. Tous les hommes ont un chapeau et ils portent la biaude, blouse bleue à manches amples. On l’enfilait par dessus ses autres vêtements afin de les protéger. de couleur bleue en Limousin elle pouvait être noire ou blanche dans d’autres provinces.

Une fois poussée la grille on pénètre dans la cour du château.

chateau 1

La vue du château de face est assez rare. C’est plutôt la face arrière qui a été prise .

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Cette vue de l’entrée prise depuis le château n’est pas courante. C’est une édition La Cigogne, sans doute dans les années 1930.

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Cette carte , éditée par Faissat, a été postée le 25 janvier 1903. La carte suivante est prise du même endroit, à la même saison car les arbres ont le même feuillage. Ce n’est pas le même cliché car ce ne sont pas les mêmes volets qui sont ouverts. C’est une carte éditée par Maurice Tesson avec les deux symboles: le trèfle et MTIL.

chateau couleur

La carte postale suivante est également due à Maurice Tesson. Avec le numéro 54 elle fait partie de la série des monuments de la Haute-Vienne qu’il a photographié au début des années 1900.

chateau 1901

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Les trois cartes suivantes sont prises depuis le petit cours d’eau qui coule, à droite du château.

chateau 4

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chateau vertical

Les dépendances du château

cour avec chiens

Les barons de Nexon étaient de grands chasseurs. Ils possédaient un bel équipage pour la chasse à courre.

cour

 

cour et fontaine

Les chevaux à la promenade à l’arrière du château.

chevaux 2

chevaux 1promenade des chevaux 304 legende 1 ligne

Les deux cliché ont sans doute été pris le même jour. Les deux cartes appartiennent à la même série des cartes éditées par Maurice Tesson sur la Haute-Vienne. Elles portent les numéros 302 et 304. La carte n° 304, éditée par Maurice Tesson, a sa légende écrite sur 2 lignes. Le même cliché, sans nom d’éditeur, a sa légende écrite sur une ligne.

promenade des chevaux 354 sepia

Un retirage a été fait par Mme Vigneron .

cheval Weber II

chevaux avec nom

Quelques champions du haras…

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Un entrainement en 1909

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En 1910

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Haras etalon couleur Quartalpha

L’étalon Quartalpha – Edition la Cigogne

Le parc du château

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parc-legende-et-costume

La jeune fille est Marie PENOT, fille des concierges du château. Le jeune garçon est un des jockey de l’écurie du baron Armand de Nexon.

La rue du Centre

Pour aller vers le centre du bourg depuis l’église on emprunte la rue du Centre rebaptisée rue Victor Hugo en 1948.

Nexon rue du centre gros planOn est en 1909, les trottoirs ne sont pas faits et ils n’y pas de voitures dans les rues. Les enfants jouent aux cerceaux.

nexon rue du centre depuis place egliseLes trottoirs ne sont pas encore faits mais il y a un caniveau pavé. A droite, la maison de Maître Boutaud-Lacombe, notaire et maire de Nexon de 1930 à 1941. A gauche les commerces.

Nexon rue du centre depuis eglise fete sur la place

Il n’y toujours pas de voitures mais les trottoirs sont faits. Leur construction a été proposée par le maire,  M. LELONG en 1911. On circule en vélo. On voit la devanture de la quincaillerie CHARREIX puis l’épicerie-tabac IMBEAU et ensuite le salon de coiffure NOUHAUD qui est également chapelier.

Nexon rue du centre champeau Terrasson 1930

En remontant la rue depuis le centre du bourg on remarque mieux l’absence de commerce sur le coté gauche. Il est bordé par le mur du jardin de Maître BOUTAUD-LACOMBE.

Nexon rue du Centre militaires

De nombreux soldats sont présents à Nexon et on en voit souvent sur les cartes postales. En janvier 1915, une compagnie du 243 ème régiment de ligne s’installe à Nexon. Avant 1914, il y avait régulièrement des bivouacs de sections de l’un des régiments de Limoges  dans les environs de Nexon.

Nexon rue du centre

La première maison a droite est l’hôtel de France. Il est tenu par la veuve BOURDEIX qui possède également la pâtisserie.

La rue du Nord.

Quand on arrive de Limoges ou de Chalus, c’est la rue qui traverse le bourg. Elle conduit à la mairie et à l’église, lieu du pouvoir temporel et spirituel.  A gauche on longe le mur du pensionnat tenu par des religieuses. A droite il y a le cimetière.

pensionnatsinstitution sacre coeur

nexon-1914

Pendant la Première mondiale des troupes ont séjourné dans les locaux du pensionnat.

Un peu avant 1940, M. BITAUD achète une partie du pensionnat et y transfère sa quincaillerie à l’enseigne »Sam Suffit ». Il était trop à l’étroit quelques centaines de mètres plus loin sur la droite, là ou Madame VIGNERON s’installera une fois la quincaillerie Bitaud déménagée. Après l’austérité du mur du pensionnat on est ébloui par l’abondance de produits déposés sur le trottoir et dans la cour d’entrée de l’ancien pensionnat.

Quincaillerie Bitaud Quincaillerie Bitaud femmes

Monsieur Paul Colmar m’a aimablement fait parvenir plusieurs photographies anciennes de Nexon. Parmi celles ci qui montre l’ancienne boutique de Paul BITAUD, rue du Nord. La liste des produits que l’on trouve dans cette quincaillerie est impressionnante. Au delà de l’outillage, de la serrurerie et de la visserie, articles classiques d’une quincaillerie, on peut acheter des produits vendus en droguerie, mais également des articles de chasse et de pêche mais également des cycles et motocycles… C’est un super marché sans l’espace de vente correspondant!

106 - COM - quincaillerie Delaty 001-1 - P. Bitaud successeur - Photothèque Paul Colmar

La route n’est pas goudronnée, les poules traversent sans crainte des voitures automobiles car à cette époque il n’y en a pas encore à Nexon. Le cheval vapeur n’a pas encore détrôné l’animal. Avant d’arriver à l’hôtel du Nord (M. Lauzeille) qui fait le coin avec la rue « Casse toupie » on passe devant la poste.

bureau de poste anme avec timbre

Il y a du monde devant le bureau de poste sur cette carte postale éditée par Champeaud et Terrasson. Le cliché date de 1908.

la poste 1915

Sur ce cliché, sans nom d’éditeur, il y a moins de monde. le cliché a du être pris au début de la guerre.

rue du Nord hotel du NordRue du Nord La Poste

Une fois passé l’hôtel et la rue casse toupie qui débouche à droite (tout un symbole!) on entre dans le Nexon commerçant. Il y a du monde sur les trottoirs et sur la route. Il n’y a pas encore de voitures, la carte est datée de 1906.

rue du nord centre

rue du Nord Champeaud 1

rue du Nord voiture

Trois vues prises pratiquement du même endroit. La première carte, signée de l’hirondelle, est la plus ancienne. Sur la deuxième il n’y a pas encore de voiture . Sur la gauche un soldat en uniforme. Sur la troisième on voit nettement le salon de coiffure et à coté, une buvette. Les hommes portent pratiquement tous un chapeau et il y a une voiture dans la rue.

Quelques années plus tard, nous sommes au début des années 1930, les gens sont sur le trottoir qui est bien marqué car maintenant il y a des voitures et des motos.

 rue du nord 1930

A gauche en allant vers l’église, on trouve le marchand de matériaux pour la construction, chaux et ciment, un marchand de grains, une mercerie et l’hôtel du commerce tenu par M. PRUNY.

En venant de l’église , en entrant dans la rue on trouve à gauche un hôtel, celui de la poste. Il y a de nombreux hôtels, cafés, restaurants à Nexon comme dans tous les villages. On se retrouve au café pour de nombreuses occasions, qu’il s’agisse des enterrements ou des fêtes, des foires ou des marchés… A part le vin, le cidre et la gnôle, personne n’a de boisson alcoolisée à la maison.  Le café est le lieu de convivialité par excellence.

rue du nord pharmacierue du nord cafe poste

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La même scène, Madame D’AMARZIT livre le lait frais à ses clients. Elle effectue sa tournée avec sa carriole attelée à son âne.

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Le « café de la poste » est devenu « Sporting café », la charcuterie qui se trouvait au commencement de la rue Gambetta a cédé sa place à l’agence du Crédit Agricole. Autrefois modeste bureau qui n’affichait pas son nom, le Crédit Agricole était fréquenté par les seuls agriculteurs. L’obligation pour les employeurs de payer mensuellement leurs salariés a conduit à ce qu’on appelle la « bancarisation ». Tous les foyers ont été contraints d’ouvrir un compte. A  Nexon, comme dans toutes les zones rurales, le Crédit Agricole a connu une expansion remarquable. Il fallait être visible d’ou cette installation. Par la suite le Crédit Agricole s’est installé dans l’ancienne scierie Laspougeas ou il se trouve encore. Après son déménagement il a été remplacé par l’entreprise d’électricité générale de M. LACORRE.

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Afin de donner plus de visibilité aux automobilistes, le « Sporting café » a disparu. Il  a été démoli en 1971 et remplacé par un jardin.

rue du Nord hier et aujourdhui

Le champ de foire

Les cartes postales sont intitulées « place du champ de foire » ou « Place de la mairie ».

maison malardeau 1

Cette carte postale porte le numéro 300 dans la série Haute-Vienne de Maurice Tesson. Elle est intitulée « Place de la mairie ». L’électricité n’est pas encore distribuée dans toutes les maisons. A gauche la pharmacie NOUHAUD qui deviendra la pharmacie LONGEQUEUE en 1936 puis POURET en 1979 et Saint Roch en 2002. Sur le coté gauche de la rue Pasteur, après la maison de M. NOUHAUD on trouve la boucherie GUYOT. En face, sur la place, le maréchal-ferrant, M. SANCIAUD. A l’extrême droite la maison PAROT « horlogerie, lunetterie, bijouterie, orfèvrerie »

maison malardeau 2Un poteau électrique a été planté au coin de la place. La maison mitoyenne de celle du maréchal-ferrant a été surélevée et M. DESPLANCHES y a ouvert une horlogerie-bijouterie.

place champ de foire pharmacie Nouhaud gros plan

Cette carte, sans nom d’éditeur, est intitulée « Place du champ de foire ». A côté de la boucherie GUYOT se trouve le magasin  « Tissus & Nouveautés » de M. GROSPAS.

maison Malardeau annees 30

Maintenant les charrettes croisent les camions. En descendant la rue, à coté de la boucherie GUYOT  se trouve l’entrée d' »Electric Garage », puis le magasin de tissu tenu maintenant par M. PRADEAU, la pharmacie BONNEL, situation assez peu fréquente de trouver deux pharmacies aussi proches l’une de l’autre, puis une boulangerie, les économats du centre et, après le porche, une autre boulangerie.

maison Malardeau noir et blancmaison malardeau couleur

Au début des années 1950 M. MALARDEAU qui avait acheté avant la guerre la maison du maréchal-ferrant a fait construire un immeuble qui abrite son commerce de laines. Sur la rue Pasteur la boucherie GUYOT a fermé, le magasin de tissus a pris comme enseigne ‘Nouveautés » avant de laisser la place aux cycles Peugeot de M. FAUCHER. La pharmacie BONNEL a été reprise par M. LAMOURE, la boulangerie par M. BESSE et les Économats ont laissé la place à une fabrique de pantoufles créée par M. BRUGEAS.

Il existe au moins cinq cartes différentes du champ de foire avec des dizaines de bêtes et les paysans en habit, coiffés d’un chapeau ou d’une casquette. Peu de femmes sont présentent sur le foirail. On les remarques sur la 3 ème carte (Prunet) avec leur ombrelle.

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champ de foire 3

édition Desprats

champ de foire 1

édition Prunet

champ de foire 4champ-de-foire-sepia

Les deux clichés sont identiques mais la carte de gauche est beaucoup plus nette.

champ de foire 2

édition Labidoire

Place de la Mairie- Place du champ de foire

ancienne mairie 2ancienne mairie 1
place mairie animme

Il s’agit de l’ancienne mairie. Le bâtiment photographié ici a été détruit en 1918 et à la place a été construit le monument aux morts. La mairie a alors été transférée dans le bâtiment que l’on aperçoit à droite, entouré d’un mur. Elle a occupé les locaux laissés vacants par l’école du fait de la construction du groupe scolaire en 1914.

place de eglise 4place mairie

Ces deux clichés, pris a peu près du même endroit, montrent la belle perspective vers la place du petit marché avec à l’angle, l’imposant « Hôtel de la poste » en même temps épicerie tenu par la famille PRADEAU puis BOUNY avant de devenir une clinique vétérinaire créée par M.  Yves FARANDO.

place du champ de foire ouest place de la mairie. 3 jpg

Nexon place de la fontaine petit marché

Outre l’intérêt qu’apporte la manière dont les femmes et les enfants sont habillés cette carte nous apprend que la place s’appelle « Place de la fontaine ». C’est la fontaine de la Mazerole à laquelle beaucoup de gens venaient s’approvisionner en eau.

place du champ de foire poste 28 mai 1909

place champ de foire hier et aujourdhui

La place du champ de foire est devenue la place de la république. La bijouterie PAROT après a cédé la place à l’épicerie de Madame CLERMONTEIL qui a ensuite été remplacée par un salon de coiffure. L’épicerie est devenue la boucherie-charcuterie BOSBATY.

place du champ de foire   place petit marche animee place petit marche soldats

On retrouve des militaires sur la place du petit marché  et on peut constater que les éditeurs ne sont pas très précis dans l’appellation qu’ils donnent aux lieux: pour certains les 3 places sont baptisées « place du marché ».

édition Labidoire

Nexon hotel ,moderne 1948

hotel cafe moderne couleur

La boulangerie PRESSICAUD a été démolie et à la place a été construit l’Hôtel Café Moderne ». A sa droite, une maison neuve, celle de M. Pradeau, huissier de justice et maire de Nexon de 1945 à 1965. Il n’y plus de charrettes mais de voitures automobiles.

champ de foire avec monument morts

Cette vue du champ de foire est intéressante car elle montre le premier emplacement du monument aux morts. Il est au milieu du bourg, sur le champ de foire, en face de la poste. La guerre et ses ravages ont marqué presque toutes les familles. La mémoire de ceux qui sont morts doit être présent pour tous.

La nouvelle Poste et le monument aux morts

Les Monuments aux Morts furent, pour leur immense majorité, érigés entre 1919 et 1925. Ils rappellent à nos mémoires le nom des hommes de la commune morts lors des conflits militaires. Quasiment inexistants avant la première guerre mondiale, ils sont devenus partie intégrante et obligée des monuments et bâtiments communaux, au même titre que l’église, la mairie ou l’école publique. Toutes les communes de France, de la plus grande agglomération aux plus petites communes rurales, ont fait construire un monument à la mémoire de leurs morts militaires. Les noms des morts du second conflit mondial, de la guerre d’Indochine ou d’Algérie ont souvent été rajoutés sur ces monuments.

Le 9 mars 1919 uns souscription publique est ouverte pour l’édification du monument aux morts. Il sera érigé à la place de l’ancienne mairie qui vient d’être démolie.

la poste et le monument aux morts Bouny bleuela poste et le monument aux morts CIM sepia 1949 La carte de couleur bleue a été éditée par M. Bouny

nouvelle mairie

A droite on voit la nouvelle mairie. Elle n’a encore ni campanile, ni horloge. Ils ont été ajouté en 1947.

Le monument surmonté du coq tourné vers l’Est, au soleil levant, annonce l’arrivée de la Lumière. Il est dressé sur ces pattes affirmant  la fierté de la France face à ses ennemis. le poilu armé de son fusil et levant l’étendard rappelle la victoire des soldats. Au départ le monument n’est pas entouré de grilles. Elles viendront par la suite, sans doute pour empêcher que les enfants jouent sur les marches.

monument aux morts vert

monument aux morts vert grille

monument aux morts anime

En 1950 le monument a été déplacé à proximité du cimetière, dans un endroit plus calme et plus propice au recueillement.

Monument aux mort de Nexon

La rue de l’usine électrique (rue Pierre et Marie Curie aujourd’hui)

rue-de-lusine-electrique

Ce cliché permet de se rendre compte que dès 1906 Nexon possédait une usine produisant de l’électricité. Par la suite le bâtiment a été occupé par la perception.

rue-de-lusine-electrique-par-le-bas

La Chapelle des Garennes

Elle est située à l’entrée du cimetière. la chapelle originelle a été construite vers 1698. menaçant de tomber en ruines elle a été reconstruite grâce à une souscription publique.  C’est le 1er juillet 1875 qu’elle a reçu la bénédiction solennelle de Monseigneur DUQUESNAY, évêque de Limoges.

Le monument aux morts qui avait été construit sur la place de la poste a été déplacé juste à l’arrière de la chapelle;

                                                              chapelle garennes chapelle 3 chapelle 2

Sur cette carte sans nom d’éditeur des soldats en uniforme. Le cliché  a du être pris en 1917 ou en 1916, la carte est expédiée le 20 août 1917.

Au fond on aperçoit la scierie LASPOUGEAS. Elle a été vendue au Crédit agricole qui y a installé ses bureaux.

scierie panoramique

scierie petit planUne vue de la scierie dans les années 1930.

chapelle sepia 127 La cigogne

Une édition sépia par La Cigogne

Avenue de la gare

En partant de la Chapelle des Garennes et se dirigeant vers la gare, la route est bordée par la grande maison de l’hôtel DESCUBES. Après la seconde guerre le garage VALETTE s’installera dans les dépendances.

route gare depuis chapelle garennes

En descendant vers la gare on trouvait une forge et un café restaurant. Toujours sur le même coté droit, à la place du cabinet médical actuel, il y avait un café-épicerie et une salle de bal. Les deux maisons bourgeoises qui suivent, sont implantées dans un parc et ont abrité des personnes exerçant des professions libérales: banquier, médecin, dentiste , vétérinaire…

En face, du coté gauche, la maison Laspougeas, puis le café Guyot qui possédait une pompe à essence. En continuant sur ce côté on longeait le mur de la propriété de M. MARCOFF qui était vétérinaire. Sa veuve l’a léguée à la commune.

Un peu plus bas, toujours à gauche on trouvait la gendarmerie.  C’est aujourd’hui le restaurant MASSY.

avenue gare en face gendarmerie

La carte postale est éditée par DESPRATS et le cliché peut être daté de 1911. Les gens marchent sur la route, c’est sans doute un jour de foire car on distingue du monde vers le haut. A droite la gendarmerie.

On continue la descente vers la gare. On passe devant un bistrot, une fabrique de galoche, la maison ADAM et on traverse le ruisseau de la Vanelle. A droite de la route la retenue d’eau, appelée « étang » qui alimentait le moulin Barlet situé de l’autre coté de la route ( à gauche en descendant). On aperçoit la cheminée de la station de pompage qui alimentait en eau la gare de Nexon. En effet les locomotives a vapeur étaient de grosses consommatrices d’eau et elles faisaient le plein en gare ou deux grosses citernes la leur fournissaient.

moulin Barlet

Cette carte porte à la fois le trèfle de Charles Colas et le sigle de Maurice Tesson. Le cliché date de l’année 1905 car on trouve des cartes postales avec un cachet de mars 1906. Comme les arbres ont des feuilles la photo a été prise avant. On notera que le même cliché a fait l’objet d’un retirage, sans indication de l’éditeur et sans le numéro de la carte ( 299 sur la carte de Maurice Tesson). Les cartes sans éditeurs circulent en 1913.

moulin Barlet animée

Sur ce cliché édité par Prunet on distingue le moulin à droite et l’on constate que dans sa partie basse, l’avenue de la gare n’est pas bordée de maison. Il y a une nette séparation entre le bourg et la gare. Les maisons que l’on voit aujourd’hui ont été construites après 1929, grâce aux dispositions de la loi Loucheur.

La gare

On arrive à la gare par une légère montée. A gauche les employés du chemin de fer cultivaient des légumes dans des petits jardins remarquablement bien entretenus. En arrivant à droite un hôtel restaurant. Sur la carte, datant de 1906, on lit « café- restaurant Momot ». C’était l’hôtel LATHIERE dont la renommée dépassait largement les limites du canton. Le bar était très fréquenté par les cheminots qui avaient créé une porte dans la clôture en face de l’hôtel.

gare buffet 

La gare est à gauche , et en face de l’hôtel se trouvent deux énormes réservoirs d’eau comme on peut le voir sur le cliché suivant.

reservoirs et hotel lathièreLa carte postale a été postée le 30 juin 1923. La croix indique sans doute que l’auteur loge dans cet hôtel mais le texte est très court  » Bonjour de Nexon. Tout va pour le mieux » .

gare ext

gare interieur couleur

Entre les deux clichés seuls les volets ont changé…

gare int 4

Le cliché est pris de l’intérieur de la gare, sur les voies en direction de Limoges. La carte postale, postée en 1906 ne porte aucune indication d’éditeur. Ces deux réservoirs ont été détruit au début des années 1970.

hotel gare 2gare et hotels

En face de la gare, à droite sur la carte postale ( au logo de l’hirondelle , reprise ensuite par LABIDOIRE) on voit la grande bâtisse de l’hôtel des deux gares tenu par M. LOMBERTIE, et plus loin l’hôtel BEYRAND. L’hôtel, possédait une salle de bal qui servait de salle de restaurant les jours de foire. Ces jours là ils se buvait deux barriques de vin rouge et une de vin blanc.

106 - COM - hôtel des Deux Gares 001-1 - P. Lombertie propr. (circa 1925) - Photothèque Paul Colmar

Sur cette photo, reproduite avec l’autorisation de Monsieur COLMAR, on voit un véhicule automobile à coté d’une voiture à cheval.

nouvel hotel gros plan

L’hôtel des deux gares est devenu Le Nouvel Hôtel, puis l’activité de la gare ayant décliné au fur et à mesure du développement de l’automobile, les hôtels de la gare ont fermés et ont été transformés en appartements.

106 - COM - hôtel de la Gare 001-1 - Beyrand propriétaire - Photothèque Paul Colmar

(cliché appartenant à la photothèque Paul COLMAR)

gare interieur

Les employés posent devant la gare (marque Hirondelle)

Deux vues à l’intérieur de la gare, l’une prise en direction de Nexon permet d’apercevoir les deux réservoirs d’eau, l’autre en direction de Limoges est prise un jour de foire.

gare int 3gare int 2

Sur le cliché suivant on remarque, à droite la locomotive à vapeur. A l’extrême droite on voit une belle maison. Elle a été construite avant la voie ferrée Limoges-Périgueux. La route qui la dessert se termine en impasse. Il y avait au bout le district voie et bâtiments avec la maison du chef de district, les locaux de stockage, des stocks de traverses… Il y avait également un dépôt de 4 à 6 locomotives et un bâtiment pour l’entretien… La scierie LASPOUGEAS s’y est installée au début des années 1970.

gare interieur dos wagon

Il n’y a plus de locomotives a vapeur, seuls des automoteurs circulent. Ici l’automoteur « BGC » B 81583 en service sur la ligne Limoges-Bordeaux;

gare couleur autorail

En s’éloignant de la gare, vers Biard, on passe devant la gare des marchandises, en face de l’hôtel BEYRAND. L’activité était importante. Il y avait bien sur les expéditions d’animaux les jours de foire avec plusieurs dizaines de wagons de bestiaux mais aussi celles de céréales et de pommes de terre. A la place des silos qui existent aujourd’hui il y avait un magasin de stockage appartenant à M. BONNET.  dans les années 1950-1960, mon grand père expédiait régulièrement des wagons de blé mais aussi de farine et c’était une joie pour nous enfants de sauter sur les sacs qui s’empilaient dans le wagon.

hotels gare 1

A gauche l’hôtel de la gare L. BEYRAND, à droite l’entrepôt BONNET (cliché Desprats)

Le Château de la Garde

                                                                                      chateau la garde vert 1chateau la garde vert 2

                                                            chateau la garde 11chateau la garde 8

                                                                chateau la garde 7

                                                                chateau la garde 5chateau la garde 3

                                                                 chateau la garde 1chateau la garde 2

                                                                  chateau la garde 12chateau la garde 13

Varnet

L’étang de La Lande

Le Courdein

Maison Morterol

Peu de personnes se souviennent qu’avant la minoterie du Courdein, tenue par MM. Ségure, Girardy puis Nys c’était une vinaigrerie qui existait. L’étang, antérieur à 1820, alimentait la roue puis la turbine.

Les pensées

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Les Moulins

                     moulin-trouly-1moulin-troulymoulin-trouly-3

Les fêtes à Nexon

fetes

nexo-fete-les-bebes

Nexon noceNexon noce 2

nexon kermesse

6 Responses

  • Anne A M. says:

    Bonjour, je viens de découvrir votre site sur cette ville dans laquelle je vis depuis maintenant près de vingt ans, et vous transmets toute mon admiration pour le travail réalisé.

    Je tiens à votre disposition ue carte postale de 1910 qui ne figure pas dans votre recension et la tiens à votre disposition. Elle m’ d’ailleurs été généreusement offerte par notre maire actuel.

  • rose Forgeron says:

    Superbe collection de cartes postales qui me fait retrouver le Nexon que j’ai ,autrefois,connu. Quelques remarques : rue Gambetta,je n’ai pas connu la charcuterie au n°2 actuel. Mais c’était,avant le Crédit Agricole,la maison du Docteur Marcel Nouhaud,frère du pharmacien Charles Nouhaud et donc son voisin.
    Avenue de la Gare,la propriété ,dont Madame Lucienne Lelong,épouse de Monsieur Boris Markoff vétérinaire,a fait don à la commune,n’a jamais été la propriété dudit Mr Markoff,mais celle de Lucienne Lelong,qui l’avait héritée de son père,le Docteur Félix Lelong. Le Docteur Lelong était issu d’une vieille famille bourgeoise nexonnaise (en 1911 son oncle était le maire de Nexon) .Outre cette propriété,il possédait des fermes et des métairies. C’est sa fortune que sa fille a hérité à son décès. Il est d’ailleurs regrettable que n’apparaisse nulle part le nom,ni même le prénom de cette généreuse donatrice!!

  • Rémi LASPERAS says:

    Bonjour,
    Je me permets ce commentaire, pour rectifier une information contenue dans cet article.
    C’est au sujet du garage présent sur une des carte postale qui a ppartenu à mon grand-oncle et à son fils, par la suite.
    D’un point de vue chronomogique, il serait préférable de citer le père, René en premier et Bernard, son fils en deuxième.
    D’autre part, l’orthographe exacte du nom est Laspéras, le y à effectivement existé, mais s’est perdu au début du XIXème siècle.

    Et petite question : pourquoi ce bâtiment qui hébergeait le garage (et le bar restaurant) comprote un macaron « fondation et bâtiment »

    Bravo pour votre site très instructif.

    Un descendant, Rémi Laspéras

  • Mathe Gillet Anne Marie says:

    Un travail superbe ! Bravo et merci pour cette recherche sur notre memoire collective et nos racines .
    Felicitations !!!

  • eric morata says:

    magnifique site qui retrace l’histoire de ce beau village de Haute Vienne. Les photos sont émouvantes.
    Je verrais bien plus de photos des 30 glorieuses, des 70’s.
    Certainement pas chose facile à trouver en bon état…
    Félicitation pour ce blog plein de nostalgie.



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