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En 1918 deux soldats américains se marient à Nexon

6 juillet 2018 | Posté par admin dans Connaissance de Nexon | Histoire | première guerre mondiale | XX siècle

Deux mariages franco-américains figurants sur les registres d’état civil. Les deux soldats ont épousé leur marraine de guerre.

Le premier mariage :

Le 6 mai 1918 union de Percy Montfort BELL soldat américain né à Hulut (Minnesota), le 11 Janvier 1881 avec Henriette Clémence HAMON, corsetière née à Bordeaux le 8 Février 1898.

Le couple a eu un fils, Jean Henri, né le 10 Janvier 1919 à Pauillac en Gironde. Ils sont partis aux Etats-Unis en 1919. Par la suite ils ont divorcés. Henriette Hamon est restée aux Etats-Unis ou elle est enterrée. Percy M BELL est décédé le 17 Octobre 1963.

En 2004 la petite fille de ce couple, Judy McCOY effectuait des recherches pour connaitre la famille de sa grand-mère, Henriette HAMON.

Le second mariage :

Le 20 Juin 1918 union de Charles D. RICE soldat américain né à Wheaton (Illinois) le 29 Juillet 1892 avec Odette LAGUZON sans profession, née à PAUILLAC (Gironde) le 30 Janvier 1894.

On perd la trace d’Odette RICE-LAGUZON.

Les marraines de guerre.

La guerre devant être courte, rien n’avait été prévu en 1914 pour soutenir le moral des soldats. Mais lorsque la guerre s’enlise, le moral de certains soldats commence à flancher. Certes de nombreuses associations apportent un soutien aux soldats par l’envoie de colis mais rien ne remplace l’affection d’une mère, d’une épouse ou d’une sœur. De là est née l’idée des marraines de guerre.

Une première association, La Famille du soldat, nait en janvier 1915. Bénéficiant de la publicité gratuite de L’Écho de Paris elle voit affluer les lettres de soldats demandant qu’on leur écrive. Peu à peu d’autres journaux comme La Croix, Le Journal… vont ouvrir leurs colonnes aux soldats. De nombreuses dames patronnesses créent des œuvres. Les mamans qui ont perdu leur fils unique au combat cherche un réconfort en prenant en charge un jeune soldat.

Mais assez vite de patriotiques des relations sentimentales vont naitre dans les échanges épistolaires.  Constatant cette évolution, le 1er mai 1915, une revue bimensuelle légère, Fantasio, crée « Flirt sur le front », une rubrique destinée aux jeunes filles et aux jeunes soldats à la recherche de l’amour. Le succès est fulgurant et en 3 mois ce sont plus de 6000 soldats et marraines qui ont été mis en relation.

                                                                                    

Fantasio mettra un terme à cette action dès novembre 1915 mais d’autres revues prendront la suite, augmentant régulièrement le prix de la ligne d’annonce tant le succès de ce courrier du cœur était grand.

Demandes de marraines toutes domiciliées chez Iris, la principale poste restante privée pendant la Première Guerre Mondiale.

Notons que l’armée ne voit pas d’un bon œil ces échanges de courrier grossir et craint que dans les lettres des informations militaires se glissent, des espions ingénieux ayant pris l’apparence de jeunes filles amoureuses. Les Lettres qui sont envoyées aux journaux avec de simples initiales ou des numéros et celles qui sont adressées en poste restante vont directement au rebus.

Des mariages ont été célébrés entre des soldats et leur marraine. Le hasard fait qu’il y en a eu deux à Nexon.

 

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