Une histoire illustrée de nexon
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Le réseau ferroviaire du Limousin s’est constitué par étapes à partir de 1856, lorsque le 2 juin le premier train venant de Paris par Châteauroux est entré en gare de Limoges. En 1860 Limoges est une gare terminale et aucune grande ville du Limousin n’est desservie par le train.

 Limoges fut reliée à Toulouse avec l’ouverture du tronçon Toulouse – Lexos le 24 octobre 1864. Le tracé passait par Nexon, Périgueux, Brive et Capdenac, soit 824 km. Le trajet fut réduit à 755 km par l’ouverture du barreau Nexon – Brive, le 20 décembre 1875 puis à 713 km, sa longueur actuelle, avec l’ouverture du tronçon Limoges-Uzerche-Brive le 1 er juillet 1893.

Nexon est rapidement devenue un centre ferroviaire important du fait des deux embranchements vers Périgueux puis vers Brive.

La ligne Limoges – Nexon – Périgueux.

Le 30 mars 1853 est constituée la Compagnie du chemin de fer Grand-Central de France afin de réaliser la ligne de Limoges à Agen par Périgueux.

Une convention qui concède à titre définitif à la compagnie la ligne de Limoges à Agen est signée avec le ministre des Travaux publics les 2 février et 6 avril 1855. Elle est approuvée par décret impérial le 7 avril 1855. Mais rapidement la Compagnie Grand-Central connait des difficultés financières. Le 7 mars 1857 le conseil d’administration du Grand-Central accepte le principe d’une fusion avec le PO et le Lyon-Méditerranée. La ligne Limoges-Agen est confiée à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans.

Les travaux, commencés en 1856, se sont terminés en mai 1861 et la ligne est mise en service le 26 août 1861. D’une longueur de 97 km, cette ligne, non électrifiée, cette ligne a été mise à double voie en 1863. Son point le plus élevé se situe à 425 m d’altitude, sur la commune de Bussière-Galant, en limite des bassins versants de l’Isle et de la Vienne.

Neuf gares sont desservies entre Limoges et Périgueux : Beynac, Nexon, Lafarge, Bussière-Galant, La Coquille, Thiviers, Négrondes, Agonac et Château-L’Evêque. S’y ajouteront ensuite les gares de Mavaleix et de Chancelade.

En 1962, la deuxième voie a été déposée entre Nexon et Périgueux. Cependant plusieurs points de croisements sont prévus dans les gares.

Accidents

Le 15 novembre 1862, un train de voyageurs se dirigeant vers Limoges percute par l’arrière un train de marchandises sous un tunnel proche de la gare de Thiviers. Le garde-frein du train tamponné et le mécanicien du train de voyageurs meurent dans l’accident.

Le 30 octobre 1930, en pleine nuit, l’express Lyon-Bordeaux déraille près de la gare de Ligueux à la suite d’un affaissement de la voie en zone argileuse. Douze passagers et trois agents de la compagnie ferroviaire trouvent la mort dans cet accident.

Exploitation

Le 20 décembre 1875, une partie du trafic en direction de Toulouse a été détournée par la mise en service de la ligne de Nexon à Brive-la-Gaillarde.

Aujourd’hui la ligne a perdu de son importance. Jusqu’en 2004 elle était empruntée par les Turbotrains Lyon-Bordeaux. De 2004 à 2012 cet itinéraire a été desservit par des rames corail tractées par des BB 67000 puis ont circulées des rames X 72500. Cette liaison est suspendue depuis décembre 2012 entre Limoges et Lyon.

Du fait de la création de la région Nouvelle Aquitaine une liaison directe Bordeaux-Guéret est indispensable. La reprise du trafic entre Bordeaux et Montluçon, en passant par Guéret est prévue avant la fin 2018, la poursuite vers Lyon étant prévue pour plus tard.

Aujourd’hui cette ligne permet des liaisons TER entre Limoges et Périgueux et des liaisons Limoges-Bordeaux.

 

La ligne de Limoges – Nexon – Brive-la-Gaillarde.

En 1857, à la suite des difficultés financières de la Compagnie du Grand-Central de France, la Compagnie Paris à Orléans reçoit la concession d’une ligne « de Limoges à Brive ». Le but de cette nouvelle ligne est de réduire le temps de parcours au sud de Limoges en évitant de passer par Périgueux. La construction de la ligne entre Limoges et Brive est déclarée d’utilité publique par décret impérial le 17 mai 1865. Construite avec une seule voie, par souci d’économie, cette ligne a permis de réduire le temps de parcours entre Paris et Toulouse de 70 km par rapport à l’ancien itinéraire passant par Périgueux.

Le 5 janvier 1874 le conseil municipal demande que le raccordement de ligne de St-YRIEIX se fasse à Nexon et non à Lafarge. Le décret du 13 juin 1874 porte la décision du détachement du chemin de fer de Limoges à Brive, de la ligne de Limoges à Périgueux, à ou près de Nexon. Il corrige le décret du 17 mai 1865 dans ses dispositions contraires au nouveau décret.

Source: http: //florent.brisou.pagesperso-orange.fr/NN-BLG.pdf

Ce n’est pas la ligne la plus directe, puisqu’elle a un tracé occidental, mais elle dessert Saint-Yrieix où est exploité le kaolin. C’était l’opportunité de relier la région productrice avec Limoges, là où sont installées nombre de fabriques de porcelaine. Malgré la crainte des patrons d’exploitation de carrières de kaolin des Monts d’Ambazac, l’arrivée directe de kaolin de Saint Yrieix ne les concurrencera guère sur le marché de Limoges et n’aura aucun impact sur l’exportation du kaolin des Monts d’Ambazac hors du Limousin. Par contre de nouvelles manufactures de porcelaine se créeront à Limoges, du fait d’une arrivée plus importante et plus rapide de kaolin de Saint Yrieix.

La liaison Limoges-Brive par Nexon et Saint-Yrieix fut ouverte le 18 décembre 1875. Le convoi inaugural, composé d’une locomotive, son tender et sept wagons, partit en réalité de Brive à 9h25 pour arriver à Nexon à 17h44. La vitesse moyenne était de 27km à l’heure. Elle est mise en service le 20 décembre 1875 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO).

Jusqu’en 1893 elle accueillait l’important trafic voyageur et fret de l’axe Paris – Toulouse – Espagne avant d’être supplantée par la ligne Limoges – Brive via Uzerche.

Cachets de convoyeurs de la ligne Nexon-Brive

Un employé recueillait le courrier déposé dans les boites aux lettres des gares. Ils apposent un cachet formé d’un cercle à contour festonné ou ondulé sans circonférence intérieure. Il possède à partir de 1877 de deux cachets, un pour chaque direction. Sur la première ligne figure, à gauche, le numéro des départs quotidiens, 1°,2°,3°. A droite de ce numéro figure le quantième ; En dessous apparaissent les lettres du mois. Sur la troisième ligne figurent les deux derniers chiffres de l’année. Ce dernier nombre est souvent peu lisible.

Cachet Nexon -Brive

Cachet Brive – Nexon

Cachet premier jour pour le centenaire de la ligne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’en 1893 elle accueillait l’important trafic voyageur et fret de l’axe Paris – Toulouse – Espagne avant d’être supplantée par la ligne Limoges – Brive via Uzerche.