Une histoire illustrée de nexon
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En plein été, le 23 août 1939, le monde entier est stupéfait par l’incroyable nouvelle : l’Allemagne et l’Union soviétique viennent de signer à Moscou un pacte de non agression. Une clause secrète de ce pacte prévoit même le partage de la Pologne le mois suivant. Le 25 août, Chamberlain confirme le soutien de la Grande-Bretagne à la Pologne par la signature à Londres d’un accord anglo-polonais.
Le 1er septembre 1939, sans déclaration de guerre préalable, 52 divisions de la Wehrmacht franchissent la frontière polonaise. La radio française annonce aussitôt la mobilisation générale décrétée par le gouvernement pour le lendemain. Cette mobilisation est confirmée par voie d’affichage.

mobilisation 1939

Le télégramme officiel  adressé par le Ministre de la Guerre au Maire de la Commune de Nexon arrive le 1er septembre 1939 à 20h20. Le texte est court: « Ordre de mobilisation. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2 septembre 0 heures ».

telegramme ordre mobilisatio 1914

Les Allemands ne retirent pas leurs troupes de Pologne comme le demandent les gouvernements français et britannique. Du coup, le 3 septembre à 11 h, l’Angleterre, qui avait rétabli le service militaire obligatoire le 27 avril, entre en guerre contre l’Allemagne. Elle constitue un Cabinet de Guerre dirigé par Sir Winston Churchill et déclare le blocus naval de l’Allemagne. Trois pays du Commonwealth, l’Australie, l’Inde et la Nouvelle-Zélande entrent en guerre au côté de la Grande-Bretagne. Les Français entrent à leur tour en guerre contre l’Allemagne à 17 h.

 

 

 

 

 

 I- L’Union Sportive Nexonnaise et le rugby.

Le premier sport collectif pratiqué à Nexon a été le rugby, tout de suite après la fin de la première guerre mondiale. On parlait à l’époque de Football-rugby et de Football-Association, c’est à dire notre football actuel.

On trouve dans le Populaire, au mois d’avril 1919, le compte rendu de matchs de rugby disputés par les Hirondelles de Nexon.

Match contre l’Education Physique de Limoges . Le Populaire 4 avril 1919

Match contre l’Amicale Sportive . Le Populaire 19 avril 1919

L’association l’Hirondelle Sportive Nexonnaise a été fondée le 12 septembre 1920 (paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Les matchs se disputaient sur un terrain qui n’était en fait qu’un près, aux Garennes. Ce près était la propriété de la famille de Nexon. Puis le terrain a été déplacé sur la route des Vanneaux, à la Seyne. Les déplacements s’effectuaient en train ou en cars, parfois en camionnettes les joueurs étant assis sur des bancs. Quand ils prenaient le train les joueurs de Nexon descendaient à la gare à pied et inversement les visiteurs montaient au terrain à pied, ce qui constituait un bon échauffement.

La lecture du Populaire m’a permis de retrouver un certain nombre de matchs disputé par le club de rugby, quelques noms de joueurs sont cités, rarement. Quant aux dirigeants je n’ai rien trouvé avant les années 1930. Albert Adam a été président pendant les années 1930.  Le joueur le plus souvent cité est F. Laplaud. Il était capitaine ainsi que Gibeau.

M. Colmar m’a transmis cette photo des Hirondelles mais elle ne comporte pas de date. Si quelqu’un peut me renseigner ce sera un grand plaisir.

106 - SPO - Hirondelle Sportive - football (photo Blanchon) - Photothèque Paul Colmar

Saison 1920-1921

Le Populaire du 7 octobre annonce un match de la Société Athlétique de Limoges (S.A.L) contre l’Hirondelle de Nexon.

Le même jour on lit dans Le Populaire, le compte rendu d’un match contre Saint Junien : « Union sportive Saint-Junien (2) bat Nexon (1) par 6 points (2 essais) Vevaud à 5 points (l’essai transformé). Partie jouée avec ardeur, par nos Jeunes « espoirs », qui eurent, la victoire grâce à leur supériorité en vitesse sur Nexon. L’aile rouge Lachaud-Vevaud, bien lancée par le demi d’ouverture Chabaneau, fit une belle partie et surclassa ses adversaires directs. L’arrière rouge fut mauvais. Le « sprinter » Vevaud fut l’as de la journée. Bravo ! Robert. En avants : Bonneau, Dumont, Nougier et le poids mouche Texaud furent les meneurs. Les demis furent bons : celui de la mêlée un peu souvent « off side ». L’ouverture lança bien ses trois-quarts et ses coups de pied de déplacements furent dangereux pour la défense adverse. A Nexon, Laplaud fut le meilleur avec le meilleur avec le trois-quart aile droite. Les lourds Nexonnais se firent bloquer supérieurement par les « bébés rouges ». Ces derniers garderont ils longtemps leur virginité ? Espérons-le. »

Football rugby. — Hirondelle Sportive Nexonnaise et Union Sportive Saint-Junien font match nul. 3 points un essai de chaque  côté. Le Populaire 19 octobre 1920.

Football Rugby. — Sous la pluie, dans la boue… ils jouent… et gardent leur virilité… les bébés rouges de l’U. S. S. J. Il pleuvait ! II pleuvait toujours ! Dimanche dernier nos « jeunes as » se déplaçaient à Nexon pour rencontrer les sympathiques joueurs de l’H. S. N. Disputée sous les ondées, la partie fut jouée par deux quinze animés par deux raisons différentes. Les hirondelles désirant reprendre leurs plumes laissées au ground du Châlet ; les « Bébés rouges » désirant garder leur virginité et si possible ajouter une nouvelle victoire à leur palmarès. Mais hélas pour les « rouges » le ballon glissant ne leur permit pas de faire leur jeu habituel. A Nexon, Laplaud fut le meilleur joueur. A remarquer Gandeix, Lévèque, Rebeyrolle, Villoutreix. A Saint-Junien, on ne plaque pas aux jambes et beaucoup de progrès sont à faire. L’essai de Saint-Junien fut marqué dans les 10 premières minutes du jeu sur déplacement du demi-d’ouverture bien suivi par l’ailier gauche. Nexon égalisa sur mêlée à 5.

Il pleuvait toujours. Après le match, Phœhus souriait doucement, mais ce n’était pas le soleil d’Austerlitz.

Le Populaire 22 octobre 1920

En novembre à Brive contre l’équipe 3 du CAB : « Rugby. — Aujourd’hui dimanche au terrain de Lascamps à Brive, l’Hirondelle sportive nexonnaise (1) rencontrera le C. C. A. B. (3), à 13 heures 45. » Le Populaire, 28 novembre 1920

Parc des Sports (avenue de Louyat). — C’est ce soir, à 13 heures, que sera sifflé le coup d’envoi qui mettra aux prises, en championnat
3e série, Nexon (1) contre Bourganeuf (1). Ces deux équipes doivent nous faire assister a du beau jeu.

Le Populaire 5 décembre 1920.

9 janvier 1921,  à 13 heures : Hirondelle de Nexon (2) contre S. A. U. L. (4).

Au Parc des Sports. — Le Stade Olympique de Limoges (2) et l’Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) font match nul 0 à 0.
Après une partie des plus confuses ou aucune équipe ne parvint à marquer, malgré la supériorité des noir et blanc, qui firent là une mauvaise exhibition, beaucoup d’hommes ne tenant pas leur place, trop de gris, aucun sens l’attaque, voilà ce que l’on ne devrait plus voir dans cette équipe qui contient d’excellents éléments.
De Nexon, à signaler l’arrivée handicap, très espacée de l’équipe ! ! ! Quand donc arriverons-nous à obtenir l’exactitude ? Quand à l’heure fixée, le club qui reçoit, le public qui paie, ont droit de l’exiger. Espérons que la leçon servira. Le Populaire 10 janvier 1921.

S. A. U. L. (4) bat Hirondelle de Nexon (2) par 12 points. 2 essais, 1 but, 1 drop goal à 0. Le Populaire 12 janvier 1921.

Parc des Sports (avenue de Louyat). — Hirondelle Sportive Nexonnaise (mixte), bat Stade Olympique de Limoges (3) par 6 à 0. Partie jouée sur un terrain détrempé où aucune équipe ne put faire de jeu, ceci se borna à un duel d’avants, où Nexon plus lourd que ses adversaires imposa son jeu. Le Populaire 24 janvier 1921.

29 janvier 1921, Union Sportive de Saint Léonard reçoit l’Hirondelle Nexonnaise.

6 février 1921, l‘Hirondelle Nexonnaise joue en lever de rideau d’un saut en parachute !

L’expérience de parachute
L’ENGIN NE FONCTIONNE PAS
Blanquier, fort heureusement, n’est que légèrement contusionné

La promesse faite par Blanquier de se lancer dans le vide en parachute Robert d’une hauteur de 500 mètres avait attiré au Vélodrome du Grand-Treuil des milliers de spectateurs.
En attendant ce périlleux exercice le public assista à deux intéressants matches de football ( rugby) qui mirent aux prises
diverses équipes de notre ville et l’Hirondelle Nexonnaise. La foule applaudit chaleureusement les joueurs, mais, malgré
tout l’intérêt que présentait la partie, l’esprit n’était pas complètement fixé sur les matches.
Ce qu’il fallait au public c’était la descente en parachute et, ma foi il faut constater qu’elle se faisait attendre. On comprend aisément d’ailleurs que le parachutiste ne soit pas aussi pressé que le public. Il sait qu’il joue sa vie dans l’expérience qui, vue par la foule, constitue
pour elle une attraction, un divertissement, un amusement.
Annoncée pour deux heures trente environ l’assistance s’impatientait ; tout comme au théâtre elle frappait des pieds sur les gradins des tribunes pour marquer son mécontentement d’attendre ; des farceurs donnaient de faux espoirs en criant : « Le voilà ! Le voilà !…  » On voyait
sur le ciel gris filer un pigeon ou un corbeau et l’on riait. D’autres disaient que Blanquier faisait son testament.

Pourtant vers quatre heures et demie, les têtes des spectateurs se levèrent vers un point du ciel ; cette fois c’était vrai. Deux avions arrivaient et bientôt évoluaient au-dessus de la piste du vélodrome sur laquelle un large disque en toile blanche avait été étendu pour indiquer le
terrain et marquer approximativement le point de chute.
Les avions évoluaient toujours et tous les yeux étaient braqués sur eux. Tout à coup l’on vit quelque chose d’informe se détacher d’un avion puis, immédiatement une silhouette humaine, un peu minuscule et grotesque, qui pendait au bout d’un câble qui, lui-même, était relié au parachute.
On avait l’illusion de voir un pantin dont les ficelles ne marchaient pas. On vit fort bien et tout de suite que l’engin ne fonctionnait qu’imparfaitement. Gonflé à demi par le vent il ne se déployait pas connue il était prévu. La chute fut donc trop rapide et l’on eût l’intuition
d’un malheur. Impressions rapides qui passent successivement dans l’esprit et qui sont beaucoup plus longues à lire ou à écrire qu’à ressentir.
L’homme s’abattit sur le sol d’un champ voisin. On n’avait pas le sentiment qu’il fut mort mais on le croyait certainement
blessé. La foule se rua vers le champ. Mais que de difficultés pour y parvenir. Les portes de sortie trop étroites où l’on s’écrasait ; les haies aux ronces piquantes qui déchiraient les vêtements, les fils de fer, les palissades, la boue et l’eau d’un petit chemin fangeux, tout cela fut franchi
en une sorte de cross-country inconscient et affolé.
Lorsqu’on arriva près du parachutiste on le trouva fort mal en point ; on le souleva. Deux personnes lui prêtèrent assistance et clopin-clopant, soutenu sous les bras, on le dirigea sur le vélodrome où lui furent prodigués les premiers secours. En chemin, il n’eut d’autre souci que de savoir si l’on prenait soin de son parachute. En somme Blanquier peut s’estimer chanceux d’en avoir été quitte pour un choc violent, Limoges a bien failli voir la mort d’un parachutiste.

Dans la soirée d’hier nous avons téléphoné à l’Hôtel Vialle où le parachutiste Blanquier était descendu. Nous avons appris par M. Besnard, patron de l’Hôtel, qui a bien voulu fort aimablement nous renseigner, que Blanquier n’avait reçu dans son atterrissage trop brusque, que des contusions sans gravité. Nous nous en félicitons pour cet homme courageux. Le Populaire, 7 février 1921.

12 avril 1921, Hirondelle Nexonnaise contre Union Sportive de Saint-Léonard;

 

Saison 1921-1922

L’Hirondelle Sportive nexonnaise sera dimanche 23 octobre, à Juillac contre le Sport Club Juillacais. Rendez-vous des joueurs à 7 heures directement, salle des pas-perdus, gare de Nexon. Le Populaire 23 octobre 1921

25 décembre 1921 – Stade Olympique de Limoges. — Deux très bonnes équipes mixtes du S. O. L. se rendront en déplacement de vulgarisation du rugby, dimanche 25 courant, l’une à Aubusson contre l’équipe (1) de la J. S. Aubussonnaise ; la deuxième à Nexon contre l’équipe (1) de l’Hirondelle Nexonnaise. Les équipes des blancs et noirs ont surtout l’intention de bien jouer, faire du beau jeu, tout en défendant hautement le fanion de Limoges.
Souhaitons donc le succès aux sympathiques stadistes. Rendez-vous pour l’équipe se rendant à Aubusson, gare des Bénédictins à 1 h. 45. Pour l’équipe se rendant à Nexon en auto-car, à midi 30, place de l’Hôtel de Ville. Le Populaire 24 décembre 1921.

Dimanche 15 janvier  1922 à Nexon. — C. A. E. P. de Limoges (1) contre Hirondelle Sportive Nexonnaise (1).
Le terrain des Garennes sera le théâtre d’une belle partie qui mettra aux prises deux équipes ayant une connaissance parfaite du rugby.
Le quinze nexonnais, dirigé avec compétence par Laplaud, passe pour une des meilleures équipes du Limousin, dans sa catégorie. Quant, au C. A. E. P., toujours en progrès, il doit disposer de ses adversaires si l’on se souvient qu’il a battu et tenu honorablement en échec des clubs de 1ère  série.
C’est à un vrai régal sportif que sont conviés les amateurs de beau jeu qui se presseront nombreux sur la pelouse. Le Populaire, 14 janvier 1922.

 

Saison 1922- 1923

Employé Club de Limoges. — L’équipe 1 se rendra dimanche 10 décembre à Nexon rencontrer en un match amical l’équipe 1 de l’Hirondelle Sportive Nexonnaise. Rendez-vous des joueurs à 2 heures, gare des Bénédictins.

Dimanche prochain 10 décembre, à 8 heures du soir, une belle soirée sera donnée par l’Hirondelle sportive nexonnaise.

Des artistes comiques, genre Polin et excentrique ; Emile Tombelaine et Georgy’s dans leur répertoire ; Leprêtre, violoniste virtuose, et un orchestre de choix se feront entendre dans les vastes salles du Café de la Promenade. La fête se terminera par un grand bal. Se presser pour retenir des places numérotées. Le Populaire 9 décembre 1922

Football Rugby. — Championnat du Limousin (2° série). — Nous rappelons aux fervents du ballon ovale que c’est dimanche à 2 h. 30 que M. Maury, arbitre officiel du Limousin, sifflera le coup d’envoi de la partie Nexon– Saint-Léonard.

Les deux équipes sont de même valeur, si l’on en juge par les résultats acquis cette année. Dans les éliminatoires, Nexon triompha de Saint-Léonard à Nexon par 3 à 0 et gagna sur Beaulieu par 6 à 3. Saint-Léonard a battu Beaulieu de 9 à 3, il y a donc égalité au point de vue points marqués. Saint-Léonard jouant sur son terrain et devant son public devrait gagner la partie par un essai au moins. Que la foule vienne nombreuse encourager ces deux belles équipes.

Le match étant organisé par le Comité du Limousin, toutes les places sont payantes : 1 franc et 0 fr. 50. Le Populaire dimanche 14 janvier 1923.

Dimanche dernier, l’Hirondelle Sportive Nexonnaise recevait sur son terrain des Garennes, le Sporting-Club de Limoges.
L’Hirondelle s’étant présentée à peu près au complet a surclassé son adversaire en marquant 42 points (12 essais et 3 buts) à
3 (1 essai).
Aujourd’hui 8 avril, l’Hirondelle Sportive (1) recevra également sur son terrain des Garennes, l’équipe correspondante du Stade
Olympique de Limoges, pour disputer un match comptant pour la coupe du Limousin. L’Hirondelle, quoique n’étant pas de la classe
de son adversaire, jouera avec son cœur habituel et fournira une bonne partie.
Très belle rencontre qui ne manquera pas d’attirer la foule des grands jours. Le Populaire, 8 avril 1923.

 

Saison 1923-1924

NEXON – Hirondelle Sportive nexonnaise (1) bat Sporting-Club de Saint-Yrieix (1)  par 4 points (1 drop goal) à 3 points. Partie jouée devant un très nombreux public, record de la recette battu. Equipe très près l’une de l’autre Nexon  marque un drop goal en premier mi-temps. Saint-Yrieix marque un essai en deuxième.  Manque d’entraînement de part et d’autre.  Partie toute amicale, sans brutalité. Bon arbitrage de M. Philippon. Le Populaire du centre – 27 septembre 1923

A l’occasion d’un article consacré à l’équipe réserve du S.A.U.L on apprend que Nexon fait partie de la même poule.  La Section Athlétique et Universitaire de Limoges (S.A.U.L) est l’ancien nom de l’U.S.A.L. Rugby. La S.A.U. de Limoges était le club phare du Limousin et 10 ans de suite, de 1921 à 1930, elle a remporté le titre de Champion du Limousin. Le calendrier de l’équipe réserve, publié dans le Populaire du 28 septembre 1923, nous montre les équipes que les Hirondelles de Nexon ont été amenées à rencontrer.Voici ce que l’on apprend sur la composition de la poule: » Après les deux parties qui se sont jouées au Vélodrome du Grand-Treuil, les supporters de note grand club local ont pu se convaincre que l’équipe première des bleu et rouge avec du travail et de la discipline, était à même de défendre avec succès les couleurs limousines.

Chacun se demande ce que sera l’équipe réserve. L’an dernier les cadets saulistes ont donné bien des déboires nu Comité directeur. Cette année il n’en sera pas de même et l’équipe seconde doit attirer au Grand Treuil tous les amateurs de rugby au même titre que la première. Ceci pour deux raisons. En premier lieu, le calendrier du team second qui est présenté au public aujourd’hui, peut rivaliser avec celui de beaucoup de clubs de première série de la région par la qualité des équipes et la diversité des méthodes de jeu qu’elles pratiquent. Nous relevons parmi les équipes engagées, des équipes premières de première série comme Nexon et le Stade Olympique Périgourdin, des équipes premières de deuxième série comme Marengo de Toulouse, le Réveil Basco-Béarnais de Paris, l’Aviron Cadurcien, l’A. S. de Châteauroux, Ussel, etc. et enfin des équipes réserves de clubs de première série connus. Parmi ces derniers le C. A. P. qui a succombé devant le Sporting-club Tulliste (1) seulement de 8 à 6, le C. O. P. O. de Périgueux qui fut battu par le Stade Olympique de Limoges dimanche dernier par 8 à 5. Les réserves de Poitiers, Moulins, La Rochelle, Angoulême donneront également la réplique aux réserves de la S. A. U. le public limousin est donc assuré d’assister à de belles rencontres lorsque le team premier sera en déplacement. »

Suit le calendrier . Il montre que les équipes vont à Figeac, Périgueux, Angoulême, Chateauroux, Moulin…

SAISON 1923-1924, Equipe seconde de la S. A. U. L. :

30 septembre : Groupe Sportif Figeacois (1), Figeac.

7 octobre : Club Athlétique Périgourdin (2), Périgueux.

14 octobre : Aviron Cadurcien (1), Cahors.

21 octobre : S.O.L. (championnat), Parc des Sports.

28 octobre : Réveil Basco-Béarnais de Paris (1), Vélodrome.

4 novembre : Sporting-Club Montluçonnais (1), Vélodrome.

11 novembre : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1), Nexon.

18 novembre : Foot-Ball Club Moulinois (2), Moulins.

25 novembre : Vainqueur poule B., Poule B

2 décembre : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Vélodrome.

9 décembre : Vainqueur Poule B., Vélodrome.

16 décembre : Union Sportive Terrassonnaise (1), Terrasson.

23 décembre : Stade Rochelais (2), La Rochelle.

30 décembre : Stade Poitevin (2), Poitiers.

1er janvier, Sport Olympien Marengo de Toulouse (1), Vélodrome.

6 janvier : Compound Club Athlétique Capdenacois (1), Capdenac.

13 janvier : Club- Athlétique Périgourdin (2), Vélodrome.

20 janvier : Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) Nexon.

27 janvier : Sporting Club d’Angoulême (2), Vélodrome.

3 février : Stade Rochelais (2), Vélodrome.

10 février : Stade Olympique et Coqs Périgourdins (1), vélodrome.

17 février : C. O. P. O. Périgueux (2), Périgueux.

24 février : Association Sportive de Châteauroux (1), Vélodrome.

2 mars : Foot- Ball club Moulinois (1), vélodrome

9 mars : C.O.P.O. Périgueux (2), Vélodrome.

16 mars : Union Sportive Terrassonnaise (1), Vélodrome.

23 mars : Stade Poitevin (2), Vélodrome.

30 mars : Union Sportive Usselloise (1), Vélodrome

6 avril : Sporting club d’Angoulême (2), Angoulême.

13 avril : Association Sportive de Châteauroux (1), Châteauroux. Le Populaire du Centre 28 septembre 1923

 

28 octobre 1923 : A Limoges. — S. O. Limoges bat H. S. Nexonnaise, par 3 à 0.

 

Championnat du Limousin. — S. A. U. L. (1) contre Nexon (1). — Demain, 11 novembre, à 14 heures 30, Nexonnais et Saulistes s’aligneront au Grand-Treuil pour le dernier acte de la poule A.

Nexon ayant engagé seulement son équipe première dans la compétition régionale, les équipes 2, 3 et 4 de la S. A. U. L. sont qualifiées d’office pour la finale. L’équipe 2 en profitera pour rendre au Sporting-Club de Montluçon la visite que ce dernier lui a fait dimanche dernier. L’équipe 3 se rendra de son côté à Objat pour rencontrer l’Union Sportive Objatoise (1). Quant à l’équipe 4, elle jouera contre l’équipe 3 au Stade Olympique à Limoges.

Les équipes premières de Nexon et de Limoges se sont préparées activement en vue de la rencontre de demain. Pour les poulains de M. Baulieu c’est le match capital de la saison, celui qui permettra d’avoir une ligne sur la valeur comparée de l’équipe avec celle des grands clubs français.

Nexon a succombé devant Saint-Junien par 6 à 0 seulement. Ce résultat a encouragé les dévoués qui s’occupent si activement du développement du rugby à Nexon. S’ils n’ont pas de prétentions exagérées, si pour eux le résultat du match ne fait pas de doute, Ils veulent néanmoins faire une belle exhibition devant le grand club local.

En évitant toute obstruction, en profitant de toutes les occasions pour éclaircir le jeu, ils rendront service â la cause sportive. Le public demande à voir du Jeu, il se lasserait bien vite si on lui présentait le Jeu de championnat dans toute son horreur.

Le Populaire 10 novembre 1923

On peut lire le compte rendu du match qui opposait la S.A.U.L. à Nexon le 11 novembre 1923 :

« FOOTBALL RUGBY – Championnat du Limousin. — A Limoges, Hirondelle Sportive Nexonnaise (1) contre S. A. U. L. (1).

A 14 heures 30, M. Dupont, arbitre officiel du Périgord-Agenais sifflera le coup d’envoi de la rencontre Nexon – S. A. U. L.

Nexon se présentera sur le terrain dans la formation suivante Bonnet, Ponstéaud, Truchassou, Chambon, Boucher, Gaudeix (cap.), Nicard, Gibaud, Naquin (m.), Vacquin (o.), Thomas, Chanaud ou Villoutreix, Parthonnaud, Iras, Jouhaud.

Limoges sera formée parmi les joueurs suivants : Moccand, Ribert, Faure, Nanot, Caen, Apcher, Parcelier, Soubé (cap.), Jandou, Migaud (m.), Boyer (o.), Lefort, Michaud, Lescombes, Lalande, Nouhaud, Silles, Cousty. Deux joueurs, Crouzy et Sohm sont encore indisponibles.

Que fera la jeune équipe de Nexon devant cette équipe plus lourde, plus athlétique ? Le résultat ne peut faire aucun doute. Limoges gagnera, mais par quelle marge de points ?

Les avants de Nexon réussiront-ils à contrebalancer l’action des avants saulistes pour empêcher leurs adversaires de prendre le commandement des opérations ? C’est là que réside toute l’inconnue de la partie.

La S. A. U. est à quinze jours d’un match décisif pour le championnat du Limousin. Elle profitera de la rencontre de ce soir pour mettre son quinze définitivement au point. Les avants tenteront de mettre en pratique les combinaisons apprises au manège. Les lignes arrières composées d’individualités brillantes, chercheront à perfectionner leurs moyens d’attaque. La ligne d’avants s’efforcera de prendre un avantage dans tous les compartiments du jeu pour permettre à la ligne de trois-quarts de développer ses qualités offensives.

Si l’équipe bleue et rouge joue avec tout le cœur nécessaire, il faut prévoir une nette défaite de Nexon par un score important.

Souhaitons que les équipiers de Gaudeix laissent jouer et ne cherchent pas l’obstruction.

La meilleure façon de se défendre est d’attaquer. Les blancs et rouges en le faisant, mériteront la reconnaissance du public et ses applaudissements. » Le Populaire du Centre – 11 novembre 1923 .

Le journaliste ne s’était pas trompé dans ses pronostics puisque la Section Athlétique Limoges a battu l’Hirondelle -Nexon, par 50 à 0.

 

6 janvier 1924, Hirondelle nexonnaise contre Sporting Club de Tulle à Tulle.

 

Dimanche 13 janvier 1924 – L’Employé Club de Limoges (E. C L.) se rendra légèrement mixte, à Nexon, pour disputer une rencontré amicale avec l’excellente équipe de l’Hirondelle Nexonnaise.
Ayant à cœur de démontrer que la dure défaite subie à Aubusson, ne provient point, comme certains le prétendent, de son manque de cohésion, mais plutôt de la différence énorme de poids qui la séparait de son concurrent valeureux, notre équipe se déplaçant jouera avec ardeur et avec la seule pensée de confectionner du beau rugby.
Le déplacement s’effectuant par auto, tous les équipiers du E. C. L. devront se trouver réunis à 12 h. 15, place Denis-Dussoubs. Les joueurs Lhermitte, Poultaud, Planchat sont convoqués. Le Populaire 12 janvier 1924.

Employés-Club. — A Rugby-Park, demain à 2 heures, aura lieu la rencontre Hirondelle Nexonnaise (1) contre Employés-Club (1). Cette partie sera très ouverte, les deux quinze étant assez près l’un de l’autre ; le public qui fera le déplacement est assuré d’assister à une belle rencontre.
Le Populaire 2 février 1924.

 

Championnat des équipes premières de première série, 7 clubs en première série :

S.A.U. Limoges, C.A. Briviste, U.S. St Junien, S.O. Limoges, S.C. Tulliste, H.S. Nexon, R.C. Guéret.

Exempt : S.A.U. de Limoges

2 poules de 3 :

poule A — C.A. Briviste, S.C. Tulliste, R.C. Guéret.

poule B. — U.S. St Junien, S.O. Limoges et H.S. Nexon.

12 octobre. — C.A. Briviste contre S.C. Tulliste à Brive ; U.S. de St-Junien contre S.O.de Limoges, à Limoges.

26 octobre. — C.A. Briviste contre R.C. de Guéret, à Guéret ; U.S. de St-Junien contre H.S. de Nexon, à. St-Junien.

9 novembre. — R.C. Guéret contre S.C. Tulliste, à Tulle ; H.S. Nexon contre S.O. Limoges, à Nexon.

23 novembre. — Vainqueur A contre vainqueur B, chez A.

7 décembre. — Finale S.A.U. de Limoges contre vainqueur division d’honneur à Limoges

Le Populaire 23 mai 1924

 

Saison 1924- 1925

Nexon dispute le championnat du Limousin, 3ème série.

Union Sportive Nexonnaise. — Calendrier de l’équipe pour la saison 1924- 1925

  1. — 14 septembre, S. C. Limoges à Nexon ; 21 septembre, Saint-Yrieix S. C. à Nexon ; 28 septembre, S. A. Bordelais à Bordeaux ; 5 octobre, A. S. Ambazac à Nexon ; 12 octobre, R. C. Guérétois à Guéret ; 19 octobre, U. S. Saillat à Nexon ; 26 octobre, U. S. Saint-Junien à Saint-Junien (champ) ; 1 novembre, U. A. Gujan-Mestras à Gujan ; 2 novembre, en pourparlers ; 9 novembre O. L. à Nexon (champ) ; 16 novembre, C. A. Briviste (R) à Brive ; 23 novembre, RC. Limoges à Limoges ; 30 novembre, R. C. Guéretois à Nexon ; 7 décembre, A. S. Ambazac à Ambazac ; 14 décembre, Saint-Yrieix à Saint-Yrieix ; 21 décembre, E. C. Limoges à Nexon ; 25 décembre (Noël), S. A. U. L. (R) à Limoges ; 28 décembre, C. A. Périgueux (R.) à Périgueux.
  2. —11 janvier, C. A. Briviste (2) à Nexon ; 4 janvier, A. S. Nontron à Nontron ; janvier R. S. C. A. P. à Nexon ; 18 S -C. Tulliste à Tulle ; 25 janvier, A. S. Nontron à Nexon ; 1er février, E. C. Limoges à Limoges ; 8 février, S. A. U. L. (R.) à Nexon ; 15 février, U. S. Saint-Junien (R.) à Nexon ; 25 février, R. S. C. A. P. à Limoges ; 1er mars, C. A. Périgourdin (R) à Nexon ; 8 mars, U. S. Saint-Junien (R.) à Saint Junien ; 15 mars, S.C. Tulliste, à Nexon ; 22 mars en pourparlers avec Montluçon ; 29 mars Saillat à Saillat. Le Populaire du Centre, 19 août 1924

Sporting Park. — Par suite de déplacements les nombreux admirateurs du Sporting ont été privés des beaux matches joués par l’équipe première. Du fait du forfait de Pierre-Buffière, c’est la brillante équipe de l’U. S. Nexonnaise qui donnera la réplique au team premier du Sporting. Les visiteurs ayant dû s’incliner lors du match aller par le score de 6 à 3, viennent avec l’intention de se réhabiliter. Quelques bonnes rentrées assureront à leur équipe beaucoup d’espoirs mais les bleu de roi, jouant sur leur terrain, espèrent tenir leurs dangereux adversaires en confirmant leur première victoire. Coup d’envoi à 14 h. 30. Le Populaire dimanche 30 novembre 1924.

Employé-Club de Limoges. — Dimanche, le quinze premier des blancs et verts ira donner la réplique au quinze correspondant de
l’Union Sportive Nexonnaise.
Nexon qui possède une excellente équipe s’efforcera de remporter la victoire sur nos jeunes Eclistes, aussi, nul doute que cette
partie soit chaudement disputée.
Tous les équipiers sont priés de se trouver dimanche à midi 30 très précises au Siège. Le Populaire samedi 20 décembre 1924.

Employé Club de Limoges. — Résultats du dimanche : A Nexon, Limoges-Employé-Club (1) bat Hirondelle Sportive Nexonnaise (1)
par 6 points (2 essais à 0) après une superbe partie ou tous donnèrent un furieux coup de collier. Néanmoins il faut signaler le jeune
demi de mêlée du E. C. L., Max, qui fut réellement le roi de la partie.
Partie des plus cordiales ; arbitrage légèrement incompétent, mais impartial. Le Populaire, mardi 23 décembre 1924.

On constate que le club est appelé Union sportive le samedi et Hirondelle sportive le mardi!

Noël sportive au Grand-Treuil. — U. S. Nexon (1) contre S. A. U. L. (2). — Le jour de Noël ne se passera pas sans qu’il y ait une
rencontre de rugby au Grand-Treuil ; les réserves saulistes recevront l’excellent équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise,
classée en première série du Comité du Limousin.
Les saulistes sont obligés de s’attaquer à des équipes de première série puisque les clubs de seconde série, qui devraient être à leur niveau, ont été notamment battus jusqu’alors.
La rencontre entre les poulains de Nacquin et la vaillante équipe nexonnaise doit être pleine d’intérêt. Nexon a produit d’excellents
joueurs qui ont fui ensuite vers d’autres cieux. Avec les moyens dont dispose cette société, à Nexon, on ne peut que féliciter ses
dirigeants d’être arrivés a obtenir des résultats satisfaisants. –

La rencontre de demain doit attirer au Grand Treuil tous ceux qui aiment le sport, et savent reconnaître les efforts fournis ; les
deux équipes ont, à des titres différents, les plus grands mérites. On ne sait ce qu’il faut lc plus admirer chez les deux adversaires de
demain : la ténacité des Nexonnais ou le superbe rétablissement opéré par les rèserves saulisies au lendemain de leur défaite
imméritée de Brive. C’est pourquoi, malgré les fêtes, il faut prévoir une belle chambrée demain, à 14 heures 30, lorsque sera sifflé
le coup d’envoi. Dans un but de propagande sportive, la S. A. U. L. a mis le prix des places à 3 fr. et 2 fr. Le Populaire, 24 décembre 1924.

FOOTBALL RUGBY AU GRAND-TREUIL – U. S. NEXONNAISE (1) CONTRE S.A.U. L. (1)
C’est à 14 heures précises que sera sifflé aujourd’hui le coup d’envoi qui opposera l’équipe première de l’Union sportive Nexonnaise à l’équipe réserve des champions du Limousin.
Nexon équipe de première série vient précédé d’une excellente réputation due à la qualité de son jeu et à la courtoisie de ses équipiers. Ce quinze a disputé ses chances en championnat du Limousin dans la poule du Stade Olympique et de Saint Junien. Bien que battu, il fit bonne figure devant ses deux adversaires ; à St-Junien, Nexon termina la première mi-temps sur le score de 5 à 5 ; sur son terrain le Stade Olympique pris le meilleur de 13 à 5. En rencontres amicales, Nexon fit un déplacement dans la région bordelaise et y laissa une excellente impression.

Il est inutile de présenter l’équipe sauliste, il suffit de noter que les poulains de Nacquin en sont à 243 points marqués pour et 23 contre ; ils comptent 13 rencontres, 12 victoires. C’est un palmarès qui se suffit à lui même, sans autres commentaires.

C’est, pourquoi tous les rescapés du réveillon se donneront rendez-vous autours des barrières du Grand-Treuil pour applaudir indistinctement nexonnais et saulistes.
Prix d’entrée : tribunes, 3 fr. populaires, 2 francs. Le Populaire, Jeudi 25 décembre 1924.

Une assemblée fixe des amendes pour les absences aux réunions et aux matchs! 

A l ‘Union Sportive Nexonnaise. – Dimanche soir, joueurs et dirigeants., de notre société sportive s’étaient réunis. D’importantes décisions furent prises. Les principales sont les suivantes :

Tout membre du comité absent sans raison sérieuse sera passible d’une amende de cinq francs. Trois absences sans raison entraînent la radiation. Pour les joueurs, la cotisation de fin de saison a été fixée à cinq francs, payables immédiatement. Il a été institué une amende de trois francs pour absence sans raison à un match. Deux absences sans raison entraînent la radiation,

Disons enfin qu’un comité des fêtes a été nommé et s’occupe activement de mettre sur pied un programme qui donnera satisfaction aux plus difficiles.

A l’issue de la soirée récréative, il sera procédé au tirage d’une tombola dont les lots sont exposés chez M. Laplaud

Le Populaire du Centre 8 janvier 1925

 

Saison 1925-1926

Au Stade Montjovis. — Red Star C. A. (1) contre U. S. Nexonnaise (1). — Dimanche, au Stade Montjovis, aura lieu cette rencontre.
On se souvient du dernier match qui opposa ces deux quinze en Championnat, la saison passée. Le Red Star l’emporta de 8 à 4, après une partie épique et encore fallut-il deux prolongations pour que d’un coté et d’autre on parvienne à marquer. Depuis, de grandes modifications ont été faites dans les deux équipes, aussi attendons nous avec curiosité le résultat de cette rencontre,

Du côté du R. S. C. A. l’équipe devra bien se comporter malgré l’absence de Chauviret, Bertrand, Chabrillat, Dauriat, Richard, Dupuch, indisponibles. Les Rassat, Barrière, Plumeau, Jacquet, etc., joueront pour la deuxième fois avec leur nouveau club.
Quant à Nexon, sa belle victoire de dimanche sur Saint-Yrieix indique sa bonne forme. Aussi pouvons-nous être assurés d’assister
à un joli match. Le Populaire, samedi 26 septembre 1925.

Hirondelle Sportive de Nexon (1) contre Sporting Club (1). Demain dimanche aura lieu à Sporting-Park, l’ouverture de la saison de rugby du Sporting qui l’an dernier fit une excellente saison terminant en finale du championnat de 3e série. Sa performance le font classer cette  saison en 2e série, et tout fait prévoir une saison pleine de succès ; Le Populaire 12 septembre 1925.

A Sporting Park. — Sporting-Club de Limoges (1) bat Hirondelle sportive de Nexon (1) par 9 points (3 essais) à 0. Partie d’entraînement et toute amicale qui permit aux deux quinze une première mise au point en vue de la formation définitive de leur équipe première.
L’équipe du Sporting doit bien faire, mais il lui faut beaucoup d’entraînement. M. Shom, arbitre officiel du Comité du Limousin
fut impartial et apprécié des deux quinze. Le Populaire 15 septembre 1925

Le calendrier publié dans le Populaire montre que le club a changé de nom et qu’il est devenu l’Union Sportive Nexonnaise (U.S.N.)

Calendrier de l’Union Sportive Nexonnaise (1) :

— 27 septembre : Red Star C. A. E. P. (1) à Limoges.

— 4 octobre : Sporting-Club Limoges à Nexon. — 11 octobre : Stade Olympique Limoges (2) à Limoges. — 18 octobre : C. A. Pompadour à Nexon. — 25 octobre : Saint-Yrieix S. G. à Saint-Yrieix.

—1er novembre : S. C. Saillat à Nexon. — 8 novembre : en pourparlers. — 15 novembre : C. A. Pompadour à Pompadour.  — 22 novembre : en pourparlers. — 29 novembre : en pourparlers.

—13 décembre 1 S. A. U- Limoges (3) à Nexon. — 20 décembre : C. A. Briviste (2) à Briviste. — 27 décembre : Employés-Club Limoges à Nexon.

—3 janvier : S. C. Saillat à Saillat. — 10 janvier : Championnat en déplacement. — 17 janvier : S. A. U. Limoges (3) à Limoges. — 24 janvier : Championnat à Nexon. —31 janvier : Championnat.

—7 février : C. A. Briviste (2) à Nexon. — 14 février : Le Bugue A. C. au Bugue. — 21 février : Le Bugue A. C. à Nexon. — 28 février : Employés-Club Limoges à Limoges.

7 mars : A. S. Nontronnaise à Nontron. — 14 mars : en pourparlers. — 21 mars : A. S. Nontronnaise à Nexon. — 28 mars : en pourparlers.

4 avril : Stade Olympique Limoges (2) à Nexon. — 11 avril : A. S. Châteauroux à Châteauroux. — 18 avril : A. S. Châteauroux à Nexon. — 25 avril : Red-Star C. A. E. P. à Nexon. Le Populaire du Centre, 25 octobre 1925

Le R. S. C. A. E. P. à Biarritz – Après avoir ouvert brillamment la saison 1925-26 sur le « ground du Stade Montjvis » en battant l’U. S. Nexonnaise par 42 à 3 après une emballante partie de jeu ouvert l’équipe 1ère du R S.C.A.E.P. se déplacera aujourd’hui à Biarritz. Le Populaire 3 octobre 1925.

Rugby – Sporting-Club Limoges (1) contre Union Sportive Nexonnaise. A 14 heures, au Stade des Garennes aura lieu cette rencontre tant attendue par les supporters de Nexon dont l’équipe aura à cœur d’effacer la mauvaise impression de dimanche dernier. D’autre part, le Sporting qui a été battu sévèrement dimanche s’efforcera de vaincre. Aussi nous pouvons être assurés d’assister à un match sévèrement disputé. Le Populaire 3 octobre 1925.

Championnat du Limousin 2° série. — Poule A
A Rugby-Park (cité Beaublanc). — U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). — Cette partie promet d’être des plus intéressantes. En effet, Nexon nous arrive avec le prestige d’un club de première série, battu l’an dernier en barrage par le C.A.E.P. par un faible écart de points.
S’ils veulent gagner il faudra qu’ils déploient toute leur science car leurs adversaires sont de taille à leur répondre, et voudraient bien eux aussi fournir les vainqueurs. M. Nicard arbitrera, ce qui sera pour les clubs en présence, une garantie de parfaite impartialité. Le Populaire, 6 novembre 1925.

A Sporting-Park. — Demain, si le temps le permet, aura lieu, a Sporting-Park, la rencontre U. S. Nexonnaise (1) contre Employé-Club (1). Chacun des adversaires s’efforcera de vaincre, car, de cette partie, doit sortir le finaliste du championnat de 2e série qui sera qualifié pour rencontrer l’A. S.P. O. Briviste pour le titre.
Une note brève sur le Journal de dimanche indiquera si cette partie a lieu. Le Populaire, 19 décembre 1925.

Championnat du Limousin (2e Série) – A Sporting-Park, — Aujourd’hui, à 14 h. 30 sera sifflé le coup d’envoi de la partie comptant pour le Championnat du Limousin, a disputer entre l’U. S. Nexonnaise (1) et le E. C. L. (1).
Le public qui viendra assister à ce match peut être assuré de voir du beau jeu, ces deux quinze, très homogènes, pratiquant un rugby intéressant, exempt de brutalité.
Rendez-vous des équipiers du E. C. L., chez Boulaud à 13 h. 15. Le Populaire, 20 décembre 1925.

Au Vélodrome. En lever de rideau du match Stade Saintais (1) contre S.A.U.L. (1), la S.A.U.L. (3) rencontrera l’excellente équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire 16 janvier 1926.

 

Saison 1926-1927

La publication du calendrier du Red Star C. A. au seuil de la saison de rugby, permet de noter les dates auxquelles ce club affrontera l’ U. S. Nexonnaise.

Le Red Star C.A. a, cette année, un fort beau calendrier.  Qu’on en juge :

Septembre : 12, entraînement à St-Junien ; 19, Employés-club a Limoges ; 26 Agen à Agen.

Octobre : 3, U. S. Royannaise, à Royan ; 10, S.  Tulliste, à Tulle ; 17, S. C. Decazeville à Decazeville ; 24, A. S. Châteauroux à Limoges ; 31, U. S. du Berry, à Limoges.

Novembre : 1er, Stade Saintais à Limoges ; 7, U. S du Berry, à Bourges ; 14, Championnat à Limoges ; 21, Championnat, à Limoges ; 28, Stade Saintais, à Saintes.

Décembre : 5, réservé ; 12, Championnat ; 19 Bordeaux-Etudiants-Club, à Limoges ; 25, U. A. Cadillaçaise, à Limoges.

Janvier : 8, S. C. Tulliste, à Limoges ; 9, R. C. Guéret à Guéret ; 16, U. S St-Junien, à Limoges ; 23, L. E. C, à Limoges ; 30, Stade Foyen à Sainte-Foy.

Février :  6, R.C. Guéret, à Limoges ; 13, U.S. Nexonnaise, à Nexon ; 20, Stade Poitevin à Portiers ; 27, C. O. P. O. Périgueux, à Péri gueux.

Mars : 6, U S St-Junien à St-Junien ; 13, U. S. Nexonnaise, à Limoges ; 20. U. A. Cadillacaise, à Cadillac ; 27, U. S. de Vichy, à Vichy.

Avril : 3, Stade Foyen, à Limoges ; 10, C.O. P. O. Périgueux, à Limoges ; 17. Stade Ruthenois, à Rodez.

Le début de la saison est marqué par quatre déplacements de suite et cela à cause des transformations du terrain du Stade Montjovis. Comme les voyages forment la jeunesse, le quinze de Paulin ce devra de faire ensuite de belles exhibitions devant son fidèle public. Le Populaire du Centre – 12 septembre 1926

– Union Sportive Nexonnaise (1) contre Club Athlétique P. O. Limoges (1). C’est à 14 h. 30 que sera donné le coup d’envoi qui mettra aux prises l’Union Sportive Nexonnaise et le C. A. P. O, Limoges. « Malgré l’absence de bons joueurs indisponibles au C. A. P. O. et le manque d’entraînement, la partie semble devoir être intéressante à suivre. Les deux équipes ont, en effet l’intention de pratiquer le jeu ouvert, le terrain de la Croix-des-Places, en très bon état s’y prêtant parfaitement.

Nous éperons que les fervents du rugby viendront nombreux applaudir nos Capistes, qui la saison dernière défendirent si vaillamment les couleurs limousines.  Le match sera arbitré par M. Couchet Pierre, arbitre officiel. » (Le Populaire, 12 septembre 1926)

— Par suite du forfait d’Aubusson l’Union Sportive Nexonnaise rencontrera aujourd’hui les réserves du Sporting Olympique de Limoges
Sont convoqués pour jouer à Nexon : Pâquet II, Coste, Faucher, Cheyroux. Paris, Broussaud, Marquet, Baron, Bardet, Duvernet, Vitau, Bazinet, Fargeaudou, Redon, Lamousse, Breuil, Poutout, Poncet II, Roux Manager. Martin).
Rendez-vous à 1 h 30 gare des Bénédictins. Le Populaire, 31 octobre 1926.

 

Saison 1927-1928

Employé Club, — Rugby, — Tous les joueurs sont priés de se trouver demain, à 20 heures 45, manège Beaublanc (caserne Beaublanc). Entraînement obligatoire sous la direction de M. Leroy. Formation définitive de l’équipe se déplaçant, à Nexon dimanche prochain et de l’équipe (2) rencontrant la Pervenche Normalienne à Rugby-Park. Le Populaire du centre, 13 octobre 1927

 

A 2 h. 30, M. Sohm, arbitre officiel du Comité, donnera le coup d’envoi de la rencontre U. S. Nexonnaise-Employé Club. Elle est d’un gros intérêt pour les deux équipes car elle compte pour le championnat de 3e série. Elle devrait logiquement donner la victoire aux Employés, qui par deux fois en rencontres amicales, ont battu très nettement leurs adversaires d’aujourd’hui. Le Populaire 12 novembre 1927.

FOOTBALL RUGBY CHAMPIONNAT (3e série) – A Rugby Park. — Employé-Club (1) bat U. S. Nexonnaise, par 27 points (9 essais), à zéro.
Ainsi que l’indique le score, cette partie fut menée, de bout en bout, par le Lec et, sauf quelques rares réactions Nexonnaises, le jeu se cantonna dans le camp adverse. Les avants « verts et blancs », dont les lignes avaient été sérieusement modifiées, jouèrent toute la partie avec beaucoup d’entrain. Quelques beaux dribblings sont à signaler. Le roi de la partie fut, comme toujours, l’excellent demi de mêlée du Lec : Max Couturier. Son compère, Barbat, à l’ouverture, tint également très honorablement son poste ; l’ailier, Chazolas, marqua à lui seul 4 essais.
Nous féliciterons toute l’équipe en bloc de son excellente partie. Lorsque les quelques indisponibles auront repris leur place, elle sera encore de taille à tenir tête à de bonnes équipes régionales. A Nexon, équipe courageuse, mais manquant de métier, seuls deux ou trois joueurs émergèrent. Partie jouée très correctement. Arbitrage excellent de M. Michaud, remplaçant, au pied levé, l’arbitre désigné par le
Comité. Le Populaire 15 novembre 1927.

Rugby. — S. O. L. (2) bat U. S. Nexon (1) par 11 points à 3.
Dimanche dernier, les réserves solistes, ont eu raison du quinze premier de l’Union sportive nexonnaise. Partie assez plaisante et tout amicale, au cours de laquelle les deux équipes dominèrent tour à tour. Les sang et or jouant la première mi-temps avec le soleil dans les yeux, ne purent que marquer un essai qui fut transformé. En deuxième mi-temps, deux nouveaux essais non transformés vinrent grossir le score, tandis que les Nexonnais marquaient également un bel essai très applaudi. Le Populaire 8 décembre 1927.

S. O. L. — Rugby. — Les joueurs désignés pour se rendre à Nexon, afin d’y rencontrer l’Union Sportive Nexonnaise, sont priés de se
réunir aujourd’hui à la gare des Bénédictins, à 14 heures. Réunion sous l’horloge extérieure. Le Populaire, 25 mars 1928

Les jeunes zèbres du S.O.L. sont allés rendre visite à l’Union Sportive de Nexon, qui s’est assurée la victoire par 3 à 0, après une partie très amicale où de nombreux jeunes se sont signalés. Ici encore, nous croyons que le S.O.L récoltera bientôt les-fruits de son labeur opiniâtre ; L’arbitrage de M. Touze, de Nexon, fut impeccable et tout le monde fut satisfait. Le Populaire du centre, 27 mars 1928.

 

Saison 1929-1930

A Nexon. — Hirondelle Sportive (mixte) bat U. S. Nexonnaise, par 8 (2 essais, 1 but) à 6 (2 essais). En première mi-temps, les locaux s’assurent l’avantage et marquent deux jolis essais par leur trois-quarts. La mi–temps arrive sur le score de 6 à 0 en faveur de Nexon. En deuxième mi-temps, les visiteurs marquent 2 essais dont 1 transformé. Excellent arbitrage. Dimanche, l’H. S. L. se déplace à Brive. Le  Populaire 28 mars 1930

 

Saison 1930-1931

Calendrier de l’Hirondelle Sportive. — Dimanche prochain, l’H. S. L. effectuera sa première sortie à Nexon. Malgré quelques départs relatifs au régiment, l’équipe, composée de jeunes éléments et encadrée par quelques anciens, espère faire bonne figure. Faisons-lui confiance et espérons que la saison qui va s’ouvrir sera aussi brillante que ses devancières.

Voici le calendrier 1930-31 : Septembre : 21, Nexon (1) ; 28, C. A. P. O. (2). Octobre : 5, S. O. L. (1); 12. St-Junien (2); 19. Rochechouart (1); 26, S. O. L. (1). Novembre : 2, Saint-Yrieix (2); 9, Guéret (2); 16, Réservé championnat 23. Pourparlers Saintes ; 30, réservé championnat…

H. S. L. — Réunion de tous les joueurs ce soir, vendredi, à 20 h. 30, au siège. Cotisation, Match de dimanche à Nexon. Le  Populaire 19 septembre 1930

H. S. L. — Les joueurs suivants sont priés de se trouver à 13 h 45 à la gare des Bénédictins : Asthier, Tricard, Leboutet, Rabe, Armand, Viteau frères, Barget, Hervieu,  Peynichou, Delage, Jeandeau, Raynaud, Frontou, Mounier, Marelaigue, Martin, Chassin, Redat, Savary, Rebeyrolles. Le Populaire 21 septembre 1930

Hirondelle Sportive bat U. S Nexonnaise par 3. 1 essai à 0.
Dimanche, pour l’ouverture de la saison, à Nexon, l’ H. S. L. a battu, sur le terrain de la Belle, l’équipe locale qui se trouvait, assez forte.
C’est devant un public nombreux que s’est déroulé cette partie. Elle ne tint pas ce qu’elle promettait car nous étions au début de la saison.
Avec de l’entraînement, ces deux équipes peuvent très bien faire.
A Nexon, nous avons remarqué Charret, Pradou, Guyonnaud.
A l’H S. L. nous avons remarqué Jeandeau, Delage, Raynaud, Chasseing et Hervieu. le nouveau capitaine ex-professeur de la piscine de Limoges. Le Populaire 24 septembre 1930.

Au Parc des Sports. — S. O. L (2) bat U. S. Nexon (1), par 6 à 3 ; Le Populaire 18 novembre 1930

 

Saison 1931-1932

Hirondelle Sportive. — Continuant son calendrier pour la saison 31-32, l’H. S. L. va se déplacer, dimanche, à Nexon, pour y rencontrer l’équipe locale. Venant après son match d’Angoulême, dimanche dernier, nos jeunes joueurs se rendront à Nexon pour y faire du rugby où le fair play sera à l’honneur. Le Populaire 1 octobre 1931

 

A Saint-Léonard. — Au terrain de la Belle, U. S. Nexon contre U. S. St Léonard. — Après la victoire des miaulétous sur leurs visiteurs de dimanche dernier, victoire acquise dans un style brillant, tous les amis de notre club local auront à cœur applaudir dimanche leurs valeureux représentants en face des Nexonnais. Le Populaire 10 octobre 1931

 

Le 18 octobre 1931, Le Populaire annonce la rencontre Football Employés-Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1)

« Stade Montjovis. — Aujourd’hui, à 15 heures, l’équipe réserve du Football-Employés-Club de Limoges sera opposée à l’US Nexonnaise au Stade Montjovis.

Le quinze second des Tout-Noirs limousins, énergiquement pris en mains par son nouveau capitaine Simon, a été entièrement remanié et renforcé par de nouvelles unités, il doit vaincre après une belle partie, s’inspirant en ceci de l’équipe première dont les brillantes performances ont attiré l’attention des sportifs limousins depuis le début de la saison.

Entrée générale : 2 francs.

P.-S. — Les équipiers du Football Employés Club sont invités à être présents sur le terrain à 14 heures. » (le Populaire 18 octobre 1931)

 

S.O.L. —- Rugby. — Ce soir samedi à 19 heures, réunion des rugbymen au siège Comptoir Lyonnais. Formation de l’équipe se rendant à Nexon. Match de Coupe du Limousin.

L’équipe sera formée avec les éléments présents. Cotisations, remise des cartes 1932. ( Le Populaire du Centre, 23 janvier 1932)

 

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés se rendront à Clermont, les  » espoirs  » du L. E. C. rencontreront la bonne équipe de l’Union Sportive. Ils présenteront une formation remarquable composée de joueurs excellents dont quelques-uns dignes de figurer en équipe première. Citons Dessus, Dagoury, etc., et aussi Ribette, Saulière et Bonnamy, dont ce sera la rentrée. Avec les conseils éclairés de Bragard, ce sympathique groupement satisfaira les plus difficiles. Le Populaire du Centre, 28 février 1932

A Nexon. — Limoges Etudiants Club (2) contre U. S. Nexonnaise (1). Tandis que leurs aînés rencontreront les valeureux gantiers, les « espoirs » du L. E. C. se mesureront à la belle équipe locale de Nexon pour laquelle ils ne sont pas des inconnus. C’est encore une belle rencontre en perspective, capable d’attirer tous les sportifs de la région. (Le Populaire du Centre, 13 mars 1932)

 

Saison 1932-1933

U. S. NEXON (1), libre 16 et 23 octobre . Ecrire : Gibeau, Café Moderne, Nexon. (Le Populaire 12 octobre 1932)

 

AU VELODROME : U.S NEXON (1) CONTRE S. A. U. L. (2)

Les équipes se présenteront à 14 h. 30 dans la formation suivante :

Nexon : Charreix ; Beyrand, Dugoua, Perrier, Cubertafond, Bouby (ouv.), Pradeau (m.), Guyonnaud, Lagorce I, Lagorce II, Barrière, Sanciaud, Dufroid, Faure, Laplaud, Gibeau.

S.A. U. L. : Cathelinaud ; Tamagnaud, Raynaud, Menudier, Picout, Delage (ouv.) (cap.), Vitau (m.), Martin, Buisson, Chatard I, Jaby, Jarraud, Beausoleil, Lagueny, Grany, Plazanet.

Pailler dirigera la rencontre qui s’annonce des plus ouvertes. En lever de rideau, à 13 heures, les équipes troisièmes du Club Athlétique Périgourdin et de la S. A. U. L. s’affronteront en une partie amicale où le jeu ouvert sera à l’honneur

Prix des places : Tribunes, 5 fr. ; tribunes et gradins populaires, 3 fr. (Le Populaire 23 octobre 1932)

 

Demande de match : U.S. Nexonnaise libre le 20 novembre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse de préférence. Ecrire F. Gibeau, secrétaire, café Moderne, Nexon (Le Populaire 13 novembre 1932)

 

A NEXON – S.A.U. Limoges (3) bat U.S. Nexonnaise (mixte) par 5 points (1 essai transformé) à 3 (1 essai).

Nexon, où opèrent de nombreux remplaçants, débuta avec 12 joueurs. La S. A. U. L. présenta une équipe jeune, très homogène, qui tenta sa chance en toutes occasions et réussit à enlever la partie, bien que Nexon ait sérieusement dominé. Belle partie de la ligne d’avants nexonnaise. A signaler dans les lignes arrières Jean Bouby et Queyroi.

Excellent arbitrage de M. Maurice Jouhaud –(le Populaire du centre 16 novembre 1932)

 

Le 25 novembre 1932 le journal rend compte du match de l’USN contre Pompadour : « Dimanche 20 novembre, les équipiers de l’U.S. Nexonnaise, rencontraient à Pompadour, l’équipe locale. Ils durent s’incliner devant leurs valeureux adversaires qui l’emportèrent par 9 points (3 essais), à zéro.

— Dimanche prochain, 27 novembre, les Arédiens seront les hôtes de Nexon. L’U.S.N. rencontre le S.C. St Yrieix, en championnat. Tous les sportifs nexonnais iront au terrain des Buissons assister à cette belle rencontre. Saint Yrieix possède une équipe très complète, redoutable pour les meilleurs, mais les Nexonnais se laissent difficilement manœuvrer sur leur terrain.

Coup d’envoi : 2 h. 30. » (Le Populaire 25 novembre 1932)

 

Photo publiée dans Match, le 6 décembre 1932

Au Parc des Sports Dimanche, 15 janvier, le Parc des Sports du S. O. L. va reprendre une activité que les divers déplacements des équipes solistes de ces derniers dimanches lui avaient momentanément fait perdre. Après avoir visité Angoulême, Périgueux, Ussel, Nexon, tant en basketball qu’en rugby, la série des matches au Parc va reprendre, par une belle rencontre, S. O. L. contre Union Sportive Nexonnaise.

Au match aller à Nexon, nos « sang et or » ne purent enlever la décision que par un seul essai à rien. C’est dire que le quinze de Gibeaud, qui est bien connu des Limousins pour l’avoir vu opérer à Limoges où sa grande valeur fut justement appréciée, est un club sympathique qui joint à une vitesse générale, une très grande compréhension du vrai rugby. Ce sera, n’en doutons pas, un match qui sera plaisant à suivre et qui sera suivi par tous les amateurs de rugby, amis de nos petites Sociétés. .Pour corser cette réunion de rugby (S.O.L.-Nexon), deux matches de basketball auront également lieu à Beaublanc. A 14 heures, un match comptant pour le Championnat du Limousin, entre le Red Star (4) et l’équipe première de l’Association Sportive Aixoise. Ce patch nous promet de belles émotions sportives et, enfin, pour terminer, match amical entre le R. S. (5) et l’A.S. Couzeix (2). Le Populaire du centre 12 janvier 1933

 

Après demain dimanche l’équipe première de la section Athlétique Universitaire de Limoges disputera, sur son terrain du Vélodrome du Grand-Treuil, le quatrième match comptant pour le Championnat de France de la division d’excellence.

En lever de rideau, à 13 heures précises, l’équipe troisième de la S. A. U. L. sera opposée à l’équipe première de l’Union Sportive Nexonnaise. Le Populaire du centre – 20 janvier 1933

 

Au Stade Montjovis: A 13 h. l’U.S. Nexonnaise rencontrera les jeunes « tout noir ». Cette partie sera un intéressant prélude au morceau de résistance de l’après-midi. M. Brouillaud dirigera les ébats des jeûnes. Le Populaire du centre – 12 février 1933

 

Saison 1933-1934

« Réunie en assemblée générale le 29 juin 1933, l’U. S. Nexonnaise a réélu son bureau pour la saison 1933-1934, dont voici la composition :

Président : M. Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Ratier.

Trésorier : F. Laplaud.

Secrétaire : F. Gibeau.

Membres du bureau : MM. Maisongrande, Maurice Jouhaud, F. Queyroi, F. Penot, M. Clermonteil, J. Bouby, Alex Guyonnaud, René Desbordes.

Nous espérons qu’avec ce nouveau comité et la bonne volonté de tous. l’U.S. N. fera parler d’elle encore cette saison.

Les clubs désirant conclure sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon. » (Le Populaire – 9 juillet 1933)

 

L’U.S. NEXONNAISE et la Préparation militaire

On nous prie d’insérer : L’Union sportive a depuis quelques années organisé son effort, suivant la mesure de ses moyens qui sont par trop restreints, vers la préparation militaire. Mais cette année elle a vu ses efforts récompensés ; malgré le nombre peu imposant de candidats qui avaient suivis les cours; sur sept, six ont passé avec succès leur examen et ce sont classés dans un bon rang. Malheureusement dans nos campagnes, peu de jeunes connaissent les avantages que peut leur accorder le brevet de préparation militaire ; puissent ces résultats encourager les jeunes de notre ville et des environs à venir nombreux s’inscrire au club.

Il nous est agréable, à l’occasion de ces résultats de l’U. S. D., en tant que préparation militaire, de féliciter ses dirigeants, et surtout son dévoué instructeur, M. Beaubrieul, qui se consacre entièrement à sa tâche et qui trouve dans les magnifiques résultats obtenus par ses élèves, la plus belle des récompenses.

Les jeunes gens qui désirent suivre les cours de préparation militaire sont priés de se faire inscrire chez M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 13 septembre 1933

 

A Nexon. – F. E. C. Limoges (2) contre U. S. Nexonnaise. Après Saint-Léonard, voilà que les réserves du F. E. C. rendront visite dimanche au quinze premier de l’U. S. N. Ce sera encore un bien beau match; et vraiment les sportifs nexonnais sont gâtés dans leur sport préféré. Le F. E. C. présentera une équipe jeune dont le point fort réside en sa ligne d’avants au jeu sobre et puissant, unis combien efficace. Du coté nexonnais, l’équipe sera à peu de chose près celle qui dimanche dernier triompha de Saint-Léonard. Le Populaire du Centre – 1 octobre 1933

 

A NEXON, S. A. U. L. (3) CONTRE U. S. NEXONNAISE (1)
Dimanche, les équipiers troisième de notre grand club limousin rendront visite aux Nexonnais, les dirigeants saulistes nous annoncent une bonne équipe, un peu jeune, mais n’est-ce pas dans-les éléments jeunes que la S. A.U. L. a puisé pour son équipe première, depuis de longues années, non par un système de racolage, comme certains  grands clubs le pratiquent, pour ceci nous pouvons rendre hommage
aux dirigeants saulistes.
Du côté nexonnais, la forme arrive et l’équipe sera la même que celle qui fit une si belle démonstration de rugby dimanche dernier à Juillac.
Les dirigeants nexonnais et leur capitaine Laplaud, peuvent avoir confiance en leurs hommes; ils seront fin prêts dans quinze jours pour affronter en championnat Saint-Yrieix sur son terrain.
Pour permettre aux spectateurs et joueurs d’assister au meeting d’aviation, le coup d’envoi aura lieu à 12 heures 30 précises. Le Populaire, samedi 14 octobre 1933.

 

A Nexon. — U. S. Nexonnaise contre U. S. Juillacoise (1).

C’est à 14 heures 30 que M. Jouhaud appellera les deux équipes sur le terrain. Ce match devrait certainement attirer un nombreux public sur le terrain des Buissons ; car l’équipe de Juillac n’est pas à dédaigner et pratique un jeu vraiment spectaculaire. Nexon, privé des services de son demi d’ouverture Bouby, blessé dimanche dernier, se présentera, vraisemblablement dans cette formation.

Avants : Barrière, Rougerie, Lagorce, Clemoutier, Dudognon, Dugoua, Faure, Laplaud (cap.) ; demis : Malissin (m), Gibeau (o) ; trois-quarts Charliat, Perrier, Beyrand, Cubertafond

Remplaçants : Desbordes, Reynols.

Arrière : Cubertafond

Le Populaire du Centre – 22 octobre 1933

 

S. Y. S. C (1) BAT U. S. NEXONNAISE (1) PAR 3 POINTS (1 ESSAI) A 0
Cette partie de championnat fut agréable à suivre, surtout en deuxième mi-temps. Il faut en remercier les « blanc et rouge » et les « bleu». C’est assez rare de voir deux équipes essayer de confectionner du beau jeu pour que nous le remarquions et en félicitions ces rugbymen au bon esprit.
Pourtant la tâche était bien difficile ce jour-là, à cause du ballon glissant et du froid assez vif pour engourdir les mains.
Saint-Yrieix gagna son match pour un seul essai acquis en deuxième mi-temps.
De l’avis unanime, la marge était plus grande entre les deux équipes et c’est à une quinzaine de points que les supporters des deux camps
avaient évalué dès le début, la victoire arédienne. Ce score est donc tout à l’honneur des Nexonnais qui se défendirent bien et ne se considérèrent jamais comme battus.
Les deux mi-temps furent identiques. Butant les premières minutes les Arédiens fournissent un gros travail, bousculent les Nexonnais. Mais le jeu se ralentit et se déplace d’un but a l’autre grâce à de longs coups de pied ou interceptions heureuses. Soit malchance, soit énervement, à 3 ou 4 reprises des essais tout faits sont manqués par Saint-Yrieix. Nexon n’est jamais inquiétant.
S. Y. S. C. nous a paru en grands progrès sur le dernier match joué au Pinet. Mais l’on commet encore bien des fautes. La mêlée est mal soudée, en première mi-temps, elle tenait à peine les huit avants adverses beaucoup plus légers. Les trois-quarts ailes ne poussent pas assez leur action offensive et devraient chercher a « recentrer ». Les meilleurs joueurs furent Redon et surtout Eyrolle, arrière très sûr, et joueur complet puisqu’il tint, un temps, les places de trois-quart centre et d’avant troisième ligne. Le jeune Rouchet a de l’étoffe.
Nexon possède une équipe très accrocheuse, où se distinguent le demi d’ouverture et le capitaine Gibeaud. Le Populaire, mercredi 1er novembre 1933.

 

U. S. NEXON – Nexon contre C. A. Pompadour
Nous rappelons que seuls les joueurs munis de leur laisser-passer et les spectateurs ayant des cartes d’invitation auront l’entrée gratuite sur le terrain.
Il est également rappelé que la fédération fixant elle-même le prix d’entrée. L’entrée générale est de 3 fr. par place.
Dimanche l’Union Sportive recevra sur son terrain le C. A. Pompadour, en un match comptant pour la Coupe du Limousin.
Les visiteurs nous arrivent précédés d’un brillant palmarès, leur magnifique victoire sur Saint-Yrieix en dit long sur les possibilités de cette belle équipe.
De leur côté les Nexonnais mettront tous leurs atouts en main pour faire triompher leurs couleurs.
Nul doute que l’enjeu, la perspective d’un beau match doivent attirer la foule des grands jours sur le magnifique terrain de la Seine.
Arbitre, M. Pallier.

Le Populaire du centre, samedi 9 décembre 1933

 

Assemblée générale de l’U. S. N.
Tous les membres actifs et honoraires sont priés d’assister à la conférence qui sera faite par M. Maury Pierre, arbitre fédéral, sur le rugby : ses origines, application des nouvelles règles, le jeudi 14, à 20 heures, salle Café Moderne. Le Populaire du centre 14 décembre 1933.

 

U. S. . Nexonnaise (1) contre U. S. Saint-Léonard
Dimanche prochain, si toutefois le temps le permet, aura lieu cette rencontre annuelle entre les équipes de Nexon et de Saint-Léonard ; Nexon semble cette année avoir retrouvé, sous l’impulsion de Gibaud et Laplaud, sa grande forme des saisons 1925-1926 où, on s’en souvient, les Nexonnais comptaient parmi les bonnes équipes limousines ; de son côté, Saint-Léonard essayera d’aligner son
équipe au grand complet, et à la veille de la reprise de la Coupe du Limousin, il sera intéressant d’assister à ce match, car chacun des deux clubs doit aller loin dans cette compétition.
Nexon vient, du reste, de battre en Coupe du Limousin, le C. A. Pompadour, dimanche dernier, cependant que Saint-Léonard est à la tête de sa poule. Nexon voudra justifier de sa bonne forme en face de Saint-Léonard. Le Populaire du centre samedi 16 décembre 1933.

 

L’annuaire Dumont pour l’année 1934 donne les informations suivantes sur l’Union Sportive Nexonnaise:

Société fondée le 12 septembre 1920 ( paru au Journal Officiel le 6 novembre 1920. Agréée du Ministère de la Guerre le 20 octobre 1920).

Président d’honneur : M. Boutaud-Lacombe, maire

Vice présidents d’honneur : M. Jumeaux-Lafond, M. de Nexon.

Président : M. Toulemont

Vice-Présidents : MM. Deloze et Ratier

Secrétaire : M. Jarry-Lacombe.

 

Le 7 janvier 1934, le journal annonce :  » Dimanche l’U. S. Nexonnaise recevra sur son terrain de la Seine l’équipe première du S. C. de Saint Yrieix en un match comptant pour la Coupe du Limousin. Saint-Yrieix, possède cette année une belle équipe, dont le point fort consiste en sa ligne d’avants, bien emmenée par les frères Latournerie. Nexon battu par un essai au match aller présentera sa grande équipe, celle qui triompha si brillamment de Pompadour. » Le Populaire 7 janvier 1934

Dimanche 14 janvier match au Grand Treuil à 13 heures contre les juniors Saulistes, en lever de rideau du match des réserves du Sporting Club d’Angoulême et de la Section Athlétique Universitaire de Limoges. Le Populaire 11 janvier 1934.

ASSOCIATION : OZANAM (1), CONTRE E. P. S. SAINT-LEONARD (1). RUGBY : U.S. NEXON (1), CONTRE U. S. SAINT-LEONARD (1).

Le public de Saint-Léonard et des environs est convié à assister ce soir à une belle manifestation sportive. C’est d’abord deux équipes scolaires d’Ozanam et de l’E. P. S. Saint-Léonard, qui disputeront un match d’association. On commit la valeur de ces deux équipes, c’est donc là un lever de rideau de premier ordre.

Ensuite, les équipes premières de l’U. S. Nexonnaise et de l’U. S. St. Léonard prendront possession du terrain pour un match de rugby. Nexon nous arrive précédé d’une excellente réputation et avec une équipe au grand complet ; nul doute que les poulains de Gibaud et Laplaud feront leur possible pour enlever la décision à nos locaux. Saint-Léonard, à la veille de la reprise de la coupe du Limousin, alignera aussi une excellente formation, c’est dire qu’à lui seul ce match vaut le déplacement de la Belle. Le temps étant beau, ces deux marches doivent attirer un grand nombre de spectateurs qui n’auront qu’à se louer des efforts des soccers et des rugbymens, qui veulent démontrer l’attrait de leur jeu respectif. Arbitres. — Association : M. Bosse; Rugby : M. Couloudon ou Dezon. Le Populaire du centre 11 février 1934

On note que dans la presse à cette époque on ne parle pas encode football, mais de rugby association que l’on réduit à « association ». Deux noms ressortent parmi les joueurs : Gibeau et Laplaud.

 

Saison 1934-1935

RUGBY – A L’ U. S. NEXONNAISE

L’U. S. Nexonnaise réunit en assemblée générale a réélu son bureau pour la saison 1934-35.

Président : Albert Adam.

Vice-présidents : MM. Deloze et Rattier

Trésorier : M. F. Laplaud.

Secrétaire : M. F. Gibeau.

Préparation militaire ; M. Beaubreuil.

Membres du bureau : M. A. Guyonnaud, F. Penot, J. Maisongrande, J. Bouby.

Les clubs désirant conclure avec l’U. S. N. sont priés d’adresser la correspondance à M. Gibeau, secrétaire de l’U. S. N., Café Moderne, Nexon. Le Populaire du Centre – 5 août 1934

Coupe du Limousin des séries inférieures- Clubs engagés.
U. S. Objatoise, U. S. St-Léonard, Saint Yrieix S. C., C. C. A. Usselois, C. S. Ussacois, U. S. Nexonnaise, U. S. O. Saint Junien, U. S. Argentacoise, C. A. Larchois, U. S. Meymacoise. Le Populaire 12 septembre 1934

 

U.S. Nexonnaise. — Rugby. — Libre le 7 octobre par suite de forfait, demande match sur son terrain ou terrain adverse. Ecrire à M. Gibeau, Café Moderne, Nexon (H.-V.), Tél. 48. Le Populaire du Centre, 4 octobre 1934

En observant le calendrier du Saint-Yrieix-Sports-Club pour la saison 1934-1935 on constate que l’USN, outre Saint Yrieix, affronte des équipes à Allassac, Angoulême, Larche, Limoges, Périgueux, Saint Leonard, Thiviers… Il y avait donc des déplacements importants à effectuer et il fallait amener une vingtaine de personnes. Comme il n’y avait pas assez de voitures individuelles c’était en camion que l’équipe se déplaçait. On mettait des bancs à l’arrière et serrés les uns contre les autres joueurs et dirigeants se tenaient tant bien que mal dans les virages. Il est vrai que la vitesse était réduite par rapport à aujourd’hui. Mais disputer un match après un tel déplacement donnait un sérieux avantage à l’équipe qui recevait.

CALENDRIER DE L’EQUIPE 1ere du Saint-Yrieix-Sports-Club.

Octobre 14 : B- C. Angoulême, à Angoulême ; 21 : U. S. Thibérienne, à Saint-Yrieix ; 28 : E. N. Limoges, à St Yrieix.

Novembre 1er : Périgueux, à Saint Yrieix ; 8 : C. A. Larchois, à Larche (Championnat) ; 11 : C.S. Allasacois, à Saint-Yrieix (Championnat) ; 13 : U. S. Objatoise, à Objat ; 25 : E. C. Limoges, à Saint-Yrieix.

Décembre : 2, U. S. Nexonnaise à Nexon ; 9 : Hirondelle Sportive Limousine, à Saint-Yrieix, 10 : S. A. U. L., Limoges ; 23 : Réservé (Championnat) ; 30 : U. S. Saint-Léonard, à Saint-Léonard.

Janvier 6 : Réservé Championnat ; 13 U. S. Nexonnaise, à Saint-Yrieix ; 20 : U. S. Thibérienne, à Thiviers ; 27 : C. O. P. O., à Saint-Yrieix.

Février : U. S. Yézerienne, à Condat ; 10 : En pourparlers ; 17 : S.A.U.L., à St Yrieix ; 27 ; U. S. Saint-Léonard, à St Yrieix.

Mars 3 : En pourparlers ; 10, C. A. Pompadour à Pompadour ; 17 : S. C. Angoulême, a Angoulême ; 24, U.S. Objatoise, à St-Yrieix. 31, En pourparlers. (Le Populaire 11 octobre 1934)

 

Dimanche prochain, 11 novembre, U.S.O. disputera son deuxième match de championnat contre l’Union sportive Nexonnaise. Nexon n’a succombé, devant Saint- Léonard que par le faible écart d’un essai. La ligne d’avants, point fort de l’équipe, est très accrochante, et notre huit devra s’employer à fond pour lui résister victorieusement, Sur le papier, Saint-Junien doit fournir le vainqueur et terminer le premier de sa poule, nous serons fixés dimanche. Nous engageons le public à se rendre nombreux au stade municipal pour encourager nos joueurs. Prix d’entrée habituel. La rencontre débutera à 14 heures 30 précises, sous la direction de M. Lapleau. Le Populaire du centre 9 novembre 1934

 

Soirée de gala. — C’est le 10 mars que l’U. S. Nexonnaise organisera une soirée de gala qui aura lieu salle Charreix.

Au programme : « Le droit aux étrennes », pièce de Courteline ; « Un client sérieux », pièce de Courteline ; « Napoléon fait dit cinéma », pièce en 1 acte. Ces trois pièces seront interprétées par l’excellente troupe des Amis de la Gaieté, dont l’éloge n’est plus à faire. La U. S. N. convie tous ses membres honoraires à assister, sans exception à cette excellente soirée.

Prix de places : 6 francs et 4 francs. Enfants, demi-tarif. Les joueurs de l’U. S. N. auront l’entrée gratuite sur présentation au contrôle de leur carte de membres actifs.

Un superbe bal terminera cette agréable soirée.

L’après-midi, à 2 heures, au terrain de la Seyne, un match de rugby opposera les jeunes joueurs aux vétérans de l’U. S. N. (Le Populaire du Centre 6 mars 1935)

 

En mars 1935 on lit l’annonce du match  » A NEXON – EX DE LIMOGES CONTRE H.S- NEXON

Dimanche 31 mars, l’Hirondelle Sportive de Nexon convie son fidèle public à assister au plus grand match de la saison.

En effet, au prix de gros sacrifices, un match vient d’être conclu avec les « Ex » de Limoges. Nous ne pensons pas qu’il soit utile de présenter ce groupement, signalons cependant que les « Ex » n’ont pas encore connu la défaite, et qu’ils ont battu ces derniers temps : l’Hirondelle Sportive de Limoges, par 36 à 0 : le S. L U. C. (réserve), par 21 à 3 ; le S. O. L., par 31 à 6.

Nous reviendrons demain sur la composition de leur équipe qui groupe d’excellentes individualités ». (Le Populaire 29 mars 1935)

 

Saison 1935-1936

Disputant le Championnat du Limousin pour la saison 1935-1936 on trouve l’annonce de la rencontre  :  »  U. S. NEXON CONTRE C. A. POMPADOUR.

Dimanche, l’U. S. Nexon recevra sur son terrain en un match comptant pour le championnat du Limousin (4e série), le C. A. Pompadour.

Coup d’envoi à 2 h. 30. Arbitre : M. Clapeaud. (Le Populaire, 21 décembre 1935)

 

Saison 1936-1937

Avec la saison 1936- 1937, le club revient à son ancien nom, l’US Nexonnaise comme le montre l’annonce du match  » U. S. SAINT-LEONARD contre U. S. NEXONNAISE. Pour l’ouverture de la saison, l’Union Sportive reçoit aujourd’hui sur son terrain, le quinze de Saint-Léonard ; on se souvient de la belle saison que fit ce club l’année dernière. Nul doute que ce match attirera au terrain de la Seyne de nombreux spectateurs. » (Le Populaire 27 septembre 1936)

Championnat du Limousin – S. O. L. CONTRE U. S. NEXONNAISE. Dimanche, le Sporting recevra, sur son terrain, l’U. S. Nexonnaise, en championnat du Limousin. La partie sera très disputée, car Nexon viendra pour prendre sa revanche de dimanche dernier et fera son possible pour arracher la victoire.

D’autre part, le S. O. L. jouera au complet, et le public pourra applaudir les exploits d’anciens joueurs qui ont repris, cette saison, du service dans les rangs du Sporting, ainsi que certaines vedettes venant de clubs d’excellence et d’honneur qui tiennent à débuter sous les couleurs « sang et or » et en championnat.

La composition des deux quinze n’est pas encore connue, et nous y reviendrons sous peu ; néanmoins, le public qui fera le déplacement du Parc des Sports, dimanche, est sûr d’assister à une belle partie. (Le Populaire 8 novembre 1936)

Les matchs ne se déroulent plus aux Garennes mais sur un terrain situé route des Vanneaux, à la Seyne. Dans la presse il est orthographié soit La Senne, soit La Seyne.

 

U.S.N. contre U. S. SAINT-LEONARD – Dimanche prochain, l’U. S. S. L. recevra, sur son terrain l’équipe de rugby de Nexon. Venu, il y a un mois, pour remplacer un forfait, Nexon avait déplacé une jeune équipe sympathique et accrocheuse ; pourtant cette équipe était, ce jour-là, fort mixte. Aussi, dimanche prochain. Nexon déplacera sa meilleure formation et nous fera assister à une partie rondement menée. Coup d’envoi à 14 h. 30. Arbitrage de M. Mazelaigue. Le Populaire du Centre – 1 janvier 1937

L’équipe de rugby à une date non déterminée.

 

Que devient le club de rugby ensuite ? Si vous avez des réponses elles sont les bien venues…

 

 

 

Le 6 avril 1917, le Congrès américain vote l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Empire allemand. Des milliers de jeunes soldats américains doivent être recrutés car le service militaire n’est pas obligatoire aux États-Unis, formés, acheminés vers la France avec leur matériel. C’est une organisation complexe qui va voir des trains de soldats américains passer par la gare de Nexon et des soldats séjourner à Nexon avant de partir au front.

Le 19 août 1918 la lettre d’une dame de Nexon est publiée dans le « Ashland Tidings », journal de la ville d’ Ashland dans l’Oregon. C’est aujourd’hui une ville de près de 20 000 habitants et la majorité des jeunes soldats américains qui ont séjourné en Haute-Vienne en 1918 étaient originaires de cet État.

lettre de nexonLa page du Ashland Tidings du 19 août 1918, publiant la lettre d’une femme de Nexon

Le texte est le suivant:

Frenchwoman mothers American soldiers

Mrs E. McClintock of Roseburg has two sons with the United States forces in France; recently she receive the following letter from a French woman in which the beautiful spirit of fellowship and love for the Yankee soldiers boys who have gone to that country’s assistance is shown:

Nexon France
Juliet 19-1918

Madame,

I am keeping a promise I have made to your two good sons. First of all I am happy to be able to tell you that your two children are in splendid health. Since the arrival Monsieur Leon at nexon I have considered him as my son and he calls me his mother in France. Since he came to nexon he is not unhappy. But one thing he misses and that is the caresses of his American mother. I do not known Monsieur John very well, as he not been in nexon very long, but they are very happy to be together. When your receive this letter I thing they will no longer to be here, they will go to —,— and then to the front.
I pray God, Madame, that the war will soon be over , and your children will return to kiss you.
Not knowing English I hesitate to write you but your son says his American mother can have it read to her. I am sending you a little view of the village where your children are. After the war Monsieur Léon has promised to bring you and his father in France. You will see, Madame, that I seek to distract and amuse them, to make life in France as pleasant as possible.

Just receive for yourself, Madame, and your family my sincere regard.

 

La traduction donne: Mme E. McClintock, de Roseburg a deux fils avec les forces des États-Unis en France; récemment, elle a reçu la lettre suivante d’une femme française dans laquelle transparait le bel esprit de fraternité et d’amour pour les soldats yankees qui sont allés à l’aide de ce pays:

Nexon France 19 juillet 1918

Madame,

Je réalise une promesse que j’ai faite à vos deux bons fils. Tout d’abord, je suis heureuse de pouvoir vous dire que vos deux enfants sont dans une splendide santé. Depuis l’arrivée à Nexon de M. Léon je l’ai considéré comme mon fils et il m’appelle sa mère en France. Depuis son arrivée à Nexon il n’est pas malheureux. Mais une chose lui manque, ce sont les caresses de sa mère américaine. Je ne connais pas très bien M. John, car il n’est pas resté très longtemps à Nexon mais ils sont très heureux d’être ensemble. Lorsque vous recevrez cette lettre, je pense qu’ils ne seront plus ici, ils iront à —, — et ensuite au front.
Je prie Dieu, Madame, que la guerre soit bientôt finie, et que vos enfants reviennent vous embrasser.

Ne sachant pas l’anglais, j’hésite à vous écrire, mais votre fils, dit sa mère américaine peut faire cette lettre. Je vous envoie une petite vue du village où sont vos enfants. Après la guerre, M. Léon m’a promis de vous amener en France avec son père. Vous voyez, Madame, que je cherche à distraire et amuser vos enfants pour leur rendre la vie en France aussi agréable que possible.

Recevez, Madame, ainsi que votre famille ma sincère amitié.

On remarque d’abord que la lettre postée de Nexon le 19 juillet est publiée un mois après dans un journal de l’Oregon. Il fallait au moins 8 jours pour traverser l’Atlantique et ensuite sans doute le même temps pour aller de New York jusque dans l’Oregon. Le ton de la lettre est celui d’une mère qui écrit à une autre mère. Toutes les lettres que l’on peut lire et tous les témoignages des jeunes américains révèlent un accueil chaleureux de la population française. Pour comprendre ces sentiments retraçons le chemin parcouru par ces jeunes américains partis de la côte Ouest des États-Unis pour venir combattre au côté des jeunes français.

L’entrée en guerre des États-Unis

Après 32 mois de neutralité, les États-Unis d’Amérique déclarent la guerre à l’Allemagne le 6 avril 1917. Ils le font après que l’état-major allemand, désireux d’accélérer la fin d’un conflit qui s’enlise, joue son va-tout et, au risque de heurter les États-Unis, proclame le 31 janvier 1917 la reprise de la guerre sous-marine à outrance. Les Allemands avaient suspendu la guerre sous-marine après le torpillage du paquebot britannique le 7 mai 1915. À la suite du naufrage qui a fait 128 victimes américaines, le président des États-Unis, W. Wilson menaça l’Allemagne et exigea réparation. Inquiet de l’éventuelle entrée en guerre des États-Unis dans la guerre, l’Allemagne décide le 27 août 1915 de restreindre son offensive sous marine.
Le 3 mai 1917 les États-Unis créent l’American Expeditionary Force (AEF). Disposant dans un premier temps d’effectifs et de matériel militaire limités, l’armée américaine fait appel à ses immenses ressources industrielles, prévoyant en effet que le conflit se prolongerait jusqu’en 1922 !
Le transport des soldats et du matériel de guerre.

carte pour soldats quitant les etats Unis

Les jeunes soldats partent soit de la côte Ouest des États-Unis et après avoir embarqué à Seattle ou San Francisco ils rejoignent New York par le canal de Panama, soit ils sont déjà à l’Est et ils sont regroupés dans un immense camp avant d’embarquer vers l’Europe.

La traversée n’est pas de tout repos car les sous marins allemands sont dangereux. Les bateaux sont camouflés pour être moins visibles. Ce camouflage, appelé Razzle Dazzle aux États-Unis, repose sur un motif complexe formé d’un enchevêtrement de lignes irrégulières et de couleurs très contrastées, afin de briser la silhouette du navire.

mauritenia camouflé

Le Mauritania

Le 13 juin 1917 le général PERSHING, chef de l’American Expeditionary Force (AEF), débarque avec son état-major à Boulogne sur Mer. Le 26 juin, la 1ere division américaine commandée par le général W. L. SIBERT arrive à Saint-Nazaire à bord de l’USS Tenadores. Mais pour accueillir le flux de soldats et de matériel qui va arriver il faut une organisation sans faille. On passe en effet de 12 000 hommes débarquant en juin 1917 à 30 000 en septembre, 50 000 en décembre, 100 000 en mars 1918, 270 000 en juin …
Au total 2 millions de soldats américains seront sur notre sol en Novembre 1918 dont 1 million sur le front. Il faut faire vivre tout ce monde avec non seulement tout ce qui est indispensable à la vie des armées, mais ce qui est nécessaire aux loisirs, à l’époque principalement le cinéma mais aussi la santé avec les hôpitaux militaires.
Pour accueillir ces hommes et ce matériel il a fallu répartir les arrivages sur tous les ports français disponibles de la façade Atlantique car ceux de la Manche étaient à pleine charge du fait du trafic franco-anglais et que ceux de la Méditerranée étaient difficiles à utiliser du fait de la guerre sous-marine. Parmi les ports de l’Océan, Brest, seul port en eau profonde, ainsi que Saint-Nazaire et Bordeaux verront débarquer la plus grosse part des arrivages. Nantes, La Pallice, Rochefort seront aussi largement utilisés et il sera même fait appel, mais de façon accessoire, à des ports secondaires : Grandville, Saint-Malo, Les Sables-d’Olonne, Marans, Tonnay-Charente, Bayonne.

Arrivée des troupes à Bordeaux, port de Bassens
Plus spécialement affecté à la réception des matériels et des approvisionnements, le choix de Bordeaux est entériné le 21 juin 1917 et devient ainsi le Quartier Général de la base n°2 du Service of Supply.

L’extension du port de Bordeaux qui avait été entreprise en 1915 s’accélère avec l’arrivée des troupes américaines. A la mi-septembre 8000 hommes des labour batallions, partagés en 3 équipes travaillant chacune 8 heures par jour, se mettent au travail. Dès le 15 mars 1918, les premiers cargos américains, d’un tirant d’eau de 7m à 7,50 m, s’ancrent dans Bassens américain. Le 1er mai, 5 postes sont complètement terminés. Le 1er juillet, tous les postes sont déjà en service.

arrivée troupes US a bordeaux

Le George Washington à Brest en 1918 revêtu de son camouflage de guerre. Il transportera le Président W. Wilson pour les négociations du Traité de Versailles en 1919.

Les opérations de déchargement sont effectuées avec une rapidité exceptionnelle pour l’époque grâce à des équipements révolutionnaires pour l’époque comme des grues électriques à portique et des tracteurs électriques mais grâce aussi au système de desserte des postes en boucle par un service continu. A cela s’ajoute l’esprit de compétition entre les ports qu’à développé le Général PERSHING. Jusqu’en août 1919, 739 navires américains arrivent dans l’estuaire.

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Fête de l’Independance Day à Bordeaux, le 4 juillet 1918

Les chemins de fer pour le transport des troupes américaines
Les américains relient chacun de leurs ports et de leurs camps par des voies ferrées. Au printemps 1918, 5 000 hommes et 10 000 tonnes de matériel empruntent chaque jour ces lignes.
Une ligne Nord part de Saint-Nazaire pour aller vers Saint-Dizier et le front par Nantes, Tours, Vierzon, Auxerre. A Vierzon se rejoignent la ligne qui part de Brest et passe par le Mans et Tours ainsi que celle qui part de La Rochelle pour aller à Niort et Saumur. Compte tenu de l’importance de Vierzon un immense camp a été implanté à Gièvres dans le Loir et Cher. C’est à la fois une immense gare régulatrice et le plus grand dépôt installé par l’AEF. Il y a deux gares de triage avec 145 hectares de stockage, un dépôt pétrolier, un arsenal pour les munitions, un atelier de 200 locomotives, plus de 200 hangars d’une superficie totale de 36 ha couverts, une usine frigorifique pouvant contenir 8 000 tonnes de viande, 400 baraques de cantonnement où logeaient entre 20 000 et 30 000 hommes.
Une ligne Sud, relie Bordeaux, Périgueux, Limoges, Issoudun, Bourges, Nevers, Dijon, Is sur Tille puis le front vers Saint-Dié et Belfort. La gare de triage d’Is sur Tille est une partie de la base avancée no 1 où près de deux millions de soldats américains et environ quatre millions de tonnes d’approvisionnements sont passés entre l’automne 1917 et le printemps 1920.
Presque toutes ces lignes empruntaient des voies transversales à profil accidenté, mal outillées pour faire face à un trafic intense. Il faudra donc exécuter d’énormes travaux à une époque où manquaient tant les ouvriers exercés que les matériaux.

carte des hopitaux Us en 1918

lignes chemin fer utilisées par l'armée américaine

On constate sur ces cartes que la ligne Bordeaux- Limoges-Issoudun passe par Nexon. Elle dépend de la compagnie Paris-Orléans (P.O.) qui installe de nouveaux postes sémaphoriques, allonge des garages, augmente les moyens de triage et de garage des gares de Coutras, Limoges, Châteauroux, Saint- Pierre-des-Corps, Vierzon, ouvre au service de nuit des gares habituellement fermées, entretient avec plus de soin les voies et les signaux.

A Nexon le pont de la route de Biard est élargi. On peut encore lire sur les briques du parapet, en venant de l’usine en direction de la gare,la signature « U 18 S ». Il y a d’autres lettres mais l’usure du temps fait qu’elles sont difficiles à lire.

 

Comme il n’y a pas suffisamment de matériel en France pour acheminer ce volume d’hommes et de matériel on établit un programme qui comportait, dès le printemps 1918, l’emploi de trains complets américains. Des moniteurs français donnèrent aux mécaniciens, chauffeurs, garde freins américains une instruction théorique sur les règlements français sur les lignes et les gares où ils devaient circuler. A cause de la différence des langues chaque convoi était accompagné par un chef de train français.
En novembre 1918, le personnel américain du chemin de fer, même s’il a été inférieur de 40% aux prévisions, s’élève à plus de 30 400 agents pour un parc de 14 000 wagons et de 1 380 locomotives.

Le parcours des jeunes soldats américains de l’Oregon à Nexon
Pour rejoindre l’Europe dans le cadre de l’AEF les États-Unis vont créer 6 nouveaux régiments, les 54e, 55e, 56e, 59e, 60e et 65e Régiment d’artillerie de côte (Coast Artillery Corps). L’ordre de les mettre sur pied est donné le 15 Décembre 1917.
Le 65e régiment du Corps de l’artillerie de côte (CAC) en fait partie. Retraçons leur voyage avant que certains d’entre eux découvrent Nexon.

Le 2 mars 1918 le voyage commence en partant de San Francisco pour rejoindre New York en passant par le canal de Panama qui est emprunté le 9 mars.
Le 16 mars c’est l’arrivée à New York. Les hommes débarquent et prennent le train pour Camp Merritt, immense base construite en quelques mois ou sont réunies les troupes avant leur départ pour l’Europe.
Le 23 mars les hommes embarquent sur le HMS Mauritanie. Il y a également à bord le 55e Régiment d’’artillerie de côte qui vient de la région de Boston et 200 infirmières de la Croix-Rouge.

MauretaniaLe Mauritania à son arrivée à Liverpool

Le 25 mars le HMS Mauritanie lève l’ancre. Il accoste à Liverpool, en Angleterre le 1er avril. Les deux régiments débarquent et gagnent Southampton en train.
Le 5 avril les hommes embarquent à bord d’un bateau à vapeur pour traverser la Manche
Le 6 Avril le bateau est à quai au Havre. Il y a plus d’un mois que les jeunes soldats ont quitté San Francisco. En arrivant en France les soldats devaient envoyer à leur famille un carton indiquant qu’ils étaient bien arrivés »sains et sauf ». Ils ne devaient donner aucune indication mais le soldat qui a renvoyé ce carton n’a pas respecté la consigne.

carte pour signaler son arrivée en franceCarton d’arrivée « sain et sauf »

Puis, par train, le régiment va rejoindre Limoges. La description du voyage est savoureuse. Les soldats découvrent les wagons à bestiaux. S’ils sont fascinés par la beauté des paysages qu’ils traversent et par la gentillesse des gens à chaque arrêt en gare, (ils racontent que leurs gourdes n’étaient pas remplies seulement avec de l’eau !) ils ont du mal à s’allonger et à dormir sur le plancher en bois.

le havre Aixe en train

Wagons dans lesquels voyagent les soldats américains

Le matin du quatrième jour, le train arrive à Limoges. Comme ils sont plus ou moins abattus par leur long trajet, les hommes n’ont pas sauté de joie quand ils sont enfin arrivés dans la caserne de pierre, au cœur de la ville, autrefois occupé par le 20e régiment de dragons.

Le régiment dans ses premiers jours à Limoges a subi un nettoyage sévère. Tous les hommes ont été autorisés à visiter la ville et les bains douches semblaient être les attractions les plus populaires. Très vite ils comprennent que la première nécessité est d’apprendre la langue française car, dans les magasins, très peu de gens comprenait la langue américaine. Mais grâce à l’utilisation de dictionnaires français-américain, ils ont pu faire quelques achats.
Les habitants ont traité les soldats américains comme s’il était des héros envoyé pour les délivrer des envahisseurs. Dans tous les commerces et dans toutes les maisons ils ont été reçus à bras ouverts. Ils ont sympathisé avec les jeunes filles, des idylles sont nées.

L’entrainement est intense avec de nombreux exercices physiques et des marches dans la campagne Limousine. Il faut apprendre à conduire les camions sur les routes de france avant de passer au maniement du canon.

camion du 63 et son embleme

Après quelques semaines de formation, le régiment a été divisé en 3 bataillons. Le premier bataillon a été envoyé à Nexon, le deuxième bataillon à Pierre-Buffière et le troisième bataillon ira plus tard à Nexon.

Les soldats américains à Nexon

Le 1er bataillon du 65 th artillery CAC était en cours de formation à Nexon lorsque le 31 Juillet 1918 le calendrier de l’instruction a été interrompu. Le bataillon a du rejoindre le camp de La Courtine pour s’entraîner au tir avec les canons « BL 9.2 inches Mk I & Mk II Howitzer ». Ces canons au diamètre impressionnants (234 mm) ont été mis en service par l’armée britannique à l’été 1914 ; le 65e CAC a été un des premiers régiments américain a en être doté. Le 21 Août 1918 le bataillon quitte La Courtine en train pour rejoindre le front.
Le 3ème bataillon est arrivé à Nexon le 24 mai. Il y est resté jusqu’au 2 août, date à laquelle il a rejoint le camp de la Courtine.

Dans le texte de cette carte écrite le 11 mai 1918 la personne écrit  » tante Angèle ne pourra pas venir car sa chambre est réquisitionnée par des Américains, il y en a 2000 à présent pour un certain temps et ceux-ci partis d’autres les remplaceront ». Le chiffre de 2000 est très exagéré car il ne correspond pas aux effectifs d’un bataillon et on ne voit pas comment Nexon aurait pu accueillir 2000 soldats pendant plusieurs mois. Mais au delà de la réalité du nombre on mesure bien le poids de cette présence pour les habitants.

americains a nexon 11 mai 1918

Les troupes s’entraînent dans les près situés autours du bourg.

troupes sur pré drapeau en tete troupes gros plan

 

troupe et musique troupe et musique gros plan

 

Des cérémonies sont organisées sur la place, comme celle photographiée ici:

 

ceremonie place de la mairieceremonie place de la mairie 1918

 

Le Journal « ASHLAND TIDINGS» a publié le 30 septembre 1918 des lettres d’Harold Simpson datées du 23 juillet et du 1er août 2018. Le jeune homme y décrit son voyage à Bordeaux, les vignobles, les paysages, sa rencontre avec des prisonniers allemands, les frites. Il raconte un jour de foire à Nexon. Il est content des femmes qui lavent son linge et le raccommodent mais il est très surpris de la manière dont on coupe le poulet car il n’arrive pas à reconnaître les morceaux !

Voici le texte de ces deux lettres que l’on peut retrouver à cette adresse:http://oregonnews.uoregon.edu/lccn/sn85042399/1918-09-30/ed-1/seq-8.pdf
Nexon. France, July 23, 1918.
Dear Mamma and Papa:
Back again to our little village and after quite a trip, too. I was very glad to have the chance to make this trip as it gave me a chance to use some of the knowledge I gained at the truck school.
We left here on trucks. 13 of us from this battery and 14 from F.
We went to xxx, where we took the train, regular third class compartment coaches.
We transferred at xxxx and rode in the baggage car. We arrived at our destination at 1:30 a.m., rode out to a casual camp and remained there the rest of the night.
This camp is located at an old amusement park, and we slept in what appeared to lie the dance hall.
We were in Bordeaux for a couple of days, and had a few hours off a couple of times.
It is a large city, more modern and American looking than Paris. There were squares, statues and monuments, as in all French cities. There were some especially nice ones there and modern and well kept stores. A dandy « Y » there, hotel, restaurant, canteen and library combined.
We ran into a couple of the « Blue Devils, » the French soldiers who were in the states for the
Fourth and paraded in New York. One of them told us for is trip. Said I was soon going back to the front.
We came back from Bordeaux with trucks.
The first part of our trip was through vineyards, one after another. I had expected to find many vineyards in France, but these were the first I had seen in large amount.
As we drove along the vineyard gradually gave way to fields of grain, pasture or garden plots, and we passed through many towns, slept in a number, so saw a good deal of the country.
American soldiers were everywhere, doing all kinds of things and always on the best of terms with the French people.
There were a number of German prisoners at Bordeaux, unloading baggage. They were unguarded and seemed well satisfied. I talked to them a little. I could understand them fairly well and they seemed to « compree » my « Deutsch. » We passed several of scrub corn on our trip. The vineyards are located on the most level ground In France and the grain fields are in the rolling country, just reverse conditions of the United States.
It was a good tip. We worked hard but we don’t mind that, when we feel we are accomplishing something. We slept on the ground, and It was rougher than the Rocky Mountains. We « shore » did sleep.
The name of my French friend, of Paris, is Maurice Averill. He is at the front now as a dispatch rider. He promised to write, but hasn’t yet.
The boys just now are telling yarns of our trip, and of course, improving them each time they are told.
The French and Yankees have been landing the Germans a « few » the last few days.
It makes the American soldiers feel good and it tickles the French most to death.
Love.
HAROLD.

Nexon, France, August 1,1918.
Dear Mamma and Papa: August first and sure enough August weather, hot, dry and sultry.
The band gave us a concert last night.
They play well and are improving all the time.
They nearly always start the concerts with « Arrah Go On, I Want to Go Back to Oregon, » and finish with the « Marseillaise » and « Star Spangled Banner. » The French inhabitants turn out « en masse » every time the band plays. A bunch of casuals came in last night during the concert.
The little river that through this town is far more beautiful than the Seine.
It has been dammed at Intervals to provide water power for various industries along its banks, and is a succession of still mirror like pools, then falls and rapids, and all along it flows through meadows and woods. The reflections are very clear and distinct, where it is still.
It’s a very popular place for fishermen.
Just had some lemonade at the “Y”. It was good and Ice cold. Ice is scarce in France. American camps are about tho only places where Ice is to be found, although everybody drinks and beer gardens and wine shops are everywhere.
I just came over to the schoolhouse to fill my fountain pen and on the blackboard is a colored drawing of the American and French flags with crossed staffs and written under it in English,
« Hurrah for America. »
One of the teachers here speaks a little English. The teachers live right in the schoolhouses here, and the people usually live over their stores and places of business.
I never tire of watching the French people and trying to talk to them.
Not long ago we had a « Fair day in a fair little village, » and the streets were crowded.
Cattle, sheep and pigs for sale. And merchandise stands and people everywhere, and those merchandise stands! There’s everything for sale from candy to millinery. There was close on bolts, pins, oranges, hats (both for ladies and men), postal cards, glass ware, laces, ribbons, baskets, meat, and everything else you can mention.
Everybody everywhere comes to these fairs for miles around, bringing everything they have to sell, and there is the greatest bargaining, wrangling and trading you ever saw.
The French women here do our washing and they do it well and are very reasonable about it.
They also do the mending when necessary.
They spin their own yarn for darning and I have watched them spinning the yarn for the sox
(chausettes, they call them.) There is a little restaurant here where we eat, when we « eat out ».
In nearly all of these restaurants the kitchen is in the front and you have to go through it to get into the dining room and the cooking it done over a fireplace.
Lawson and I got hungry for fried chicken Sunday, so we went out in the country, got a chicken, and gave it to the little French lady at the restaurant and Monday evening we marched down for our chicken. We had « pomes de terre, » « frites, » « salade, » chocolate and
« du pain » (French fried potatoes, bread, etc.).
Well, the chicken was good, but there was so many parts we couldn’t identify, for instead of cutting the chicken at the joints as we do, it was cut right through the bones. We didn’t care particularly for the head as its eyes were open. It reminded me of the story of the newly-wed who told the butcher to be sure and close the eyes of the turkey as she « Just couldn’t stand to put it in the oven with its eyes open. » I never expected to have it so clearly demonstrated, however.
There is quite a routine to go through with to get a meal at this little restaurant, but it is clean and the cooking usually good. The other day we bought some mutton chops, got tomatoes at a store and she fixed them for us and made some crepes (hot cakes which are sweeter than
American ones), baking them over the fireplace.
Must close for tonight. We are expecting to leave here soon for another training camp.
It seems to take lots of training for this class of artillery.
Love
HAROLD.

Il y a sans doute des relations amoureuses entre des soldats américains et des jeunes filles de Nexon. J’ai trouvé un message sur un site généalogique dans lequel une Californienne cherchait des informations sur la grand mère de son mari. Elle savait seulement ceci: « Henriette Clémence HAMON née le 8 février 1898 à Bordeaux était l’épouse de guerre de Percy BELL, un soldat américain de Minnesota. Il est né le 11 janvier 1881. Ils se sont mariés en Nexon, Haute-Vienne, le 6 mai 1918. Leur enfant premier, Jean Henri, est né le 10 janvier 1919 à Pauillac, Gironde. Ils ont émigré aux États-Unis en 1919 ». Cette demande n’a pas reçu de réponse.

Pendant son séjour en France, il ne semble pas que le régiment ai subit de lourdes pertes. Lors du retour du 65e sur le sol américain, le Ashland Tindings du 25 février 1919 se réjouissait du faible nombre de morts et de blessés parmi les jeunes soldats de l’Oregon. Il fait état d’un tué au combat et de trois blessés parmi ceux de l’Oregon pour un total de 3 morts et 99 blessés pour l’ensemble du régiment.

Témoignages de soldats américains dans les communes voisines de Nexon.

D’autres régiments américains ont séjourné dans les environs de Nexon. Le 59e à Aixe sur Vienne, le 67e CAC à Chalus puis à Aixe sur Vienne. Le 63e est celui qui va rester le plus longtemps. Arrivé à Aixe le 2 août 1918 en provenance du Havre le régiment ne sera pas appelé au front du fait de l’armistice. La vie quotidienne des soldats est contée par  John Brown qui tenait un Journal et de nombreuses photos. Nous en extrayons les passages qui montrent la différence de vie entre les États-Unis et les villages du Limousin en 1918.

livre de route du soldat Brown 63 CACJournal d’un bleu

Avant de rejoindre les maisons qui leur sont assignés les militaires sont logés dans tous les magasins vacants, les granges et les étables que le village pourrait épargner. En plein mois d’août ils apprécient l’eau de l’Aixette et de la Vienne.

Soldats Us aixe 1918Au bord de l’Aixette

A peine arrivés ils se précipitent pour prendre un bain dans la Vienne. Ils sont surpris d’y voir des femmes en train de laver leur linge en utilisant des « battoirs ». L’un d’entre eux prend cette photo :

lavage du linge aixeLaveuse à Aixe sur Vienne en août 1918

Les jeunes sont également très surpris de voir les hommes avec leurs sabots et de découvrir les charrettes comme moyens de locomotion.

charette qui surprend les americains a AixeThis was the transportation of the Local French people

La visite du cimetière est également un étonnement pour le jeune Brown. Il écrit dans son journal que les tombes sont décorées de guirlandes de fleurs d’imitation fabriqués à partir de perles de couleurs variées, et beaucoup datent de plusieurs centaines d’années. Dans un coin, un tas de crânes et d’ossements du défunt dont les parents survivants avaient omis de payer le loyer de leurs tombes.

 cimetiere Aixe
Le cimetière d’Aixe sur Vienne en août 1918

Les Aixois sont très intéressés par les objets que possèdent les soldats. Les vieux rasoirs, le savon, le tabac et le cirage sont vendus et avec l’argent obtenu les jeunes font la connaissance du Café Central, Cherry Brandy, et les «Vin Sisters ». Les soldats sont restés à Aixe jusqu’à la fin de la guerre. Ils ont rejoint Bordeaux le 1er février 1919 puis après avoir embarqué à Marseille le 6 février sur un navire Italien, le Caserta ils partent pour les États-Unis qu’ils atteindront le 12 mars.

Avant de quitter le Limousin les soldats participent à des cérémonies avec les troupes françaises.

63rd Arty 2 Limoges 12 decembre  63rd Arty 3 decembre  63rd Arty 5

 

    63rd Arty 563rd Arty 1 Limoges63rd Arty 4

 A Limoges le 12 décembre 1918

Nexon n’a pas oublié les soldats américains. 

Le 5 octobre 1919, le conseil municipal décide d’allouer la somme de 100 francs pour participer à la construction du monument qui sera placé à la Pointe de Grave en Gironde, commémorant l’arrivée des premières troupes américaines en France.

delibération 5 oct 1918 pour monument US 1 deliberation 5 octobre 1918 monument US 2

 

Le 20 mars 1960, George A. DUVAL, président de l’association des vétérans du 66th Artillery, C.A.C. vient à Nexon. Ce jour est officiellement déclaré jour de célébration du 41 ème anniversaire du retour de France du 66 ème Coast Artillery Corps par le Gouverneur de l’Etat de Rhode Island, Christopher Del Sesto.

66 coast certificat du gouverneur 1 66 certificat gouverneur 2

George A. DUVAL offre à la commune un drapeau des Etats-Unis ayant flotté sur le Capitole.

drapeau Us tenu par le maire et le secretaire Canard 8 mars 1960

Le drapeau des Etats-Unis tenu par A. CANARD, secrétaire de mairie et L.J. PRADEAU, maire.

En 1962, la France était encore dans le commandement intégré de l’OTAN, des troupes américaines stationnaient en France en particulier au camp de la Braconne, près d’Angoulême. Ce camp a été construit en 1952 sur un terrain de 800 ha. Il abritait 4 000 militaires américains et civils français, avait 12 km de route de ceinture, et 30 km de voies intérieures. Un millier de chars y était stocké. Il y avait un cinéma, et un drugstore, premier supermarché du département. Les Américains ont quitté le camp le 13 mars 1967 et le camp a été reconverti en zone économique.
Le 18 mars 1962 la municipalité de Nexon a invité le colonel RAFTERY, colonel commandant en chef le dépôt américain de la Braconne et des représentants du gouvernement des Etats-Unis à un service religieux à la mémoire des morts et vétérans du 66 ème d’artillerie CAC américain qui séjourna à Nexon pendant la première mondiale, en 1917-1918.

americains a Nexon 6Discours officiels devant la mairie 12 mars 1962

americains a Nexon 1

 

americains a Nexon 5

 

americains a Nexon 2

 

 

americains a Nexon 3 americains a Nexon 4    Un hommage devant le monument aux morts

M. DUVAL, qui habite à Woonsocket dans la Massachusetts a organisé une exposition des photos et articles relatant son séjour à Nexon. Sa commune souhaite des relations entre les deux communes.

M. DUVAL revient à Nexon pour les cérémonies du 11 novembre 1968.

img117

A l’occasion de ce passage à Nexon, le baron Ferréol de Nexon et son épouse ont offert à M. DUVAL une chasuble ayant appartenu à l’abbé Luc de Nexon. Un article du journal local, le Woonsocket Call du 21 avril 1969 publie un article relatant le voyage en France de M. DUVAL avec une photo ou il est revêtu de la chasuble.

Duval en chasuble

 

 

Le basket à Limoges a bénéficié de la présence des troupes américaines.

Outre l’apport militaire incontestable les américains ont fait découvrir au jeune français le basket, ce qui est particulièrement important à Limoges ou combiné avec l’action des patronages le CSP a pu se hisser sur les plus hautes marches de ce sport en Europe

                                               basket a saint nazaire                 match de basket a Royan  

   Le basket, une des distractions favorite des jeunes soldats américains.

 Dès le moi de juin le général PERSHING confie l’intendance de l’arrière à la YMCA. Beaucoup ignorent encore aujourd’hui ce que signifie ce sigle. Pour certains c’est juste le titre d’un tube disco chanté par les Village People. En fait ce sigle est celui de la Young Men’s Christian Association.  Cette association a été fondée par le pasteur britannique Georges Williams en 1844 pour diffuser la religion protestante par le sport et la culture. C’est un professeur de gymnastique au Spingfield College dans la Massachusetts appartenant à la YMCA qui inventa le basket en 1891. C’est également dans la YMCA que fut inventé le volley ball en 1895. Trois anciens responsable sont reçu le prix Nobel de la Paix.

Au travers des foyers du soldat qui organisaient spectacles, bibliothèques et activités sportives elle a contribué largement à l’implantation du basket-ball et du volley-ball dans les classes populaires françaises. Il est incontestable qu’en 1919 le basket français est principalement développé dans les villes qui se situent sur la ligne de front, là ou l’on trouvait les foyers de soldats américains : Mulhouse, Nacy, Reims, Lille… (Voir N. Séoudi « Histoire d’une contagion. Le basket-ball dans le département du Nord » dans «L’aventure des « grands » hommes: études sur l’histoire du basket-ball , Pulim 2003 ).

A Limoges Albert CHAMINADE (1912-2009), ancien arbitre national et international, ayant occupé plusieurs postes de dirigeants au sein du basket français racontait qu’il avait vu les premiers panneaux de basket dans la cour de l’école normale de filles devant laquelle il passait tous les jours à la fin de la première guerre mondiale. L’école abritait un hôpital militaire et le foyer avait fait poser ces panneaux pour les soldats. Cela lui a donné, quelques années plus tard , l’envie de pratiquer ce sport.

La plupart des villes de garnison de province possèdent un hôpital mixte, civil et militaire, administré par une commission civile pour les salles civiles. Dès le mois d’août 1914, la plupart des salles civiles furent réquisitionnées par l’autorité militaire. Après la déclaration de guerre le 3 août 1914, l’avance allemande est rapide. Il faut évacuer les malades hospitalisés dans les hôpitaux généraux et dans les asiles psychiatriques. Ce flux de malades vient s’ajouter à celui des blessés de plus en plus nombreux sur le champ de bataille. Les hôpitaux permanents ne suffisent plus. Aussi il faut ouvrir de nouveaux établissements.
Il n’est pas facile de se retrouver dans le foisonnement de structures qui ont été créées tant par les autorités de l’État que par des bénévoles.
A côté des hôpitaux permanents (ceux du temps de paix) il y a donc les hôpitaux temporaires (ils n’existent que du temps de guerre) qui comprennent:
-les hôpitaux Complémentaires (HC) dont la gestion est directement assurée par la Direction du Service de Santé (militaire) de la région.
-les hôpitaux Auxiliaires (HA) dont la gestion est assurée par l’une des 3 sociétés d’assistance de la Croix-Rouge, la Société de Secours aux Blessés Militaires (SSBM), l’Association des Dames Françaises (ADF) et l’Union des Femmes de France (UFF), toutes homologuées par le ministère de la guerre.
-les hôpitaux Bénévoles (HB), d’initiatives privées, créés par l’arrêté du 21/8/1914.
Ajoutons que, bien que ce mode d’hébergement ait été déconseillé, quelques malades et blessés ont été placés chez des particuliers.
La numérotation des Hôpitaux se faisait par Région Militaire, sans tenir compte du découpage en départements.
Pour les HB il était tenu compte du nom de la société d’assistance et le n° était suivi de « bis »:
– SSBM: n° 1 à 100; au-delà n° dans la série des 300;
– UFF: n° 101 à 200; au-delà n° dans la série des 400;
– ADF: n° 201 à 300; au-delà n° dans la série des 500.
Le décret du 6 août 1874, suivant la loi du 24 juillet 1873 découpe le territoire français en 18 régions. La loi du 5 décembre 1897 met en place la 19e région militaire en Algérie et celle du 8 février 1898 crée une 20e région militaire dans l’Est, en scindant la 6e région militaire. Une 21e région militaire est créée par la loi du 31 décembre 1913 par division de la 7e région.

 

 

Limoges est le chef-lieu de la XIIème Région militaire composée de cinq départements, la Charente, la Corrèze, la Creuse, la Dordogne et la Haute-Vienne

En Haute-Vienne il existera une soixantaine de structures, certaines ayant fonctionné quelques mois d’autres pendant toute la durée du conflit.
Dès le 8 aout 1914 un hôpital complémentaire vient soutenir l’hôpital général de Limoges. Il porte la numérotation HC n° 1 Limoges. Il est situé dans les locaux de l’école libre Colbert, 9 rue des Argentiers et compte 280 lits. Il fonctionne du 8 août 1914 au 18 février 1919 et comporte des services d’ORL et de prothèse maxillo-faciale et une école d’infirmières.
De nombreuses annexes vont lui être rattachées. Elles sont situées dans les cliniques privées, dans les orphelinats, au grand séminaire et même dans l’usine de porcelaine Haviland.
Rapidement des établissements et des personnes privées vont mettre à la disposition du service de santé des armées leurs locaux.
A Nexon l’Institution libre de filles, rue du Nord offre très rapidement ses locaux et dès le 30 aout un hôpital bénévole est créé sous le numéro HB n° 5 bis Nexon. Il compte 22 lits et fonctionne du 30 août 1914 au 1er décembre 1917.

Nexon Hopital 5 bis

Enveloppe datée du 11 juillet 1916 avec cachet rond violet » Hôpital Temporaire de Nexon – Le Directeur »

 

Nexon hopital benevole

Enveloppe du 24 mai 1917 avec cachet rond rouge  » Hôpital bénévole N°5 bis Nexon (H-V) Le Directeur)

Une carte postale écrite le 9 octobre 1917 révèle que le malade séjourne dans le château du baron de Nexon. Si l’on en croit le recto de la carte postale il s’agit du château de la garde. Le malade écrit, avec des fautes , « je suis chez un baron, dans son château, tu parle d’une bonne vie il parait que j’en n’ai encore pour 1 mois »

CP hopital 5bis texte

Une feuille avec deux photographies jaunies par le temps présente l’État-major de L’Hôpital bénévole 5bis . Sur la photo de droite ne figurent que des femmes. Il semble que ce soit l’État-major avec la baronne de Nexon comme directrice. Elle est assise au premier rang entourée des mêmes personnes à sa droite et à sa gauche sur les deux photos. Les hommes qui figurent sur la photo de gauche sont des militaires. Comme leur nom n’est pas indiqué on peut supposer que ce sont des malades. la baronne est Gertrude Ricardo, l’épouse du baron Maurice « Auguste » de Nexon. Elle est avec ses deux filles Thérèse née le 18 septembre 1890 et Jeanne née le 12 juillet 1895.

Nexon hopital 5bis

Sur la photo de gauche figurent de gauche à droite au 1er rang : Mme St Ange, Mme de Nexon, Mlle Bragard. Au 2eme rang: Mlle Tarrade, Mlle Bonnafy, Mlle J de Nexon, Mlle T de Nexon, Mlle Lelong.

Sur la photo de droite de gauche à droite au 1er rang : Mme St Ange, Mme de Nexon, Mlle Bragard, Mlle T de Nexon. Au 2eme rang: Mlle Tarrade, Mlle J de Nexon, Mlle Lelong, Mlle Bonnafy .

NEXON 1905

décembre 3rd, 2014 | Posted by admin in Histoire | XX siècle - (3 Comments)

Pierre Dumont, Imprimeur, Éditeur et Libraire à Limoges édite l’Annuaire Dumont, à partir de 1903, puis du Tout-Limoges et Limousin, concurrent et rival de l’Almanach-Annuaire Limousin de Ducourtieux. L’Annuaire 1905, troisième année de son édition, donne une description précise de l’activité économique des communes en particulier celle de Nexon.

Le canton compte 8 communes qui regroupent 11 963 habitants et 3 747 électeurs. ( Le suffrage universel masculin est adopté par le décret du 5 mars 1848 et ne sera plus remis en cause. Sont électeurs les Français âgés de 21 ans et jouissant de leurs droits civils et politiques. Pour voter, il faut résider depuis six mois au même endroit. Les militaires, les Français habitant à l’étranger ne votent pas. Le droit d’être élu est accordé à tout électeur de plus de 25 ans. Le vote devient secret.)
La commune de Nexon a 3 228 habitants et 1 032 électeurs.

Administration 

Conseiller général : Louis Nouhaud, pharmacien

Conseillers d’arrondissement : MM. Valery, Joseph Tarrade, huissier.

Le conseil d’arrondissement était formé par des conseillers élus sur les territoires des cantons, au scrutin majoritaire uninominal à deux tours. Le conseil devait compter un minimum de 9 conseillers, pour 9 cantons. Les fonctions de conseiller d’arrondissement n’étaient pas rémunérées, et elles pouvaient être cumulables avec un mandat parlementaire.
Dès le début du XXe siècle le scrutin d’arrondissement fut très critiqué du fait des inégalités de population, en particulier pour les arrondissements de montagne. Après les pertes dramatiques de population dues à la Première Guerre mondiale les inégalités devinrent encore plus flagrantes.
Mais ce n’est que le 10 septembre 1926 qu’un décret-loi supprima 106 arrondissements, réduisant ainsi leurs nombres de 386 à 280. L’arrondissement de Saint-Yrieix qui avait été créée le 17 février 1800 a ainsi été supprimée le 10 septembre 1926.

Maire : François Lelong

Adjoints : André Grospas et Arsène Bonnafy

Conseillers : François Lelong, Louis Mayéras, Simon Rebeyrol, Ferréol Jouhaud, Jean Doudet, Martial Barret, Léonard Desplanches, Joseph Tarrade, Jean Lathouille, Jean Chirol, Henri Bragard, Bernard Noailhas, Louis Nouhaud, Jean Parthonnaud, Pierre Faure, Henri Pradeau, Jean Barret, Jean Pradeau, Armand de Nexon.

Secrétaire de Mairie : F. Goïau

Gardes champêtres : MM. Piquet et Bregère.

Percepteur : Cyprien Guyonnet.

Juge de paix : Henri Portes.
Greffier du juge de paix : M. Bonnafy.

Huissier : Joseph Terrade

Gendarmerie : MM. Breilloux, maréchal des logis ; Marquet, Février, Quillard, Caillés, gendarmes.

Receveuse des postes et télégraphes : Mme Lestrade, suppléante : Mlle Mérigot.
Receveur buraliste : Pierre Desprats.

Tambour-afficheur : Louis Nouhaud.

Chefs de gare : MM. Bouygues et Rocques

Ecoles

Ecole communale de garçons : MM. Chambon, directeur ; Lamaud et Sicot, adjoints.
Ecole communale de filles : Mme Chambon, directrice ; Mme Sicot, adjointe.
Ecole libre et pensionnat de jeunes filles : Mlle Migaud, directrice.

Bureau de bienfaisance : MM. François Lelong, maire, président. Dr Henri Frugier, Dr Albert Thomas, Gabriel Blanchard propriétaire, Arsène Bonnafy propriétaire, Jean Bonnet débitant, Joseph Tarrade, membres.

Société de secours mutuels : La fraternelle Nexonnaise (6 juillet 1904). MM. Joseph Tarrade, président, Desplanches trésorier, Aupetit, secrétaire, Lombertie, surveillant. La société semble avoir été créée en 1900. Les archives de la Haute Vienne ont des documents des années 1900 à 1939.
En Limousin, ce sont les ouvriers porcelainiers qualifiés qui fondent en 1821 la première société de secours mutuels des peintres porcelainiers. De nombreuses autres suivront et regrouperont les ouvriers par métiers. Le 26 mars 1852, Louis Napoléon Bonaparte légalise par un décret les « sociétés mutualistes » ou « sociétés de secours mutuels ». Le 16 décembre 1888, le Syndicat des Sociétés de Secours Mutuels de Limoges et de la Haute-Vienne est constitué. La loi du 1er avril 1898, dénommée Charte de la Mutualité, précisera leur fonctionnement jusqu’à la Seconde Guerre mondiale.

Culte 

Curé doyen : Charles Moussard, chanoine, curé doyen de 2eme classe ;
Vicaire : Edmond Giraud.
Noter qu’il a 10 curés dans le doyenné de Nexon.

Les professionnels de santé

Médecins, ils sont quatre : Henri Cubertafon, Henri Frugier, Félix Lelong, Albert Thomas.
Pharmaciens: Paul Bonnet, Louis Nouhaud.
Sages-femmes : Mmes Coulon, née Truchassou et Jouhaud, née Barret.

Foires

Elles ont lieu le 1er de chaque mois de janvier, février, mars, avril, mai, et décembre et le 16 de chacun des mois de janvier, février, mars, avril, mai, juillet, août, octobre, novembre, décembre et les 14 juin, 1er août et 18 septembre.

Les commerçants et artisans

Armuriers : Charreix, Delaty.

Assurances : Belier (L’Aigle), Nicolas, à Meilhac (Centre Mutuel, Océan, Ferme), Gizardin (France), Fournier (Générale).

Aubergistes : Bégot, Bonnet, Bourdeix, Breix, Charreix, Chatard, Couvidou, Defaye, Décubes, Desmaisons, Duroux, Guyot, Jourdes, Lauzeille, Lavaud, Momot, Nouhaud, Pirat, Pruny, Queyroix, Richard, Tarrade, Tombelaine, Tricard , Truchassou. 25 aubergistes, c’est impressionnant !

Banquiers : Blanchard et Lachenaud, Antonin Delaty.

Bières : Couvidou, Faure, Faure (M.), Queyroix.

Bijoutiers-horlogers : Desplanches, Parrot.

Bois (Marchand de) Couvidou, père.

Bois de construction : Laspougeas.

Bonneterie : Lavergne (Vve), Prunet (Vve), Verneuil, Hubert (Vve).

Bouchers : Charreix, Guyot, Antoine Laleu, Cyprien Laleu, Laurent Lelong, Barthelemy Lelong.

Boulangers : Deschamps (Vve), Meynier, Pressicaud, Veyriéras.

Bourreliers : Couvidou fils, Laplaud, Pruny.

Bureaux de tabac : Sallon (Mme), Thomas.

Cafés : Guyonnaud (Vve), Laplaud, Peyrat.

Camionneurs : Laspougeas, Fernand Richard.

Carriers : Dudognon, Guyot.

Cartes à jouer : Pierre Desprats, receveur buraliste.

Chapeliers : Denis, Guyonnaud, Nouhaud, Texier.

Chaisier : Denis.

Charbon : Aupetit.

Charcutier : Bégot.

Charpentiers : Déliran, Laspougeas, Rousseau.

Charrons : Combrouze, Desmaisons, Perrier, Peyrat, Truchassou.
Chaudronniers-Ferblantiers : Charreix, Delaty.

Chaussures (Marchand de) : Adam.

Chevaux (Loueur de) : Fernand Richard.

Coiffeurs : Denis, Guyonnaud, Nouhaud, Texier.

Cordonniers : Adam, Guyot, Lamberty, Marquet, Sazerat, Truchassoux, Verneuil.

Couturières en robes : Mmes Aymard, Breix, Combrouze, Mlle Desmaisons, Mmes Jourde, Rougerie, Texier.

Distillateur : Jouhaud.

Draperie et rouennerie : Mme Hubert, Vve Lavergne, Vve Prunet, Verneuil.

Entrepreneurs : Breix, Dumont, Jules Rousseau.

Épiciers : Breix, Deschamps, Duroux, Imbeau, Lomberty, Limousin, Meaux, Nardot, Pradeau, Prunet (Vve), Pyrat, Suiduiraud.

Experts : Henri Bragard, Léon Bragard, François Lelong.

Ferblantiers-lampistes : Charraix, Delaty.

Fabricant d’enseignes : Charraix, Delaty.

Hôtels : Jean Bonnet ( de la Gare), Bourdeix (Vve) (de France), François Chatard (des Voyageurs), Defaye (de la Poste), Desmaisons (du Faisan), Guyot ( du Champ de foire), Lauzeille (du Nord), Pruny (du Commerce).

Maçons : Breix, Dumont, Meaux, Pélopidas.

Maréchaux-ferrants : Descubes, Imbert, Parvaud, Rapnouille.

Mécaniciens : Louis Aymard, Léonard Peyrat, Pierre Peyrat.

Menuisiers-Ebénistes : Laurent Béchade, Chenu, Gibaud, Grandmagnat, Lanternat, Laurent, Perrier, Ratier.

Merciers : Breix, Charraix, Imbaud, Lomberty, Limousin, Meaux, Prunet (Vve), Verneuil, Pyrat.

Messagers : Laspougeas, Peynichoux, Philippe Rochette.

Monuments funéraires : Dunaud.

Moulins à farine : Gibaud, moulin des moulins ; Latouille, moulin de Biart, Nadomme, moulin Pinton et Barlet ; Thomas, moulin des Ebras ; Brochet, moulin Mazeau ; Chirol, moulin de Meilhac.

Pâtissiers : Bourdeix, Tombelaine.

Peintres : Dupuy, Lafarest, Mariette.

Plafonneurs : Bataille, Dupuy, Fouyaud, Lafarest.

Pressoirs à cidre : Gropas, Laspougeas, Nadomme, Peyrat (Ld); à huile : Laspougeas.

Quincailliers : Charraix, Delaty, Limousin, Suiduiraud.

Sabotiers : Arnault, Aupetit, Bonnet, Estier, Lamour, Latouille, Nouhaud, Perrier.

Serruriers : Aymard, Desmaisons, Grospas, Perrier, Peyrat (Ld), Pierre Peyrat, Combrouze, Thomas.

Tailleurs : Authier, Barraud, Combrouze, Mathieu, Meaux, Rougerie, Truchassoux.

Tailleur de pierres : Dunaud.

Tisserand : Roussel.

Fabricant de tuiles : Duché, René Frugier, Léonard Frugier.

Vins en gros : Léon Bragard, Jouhaud, Lauzeille, Rebeyrol.

Voitures à volonté : Georges Parot, Antoine Peynichou, Arthur Richard, Philippe Rochette.

Voitures publiques : Nexon- Les Cars durée du trajet 1h30.

Propriétaires notables : MM. Blanchard, Bonnafy, Bonnet, Boutaud-Lacombe, Decoulhac, Frugier, Jabet, Lachenaud, Armand de Nexon, Auguste de Nexon, Félix de Nexon, Papel, Thomas, de Veyrinas.

Châteaux

Château de la Garde à Auguste de Nexon ; Château de Nexon à Armand de Nexon ; château du Plantadis à M. Jabet ; Château des Pousses à Émile Lachenaud, Château de Sazerat à Alphonse Lemaire, Château de Varneix à M. le commandant Louis Duboys ; Château de Veyrinas à M. de Veyrinas.

Comme dans toutes les communes de France, l’ordre de mobilisation publié au Journal officiel du 2 aout 1914 va conduire des dizaines de jeunes de Nexon à rejoindre leur unité d’affectation. Beaucoup travaillent dans les fermes. C’est la pleine période des moissons mais c’est le cœur gai qu’ils quittent leur travail et leur famille pour partir faire cette guerre, qu’ils croient rapide , car elle permettra de faire revenir l’Alsace et et la Lorraine dans le giron de la mère patrie.

La plupart va rejoindre un des régiments du 12e Corps d’armée (12e CA) dont l’État Major est à Limoges et qui est composé de régiments dont les casernes sont en Limousin, en Dordogne ou en Charente.
Le 12ème Corps d’armée (général Roques), subordonné à la 4e Armée général (Langle de Cary), a son État Major à Limoges. Il est ainsi composé au moment de la mobilisation:
– 23e division d’infanterie à Angoulême( général Masnou))
• 45e brigade à Limoges (général Petit):
o 63e Régiment d’Infanterie basé à Limoges et Saint Yrieix
o 78e Régiment d’Infanterie basé à Guéret et Limoges
• 46e brigade (Angoulême) :
o 107e Régiment d’Infanterie basé à Angoulême
o 138e Régiment d’Infanterie basé à Magnac Laval et Bellac
Éléments organiques divisionnaires
• Cavalerie :
o 21e Régiment de chasseurs à cheval (1 escadron)
• Artillerie :
o 21e Régiment d’artillerie de campagne (3 groupes 75) basé à Angoulême
• Génie:
o 6e Régiment du génie (compagnie 12/1) basé à Angers
– 24e division d’infanterie
• 47e brigade (Bergerac):
o 50e Régiment d’Infanterie basé à Périgueux
o 108e Régiment d’Infanterie basé à Bergerac
• 48e brigade (Tulle):
o 100e Régiment d’Infanterie basé à Tulle
o 126e Régiment d’Infanterie basé à Brive
Éléments organiques divisionnaires
• Cavalerie :
o 21e Régiment de chasseurs à cheval (1 escadron) basé à Limoges
• Artillerie :
o 34e Régiment d’artillerie de campagne (3 groupes 75) basé à Périgueux
• Génie :
o 6e Régiment du génie (compagnie 12/2) basé à Angers
– Éléments non endivisionnés (ENE)
o 300e Régiment d’Infanterie basé à Tulle
o 326e Régiment d’Infanterie basé à Brive
o 4 escadrons du 21e régiment de chasseurs à cheval basé à Limoges
o 52e Régiment d’artillerie de campagne basé à Angoulême
o Compagnie 12/3, 12/4, 12/16, 12/21 du 12e bataillon du génie rattaché au 6e régiment du génie d’Angers
– Éléments organiques de corps d’armée (EOCA)
• État Major du 12e corps d’armée (Limoges)
• 12e section du train des équipages (Limoges)
• 12e section de secrétaires d’état-major et de recrutement (Limoges)
• 12e section de commis et d’ouvriers militaires d’administration (Limoges)
• 12e section d’infirmiers militaires(Limoges)
• 12e légion de gendarmerie (Limoges)

Les jeunes soldats de Nexon font leur service militaire dans des régiments du 12e CA. Ils se retrouvent souvent à plusieurs de la même commune dans un même régiment. Ceci aura des conséquences dramatiques lorsque, lors d’offensives meurtrières, des compagnies entières sont décimées on a plusieurs jeunes du même village qui meurent le même jour.

Le 5 août, le régiment au complet est passé en revue par le colonel Arlabosse puis embarqué en trois trains dans la nuit du 5 au 6 août vers une destination souvent inconnue. Pour beaucoup se sera Sainte Ménéhould.

le 78e RI  à la gare de Limoges le 2 aout 1914

Le 5 aout le 63e RI quitte Limoges sous le commandement du Lieutenant colonel Paulmier pour l’Argonne, dans la région de Valmy.

                                                                                               drapeau 63e RI63e RI Historique
Les deux régiments du Limousin, le 63e RI et le 78e  au sein de la 23è division d’infanterie sont dirigés vers la frontière belge afin d’empêcher la progression ennemie. Le 28 aout les combats deviennent très durs face aux mitrailleuses allemandes auxquels se joignent les tirs violents de l’artillerie. Les pertes sont très sérieuses. Il y a moins de 15 jours la plus part des jeunes soldats étaient dans les champs. Ils sont maintenant face à un ennemi qui les force à reculer.

le 78e RI à la bataille de la Marne en septembre 1914

 

Les premiers soldats tués

Le 18 aout 1914 les deux premiers jeunes de Nexon sont tués. Ils avaient le même âge et appartenaient au même régiment. Pierre FAYE né le 24/12/1893 à Saint Yrieix sous Aixe et domicilié à Nexon et Léon JOUHAUD né à Nexon le 14/11/1893 ont été tués le 18 aout à Russ dans le Bas Rhin.
Leur régiment, le 21° RI, le plus vieux régiment de France, crée en 1619, avait quitté sa garnison de Langres le 1er aout. Le 14 aout le régiment descend la vallée de la Bûche vers l’Est. Le 18 aout de violent combats ont lieu près de Rus dans le Bas Rhin, a environ 40 km à l’ouest de Strasbourg. Il y a de nombreux tués et disparus et parmi eux nos deux jeunes nexonnais.
Ces sacrifices ne sont pas vains, l’effort ennemi est momentanément brisé dans les Vosges

Pour qu’un soldat soit déclaré mort, il fallait que de l’attaque, reviennent deux témoins pour l’attester. L’officier d’état civil du régiment pouvait établir un acte de décès officiel. Faute de quoi le soldat était déclaré disparu. Comme il n’y avait pas d’acte de décès la succession ne pouvait pas être réglée ; Il fallait donc une décision d’un tribunal pour que le disparu soit déclaré officiellement comme étant mort pour la France à la date fixée par le jugement rendu par le tribunal. Ce jugement était ensuite transcrit à l’état-civil pour valoir ce que de droit. Pour Pierre Faye le jugement a été rendu le 22/02/1922 par le tribunal de St-Yrieix et transcrit le 02/03/1922 à Nexon. Pour Léon JOUHAUD le jugement a été rendu le 29/04/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix

La famille devait attendre au minimum 3 ans à partir de la date de l’acte de disparition avant que le décès, à la date indiquée par l’acte de disparition, soit déclaré par un tribunal civil.

Le premier mort français est Jules André PEUGEOT, caporal au 44e RI. Né le 11 juin 1893 à Etupes il a été tué à l’ennemi le 2 août 1914 à Joncherey (Territoire de Belfort).

Le 1er tué de la Haute Vienne a été Jean BRUN, brigadier au 11e Dragons. Il était né le 16 novembre 1891 à Oradour-sur-Glane et il a été tué le 7 août 1914 à Altkirch.

le conseil municipal prend plusieurs décisions pour aider les soldats:

– Le 18 août 1914, le conseil municipal vote diverses allocations aux mobilisés et décide l’établissement d’une ambulance militaire dans l’immeuble de Mr de Nexon.
– Le 11 octobre 1914 le conseil vote 500 francs pour achat de vêtements chauds aux militaires.

 

Le désenchantement sera grand lorsque, les mois passants, le guerre s’enlise dans les tranchées de l’Est de la France et que plusieurs fois par mois le maire doit aller annoncer aux famille que l’un de leur fils a été tué face à l’ennemi. Ils sont 137 enfants nés à Nexon à ne pas être revenus au village. Un drame pour chaque famille mais une catastrophe pour notre pays qui a perdu près d’un tiers de ses jeunes garçons, une catastrophe pour l’économie qui a perdu ses travailleurs potentiels, une catastrophe pour le monde rural qui s’enfoncera progressivement dans la désertification.

Monument aux mort de Nexon

Monument aux mort de Nexon

Le monument aux morts avait été érigé sur la place de l’ancienne mairie et financé en partie par une souscription publique ouverte  le 9 mars 1919. Le monument a été transféré en 1950, par l’entreprise ROUSSIN, au carrefour du Souvenir Français, à proximité immédiate du cimetière et de la chapelle des Garennes.

138 jeunes de Nexon, 54 qui y étaient nés et 84 nés dans une autre commune ont perdu la vie au cours de ces quatre années de guerre. Certains ont été tués au combat et leur corps a été rendu à leur famille mais pour d’autres le corps n’a jamais été retrouvé, enseveli sous les tonnes de terre remuées par les obus. D’autres sont morts à la suite de leurs blessures ou à cause de maladies contractées au front. Lorsque le corps n’était pas retrouvé il fallait une décision du tribunal confirmant le décès. Cela prenait plusieurs années, reculant d’autant la réalisation du deuil.

Le graveur n’a pas respecté scrupuleusement l’ordre alphabétique, plusieurs noms sont rajoutés en fin de liste et il semble bien qu’il ait réalisé des fautes: CLERMOUTEIL doit être CLERMONTEIL, FOUCHY doit être FONCHY…

Le plus jeune mort de Nexon était Marcel GUYONNAUD. Il était né le 30 aout 1898. Il avait 16 ans lors de la déclaration de guerre.

Le plus âgé  était Jean Baptiste LAMONERIE. Il était né le 04 mai 1880.

Les premiers tués tombent le même jour, le 18 aout 1914. Pierre FAYE  et Léon JOUHAUD disparaissent et pour tous les deux il a fallu une décision  du tribunal pour transcrire leur décès.

Le dernier mort est Jean Baptiste ADAM, décédé des suites de maladie le 25 décembre 1918. Un autre jeune est mort après l’armistice, Jean Baptiste GUYOT, décédé en captivité en Allemagne le 23 novembre 1918. Quant au dernier mort au combat, il s’agit de Jean CALINAUD tué à l’ennemi le 19 aout 1918.

 

Liste des tués de la guerre de 1914-1918 inscrits sur le monument aux morts

Liste des garçons nés à Nexon (54) :

ADAM Jean Baptiste, né le 21/10/1894, caporal au 14e R.I., mort des suites de maladie le 25/12/1918 à Limoges.
AUMAITRE Léon, né le 10/09/1893, dragon au 12e R.D., tué à l’ennemi le 24/09/1914 à Bouconville dans la Meuse.
AUZEMERY Pierre, né le 28/04/1897, soldat au 135e R.I, mort des suites de blessures le 11/01/1917 à l’Hôpital complémentaire 43 de Beauvais.
AYMARD Jean, né le 21/09/1885, soldat au 207e R.I, mort des suites de ses blessures le 09/09/1914 à Saint-Ouen-Domprot dans la Marne.
BERGER Henri né le 24/10/1894, soldat au 416e R.I., tué à l’ennemi le 25/12/1916 aux Bois des caurières dans la Meuse.
BONNAFY Louis, né le 30/07/1894, soldat au 68e R.I., mort des suites de ses blessures le 10/01/1917 à Eclusier dans la Somme.
BONNAUD Martial, né le 01/04/1896, soldat au 18e R.I., tué à l’ennemi le 05/05/1917 à Craonne.
BOUBY Martial, né le 01/12/1881, soldat au 106e R.I., mort des suites de ses blessures le 13/04/1915 à Dieue-sur-Meuse.
BOYER Antoine, né le 27/07/1892, caporal au 2e R.G., tué à l’ennemi 21/02/1916 au Bois des corbeaux dans la Meuse.
BRUNERIE Louis, né le 04/03/1893, soldat au 21e R.I., tué à l’ennemi le 19/08/1914 à Hersbach dans le Bas-Rhin. Jugement rendu le 08/01/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix. Transcrit le 18/01/1920 à Nexon.
CALINAUD Jean, né le 25/04/1887, sous-lieutenant au 5e R.T., tué à l’ennemi le 19/08/1918 à Plessis-le-Roye dans l’Oise.
CHARBONNIERAS Noël, né le 25/01/1889, soldat au 78e R.I., tué à l’ennemi le 15/09/1914 à Vitry-le-François dans la Marne.
CHATARD Henri, né le 09/08/1892, soldat au 312e R.I., tué à l’ennemi le 08/09/1916 à Mort-Homme dans la Meuse.
COULON Raymond Paul , né le 12/06/1891, soldat au 63e R.I, mort des suites de ses blessures le 27/09/1915 à Habarcq dans le Pas de Calais.
DEFAYE Jean, né le 31/3/1888, habitant Saint-Hilaire-les-Places, soldat au 63e R.I tué à l’ennemi le 31/12/1914 à Jonchery dans la Marne.
DEVAUD Jean Pierre, né le 03/07/1894, soldat au 152e R.I., tué à l’ennemi le 25/03/1915 à Hartmannswillerkopf dans le Haut Rhin.
DOUDET Jacques, né le 14/10/1893, caporal au 69e R.I., tué à l’ennemi le 06/07/1916 à Maricourt dans la Somme.
DUVERNEIX Henri, né le 06/03/1887, soldat au RICM, tué à l’ennemi le 29/04/1917 à Ailles dans l’Aisne.
DUVERNEIX Henri Pierre, né le 22/01/1893, chasseur au 5e B.C.P., tué à l’ennemi le 09/09/1914 au Col-de-Mandray dans les Vosges.
DUVERNEIX Jean Baptiste, né le 06/09/1895, soldat au 207e R.I., tué à l’ennemi le 20/12/1914 à Hurlus dans la Marne.
FAURE Léon, né le 10/09/1895, Caporal au 418e R.I., tué à l’ennemi le 19/07/1917 au Fort de Vaux.
FOUCHY Jean, né le 03/10/1884, soldat au 13e R.I, mort des suites de ses blessures le 08/04/1918 à Compiègne-Royallieu dans l’Oise.
FRUGIER Edouard, né le 24/09/1886, brigadier au 213e RAC, tué à l’ennemi le 03/06/1918 à La Ferté-Milon dans l’Aisne.
GAYOT Léon, né le 10/08/1892, chasseur au 15e B.C.P., tué à l’ennemi le 14/06/1915 à Winterhazel dans le Haut-Rhin.
GUILHAUMAUD Marc, né le 01/08/1882, soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 30/05/1916 à la Cote du Poivre Louvemont dans la Meuse.
GUYONNAUD Marcel, né le 30/08/1898, soldat au 410e R.I., mort des suites de maladie le 09/10/1918 à Arcis-sur-Aube.
GUYOT Jean, né le 26/06/1888, soldat au 211e R.I., tué à l’ennemi le 24/08/1917 à Étain dans la Meuse.
GUYOT Jean Baptiste, né le 20/09/1893, soldat au 230e R.I., mort en captivité le 23/11/1918 à Trèves en Allemagne (ex Prusse).
JOUHAUD Jean Baptiste, né le 06/11/1889, soldat au 43e R.I., disparu au combat le 05/04/1915 à Hennemont dans la Meuse.
JOUHAUD Léon, né le 14/11/1893, soldat au 21e R.I., disparu le 18/08/1914 à Russ dans le Bas-Rhin. Jugement rendu le 29/04/1920 par le tribunal de Saint-Yrieix. Nécropole nationale Grendelbruch.
LABORIE Léonard, né le 21/09/1890, soldat au 78e R.I, tué à l’ennemi le 14/05/1915 à Flirey dans la Meurthe et Moselle.
LAMONERIE Jean, né le 04/05/1880, soldat au 330e R.I., tué à l’ennemi le 29/08/1918 dans l’Aisne.
LAMONERIE Louis, né le 31/03/1883, soldat au 151e R.I., tué à l’ennemi le 28/01/1915 à La Harazée dans la Marne.
LANTERNAT Jean Baptiste, né le 21/06/1894, caporal au 31e R.I., mort des suites de ses blessures le 02/03/1915 à Clermont-en-Argonnes dans la Meuse.
LATOUILLE Jean, né le 29/11/1886, caporal au 233e R.I., tué à l’ennemi le 20/10/1917 dans la Forêt-d’Houthulst (Belgique).
LATOUILLE Léon Jean, né le 27/03/1891, caporal au 63e R.I, mort des suites de maladie contractée en service le 19/10/1918 à Montmirail (Marne).
LEYMARIE Martial, né le 05/12/1886, soldat au 211e R.I., tué à l’ennemi le 14/10/1914 au Bois de Vaux-les-Palameix dans la Meuse.
MASSALOUX François, né le 15/12/1888, soldat au 100e R.I., tué à l’ennemi le 13/09/1915 à La Harazée dans la Marne.
MATHIEU François, né le 06/05/1897, soldat au 201e R.I., tué à l’ennemi le 25/03/1918 à Marest-Dampcourt dans l’Oise.
MAZEAU Antoine Lucien, né le 12/12/1890, soldat au 50e R.I., mort des suites de ses blessures le 28/09/1915 à Aubigny-en-Artois dans le Pas de Calais.
MEYNIER Charles, né le 14/02/1895, soldat au 81e R.I., tué à l’ennemi le 08/08/1916 à Thiaumont dans la Meuse.
MOREAU Mathieu Henri, né le 02/03/1894, soldat au 32e R.I., tué à l’ennemi le 30/04/1915 à Pilkem en Belgique.
NOUHAUD Léonard, né le 10/09/1883, soldat au 7e R.I., tué à l’ennemi le 30/05/1915 à Saint-Nicolas dans le Pas de Calais.
PATAUD Jean, né le 21/05/1889, soldat au 1er RMZ, tué à l’ennemi le 20/05/1917 au Mont-Cornillet dans la Marne.
PATAUD Jean, né le 12/09/1882, soldat au 107e R.I., tué à l’ennemi le 23/01/1916 à Ecurie dans le Pas de Calais.
PENOT Léonard, né le 23/03/1881, soldat au 106e R.I. (venu du 107e), tué à l’ennemi le 27/09/1915 à Souain dans la Marne.
PIQUET Antoine, né le 01/10/1893, caporal au 63e R.I., mort des suites de ses blessures le 25/09/1915 à Habarcq dans le Pas-de-Calais.
PIQUET Antoine, né le 13/04/1885, soldat au 151e R.I., tué à l’ennemi le 15/03/1916 à la Côte-du-Poivre Louvemont dans la Meuse.
PIQUET Martial, né le 01/02/1891, soldat au 138e R.I., mort des suites de ses blessures le 05/10/1914 à Albi.
RAYMONDIE Léonard, né le 15/11/1893, soldat au 138e R.I., tué à l’ennemi le 04/09/1914 à la Ferme-Navarin dans la Marne.
REREYROL Léonard Jean Baptiste, né le 15/11/1892, caporal au 32e R.I., tué à l’ennemi le 16/06/1915 à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.
ROCHE Jean, né le 26/04/1892, caporal au 138e R.I., mort pour la France le 31/08/1914 à Terron-sur-Aisne dans les Ardennes, inhumé dans la Nécropole nationale Sedan-Torcy.
ROUX François, né le 16/06/1893, maréchal des logis au 34e RAC, mort des suites de ses blessures le 29/06/1918 à Vicenza en Italie.
THOMAS Albert, sous-lieutenant au 4e RAC, tué à l’ennemi le 01/09/1914 à Anould dans les Vosges.

Nés dans une autre commune (84) :

ANDRILLOUX François, né le 14/03/1897 à Meilhac (87), soldat au 328e R.I., tué à l’ennemi le 30/07/1917 au Bois-d’Avocourt (Meuse).
AUVERT Pierre, né le – 05/02/1891 à Meilhac (87), soldat – 138e R.I., mort des suites de ses blessures 11/09/1914 au Le Meix-Thiercelin (Marne).
AYMARD Jean Baptiste, pas d’information.
BARRIERE Jean, né le 01/03/1898 à La Meyze (87), soldat au 7e RIC, Tué à l’ennemi le 11/08/1918 dans la Marne.
BARRY Pierre, né le 20/09/1880 à Ladignac-le-Long (87), Soldat – 47e R.I. Mort des suites de blessures le 12/10/1916 dans l’Ambulance 1/51 (Somme).
BARUCHE Léonard, pas d’information.
BECHADE Léonard, pas d’information.
BERGER Féréol, pas d’information.
BEYRAND François, né le 24/12/1888 à Flavignac (87), soldat au 307e R.I., mort des suites de ses blessures le 01/11/1918 à Saint-Quentin-le-Petit dans les Ardennes.
BONNET Thomas, né le 18/09/1877 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 338e R.I., Tué à l’ennemi le 30/10/1916 à Ablaincourt dans la Somme.
BOURDEAU Pierre, né le 25/08/1889 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 108e R.I., mort des suites de ses blessures le 17/10/1915 à Dinant en Belgique.
BREUIL Jean, né le 16/11/1881 à Saint-Hilaire-les-Places (87), soldat au 100e R.I., mort des suites de blessures le 28/06/1915 à Montauville (Meurthe-et-Moselle) inhumé dans la Nécropole nationale Le Pétant (Meurthe-et-Moselle).
BUISSON François, né le 25/03/1875 à Flavignac (87), soldat au 89e R.I.T., tué à l’ennemi le 20/08/1917 aux Carrières-d’haudremont (Meuse).
CELERIER Jacques, né le 31/12/1891 Janailhac (87), dragon au 11e R.D., tué à l’ennemi le 28/05/1915 à Thuisy dans la Marne.
CHEPPE Jean, né le 04/02/1889 à Rilhac Lastour (87), soldat au 21e RAC – Mort des suites de maladie le 11/12/1916 à Marcelcave-les-Buttes dans la Somme.
CLERMOUTEIL Léonard, pas d’information.
COMBROUZE Guillaume, né le 27/06/1895 à Janailhac (87), soldat au 13e R.I., tué à l’ennemi le 04/05/1916 aux Monthairons dans la Meuse.
COUVIDOU François, né le 11/08/1891 au Vigen (87), soldat au 8e R.I., disparu à l’ennemi le 09/03/1915 aux Éparges dans la Meuse.
COUVIDOU François, né le 01/09/1876 au Vigen (87), soldat au 21e RAC , Mort des suites de maladie contractée en service le 03/08/1918 à Vérone (Italie).
CROZE Ernest Antoine, pas d’information.
DEFAYE Jean, né le 31/03/1888 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 31/12/1914 à Jonchery dans la Marne.
DENARDOU François, pas d’information.
DESCHAMP Jean, né le 15/10/1890 à Janailhac (87), soldat au 50e R.I., tué à l’ennemi le 12/03/1916 à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais.
DESCHAMP Mathieu, né le 03/06/1897 à Janailhac (87), chasseur au 70e B.C.A., tué à l’ennemi le16/08/1918 à Villers-les-Royes dans la Somme.
DESMAISON Pierre, né le 01/10/1891 à Janailhac (87), chasseur au 1er B.C.P., mort des suites de ses blessures 19/11/1914 à Amiens dans la Somme.
DESPLANTIER Jean, pas d’information.
DESROCHES Henri, né le 18/04/1896 à Saint Priest Ligoure (87), soldat au 112e R.I., tué à l’ennemi le 10/06/1918 à Chevincourt dans l’Oise.
DESROCHES Jean, né le 11/12/1893 à Saint Maurice les Brousses (87), soldat au 21e R.I., tué à l’ennemi le 16/03/1915 à Notre-Dame-de-Lorette dans le Pas-de-Calais.
DIANAUD Jean, né le 18/12/1897 à Janailhac (87), soldat au 12e R.I., tué à l’ennemi le 16/03/1917 à Bezonvaux dans la Meuse.
DOUDET François, pas d’information.
DUDOGNON François, pas d’information.
DUPUYDENUS Pierre Joseph, né le 18/03/1879 à Burgnac (87), soldat au 144e R.I., tué à l’ennemi le 26/03/1918 à Lagny dans l’Oise.
DUROUX Léon Pierre, né le 18/08/1897 à Saint Jean Ligoure (87), caporal au 418e R.I., mort des suites de ses blessures le 19/07/1918 à Verberie dans l’Oise.
DUVERNAIH Pierre, né le 03/07/1892 à Couzeix (87), chasseur au 15e B.C.P., tué à l’ennemi le 08/07/1915 à Sondernach dans le Haut-Rhin.
DUVERNEIX Léonard, né le 27/05/1889 à La Meyze (87), soldat au 59e R.I., mort des suites de ses blessures le 06/06/1918 à Apremont dans la Meuse.
FAUCHER Jean, né le 19/01/1874 à La Meyze (87), soldat au- 89e R.I.T., tué à l’ennemi le 26/04/1917 à Sillery dans la Marne.
FAYE Pierre, né le 24/12/1893 à Saint Yrieix sous Aixe, domicilié à Nexon, soldat au 21e R.I.décès le 18/08/1914 à Russ dans le Bas Rhin fixé par jugement rendu le 22/02/1922 par le tribunal de Saint-Yrieix – Transcrit le 02/03/1922 à Nexon.
GAYOT Léonard, né le 30/04/1884 à Saint Germain les Belles (87), soldat au 50e R.I., mort des suites de ses blessures le 17/10/1915 à Abbeville (Somme).
GIBAUD Martial, pas d’information.
GUYOT Jean Baptiste, pas d’information.
GUYOT Laurent, pas d’information.
HUSSE Joseph Auguste, pas d’information.
LACORRE Pierre, pas d’information.
LACOTTE Jean François, pas d’information.
LAGORCE François, né le 21/04/1883 à Janailhac (87), caporal au 2e Génie, tué à l’ennemi le 30/06/1916 à Souville dans la Meuse.
LALANDE Jean Marie, pas d’information.
LARCHER Jean, né le 03/05/1893 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 417e R.I., mort des suites de ses blessures le 05/03/1916 à Berny-Rivière dans l’Aisne.
LARUE Pierre, né le 04/12/1895 à Saint Priest Ligoure (87), soldat au 33e R.I., disparu le 19/04/1917 à Craonnelle (Aisne).
LASCAUX Jean, né le 27/12/1887 à Saint Jean Ligoure (87), soldat au 418e R.I., tué à l’ennemi le 02/03/1916 à Douaumont (Meuse).
LATOUILLE Pierre né le 08/03/1898 au Vigen (87), Soldat au 107e R.I., mort des suites de maladie contractée en service le 09/03/1918 à Hôpital temporaire n°10 à Compiègne (Oise).
LAVEYSSIERE François, pas d’information.
LEVEQUE Pierre, né le 09/03/1873 à Chaillac (87), gendarme à pied à la 12e L.G., mort des suites de blessures le 29/12/1915 à l’hôpital complémentaire de Bussang (Vosges).
MARCHAT Jean Pierre, pas d’information.
MATHIEU Jean, pas d’information.
MAUD Jean, pas d’information.
MAUD Simon, pas d’information.
MERGNAC Germain, né le 04/10/1880 à Lubersac (19), soldat au 250e R.I., tué à l’ennemi le 05/10/1914 à Andéchy dans la Somme.
MICHELET André Léonard , né le 30/11/1882 à Janailhac (87), soldat à la 12e S.I.M., mort des suites de maladie contractée en service le 08/02/1915 à Châlons-sur-Marne.
MOURGUET Clément, pas d’information.
MOUROUVEIX Pierre, né le 13/05/1880 à Aixe sur Vienne (87), soldat au 7e R.I. – Disparu le 27/09/1914 à Wargemoulin dans la Marne.
NOUAILHAS François, né le 01/07/1894 à Meilhac (87), soldat au 42e R.I., tué à l’ennemi
NOUAILHAS Pierre, né le 01/07/1894 à Meilhac (87), soldat au 22e R.I., tué à l’ennemi le 23/10/1917 à Allemant (Aisne).
PATAUD François Henri, pas d’information.
PERRIER Jean, pas d’information.
RAFIER Michel, né le 02/11/1883 à Rilhac-Lastours (87), soldat au 11e R.I., disparu le 15/03/1915 à Sedan, jugement du Tribunal de Saint Yrieix la Perche le 31/08/1921.
RAGOT Félix, pas d’information.
ROBERT Louis, pas d’information.
ROCHE Jean Baptiste, pas d’information.
ROLLET Jean, pas d’information.
ROUX Martial, né le 25/10/1886 à Meilhac (87), soldat au 209e R.I., tué à l’ennemi le 09/04/1916 dans les Bois-d’Avocourt (Meuse).
SAZERAT Jean, né le 05/11/1882 à Meilhac (87), soldat au 14e R.I., tué à l’ennemi le 14/09/1914 à Ippécourt dans la Meuse.
SYLVAIN Jean, né le 16/05/1894 à Saint Hilaire les Places (87), caporal au 63e R.I., tué à l’ennemi à Roclincourt dans le Pas-de-Calais.
TABARAUD Léon Pierre, né le 16/04/1882 à Feytiat (87), sergent au 126e R.I., tué à l’ennemi le 26/04/1915 au Bois-Haut dans la Meuse.
TALLANDIER Léon, pas d’information.
TARRADE Jean, pas d’information.
TARRASSE Léonard, pas d’information.
TEILLOT Martial, pas d’information.
THOURAUD Léon Michel, pas d’information.
TOMBELAINE Gustave, né le 02/11/1872 à Limoges (87), soldat au 64e R.I.T., Disparu le 15/12/1916 au Fort de Douaumont (Meuse), jugement le 08/01/1919 par le tribunal de Saint-Yrieix la Perche.
TRUCHASSOUT Pierre, né le 29/12/1883 à Saint Sand (24), soldat au 11e R.I., disparu au combat le 17/09/1914 à Minaucourt dans la Marne.
VALETTE Rémy, pas d’information.
VAUGELADE Robert, né le 24/03/1897 à Rilhac (87), soldat au 30e R.I., tué à l’ennemi le 30/09/1917 à Allemant (Aisne).
VERGNENEGRE François, né le 31/08/1889 à Saint Hilaire les Places (87), soldat au 63e R.I., tué à l’ennemi le 21/12/1914 à Jonchery-sur-Suippe dans la Marne.
VILLOUTREIX Jean, pas d’information.

Au cimetière de Nexon on peut encore voire quelques tombes avec de belles plaques de porcelaine au nom de soldats morts lors de la première guerre mondiale. Les nom de François BEYRAND et de Jean LATOUILLE sont inscrits sur le monument aux morts, les autres non. Bien qu’enterrés dans le cimetière de Nexon ils ne résidaient pas dans cette commune au moment de leur incorporation.

François Beyrand , mort le 1er novembre 1918, à 29 ans

François Beyrand , mort le 1er novembre 1918, à 29 ans.

Jean Massaloux, mort à 31 ans d'une maladie contractée au front.

Jean Massaloux, mort à 31 ans d’une maladie contractée au front.

Jean Valery, soldat au 142e RI, mort le 6 aout 1916 à 22 ans

Jean Valéry, soldat au 142e RI, mort le 6 aout 1916 à 22 ans.

Léon Duverneix, décédé à 27 ans des suites de la guerre

Léon Duverneix, décédé à 27 ans des suites de la guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L’appel aux femmes françaises

Beaucoup d’hommes étant partis à la guerre les femmes vont petit à petit prendre leur place, d’abord dans les puis plus tard dans les entreprises. En pleine période de moisson, René Viviani (1863/1925), président du Conseil depuis le 13 juin 1914 , dans un discours du 6 aout 1914 repris et placardé par voie d’affiche dans toutes les communes il exhorte les femmes à remplacer les hommes dans les champs. Il joue sur le parallèle avec ceux qui sont sur le champ de bataille et sur la fibre patriotique des femmes françaises.

« Aux Femmes françaises

La guerre a été déchaînée par l’Allemagne malgré les efforts de la France, de la Russie et de l’Angleterre pour maintenir la paix. A l’appel de la Patrie, vos frères, vos fils et vos maris se sont levés et demain ils auront relevé le défi. Le départ pour l’armée de tous ceux qui peuvent porter des armes laisse les travaux des champs interrompus. La moisson est inachevée, le temps des vendanges est proche. Au nom du gouvernement de la République, au nom de la Nation tout entière groupée derrière lui je fais appel à vos vaillances, à celles des enfants que leur âge seul et non leur courage dérobe au combat.
Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes, de terminer les récoltes de l’année et de préparer celle de l’année prochaine.
Vous ne pouvez pas rendre à la Patrie un plus grand service. Ce n’est pas pour vous, c’est pour Elle que je m’adresse à votre cœur.
Il faut sauvegarder votre subsistance, l’approvisionnement des populations urbaines et surtout l’approvisionnement de ceux qui défendent à la frontière, avec l’indépendance du pays, la Civilisation et le Droit.
Debout donc femmes françaises, jeunes filles et fils de la Patrie !
Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille.
Préparez-vous à leur montrer demain la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés !
Il n’y a pas dans ces heures graves de labeur infime, tout est grand qui sert le pays. Debout, à l’action, au labeur ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.
Vive la République! Vive la France !
Pour le Gouvernement de la République : le Président du Conseil des Ministres

René VIVIANI »

Viviani-Femmes-Francaises

René Viviani est né en Algérie et devint avocat. Militant socialiste il fut élu député de la Seine de 1893 à 1902 et de 1906 à 1910, de la Creuse de 1910 à 1922 puis sénateur de la Creuse en 1922. Il est cofondateur du journal L’Humanité avec Jean Jaurès. Il a été ministre du Travail (1906-1910), ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts (1913-1914) et ministre de la justice de 1915 à 1917. Un ouvrage lui a été consacré par Jean-Marc Valentin, « René Viviani, 1863-1925. Un orateur, du silence à l’oubli » Rencontre des Historiens du Limousin, Presses universitaires de Limoges, 2013.

Louis Nouhaud, député de la Haute Vienne

Louis Nouhaud est né le 20 février 1855 à Nexon et décédé à l’âge de 67 ans, le 17 octobre 1922 à Nexon.

Louis Nouhaud (

Louis Nouhaud (1855-1922)

Pharmacien à Nexon il devient conseiller général du canton puis le 8 mai 1910, au second tour il est élu député dans la circonscription de Saint-Yrieix. Il remplace alors Boutard qui avait retiré sa candidature après le premier tour.

Défenseur des idées républicaines il préconise l’élection des sénateurs au suffrage universel, la réduction de l’armée et de la marine, la diminution des droits de succession et l’établissement des retraites ouvrières.

Il fut réélu en 1914, également au second tour, face à Marcel Roux. Il se fit le partisan du scrutin d’arrondissement.

Lors de son premier mandat, il déposa plusieurs propositions de loi. L’une portait sur la création d’une distinction « l’Emulation agricole », une autre sur l’ouverture d’un crédit extraordinaire pour venir en aide aux cultivateurs du plateau central dont les troupeaux de moutons avaient été décimés par la cachexie aqueuse, ou pour la régularisation de la situation des membres de l’enseignement supérieur et secondaire publics ayant séjourné dans des établissements d’enseignement à l’étranger. Lors de son deuxième mandat, il déposa de nouvelles propositions pour la rééducation professionnelle agricole des blessés et mutilés de la guerre, pour l’institution d’une allocation spéciale en faveur des mobilisés sans foyer, sans famille et sans ressources le jour de leur libération à la cessation des hostilités, pour apporter plus de méthode dans l’attribution des permissions agricoles de façon à les rendre plus fécondes dans le résultat.

Aux élections du 16 novembre 1919, faites au scrutin de liste, alors qu’il menait la liste d’union républicaine il obtint 45, 3% des voix et fut battu par la liste socialiste.

 

 

 

1814 c’est la chute de l’Empire et la fin des guerres napoléoniennes ;

Après la désastreuse campagne de Russie de 1812, Napoléon du faire face à une nouvelle coalition regroupant l’Angleterre, la Russie, la Prusse et la Suède. Ayant refusé les propositions de paix de l’Autriche celle-ci rejoignit la coalition et Napoléon se retrouva avec toute l’Europe contre lui. Il perd la bataille de Leipzig (octobre 1813) et bat en retraite laissant  60 000 soldats sur le champ de bataille.

Dès janvier 1814 s’engage la campagne de France au cours de laquelle Napoléon tente d’empêcher l’invasion de la France. Malgré plusieurs victoires et après l’entrée des troupes prussiennes et russes dans Paris, napoléon abdique le 6 avril 1814  et part en exil à l’ile d’Elbe.

C’est la fin de 23 années de guerres qui ont mobilisé près de 2,8 millions de Français dans l’armée de terre et 150 000 sur mer.

Le Limousin a donné les généraux Jourdain, Brune, Souham et le futur Maréchal Bugeaud – présent comme caporal à Austerlitz.  De nombreux jeunes garçons de Nexon ont parcourus l’Europe, soit avec les armées révolutionnaires soit avec les armées napoléoniennes.

1914 début de la première guerre mondiale

Cent ans plus tard débute ce qui sera le premier conflit mondial. Au cours de celui-ci la France aura mobilisé 7,8 millions d’hommes et perdu 1,4 de ses soldats. De nombreux jeunes de Nexon ont participé à ce conflit et 137, en moyenne 3 par mois, y ont perdu la vie.

2014…

La France vit la plus longue période de paix de toute son histoire. Le dernier jeune nexonnais mort au champ d’honneur a été tué en Algérie et depuis la loi du 28 octobre 1997 le  service militaire est suspendu.

Nexon en 1814

Combien de jeunes ont été participés aux campagnes napoléoniennes. Le comptage n’est pas fait mais on sait combien étaient encore vivants en 1857. En effet, le 15 avril 1821, pendant son exil de Sainte-Hélène, Napoléon dicte son testament. Une partie concerne les soldats qui  avaient combattu à ses coté a qui il lègue la moitié de son patrimoine privé, qu’il estime alors à 200 millions de francs. Mais ces biens ont été confisqués au bénéfice du trésor Royal en vertu du traité de Fontainebleau, du 11 avril 1814, qui avait décidé que les biens que l’empereur possédait encore, au moment de son abdication, revenaient à la Couronne.

Lorsque son neveu Napoléon III est devenu Empereur il a décidé d’honorer la parole de son oncle. Le 12 août 1857, un décret signé à Saint-Cloud, institue la médaille de Sainte-Hélène, destinée  à « rappeler à tous ceux qui avaient servi dans nos armées, la dernière pensée de leur chef. »

Les archives ayant disparu dans l’incendie du palais de la Légion d’Honneur durant la Commune, on estime à environ 400 000 titulaires, en France et à l’étranger,  le nombre de titulaires de cette médaille. Cette estimation résulte du travail de centaines de bénévoles qui ont dépouillé les archives. Le travail a été totalement réalisé pour la Haute Vienne. Il est disponible sur le site http://www.stehelene.org .

Les médaillés ont tous plus de 60 ans. Ils ont survécus à la violence des combats, à la fatigue des longues marches, aux blessures… .  La première distribution a eu lieu le 15 août 1857. Le premier médaillé est Jérôme Bonaparte, le plus jeune frère de Napoléon, âgé de 75 ans. Le célèbre  capitaine Coignet est parmi les récipiendaires.

A Nexon 9 anciens recevront la médaille :

  • BREIX Louis, soldat au 2° régiment de chasseurs à cheval
  • BROUHAUD  J. Baptiste-Armand, brigadier au 7° régiment de Chasseurs,  Médaillé le 06/01/1858
  • BROUHAUD  Léonard, journalier,  Médaillé le 22/04/1858
  • CHEVALIER  Antoine-Blaise-Léonard, soldat au 2° régiment de tirailleurs de la Jeune garde et au  6°Voltigeurs à cheval, Médaillé le 06/01/1858
  • DENIS  Antoine, soldat au 2° régiment de Voltigeurs de la Garde,  Médaillé le 06/01/1858
  • DESPLANCHES  Martial, né à Nexon en 1788, Cultivateur résident à JOURGNAC, vétérans du 56° puis 5° régiment de ligne et du  3° régiment de la Jeune Garde comme chasseurs à pied. Mobilisé de 1805 à Waterloo il est resté au milieu des morts de Waterloo avec le nez coupé en deux. Médaillé le 15/11/1858.
  • GUYOT  François-Louis, soldat aux Lanciers de la garde,  Médaillé le 06/01/1858
  • LELONG  Annet, soldat au  4° régiment de ligne,  Médaillé le 06/01/1858
  • MEMERY  Jean, soldat au 16° régiment léger,  Médaillé le 06/01/1858.

Que note-t-on dans les délibérations du Conseil municipal ?[1]

Depuis la loi du 28 pluviôse an VIII (17 février 1800) le maire n’est pas le représentant des citoyens qui l’élisent mais il est un fonctionnaire public, soumis à l’autorité du sous-préfet et du préfet. Il est nommé pour cinq ans et révocable par le chef de l’État dans les communes de plus de 5 000 habitants et par le préfet dans les autres communes. François Louis GUYOT, élu maire en 1794 le restera pendant près de trente ans. Son long exercice ne sera interrompu que pendant une courte période de moins de 3 ans pendant laquelle sera nommé  Jean MAZELLE.

Dans les communes de moins de 2 500 habitants, comme Nexon, le Conseil est formé de dix membres nommés par le préfet pour trois ans. A partir de 1802 ils sont élus pour dix ans par les assemblées de canton sur la liste des cent citoyens les plus imposés du canton. Ils peuvent être révoqués par le préfet ou le chef de l’État.

Au fur et à mesure des guerres napoléoniennes les coalisés reprennent l’avantage et au début de l’année 1814 la Campagne de France va voir les armées de Napoléon reculer et malgré quelques manœuvres de retardement il ne peut empêcher les alliés de prendre Paris le 31 mars. Réunis au Congrès de Vienne les coalisés hésitent sur le successeur à donner à Napoléon. Malgré son impopularité ils finissent par choisir Louis XVIII, frère de Louis XVI. Le 5 avril il monte sur le trône, débarque à Calais le 24 avril et entre dans Paris le 5 mai.

 1. Le conseil se félicite de la chute de  Napoléon.

Le 18 avril 1814 le Conseil se félicite des heureux événements qui sont arrivés à Paris depuis le 28 mars dernier et ont donné une adhésion pleine et entière aux actes du Sénat, du Corps législatif et du  gouvernement provisoire en répétant plusieurs fois : VIVE LA PAIX, VIVE LOUIS XVIII.

 2. Le conseil délibère sur les troupes espagnoles.

Le 9 juillet 1814 le Conseil délibère sur la nourriture et la subsistance des troupes espagnoles stationnées à Nexon et dans la commune. Pourquoi ces troupes ?

En 1808  Joseph Bonaparte, frère de Napoléon, a été installé sur le trône d’Espagne. Le peuple de Madrid s’étant soulevé il subit une terrible répression (2 et 3 mai 1808) .A la suite de ces évènements, de nombreux prisonniers espagnols vont être déportés en France. Pour éviter tout retour en Espagne après une éventuelle évasion ils sont envoyés vers le nord.  Leur route passe souvent par la Haute Vienne. Ainsi du 29 décembre au 31 janvier 1809, 1480 d’entre eux arrivent à Limoges[2]. On est en plein hiver, le voyage s’est déroulé dans des conditions très pénibles. Ils sont logés dans les salles de l’ancien séminaire. Pour la plupart, ce n’est qu’une étape mais certains, trop faibles pour reprendre la route, vont rester à Limoges. En moins de deux mois, plus de trente limougeauds meurent frappés de ce qu’on appelait la peste espagnole contractée auprès des prisonniers espagnols qu’elles avaient soignés. Parmi les Espagnols il y eut aussi de nombreux décès. Une panique s’est alors répandue à Limoges et dans tous les environs.

En janvier 1810 le maire de Chalus envoie un appel de détresse au préfet de la Haute Vienne : «3 800 espagnols doivent faire étape chez moi. Même en les installant en plein champ je n’aurai pas assez de bois pour les chauffer  tous … ils sont dans un état déplorable de fatigue, de misère et d’épuisement». Il est demande au préfet de faire préparer à l’avance soupe et viande que le chef de détachement acquittera avec les 25 sous par homme et par jour qui lui ont été attribués.

En janvier 1811 un convoi de 1600 espagnols est annoncé. Ils sont 8000 en février 1812. Au total 65000 espagnols ont été déportés en France lors des guerres de l’Empire[3]. Certains sont restés en France. A Limoges on cite le cas de Salby GUYCHER qui exerçait le métier de chapelier; Il épousa Jeanne Gibus, une des sœurs du perruquier Pierre Gibus cousins des frères Gibus, nés à Limoges qui inventèrent  en 1834 le chapeau-claque, un chapeau haut-de-forme pliant.

Il n’est donc pas étonnant que des troupes espagnoles soient passées à Nexon, ce qui explique la délibération du 9 juillet qui, malgré l’amnistie accordée à ces troupes par le roi d’Espagne, autorise le Maire, assisté du Percepteur, à dresser une liste des plus riches propriétaires et de placer chez chacun d’eux un de ces militaires, de leur assurer les fournitures ordinaires et cuisinées en pareil cas et de les garder jusqu’à leur départ. Chaque militaire sera tenu de mener une vie régulière et de se conformer aux usages locaux, de ne commettre ni vol ni malversation. Ils devront se coucher à 8 heures du soir et se rendre utiles à leur hôte et répondre à la revue qui aura lieu chaque dimanche à 10 heures sur la Place publique.

Le Maire signalera au Ministre de la Guerre la malheureuse position de la commune et réclamera le départ de ces troupes ou obtenir des vivres.

3. Le conseil délibère sur le nouveau cimetière

Depuis octobre 1807 la commune demande l’autorisation de créer un nouveau cimetière, l’actuel étant situé au milieu du bourg entraine de la gène pour les constructions nouvelles et des risques sanitaires.

Après plusieurs années d’atermoiement, une enquête de commodo et incommodo fut ouverte en 1812. Elle fut réalisée par Antoine DELIGNAT-LAVAUD, Maire de Saint Hilaire Lastours. Le rapport établi à cet effet relate, entre autres choses, que les maisons environnantes devenaient parfois inhabitables en été, à cause des mauvaises odeurs.

La 8 novembre 1814 le conseil dresse le devis estimatif et descriptif de la clôture du nouveau cimetière qui coûtera 1 222 francs. La vente des noyers de l’ancien cimetière n’ayant produit qu’une somme de 480 francs le conseil demande à l’Empereur de prendre en charge la différence, la commune étant déjà trop imposée. L’ancien cimetière n’ayant produit qu’une somme de 480 francs, le Conseil demande à l’Empereur de prendre en charge la différence, la commune étant déjà trop imposée.

Mais le manque de ressources et la chute de l’Empire firent encore reculer la construction du nouveau cimetière. La translation de l’ancien vers le nouveau ne devint effective qu’à la fin de 1817.

La commune de Nexon n’eut rien à débourser comme prix du terrain. L’emplacement du cimetière fut échangé par Gabriel Tarade, arpenteur du bourg, contre une parcelle de l’ancien. Celui-ci fut immédiatement transformé en place publique ou champ de foire, destination qu’il a conservée jusqu’ aux années 1970.


[1] D’après les archives et documents officiels consultés et publiés dans le Bulletin municipal n°3 de la Ville de Nexon. La suite fut publiée dans les numéros suivants, d’une manière variable, jusqu’en 1968

[2] A. Lecler : « La maladie des Espagnols à Limoges en 1809 », Bulletin de la société archéologique et historique du Limousin, LV, 1905, pages 217-240

[3]  Jean-René Aymes «  La déportation sous le 1er Empire – Les Espagnols en France – 1808-1814 » Publications de la Sorbonne, Paris, 1983, p.170